Le gouvernement du Mali suspend l’attribution des titres miniers

Bamako, 30 nov (AMAP) Le ministère malien des  Mines, de l’Energie et de l’Eau a annoncé, lundi, la suspension de l’attribution des titres miniers sur toute l’étendue du territoire national à compter de la même date. Selon un communiqué du ministère, le gouvernement fait savoir qu’ « aucune demande de titres miniers ne sera réceptionnée ou traitée par les Services compétents du département en charge des mines à partir de la mise en oeuvre de la décision. » La décision « entre dans le cadre des travaux entrepris pour l’amélioration de la délivrance et du suivi des titres miniers pour mieux servir les acteurs du secteur minier », explique le communiqué. MT/MD (AMAP)

Mali : Le Vérificateur général remet son rapport 2021 au chef de l’État

Bamako, 30 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mardi, le rapport annuel 2021 du Bureau du vérificateur général, lors d’une cérémonie au palais de la présidence, a constaté l’AMAP. Le colonel Assimi Goïta a rappelé « l’engagement des autorités de la Transition de préconiser les audits de certains secteurs clés afin de conférer une plus grande pertinence à l’action publique de la réforme de l’État ». Selon le président Assimi Goïta, « la lutte contre la corruption et la délinquance financière fait partie des priorités des autorités de la Transition. » En témoignent les sollicitations importantes adressées au Bureau du vérificateur général par les membres du gouvernement. Il s’est réjoui de constater que le Vérificateur général a pu offrir, à travers le présent rapport annuel, une photographie d’irrégularités qui handicapaient sérieusement le fonctionnement des services publics concernés. Le document remis au chef de l’État s’articule autour de 33 missions qui se répartissent entre 20 vérifications financières et de conformité, quatre vérifications de performance, huit vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de politique publique. Ces différentes vérifications et évaluation, qui offrent un tableau moins reluisant de la gestion des administrations publiques maliennes, ont concerné les domaines de la santé, des transports, de l’éducation, de la décentralisation, de l’énergie et de l’eau, des mines, du développement rural, des technologies de l’information et de la communication. Le président de la Transition exploitera ce rapport pour que des actions décisives puissent être entamées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, particulièrement dans la gestion efficace des fonds et deniers publics. Le chef de l’État a félicité et encouragé le Vérificateur général et toute son équipe pour leurs efforts dans la lutte contre la corruption, la délinquance financière et économique. Il les a assurés du soutien indéfectible des autorités de la Transition pour mener à bien cette mission d’assainissement de la gestion des fonds publics. SS/MD (AMAP)  

Mali-Suède : Un financement de la sécurité alimentaire de plus de 12 milliards de Fcfa

