APEX-Mali : Une journée de plaidoyer pour le développement des exportations
Bamako, 20 sept (AMAP) L’Agence pour la promotion des exportations (APEX-Mali) a organisé, la semaine dernière, la journée d’information, d’appropriation et de plaidoyer pour le financement du plan d’action 2022-2023 de la Stratégie nationale de développement des exportations du Mali (SNDEX). Cette journée avait pour objectif de favoriser le développement des exportations du Mali, à travers une meilleure appropriation de la SNDEX par les acteurs publics, privés et les partenaires techniques et financiers, en vue notamment de la mobilisation du financement de la mise en œuvre de son plan d’action 2022-2025. Selon le directeur général de l’APEX-Mali, Massoudou Cissé, la balance commerciale de notre pays est chroniquement déficitaire. « En vue de réduire ce déficit et dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de développement du commerce (PNDC), Apex Mali, a sollicité l’appui technique du Centre du commerce international (CCI) qui nous a permis d’élaborer, avec l’implication des acteurs concernés par le commerce extérieur, la feuille de route pour le développement des exportations du Mali», a souligné M. Cissé. Il a indiqué que cette feuille de route a servi de base à l’élaboration du Document de la Stratégie nationale de développement des exportations du Mali et son Plan d’action 2022 2025. « Sur les 113 actions envisagées par ce Plan, l’APEX-Mali est impliquée dans 89 actions dont 36 pour lesquelles elle est la première responsable », a précisé son directeur général. Et d’ajouter que ces actions, constituent des réponses aux défis liées au contexte actuel marqué par les crises sanitaire, économique et sécuritaire. À ce propos Massoudou Cissé a fait savoir que le gouvernement, à travers le ministère de l’Économie et des Finances, a financé la première année de la mise en œuvre de la SNDEX à hauteur 1,05 milliard de Fcfa. « Néanmoins, a-t-il signalé, les besoins restent encore énormes et des efforts supplémentaires sont demandés pour couvrir les actions prioritaires évaluées à hauteur de 3,01 milliards de Fcfa au titre de la première année de mise œuvre du Plan d’action de la SNDEX ». Le premier responsable de l’APEX-Mali a ainsi invité les participants à réfléchir à la façon dont ils peuvent contribuer à la mise en œuvre de cette stratégie qui est la pierre angulaire pour relancer le commerce au Mali. Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, a rappelé que l’élaboration de la SNDEX du Mali et son Plan d’action 2022-2025 s’inscrit dans les orientations de la Politique nationale de développement du commerce (PNDC). Selon Mahmoud Ould Mohamed, l’objectif est de tirer profit de l’appartenance du Mali à plusieurs unions économiques et douanières ainsi que des préférences commerciales mises en place par certains pays partenaires. « En outre, a-t-il poursuivi, la SNDEX arrive au moment où le marché unique africain, la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) entrera dans sa phase opérationnelle en octobre prochain. » Selon le ministre, l’accès préférentiel à ces marchés et l’appartenance à des espaces intégrés devraient lui permettre d’assurer une meilleure insertion de son commerce dans l’économie régionale et internationale, de favoriser son développement économique durable et de contribuer à la réduction de la pauvreté. « C’est pourquoi, a-t-il dit, le gouvernement du Mali, en approuvant la SNDEX, entend surmonter les difficultés liées aux crises multidimensionnelles à l’effet d’offrir des opportunités nouvelles et de développer les filières à fort potentiel d’exportation ». Les dix filières prioritaires retenues pour la première phase sont celles qui permettraient d’amorcer la transition vers une économie de transformation axée sur la création de valeur ajoutée, la compétitivité et la durabilité. Il s’agit des filières coton, textile et habillement, bétail et viande, cuirs et peaux, mangue, karité, gomme arabique, sésame, anacarde, patate douce et tourisme. Cette journée s’est tenue, sous la présidence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement des représentants du corps diplomatique et des organisations régionales et internationales accréditées au Mali. AG/MD (AMAP)
Cour pénale internationale : Ahmad Al Faqi Al Mahdi libéré après 6 ans de prison
Bamako, 20 sept (AMAP) Le coauteur des attaques contre dix bâtiments à caractère religieux et historique à Tombouctou, dans le Nord du Mali, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, a été libéré, dimanche, par la Cour pénale internationale (CPI), rapportent plusieurs sources. Selon une décision relative à l’examen de la question d’une réduction de la peine d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi, publiée le 25 novembre 2021, il est indiqué que la peine initiale qui lui a été infligée est réduite de deux années. Avant d’annoncer que «la date de fin d’exécution de la peine infligée à Ahmad Al Mahdi est fixée au 18 septembre 2022». D’après la même source, qui explique cette réduction, la CPI peut réduire la peine si elle constate que la personne a, dès le début et de façon continue, manifesté sa volonté de coopérer