CNT: Le PM donne des explications sur la mise en œuvre du PAG

Réformes politiques et institutionnelles, lutte contre le terrorisme et la corruption…, les membres de l’organe législatif avaient beaucoup de questions à l’adresse du chef de l’exécutif. L’exercice démocratique ayant valeur d’évaluation de l’action gouvernementale a permis d’apporter un éclairage sur bien de sujets brûlants Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, était hier face aux membres du Conseil national de transition (CNT) au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Plus de cinq heures, marquées par les questions sans concession des membres du CNT et les réponses apportées par le chef du gouvernement, l’essentiel des préoccupations en lien avec la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement  (PAG) ont été vidées. Les préoccupations soulevées reflétaient les sentiments et les ressentiments de la grande majorité des Maliens sur la mise en œuvre de ce Plan dont les quatre axes avaient été déclinés, en ce même lieu en aout 2021, par le Premier ministre. Sans doute, c’est dans les domaines de la défense et la sécurité que le bilan est le plus reluisant pour l’exécutif. Unanimement, tous les intervenants ont reconnu la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et s’en sont réjouis. L’Armée enchaine en effet des succès opérationnels, dont le plus emblématique est l’opération menée récemment à Moura dans le Cercle de Djenné. Cependant, des poches d’insécurité subsistent. Des membres du CNT ont particulièrement fait remarquer la persistance du problème sécuritaire dans le Centre du pays, où la violence entre les communautés semble difficile à circonscrire. Aussi, demeurent les sempiternelles questions de l’effectivité du Désarmement de la Démobilisation et de la Réinsertion (DDR) des ex-combattants dans le Nord du pays, du désarmement et de la dissolution des groupes d’auto-défense. Le retour de l’administration dans les zones affectées, qui fait partie intégrante du premier axe du PAG, ne s’effectue pas non plus au rythme souhaité. Et le processus de « relecture intelligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (APR) n’est toujours pas engagé. Estimant que toute action politique déconnectée de son contexte peut ne pas avoir une bonne appréciation, le Premier ministre est revenu sur les péripéties qui ont chamboulé les programmations énoncées dans le PAG. Les principaux facteurs indexés sont notamment relatifs à la décision unilatérale de la France de retirer ses troupes et à la crise avec la communauté internationale, menée par la Cedeao. «Cela a nécessité un changement total dans la stratégie de financement de nos activités», selon le chef du gouvernement qui a soutenu que cette situation a donné le sentiment que les autres secteurs ont été délaissés. 24 MOIS- Pour le chef du gouvernement, les lignes bougent. Il  a exposé le sens qu’il donne à l’expression « relecture intelligente». Elle sous-entend que «nous fassions tout ce qui est possible pour nous entendre, sauf les actes qui peuvent conduire à la partition du Mali ». Dr Choguel Kokalla Maïga a concédé que les discussions sur le processus buttent sur un manque de volonté de certaines parties prenantes, qui n’arrivent pas à fournir les quotas à elles octroyés dans le cadre du DDR accéléré. Il espère, cependant, que les blocages seront levés à la faveur des rencontres décisionnelles annoncées pour les semaines à venir. Après le retrait de Barkhane, la Minusma devient un partenaire stratégique. Nombre de membres du CNT ne perçoivent pas l’intérêt de cette mission dont le mandat sera certainement renouvelé en juin prochain. « Bien qu’il ne faut pas s’attendre à un changement notable de son mandat, certains pays contributeurs laissent entendre qu’ils vont réévaluer le niveau de leur participation en raison du retrait de la force Barkhane», a confié le Premier ministre. Au demeurant, le gouvernement s’attèle à faire prévaloir ses priorités stratégiques. Pour Choguel Kokalla Maïga, les Maliens doivent se convaincre que ce ne sont pas les forces étrangères qui vont ramener la paix dans notre pays. Le dialogue entre notre pays et la Cedeao n’a pas échappé au débat. Sur le sujet, le Premier ministre reste persuadé que cette Transition ne sera la dernière que si le Mali tire les leçons de l’échec des transitions passées. Une façon pour lui de mettre en avant l’impératif de reformer pour asseoir des institutions fortes. Aujourd’hui, l’organisation sous-régionale semble revoir ses copies et, désormais, la question de fond est jusqu’où les reformes peuvent aller ? Sur cette question, il y a des divergences de fond. Mais les discussions continuent. « Le président de la Transition est en contact permanent avec ses homologues de la Cedeao. Aussi, les discussions continuent au niveau des équipes politique et technique», a relevé Dr Choguel Kokalla Maïga qui a rappelé que les 24 mois proposés par le gouvernement sont incompressibles pour implémenter les bases de l’irréversibilité du processus du changement. Le Premier ministre a informé que l’élaboration d’une nouvelle loi fondamentale est retenue comme l’une des actions prioritaires de la mise en œuvre du cadre stratégique de la refondation de l’Etat et de son plan d’action qui sont en cours d’élaboration. Egalement, des actes ont été pris concernant le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). En effet, un décret portant création, organisation et fonctionnement de ce Comité a été pris le 20 avril dernier. Cette structure sera composée de 15 membres. Le gouvernement s’attèle également à l’élaboration d’une stratégie de dépolitisation de l’administration. Le processus est bien avancé, a dit le chef du gouvernement. DANS 8 MOIS- La bonne organisation des élections apparait comme le baromètre de la réussite de la Transition. Or, à ce jour, très peu d’actions sont entreprises. Et les membres du CNT ont estimé  que la transmission à l’organe législatif du projet de loi portant loi électorale ne peut nullement être considérée comme synonyme de création de l’Organe unique chargé des élections. Mais, pour le Premier ministre, c’est déjà un pas dans l’organisation des prochaines échéances électorales. Et, a-t-il ajouté, « si la loi est votée, l’organe sera opérationnel dans les huit prochains mois, avec la constitution des équipes au niveau national, local