Bamako, 29 nov (AMAP) Le gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), ont officiellement lancé, lundi à Bamako le Projet de renforcement de la résilience des communautés affectées par l’insécurité alimentaire, la malnutrition et les effets du changement climatique, a constaté l’AMAP. Ce projet conjoint financé par le gouvernement de la Suède pour un coût global de 23 millions de dollars (environ 12,8 milliards de Fcfa), d’une durée de quatre ans (2022-2025) vise à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages les plus vulnérables dans les Régions de Ségou (Centre), Sikasso et Bougouni (Sud). Le projet ciblera directement à peu près 150.000 personnes et plus d’un million d’autres indirectement à travers, entre autres, la promotion de la gestion durable, équitable et non-violente des ressources naturelles et l’autonomisation des systèmes à divers niveaux (institutionnel, communautaire et ménage). Il s’attèlera également au renforcement des services sociaux de base et des filets sociaux, tout en prenant en compte des questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, aux comportements et pratiques alimentaires et d’hygiène des personnes les plus vulnérables. S’y ajoute l’amélioration de la résilience des populations d’agriculteurs et d’éleveurs face au changement climatique. CHOCS MULTIFORMES – Le secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kelema, qui a présidé le lancement, a indiqué que « ce projet va permettre de renforcer durablement les acquis des efforts du gouvernement en mettant l’accent sur les capacités de résilience des communautés et des systèmes face à ces chocs tout en créant les conditions endogènes d’appropriation des interventions aussi bien par les élus locaux que par les communautés elles-mêmes. » « L’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance et les habitudes de consommation de nos populations est de plus en plus perceptible », a-t-il pousuivi, « Ainsi, la taille de la population en situation d’insécurité alimentaire augmente parce que les défis sont de plus en plus énormes dans un contexte de chocs multiformes ». Selon Daniel Siméon Kelema, il en va de même pour la malnutrition « surtout parmi les enfants de moins de cinq ans dont le niveau reste préoccupant sur la série des dix dernières années avec des zones ayant franchi le seuil d’alerte. » Il a assuré que le gouvernement et ses partenaires sont à la tâche pour répondre vigoureusement à ces problématiques. » APPROCHE MULTISECTORIELLE – Aux noms des trois agences du système des Nations unies, la représentante par intérim de l’UNICEF au Mali, Andrea Berther, a relevé que les lancements au niveau local qui ont eu lieu à Sikasso et Ségou au mois de mai dernier, « ont démontré un engagement réel des autorités locales pour accompagner la coordination, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de ce projet. » Selon Andrea Berther, l’exercice de ciblage qui a impliqué l’ensemble des acteurs locaux et quelques représentations des organisations à base communautaire a débouché sur la sélection de 147 villages dans lesquels toutes les activités seront menées de façon conjointe. Cela, « en utilisant les capités endogènes des communautés, des partenaires nationaux au niveau local et central et les avantages comparatifs de ces trois agences en appui aux efforts du gouvernement du Mali. » De son coté, le chef de la coopération suédoise, Richard Bomboma, a rappelé que ce partenariat renforcé entre ces organisations au Mali vise à contribuer aux Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030. Bomboma a soutenu que le Programme contribuera spécifiquement à la Politique nationale sur la sécurité alimentaire, la nutrition et à la Stratégie nationale de résilience connue sous le nom de «Priorités-Résilience-Pays-Mali» de l’Alliance mondiale pour la résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest. «La situation conflictuelle a mis à mal la cohésion sociale au Mali. Le renforcement de la résilience en matière de sécurité alimentaire et de nutrition pour les personnes les plus vulnérables nécessite une approche multisectorielle et intégrée », a-t-il expliqué. MS/MD (AMAP)

San : Lancement du 4ème passage de la campagne de vaccination contre la covid-19

San, 28 novembre (AMAP) La cérémonie de lancement du 4ème passage de la campagne de vaccination contre la covid-19a été présidée lundi dernier à San, par l’adjoint du préfet de cercle, Sékou Konta, a constaté l’AMAP. Selon le médecin chef du District Sanitaire de San, Docteur N’Fa Adama Diallo, 16930 personnes âgées de 12 ans et plus sont concernées par cette campagne sur 31 aires de santé. Ainsi, le District Sanitaire a eu en sa possession 1530 doses de vaccin PFeizer, 2400 doses de Jonhson ans Johnson et 3000 doses de sinovax. Le stock restant des passages précédents a aussi été utilisé lors de cette campagne. Il est à noter que plusieurs personnes ont reçu également leurs doses de vaccins contre la covid-19 lors de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant. Le 18 novembre dernier, poursuit le médecin chef, après la prière du vendredi, à la grande mosquée de San, plusieurs fidèles musulmans ont également reçu leurs doses de vaccins, y compris ceux des pèlerins catholiques au pèlerinage de Kita. NC/KM (AMAP)

Mali : le PM Choguel Kokalla Maïga s’est rendu à son bureau après trois mois d’absence