avec la Cour dans les enquêtes et poursuites de celle-ci. Si la personne a, aussi, « facilité spontanément l’exécution des décisions et ordonnances de la Cour dans d’autres cas, en particulier en l’aidant à localiser des avoirs faisant l’objet de décisions ordonnant leur confiscation, le versement d’une amende ou une réparation et pouvant être employés au profit des victimes ». S’y ajoutent d’autres facteurs prévus « dans le règlement de procédure et de preuve attestant un changement de circonstances manifeste aux conséquences appréciables de nature à justifier la réduction de la peine ». Le 27 septembre 2016, la Chambre de première instance a déclaré Ahmad Al Mahdi coupable, en tant que coauteur au sens de l’article 25-3-a du Statut, du crime de guerre visé à l’article 8-2-e-iv du Statut consistant « à avoir dirigé intentionnellement des attaques contre 10 bâtiments à caractère religieux et historique sis à Tombouctou, entre le 30 juin 2012 et le 11 juillet de la même année ». La Chambre de première instance a condamné Ahmad Al Mahdi à 9 ans d’emprisonnement. Elle a considéré qu’Ahmad Al Mahdi avait droit, «à ce que soit déduit de sa peine le temps qu’il a passé en détention sur ordre de la Cour, c’est-à-dire le temps écoulé depuis son arrestation en exécution du mandat d’arrêt délivré le 18 septembre 2015». SS/MD (AMAP)
Douanes maliennes : Des locaux à hauteur d’ambition
Bamako, 20 sept (AMAP) Les douanes maliennes disposent, depuis lundi, un bâtiment flambant neuf, sis à Samanko II, dans la Commune du Mandé, près de Bamako, dont le coût de réalisation est de 5 milliards de Fcfa entièrement financé sur le budget national. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a procédé à l’inauguration de cette nouvelle direction des douanes, en compagnie du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga et des membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Ce joyau architectural, bâti sur une superficie de 30 hectares, comprend cinq niveaux (R+4), 147 bureaux, deux salles de conférences, deux ascenseurs, une salle multimédia, deux escaliers de secours, une salle d’archives et un réfectoire pour cent convives situé sur la terrasse supérieure. Le nouveau bâtiment abrite outre le siège de la direction générale des douanes, le centre de formation des douanes, les futures infrastructures du Centre d’expertise technique, du Centre de formation militaire des agents des douanes, les logements d’astreintes pour les agents en service et un parking de 300 places. L’immeuble est approvisionné en eau courante par un forage équipé de matériels solaires. L’électricité est fournie par un groupe électrogène de 400 KVA en plus de la connexion au réseau de la société nationale d’électricité (EDM-SA). En termes de symboles, en face de cet imposant édifice, le visiteur s’inclinera devant le monument aux morts et le drapeau national. Accueilli par la fanfare nationale, le président de la Transition a d’abord salué le drapeau, avant de déposer une gerbe de fleurs au monument des morts. Par la même occasion, des agents ont, pour la première fois, reçu des médailles d’honneur, en signe de reconnaissance pour les services rendus aux douanes maliennes. Pour leur dévouement et engagement au travail, ils ont été décorés de la médaille d’honneur des douanes par le président de la Transition. PERFORMANCES – L’inauguration de ce nouveau siège, pensé et dédié à la Direction générale de la Douane, premier dans l’histoire de l’administration, est vécue comme un moment de joie par le directeur général, l’inspecteur général Amadou Konaté, et son équipe. Le directeur général a déclaré que ce bâtiment est un véritable joyau architectural, spacieux et fonctionnel, à la dimension des attentes du pays à l’endroit de son administration. « Ce qui, a-t-il-dit, implique l’engagement de tout le personnel pour l’atteinte des objectifs, malgré les nombreux défis ». Selon le premier responsable des douanes maliennes, cette cérémonie d’inauguration coïncide avec les préparatifs de la commémoration du 22 septembre, mais aussi avec la commémoration des 62 ans de l’existence du service. «En recevant ce joyau, les douanes maliennes, oublient de façon définitive, l’indignation, l’humiliation subies suite à leur expulsion des bâtiments abritant les services centraux de la direction générale, au centre-ville de Bamako», a soutenu l’inspecteur général Amadou Konaté. Qui a rappelé les performances de son service en dépit du contexte difficile marqué par l’insécurité grandissante et la crise de la pandémie de la Covid-19. Les agents sont restés mobilisés jusqu’à minuit en décembre 2021, pour réaliser 657,880 milliards de Fcfa sur une prévision annuelle de 656,250 milliards Fcfa, soit un taux de 100,24%, a-t-il salué. En matière de lutte contre les trafics illicites et la fraude, le patron des douanes a évoqué des saisies spectaculaires en 2021 et 2022. Il s’agit, selon l’inspecteur général Amadou Konaté, de 437 kg d’or, 873.954 dollars, 991.510 euros, 30 millions de Fcfa de faux billets, 2,633 tonnes de chanvre indien, 7.499 munitions de guerre, 30 unités de détonateurs, 6.202 unités d’explosifs, 20 tonnes de produits précurseurs, 3 armes