Le Premier ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi

Bamako, 05 nov (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi à la Primature, a appris l’AMAP sur le compte Tweeter du chef du gouvernement. « J’ai commencé mes activités par une série de rencontres avec, notamment, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement et le cabinet de la Primature », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga sur Tweeter. Cette reprise, attendue depuis une semaine, intervient suite à l’abrogation par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, du décret portant désignation du colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, en qualité de Premier ministre par intérim. Le décret présidentiel  abrogeant cet intérim a été lu, dimanche soir, à la télévision nationale par le secrétaire général de la Présidence de la République, Mamadou Oulalé. Par la même occasion, ce décret élève le colonel Abdoulaye Maïga du titre de ministre d’État tout en  maintenant ses anciennes attributions dans le gouvernement. Le Porte-parole du gouvernement est également désigné,  par le même décret présidentiel, comme intérimaire du Premier ministre « en cas d’absence ou d’empêchement ou de vacances. » Cette abrogation du décret qui instituait l’intérim du Premier ministre intervient quelques jours après la rencontre du chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba. A l’issue de cette audience le Premier ministre avait indiqué à la presse qu’il était apte à reprendre le service sous l’autorité du président de la Transition. AT/MD (AMAP)

Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Le Mali et le Burkina font front commun

Bamako, 01 déc (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) et l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) du Burkina Faso ont signé, mardi, à Bamako, un protocole de coopération et de collaboration, a constaté l’AMAP. Par ce document, l’OCLEI et l’ASCE-LC « s’engagent à échanger les informations et les pratiques », « et développeront ensemble des outils et réaliseront des actions communes de sensibilisation, d’études et d’enquêtes. » Lors de cette cérémonie dans les locaux de l’OCLEI, la délégation burkinabè était conduite par le Contrôleur général d’État, Nion Philippe Néri Kounthon. Les premiers responsables des deux structures ont exprimé leur volonté de s’organiser pour pleinement donner corps à ce protocole signé au nom de leurs États respectifs. Pour le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, « la corruption est un phénomène transfrontalier et, par conséquent, les moyens, outils, stratégies et approches doivent être transfrontaliers. » Dr Guindo a souligné que la structure qu’il dirige a déjà signé six protocoles d’accord du même genre avec les entités internationales. Des démarches sont en cours pour sceller des accords avec tous les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Emirats arabes unis et l’Égypte. Pour sa part, le Contrôleur général d’État du Burkina Faso a estimé que « cette signature de convention est le symbole de la bonne synergie qui existe entre les deux pays frères. » «Nous sommes venus apprendre et partager. Cette convention va permettre de mutualiser nos moyens de lutte», a déclaré Nion Philippe Néri Kounthon. Pour lui, la corruption est une infraction transnationale, lorsque les produits qui en sont issus sont externalisés. Ainsi, a-t-il dit, il faut «se donner les moyens de passer outre les frontières terrestres pour aller les appréhender là où ils sont localisés. » Selon le Contrôleur général d’État du Burkina Faso, la convention permettra d’aller outre les frontières « pour identifier les avoirs compromis, qui seront ensuite saisis, recouvrés et retournés aux populations qui ont été privées momentanément de ces ressources. » BBC/MD (AMAP)    

