Mali : Trois membres de l’équipage ont trouvé la mort dans le crash de leur hélico
Bamako, 24 avril (AMAP) Trois membres de l’équipage ont trouvé la mort samedi dans le crash de leur hélico, a appris l’AMAP de source officielle. Un hélicoptère d’attaque des forces armées maliennes, de retour d’une mission opérationnelle, s’est écrasé dans un quartier résidentiel de Bamako samedi aux environs de 13 heures. Le bilan est de trois morts, tous des membres de l’équipage et 6 civiles blessés. Des dégâts collatéraux sont observés suite à la déflagration de l’appareil militaire. L’État-major général des Armées appelle la population au calme et à suivre les directives des services spécialisés sur place. Les blessés ont été tous pris en charge par les services compétents. AC/KM (AMAP)
L’Amap en deuil : Salim Togola est décédé jeudi à l’âge de 57 ans
L’ancien grand reporter, rédacteur en chef, puis directeur des publications en français du quotidien national l’Essor, est décédé jeudi 20 avril 2023 à Bamako, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 57 ans. Le « chief » s’est battu contre une maladie latente pendant de longues années. Journaliste d’un professionnalisme reconnu, profondément humain, S. Togola a brisé sa brillante plume avant de se retirer sans laisser un mot. Il part, comme il a vécu dams la discretion. « Toute l’Amap (Agence malienne de presse et de publicité) te pleure. Je m’incline devant votre mémoire, chef Salim », lui rend hommage sur sa page Facebook, Boubacar Traoré, un jeune reporter de l’Amap. « Mes condoléances les plus attristées à sa famille et à l’ensemble du personnel de l’Amap. Que la terre lui soit légère ! », a déposé d’une main moite le Directeur général de l’Amap, Bréhima Touré, au milieu d’autres prières des collègues, sur le groupe WhatsApp du service. Dors en paix chef ! Ahmadou CISSE
Esclavage des enfants : Donkosira et Wikipedia sonnent l’alerte
Bamako, 19 avril (AMAP) L’Association Donkosira en collaboration avec Wikipédia Mali a organisé, en début de semaine au siège de Wikipédia Mali, sis à Sotuba ACI, une formation de deux jours sur la conception des articles scientifiques relatifs à l’esclavage des enfants. C’était dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre l’esclavage des enfants, instituée le 16 avril 1996 par les organismes de défense des droits de l’Homme, après la mort d’un enfant pakistanais. Cette Journée est donc fêtée chaque année à travers le monde, cela depuis bientôt 28 ans, pour dénoncer l’esclavage et le travail des enfants. L’ouverture de l’atelier était présidée par la représentante de l’Association Donkosira, Mme Assa Waly Diallo, en présence du président de Wikipédia Mali, N’Fana Kaba Diakité, et plusieurs autres invités. Selon Mme Assa Waly Diallo, l’objectif de cette célébration est d’éradiquer toutes les formes contemporaines d’esclavage impliquant des enfants tels que la traite d’êtres humains, l’exploitation sexuelle, le travail des enfants, les mariages forcés des enfants et leur enrôlement dans les conflits armés. La Journée vise à sensibiliser le public, mais aussi à encourager les gouvernements, les organisations internationales et la société civile à travailler ensemble pour éradiquer ces pratiques. «La situation des enfants victimes de l’esclavage est particulièrement préoccupante dans nos pays», a souligné Mme Assa Waly Diallo. Et de dire que ceux-ci sont aussi victimes de trafic parce qu’ils sont utilisés comme travailleurs forcés, des prostitués ou sont exploités dans d’autres industries illégales. La représentante de l’Association Donkosira a également expliqué que son organisation lutte particulièrement contre les pratiques liées à l’esclavage par ascendance où, une personne se voit attribuer un statut d’esclave au prétexte que l’un de ses ancêtres aurait été réduit à l’esclavage. Selon elle, ces personnes peuvent se voir refuser l’accès à des ressources essentielles comme l’eau, les terres, ou encore des biens de consommation. Ce qui peut entrainer par conséquent des migrations forcées et fragilise davantage les couches concernées. D’autres formes d’esclavage plus récentes affectent de nombreuses personnes, notamment les plus vulnérables comme les enfants. Malgré l’abolition de l’esclavage et sa condamnation, le phénomène persiste dans certaines localités du pays. Mme Assa Waly Diallo a aussi remercié les partenaires pour leur engagement en faveur des droits des enfants, particulièrement Wikipédia Mali qui a accepté de mettre à disposition sa plateforme. Pour sa part, N’Fana Kaba Diakité a expliqué l’importance de Wikipédia dans la promotion d’un pays. La conception d’un article sur Wikipédia demande l’apport de plusieurs personnes. Sa particularité est l’exigence de la source de l’information. Cette formation offre l’opportunité aux participants de se doter d’une adresse Wikipédia et de contribuer à améliorer les articles notamment sur la lutte