Energie du Mali réceptionne des groupes électrogènes pour améliorer la fourniture de l’électricité  

Bamako, 06 août (AMAP) Energie du Mali (EDM) a réceptionné, vendredi, à Kati un premier lot de 25 nouveaux groupes électrogènes pour augmenter sa capacité de production de l’électricité de 180 mégawatts sur une période d’un an. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme d’acquisition de 48 groupes électrogènes qui seront installés à Kati, Kalaban Coro et Darsalam à Bamako et à Sikasso (Sud). Le directeur de EDM, Koureissi Konaré, a donné le coup d’envoi symbolique de l’installation des 25 nouveaux groupes d’une capacité de production de 50 mégawatts. Le directeur général adjoint pôle technique d’EDM, Mahamadou Guindo, a indiqué qu’ « une telle capacité de production est considérable et va améliorer la déserte des populations en électricité ». Le responsable du pôle technique d’EDM a précisé que projet d’acquisition de ces groupes était sur les rails depuis plusieurs mois, avant d’assurer que la production de 180 mégawatts, qui sera atteint à terme, « permettra de résorber les déficits connus ces dernières années dans fourniture d’électricité ». MT/MD (AMAP)

L’Armée malienne neutralise plus d’une dizaine de terroristes (Etat-major)

Bamako, 06 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 14 terroristes, entre le 29 juillet et 03 août 2022, a annoncé l’état-major général des armées, jeudi 04 août, dans un communiqué. Selon la source militaire, le 29 juillet dernier, les FAMa ont interpellé 03 présumés guetteurs des terroristes dans le secteur de Boni (Centre) avec 01 moto et des talkies walkies récupérés. Le 30 juillet, ajoute le communiqué, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive, non loin de la localité de Sokolo (Centre) dont le bilan est de 02 terroristes neutralisés et 01 autre blessé. Au cours de  cette opération, beaucoup de matériels et de la cocaïne ont été également saisis. « Le 30 juillet 2022, une patrouille FAMa en reconnaissance offensive dans 03 villages aux alentours de Sokolo, notamment à Famabougou, Seguendara et Diadian, a neutralisé 03 terroristes et blessé 02 autres qui ont fui », précise l’Armée. Et d’ajouter qu’elle a, aussi, récupéré 04 motos et brulé 01. Le 31 juillet, les FAMa ont arrêté 02 individus à Sarakala, à proximité du pont barrage de Markala (Centre) en possession d’une arme artisanale et des munitions. « Ils ont été mis à la disposition de la Brigade Territoriale de Markala pour des investigations », indique le communiqué. Le même jour, d’après l’Armée, une section du Groupe tactique interarmes (GTIA) Kèlètigui de Sokolo a effectué une mission de reconnaissance offensive dans les villages de Uemoa, Karka et Mbentié au cours de laquelle 01 terroriste a été neutralisé. Et, après une frappe aérienne dans la forêt abritant une base terroriste, dans le secteur de Malgou, à environ 09 Km au Sud de Mondoro, « une patrouille FAMa a fouillé ladite forêt et a récupéré 18 motos, 01 tricycle rempli de vivres calcinés et plusieurs caisses de munitions brûlées ». Le 02 août 2022, selon la même source, un détachement FAMa, au cours d’une opération, a détruit une base terroriste dans les alentours de Koramembougou, non loin de Sokolo, avec 03 terroristes neutralisés, plusieurs armes lourdes et 01 véhicule KIA récupérés. « Le 03 août 2022, une patrouille FAMa, dans le secteur de Boni à environ 30 Km à l’Est, a procédé à une opération d’opportunité dont le bilan est de 05 terroristes neutralisés, 01 fusil avec cartouches, 07 motos brulées, 02 radios, 04 chargeurs de radios, 07 téléphones et plusieurs autres matériels récupérés. 01 otage, trouvé enchainé entre les mains des groupes terroristes a été également libéré », précise le communiqué. Également, le même jour, une reconnaissance offensive FAMa, appuyée par l’aviation a été lancée contre des groupes terroristes dans le secteur de Segué, Niondo et environs. Cette opération a permis de récupérer « 01 PM, 01 FM, 02 carabines, 10 fusils de chasse, 01 caissette de 7,62mm, des cartouches en vrac pour fusils de chasse, 04 détonateurs, 13 motos, 05 talkies Walkies avec 01 chargeur, 300 kg de fonio, 06 bidons d’huile de 20 litres, 01 sac de 50 kg de sucre 02 grands cartons de thé, 01 carton de maggy, 04 sacs de 50 kg de riz, 01 poste téléviseur, 01 machine à coudre et autres petits matériels », indique l’Armée étant comme le bilan. Le 02 août 2022, une patrouille FAMa a interpellé 08 présumés terroristes à Hombori. « Après vérification par la Prévôté, 06 ont été relâchés et les deux autres soupçonnés d’héberger des GAT sont retenus pour des besoins d’enquête », relève la source sécuritaire. SS/MD (AMAP)