Élections prochaines au Mali : La HAC appelle la presse au professionnalisme   

Bamako, 01 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a initié, mercredi, à son siège, une rencontre avec la Maison de la presse et autres faîtières des médias pour susciter une synergie d’action en vue d’assurer la couverture médiatique des prochaines consultations électorales, a constaté l’AMAP. À l’issue des échanges, les Termes de référence (TDR) ont été adoptés par les participants. Ils ont également rédigé une résolution qui a été adoptée à l’unanimité. Par cette démarche, l’instance de régulation dont le président, Fodié Touré Fodié Touré, a dirigé la rencontre, en présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté,  entendait rappeler aux faitières des médias leur rôle. Il s’agit de faire que les faitières des médias « puissent assurer leurs missions, conformément aux exigences du moment et s’acquitter de leurs fonctions sans contrevenir aux lois et règlementations en vigueur dans le domaine médiatique. » Les TDR mettent l’accent sur l’importance de créer les conditions d’une bonne préparation des médias maliens à une couverture professionnelle et responsable des prochaines élections. Le document souligne, également, que les médias maliens doivent s’investir pleinement dans la prévention des conflits électoraux et contribuer à l’apaisement du climat politique et social. Les participants ont demandé à la HAC d’élaborer un plan d’actions pour la régulation des médias en période électorale. Ils ont souhaité que ce plan (une fois validé) soit adressé, dans les meilleurs délais, aux autorités. Une résolution a été également adoptée à l’unanimité. Le président de la Maison de la presse s’est dit satisfait de l’adoption à l’unanimité de cette résolution. Selon Bandiougou Danté, les médias et la HAC ont un rôle important à jouer dans le processus électoral. « Donc, nous allons essayer de nous mettre ensemble pour élaborer des stratégies permettant aux médias de couvrir avec indépendance et professionnalisme les périodes électorales qui sont sensibles», a-t-il promis. Et d’ajouter que cette résolution répond « véritablement aux attentes des médias puisqu’il s’agit de faire en sorte que les médias aient accès à l’information et bénéficier d’un appui conséquent de la part des pouvoirs publics. » Le président de la Maison de la presse a invité ses confrères « au professionnalisme et à faire le travail conformément aux règles d’éthique et de déontologie. » Pour sa part, le président de la HAC a indiqué que l’adoption de cette résolution vise à anticiper sur la période cruciale des élections générales au Mali. Cette période, qui avant, pendant et après peut aboutir à des crises. Fodié Touré a estimé que cette rencontre permettra de capitaliser ce qui a été bien fait et de corriger les insuffisances. «Je n’ai aucun doute que ces résolutions vont être traduites dans un plan d’actions qui va être rédigé dans les semaines à venir et soumis aux autorités pour les mesures d’accompagnement qui doivent être prises», a-t-il dit. Le président de la HAC s’est dit convaincu que ces résolutions permettront un encadrement des médias qui vont couvrir ces élections. «Il y a des points sur lesquels il faut être très prudent, des compétences qu’il faut sécuriser et savoir s’en tenir à ce que la loi nous autorise de faire. Chaque fois qu’on reste dans le cadre de la loi, tout devient facile mais une fois qu’on s’en écarte, même les choses les plus simples deviennent compliqués», a-t-il déclaré. AG/MD (AMAP)  