Mali : Le PM devant le CNT pour des éclairages sur la mise en œuvre du PAG

Bamako, 21 avril (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga est devant le Conseil national de Transition (CNT) ce jeudi pour donner des éclairages sur la mise en œuvre du Programme d’Action du Gouvernement de Transition, adopté il y a de cela près de 9 mois, a constaté l’AMAP. Au début des travaux, le président du CNT, colonel Malick Diaw a indiqué que cet exercice entrait dans le cadre des missions d’information et contrôle de l’action gouvernementale de l’organe législatif de la Transition. Ainsi, les débats entre les membres du CNT et le chef du gouvernement tournent essentiellement autour des principaux axes du plan d’action du gouvernement. Il s’agit du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Sur ces axes prioritaires du gouvernement, les premières interventions des membres du CNT ont, en grande majorité, salué la montée en puissance de l’Armée dans la lutte contre le terrorisme, les actions diplomatiques maliennes et les efforts de restructuration de l’économie dans le contexte des sanctions économiques et financières imposées par la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). En outre, nombre de membres du CNT ont posé des questions relatives au retard dans la mise en œuvre des actions du PAG évaluée à 33% d’actions exécutées. Les questions relatives à la lutte contre la corruption, de mise en œuvre des réformes institutionnelles, les négociations avec la Cedeao et le chronogramme électoral ont été posées au chef du gouvernement. MT/KM (AMAP)