Mali : De fortes décisions pour booster la mise en œuvre de l’Accord d’Alger

Bamako, 06 août (AMAP) Les participants à la 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, ont demandé, vendredi, l’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 dont la première est repartie selon le quota ayant fait l’objet d’un consensus entre les parties et la seconde sur une période de deux ans, notamment 2023-2024. « Le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour diligenter les réformes politiques et institutionnelles non liées à la réforme constitutionnelle », indique le communiqué final de la rencontre. Le document ajoute qu’en ce qui concerne les réformes prévues par l’Accord qui sont liées à la révision constitutionnelle, le soin est laissé au gouvernement de « veiller à les soumettre pour être prise en charge dans la rédaction de la nouvelle Constitutionnel, en étroite collaboration avec les Mouvements signataires ». Au terme de cette rencontre, qui a duré cinq jours et portait  sur certains aspects de la mise en œuvre de l’accord de paix, les participants ont, également, requis la création et l’opérationnalisation d’une commission ad hoc en charge de conduire les travaux et de formuler des propositions pour la gestion, au cas par cas, des hauts cadres civils et militaires des Mouvements signataires. Cette commission qui sera « mise en place de façon collégiale, dans le meilleur délai, proposera des modalités de prise en charge des hauts cadres militaires des Mouvements signataires à intégrer dans la chaine de commandement ». Par ailleurs, les parties se sont félicité de la tenue de cette rencontre qui marque l’amorce d’une nouvelle dynamique positive dans le processus de la mise en œuvre de l’Accord. « Le gouvernement et les Mouvements réaffirment leur pleine détermination et leur ferme engagement à poursuivre dans le même esprit les échanges et l’ensemble des actions nécessaires pour la stabilisation du Mali, la restauration et la consolidation d’une paix durable au bénéfice de notre peuple et de notre nation », conclut le communiqué. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé la clôture de  la réunion, en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique et de la médiation internationale, ainsi que des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’inclusivité. BD/MD (AMAP)

Le Mali reconnaissant à la Mauritanie pour sa solidarité pendant l’embargo

Envoyé Spécial Dieudonné DIAMA Conakry, 06 août (AMAP) La délégation ministérielle conduite par le chef de la diplomatie malienne, après Conakry, en Guinée,  s’est rendue, jeudi, à Nouakchott, en Mauritanie où elle a été reçue par le président, Mohamed Ould El-Ghazouani, au palais présidentiel. À leur sortie d’audience, le ministre Abdoulaye Diop a déclaré être porteur d’un message du président Assimi Goïta à son homologue mauritanien et a exprimé l’honneur de la délégation malienne d’avoir été reçue par le président de la République islamique de Mauritanie. Pour le ministre Diop, le message dont il est porteur au chef d’État mauritanien porte, essentiellement, sur les sentiments de fraternité, d’amitié, de considération « de son jeune frère, le président Goïta ». Il s’agissait de lui exprimer sa gratitude, celui du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien. Mais, également, à son gouvernement et au peuple mauritanien pour le soutien et la solidarité  apportés au Mali lorsque le pays a fait l’objet « de sanctions inhumaines, injustes et illégales » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le chef de la diplomatie malienne a souligné que Nouakchott  s’est tenu aux côtés de Bamako, a maintenu les frontières mauritaniennes « ouvertes avec le Mali et a accordé toutes les facilités possibles au gouvernement, aux opérateurs maliens ainsi qu’aux populations pour faciliter leur circulation ». Un acte qui, selon Abdoulaye Diop, « a été d’une contribution essentielle pour permettre au Mali d’être résilient, de tenir six mois jusqu’à la levée récente des sanctions ». Le ministre Diop était  accompagné par ses collègues de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. DD/MD (AMAP)

