Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 août 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat a été augmenté de trois ans pour les catégories C, B1, B2 et A par l’Ordonnance n°2021-015/PT- RM du 31 décembre 2021 modifiant la loi portant Statut général des Fonctionnaires. Le présent projet d’ordonnance est adopté pour harmoniser les conditions de participation au concours d’entrée dans les deux Fonctions publiques en relevant à 35 ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction Publique des Collectivités territoriales pour la catégorie C, 38 ans pour les catégories B2 et B1 et 43 ans pour la catégorie A. Son adoption participe de la volonté du Gouvernement de rétablir l’équité et de promouvoir l’accès à l’emploi en faveur de la jeunesse. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction du barrage de Taoussa et ses ouvrages annexes en deux lots : – lot 1 : génie civil ; – lot 2 : fourniture et installation des équipements hydromécaniques. Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement OZGUN/OZDEMIR pour un montant total de 100 milliards 891 millions 239 mille 30 francs CFA et un délai d’exécution de quarante-huit mois. La réalisation de ces travaux, qui s’inscrit dans une vision globale de développement rural intégré, permettra entre autres : – de promouvoir les systèmes de production agro-pastorale et de sécuriser les cultures traditionnelles ; – d’arrêter le processus de désertification ; – d’assurer la production d’énergie Hydroélectrique et la continuité du transport fluvial et routier. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier national de validation des avant- projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Depuis la rectification de la Transition, le Mali s’est engagé dans un vaste processus de refondation de l’Etat. La Justice constitue un des piliers principaux de cette refondation. Pour jouer pleinement ce rôle fondamental, elle a besoin de moyens matériels et humains, mais aussi d’instruments juridiques adaptés à nos réalités socio-économiques et conformes aux engagements pris par notre pays au plan communautaire, régional et international. ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Dans ce cadre, plusieurs textes sont en cours d’élaboration ou de relecture, dont le code pénal et le code de procédure pénale. Après examen par la Commission législative permanente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les deux avant-projets de texte ont été consolidés au cours de plusieurs ateliers thématiques. L’étape prochaine sera l’examen de ces textes dans le cadre d’un atelier national inclusif de validation qui se tiendra du 15 au 20 août 2022 avec la participation de l’ensemble des représentants des forces vives de la nation, des experts et des partenaires techniques et financiers. Les innovations apportées sont relatives entre autres : – à la prise en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre, des pratiques de l’esclavage par ascendance, de la question des mineurs face au terrorisme, de la définition et de la répression de la haute trahison et du financement occulte des partis politiques ; – à l’introduction des techniques spéciales d’enquêtes, du double degré de juridiction en matière criminelle, de la création de chambres criminelles permanentes au sein des tribunaux de Grande Instance. Ces projets de texte vont contribuer à garantir la bonne gouvernance, la stabilité, la paix et à restaurer la confiance des justiciables en la justice. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a, cependant, rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 03 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Macina : Le Préfet de cercle à l’écoute de ses administrés de l’arrondissement de Monimpébougou
Macina, 4 Août (AMAP) Le nouveau Préfet de cercle de Macina, Albaraka Ag Amarizag a rencontré mercredi les Forces vives de l’arrondissement de Monimpébougou, dans le cadre de sa prise de contact avec ses administrés, a constaté l’AMAP. Dans son discours de bienvenue le maire de la commune de Monimpébougou, Ali Sirima Coulibaly a remercié tous les participants pour leur participation active compte tenue de la période hivernale avec les travaux champêtres. Les échanges ont porté entre autres sur l’accompagnement des autorités de la Transition, la situation sécuritaire, l’administration au service des usagers et le bon rendement des Chefs de service, la dégradation du tronçon de la route Macina – Monimpébougou. Sur le plan sécuritaire, le Chef de l’exécutif local a lancé un appel pressant à la vigilance avant de demander l’engagement de la population surtout les femmes et les jeunes à s’impliquer fortement dans le cadre du renseignement fiable. Il a rappelé la nécessité d’une franche collaboration avec les Forces de Sécurité pour