Production agricole : Les femmes rurales bousculent les traditions

Par Anne-Marie Kéita  Bamako, 01 déc (AMAP) Au Mali où la terre appartient globalement aux hommes, il était rare de voir les femmes pratiquer la riziculture. Depuis plus d’une décennie maintenant, les femmes bousculent les traditions, aidées en cela par les organisations de défense de leurs droits. En plus des travaux ménagers, elles font la riziculture et sont fortement impliquées dans les semis, l’entretien des parcelles et la récolte. Sélingué est à 178 km de Bamako, la capitale malienne. Dans ce village connu pour son barrage hydroélectrique, plusieurs ethnies cohabitent : malinkés, peuls, Bamanans, Dogons… Le commerce et l’agriculture sont les principales activités exercées dans cette zone. Ces activités sont aussi bien pratiquées par les hommes que par les femmes. Ces dernières représentent une large part de la main-d’œuvre agricole, formelle et informelle, et contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire et au renforcement de la résilience face aux changements climatiques. Dans cette zone, la riziculture, demeurée longtemps l’apanage des hommes, a été complètement récupérée par les femmes. Cette inversion de la tendance dans la culture du riz a été favorisée par certains facteurs, notamment l’installation de l’Office du développement rural de Sélingué (ODRS), mais aussi des organisations et projets non étatiques. MAITRISE DE L’EAU – Un périmètre irrigué aménagé avec maitrise totale de l’eau et placé sous la responsabilité de l’ODRS, a largement contribué à l’intégration des femmes dans la riziculture. Elles occupent aujourd’hui l’essentiel des surfaces aménagées dans ce périmètre, où nous avons rencontré Djélika Keïta dans son champ de riz. Cette «nyéléni» (brave femme), une daba suspendue à l’épaule, confie avoir commencé à cultiver le riz bien avant l’aménagement du périmètre. Du haut de ses 60 ans, elle conduit toutes les opérations techniques jusqu’à la phase de croissance des plants. Cela, avec l’accompagnement des techniciens spécialisés en aménagement et en production végétale. «L’ODRS nous donne les intrants et tout le nécessaire pour nous aider. A la fin de la récolte, nous remboursons les frais», explique-t-elle. La paysane a acquis une parcelle de 0,25 hectare au périmètre irrigué de Sélingué sur laquelle, elle cultive le riz «NénéKala», une variété qui résiste au froid. De la préparation du champ jusqu’à la récolte, aidée souvent par ses enfants, elle mène la grande partie des travaux. «Aujourd’hui, je n’ai plus assez de force, car c’est un travail qui demande beaucoup d’énergie», avoue la sexagénaire. La culture du riz commence fin juin et se termine à la mi-décembre. « Les travaux débutent par le semis, puis viennent le désherbage, l’entretien et la récolte », détaille Mme Sanogo Mah Sanogo. Elle fait son champ de riz en fonction de sa disponibilité, car elle doit aussi assurer les tâches ménagères. Son agenda familial surbooké impacte sur son rendement agricole. Les nouvelles technologies, y compris «RiceAdvice» (un outil d’aide à la décision permettant aux agriculteurs d’a ccroitre leurs productivités), ont beaucoup facilité aux femmes la culture du riz à Sélingué. Mme Sanogo confirme l’utilité de cet outil qui lui a permis de choisir la variété «Arica 3» résistante à l’eau, à la sècheresse et aux infestations. Notre rizicultrice espère sur un bon rendement avec au moins 20 sacs de riz cette année. Mais, elle déplore l’insuffisance de la main-d’œuvre agricole, une situation due au fait que «beaucoup de jeunes migrent vers les sites d’orpaillage». DÉPENSES FAMILIALES – «En s’appropriant les nouvelles techniques culturales, nos rendements de riz se sont nettement améliorés», atteste Fatoumata Bayo, une des agricultrices qui travaillent dans le périmètre irrigué de Sélingué. Il a fallu du temps pour qu’elle réussisse à vaincre les pesanteurs socioculturelles et se lancer dans la riziculture. «A cause de nos coutumes, j’avais peur de pratiquer l’agriculture», dit-elle. Rokiatou Diarra, mère de 4 enfants, arrive à bien concilier travaux champêtres et ménagers. Puisqu’elle ne peut compter sur sa progéniture (tous jeunes), la brave dame s’occupe seule de l’entretien de son champ rizicole. C’est en 2015 qu’elle a commencé à s’intéresser à l’agriculture, particulièrement à la riziculture. Aujourd’hui, elle tire un gain substantiel de la vente du riz. «Avec le soutien des organisations (gouvernementales et non gouvernementales), j’ai pu produire un hectare de riz cette année», explique avec fierté Rokiatou Diarra. Elle reste consciente que la riziculture demande de la persévérance. Les revenus tirés de la riziculture couvrent une bonne partie des dépenses familiales. En effet, les femmes utilisent leurs gains pour subvenir aux besoins en alimentation et faire face à la scolarité des enfants, aux dépenses de santé, entre autres. Ainsi, la riziculture permet aux femmes rurales d’avoir une autonomie financière et de ne pas dépendre de leurs conjoints sur ce plan. Ces revenus sont aussi essentiels dans le développement de la famille. Aux dires de Djélika Kéita, c’est grâce à sa production rizicole qu’elle arrive à gérer la période de soudure. «Depuis que je me suis investie dans la riziculture, nos conditions se sont améliorées, car on produit mieux et on mange bien. J’y mets tout mon cœur», déclare Maïmouna Samaké, rizicultrice à Maninkoura, un village situé à 45 kilomètre de Sélingué. Et, aujourd’hui, avec un bon rendement, elle a pu aider son mari à construire une maison. Egalement, les «revenus de la production du riz m’ont servi à lancer d’autres projets comme l’élevage», a-t-elle conclu. AMK/MD (AMAP)