Ségou : L’histoire de Biton attire des touristes maliens

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 05 aout (AMAP)   Situé à une dizaine de kilomètres de Ségou (Centre), sur la route de Bamako, Sékoro est aujourd’hui un bourg cosmopolite habité par les Bambara, les Bozos et les Somono, les Peulhs, les Maures, les Dogons et les Sonrhaï. Le village dont l’appellation fait l’objet de plusieurs interprétations, entre Sékôrô, l’ancien pouvoir  et Cheick kôrôbakadugu, village du vieux Cheick (marabout qui s’installa sur les lieux en construisant une mosquée), fut la première capitale du royaume bamanan de Ségou fondé par Biton Mamari Coulibaly, entre 1712 et 1755. Jadis appelé «Yirikourounjiè», il serait fondé par Cheick kôrôbaka qui serait venu avec ses talibés, se serait installé au bord du fleuve et fit construire la première mosquée qui prit son nom. De nos jours Sékoro recèle encore un patrimoine culturel important au nombre desquels l’on peut citer la tombe de Biton Mamary Coulibaly, premier roi Bamanan de Ségou, les sept vestibules (Biton Blon) reconstruits à côté de la sépulture de l’illustre homme, la mosquée de Ba Sounou Sacko ou la mosquée de la mère de Biton et la première mosquée construite par Cheick Marouf (Syrien) le fondateur du village. La tombe de Biton Mamary Coulibaly jouxte le «Biton blon». Cet impressionnant bâtiment de style soudano-sahélien servait à accueillir les conseils du trône pour la prise des grandes décisions et les hôtes de marque. Pour accéder au site, le visiteur doit passer par le chef de village qui le fait accompagner d’un guide. Il n’y a pas de prix fixe pour la visite. Selon une source, elle se fait à la tête du client entre 2000 Fcfa, 5000 Fcfa et 10.000 Fcfa. Selon le guide Amadou Traoré, à l’instar des autres sites du village, les visiteurs viennent également visiter la tombe de Biton Coulibaly. «Il y en a qui viennent dans l’intention de visiter les sept vestibules. On les fait visiter également la tombe. Il y en a qui viennent uniquement pour la tombe mais doivent forcément traverser les vestibules avant d’accéder à la tombe» relève-t-il. Comme pour dire que la tombe et le «Biton blon» sont indissociables. PÔLE TOURISTIQUE– D’après lui, des gens viennent sur la tombe pour exprimer leurs vœux. Car, selon les croyances, les vœux sont généralement exaucés. «Ceux qui ont des difficultés à se marier, à avoir du boulot, les couples qui n’arrivent pas à enfanter, ou ceux qui ont d’autres soucis viennent à la tombe exprimer leurs vœux. En retour, si leurs vœux sont exaucés, ils viennent avec des présents qu’ils déposent soit sur la tombe soit ils les donnent au chef du village», explique-t-il. Les visiteurs maliens sont de plus en plus nombreux à se rendre à Sékoro, pres de Ségou (Centre) pour visiter la tombe et les 7 vestibules de l’illustre fondateur du royaume bambara. Mais les nationaux n’arrivent pas à combler entièrement le vide laissé par les visiteurs étrangers qui se font rares actuellement, à cause de la situation sécuritaire Amadou rappelle que la tombe aussi bien que les autres sites de Sékoro étaient une destination pour de nombreux touristes étrangers et nationaux. Mais avec la situation sécuritaire actuelle, le nombre des visiteurs étrangers a drastiquement baissé. «On était débordé par les visites et on gagnait beaucoup d’argent. Mais cela n’est plus le cas aujourd’hui», confie-t-il. Et de souligner que les nationaux constituent actuellement le gros des visiteurs. «Nous recevons des étudiants, des écoliers. Les missionnaires en transit profitent pour visiter. Certains nationaux quittent expressément Bamako pour visiter les lieux. D’autres profitant de leur séjour à Ségou pour un mariage ou un baptême viennent également visiter nos sites. Des fois, on peut atteindre une soixantaine de personnes par jour. Parfois, on ne dépasse pas 10. Souvent, on n’atteint même pas ce nombre», dit-il, soulignant que quelques rares étrangers viennent de temps à autre. Le directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana nous confie que la tombe de Biton tout comme les autres sites de Sékoro constitue un pôle touristique. «Sékoro est un site qui contribue à la promotion du patrimoine culturel. Il regorge beaucoup de potentialités en matière de tourisme mais malheureusement on n’arrive pas à les valoriser à hauteur de souhait faute de ressources financières», déplore-t-il. S’exprimant au sujet de la tombe de Biton, il explique que la sépulture fait partie des produits touristiques de Sékoro. Elle immortalise l’illustre roi qui est le fondateur du célèbre royaume bambara. «Des visiteurs viennent pour vénérer la tombe. Certains viennent pour prendre des photos», confie Gaoussou Fofana qui confirme que la crise a fait chuter le nombre des visiteurs étrangers. Cependant, se réjouit-il, elle a permis de changer de fusil d’épaule en matière de politique. «On avait une politique orientée vers les étrangers. La crise nous a permis de changer la politique en nous tournant vers les Maliens. De plus en plus de Maliens s’intéressent à nos produits», se réjouit le professionnel du tourisme. L’année dernière on a reçu des colonies de vacances venant de Sikasso, de Djenné. » Même s’il n’existe pas de statistiques sur le nombre de visites, on peut constater, pour le moment, que les nationaux visitant les sites sont loin d’atteindre le nombre des étrangers que la capitale des Balanzans accueillait. Du coup, des difficultés de mobilisation des ressources financières se font jour et rendent plus difficiles les travaux d’entretien. ADS (AMAP)          