consolider les acquis en matière de sécurité, notamment la protection des personnes et de leurs biens. Il a par ailleurs souhaité que notre pays retrouve la paix et la cohésion avec l’union des Maliens pour un Mali-nouveau. Le préfet a également invité les communautés à un changement de comportement et de mentalité, gage du succès pour un développement harmonieux Les participants ont exprimé un grand intérêt pour les différentes préoccupations évoquées et ont promis de s’investir pour apporter des réponses adéquates. A l’issue des débats fructueux et teintés d’ouverture d’esprit, et compte tenu des réformes en cours dans le Pays pour un retour à l’ordre constitutionnel, Albaraka Ag Amarizag s’est dit confiant de ce qu’il a vu et entendu et s’est engagé pour soutenir ces populations de cette Zone agro – pastorale par excellence, véritable grenier du cercle et pour le bonheur des populations en cette veille de campagne agricole. Cette rencontre a été possible grâce à l’ONG le Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD) qui est une organisation de médiation basée à Genève et intervient dans la résolution des conflits à travers le monde. AOK/KM (AMAP)
Kangaba : Marche pacifique contre la pénurie d’eau et d’électricité
Kangaba, 3 août (AMAP) La population de la ville de Kangaba, sous la conduite des responsables de la jeunesse, des femmes et ceux des associations et organisations de la société civile a participé massivement le 26 juillet dernier, à une marche pacifique pour montrer son mécontentement aux autorités locales face à la pénurie d’eau et d’électricité que la ville connait depuis plus d’un mois, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont quitté la place publique au centre-ville direction la préfecture, ou ils ont été entendus par le préfet et ses adjoints.Le porte-parole des marcheursAmady Keïta a brossé la situation que vie Kangaba après plus de 20 nuits passée dans le noir. Il a précisé qu’ à cause des coupures d’électricité, les cas de vol ont augmenté, les boutiques sont pillées, les animaux sont volés. « Pire, au centre de santé de référence, les cas de décès d’enfants ont augmenté parce que le groupe électrogène qui prenait le relai en cas de coupure est en panne’ a t-il soutenu. Il a salué les efforts fournis par les agents de sécurité qui font de leur mieux pour sécuriser les populations et leurs biens. Ces derniers, s’ils sont animés de bonnes volonté sont freinés dans leur élan par le manque d’électricité. Celle qui s’est exprimée au nom des femmes, Mme Keïta Maïmouna Doumbia a déploré le manque d’eau après chaque coupure de courant. Elle a même fait son choix en disant d’éliminer le courant si cela peut diminuer les souffrances des femmes en matière d’eau. Le président du conseil local de la jeunesse, Boua Haïdara a invité les autorités administratives et politiques d’aider les chefs des services locaux de l’énergie et de l’eau à faire remonter les doléances de la population aux plus hautes autorités du pays. En réponse aux marcheurs, le préfet du cercle a dit avoir écouté avec attention les différents discours. M. Allidji BAGNA a donné la certitude d’informer qui de droit afin de trouver des solutions rapides à cette situation qui affecte tout le monde sans exception. Il a salué les organisateurs de la marche du fait que tout s’est passé dans le calme du début à la fin de la manifestation. Après la préfecture, les marcheurs se sont rendus au conseil de cercle ou les mêmes discours ont été tenus devant le président de cette municipalité M. Bakary B. KEITA. Ce dernier a également salué les organisateurs qui n’ont ménagé aucun effort pour le bon déroulement de la marche. Le préfet du cercle de même que le président du conseil de cercle et les marcheurs souhaitent tous le règlement rapide de ces problèmes qui frappent tout le monde sans exception. SD/KM (AMAP)
Services des impôts : Grève suspendue
Bamako, 2 août (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs des impôts du Mali (SYNTIM) a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève de 72 heures qui devait débuter lundi, à la suite d’un protocole d’accord avec le ministère de l’Économie et des Finances, a appris l’AMAP de source syndicale. « Le motif de ce débrayage dont le préavis a été déposé le 14 juillet dernier a trait à l’amélioration des conditions de travail des employés des impôts », a expliqué le secrétaire général par intérim du SYNTIM, Moussa Sissoko. «La direction générale des impôts, est première structure pourvoyeurs de recette, mais nous travaillons dans des conditions misérables. Ici, souvent, neuf agents partagent une salle», a déploré le syndicaliste. Selon notre interlocuteur, le protocole d’accord porte sur la relecture de l’arrêté n°2016-4017/MEF-SG du 03 novembre 2016 sur les intéressements des agents, la construction du siège de la direction générale des impôts et la direction des grandes entreprises (DGE) ainsi que les Centres des impôts des moyennes entreprises (CIME 1 et 2). Autres point d’accords entre l’hôtel des finances et le SYNTIM, la construction de la direction des impôts du District (DID), et les directions régionales des impôts de Kayes, Koulikoro et Sikasso, la mise à disposition des Codes sources de la version «3.0 de SIGTAS» et l’équipement de toutes ces structures en moyens de déplacement. À cet égard un Comité paritaire de suivi sera mis en place, au plus tard le 05 août prochain, par décision du ministre de l’Économie et des Finances. BBC/MD (AMAP)