Santé: Le PNLP résolument engagé dans la lutte contre le paludisme

Bamako, 20 avril (AMAP) Le Programme National de lutte contre le Paludisme (PNLP) a organisé mercredi une conférence de presse à l’Hôtel de l’Amitié, en prélude à la 15ème édition de la Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme dont le coup d’envoi sera donné lundi prochain par le Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Maïga, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année pour l’édition 2022 de la Journée mondiale est : « Innover pour réduire la charge du Paludisme et sauver des vies » Ont pris part à la rencontre le représentant du Ministre de la Santé et de la Solidarité, Daouda Zoumana, Chargé de Communication ;  la directrice du PNLP, Médecin Lieutenant – Colonel Aïssata Koné, le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé, Dr Boubacar Sow, les représentants de la Direction nationale de la Santé et de l’Hygiène Publique, de Malarial Recherch and Training center, le responsable de la Communication et de la mobilisation sociale, Mory Camara et bien d’autres invités. Dans son mot de bienvenue, Daouda Zoumana a remercié les partenaires et les hommes de presse pour tous leurs efforts d’accompagnement dans la lutte contre le paludisme dans notre pays et le PNLP pour les résultats atteints sur le terrain. Il a assuré de l’accompagnement de son ministre dans la lutte contre cette pandémie qui demeure un problème de santé publique. Le représentant du ministre en charge de la Santé a précisé que le PNLP et ses partenaires nationaux et internationaux vont véhiculer des messages de lutte contre le fléau durant toute la semaine. Il a également relevé que le gouvernement est résolument engagé à obtenir l’élimination du paludisme d’ici l’horizon 2030. La directrice du PNLP a présenté la situation de la lutte contre le paludisme dans notre pays. Médecin Lieutenant – Colonel Aïssata Koné a saisi l’occasion pour déclarer que le paludisme constitue un réel problème de santé publique et représente le premier motif de consultation dans les établissements de santé (34%). « Le nombre de cas de paludisme a été estimé à 241 millions en 2020 contre 227 millions en 2019, soit une hausse de près de 14 millions », a déclaré la conférencière. Selon Aïssata Koné, cette augmentation est attribuable d’une part à l’avènement de la Covid-19, avant de dire que la région Afrique de l’OMS est la plus touchée avec près de 95% des cas de paludisme enregistrés. Elle a également rappelé que les perspectives liées à la lutte contre le paludisme sont nombreuses. Il s’agit, entre autres, de développer les stratégies innovantes de mobilisation des ressources financières internes en faveur de la lutte contre le paludisme, d’assurer la disponibilité permanente des intrants à tous les niveaux, mais aussi de renforcer l’organisation et l’utilisation des services. La conférencière a enfin noté l’urgence de poursuivre la couverture universelle en moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée (MILD) et la mise à échelle de la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS). La directrice du PNLP a saisi l’occasion pour préciser que malgré les difficultés rencontrées, il y’a un réel engagement des autorités et des partenaires pour l’accès universel aux stratégies et des avancées en vue de l’accélération du contrôle vers l’élimination du paludisme au Mali à l’horizon 2030. Le représentant de l’OMS, Dr Boubacar Sidibé a, pour sa part, indiqué que le paludisme reste un problème de santé publique dans certains pays de la région Afrique de l’OMS, malgré de multiples efforts. Sur les 86 pays qui en souffrent, il y a 46 qui ont accompli de gros efforts pour aller à l’élimination de cette endémie majeure, un Objectif de développement durable, d’ici 2030. Dr Sidibé a souligné que l’organisation onusienne recommande l’adoption et la mise à échelle du vaccin contre le paludisme. En rappel, le système local d’information sanitaire indique qu’en 2021, les établissements de santé ont enregistré 3.204.130 cas confirmés de paludisme dont 2.156.200 cas simples et 1.047.930 cas graves avec 1480 décès. Sur le plan économique, le paludisme impacte sur la croissance économique annuelle de notre pays d’environ 1,3% du fait de l’absentéisme au travail ou à l’école. Le Programme national de lutte contre le paludisme a été créé en 1993 et érigé en direction en 2007 pour contribuer à la réduction du fardeau du paludisme à un niveau où, il ne constituera plus une cause majeure de morbidité et de mortalité, ni une barrière au développement économique et social sur l’ensemble du territoire malien. Sa vision est d’obtenir un Mali sans paludisme d’ici l’horizon 2030. KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 20 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 20 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant le Registre social unifié. Les données concernant les différentes couches vulnérables consignées sur plusieurs registres étaient compilées à différent niveau pour constituer le fichier national des groupes vulnérables. Pour une meilleure coordination et une gestion efficiente des projets et programmes sociaux, la première conférence nationale sur la protection sociale a recommandé l’extension du dispositif initial conçu pour consolider les données des bénéficiaires des filets sociaux aux bénéficiaires des régimes contributifs. Le Registre social unifié est un système d’information et de gestion de données des ménages pauvres ou vulnérables potentiellement éligibles aux différents programmes de protection social ou de réduction de la pauvreté. Le projet de décret adopté institue le Registre social unifié pour permettre aux partenaires de s’inscrire dans une dynamique d’interventions complémentaires pour la protection des personnes vulnérables. 2. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Champ hippique et équestre de Bamako. Les projets de texte adoptés créent le Champ hippique et équestre de Bamako sous forme de service rattaché à la Direction nationale des Sports et de l’Education physique avec pour mission de favoriser la promotion et le développement du sport hippique et équestre. A cet effet, le Champ hippique et équestre est chargé : – d’offrir un cadre pour mener les activités hippiques et équestres ; – d’organiser et d’abriter les évènements hippiques et équestres en collaboration avec les services et organismes concernés ; – de promouvoir la pratique des activités physiques, sportives et culturelles en lien avec le sport hippique et équestre ; – de participer à l’amélioration de la race chevaline. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Directeur Adjoint du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées : Colonel-major Moussa DEME. Ces projets de textes permettront, entre autres, de doter pour les cinq prochaines années, le Champ hippique et équestre de Bamako en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Inspecteur en Chef Adjoint des Services de Sécurité et de la Protection civile : Colonel-major de la Gendarmerie nationale Mohamed Elmehdi Ag OUMAR. – Inspecteur à l’Inspection des Services de Sécurité et de la Protection civile : Contrôleur Général de Police El Hadji Youssouf MAIGA. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur général des Transports : Monsieur Mamadou SOW, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseillers techniques : Monsieur Mohamed TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Amadou MORO, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Lamine KEITA, Inspecteur des Services économiques. – Inspecteur en Chef des Services diplomatiques et consulaires : Monsieur Mamadou Macki TRAORE, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Coordinateur technique de la Cellule Nationale de Planification, de Coordination et de Suivi du Développement du Bassin du Fleuve Sénégal (Cellule nationale OMVS) : Monsieur Moussa CISSE, Inspecteur des Finances. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a pris acte : a. d’une communication relative à la mise en place du Comité Indépendant de Suivi- Evaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Le Comité Indépendant de Suivi-Evaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation est créé auprès du Président de la Transition, avec pour mission de mesurer et d’apprécier l’exécution et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Il est composé de quinze membres désignés sur des critères de moralité, de probité, de compétences et d’expériences avérées dans des domaines spécifiques, en matière de Refondation de l’Etat et doté d’une équipe d’experts et de personnel d’appui. b. d’une communication relative au projet d’enrôlement biométrique des agents des fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales. Dans l’objectif de maîtriser les effectifs des fonctionnaires et agents publics et de rationaliser les dépenses publiques salariales, les Assises Nationales de la Refondation ont recommandé de procéder à l’enrôlement biométrique de tous les fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités territoriales, dans le prolongement du Programme de Développement Institutionnel, 2ème Génération en cours. Au regard de la nécessité d’harmoniser la démarche en vue d’une gestion efficiente des ressources de l’Etat, une Commission a été créée en vue de la mise en place d’un système intégré de gestion de ressources humaines prenant en compte les données biométriques du RAVEC au profit des Fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales. 2. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a approuvé la révocation du maire de la Commune rurale de Zantiébougou, Cercle de Bougouni. Cette révocation intervient à la suite des conclusions des différents rapports de vérification et d’inspection et au regard de la gravité des irrégularités reprochées à l’intéressé. La présente révocation marque la volonté du Gouvernement de Transition de promouvoir la bonne gouvernance dans les Collectivités territoriales. 3. Sur le rapport du