​Festival africapitales, Bamako à Paris : La capitale malienne sous les feux e l’actualité culturelle et artistique

Par Moussa BOLLY Bamako, 05 aout (AMAP) Durant tout le mois de mars 2022, le festival «Africapitales, Bamako à Paris» a donné la parole aux acteurs culturels pour faire découvrir la culture malienne sous toutes ses formes et dans son immense diversité. A partir de la Goutte-d’Or, le Mali artistique et culturel s’est ainsi déployé sur six lieux partenaires du 18è Arrondissement de Paris, en France, entre le 1er et le 31 mars 2022. Organisé par Zakariae Heddouchi (auteur, interprète chanteur et musicien multi-instrumentiste…), ce festival fut pour les passionnés d’art et de culture une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir la création malienne contemporaine considérée à juste titre comme l’une des plus riches d’Afrique voire du monde. Permettre aux publics de différents horizons (artistes, chercheurs, acteurs privés, promoteurs de spectacles et autres entrepreneurs culturels…) de découvrir une culture à travers différents «cocktails d’évènements» ! Tel est l’objectif principal du festival «Africapitales». Une initiative originale visant à mettre une capitale africaine sous les projecteurs de l’actualité culturelle et artistique. Et c’est Bamako qui, du 1er au 31 mars 2022, a  inauguré ce nouveau cycle de programmation du «Lavoir Moderne Parisien» (LMP) sous le nom de : «Africapitales, Bamako à Paris». Un événement qui s’est déployé sur tout un mois pour célébrer la créativité d’artistes et d’acteurs culturels maliens reconnus ou méconnus, créant du coup un pont entre le Djoliba et la Seine. Des expositions, des concerts, des projections de films, du théâtre, des expositions, des conférences, des ateliers, des défilés, des boutiques éphémères… des «Hyper-Rencontres» qui ont fait du «Lavoir Moderne Parisien» (35 rue Léon) une éblouissante vitrine de la fascinante créativité culturelle et artistique malienne. L’organisateur principal, Zakariae Heddouchi, a conçu l’événement comme «une vitrine de la scène artistique et culturelle malienne» afin de susciter «un éveil citoyen grâce aux industries créatives». Ce festival est le fruit de plus de six mois de réflexion grâce à la ténacité d’un comité d’experts parmi lesquels le comédien dramaturge Adama Traoré de «Acte Sept».  DIALOGUE ENTRE LES ESPACES – «La Banque mondiale met en place des programmes pour des villes africaines données, en délimitant des espaces, en créant des zones résidentielles pour l’économie, mais en oubliant parfois la place des écoles, des théâtres, etc. Il y a une réflexion à mener sur l’occupation de l’espace. Nous sommes partis de ce manque», a confié ce dernier à nos confrères de  «Jeune Afrique» en amont du festival. «Il faut en finir avec la notion de Françafrique parce que la France n’est pas un continent et l’Afrique n’est pas un pays. Nous avons travaillé pendant six mois pour repenser le dialogue entre les espaces, en mettant volontairement des villes en avant…»,  a précisé dans le même entretien le Marocain Khalid Tamer, président de la compagnie «Graines de soleil» et membre du Comité d’experts. Ce festival va au-delà d’une simple promotion culturelle en faisant de la place au débat sur la crise politique et sécuritaire du Mali qui impacte négativement tous les secteurs de la vie du pays. C’est ainsi que le 12 mars dernier, l’Union des ambassadeurs franco-maliens était à l’honneur pour échanger, apporter des outils et des pistes de réflexion sur la question de la coopération. «Le débat ne doit pas se faire qu’avec les politiques. Il y a toute une frange de la population malienne, en interne ou issue de la diaspora, qui aimerait se faire entendre. Il faut donner la possibilité à la jeunesse de s’exprimer dans ces espaces de rencontres pour qu’elle puisse défendre sa culture et se réaliser», a justifié Adama Traoré. «Aujourd’hui, la guerre et le terrorisme ont envahi le débat public. On ne parle plus de cette richesse culturelle qui pourrait redonner une vision au Mali… On espère interpeller la diaspora pour qu’elle participe à la construction de la démocratie avec les Maliens», a ajouté Khalid Tamer. «La culture, les arts, le sport ou les débats d’idées constituent une stratégie de soft power qui attire les talents et organise leur influence, c’est-à-dire l’addition des liens noués ici et là pour co-construire un avenir avec la jeunesse. S’inscrivant dans cette logique, l’Association internationales des maires francophones (AIMF) ne pouvait qu’apporter son soutien concret à cette initiative (Paris-Bamako), en ces moments cruciaux de la relation entre le Mali et la France», a également souligné M. Pierre Baillet, Secrétaire permanent l’AIMF. «Africapitales, Bamako à Paris» est un voyage en aller/retour. C’est ainsi que le festival va se déplacer à Bamako courant octobre/novembre 2022 avec des artistes, des intellectuels et de nouveaux spectacles. La diaspora du quartier de la Goutte d’Or sera aussi de la fête. «Petit à petit, nous parviendrons à créer une Afrique-monde», espère le comité d’experts. «C’est entre les éditions que la réflexion se poursuivra. Nous continuerons ce travail de structuration. Africapitales peut servir d’exemple pour lancer de bonnes pratiques avant la deuxième édition qui se concentrera sur une autre ville africaine», conclut Adama Traoré. MB/MD (AMAP) 