Production du pain : La hausse du prix du blé entraîne des perturbations
Bamako, 2 août (AMAP) Des boulangeries de Bamako, au Mali, ont connu, lundi, une perturbation dans la production du pain en raison de la hausse du prix du sac de farine de 50 kg qui, selon les boulangers, est passé de 25.000 Fcfa à 27.500 voire 28.000 Fcfa. Pour rappel, la miche de 250 grammes était vendue à 270 Fcfa et celle de 300 grammes à 300 Fcfa. Dans certains points de vente, le pain, s’il était disponible, était vendu un peu plus cher que les prix habituellement convenus. « Nos efforts pour rencontrer le département afin de trouver une solution au problème sont restées vains. Alors face à cette situation où tout est cher à savoir l’huile et le carburant, on ne peut pas continuer à produire du pain », lance le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, pour expliquer les raisons de cet arrêt de travail. Le syndicaliste précise que ce mouvement est plutôt un arrêt de travail et non une grève. Joint au téléphone, un responsable du département de l’Industrie et du Commerce a assuré ne pas être au courant de la publication dimanche du communiqué du Cadre de concertation de la filière portant sur la suspension de la production du pain à partir du lundi 1er août 2022. Dans ce communiqué, le président du Cadre de concertation de la filière pain, Mohamed Lamine Haïdara, a annoncé la levée du mot d’ordre de grève et a invité, en conséquence, les boulangers à continuer à produire le pain. Il a précisé que cette levée du mot d’ordre fait suite à une invitation du gouvernement pour une rencontre prévue aujourd’hui (Ndlr, mardi) à 15 heures dans la salle de conférence du ministère de tutelle « afin de discuter des difficultés que rencontre la filière pain ». En attendant cette rencontre, des consommateurs ont parcouru, lundi, plusieurs boutiques ou boulangeries sans obtenir le précieux pain. A la boulangerie «Ami», à Samanko II, dans la Commune du Mandé, le personnel avait déserté les lieux. Seuls quelques livreurs de pain étaient présents. Ceux-ci se plaignaient de la fermeture du point de vente. « Comment vais-je faire désormais pour gagner mon prix de condiments ? », ne cessait de fulminer Youssouf Katilé, livreur de pain. Certaines boulangeries ont produit mais en quantité très réduite comparativement à leur production habituelle. C’est le cas à la boulangerie «Nourah» de Sébénicoro. Les travailleurs ont fermé boutique très tôt car ils n’avaient pas de quoi satisfaire la forte demande. Evoquant les raisons de ce mouvement spontané, le directeur des opérations de l’usine Amawai, Emmanuel Poudiougou, a expliqué que la hausse du prix du sac de farine est due à l’augmentation de celui du blé à l’international et à la cherté de la vie actuellement. La tonne du blé est passé de 300 à 495 Euros (soit de 196.800 à 324.720 Fcfa). « Tout ce qui est lié à la production a fait l’objet d’une augmentation. Aujourd’hui, on se débrouille pour pouvoir alimenter l’usine et éviter l’arrêt complet. Mais on ne peut pas vendre à perte », a dit M. Poudiougou. « Avec la nouvelle campagne, le prix du blé commence à baisser sur le marché mondial. Peut-être dans les semaines à venir, le prix va baisser dans notre pays », a espéré le directeur des opérations de l’usine Amawai. Le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Boucadary Doumbia, a assuré ne pas être au courant d’un mot d’ordre de grève qui devait être observée lundi. A l’en croire, la production du pain n’a pas été perturbée à Bamako. FC/MD (AMAP)
Accord pour la paix et la réconciliation : 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes
Bamako, 2 août (AMAP) Les travaux de la 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, se sont ouverts lundi à Bamako avec pour objectif de s’accorder sur les modalités d’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat, y compris au sein des forces de défense et de sécurité. Dans le cadre d’une dynamique nouvelle, le gouvernement et les groupes signataires de l’Accord se réunissent, en présence des médiateurs, sur certains aspects de la mise en œuvre du document. Cette rencontre de cinq jours, qui vise essentiellement à créer les conditions nécessaires pour entamer le Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) global et à s’accorder sur les réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle. Les échanges porteront, notamment sur la répartition des quotas à l’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat y compris au sein des forces de défense et de sécurité et le mécanisme de gestion des cadres civils et militaires des mouvements signataires Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé l’ouverture, a précisé que l’opérationnalisation de ces différentes mesures contribue grandement au renforcement de la confiance entre les parties à l’Accord. Dr Choguel Kokalla Maïga a réitéré l’engagement des autorités de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord. « Cet engagement, a-t-il dit, reflète la ferme détermination de l’Etat d’opposer un leadership et une forte volonté politique en vue de pérenniser la stabilité ainsi que l’équilibre social, politique et économique à travers la mise en œuvre des dispositions de l’Accord ». EX-COMBATTANTS – « C’est ainsi que la Primature a instruit le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité de tenir des réunions interministérielles pour dégager le quota à octroyer aux mouvements signataires, tout en tenant compte de la soutenabilité de l’opération et des capacités d’absorption des services concernés par l’intégration», a indiqué le chef du gouvernement. Aussi, le Premier ministre a-t-il rappelé que le gouvernement avait annoncé, lors de la 45è session du Comité de suivi de l’Accord (CSA), l’intégration d’une première tranche de 13.000 ex-combattants issus des groupes signataires pour l’année en cours. Il a ajouté qu’une deuxième tranche de 13.000 sera échelonnée sur les deux ou trois prochaines années. « Pour la mise en œuvre de ce paquet de mesures, a poursuivi Dr Choguel Kokalla Maïga, le gouvernement a organisé cette rencontre qui s’inscrit en droite ligne de la dynamique enclenchée lors de la première réunion de niveau décisionnel, tenue en février 2021 ». Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a, quant à lui, invité les participants à saisir cette opportunité pour contribuer au maximum à la qualité des échanges en vue d’aboutir à des conclusions satisfaisantes. Pour le chef de file de la médiation et ambassadeur d’Algérie, Boualem Chébihi, il est urgent de parvenir à une accélération du processus de mise en œuvre de l’Accord qui reste la « pierre angulaire pour le retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté du Mali ». Boualem Chébihi a réaffirmé l’accompagnement de la médiation internationale dans ce sens. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, El-Ghassim Wane, a souligné que la Transition offre une opportunité unique pour parachever la mise en œuvre de l’Accord, qui participe de l’entreprise en cours de refondation de l’Etat. «Tout doit être fait pour conforter cette dynamique», a exhorté M. Wane. De leur côté, les représentants des mouvements signataires de l’Accord et ceux de l’inclusivité ont salué la tenue de cette rencontre. Ils ont réitéré leur soutien aux autorités dans le sens de la mise en œuvre de l’Accord et du retour d’une paix définitive dans notre pays. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique et des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’inclusivité. BD/MD (AMAP)
Mali : Une cinquantaine de terroristes neutralisés après des attaques à Sevaré, Nara et Diabaly (état-major)
Bamako, 28 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une cinquantaine de terroristes en ripostant, mercredi, à des attaques menées contre des positions de l’Armée à Sevaré, de Sokolo dans la Région de Ségou (Centre) et à Kalumba, dans la Région de Nara (Ouest), indique une source militaire. « La riposte menée avec énergie et professionnalisme a permis de mettre en déroute les assaillants et de les poursuivre dans leur fuite », précise un communiqué de l’état-major général des Armées publié mercredi soir. Les groupes terroristes ont mené des « tentatives d’infiltration » contre « l’un des check-points du camp Hamadoun Bocary Barry dit Balobo et la cité de l’Armée de l’Air à Sevaré. aux environs de 01h00 », a annoncé l’armée dans son communiqué. Dans la foulée de la tentative d’infiltration déjouée à Sevaré, d’autres « attaques simultanées » ont visé, tôt mercredi matin, des postes FAMa de Kalumba et de Sokolo. « Combinant manœuvres terrestres, frappes aériennes et opérations aéroportées, la réaction prompte, courageuse et dynamique des FAMa a mis en lumière la vanité des actions désespérées des terroristes qui visent manifestement à faire des coups médiatiques pour masquer les pertes considérables qu’ils subissent depuis plusieurs mois », détaille le communiqué de l’état-major. Dans