de guerres, 76.759.374 comprimés de faux médicaments et 159,5 kg de cocaïne. Plus de 57 kg de viandes avariées remises au service de zoo de Bamako. UNE PREMIÈRE – Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, c’est la première fois depuis 1960 que l’administration des douanes disposera d’une infrastructure spécialement construite pour abriter les services centraux de la direction générale. M. Sanou a ajouté que c’est également la première fois dans l’histoire du Mali qu’un service central de l’État se trouve logé en dehors des limites territoriales du District de Bamako. Pour lui, la construction de ce joyau démontre la volonté des autorités d’accompagner les douanes maliennes dans l’exercice de leurs missions notamment la mobilisation des ressources, la lutte contre la fraude et la criminalité transfrontalière, la protection des populations. Elle les met dans des conditions optimales de travail dans le but d’améliorer leur performance et d’assurer l’atteinte des objectifs fixés, a souligné le ministre Sanou. Le patron de l’Hôtel des finances a remercié le chef de l’État pour les actes posés dans le cadre de l’amélioration de leur condition de travail. Il a engagé ses agents à redoubler d’efforts et à plus de rigueur dans le travail et à prendre soin des locaux. AMK/MD (AMAP)
Mali : Plus de 150 dossiers au rôle de la session d’assises
Bamako, 20 sept (AMAP) Les travaux de la 1ère session ordinaire de la Cour d’assises ont débuté, lundi, à la Cour d’Appel de Bamako, avec au rôle, plus d’une centaine d’affaires de crimes classiques, d’infractions de criminalité transnationale organisée et de crimes financiers Lors de cette session combinant deux en une seule, il s’agit d’examiner 150 affaires de droit commun pour 310 accusés dont 213 détenus, 20 affaires de trafic illicite de migrants, de traite de personnes et les infractions de terroristes pour 32 accusés. S’y ajoutent 26 affaires de détournement de fonds et d’atteintes aux biens publics pour 60 accusés. Les audiences s’étendront à peu près sur deux mois temps auquel les juges rendront des verdicts permettant de fixer sur leur sort les inculpés. «Face aux défis sécuritaires et à la nécessité de la lutte contre la délinquance économique et financière, il devient impérieux que la réaction sociale incarnée par l’action publique soit à la dimension des comportements répréhensibles et que la Cour d’assises, prolongement naturel et central de cette réaction sociale, rende au cours de cette session, la justice en proportion de la gravité des faits à elle soumis», a clarifié le procureur général par intérim de la Cour d’appel Ladji Sara. Le représentant du bâtonnier, Me Mah Mamadou Koné a donné l’assurance que le barreau restera aux côtés du parquet et du département de tutelle dans la lutte que les hautes autorités ont engagé contre les faussaires de tout ordre. L’avocat n’a pas passé sous silence les difficultés du barreau. Dans la même veine, Me Koné a dénoncé l’insuffisance de ressources humaines, tout en expliquant que c’est un phénomène qui touche la plupart des parquets et qui, de son avis, constitue une véritable difficulté à laquelle il urge de trouver une solution pérenne pour le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. L’avocat a réitéré les doléances dont la principale constitue l’aide juridictionnelle qui, selon lui, est un moyen nécessaire pour assister un citoyen lorsque celui-ci a besoin des services d’un avocat. Me Mah Mamadou Koné a remercié l’ensemble de la chaine pénale pour le travail abattu dans le cadre de la tenue de cette session. Quant au président de la Cour, Aldjoumagat Dicko, il a très brièvement rappelé le contexte difficile dans lequel se tient la session. Le magistrat est revenu sur les différentes infractions qui ont conduit les accusés devant les juges. Il a rassuré que la Cour ne faillira point, avant d’inviter les assesseurs au strict respect de leur serment durant les travaux. TC/MT/MD (AMAP)
Me Mountaga Tall : «Il faut rassembler les énergies et compétences pour parachever l’évolution socio-politique du Mali»
Propos recueillis par Bembablin DOUMBIA Bamako, 20 sept (AMAP) Dans cette interview, le président du Congrès national d’initiative démocratique- Faso Yiriwa Ton (CNID-FYT) fait un diagnostic des différents régimes qui se sont succedé depuis l’indépendance. Me Mountaga Tall évoque aussi les réformes politiques et institutionnelles initiées par les autorités de la Transition ainsi que le chronogramme du réferendum et des élections L’Essor : Cette année, notre pays célèbre le 62è anniversaire de son accession à l’indépendance. Quel est votre regard sur le parcours du Mali, 62 ans après ? Me Mountaga Tall : Vous savez, 62 ans pour les êtres humains, c’est l’orée du troisième âge. Mais pour une Nation, 62 ans sont presque insignifiants dans la durée. Pour autant, avec tant d’années, il est important de jeter à la fois un regard rétrospectif et prospectif sur ce que nous avons fait de notre indépendance, tirer les enseignements et nous projeter dans l’avenir. Il faut, en effet, se remémorer que l’indépendance ne nous a pas été servie sur un plateau d’argent. Ce n’était pas un octroi, mais au contraire