Des ministres maliens participent au Conseil des ministres du gouvernement guinéen

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Conakry, 05 août (AMAP) La délégation ministérielle malienne en visite en Guinée et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a participé, jeudi, à une session spéciale du Conseil des ministres du gouvernement guinéen, au palais Mohammed V de Conakry. «Nous avons été agréablement surpris par cette initiative du président de la Transition guinéenne de nous convier à cette session spéciale du Conseil des ministres de Guinée», s’est réjoui Abdoulaye Diop. Il a ajouté que toute la délégation malienne a été très émue par ce geste qui est aussi le témoignage de l’engagement panafricain des présidents Mamadi Doumbouya et Assimi Goïta, « héritiers d’une tradition dans ce sens depuis les présidents Kwamé N’krumah, Modibo Keïta et Ahmed Sékou Touré ». «Etre convié à un conseil des ministres, qui est l’instance suprême qui symbolise la souveraineté d’un pays, n’est pas un geste anodin. C’est d’abord un geste de confiance entre  les deux pays, d’union, d’unité mais aussi de solidarité», a insisté Abdoulaye Diop. Les cinq membres du gouvernement malien ont pris part à ce conseil des ministre, à l’invitation du président guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya. Un fait inédit dans les relations entre les deux pays. Le chef de la diplomatie malienne, accompagné de quatre de ses collègues, a séjourné mercredi et jeudi à Conakry. Abdoulaye Diop était porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à son homologue guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya. Au deuxième jour de cette visite, la délégation malienne a d’abord été reçue par le Premier ministre par intérim, Bernard Goumou, avant de participer au Conseil des ministres. A l’issue de ce conseil, Abdoulaye, devant la presse, a exprimé la profonde gratitude du président de la Transition, du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien à l’endroit du chef de l’Etat et du peuple guinéens. Cela, « pour la solidarité infaillible et remarquable dont le Mali a bénéficiée de la Guinée suite aux sanctions inhumaines, illégales, injustes et illégitimes » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). COMMUNAUTÉ DE DESTIN – Le chef de la diplomatie malienne a dit comprendre ce geste également parce que le Mali et la Guinée traversent en ce moment des transitions politiques et ont besoin de renforcer davantage leur solidarité car il y a une communauté de destin. «La Guinée et le Mali sont deux Etats mais un seul pays et deux poumons d’un même corps», a-t-il souligné. Selon lui, «c’est un message d’espoir à l’endroit de nos populations que nous devons continuer à travailler pour renforcer notre coopération, l’intégration entre nos deux pays et matérialiser les projets structurants qui nous permettent de réaliser cette volonté de nos chefs d’Etat». Abdoulaye Diop a soutenu ensuite que ce ne sont pas seulement les sanctions qui unissent les deux pays, mais elles «doivent constituer un réveil pour que nous fassions plus et mieux» car le destin de la Guinée et du Mali n’est qu’entre les mains de leurs peuples. «Qu’on arrête de nous donner des leçons et de nous faire des prescriptions», a martelé le ministre Diop qui a précisé qu’il appartient aux Guinéens et aux Maliens de décider de ce qui est bien pour eux. «Nous serons à l’écoute des autres mais ils ne peuvent pas faire à notre place ce que nous devons faire. Ils doivent nous écouter, nous comprendre et nous accompagner sans condescendance et paternalisme», a conclu le chef de la diplomatie malienne. VOIES FERRÉES – Pour sa part, son homologue guinéen a dit que l’union entre les deux pays explique cette participation de la délégation malienne au conseil des ministres de son pays. Selon Dr Morissanda Kouyaté, « les circonstances actuelles font que ce qui était théorique devient de plus en plus pratique ». Il a remercié les chefs d’Etat guinéen et malien pour leurs initiatives, avant de saluer celle lumineuse du président Mamadi Doumbouya pour ce conseil des ministres ensemble. «Aujourd’hui, nous nous sommes sentis au Mali et les Maliens se sont sentis en Guinée», a souligné le chef de la diplomatie guinéenne, ajoutant que « les deux nations sont dans la traduction concrète de tous les vœux que les pères fondateurs ont eu pour que les pays se donnent la main, surtout le Mali et la Guinée ». Pour le ministre Kouyaté, ces « deux Etats qui constituent les deux poumons d’un même corps font très bien respirer ce corps aujourd’hui ». De son côté, le Premier ministre par intérim, Bernard Goumou, a estimé que cette visite de la délégation ministérielle malienne prouve à suffisance que les chefs d’Etat guinéen et malien sont des panafricanistes et ne font que suivre la trace laissée par leurs prédécesseurs. Il a rappelé que le conseil des ministres est l’instance suprême des décisions d’un pays. Et le colonel Mamadi Doumbouya a demandé au collège de ministres guinéens et maliens de se mettre ensemble pour travailler sur trois axes : l’économie, le social et la politique pour le bien-être des populations des deux pays. D’après Bernard Goumou, le colonel Doumbouya a insisté sur le fait que les deux Etats devraient se mettre ensemble pour trouver les voies et moyens en matière d’infrastructures et des voies ferrées. Le Premier ministre intérimaire de Guinée a assuré que c’est le souhait le plus ardent de la Guinée de voir les voies ferrées entre les deux pays. Le ministre Diop est accompagné par ses collègues de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Après Conakry, la délégation s’est rendue à Nouakchott où elle a été reçue par le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, pour livrer le même message de remerciement du président Assimi Goïta. DD/MD (AMAP)   