Kéniéba : Sept personnes ont trouvé la mort dans l’effondrement d’une mine

Kéniéba, 20 avril (AMAP) Sept personnes ont trouvé la mort dimanche dans l’effondrement d’une mine artisanale dans un placer situé entre les villages de Keniety et Koffing, à près de 60 km de Kénièba, au sud-ouest du pays, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que le dimanche 17 avril 2022, vers 11H une mine artisanale communément appelée « Daman » s’est effondrée dans un placer situé entre les villages de Keniety et Koffing, à près de 60 km de Kéniéba. Alertés, les spécialistes en la matière se sont mis à l’œuvre pour tenter de sauver les orpailleurs piégés dans les décombres. Après d’intenses recherches menées dans la nuit du dimanche à lundi, ils ont pu malheureusement extraire des décombres sept corps sans vie. Ces victimes sont âgées selon les estimations entre 35 et 40 ans. Le placer où s’est produit cet incident malheureux, a fait l’objet d’un litige, il y a six ans, entre le village de Keniety situé dans la Commune de Dialafara et celui de Koffing se trouvant dans la Commune de Sitakily. Chaque village se disait propriétaire du placer en question. Après les pourparlers, les autorités communales et coutumières ont décidé d’exploiter les lieux sous la surveillance d’un conseiller de chaque commune. MFS/KM (AMAP)