une conquête difficile, aussi difficile qu’a été l’opposition de nos aïeux à la pénétration coloniale. Et le combat pour l’indépendance ne pouvait aboutir qu’avec la mobilisation des masses populaires. Ce qui signifie, pour leur engagement, que des promesses ont été faites, non seulement pour leur liberté, mais aussi pour leur dignité et pour un mieux-être individuel et collectif, c’est-à-dire le développement. Qu’avons-nous fait de cela en 62 longues années ? Nous avons connu trois Républiques et différents régimes. Personne ne pourrait soutenir valablement que chacun de ces régimes ou que chacune de ces Républiques ait tout réussi ou tout raté. On ne gouverne pas impunément, dit-on. Donc, il y a des insuffisances partout, des reproches à faire à chacun de ces régimes et à ces différentes Républiques. Mais il y a aussi des acquis. Ce qui est regrettable, aujourd’hui, nous n’avons pas eu le courage, au Mali, de faire le bilan. Et pour ceux qui ont gouverné de faire leur autocritique. Or, en prenant chacun de ces régimes, on peut trouver une part d’actions qui nous ont conduit vers la tenue des promesses faites mais, aussi, une part sombre. Allons-nous avoir l’intelligence et le courage d’aller, non pas vers ce qui s’est vu ailleurs, c’est-à-dire des Commissions vérité, justice et réconciliation, mais que pour le Mali et son bien, nous allions vers une Commission vérité et réconciliation en se disant qu’on n’a pas besoin, aujourd’hui, d’aller vers des règlements de compte judiciaires ? Si nous réussissons à faire cela, nous pourrions réconcilier ceux qui, sous la première République, ont bénéficié des retombées du développement économique et social de notre pays et ceux qui ont connu une répression dure. Ceux qui, sous la deuxième République, ont bénéficié de la protection de l’Etat à travers un certain nombre de dispositifs et ceux qui ont souffert le martyre sous le parti unique et constitutionnel. Sous la troisième République, il y a des acquis fondamentaux dans différents domaines qui sont réels mais aussi la chasse aux opposants. Et nous avons connu des ruptures brutales et sanglantes plus d’une fois. Il faudrait que nous ayons le courage d’en parler. Quoi qu’il en soit, 62 ans après, nous pouvons, aujourd’hui, nous enorgueillir d’un certain nombre d’acquis qui se sont consolidés ces dernières années. Au-delà de l’indépendance juridique et formelle, aujourd’hui, chaque Malien au plus profond de lui-même, parle de la souveraineté du Mali, de l’indépendance du Mali, de respect dû au Mali et à ses autorités, du respect de la dignité du Malien. Sur ce socle, consolidé après six décennies, nous pouvons avoir droit à tous les rêves pour aller vers ce mieux-être individuel et collectif que nous continuons à rechercher. L’Essor : Quelle est votre appréciation de l’évolution de la situation sociopolitique du Mali ? Me M.T : Il y a deux ans, une vague de fond s’est soulevée dans notre pays pour contester la gouvernance. Ce mouvement a été porté par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui s’inquiétait des dérives et qui avait dit très clairement que si des solutions n’étaient pas apportées, le Mali risquait de disparaitre en tant que Nation, République laïque et démocratique. Cet appel a été entendu. Nous avons été témoins des manifestations monstres non seulement à Bamako, à l’intérieur du pays mais aussi au niveau de la Diaspora, pour demander essentiellement un nouveau Mali, le Mali Kura, qui devrait en vérité traduire en actes concrets tous les engagements, toutes les promesses formulées depuis soixante années : consolider les acquis, corriger et rectifier les insuffisances. Depuis, une refondation du Mali est en cours. Un chronogramme sur la refondation est élaboré qui ne pourrait s’achever pendant la Transition en cours, mais dont les fondements devraient être posés avant la fin de la Transition. Ce qui suppose que sur le plan institutionnel et politique, il faudrait aller vers des normes nouvelles qui devraient, avant tout, être fixées dans une nouvelle Constitution. Les Maliens se rappelleront que trois tentatives de réviser notre Constitution ont échoué. Il y a aujourd’hui une opportunité extraordinaire, enfin, à tenir compte de l’œuvre du temps. Parce que notre Constitution, aujourd’hui, a 32 ans. Donc, il faut l’adapter au contexte actuel. Mais, une Constitution ne se mange pas, ne se boit pas. Il faut qu’au-delà, la refondation porte sur les avancées en matière économique, social et de sécurité qui sont, aujourd’hui, notre talon d’Achille. Pour cela, il faudrait que chacun des Maliens se sente comptable du devenir de notre Nation. Nul ne doit s’auto-exclure et nul ne doit être exclu. Il s’agit, aujourd’hui, dans une démarche intelligente, de rassembler tous ceux qui ont l’amour et le souci du Mali sur des bases très claires : le patriotisme, l’intégrité et la compétence. Et ces différentes qualités se retrouvent chez les jeunes et les anciens, chez les femmes et les hommes, dans la société civile et dans la classe politique, chez les militaires comme chez les civils. Rassembler ces énergies et compétences vont nous
Matches amicaux Mali-Zambie : 25 joueurs retenus, sans Ibrahima Koné