Coopération: Vers le renforcement de l’axe Bamako-Conakry

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Bamako, 04 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à la tête d’une forte délégation ministérielle, est arrivé, mercredi, à Conakry, en Guinée. porteur d’un message d’amitié et de fraternité du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta « à son frère guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya ». A sa descente d’avion sous une fine pluie matinale, Abdoulaye Diop a été accueilli par son homologue de laGuinée, Dr Morissanda Kouyaté. Avant d’être reçu dans le salon d’honneur de l’aéroport. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger a souhaité la bienvenue à la délégation malienne, au nom du colonel Mamadi Doumbouya. Selon Dr Kouyaté, « quand des frères viennent du Mali, c’est comme s’ils sortaient d’un quartier de leur pays pour aller dans un autre. Et il en est de même pour un Guinéen qui se rend au Mali. » Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop a indiqué à la presse qu’il est arrivé en Guinée à la tête d’une forte délégation dépêchée par le colonel Assimi Goïta pour porter un message d’amitié et de fraternité à son frère le colonel Mamadi Doumbouya. Il a remercié le chef de la diplomatie guinéenne pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé en terre guinéenne qui constitue le second poumon du même corps avec le Mali. Rappelons qu’après les sanctions prises contre notre pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le 9 janvier dernier, la Guinée est le seul pays de la communauté ouest-africaine qui n’a pas accepté de tourner le dos au Mali. Au lendemain du double sommet de ces deux organisations sous-régionales, les autorités guinéennes ont, dans un communiqué, fait savoir que leurs frontières resteraient ouvertes pour les pays frères dont le Mali. Elles ont déclaré, en outre, que leur pays n’a pas été associé à la décision du 4è Sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO. Et en conséquence, les «frontières aériennes, terrestres et maritimes de la République de Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères conformément à sa vision panafricaniste». Cette décision aura permis au Mali, frappé par des sanctions inhumaines et illégales, de pouvoir continuer à ravitailler les populations en produits de première nécessité via le port de Conakry. Quelques temps après, une forte délégation guinéenne conduite par le colonel Amara Camara, secrétaire général de la présidence, s’est rendue à Bamako pour rassurer les autorités maliennes quant à la totale disponibilité de la Guinée à soutenir le Mali dans cette épreuve. Le chef de la délégation avait tenu à rappeler que les Guinéens n’ont pas oublié que le Mali, sous feu Ibrahim Boubacar Keïta, a aussi refusé de fermer ses frontières à la Guinée confrontée en son temps à l’épidémie d’Ébola. La délégation malienne sera reçue aujourd’hui, jeudi, par le colonel Mamadi Doumbouya et aura une séance de travail avec les autorités guinéennes. A noter que le ministre Abdoulaye Diop est accompagné par ses collègues de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et celui de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Après Conakry, la délégation ministérielle se rendra à Nouakchott, en Mauritanie pour le même exercice. DD/MD (AMAP)  