Affacturage: Une solution aux problèmes de trésorerie des entreprises

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 30 nov (AMAP) Les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) éprouvent des difficultés à accéder au financement bancaire en raison des risques qu’elles représentent pour les préteurs. Pour contribuer à la dynamisation du financement de ces entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie dans leur cycle d’exploitation, le gouvernement a adopté au Conseil des ministres du mercredi 26 octobre dernier, un projet de loi relatif à l’activité d’affacturage au Mali. Ce projet de loi permettra d’offrir des produits et services financiers variés, abordables, accessibles et adaptés aux besoins des MPME et des start-ups. L’affacturage est une opération par laquelle l’adhérent (entreprise) transfère par une convention écrite avec effet subrogatoire, ses créances commerciales à l’affactureur (banque ou Système financier décentralisé : SFD) qui, moyennant rémunération, lui règle par avance tout ou partie du montant des créances transférées, supportant ou non, selon la convention des parties, les risques d’insolvabilité sur les créances cédées. Il permet à l’adhérent de se procurer des fonds et constitue un moyen de recouvrement qui présente, entre autres avantages, l’optimisation de la trésorerie en réduisant l’impact des échéances de paiement, l’élimination du risque d’impayés. Selon le rapport de présentation du projet de loi sur l’affacturage, il s’agit d’une technique couramment utilisée dans les pays développés. Le paysage de l’affacturage en Afrique est nettement dominé par l’Afrique du Sud (85%), le Maroc (10%) et l’Egypte (3%). La part des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) est encore bien plus faible. Le montant des ressources accordées au titre de l’activité d’affacturage dans notre espace communautaire représente à peine 0,4% du volume global des crédits bancaires qui était de 8.670 milliards de Fcfa en fin septembre 2021. Au Mali, c’est l’Unité d’appui et de suivi de la stratégie de développement du secteur financier (UAS/SDSF), une structure du ministère de l’Économie et des Finances, qui est porteuse du dossier de l’affacturage. Selon son chargé des banques et marchés des capitaux, Aliou Samaké, l’esprit de cette loi part d’un constat qui est commun aux huit pays de l’UEMOA : 80 à 90% des entreprises de cet espace sous-régional sont des MPME. «Partant de ce constat, on s’est dit que soutenir financièrement ces entreprises, c’est in fine soutenir l’économie à 90%», analyse M. Samaké. « Ainsi, poursuit notre interlocuteur, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé en mars 2019 une concertation afin de présenter un projet de loi uniforme sur l’affacturage qui devrait régir de façon homogène les opérations d’affacturage effectuées au sein des pays de l’UMOA. » Selon Aliou Samaké, le Mali doit insérer cette loi dans son ordre juridique. « Les prochaines étapes de ce processus, affirme-t-il, seront l’adoption de la loi par le Conseil national de Transition (CNT) et celle de son décret d’application. » Le chargé des banques et marchés des capitaux de l’UAS/SDSF explique qu’une opération se réalise par l’adhérent qui est une MPME et l’affactureur qui est soit une banque ou un SFD à travers la signature d’un contrat d’affacturage. Ce contrat définit les factures qui peuvent être pris en compte. Aliou Samaké précise que « le SFD, avant d’avancer de l’argent à l’adhérent sur la base de ses factures, doit se faire une idée de la solvabilité des clients dont les factures doivent faire objet d’un affacturage. » En outre, il souligne que les conditions de créance, surtout en termes de délai, ne sont pas modifiées. «Quand il y a transfert de créance, tous les droits liés à la créance sont aussi transférés à l’affactureur. C’est ce qu’on appelle la subrogation des droits», laisse-t-il entendre. Et d’ajouter que l’affacturage donne droit à une commission pour l’affactureur. MOBILISATION DES CREANCES – Parlant des avantages de l’affacturage pour les MPME, le chargé des banques et marchés explique que l’opération dégage l’entreprise de recouvrement. «Dans les entreprises, souvent, il y a un agent qui est chargé du recouvrement. Avec l’affacturage, si les créances sont cédées à l’affactureur, la fonction recouvrement est réduite, comme une peau de chagrin», dit-il. Pour les banques, l’avantage est que cela vient augmenter le produit net bancaire. «Plus une banque fait des prestations, elle encaisse des commissions. Ce qui diversifie les services financiers offerts», affirme-t-il. L’affacturage va, également,  permettre à l’entreprise (adhérent) de mobiliser ses créances auprès d’un SFD (affactureur) en attendant que les échéances de paiement n’arrivent. Aïssata Naba Coulibaly, directrice (CEO) d’Affacto group, une fintech spécialisée dans le financement et l’accompagnement des PME-PMI, est convaincue que cette loi va soulager les entreprises. «L’affacturage n’était pas réglementé dans l’espace UEMOA. La BCEAO a essayé de recadrer les bords. Aujourd’hui, pour faire de l’affacturage, il faut être une banque… Il faut essayer de synthétiser l’activité pour que les professionnels puissent le faire et que ça soit surtout réglementée de sorte à aider les PME-PMI», dit notre interlocutrice. Ces entreprises font, en effet, face parfois à des mandats qui tardent à être payés. L’affacturage permet de les accompagner «pendant ce laps de temps où les factures ne sont pas payées», selon Aïssata Naba Coulibaly. En outre, la directrice d’Affacto group souligne que cette loi va faire connaitre l’affacturage au Mali et dans les autres pays où elle a été promulguée. « Déjà, dit-elle, une grande majorité des PME-PMI n’est pas bancarisée. Même celles qui sont bancarisées n’ont pas forcément accès au crédit. Et, l’affacturage est la solution à ce problème, parce qu’il peut servir à financer les entreprises qui sont dans le formel ou un peu dans l’informel», commente-t-elle. Aïssata Naba Coulibaly demande à l’État de les accompagner. «Quand on parle de facture, on parle aussi de mandats de l’État parce que ce sont aussi des factures. Donc, on peut accompagner aussi les opérateurs de l’État en finançant leurs mandants, en attendant que l’État nous rembourse», indique la CEO d’Affacto group. AG/MD (AMAP)