FAMa : Deux nouveaux hélicoptères de combat et des radars réceptionnés lundi à Bamako

Bamako, 19 avril (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra, représentant le ministre de la Défense et des Anciens combattants, a présidé lundi à l’Aéroport de Sénou la cérémonie de réception du 2ème lot des équipements militaires composé de deux hélicoptères de combat et de radars de surveillance de 4è génération, a constaté l’AMAP. Le chef d’état-major général des Armées a saisi l’occasion pour déclarer que la livraison de ces nouveaux équipements est la manifestation d’un partenariat très fructueux que notre pays a établi avec l’état russe. Elle traduit également, selon le général de division Oumar Diarra, la manifestation d’une volonté politique très forte des autorités de la Transition d’équiper l’Armée malienne en moyens conséquents, afin qu’elle puisse être en mesure de mener sa mission de défense de l’intégrité territoriale, de la protection des personnes et de leurs biens ainsi que du retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire malien. Le général de division Oumar Diarra a également précisé que ces matériels viennent en appui à la dynamique offensive amorcée par l’Armée depuis un moment. Il a soutenu que la hiérarchie militaire travaille à ce que l’Armée soit en mesure de défendre, de façon autonome, notre territoire. « Je pense que cette réception rentre dans ce cadre », a indiqué le chef d’état-major général des Armées, avant d’assurer que l’Armée continuera à recevoir des équipements militaires ». Ces équipements de fabrication russe, réceptionnés dans la nuit de dimanche à lundi seront d’un apport précieux pour les troupes engagées dans la lutte contre le terrorisme à travers tout le pays Pour rappel, le 1er lot d’équipements composé aussi de deux hélicoptères, d’un radar de dernière génération et d’autres matériels avait été réceptionné le 31 mars dernier par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. BD/ KM (AMAP)