Bamako, 19 sept (AMAP) Le sélectionneur des Aigles, Éric Sekou Chelle a dévoilé, lundi, la liste des joueurs retenus pour les deux matches amicaux devant opposer le Mali à la Zambie, le 23 et 26 septembre prochain, au stade du 26 Mars, à Bamako. Pour cette double confrontation, Éric Chelle a fait appel à 25 joueurs dont plusieurs joueurs cadres de la sélection nationale présents, sans surprise. Il s’agit de Hamari Traoré de Rennes, Aboubacar Kiki Kouyaté de Metz, en France ou encore Diadié Samassékou, prêté par Hoffenheim (Allemagne) à l’Olympiakos Le Pirée en Grèce. On note la première sélection du défenseur de Toulouse, en Ligue 1 française, Moussa Diarra (21 ans). Le retour du défenseur Mamadou Traoré de Vojvodiba FC, en Serbie est également remarqué ainsi que celle de Cheick Doucouré de Crystal Palace. Les absences remarquées sont certainement celles du buteur Ibrahima Koné de Lorient, en France, du milieu Abdoulaye Doucouré d’Everton, en Angleterre, revenu de blessure. Le défenseur Almamy Touré de Frankfurt, en Allemagne, aussi blessé n’est pas retenu pour ces matches amicaux. MT/MD (AMAP) Liste complète des Aigles du Mali pour la double confrontation contre la Zambie Gardiens : Ibrahima Bosso Mounkoro (TP Mazembe) Ismaël Diawara (Malmö) Djigui Diarra (Young Africans SC) Défenseurs: Hamari Traoré (Rennes) Mamadou Traoré (Vojvodiba FC) Aboubacar Kiki Kouyaté (Metz) Mamadou Fofana « Nojo » (Amiens) Daouda Guindo (Saint Gall) Moussa Diarra (Toulouse) Amadou Danté (Sturm Graz) Falaye Sacko (Montpellier) Milieux : Amadou Haïdara (RB Leipzig) Yves Bissouma (Tottenham) Aliou Dieng (Al Ahly SC) Diadié Samassékou (Olympiakos) Mohamed Camara (Monaco) Lassana Coulibaly (Salernitana) Kamory Doumbia (Reims) Cheick Oumar Doucouré (Crystal Palace) Attaquants : Adama Traoré « Malouda » (Ferancvaros) Moussa Djénépo (Southampton) Moussa Doumbia (Sochaux) El Bilal Touré (Almeria) Sékou Koïta (RB Salzbourg) Nene Dorgeles (Westerlo)
Premier agrégé en Sciences économiques et de gestion : Pr Issoufou Soumaila Mouleye porte sa toge
Bamako, 19 sept (AMAP) Le premier agrégé en sciences économiques au Mali, le Pr Issoufou Soumaïla Mouleye, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), a porté sa toge universitaire, lors d’une cérémonie, le week-end dernier. Le Pr Mouleye avait été magnifié le 19 novembre 2021 lors d’une autre cérémonie à la même FSEG de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB), «Nous devons continuer à éclairer les décideurs avec des analyses pertinentes, des critiques constructives et des propositions concrètes», a déclaré le nouvel agrégé, qui a reçu un ciwara des mains du doyen de la FSEG, le Pr Soboua Théra, qui a présidé la cérémonie. Pour le Pr Issoufou Soumaïla Mouleye, l’Université doit être une force d’action et de réaction face aux défis auxquels notre pays est confronté. Et de rappeler que le temps de l’université muette est révolu. Selon lui, « le chercheur doit avoir la capacité de questionner le passé, d’observer le présent et prédire le futur. » L’enseignant-chercheur a invité ses collègues à créer et entretenir des partenariats intelligents et innovants entre universités pour gagner. Le Pr Mouleye a dédié sa consécration à la jeunesse universitaire et malienne. Après avoir partagé ses expériences du Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES) avec ses collègues enseignants maliens de la FSEG, l’invité principal, le Pr Akoélé Ega Agbodji de l’Université de Lomé, au Togo, a prodigué beaucoup de conseils au tout nouveau maitre de conférence agrégé. Il a invité la nouvelle tête couronnée en Sciences économiques et de gestion à l’humilité, mais surtout a incité ses collègues à faire le concours d’agrégation. L’un des collaborateurs du lauréat, également enseignant-chercheur, Dr Amadou Bamba, s’est réjoui de cette consécration. Lui, aussi, a exhorté ses collègues à prendre exemple sur le lauréat du CAMES. «Vous êtes la relève. Nous comptons sur vous pour tirer le Mali nouveau (Mali Kura) et les jeunes vers le haut» a laissé entendre Pr Farikou Camara, enseignant à la FSEG. Pour rappel, le Pr Issoufou Soumaïla Mouleye avait été promu maitre de conférences, agrégé en sciences économiques lors du 20è concours d’agrégation du CAMES tenu du 4 au 14 novembre 2021 à Cotonou, au Bénin). C’était lors d’une cérémonie présidée par le doyen de la FSEG, Pr Soboua Théra, à la FSEG. On notait la présence de l’invité principal de la FSEG, Pr Akoélé Ega Agbodji de l’Université de Lomé (Togo). SYW/MD (AMAP)
Mali-BAD : Des mesures fortes pour améliorer la performance du portefeuille de projets et programmes