Bamako, 25 nov (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, s’est rendu, vendredi, à son bureau à la Primature où il a annoncé sa reprise de service pour le lundi, après avoir passé plus de trois mois en repos forcé suite à des problèmes de santé, a constaté l’AMAP. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a été reçu, le même jour, à Koulouba par le chef de l’Etat, a été chaudement accueilli par ses collaborateurs. Le Premier ministre s’est, ensuite, adressé aux Maliens indiquant qu’il est de retour « en pleine possession de ses capacités physiques et intellectuelles ». Il a remercié le président Assimi Goïta pour avoir su préserver son intimité pendant tout ce temps. Le chef du gouvernement a rendu hommage au colonel Abdoulaye Maïga qui a accepté « la redoutable charge de Premier ministre par intérim qu’il a remplie à souhait, tout en exerçant ses missions de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement ». Il l’a félicité pour « sa brillante intervention » à la tribune de la 77è session de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York et pour l’accueil triomphal qui lui a été réservé à son retour à Bamako. Le Premier ministre a souligné que « la génération des acteurs de la rectification, civils et militaires, guidés par Assimi Goïta a vite compris que la construction nationale repose nécessairement sur des valeurs qui fondent le vivre ensemble, l’appartenance à une communauté de destin.» Il s’agit de  l’amour de la patrie, la protection du patrimoine national, la sauvegarde de l’intérêt général qui passe par l’affirmation de la souveraineté et de la dignité, du libre choix de nos partenaires stratégiques et des intérêts de notre peuple. Le chef du gouvernement a appelé à « la mutualisation de toutes les forces nationales acquises à la Transition, quelles que soient leurs origines politiques, sociales, professionnelles, culturelles et cultuelles, afin de rendre irréversible le changement. » « Mettons-nous ensemble dans une véritable union sacrée, derrière le président de la Transition, pour sauver notre patrie », a-t-il ajouté. « J’invite à laisser tomber toutes les autres considérations pour sauver notre Nation », a lancé Dr Choguel Kokalla Maïga,. DD/MD (AMAP)

BCEAO : Des défis nouveaux à relever

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Dakar, 25 nov (AMAP) Dans le cadre de la célébration de ses 60 ans d’existence, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, jeudi,  au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Dakar, au Sénégal, un symposium sous le thème : «Les banques centrales dans un monde en pleine mutation». La cérémonie officielle d’ouverture a été présidée par le Premier ministre sénégalais, Amadou Ba, qui représentait le président Macky Sall. C’était en présence du directeur national de la BCEAO-Mali, Konzo Traoré et du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, président directeur général du groupe Azalaï. Plus de 150 personnes, notamment des opérateurs économiques, d’éminents professeurs et chercheurs, des cadres de l’administration, des gouverneurs de banques centrales… ont pris part à cette célébration. Elle intervient à un tournant décisif pour nos États et pour la Banque centrale. Outre le rejet progressif du Franc de la communauté financière d’Afrique (FCFA) que les populations ouest-africaines considèrent à raison comme un instrument de domination française, ce contexte est marqué par la hausse inquiétante du prix des denrées de première nécessité, la dégradation de la situation sécuritaire dans les pays du Sahel et du Golf de Guinée et les effets du changement climatique. À ces défis s’ajoutent les risques liés aux