Vovinam viet vo dao : Aboubacar Maïga sacré champion d’Afrique

Bamako, 30 nov (AMAP) Le Mali a désormais un champion d’Afrique de vovinam viet vo dao en la personne d’Aboubacar Maïga qui s’est hissé sur la plus haute marche du podium lors de la 4è édition du Championnat d’Afrique de vovinam viet vo dao, du 25 au 27 novembre, à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf d’Alger (Algérie). L’athlète malien a remporté la médaille d’or, en dominant l’Algérien Hamoudi Mahdi dans la catégorie des 90kg. Grâce à cette belle performance d’Aboubacar Maïga, le Mali s’est classé 3è de la compétition, derrière, la Tunisie et l’Algérie. La délégation malienne était composée de 5 athlètes dont 2 filles. «Je suis très content de cette médaille d’or et de la 3è place du Mali. Avant le tournoi, j’ai promis de tout donner pour que le Mali puisse avoir une médaille d’or. Dieu merci, l’objectif a été atteint. Je dédie cette médaille à tous les athlètes maliens», a déclaré Aboubacar Maïga. Quant au président de la Fédération malienne de vovinam viet vo dao (FMVVV), le colonel Abdoulaye Traoré, il a salué le bon comportement d’ensemble des athlètes maliens et affiché son optimisme pour l’avenir de la discipline au Mali. «Je félicite toute la délégation malienne pour sa bonne conduite tout au long du tournoi. Mention spéciale au combattant Aboubacar Maïga, qui a remporté une médaille d’or. Il a honoré tous les Maliens, au nom de la fédération nous le félicitons et l’encourageons à continuer sur cette voie», a dit le premier responsable du vovinam viet vo dao national. Au total, 70 athlètes venus de 8 pays ont participé à cette 4è Championnat d’Afrique de vovinam viet vo dao (l’Algérie, hôte de la compétition, le Mali, le Burkina-Faso, le Bénin, le Cameroun, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Tunisie). DB/MD (AMAP)    

Delmi Boudjemaa, président du CSA : «Les parties appliquent l’Accord de manière professionnelle et responsable»