Bamako, 19 sept (AMAP) La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement malien ont évalué l’état de mise en œuvre des projets et programmes que l’institution régionale de développement finance au Mali, au cours de la revue de la performance du portefeuille. La revue politique organisée, vendredi dernier, a été présidée par le ministre de l’économie et des Finances, Alousseini Sanou. Les sessions techniques avaient commencé le lundi 12 septembre dernier. Le but étant d’apprécier ensemble (administration, société civile, secteur privé, collectivités et partenaires techniques et financiers) les avancées, de comprendre les raisons des blocages (s’il y en a) et de formuler des recommandations pertinentes visant à améliorer la qualité du portefeuille. M. Sanou a noté avec satisfaction qu’à l’issue des travaux, «un diagnostic complet a permis d’identifier et d’analyser les contraintes et les difficultés majeures qui plombent la performance du portefeuille», Il a fait remarquer que le portefeuille connaît de nos jours, «un niveau avancé de détérioration de sa qualité, soit plus de 83% d’instruments inscrits au rouge ». « Autrement dit, des projets éligibles à l’annulation», a analysé le ministre. Il s’agit, selon lui, d’un portefeuille vieillissant présentant un besoin d’assainissement. Cette situation est imputable aux conséquences de la pandémie de la Covid-19, à la crise sociopolitique que connait le pays, aux besoins de réformes pour accélérer les processus de passation des marchés et d’indemnisation des personnes. Le mal et ses raisons sont connus, «nous devons agir vigoureusement et avec diligence pour faire reverdir la performance de notre portefeuille commun», a dit le directeur général adjoint Afrique de l’Ouest du Groupe de la BAD, Joseph Ribeiro. Pour ce faire, un Plan d’amélioration de la performance du portefeuille (PAPP) est conjointement élaboré et convenu entre les équipes du Mali et celle de la Banque. Il consiste en des mesures immédiates, à court et moyen terme. Dans un premier temps, les projets seront exécutés dans les délais impartis en évitant de nombreuses prorogations. Ce qui permet d’atteindre rapidement leurs objectifs de développement, de soutenir la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations. En second lieu, le portefeuille sera assaini. Restructuré et alloué, il permettra de mieux recycler le stock de ressources rares dormantes vers des priorités urgentes du pays ainsi que des activités actuelles des projets qui demeurent pertinentes. Cela contribuera à l’efficacité dans l’action gouvernementale et à sa proactivité à mieux répondre aux besoins légitimes des populations. Rendu performant, le portefeuille contribuera en dernier ressort au renforcement de la capacité d’absorption des ressources allouées par le pays ainsi que sa capacité à mobiliser plus rapidement des ressources nouvelles, non seulement au niveau du Groupe de la Banque mais également auprès d’autres bailleurs. Ces propositions n’ont visiblement pas intégré les aspirations de tous les acteurs. Le secteur privé et la société civile ont insisté sur la nécessité de prioriser la production d’énergie solaire au détriment du transport d’énergie à partir des pays voisins. Mais surtout d’investir dans des actions de lutte contre les effets du changement climatique. «L’initiative ne prend malheureusement pas en compte la production d’énergie qui est primordial pour le développement de toute nation», note Cheick Hamala Simpara, membre du secteur privé malien, déplorant que ce soit seulement le volet transport d’électricité entre les différents pays d’Afrique de l’Ouest qui soit préconisé. Ce qui est, selon lui, « insensé au regard du potentiel malien en source d’énergie ». «Avec 3 000 heures d’ensoleillement annuellement, une intensité et une durée d’ensoleillement constante, permettent à notre pays de produire de l’électricité solaire de très bonne qualité et à moindre coût pour booster l’économie en tirant vers le haut les autres secteurs d’activité», a ajouté Cheick Hamala Simpara. Le président du Conseil national de la société civile du Mali a fustigé la lourdeur administrative qui affecte la performance de la Banque et les citoyens. «Le besoin est clairement là, il est incompréhensible que la Banque et l’Etat traîne les pas. Ce sont les populations qui payent le prix de cette lenteur», a commenté Boureima Allaye Touré. Et d’interpeller : «Pour un pays désertique comme le Mali, la Banque ne réserve que 2% de son portefeuille au changement climatique. » La revue politique est assimilable à l’instance de validation ou de rectification des résultats des travaux d’évaluations techniques. «Cette présente revue constitue l’occasion pour nous de nous assurer que notre partenariat avec la BAD s’exécute conformément aux orientations globales et sectorielles stratégiques du Mali et au contenu du Document de stratégie pays (DSP) de la Banque au Mali en vue de répondre aux besoins réels et vitaux de la population», a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances. A ce titre, elle a permis « d’examiner l’état d’exécution des opérations de la Banque en cours au Mali avec les Unités de gestion de projets, notamment la gestion fiduciaire et environnementale », a corroboré Joseph Ribeiro. Le portefeuille actif du secteur public de la BAD au Mali compte, à la date du 31 août 2022, vingt projets pour un montant total approuvé de 458,484 millions d’Unités de compte (UC), environ 391,37 milliards de Fcfa. Le total des décaissements effectués sur les montants engagés est estimé à 175,236 millions d’UC, environ 149,59 milliards de Fcfa. Le taux moyen de décaissement est évalué à 38,22% pour un âge moyen du portefeuille de plus de 5 ans. Il couvre les secteurs du transport routier (représentant 39% du portefeuille), l’agriculture (19%), l’énergie (13%), l’eau et assainissement (11%) et la gouvernance (6%). Le secteur privé (finance et industrie) représente 7% de l’enveloppe du portefeuille et les autres secteurs (changement climatique et développement social) 5%. La BAD a commencé ses opérations au Mali en 1975. Les activités qu’elle finance sont cohérentes avec sa stratégie décennale 2013-2022 et ses cinq grandes priorités appelé «High 5» : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. OS/MD (AMAP)