mutations technologiques et la forte demande sociale. Des chocs exogènes et endogènes qu’il faut maitriser pour espérer atténuer les souffrances des populations. Cela requiert des financements importants surtout dans un contexte où «les conditions financières à l’échelle mondiale ne sont guère favorables à la mobilisation des ressources sur les marchés internationaux». Il s’agit, au vu de ces nombreux défis actuels, se tourner vers l’avenir afin de consolider «les acquis de la dernière décennie» et y trouver les réponses idoines, a souligné Jean-Claude Kassi Brou, le nouveau gouverneur de la BCEAO. Celui qui sera installé officiellement samedi n’a pas manqué d’interpeller. Comment ne pas s’interroger sur la transmission de la politique monétaire, sur le contrôle prudentiel, les implications du nouveau paysage des paiements qui se dessinent, sur la coordination nécessaire entre les politiques monétaire et budgétaire dans ce contexte inflationniste généraliste ? Comment entrevoir la régulation et la supervision dans un tel environnement ? Comment stimuler davantage un financement sain des économies et accroitre ainsi une inclusion financière pour tous les acteurs ? « Autant de questions auxquels les participants aux profils divers tenteront de trouver des réponses qui seront consignées dans les recommandations pertinentes formulées à cet effet », a espéré Jean-Claude Kassi Brou. ESQUISSE DE SOLUTIONS – En attendant, des décideurs présents ont esquissé des pistes de solutions qui, selon eux, aideraient à favoriser un meilleur financement de nos économies et à renforcer la crédibilité de notre monnaie commune. «Nos États y compris la Côte d’Ivoire éprouvent le besoin de donner une impulsion aux reformes économiques et financières en vue de maintenir sur le long terme la dynamique d’une croissance soutenue dans un contexte international et régional difficile», a énoncé le vice-président de la Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, ancien gouverneur de la BCEAO. L’objectif étant, selon M. Koné, de parvenir à une transformation structurelle de nos économies qu’il considère comme étant un enjeu stratégique du développement qui «reste une constante préoccupation de tous les pays membres de l’UMOA». Y parvenir impose de maintenir des efforts d’investissements publics et privés pour pérenniser une croissance raisonnable au profit de l’activité économique, a proposé l’ancien gouverneur de la BCEAO. Le Premier ministre sénégalais, Amadou Ba, quant à lui, suggère le renforcement de la coordination entre les politiques économiques et la politique budgétaire commune. Cela contribue, selon M. Ba, à la stabilité des prix et au soutien à la croissance. Pour faire face aux défis du changement climatique, la Banque centrale pourrait également contribuer à mieux identifier les risques financiers liés au climat sur le marché. En agissant en tant que catalyseur pour la transition verte du système financier. Elle devrait, aussi, songer à la diversification des sources de financement de nos économies. « En la matière, estime-le chef du gouvernement sénégalais, la finance islamique offre des opportunités pouvant répondre au besoin de financement des États. À sa création le 12 mai 1962, la BCEAO réunissait la Côte d’Ivoire, le Dahomey (Bénin), la Haute-Volta (Burkina Faso), le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Sénégal et le Togo. Elle jouit du privilège exclusif de l’émission monétaire sur l’ensemble des États membres de l’Union monétaire ouest-africaine. Elle émet des signes monétaires, billets et pièces de monnaie, qui ont cours légal et pouvoir libératoire dans l’ensemble des États membres de l’Union. CMT/MD (AMAP)