Bamako, 30 nov (AMAP) Le président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA), Delmi Boudjemaa, a déclaré, mardi, a Bamako,  que «les parties appliquent l’Accord de manière professionnelle et responsable. » Lors de l’ouverture des travaux de la 47è session ordinaire du CSA, au siège de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le diplomate algérien a dit que les représentants des autorités de la Transition et des mouvements signataires de l’Accord appliquent « le texte de manière professionnelle et responsable dans le cadre d’une démarche graduelle destinée à garantir une véritable refondation de l’État malien, qui préserverait durablement son unité et sa souveraineté. » « Ils sont également individuellement et collectivement conscients de l’impérieuse nécessité d’être à la hauteur des attentes légitimes du peuple malien qui aspire à la paix, à la sécurité et au développement partagé ». a-t-il ajouté. Delmi Boudjemaa a remercié les représentants des autorités de la Transition et des mouvements signataires de l’Accord « qui démontrent leur engagement et leur détermination à contribuer, de manière efficiente et effective, à la mise en œuvre des quatre piliers du document. » L’ordre du jour de cette rencontre portait sur la communication de la partie malienne sur les développements intervenus dans les quatre volets de l’Accord, depuis la 46è session ordinaire du CSA. Il s’agit, notamment, des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord, de l’opérationnalisation de la commission ad-hoc, du lancement des 16 projets de développement, du processus Démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR), de la réinsertion socio-économique des 900 femmes. S’y ajoutent le processus de création de l’organe devant succéder à la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) dont le mandat arrive à terme en décembre ainsi que celui de la mise en place de l’Agence chargée de la gestion du fonds de réparation des victimes. D’autres points inscrits au programme ont porté sur la présentation des rapports des sous-comités thématiques et la présentation du 11è rapport de l’Observateur indépendant. Pour le président du CSA, l’ordre du jour de cette session atteste de la qualité des échanges que les participants vont avoir au cours de cette rencontre et de l’importance des décisions qui seront prises. D’après Delmi Boudjemaa, des éléments d’information qui seront livrés par le représentant du gouvernement sur l’état de mise en œuvre des quatre volets de l’Accord et les contributions des représentants des mouvements sont de nature à «nous permettre d’être optimistes quant à l’issue prometteuse et heureuse de cette réunion».     Le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, Sidy Camara, lerepr ésentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, ont pris part à la rencontre. L’on a noté, également, la présence des membres de la médiation internationale et des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’Inclusivité. Cette rencontre intervient après la 6è session de haut niveau du CSA et la réunion décisionnelle de haut niveau sur l’Accord tenues respectivement en septembre et août derniers. BD/MD (AMAP)      

Le gouvernement fait le point au médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan

Bamako, 30 nov (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, arrivé mardi à Bamako, a eu avec le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, une rencontre qui a pris l’allure d’une séance de travail Lors de cette une mission de suivi des progrès réalisés dans le chronogramme des réformes politiques et électorales, la délégation spus régionale a été reçue par le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du ministre en charge de la Refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maïga et de la ministre déléguée chargée des Reformes politiques et institutionnelles, Fatoumata Sékou Dicko. Le colonel Maiga a souligné que le gouvernement poursuit les efforts pour la mise en œuvre du chronogramme électoral adopté de façon consensuelle avec la classe politique et les organisations de la société civile. AVANCÉES SIGNIFICATIVES – Parlant des avancées réalisées, le colonel Abdoulaye Maïga a rappelé notamment la remise au président de la Transition, de l’avant-projet de nouvelle Constitution par la commission chargée de sa rédaction, l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), l’adoption en Conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale. Le Premier ministre par intérim a, ensuite, indiqué que la dynamique enclenchée traduit la volonté du chef de l’État de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation d’élections transparentes, crédibles et apaisées afin d’éviter les crises pré ou post-électorales. Exprimant la volonté du gouvernement d’inscrire toutes les actions dans le cadre de l’inclusivité, le colonel Maïga a signalé la mise en place au niveau national d’un comité de pilotage du referendum et des élections le 12 septembre 2022. Il a expliqué que ce comité est chargé d’assister le ministre en charge de l’Administration territoriale dans les préparatifs des élections générales et du referendum. Le comité est composé de l’ensemble des structures impliquées dans l’organisation des élections et des partenaires techniques et financiers. Et ses activités concourent à la mise en œuvre efficace et cohérente du chronogramme du referendum et des élections. Au cours de cette réunion, le rapport du comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales a été présenté au médiateur de la CEDEAO. Ce rapport fait le point de la situation à la date du 28 novembre 2022. Il en ressort que les activités prévues dans le chronogramme sont au nombre de 57. Et à la date du 28 novembre 2022, 13 activités sur 20 ont été totalement exécutées, notamment l’adoption et la promulgation de la loi électorale, la création de la commission de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales. Y compris l’examen et l’adoption du projet de loi référendaire par le conseil des ministres le mercredi 2 novembre 2022, la remise de l’avant-projet de  Constitution a été remis au chef de l’Etat, sa restitution auprès des institutions de la République, des organisations de la société civile et de la classe politique. La délégation de Goodluck Jonathan a été ensuite reçue par le président de la Transition au palais de Koulouba. «Nous allons terminer dans quelques jours l’année 2022 et 2023 est une année charnière pour la Transition du Mali. Nous venons d’échanger avec les autorités maliennes, notamment le président de la Transition afin de recueillir leurs sentiments avant la tenue du sommet de la CEDEAO, le 4 décembre à Abuja », a dit l’émissaire sous régionale. «  Je pense qu’il y a des progrès qui sont enregistrés. Évidemment, il reste encore des domaines dans lesquels il faut travailler davantage. Mais, nous sommes rassurés par ce que nous avons eu comme réponse de la part du gouvernement et du président de la Transition», a déclaré le médiateur de la CEDEAO à la fin de l’audience. DD/BD/MD (AMAP)