Politique : Le Chef du gouvernement devant le CNT le 21 avril prochain

Bamako, 15 avril (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Maïga  donnera des explications satisfaisantes le 21 avril prochain, devant le Conseil national de Transition , sur la mise en œuvre de son programme d’action. Ce passage du chef du gouvernement devant le CNT avait été annoncé par le président de l’institution dans son discours d’ouverture de la session d’avril. Le gouvernement s’est réuni jeudi en conseil de cabinet à la Primature pour préparer les réponses aux questions que les membres du CNT voudront bien poser au Premier ministre, lors de la séance prévue en principe pour le jeudi 21 avril 2022. À l’entame de ses propos, le Premier ministre dira que son prochain passage devant les membres de l’organe législatif de la Transition est un exercice bénéfique pour le CNT et pour le gouvernement. « Chacun est dans son rôle », a -t-il commenté, avant de réaffirmer que l’avantage de cet exercice démocratique est qu’il va permettre au gouvernement de s’adresser directement aux Maliens. Sans nul doute, la trame du débat concernera la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (PAG) adopté le 2 août 2021 par le CNT et dont les grands axes sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections générales et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Dr Choguel Kokalla Maïga a estimé que « l’objectif est de maintenir l’opinion publique en haleine totalement informée sur toutes les étapes du processus de transition ». C’est pourquoi, il a tenu à réunir autour de lui les ministres pour s’imprégner des différents dossiers. En clair, il revient à chaque ministre de lui fournir des notes explicatives et bien détaillées. Selon le Premier Ministre, il s’agit d’avoir la matière première pour répondre à toutes les questions relatives à la vie de la Nation. Le Chef du Gouvernement abordera, entre autres, les préoccupations majeures du pays à savoir la diminution du train de vie de l’Etat, la gestion du social et la montée en puissance de l’Armée. NK/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 13 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant report du reliquat des recettes et des crédits de l’Appui budgétaire sectoriel du Canada non consommé en 2021 sur le budget de 2022. Dans le cadre de l’amélioration des offres de services dans le secteur de la Santé et de l’Éducation, la Coopération canadienne contribue depuis quelques années au financement des programmes de développement à travers des Appuis Budgétaires Sectoriels. Au titre de l’année 2021, il a été notifié au profit des secteurs de la Santé et de l’Éducation des crédits d’un montant de 4 milliards 162 millions 216 mille francs CFA sur lequel 1 milliard 435 million 336 mille francs CFA ont été utilisés. Le projet de décret adopté reporte avec l’accord de la coopération canadienne, le reliquat des crédits d’un montant de 2 milliards 726 millions 880 mille francs CFA sur le budget 2022, conformément aux dispositions de la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de Finances. Ce report de crédits permettra de financer les activités programmées et en cours d’exécution. 2. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le conseil des ministres a adopté, un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres de la Mission d’appui à la Refondation de l’Etat. La Mission d’appui à la Refondation de l’Etat a été créée par le Décret n°2021-0260/PM-RM du 19 avril 2021. Elle est chargée d’assister le ministre de la Refondation de l’Etat dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles et administratives. Le Décret n°2021-0680/PT-RM du 23 septembre 2021 fixe les avantages accordés aux membres de la Mission d’appui à la Refondation de l’Etat. A l’application, il est apparu nécessaire d’étendre le décret du 23 septembre 2021 au personnel d’appui de la Mission. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative aux changements apportés au projet de Convention relatif à la réalisation de la Centrale solaire de 50 Méga Watt crêtes à Sikasso. Le Gouvernement est engagé depuis quelques années, dans le développement à grande échelle d’infrastructures d’énergies renouvelables, en vue de réduire la dépendance et le déficit énergétique croissant et de contribuer à la sécurité énergétique durable du pays. C’est dans ce contexte que le projet de réalisation, en deux phases, suivant le principe de Build, Own, Operate and Transfert de la Centrale solaire photovoltaïque de 50 Méga Watt Crêtes à Sikasso, a été attribué en 2015, à la Société POWERPRO. A la suite d’un réexamen du plan d’affaires au vu de la baisse du coût des équipements de production d’énergie solaire sur le marché international, les parties ont convenu de la réalisation de la Centrale en une seule phase et de la baisse du prix de vente du Kilo Watt heure de 70 à 55 francs CFA. Les changements apportés à la convention permettent à la société Energie du Mali-SA de réaliser une économie de plus de 1,7 milliards de francs CFA par an, soit plus de 42 milliards de francs CFA sur les 25 années d’exploitation. 2. Sur le rapport du Ministre du Développement rural, le Conseil des ministres a été informé de la signature, par le ministre délégué chargé de l’Elevage et de la Pêche d’un Protocole d’accord, intervenue le 07 avril 2022 à Conakry, règlementant la transhumance InterEtats entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée. Par cet Accord, les deux pays s’engagent à créer les conditions d’une transhumance transfrontalière apaisée en précisant désormais les postes d’entrée et de sortie des animaux et les périodes indiquées allant du 1er février au 31 mai de chaque année. Le protocole d’accord contribuera à la prévention et à la résolution des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 13 avril 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Bankass : Un mort, des habitations incendiées et du bétail emporté par des hommes armés non identifiés à Sagabala

Bankass, 14 avril (AMAP) Des hommes non identifiés lourdement armés ont attaqué mercredi Sagabala, un village situé à 6 km de la commune de Dimbal, dans le cercle de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que des hommes lourdement armés sur des engins à deux roues sont arrivés dans les environs de 22heures, ouvrant le feu en tuant un villageois, avant d’incendier les habitations et emporter tout le bétail du village. Selon notre source, les chasseurs traditionnels qui ont été alertés sont allés en renfort mais ont trouvé que les assaillants ont pris la clé des champs. Par ailleurs notre source ne précise pas l’identité des assaillants encore moins la direction qu’ils ont prise après leur forfait. Enfin notre source déclare que les habitants de toute la commune de Dimbal vivent dans une peur bleue avec la menace permanente des terroristes qui font régulièrement des irruptions dans les villages.  AKG/KM (AMAP)

Mali : Tenue de la 12è session du Conseil supérieur de l’agriculture, mardi à Koulouba