contre l’esclavage des enfants. Il a invité les journalistes et autres communicateurs à s’intéresser à la conception de l’article scientifique sur le Wikipédia. A la fin de la formation, un article a été rédigé par les participants sur l’esclavage des enfants qui sera amélioré et mis en ligne par l’équipe de Wikipédia. Il est utile de préciser que l’Association Donkosira est née de la réunion de personnes motivées par la collecte et la diffusion des savoirs locaux en Afrique de l’Ouest, à l’occasion d’un projet de recherche-action sur l’histoire du village de Bouillagui dans la Région de Kayes. Ceci pour faire le lien entre luttes locales historiques et combats actuels contre les discriminations et les violences liées à l’esclavage historique et moderne au Mali et ailleurs. Amadou SOW
Lutte contre le paludisme : La mobilisation continue
Bamako, 17 avril (AMAP) Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a organisé samedi à l’Hôtel Azalaï une conférence de presse en prélude à la journée mondiale de paludisme célébrée le 25 avril, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année est : « Il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme, investir, innover, mettre en œuvre ». La conférence a été animée par la directrice du PNLP, le médecin lieutenant-colonel Aïssata Koné, en présence du représentant du ministre de la Santé et du Développement social, Daouda Zoumana Traoré, du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Itama Mayikulu Christian. La directrice du PNLP a d’abord rappelé que le paludisme représente dans notre pays la première cause de morbidité (43%) et de mortalité (27%), selon les données du Système d’information sanitaire (DHIS2 2022). Cet état de fait justifie amplement la priorité accordée à la lutte contre cette endémie majeure dans la Politique nationale de santé. « Sur le plan économique, le paludisme affecte la croissance économique annuelle de notre pays d’environ 1,3% du fait de l’absentéisme au travail et à l’école », a souligné la conférencière. La responsable du PNLP a, par ailleurs, rappelé que pour prévenir et lutter contre cette maladie, certaines actions doivent être mises en œuvre comme l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée (MILD), toutes les nuits et en toutes saisons, mais aussi l’assainissement de l’habitat et de l’environnement. Elle ajoutera que l’utilisation des répulsifs et des grillages aux fenêtres et portes, le port de longs vêtements couvrant presque tout le corps la nuit, l’usage des larvicides, la pulvérisation intra domiciliaire (PID) et le recours précoce aux services de santé dès l’apparition des premiers signes. En outre, il faut développer des stratégies innovantes de mobilisation des ressources financières internes en faveur de la lutte contre le phénomène, assurer la disponibilité permanente des intrants à tous les niveaux, renforcer l’organisation de l’offre et l’utilisation des services, poursuivre la couverture universelle en MILD. Selon le médecin lieutenant-colonel Aïssata Koné, la mise à échelle de la chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) et son extension aux enfants de 5 à 10 ans, implémenter le nouveau vaccin antipaludique RTS,S chez les enfants de moins de 5 ans dans les zones de forte transmission sont, entre autres, des perspectives de lutte contre cette maladie. Le représentant de l’OMS, a rappelé que le thème de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme cette année nous incite à investir pour vaincre le paludisme. Pour lui, le financement devrait bénéficier en priorité aux plus marginalisés et dans les zones les plus difficiles à atteindre et qui sont moins en mesure d’accéder aux services de santé. Et de dire qu’il faut utiliser plus efficacement les outils et les stratégies disponibles pour prévenir, diagnostiquer et traiter la malaria en particulier chez les couches marginalisées. Selon le représentant du ministre de la Santé et du Développement social, le thème retenu pour cette année est évocateur, car il est connu de tous que le paludisme constitue un handicap pour de nombreuses populations. Cette maladie est un véritable frein au développement de notre pays. « Selon le rapport de l’OMS, le nombre de cas de paludisme est estimé à 247 millions en 2021 contre 245 millions en 2020, soit une hausse de près de 2 millions de cas en deux ans. Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) organisera, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, des activités de promotion de la santé, de mobilisation sociale et de plaidoyer sur toute l’étendue du territoire national, durant une semaine. KM (AMAP)
Burkina Faso : Deux attaques terroristes font 42 morts dont six soldats (Officiel)