Mali : Le théâtre à la conquête des jeunes bamakois

Par Mohamed TOURÉ Bamako, 30 nov (AMAP) Faire venir le théâtre au public. L’initiative ambitieuse est du programme KènèKan Plus porté par le consortium Association Anwa Blon et le Journal estival, un outil numérique qui promeut des initiatives culturelles au Mali. Dans le cadre de c.e programme, une pièce de théâtre agrémentée d’intermèdes musicaux notamment d’instruments traditionnels, a été présentée, samedi dernier, à l’Acropole de la Faculté des sciences et techniques de Bamako. La pièce intitulée « Champs d’oiseaux » met en scène l’histoire de deux artistes qui se retrouvent sans public lors de leur concert. Un récit haut en couleurs, plein de rebondissement et de répliques humoristiques. Le public, en majorité des étudiants du Campus universitaire, semblaient conquis. « J’ai beaucoup apprécié le spectacle. Les acteurs ont bien joué. La mise en scène et les jeux de rôles des comédiens étaient captivants. C’était super », s’exclame Salimata Koné, étudiante au Campus, à la fin du spectacle. Selon ses initiateurs, le projet est parti du constat que le public bamakois peinent à avoir accès à du contenu théâtrale de qualité. « L’idée est de proposer des représentations de théâtres de qualité avec un texte, une mise en scène, une distribution en plus des créations lumières. Sans oublier les costumes. En gros,nous touchons tous les corps de métiers du théâtre dans nos spectacles », explique Lévi Togo, directeur artistique du programme Kènèkan Plus. Ce projet propose donc de mettre les artistes sur les planches chaque mois avec deux diffusions afin de permettre au public lambda de découvrir des spectacles vivant de qualité conçus par des artistes professionnels. Kènèkan Plus a effectué sa deuxième représentation après un lancement au Palais de la Culture de Bamako en octobre dernier. Lévi Togo explique que la cible du projet est d’abord les jeunes auxquels le programme prévoit également d’offrir des initiatives d’éducation, de création et de formation théâtrale. Kènèkan Plus ambitionne aussi de promouvoir le changement social et la citoyenneté à travers la diffusion de spectacles vivants. La touche d’innovation est certainement que les spectacles sont filmés. « Au fil du temps l’ambition est de les diffuser à la télévision ou en podcast afin de faire de la promotion du théâtre », a dit Lévi Togo. Samuel Wilsi auteur et mettre en scène, qui a bien aimé la pièce Champs d’oiseaux, trouve « l’idée rafraichissante et intéressante. »  « Je trouve que cette pièce pose la vraie problématique du théâtre ici : où sont les spectateurs ? Il y a les créateurs, les artistes, les professionnels mais les spectateurs ne sont pas souvent au rendez-vous », exhorte l’auteur à la sortie de la salle, avant de montrer le défi qui se cache pour les créateurs derrière cette problématique. Selon lui, les créateurs devraient réinventer leurs productions et faire comprendre au public que le théâtre raconte tout simplement des histoires comme la musique ou les films. « Ceux qui aiment les films à la maison, qu’ils viennent au théâtre regarder un film en live, après ils pourront poser des questions aux acteurs », lance-t-il ironiquement aux jeunes spectateurs. MT/MD (AMAP)

Le gouvernement du Mali suspend l’attribution des titres miniers

Bamako, 30 nov (AMAP) Le ministère malien des  Mines, de l’Energie et de l’Eau a annoncé, lundi, la suspension de l’attribution des titres miniers sur toute l’étendue du territoire national à compter de la même date. Selon un communiqué du ministère, le gouvernement fait savoir qu’ « aucune demande de titres miniers ne sera réceptionnée ou traitée par les Services compétents du département en charge des mines à partir de la mise en oeuvre de la décision. » La décision « entre dans le cadre des travaux entrepris pour l’amélioration de la délivrance et du suivi des titres miniers pour mieux servir les acteurs du secteur minier », explique le communiqué. MT/MD (AMAP)