Curage des caniveaux à Bamako : Le casse-tête de l’évacuation des déchets

Par Souleymane SIDIBE Bamako, 04 août (AMAP) Depuis quelques temps, le curage des caniveaux, considéré comme le meilleur moyen d’empêcher la stagnation des eaux de pluie pendant l’hivernage, est en cours dans les communes et quartiers du District de Bamako, la capitale malienne. Mais le problème est qu’après le nettoyage, les détritus trainent longtemps aux abords des caniveaux avant d’être évacués. A Hamdallaye ACI 2000, Mohamed Dicko gère une boutique d’articles divers. Devant son commerce, des déchets, mottes de boue, bouteilles, sachets et autres détritus agressent le regard. «Cela fait cinq jours que le curage des caniveaux est en cours. Après avoir curé, ils ont laissé derrière eux un tas d’ordures devant ma boutique. Cela joue beaucoup sur ma clientèle. Tant que ces déchets sont là, certains clients ne pourront jamais accéder à mon magasin», se plaint le commerçant. «Ces détritus posent des problèmes comme les moustiques, les mouches et peuvent aussi provoquer d’autres maladies, sans oublier les odeurs nauséabondes qu’ils dégagent», ajoute M. Dicko. Le commerçant d’origine mauritanienne n’est pas le seul à se plaindre de la situation. Presque tous ses voisins sont touchés par le problème. «Quand ils ont enlevé les dalles pour nettoyer les caniveaux, la plupart des déchets y sont retournés, faute d’avoir été évacués», ont affirmé plusieurs habitants du quartier. Le curage des caniveaux se fait aussi par les volontaires. Le week-end dernier à Lafiabougou en Commune IV, des jeunes se sont mobilisés pour assainir leur quartier. «C’est une action que nous menons chaque année pour la santé de tout le monde. Nous voulons que les autres prennent l’exemple sur nous», a dit le coordinateur du groupe de jeunes que nous avons rencontré au niveau du «frou-frou carré». Le geste est noble sauf qu’après, le curage des caniveaux, les déchets ne sont pas enlevés et on se retrouve avec des tas d’ordures le long des voies. Les riverains sont ainsi envahis par les odeurs et l’état de certaines rues laisse à désirer. La gestion des ordures a toujours été au centre des débats, surtout pendant l’hivernage. Et l’un des reproches faits par les populations est le retard dans le ramassage des ordures après le curage des caniveaux. Après Hamdalaye ACI, notre équipe de reportage a mis le cap sur Kalabancoura ACI où se déroulait une opération de curage des caniveaux. Ici, ce n’était pas un groupe, mais deux personnes qui travaillaient dans une grande rue. L’un creusait à l’aide d’une pioche alors que l’autre, muni de pelle, ramassait les ordures. Les deux hommes étaient chaussés de bottes et portaient, chacun des gants. «Notre travail consiste à enlever les déchets, mais le ramassage ne fait pas partie de notre contrat», précise l’un d’eux qui était torse nu. Sur le long de la voie, on pouvait voir de nombreux monticules d’ordures. Chez les habitants du quartier, comme chez les usagers de la route c’est le ras-le-bol. «Chaque année, c’est le même spectacle. Les caniveaux sont curés mais les déchets ne sont pas ramassés», s’offusque un passant. DEBLAIS NON ENLEVES – Après les fortes pluies du mercredi 22 juin, les abords des caniveaux de Lafiabougou ressemblaient à un dépôt de transit. Les eaux usées ne coulaient plus. Pour le chef du service de l’Assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la Mairie de la Commune IV, le curage est de qualité mais le problème est que les déchets ne sont pas évacués à temps.  «On est en période d’hivernage. Après les pluies, les déblais enlevés retournent dans les caniveaux. C’est ce phénomène qu’on est en train de vivre», lâche Oumar N’Faly Camara, avant d’inviter les entreprises chargées des déchets de revoir leur copie. «La Mairie n’a qu’un camion benne de 7m3 qui n’est pas souvent en bon état. Ce seul engin ne peut pas couvrir les efforts de curage des huit quartiers de la Commune IV. Il faut qu’il y ait un engagement politique au niveau national. La part de l’assainissement dans le budget national n’a pas encore atteint 1%, donc il faut plus d’efforts», a expliqué Oumar N’Faly Camara. Le rôle de la mairie est de contrôler la conformité. «Nous menons des missions de contrôle dans tous les quartiers. Chaque jour, nous enregistrons des plaintes par rapport aux rejets des eaux usées dans la rue, des caniveaux et des parcelles. Entre voisins aujourd’hui, c’est un casse-tête. L’une de nos missions, c’est