Bamako, 17 avr (AMAP)Dix soldats et 32 supplétifs civils de l’Armée du Burkina Faso ont été tués, ce week-end, lors de deux attaques de terroristes présumées dans le Nord du pays, a indiqué, dimanche ,un communiqué du gouvernorat de Ouahigouya. Selon l’Armée burkinabé, le bilan provisoire de cette attaque est de « 40 décédés parmi lesquels six militaires et 34 VDP ». Côté ennemis « au moins 50 terroristes ont été neutralisés dans une riposte » notamment aérienne de l’Armée du Faso, ajoute le document. « Un détachement de militaires et de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) a été la cible d’une attaque par des hommes armés non identifiés samedi, aux environs de 16 heures, près du village d’Aorema », précise le communiqué. Le lendemain dimanche 16 avril « tôt dans la matinée, une autre attaque a visé le détachement militaire de Kongoussi (province du Bam, région du Centre-Nord) », indique la même source, qui fait état de « deux militaires tués et d’une vingtaine de terroristes neutralisés ». Le Burkina Faso est pris, depuis 2015, dans une spirale de violences terroristes qui ont éclaté dans le Nord du Mali, il y a une décennie, avant de s’étendre au Niger, quelques années après. AT/MD (AMAP)
Coopération : Le ministre fédéral allemand de la Défense reçu à Bamako
Bamako, 17 avr (AMAP)Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, vendredi dernier, au Palais de Koulouba, le ministre fédéral allemand de la Défense, Boris Pistorius, accompagné de sa collègue en charge de la Coopération économique et du Développement, Svenja Schulze. À sa sortie d’audience qui s’est déroulée, en présence de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dr Dietrich Pohl, et du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, M. Pistorius a confié avoir discuté avec le chef de l’État de plusieurs sujets d’intérêt commun. Il s’agit, notamment, de comment faire face à la situation difficile que transverse le Mali, marquée par la lutte contre le terrorisme. Les échanges ont, également, porté sur l’organisation des élections et sur l’avenir de la coopération entre le Mali et l’Allemagne, sur les plans civil et militaire. Le visiteur du jour s’est aussi félicité de la convergence de vue avec le chef de l’État sur les questions abordées. «J’ai beaucoup aimé le satisfecit du président concernant l’engagement de mon pays au Mali. Mais, surtout, la manière par laquelle cet engagement a eu lieu dans le pays. C’est-à-dire, sur un pied d’égalité et entre partenaires», a déclaré Boris Pistorius. Le ministre allemand de la Défense a rassuré que son pays va poursuivre sa coopération avec le Mali. Ce, malgré sa décision de retirer, l’année prochaine, les forces armées allemandes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). «Nous avons expliqué les raisons pour lesquelles la mission de nos forces ne peut plus être accomplie comme prévu», a-t-il expliqué. Toutefois, M. Pistorius a assuré que l’Allemagne va continuer d’approfondir sa coopération bilatérale avec le Mali, d’où la présence de la ministre en chargé du Développement. « Car, au-delà de l’aspect sécuritaire, il faudrait améliorer les conditions de vie de la population malienne », a-t-il insisté. L’Allemagne a annoncé en novembre 2022 le retrait de ses troupes du Mali avant le mois de mai 2024, mettant ainsi fin à son engagement au sein de la MINUSMA et de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM). On rappelle que 1 100 soldats du contingent allemand sont déployés au sein de la MINUSMA qui compte environ 15 000 hommes. AT/MD (AMAP)
Vente promotionnelle de bovins : 3 200 têtes sur le marché
Par Makan SISSOKO Bamako, 17 avril (AMAP) La désormais traditionnelle vente promotionnelle de bovins au Mali, dans le cadre de la fête de l’Aïd el-Fitr, met 3 200 têtes sur le marché, pour la 15èédition qui se déroulera, du 12 au 21 avril 2023, à Bamako et dans les capitales régionales. Fidèle à la tradition, le ministère du Développement rural à travers la direction nationale des productions et des industries animales (DNPIA), organise cette édition officiellement lancée, samedi dernier, sur le terrain Chaba de Lafiabougou, par le ministre Modibo Keïta. Les 3 200 têtes sont reparties entre le District de Bamako (1 770), Kayes (470), Sikasso (270), Ségou (220) et Mopti (260). À Bamako, les fourchettes de prix varient entre 200 000 et 350 000 Fcfa. Cette opération, de portée économique et sociale pour les communautés rurales et urbaines, est fondée sur la solidarité et l’entraide. Son objectif essentiel, selon le ministre du Développement rural, « est de permettre aux Maliens de pouvoir s’offrir à un prix abordable une portion de viande, le jour de la fête. » Modibo Keïta a ajouté que l’opération vise, aussi, à faciliter l’écoulement du bétail des éleveurs et agro-éleveurs et leur garantir ainsi des revenus. L’organisation des ventes promotionnelles d’animaux de boucherie traduit, également, l’engagement du gouvernement à fédérer les ressources et les synergies afin de promouvoir les filières de productions animales et répondre aux besoins de consommation des populations en produits