l’attaque de Sevaré, les FAMa ne déplorent aucune perte en vie humaine ni en matériels, informe l’Armée, notant également qu’aux environs de 02h00, les militaires du poste de contrôle de Barigodaga, commune urbaine de Mopti, ont repoussé des mouvements suspects en direction de Tongorogo, commune rurale de Sokoura, cercle de Mopti en adoptant une posture dissuasive et en effectuant des tirs d’arrêt À Sokolo, la réplique coordonnée des FAMa a mis les assaillants en débandade, selon l’Armée qui donne un bilan provisoire de 48 terroristes morts, 03 Pick-up détruits aux abords de l’emprise avec occupants et équipements et beaucoup de matériels militaires récupérés. Les FAMa déplorent 06 morts et 25 blessés dont 05 graves, déjà évacués sur un centre de prise en charge. « L’appui aérien prompt et les actions héliportées ont permis de neutraliser 03 pick-up terroristes, à 15 km de Sokolo avec des occupants estimés à une quinzaine de combattants et leurs équipements », explique le communiqué. On y apprend aussi que les actions des FAMa ont conduit à la récupération de 02 autres pick-up dont 01 équipé d’une mitrailleuse 14,5 mono-tubes, environ 04 km à l’Ouest de Sokolo, plusieurs motos de même que beaucoup de matériels militaires, des munitions, des armes y compris 03 PKM , 02 mortiers de 60mm. Quant à l’attaque de Kalumba, elle a été également contenue et vigoureusement repoussée, selon l’Armée qui relève un bilan côté ami est de « 12 morts dont 03 civils d’une entreprise de construction de route ». Selon la source militaire, le ratissage et l’évaluation de cette attaque sont en cours. Mais l’état-major annonce que la « poursuite aérienne a permis d’attaquer des bases logistiques terroristes sous couvert végétale dans les environs , réduisant ainsi le potentiel ennemi ». Par ailleurs, la hiérarchie militaire assure que les attaques de ces derniers jours matérialisent l’agonie des groupes armés terroristes. Selon le communiqué, de nombreux renseignements ont été récupérés sur les assaillants pour mieux identifier leur origine et leurs soutiens. « Un certificat de résidence portant le numéro 1179 / PU – 2 Man en date du 23 novembre 2018, prouvant l’établissement de l’un des assaillants dans un pays voisin, a retenu l’attention des services compétents », souligne le communiqué, avant de préciser que ces « renseignements seront minutieusement examinés par les services spécialisés afin de déterminer les connexions et les éventuelles complicités ». MT/MD (AMAP)
Jean-Pierre Lacroix à la Primature : « Une opportunité de mettre les choses à plat » entre le Mali et l’ONU
Bamako, 28 juil (AMAP) Le chef des opérations de la paix des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, reçu, mardi, à Bamako, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a admis qu’il y a une nécessité de redéfinir la manière de travailler ensemble, entre le Mali et les Nations unies. Le diplomate onusien, à la tête d’une importante délégation des Nations unies, répondait ainsi au chef du gouvernement malien pour qui il est indispensable de passer en revue, sans complaisance, les sujets de préoccupations Dans son intervention liminaire, lors d’une séance avec la délégation onusienne, qu’il a présidée, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a rappelé que depuis l’installation de la Mission multidimensionnelle intégree des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) au Mali, en 2013, le gouvernement a toujours entretenu un dialogue dynamique avec les Nations unies dans le cadre de la mise en œuvre efficace et efficiente de son mandat. « C’est dans cette dynamique, a souligné Dr Choguel Kokalla Maïga, que la présence de cette mission dans notre pays offre l’opportunité aux deux parties de renforcer ce dialogue ». Ce, en passant en revue, « sans complaisance, les sujets de préoccupations, et en explorant, ensemble, les voies et moyens pour trouver les compromis dynamiques nécessaires et une compréhension partagée sur les enjeux et les attentes de part et d’autre ». Saluant les efforts de stabilisation de la MINUSMA, qui opère dans un environnement particulièrement difficile, le chef du gouvernement s’est incliné devant la mémoire de toutes les victimes de la crise multidimensionnelle que traverse le Mali, depuis plus d’une décennie. À ce sujet, il a indiqué que le plus grand hommage que l’on rendra « aux victimes de cette crise est, assurément, de donner du sens à l’investissement tant humain, matériel, que financier consenti par la communauté internationale pour la stabilisation de notre pays ». Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, cela requiert indubitablement un changement de paradigme et une évolution de la doctrine des Nations unies. UTILITÉ ET PERTINENCE – «Comme je l’ai dit le 25 septembre 2021 à la tribune des Nations-unies, il n’existe pas de sentiment anti-MINUSMA au Mali», a rappelé le Premier ministre en relativisant toutefois qu’ « aussi longtemps que les raisons pour lesquelles la Mission a été déployée ne sont pas comprises et satisfaites, les interrogations sur l’utilité et la pertinence de la présence internationale constitueront des sujets de préoccupation ». « Des questions qu’il faut savoir aborder avec courage et lucidité et non chercher à éluder avec malice », a-t-il conseillé. Ainsi, de son point de vue, la crédibilité de toute action de l’ONU sur le territoire malien « se jugera à l’aune de notre capacité collective, gouvernement et MINUSMA, à assurer la protection des populations civiles, lutter contre l’insécurité et le terrorisme ». Mais aussi « à aider au redéploiement de l’État, au rétablissement de sa souveraineté sur l’ensemble du territoire ». Le chef du gouvernement malien a réitéré la position de son pays sur certains aspects de la résolution 2640 du 29 juin 2022 du Conseil de sécurité renouvelant le mandat de la MINUSMA. « Jee vous réitère, ici et solennellement, les fortes réserves exprimées par l’État du Mali, quant au mécanisme des droits de l’Homme, sans notre implication », a-t-il fait savoir. Il est impératif de renforcer la coordination et de continuer étroitement à travailler ensemble, y compris sur les questions de droits de l’Homme, dont le gouvernement et l’Armée sont à la fois soucieux et respectueux, en vertu de notre culture ancestrale et aussi en vertu de nos engagements internationaux. Le gouvernement a convié la Minusma à des échanges pour clarifier certains aspects de notre coopération afin de créer les conditions propices à la levée de la mesure suspensive de la rotation des contingents de la Mission. MILITAIRES IVOIRIENS – S’exprimant sur la situation spécifique des 49 éléments de l’Armée ivoirienne, Dr Choguel Kokalla Maïga a réitéré à ses interlocuteurs la demande de clarification du gouvernement, des liens légaux ou contractuels entre les militaires ivoiriens concernés, Sahel Aviation Service et le contingent allemand de la Minusma. Sur la question se rapportant à la situation des Éléments nationaux de soutien (NSE) des pays contributeurs de troupes, le Premier ministre a souligné la nécessité pour le gouvernement d’une plus grande transparence de la part de la Minusma en ce qui concerne ses effectifs en activité sur le sol malien. De même, que sur les conditions de déploiement et de rotations de contingents militaires et civils et des NSE. Au terme de la rencontre, le secrétaire général adjoint de l’ONU s’est dit satisfait de cette dynamique positive qui offre l’opportunité pour les deux parties de mettre les «choses à plat» afin de redéfinir la manière de travailler ensemble. Pour que la MINUSMA soit en mesure d’appuyer les objectifs fondamentaux des autorités, au nombre desquels le retour de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. À ce propos, Jean-Pierre Lacroix a rappelé que lors du renouvèlement du mandat de la MINUSMA, il a été demandé par le Conseil de sécurité de procéder à une revue stratégique de la Mission. Cette revue, qui tombe au parfait moment, permettra de mettre tous les sujets sur la table, de manière à ce que nous puissions identifier des objectifs communs avec les autorités pour en déduire un certain nombre de recommandations « que nous pourrions soumettre au Conseil de sécurité et aux États membres dont le soutien est évidemment indispensable ». Le chef des opérations de maintien de la paix a, également, évoqué la suspension temporaire des rotations de la MINUSMA. A ce propos, il a souligné que ces rotations sont « vitales » en ce sens qu’elles sont indispensables pour que la Mission puisse travailler. Il s’est réjoui ensuite de la perspective de la rencontre prévue entre les parties pour résoudre cette situation. La rencontre a été élargie à plusieurs membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Et, également, en présence du représentant permanent du Mali auprès de l’ONU, Issa Konfourou. La délégation onusienne comprenait le chargé des questions
Communiqué du Conseil des ministres du jeudi 28 juillet 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le Jeudi 28 juillet 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant nomination de Messieurs Mohamed SOW, Almami dit Fa DIAWARA et Madame Mariam DIALLO, tous Aspirants-notaires, aux fonctions de notaire. Le notaire est un officier public institué pour assurer le service public de la preuve sur toute l’étendue du territoire national. L’Ordonnance n°2013-027/P-RM du 31 décembre 2013 portant statut des notaires détermine les conditions d’accès à la profession de notaire, les modalités de gestion de la vacance et du transfert des charges notariales. En application des dispositions de cette ordonnance et après avis conforme de l’Ordre des notaires, les sieurs Mohamed SOW, Almami dit Fa DIAWARA sont nommés en qualité de notaire titulaire avec résidence à Bamako et Madame Mariam DIALLO est nommée en qualité de notaire titulaire avec résidence à Ségou. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres des conclusions et recommandations issues de la rencontre des Comités nationaux de facilitation des transports et du transit inter-Etats du Mali et de la Guinée. Le ministre des Transports et des Infrastructures a effectué une mission à Conakry, en République de Guinée, du 20 au 22 juillet 2022, accompagné d’une délégation nationale élargie aux représentants des organisations professionnelles de transporteurs routiers, de chargeurs, de la Chambre de Commerce, de la Compagnie malienne de Développement des Textiles et de chauffeurs et conducteurs routiers. La mission a échangé avec la partie guinéenne sur les mesures à prendre pour renforcer la promotion des échanges entre le Mali et la Guinée, lutter contre les tracasseries routières et rendre compétitif l’axe Bamako-Conakry. A l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu, entre autres de: – l’application d’un délai de franchise de trente jours aux marchandises maliennes au lieu de dix-sept jours actuellement appliqué par les armateurs ; – la réduction du coût de la caution de détention de conteneurs à l’instar des autres ports de la sous-région; – la mise en place de numéros verts dans les deux pays pour dénoncer les pratiques anormales sur les corridors et la désignation d’interlocuteurs en cas de problèmes ; – l’arrêt immédiat des perceptions illicites opérées lors du franchissement de la frontière ; – le rétablissement par la Guinée du trafic voyageur inter-Etats en autorisant la circulation des cars maliens sans rupture de charge ; – la mise à disposition du Mali d’une enclave pour la réalisation des creux pétroliers, des silos vraquiers et des terminaux dédiés aux marchandises maliennes. Le ministre des Transports et des Infrastructures a saisi l’opportunité pour adresser aux Autorités guinéennes, la profonde gratuite du Gouvernement du Mali pour l’élan de solidarité que la Guinée a su maintenir entre les deux pays frères pendant toute la période de l’embargo imposée à notre pays. 2. Le ministre des Transports et des Infrastructures a informé le Conseil des Ministres du démarrage de la campagne de navigation 2022 -2023 de la Compagnie malienne de Navigation. La Compagnie malienne de Navigation, COMANAV, société d’Etat au capital de 1 milliard 500 millions de franc CFA, a pour mission le désenclavement intérieur et extérieur du pays par voie fluviale. Son activité, fortement liée à la pluviométrie, s’exerce essentiellement sur le parcours Koulikoro-Gao, d’une longueur de 1 308 km appelé bief Nord du fleuve Niger. Au regard de l’évolution satisfaisante du niveau d’eau du fleuve Niger, la campagne de navigation 2022 -2023 démarrera le vendredi 29 juillet 2022, par le départ du bateau Modibo KEITA de Mopti à Kabara à 10h00. La Compagnie malienne de navigation contribue à l’approvisionnement des zones enclavées et assure l’intégration sociale et économique des populations riveraines du fleuve Niger, en dépit de la situation sécuritaire. 3. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres du résultat des examens du Diplôme d’Etudes Fondamentales, DEF, session de juin 2022. Les Résultats obtenus à cet examen se présentent comme suit : – candidats inscrits : 223 244 – candidats présents : 209 705 – candidats admis : 100 374 Le pourcentage global de réussite est de 47,86%, soit 20,81 % de moins que la session de l’année 2021. Les taux de réussite filles et garçons sont respectivement de 47,39% et 48,31%. L’examen du DEF a bénéficié de la mobilisation des membres du gouvernement de tous les segments de l’administration des syndicats d’enseignant, de la Fédération national des parents d’élèves, des associations des élèves et étudiants, de toute la communauté éducative. Les résultats seront proclamés officiellement le vendredi 29 juillet 2022 sur toute l’étendue du territoire national. 4. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 28 juillet 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national
Le Mali réaffirme son partenariat avec les Nations unies (Ministre en charge des Affaires étrangères)