Coupe du monde 2022 : Le Sénégal se relance en battant le Qatar 3-1

Bamako, 25 nov (AMAP) Les Lions du Sénégal ont battu le Qatar 3-1, vendredi, lors de leur deuxième sortie dans le groupe A de la Coupe du monde 2022. Les champions d’Afrique se relancent dans la compétition après une défaite 2-0 contre les Pays-Bas lors de la première journée. Les Sénégalais ont ouvert le score à la 41’ grâce à l’attaquant Boulaye Dia sur une erreur de la défense centrale qatari. Au retour des vestiaires, les Lions accélèrent et marquent le deuxième but par Famara Diedhiou à la 48’. Poussés par leur public, les qataris arrivent à marquer le premier but du pays en Coupe du monde. Il est l’œuvre de Mohammed Muntari qui reprend un centre de la tête dans la surface sénégalaise à la 78’. Les entrants sénégalais finissent le travail. Sur un service de Ilimane N’diaye, Bamba Dieng marque le troisième but sénégalais à la 84’. Les joueurs d’Aliou Cissé comptent trois points et se positionnent dans la course la course aux huitièmes de final. Le Sénégal devient du coup la première équipe africaine à gagner un match dans la Coupe du monde 2022. MT/MD (AMAP)

Mali : Les acteurs des Transports font le bilan des réalisations  

Bamako, 25 nov (AMAP) Les acteurs du secteur des transports au Mali, ont commencé, jeudi, à Bamako, la 19è réunion annuelle des services des Transports sous le thème «Développement des transports de masse», afin de faire le bilan des réalisations de l’année écoulée, a constaté l’AMAP. Cette rencontre de deux jours permet, aussi, de planifier les actions futures et d’engager les débats sur des questions relatives à l’amélioration de la qualité des services rendus aux usagers. Dans son discours d’ouverture, la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a indiqué que « les transports de masse se présentent comme l’une des solutions les plus optimales aux problèmes rencontrés dans le secteur ». Selon elle, « ce thème permettra d’élargir la discussion sur les mécanismes et possibilités de financement du secteur des transports et les modalités de renouvellement du parc automobile commercial du Mali. » Faisant le bilan des activités menées en 2022, Mme Dembélé Madina Sissoko a mis l’accent sur les efforts consentis dans le cadre de l’assainissement de notre environnement. En effet, l’année 2022 a été particulièrement marquée par l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues et de délivrance de permis de conduire à leurs conducteurs. Au total, 22.856 engins ont été immatriculés et 11.390 permis délivrés. Le principal acquis engrangé au plan institutionnel est l’érection de la Direction nationale des transports terrestres, maritimes et fluviaux en Direction générale des transports. Autres activités réalisées, c’est l’organisation des élections consulaires et l’installation d’un nouveau bureau au Conseil malien des chargeurs. La ministre a également mentionné la validation en atelier des projets d’arrêtés d’application du Code de la navigation fluviale et la mise en place des Comités de facilitation des transports du Mali et de la Guinée. S’agissant du trafic ferroviaire, Mme Dembélé Madina Sissoko a annoncé que son département « travaille non seulement à la réhabilitation de la ligne ferroviaire Kayes-Koulikoro mais aussi à l’ouverture de la voie ferrée vers d’autres horizons. » Cependant, selon la ministre, le chantier de la relance du trafic ferroviaire est immense. «Il suscite tant d’espoirs que le moindre essai technique signifie pour les populations la reprise définitive du transport ferroviaire. Les actions réalisées à ce jour entretiennent l’espoir de relance imminente du trafic, malgré les multiples contraintes», a-t-elle déclaré. Le Représentant résident de la commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), Moustapha Barro, a relevé que cette réunion se tient un an après la mise en œuvre de l’Accord sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Cette zone devrait accroître le commerce intra-africain des services des Transports de près de 50%, selon les dernières estimations de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Moustapha Barro a estimé qu’il s’agit là d’une opportunité que le Mali devrait saisir à travers le développement du transport de masse. Le représentant de l’UEMOA s’est également appesanti sur les résultats de recherches qui annoncent, d’ici à 2030, une intensification du trafic à tous les niveaux. Le fret routier devrait passer de 201 à 403 millions de tonnes et nécessitera 1.844.000 camions pour les cargaisons en vrac et 248.000 camions pour le fret de conteneur. La demande de wagon pour le transport ferré est estimée à 97.614 wagons pour les cargaisons de fret en vrac et 20.668 wagons pour le fret conteneur. Le fret maritime passera de 58 millions à plus de 131 millions de tonnes et sollicitera 126 navires pour les cargaisons en vrac et 15 navires pour les conteneurs arrimés. Et la quantité transportée par voie arienne va doubler, passant de 2,3 à 4,5 millions. Ayant bien compris les enjeux, la commission de l’UEMOA a anticipé ces opportunités à travers la mise en œuvre de quatre Programmes dans tous les domaines du secteur des transports, selon son représentant au Mali. AG/MD (AMAP)          