Rentrée scolaire : Des parents d’élèves dans l’angoisse de la hausse des prix
Par Sidi Y. WAGUE Bamako, 19 sept (AMAP) La rentrée scolaire 2022-2023, au Mali, est prévue pour le 16 septembre 2022 pour les administrations scolaires, notamment les Académies d’enseignement (AE), les Centres d’animation pédagogique (CAP) et le 3 octobre 2022 pour la reprise effective des cours pour les élèves. Au même moment, des populations souffrent toujours des séquelles des sanctions économiques et financières de la Communauté économique des Etats l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui lui avaient été imposées, du 9 au janvier au 3 juin 2022. Ces sanctions ont entamé le portefeuille et le revenu de bon nombre de parents d’élèves. Ainsi, l’annonce des premières dates de la reprise des classes a fait l’effet d’un tollé dans le pays. Malgré cette difficile conjoncture économique, les parents d’élèves n’ont pas le choix. Ils doivent se plier à cette obligation d’offrir à leurs enfants des fournitures scolaires, après avoir payé leur réinscription. A quelques semaines de la reprise de l’école, l’équipe de reportage de l’AMAP est allée à la rencontre de certains parents d’élèves et revendeurs de fournitures. Sinaly Gakou, revendeur de pièces détachées et père de deux enfants. L’une de ses filles doit faire la 9è année du niveau fondamental, tandis que l’autre passe du jardin d’enfants à la 1ère année de l’école primaire. Ce chef de famille, qui doit acheter des fournitures scolaires pour ses enfants, se fait déjà des soucis face aux multiples dépenses auxquelles en vue. « Car, les conséquences de la crise sanitaire liée à la Covid-19 auxquelles se sont ajoutées les sanctions de la CEDEAO, la hausse du prix du carburant provoquée par la guerre Russie-Ukraine ont installé notre pays dans une conjoncture actuelle très difficile », constate M. Gakou. Notre interlocuteur explique donc, par ces facteurs, ses difficultés financières du moment à pouvoir faire face aux dépenses de fournitures scolaires de ses enfants. Avec aussi deux enfants, dont l’un doit faire la 3è année du primaire et l’autre qui doit commencer en maternelle, Oumar Diaw est un chef de famille qui ne respire pas la sérénité. Revendeur de pomme de terre et d’oignons au marché de N’Tabacoro, Diaw, doit payer 10.000 Fcfa, par mois, pour chacun de ses enfants inscrits dans un établissement privé. Il dit avoir, pour le moment, des difficultés financières pour acheter les fournitures scolaires des enfants. « Mes énormes dépenses de famille, le loyer qui s’ajoutent à la conjoncture actuelle du pays, ne sont pas étrangers à mes soucis », soutient-il. Oumar Diaw se propose d’attendre, quelques jours, avant la rentrée scolaire, pour s’informer auprès des écoles de ses enfants. Pour cette veuve, qui a voulu rester dans l’anonymat, la situation économique n’est pas, non plus, confortable. Pour l’achat des fournitures scolaires, elle espère rencontrer des personnes charitables. Elle n’a, pour le moment, aucune idée du nombre de livres, de cahiers et autres fournitures scolaires qu’il faut acheter. Yaya Guindo est revendeur de fournitures scolaires (cahiers, livres, sacs). Il soutient que les achats de matériel didactique sont très timides. Les clients, par jour, peuvent se compter sur les doigts d’ une main. Ce commerçant qui cédait un matériel pédagogique à 500 Fcfa, l’année dernière, le vend, en 2022, entre 750 à 1 000 Fcfa « à cause de la situation économique actuelle du pays ». « Les clients, fait remarquer Guindo, ont la volonté d’offrir des fournitures scolaires à leurs enfants mais, les difficultés financières qui les assaillent douchent leur élan ». « Les temps sont durs pour certains renchérit, de son côté, le revendeur de matériel didactique, AllayeTembely. Il en veut pour preuve le nombre de 4 à 5 clients qu’il reçoit par jour, cette année, « contre 20 à 25 par jour, l’année dernière ». Et d’ajouter que les cahiers de 100 pages étaient vendus entre 1 100 à 1 250 Fcfa en 2021 contre 1 500 Fcfa ,cette année. à cause de la cherté de la vie. Il ne travaille que de 7 heures du matin à 18 heures. Alors que sa boutique ouvrait ses portes, l’année dernière, à 7 heures pour ne fermer que vers 21 heures. « Car il y avait de la clientèle et les produits coulaient », dit le revendeur. Les achats de fournitures scolaires n’ont pas encore décollé chez son collègue Yacouba Diarra à N’Tabacoro. « Je crois que cette situation est due au manque d’argent chez les parents d’élève » dit le commerçant-détaillant qui rappelle que les autres années, les achats se multipliaient. Il explique la situation économique actuelle des parents par la mauvaise saison des pluies de l’année dernière. « En 2021, rappelle le revendeur de fournitures scolaires, les sacs d’écoliers des classes de 1ère et 2è années du fondamental étaient cédés entre 1 750 et 2 000 Fcfa. Ceux des classes de 4è et 5è années étaient cédés entre 4 000 à 5 000, voire 7 500 Fcfa, la même année ». Yacouba soutient qu’en 2022, les prix n’ont pas, pour l’instant, connu de hausse. SYW/MD (AMAP)