Bamako, 28 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a assuré, mardi à Bamako, que son pays entretient un partenariat fécond et fructueux avec les Nations unies parce que le Mali abrite aujourd’hui, l’une des missions onusiennes les plus importantes du monde. Abdoulaye Diop s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de la paix, Jean-Pierre Lacroix, en visite au Mali, un mois après le renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). M. Diop a, ensuite, indiqué que la visite de M. Lacroix est « l’occasion de maintenir le dialogue et les échanges sur la meilleure façon d’aller vers une plus grande efficacité de ces missions au bénéfice des populations ». Mais aussi « pour pouvoir continuer à travailler avec les Nations unies dans le cadre de la franchise, de la sincérité, du respect mutuel et du respect de la souveraineté du Mali. » Et le ministre Diop de préciser aussi que « les Nations unies sont présentes au Mali à la demande des autorités maliennes et que son pays souhaite continuer à travailler avec l’organisation internationale ». « Mais ce que le Mali souhaite, a insisté le chef de la diplomatie malienne, c’est que ce travail puisse se faire dans le respect de sa souveraineté et de ses choix politiques. » Pour son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Mali n’est pas en guerre avec les Nations unies contrairement à ce que certains médias ont essayé de laisser croire. Toutefois, il reconnait que « la visite de Jean-Pierre Lacroix intervient dans un contexte particulier ». Avec la délégation onusienne, Abdoulaye Diop a discuté du renouvellement du mandat de la MINUSMA et aussi des positions de principe que le Mali a affirmées par rapport à cette question notamment, les préoccupations exprimées concernant une espèce de politisation des droits de l’Homme. TRANSPARENCE ET FIABILITÉ – Également, les échanges entre les deux parties ont porté sur la nécessité pour le gouvernement de donner son accord rapidement pour la rotation des contingents de la MINUSMA. Sur cette question, le ministre Diop a souhaité que dans les jours à venir, il y ait « très rapidement une réunion de coordination avec les Nations unies pour convenir des procédures et protocoles assurant la transparence et la fiabilité des mouvements des contingents comme ceux d’autres personnels onusiens ». Il a précisé que le Mali ne met pas d’obstacles spécifiquement pour bloquer l’action de la MINUSMA. « Chaque fois que les autorités ont dû prendre des mesures, c’est qu’il y avait des opérations militaires en cours, des préoccupations de sécurité nationale et des besoins de coordination qui exigent de revoir un certain nombre de protocoles », a-t-il dit. Concernant la question des droits de l’Homme, M. Diop a indiqué que le sujet a été longuement discuté avec la délégation onusienne. Pour lui, l »a protection des droits humains est consubstantielle à l’histoire et la culture maliennes ». « Cette question, a-t-il assuré, fait partie des priorités du gouvernement. Mais la préoccupation des autorités maliennes est de faire en sorte que cette question ne puisse pas être politisée. » La question des 49 militaires ivoiriens a été aussi évoquée. A ce propos, le ministre Diop a salué l’effort de transparence des Nations unies en répondant à l’essentiel des questions posées par le gouvernement, apportant une part de lumière sur cette affaire. Toutefois, il a soutenu qu’il y a encore beaucoup de questions à élucider. A cet effet, il a annoncé une réunion, la semaine prochaine, pour travailler sur les rotations. Car pour lui, « il faut saisir ces incidents pour mettre de nouvelles bases. » Jean-Pierre Lacroix, a quant à lui, rappelé qu’il y a une longue histoire entre le Mali et les Nations unies. « Une histoire qui inclut, de manière très visible, la participation du pays aux opérations de maintien de la paix ». Selon lui, le moment est propice pour mettre à profit la dynamique positive qui s’est installée ces dernières semaines, notamment la levée des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les différentes initiatives prises par les autorités comme le travail sur la loi électorale, la réforme de la Constitution, le renouvellement récent du mandat de la MINUSMA qui s’est accompagné d’une demande du Conseil de sécurité de procéder à une revue stratégique. Pour le diplomate onusien, ce travail en commun consistera à définir, de manière claire, des objectifs partagés qui serviront au mieux la visée finale de la restauration complète de l’autorité de l’Etat. Selon lui, cette revue est une requête du Conseil de sécurité qui demande de venir avec des suggestions et des recommandations. Pour M. Lacroix, « le soutien et la bonne entente avec les autorités de la Transition sont essentiels et vitaux pour une opération de maintien de la paix ». Il a ajouté que « les discussions qui vont suivre, dans les prochains jours, représentent une phase initiale de ce travail ». A son arrivée à Bamako, Jean-Pierre Lacroix a d’abord eu un tête-à-tête avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. C’est à l’issue de cette rencontre, suivie d’une séance de travail, que le secrétaire général adjoint aux opérations de la paix des Nations unies et le chef de la diplomatie malienne ont co-animé la conférence de presse. DD/MD (AMAP)