Diplomatie: Cinq nouveaux ambassadeurs accrédités au Mali

Bamako, 25 nov (AMAP) Cinq ambassadeurs accrédités au Mali ont présenté, jeudi, leurs lettres de créances au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, lors d’une cérémonie dans la salle de banquets du palais de Koulouba, Il s’agit  de ceux du Vatican, Monseigneur Jean Sylvain Emien, du Mexique, Mme Mabel Gomez Oliver, de la République des Philippines, Leslie J. Baja, de la République slovaque, Tomas Felix, et de la République du Burundi, Mme Marie Jeanne  Ntakirutimana.  Mgr Jean Sylvain Emien, nouvel ambassadeur du Vatican Accompagné du Cardinal Jean Zerbo, le nouvel ambassadeur du Vatican au Mali avec résidence à Conakry (Guinée) a été le premier à présenter  ses lettres de créance au chef de l’État. Né  le 16 septembre 1970 à Jacqueville en  Côte d’Ivoire, Mgr Jean Sylvain Emien est titulaire d’un doctorat en droit canonique. Il a été ordonné prêtre  le 14 décembre 1997. De ce fait,  il a exercé  en tant que vicaire de 1997 à 2001 à la paroisse saint marc  des trois-Rouge de Yopougon. Mgr Jean Sylvain Emien a débuté sa carrière diplomatique au Saint siège, le 1er juillet 2005. C’est ainsi qu’il a occupé successivement de 2005 à 2011 la fonction de nonciature apostolique en Angola et   au Nigeria  en qualité  de  secrétaire IIème classe. De 2011 à 2014, il a travaillé en Nouvelle Zélande comme secrétaire Ième classe. Il était  entre 2014 et 2021 en Espagne et en République de Tchèque en qualité de conseiller  dans les chancelleries du Vatican. En plus du français, il parle italien, anglais, espagnol et portugais. Mme Mabel Gomez Oliver, nouvelle ambassadrice du Mexique Mme Mabel Gomez Oliver est la nouvelle ambassadrice du Mexique au Mali avec  résidence à Rabat (Maroc). La native de Mexico est diplômée en relations internationales de l’Université Iberoamericana. Elle est aussi détentrice d’un Master en droit international et  diplomatie de l’université de Boston. De  juillet 2017 à juin  2019, Mme Mabel Gomez Oliver  est nommée ambassadrice en Argentine. Peu avant ce poste, elle était, entre février  2015 à juin 2017,  ambassadeur  de son pays au Guatemala.  Depuis mars 1987,  elle  est membre du service diplomatique mexicain.  De 2003 à 2007, elle a été cheffe de mission  adjointe à l’ambassade du Mexique en France. Plus  tard,  elle a occupé ce même poste aux États-Unis. Leslie J. Baja, Nouvel ambassadeur de la République des Philippines Leslie J. Baja a été introduit à 10h 40 dans la salle de banquets du palais de Koulouba muni de ses lettres de créance. Il a fait ses premiers pas dans la diplomatie en qualité d’assistant au ministère des Affaires étrangères.  Avant d’être ambassadeur au Mali, le philippin avait déjà servi son pays en Égypte, en Éthiopie, au Soudan, en Djibouti et Érythrée. Leslie J. Baja est marié et père de deux enfants. Il réside à Rabat (Maroc). Tomas Felix, nouvel ambassadeur de la République slovaque Le nouvel ambassadeur de la République slovaque au Mali est docteur en droit depuis 2010. Il  est né le 23 février 1968 à  Bratislava, en Slovaquie. Tomas Felix avait déjà servi la Slovaquie dans plusieurs pays comme l’Algérie, les Émirats arabes unis, le Koweït, la Chine. Il est rentré au département des Affaires étrangères le 1er septembre 1992. Il parle russe, thèque, français et anglais. Le diplomate slovaque réside à Abuja (Nigeria). Marie Jeanne Ntakirutimana, nouvelle ambassadrice de la République du Burundi C’est désormais Mme Marie Jeanne Ntakirutimana qui est chargée de renforcer la coopération entre son pays (Burundi) et le Mali. Elle est titulaire d’une licence en pédagogie appliquée. Agrégée de l’enseignement secondaire avec spécialité français, elle   a enseigné dans plusieurs lycées avant de se retrouver directrice du lycée, directrice des ressources humaines et conseillère au ministère de l’Education nationale. Nommée ambassadrice le 12 juillet 2021 avec résidence à Abuja, Mme Marie Jeanne Ntakirutimana  est née en 1974 à Kinyovu. NK/MD (AMAP)

Mali : Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga reçu par le président de la Transition

Bamako, 25 nov (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, après quatre mois de repos ordonné par son médecin, a été reçu, vendredi, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans son bureau au Palais de Koulouba, annonce la présidence malienne. A sa sortie d’audience, le locataire de la Primature qui s’est dit bien rétabli a confié à la presse être « venu saluer et remercier le chef de l’État et toute son équipe pour le travail colossal abattu ces quatre derniers mois par les autorités de la Transition dans un contexte extrêmement difficile. » Dr Choguel Kokalla Maïga était surtout venu informer le président Goïta de son état de santé « parfait aujourd’hui. » «Je suis venu informer le président que je suis apte à reprendre le travail et dans quelques jours, le chef de l’État annoncera la date », a déclaré le Premier ministre. Le chef du gouvernement a, aussi ,indiqué que « le peuple malien a besoin d’espérance après les acquis importants engrangés par les autorités de la Transition ». Il a invité le peuple malien « à l’union sacrée » ajoutant que « le Mali est condamné à réussir. » AT/MD (AMAP)