Bamako, 13 avril (AMAP) La 12 édition du Conseil supérieur de l’Agriculture s’est déroulée mardi à Koulouba, sous la présidence du président de la Transition, Colonel Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, notamment Modibo Keïta, ministre du Développement rural, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla. Le président de la Transition qui a validé le plan triennal de campagne agricole (2022, 2023 et 2024), présenté par le ministre Modibo Keïta, a demandé au gouvernement de doter le secteur d’une Loi de programmation des investissements, conformément à l’article 195 de la Loi d’orientation agricole. Cela permettra de réaliser davantage des investissements importants pour faire face aux aléas du changement climatique. Le colonel Assimi Goïta a demandé aussi la mise en place d’un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour annoncer que la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral est fixé à 12.500 Fcfa et que l’Etat achètera le kg de coton graine (1er choix) à 285 Fcfa. Dans le but d’encourager le monde rural dans ce contexte de flambée du prix des engrais sur le marché mondial, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a, désormais, fixé la quote-part du producteur dans le prix du sac de 50 kg de l’engrais minéral à 12.500 Fcfa. Le chef de l’état a également arrêté la quote-part pour l’engrais organique à 2.500 Fcfa le sac de 50 kg. Il a, en outre, fixé le prix d’achat du kilogramme de coton graine (1er choix) au producteur à 285 Fcfa. Le colonel Assimi Goïta a, de plus, sollicité la poursuite du programme de pluies provoquées, notamment au début et à la fin de l’hivernage pour permettre aux semis de pousser et aux cultures de boucler leur cycle végétatif. Mais également de fournir du fourrage et de procéder au remplissage des points d’eau dans les zones de pâturage. Le chef de l’état a également demandé de mettre en place un programme spécial de promotion de certaines productions céréalières et maraîchères de très grande consommation, notamment le riz, le maïs, le blé et la pomme de terre pour réduire notre dépendance de l’importation en ce qui concerne ces produits. Il a également demandé d’accroître l’utilisation des intrants locaux tels que les engrais organiques. Ceci contribuera à faire fléchir la facture d’achat des engrais minéraux, mais également, de limiter la dégradation des terres et préserver l’écosystème pour une agriculture durable et saine. Amorcer le lancement du système de géolocalisation pour l’identification des producteurs et la traçabilité des actions avec le monde rural a été retenu. S’y ajoute la réservation de 10% de graine de coton aux huileries agréées ayant signé un contrat avec le ministère du Développement rural pour l’alimentation du bétail et bœufs de labour à titre expérimental. Le colonel Assimi Goïta a, en outre, attiré l’attention sur la surveillance des maladies animales pour la préservation de la santé animale et humaine. Mener un suivi rapproché des populations déplacées qui regagnent leurs lieux d’origine pour les accompagner dans la reprise de leurs activités agricoles ; mettre en place le système national du conseil agricole pour un meilleur encadrement des producteurs avec un recrutement de 300 encadreurs ruraux font également partie des recommandations présidentielles. «Au regard de tous les sacrifices consentis par l’état en faveur du secteur du développement rural, je veillerai particulièrement à ce que toutes les ressources investies dans ce domaine parviennent effectivement aux bénéficiaires que sont les productrices et les producteurs», a-t-il promis. Concernant la production de coton, il ressort du bilan de la campagne agricole 2021 que les prévisions de 731.000 tonnes ont été réalisées. Cette production record depuis la création de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) a permis à notre pays de se positionner, aujourd’hui, comme premier producteur en Afrique au sud du Sahara, selon un rapport du département américain de l’agriculture. S’agissant des productions céréalières, sur une prévision de 11.300.776 tonnes, 9.266.073 ont été réalisées (soit 82% de réalisation). Dans le Stock national de sécurité, sur une prévision de 43.000 tonnes, 33.072 ont été réalisées (soit 76,9 % de réalisation). Au cours des travaux, les participants ont été informés de la réalisation de 9.266.073 tonnes de céréales sur une prévision de 11.300.776 tonnes (soit un taux de 82% de réalisation) lors de la dernière campagne. Les difficultés rencontrées au cours de la campagne 2021 sont liées, notamment à l’insuffisance de l’offre et l’accès difficile aux intrants. S’y ajoutent la mauvaise pluviométrie, la crise sécuritaire, le faible niveau d’organisation de certaines filières, le faible niveau d’équipements des producteurs. L’accès difficile des producteurs aux crédits et l’insuffisance de ressources humaines en font également partie. Pour sa part, le président de l’Apcam a demandé de diligenter la mise en place des intrants agricoles dans toutes les zones de production.  Sanoussi Bouya Sylla a saisi l’occasion pour déclarer que la refondation du Mali passera forcément par celle du monde agricole, qui représente 80% de la population active. BD/KM (AMAP)