animaux de qualité. Pour, le ministre du Développement rural a remercié les groupements et organisations d’éleveurs et agro éleveurs qui, encore cette année, ont sacrifié à la tradition, en accompagnant son département dans cette opération, malgré le contexte socioéconomique particulièrement difficile. «De Kayes à Mopti, en passant par Bamako, Sikasso et Ségou, les marchés à bétail seront animés pendant tout le reste du mois de Ramadan par les vendeurs et acheteurs d’animaux venus de toutes les contrées de notre pays, traduisant la valeur de notre patrimoine pastoral et la richesse de notre élevage», a dit le ministre Keïta. Il a rappelé que le sous-secteur de l’élevage contribue à hauteur de 19% au Produit intérieur brut (PIB) et au moins 30% de la population en tirent essentiellement ses revenus. Le sous-secteur est le 3èpourvoyeur de recettes d’exportation, après l’or et le coton. PRODUCTIVITÉ – Cependant, a regretté le ministre Modibo Keïta, « la productivité des troupeaux et la plus-value du sous-secteur restent faibles. » Ainsi, l’une des priorités de son département est d’améliorer et accroître la productivité de l’élevage au Mali en agissant sur la génétique, la santé animale et l’alimentation du bétail. « C’est pourquoi, a-t-il expliqué, l’État déploie plusieurs actions dont l’insémination artificielle pour améliorer la race locale et la campagne de vaccination du cheptel, la culture des fourrages à très hauts rendements et la disponibilité de l’aliment bétail produit par nos unités d’huilerie. » Le président de la Transition au Mali, soucieux des questions d’alimentation du bétail, s’est personnellement impliqué en décidant lors du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) en avril 2022, de mettre à la disposition des éleveurs et producteurs de coton, 10% de la graine de coton de la campagne agricole 2022 de la Compagnie malienne pour le développement des textiles(CMDT), pour en faire de l’aliment bétail. Le ministre du Développement rural a demandé aux organisateurs de l’opération de réfléchir pour que la vente en ligne puisse être prévue pour la prochaine édition. « Cela permettra, a-t-il justifié, à certains de nos compatriotes de la diaspora de satisfaire leurs parents vivant dans les villes d’organisation des ventes promotionnelles. » Au nom des producteurs, Moustapha Traoré a salué l’initiative de la vente promotionnelle des bovins et le soutien des autorités aux producteurs. Il a rendu hommage aux forces armées maliennes pour les efforts de sécurisation des trajets, ce qui a facilité l’acheminement des animaux sur la capitale. Évoquant les difficultés, M. Traoré a insisté sur la cherté de l’aliment bétail et le manque d’eau pour les bovins. « Pour cette opération, a-t-il assuré, les producteurs entendent approvisionner le marché avec plus de 2 000 têtes de bovins. » La cérémonie a pris fin par la visite guidée des parcs à bétail installés sur le site, en présence du ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et des membres des organisations professionnelles de la filière bétail/viande. MS/MD (AMAP)
Attaque contre le poste des douanes de Ouélessebougou, près de Bamako (Sources locales)
Bamako, 16 avr (AMAP) Le poste des douanes de Ouélessebougou, précisément dans le village de Séguessona, à environ 7O km de Bamako, la capitale malienne, a été la cible d’une attaque terroriste, samedi soir, par des hommes armés non identifiés, selon des sources locales. Des images circulant sur réseaux sociaux montrent, sur les lieux, deux véhicules et quatre motos calcinés. Les installations de la douane et les alentours ont été aussi endommagés, sans perte en vie humaine. Selon les informations, c’est aux environs de 21 heures que des assaillants, au nombre de six personnes sur trois motos, ont attaqué le poste douanier. Après l’attaque, les autorités locales se sont rendues au chevet des blessés. D’autres informations font état d’enlèvement d’un greffier à Diré, Région de Tombouctou (Nord). Ce n’est pas la première fois que Ouélessebougou est la cible d’attaque terroriste. En fin d’année 2016, le poste de gendarmerie avait été incendié causant des dégâts matériels. SS/MD (AMAP)
La journée du mardi chômée et payée au Mali (Officiel)