l’intermédiation. Nous intervenons pour faire appliquer la loi et sensibiliser les contrevenants», a expliqué le responsable municipal. Oumar N’Faly Camara a aussi évoqué l’insuffisance des ouvrages et la mauvaise conception ainsi que le mauvais comportement de certaines personnes. « Le réseau de drainage des eaux pluviales de la Commune IV est insuffisant et mal conçu. Cela ne permet pas de drainer toutes les eaux. Ainsi, quand il pleut, on constate des stagnations importantes en plusieurs certains endroits », signale le chef du service de l’Assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la mairie de la Commune IV. Malheureusement cette situation est presque identique à l’échelle de la capitale, où on trouve des caniveaux sous-dimensionnés et très mal conçus pour recueillir et drainer les eaux pluviales. La population et les usagers en payent le prix en termes de pollutions et d’insalubrité. SS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat a été augmenté de trois ans pour les catégories C, B1, B2 et A par l’Ordonnance n°2021-015/PT- RM du 31 décembre 2021 modifiant la loi portant Statut général des Fonctionnaires. Le présent projet d’ordonnance est adopté pour harmoniser les conditions de participation au concours d’entrée dans les deux Fonctions publiques en relevant à 35 ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction Publique des Collectivités territoriales pour la catégorie C, 38 ans pour les catégories B2 et B1 et 43 ans pour la catégorie A. Son adoption participe de la volonté du Gouvernement de rétablir l’équité et de promouvoir l’accès à l’emploi en faveur de la jeunesse. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction du barrage de Taoussa et ses ouvrages annexes en deux lots : – lot 1 : génie civil ; – lot 2 : fourniture et installation des équipements hydromécaniques. Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement OZGUN/OZDEMIR pour un montant total de 100 milliards 891 millions 239 mille 30 francs CFA et un délai d’exécution de quarante-huit mois. La réalisation de ces travaux, qui s’inscrit dans une vision globale de développement rural intégré, permettra entre autres : – de promouvoir les systèmes de production agro-pastorale et de sécuriser les cultures traditionnelles ; – d’arrêter le processus de désertification ; – d’assurer la production d’énergie Hydroélectrique et la continuité du transport fluvial et routier. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier national de validation des avant- projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Depuis la rectification de la Transition, le Mali s’est engagé dans un vaste processus de refondation de l’Etat. La Justice constitue un des piliers principaux de cette refondation. Pour jouer pleinement ce rôle fondamental, elle a besoin de moyens matériels et humains, mais aussi d’instruments juridiques adaptés à nos réalités socio-économiques et conformes aux engagements pris par notre pays au plan communautaire, régional et international. Dans ce cadre, plusieurs textes sont en cours d’élaboration ou de relecture, dont le code pénal et le code de procédure pénale. Après examen par la Commission législative permanente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les deux avant-projets de texte ont été consolidés au cours de plusieurs ateliers thématiques. L’étape prochaine sera l’examen de ces textes dans le cadre d’un atelier national inclusif de validation qui se tiendra du 15 au 20 août 2022 avec la participation de l’ensemble des représentants des forces vives de la nation, des experts et des partenaires techniques et financiers. Les innovations apportées sont relatives entre autres : – à la prise en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre, des pratiques de l’esclavage par ascendance, de la question des mineurs face au terrorisme, de la définition et de la répression de la haute trahison et du financement occulte des partis politiques ; – à l’introduction des techniques spéciales d’enquêtes, du double degré de juridiction en matière criminelle, de la création de chambres criminelles permanentes au sein des tribunaux de Grande Instance. Ces projets de texte vont contribuer à garantir la bonne gouvernance, la stabilité, la paix et à restaurer la confiance des justiciables en la justice. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a, cependant, rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 03 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national