Mopti : lancement de la 18ème édition de la campagne nationale de reboisement
Mopti, 19 septembre (AMAP) Le village artisanal de Mopti a abrité le mercredi 14 septembre dernier la cérémonie de lancement régional de la 18ème édition de la campagne nationale de reboisement placé sous le thème « Une seule terre, agissons ensemble », a constaté l’AMAP. L’événement qui était présidé par le conseiller aux Affaires Administratives et juridiques du gouverneur de la région, Youssouf Niaré a enregistré la présence de plusieurs personnalités dont le premier vice-président du conseil régional, Haibala Ould, le directeur régional des eaux et forêts, Ousmane Samassékou, le représentant du maire de la commune urbaine de Mopti, Idrissa B CISSE, celui de l’ONG NEF, Daouda Cissé et de nombreux invités. Pour cette campagne régionale de reboisement dont l’objectif est d’assurer la gestion durable des ressources forestières par l’amélioration de la couverture végétale et l’atténuation des effets négatif du changement climatique, la région de Mopti entend contribuer à l’atteinte des objectifs de la campagne nationale avec la production de 427 781 plants, le reboisement de 981 ha toutes technologies confondus et l’appui a la régénération naturelle assister dans les exploitations agricoles de 850 ha. Le représentant du maire, Idrissa B CISSE s’est réjoui du choix de sa collectivité pour abrité cet événement plein de signification pour la prospérité des agglomérations. A sa suite, le directeur du village artisanal, Boubacar Diarra, le coordonnateur de l’association Malienne pour le développement communautaire et la citoyenneté active, Ibrahima Sow, le représentant de l’ONG NEF, Daouda Cissé et celui de la MINUSMA qui accompagnent les initiatives de la direction régionale en matière de reboisement et le représentant de l’exécutif régional, Youssouf Niaré se sont succédés au pupitre pour d’avantage magnifier l’importance de la campagne. Dans son intervention le représentant du directeur pays de l’ONG NEF, Daouda Cissé a expliqué que sa structure intervient dans la région à travers les programmes et projets d’appui à la sécurité alimentaire et la résilience des populations aux crises climatiques et sociales (PASARC/CCC) financé par le Royaume des Pays Bas, le projet des forêts pour un avenir résilient de l’Alliance Globale contre le changement climatique au Mali (AGCC-Mali) une contribution de l’Union Européenne et le programme Agroalimentaire pour la résilience intégrée et le développement économique du Sahel appuyer par le ministère Néerlandais des affaires étrangères. La mise en œuvre de ces projets et programmes qui vise à renforcer la capacité des acteurs des communautés à s’attaquer aux sources des conflits et aux effets néfastes des changements climatiques a permis l’élaboration de 23 plans d’aménagement et de gestion simplifiée et autant de convention locales de gestion des forêts dans les communes de Konna,Korombana, Ouroube Soudé,Kounari, Borondougou, Bassiro, Sio (cercle Mopti), Pondoir, Nema Badenya Karo, Ôuro Ali, Niansanari (cercle de Djenné) pour une superficie de 3 672 ha a-t-il indiqué. Le renforcement des capacités des comités de gestion, des brigades de surveillance, des élus et les organisations féminines , la plantation de 629,49 ha tout espèces confondu clôturé en grillage ou en haie vive, la réalisation de 51,57 ha de plantation de protection et 91,92 ha de plantation Agro forestière, la mise en défense de 6 massifs forestiers de 743,76 ha délimités, bornés et encadrés, la restauration de 139,44 ha de terres dégradées sont entre autres des actions qui font de l’ONG NEF un partenaire stratégique de la région en matière de reboisement. Le représentant du gouverneur a rappelé l’objectif principal de la campagne qui est d’éveiller les consciences tant au plan national qu’international sur la nécessité de la restauration des terres dégradées, l’embellissement des agglomérations et la conservation de la biodiversité toute chose qui selon lui explique l’importance du thème de cette 28ème édition « Une seule terre, agissons ensemble ». Il a rappelé que dans la région de Mopti, la campagne prévoit la production de 427 781 plants, le reboisement de 981 ha et l’appui à la régénération de de 850 ha. En saluant l’ONG NEF, pour son appui, les associations de jeunes AMADECA et CAPRECIS pour leur implication, Youssouf NIARE a souligné que l’atteinte des objectifs de reboisement de la région requiert sa réplication au niveau des cercles, communes et villages avec l’accompagnement de tous les acteurs. Il a donné le top départ de la campagne en plantant son arbre et par la même veine la réalisation de 500 mètres linaire de plantation d’alignement dans la cour du village artisanal de Mopti. DC/KM (AMAP)