Bamako, 14 avr (AMAP) La journée du mardi 18 avril est déclarée chômée et payée au Mali, en raison de la célébration de la Nuit « d’Al-Qadr », communément appelée » Nuit du Destin », annonce un communiqué du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social publié vendredi. « A l’occasion de Laylat al-Qadr, ou la » Nuit du Destin », la journée du mardi 18 avril 2023 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué ministériel. La nuit d’Al-Qadr est un moment privilégié pour les fidèles musulmans dans l’adoration de Dieu à travers la prière, les invocations et prêches…. AT/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du vendredi 14 avril 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 14 avril 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs au Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée. Le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, institué auprès du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako est compétent pour juger les infractions relatives aux violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, notamment les violences sexuelles, les atteintes aux biens culturels, les exécutions sommaires ou autres crimes susceptibles d’être qualifiés de crimes contre l’humanité, crime de guerre et génocide. La complexité des dossiers traités nécessite la mise en place des formations de jugement au sein du Pôle judiciaire spécialisé composées de magistrats à la fois spécialisés et pleinement dédiés afin d’éviter l’enlisement des procédures et permettre le jugement des dossiers dans des délais raisonnables conformément aux principes directeurs qui fondent la lutte contre le terrorisme, le respect des droits de l’Homme et les engagements internationaux souscrits par notre pays. Par cette réforme, le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte le terrorisme et la criminalité transnationale organisée sera séparé du Tribunal de Grande Instance de la Commune VI du District de Bamako et sera composé : – d’un parquet spécialisé dirigé par un Procureur de la République chargé de la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée placé sous l’autorité du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako ; – de Cabinets d’instruction spécialisés chargés d’instruire exclusivement les affaires relevant de la compétence du Pôle judiciaire spécialisé ; – de Chambres correctionnelles spécialisées en matière de terrorisme et de criminalité transnationale organisée ; – d’une Brigade d’investigations spécialisée dite Brigade de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée ; – d’un staff d’assistants qui sont spécialistes ou experts suivant leur domaine de compétence mis à la disposition du ministre chargé de la Justice par l’autorité compétente. En outre, en vue de renforcer l’efficacité dans la lutte contre ce phénomène criminel, les dispositions portant sur la prescription, la garde à vue, les 3 perquisitions, les saisies, l’audition des témoins et la détention provisoire ont été revues. La modification introduit également certaines techniques spéciales d’enquête dans le dispositif juridique. Les projets de texte adoptés alignent le Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité sur les standards requis qui ont prévalu à la création d’un Pôle national économique et financier et d’un Pôle national de lutte contre la cybercriminalité à compétence nationale. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangère et de la Coopération internationale, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement signé à Rome, le l6 février 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds international de développement agricole (FIDA), relatif au deuxième projet de Formation professionnelle, Insertion et Appui à l’Entrepreneuriat des Jeunes Ruraux-FIER II. Par cet accord, le Fonds international de développement agricole accorde au Gouvernement de la République du Mali, deux prêts répartis comme suit : – un prêt A, éligible à des conditions très favorables d’un montant de 20 milliards 290 millions 61 mille 924 francs CFA ; – un prêt B, éligible à des conditions favorables d’un montant de 5 milliards 72 millions 515 mille 481 Francs CFA. Le projet, objet du présent financement contribuera à la création de richesse et à la réduction de la pauvreté chez les jeunes ruraux dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. De façon spécifique, sa mise en œuvre permettra entre autre : – de rendre l’environnement institutionnel et socio-économique favorable à la promotion de l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes ruraux ; – d’appuyer les jeunes ruraux à générer des revenus décents par un accès durable à des services financiers et non financiers adaptés à leurs besoins et aux exigences du marché ; – de faciliter l’intégration économique des jeunes ruraux âgés de 15 à 40 ans issus des ménages à faibles revenus dans les chaînes de valeur agricoles et les métiers non agricoles. Sur le rapport du ministre du Développement rural, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne Agricole 2023-2024. La campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides sur les champs de toutes les filiales cotonnières des zones CMDT et OHVN où des dégâts importants ont été enregistrés principalement sur le coton et d’autres cultures. L’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les chercheurs du Programme Régional de Production Intégrée du Coton en Afrique ont proposé de nouvelles matières actives. Le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023- 2024. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako

