Sikasso : Mobilité des animaux et accès aux ressources naturelles au cœur d’une rencontre du CILSS

Sikasso, 02 fév (AMAP) Une rencontre a regroupé, mercredi dernier à Sikasso (Sud), les préfets, les représentants des organisations des éleveurs, les responsables de la filière bétail-viande des sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso, pour la « Validation du rapport provisoire de collecte des données sur l’évolution des conflits liés à la mobilité des animaux et à l’accès aux ressources naturelles dans la Région de Sikasso ». La rencontre, initiée par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), à travers l’Unité régionale de coordination (UCR/PRAPS-2), visait, également, à analyser, amender et à valider les résultats de la collecte des données. Les échanges entre les participants ont porté sur la méthodologie de la conduite de l’étude, les résultats de l’étude y compris l’application de la méthodologie assortie des difficultés et approches de solutions. En 2023 dans les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso, il ressort de l’analyse des résultats qu’il y a eu 185 cas de conflits non-violents soit un taux de (91,13%) et 18 cas de conflits violents (8,86%). Les causes de ces conflits sont, notamment liées à la dévastation des cultures, l’accès aux pistes pastorales, aires de repos, vol de bétail, l’utilisation des ressources des espaces officiellement protégés (forêts, parcs…) Comme conséquences, ces conflits ont occasionné des pertes en vies humaines, de bétail, de matériels et des blessés. Les recommandations ont porté, notamment sur la pérennisation du système et la dotation de tous les agents de collecte en outils de travail (Smartphones, tablettes…) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Sikasso, Bernard Coulibaly, qui a présidé l’ouverture des travaux, a affirmé que les conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles constituent une préoccupation majeure pour le développement des systèmes d’élevage mobile, d’une part et d’autre part, la coexistence pacifique entre les communautés. M. Coulibaly a indiqué que cette collecte des données sur l’indicateur des conflits liés à la transhumance a concerné les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso. « Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des conflits permettant de mesurer la dynamique des stratégies mises en œuvre dans les pays. Et ce, pour prévenir et gérer les conflits en lien avec la mobilité pastorale. », a-t-il dit. « Ceci permettra de connaître le nombre de conflits, les causes, les conséquences et les types de règlements », a souligné Bernard Coulibaly. Il a rappelé que le PRAPS-2 constitue une suite opérationnelle de la Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme, adoptée le 29 octobre 2013. Cette déclaration appelle à « sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et à accroître le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30% dans six pays (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) au cours des cinq prochaines années…». Bernard Coulibaly a ajouté que l’objectif de développement du PRAPS-2 est décliné, entre autres, en amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, en amélioration des chaînes de valeur du bétail… De son côté, l’expert suivi-évaluation du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-régional/CILSS), Damien Houndetondji, a affirmé que cette rencontre est l’occasion pour les parties prenantes d’échanger sur les acquis et les insuffisances constatés dans les résultats de la collecte des données. Par ailleurs, M. Houndetondji a saisi l’occasion pour remercier les agents collecteurs pour leurs efforts lors de la collecte des données. MFD/MD (AMAP)  

Festival sur le Niger : La 20è édition de la Foire artisanale et agricole en marge du spectacle

Envoyé spécial Youssouf DOUMBIA Ségou, 02 fév (AMAP) La 20è édition de la Foire artisanale et agricole, en marge du Festival sur le Niger, a commencé mercredi sur le quai de Ségou, dans le Centre du Mali, avec cette année, 400 artisans, ouvriers agricoles et entreprises venant d’environ 30 pays. Cette activité commerciale et de promotion est initiée par la Fondation Festival sur le Niger dans le but de donner une visibilité aux artisans et aux producteurs agricoles pendant le festival. Elle demeure une opportunité d’affaires et de promotion des différents produits agricoles et artisanaux. Selon le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhou Diarra, cette Foire contribue énormément à l’économie locale, car elle est une plateforme de nombreux échanges. La cérémonie a donné un avant-goût de la 20è édition du Festival sur le Niger, à travers la mobilisation populaire et les nombreuses prestations d’artistes de Ségou et de Mopti. Il faut préciser que Mopti est la ville invitée d’honneur de cette édition. L’orchestre régional, le Kanaga de Mopti, l’Ensemble instrumental national et les deux célèbres guitaristes Mama Diabaté du Biton de Ségou et Sékou Bembeya de l’orchestre guinéen éponyme ont émerveillé le public par leur belle prestation. « La Foire artisanale et agricole de Ségou attire d’année en année de nombreux exposants. Ils sont au total 400 artisans, ouvriers agricoles ou entreprises venant d’environ 30 pays à y participer cette année », a indiqué le coordinateur du Festival sur le Niger, Djibril Guissé. Le chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, fait remarquer que « depuis 20 ans, cette foire, organisée dans le cadre de Ségou Art-Festival sur le Niger, est inscrite dans les annales des manifestations culturelles dans notre pays». Malgré les crises multiformes vécues par le Mali, ces dernières années, cet événement culturel est resté constant et résiliant. «Depuis plusieurs années, notre pays traverse des épreuves particulièrement dures pour le secteur de l’artisanat et du tourisme du fait de la crise sécuritaire. Dans un tel contexte, organiser un évènement d’une telle ampleur est un challenge, une victoire sur la crise. Cela ne surprend guère, car au Mali, nous avons toujours cette force, celle de résister, cette capacité de résilience qui tire en partie sa sève de nos valeurs du maya et du danbé», a déclaré Yamoussa Fané. La Foire agricole et artisanale de Ségou consiste à créer un marché à travers l’organisation d’une exposition vente, la valorisation et la promotion des produits de l’artisanat d’art et des produits agroalimentaires au bénéfice des acteurs économiques et des populations. C’est un espace d’échanges, de partage d’expériences, de promotion et de valorisation des produits locaux. Selon Yamoussa Fané, la Foire agricole et artisanale de Ségou s’impose aujourd’hui comme un évènement majeur de la sous-région ouest africaine, un moteur du développement, un facteur de croissance et de création de richesses et d’emplois. « Cet événement joue et continue de jouer un rôle important dans la restauration de l’image du Mali en dépit des crises multiformes que notre pays connaît », a-t-il dit, avant de réaffirmer l’engagement de son département de continuer à accompagner la Fondation festival sur le Niger et ses partenaires pour leur combat pour le développement du Mali et de l’Afrique tout entière. YD/MD (AMAP)   

Infertilité dans le couple : La femme toujours au banc des accusées !

Par Aminata DJIBO Bamako, 02 fév (AMAP) Véritable problème de santé publique, l’infertilité dans le couple conduit souvent à des conflits sérieux dans la famille, voire à la rupture des liens conjugaux. Le plus souvent, c’est la femme qui fait les frais des accusations. Au-delà de la famille, le jugement de la communauté pèse également beaucoup sur les épaules de la femme. Sans prendre de gants, certains l’accuse d’être, en grande partie, responsable de cette difficulté de procréer. Oumou (Nom d’emprunt) s’est mariée, il y a 6 ans. Durant toutes ces années, elle a attendu en vain un enfant. Elle explique que la femme commence à souffrir de ce problème à partir de six mois de mariage. « C’est après quatre ans de mariage que j’ai commencé à vivre avec le stress à cause de la pression familiale. Je me sentais exclue du fait que j’étais la seule femme sans enfant dans notre grande famille. Je me demandais ce que j’ai fait à Dieu pour être infertile », confie-t-elle, avant d’ajouter qu’elle a suivi beaucoup de traitements afin de pouvoir procréer. La jeune dame affirme avoir essuyé des critiques acerbes. « Ma belle-mère disait aux autres femmes de la maison que je ne pouvais pas enfanter. Elle souhaitait que mon époux prenne une autre femme », se souvient-elle. Et de déplorer le refus de certains hommes à collaborer franchement avec la femme pour trouver une solution au problème. Selon elle, cette attitude du conjoint est la plus pénible à supporter. « Chaque fois qu’une femme, qui s’était mariée après moi, venait à accoucher, mon époux me demandait la raison pour laquelle ils ont eu un enfant avant nous ?», se rappelle Oumou qui trouvait toujours des formules pieuses. Oumou explique que la femme qui peine à avoir un enfant doit faire face à une société intolérante. Elle en veut pour preuve les interrogations persistantes, rageuses de la communauté quant à la capacité de procréer de la femme qui sont vraiment stressantes pour l’intéressée. « Un comportement, soutient-elle, qui impacte la santé reproductrice de la femme. » Marie, une femme courageuse, partage son parcours douloureux. Elle a fait cinq années de mariage sans pouvoir concevoir. « Chaque mois, c’était une déception. Le poids de l’infertilité semblait trop lourd à porter », confie-t-elle, des larmes aux yeux. Sa quête incessante pour devenir mère l’a conduite à une dépression. Cependant, des ténèbres, émerge une lueur d’espoir avec l’histoire d’Élise. Malgré les difficultés à concevoir, elle bénéficie du soutien inébranlable de son mari et de sa famille. « Leur amour m’a aidée à traverser les moments les plus sombres. Nous avons abordé la question d’infertilité en toute compréhension et avec la manière la plus courtoise en vue d’arrondir les angles de la frustration », explique Élise avec un sourire empreint de gratitude. La solidarité familiale a été son bouclier contre le découragement. Devenir mère est le désir profond de toute femme depuis son enfance. C’est pourquoi, l’on voit les petites filles porter les poupées au dos pour s’identifier à leur mère.   CONSULTATION PRÉNUPTIALE – Pour le psychologue Bourama Sangaré, l’infertilité est perçue par la femme comme « une atteinte à son estime de soi, une frustration, une incapacité à remplir son rôle. » Les femmes qui en souffrent généralement sont exposées au stress chronique au fur et à mesure que l’attente d’un enfant perdure. « Découvrir qu’elle peine à enfanter est une frustration qui l’enfonce dans l’isolement et dans la dégradation de l’image de soi. Les sentiments d’échec chez ces femmes sont aggravés par la pression de l’environnement social », explique-t-il. Par ailleurs, le gynéco-obstétricien Kokeina Oumar Koné apporte des éclaircissements sur cette difficulté d’avoir des enfants. En premier lieu, le praticien tient à préciser la différence entre une personne infertile et celle stérile. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’infertilité est l’absence de conception après 12 mois de rapports sexuels normaux en fréquence et en qualité, chez un couple qui vit sans contraception, «On dit qu’elle est primaire lorsque la femme n’a jamais eu de grossesse. On le qualifie de secondaire quand la femme n’arrive pas à tomber enceinte après de nombreuses fausses couches», explique-t-il. Quant à la stérilité, indique Dr Kokeina Oumar Koné, c’est quand la femme ne peut pas tomber enceinte. Le gynéco-obstétricien affirme que les anomalies des trompes constituent la première cause d’infertilité. Il explique que les infections au niveau des trompes, comme le microbe appelé «chlamydia», sont très fréquentes chez les jeunes. Le spécialiste signale que ce microbe, asymptomatique, agit en silence jusqu’à altérer les trompes de la femme infectée. Le professionnel de la santé cite également les anomalies au niveau du vagin qui altèrent la qualité de la glaire cervicale (qui permet aux spermatozoïdes de passer pendant la bonne période). « Celle au niveau de l’utérus dont le fibrome, déclare-t-il, est considérée comme la deuxième cause d’infertilité chez la femme. » « Car ces fibromes, justifie-t-il, par leur volume et leur localisation, contribuent beaucoup à l’avènement de l’infertilité. Les anomalies de l’ovulation, selon le praticien, sont aussi l’une des principales causes d’infertilité. Il ajoute que des facteurs environnementaux, l’alcoolisme, le tabagisme et l’obésité provoquent l’infertilité. Dr Koné rassure la population qu’aucune étude n’a démontré que les contraceptions sont la cause de l’infertilité. Le praticien explique que l’infertilité concerne aussi bien la femme que l’homme. « Dans 100% des cas, précise-t-il, l’homme est fertile à 30% autant que la femme. » « Dans 30% des cas, poursuit-il, c’est un problème mixte. » Et les autres 10%, dit le medecin, portent sur des causes inconnues. Il invite les femmes à adopter ou privilégier la consultation prénuptiale (consultation avant le mariage permettant de dépister des pathologies qui poseront problème en cas d’éventuelle conception Ndlr). « Toutefois, reconnaît-il, ceci n’est pas une pratique propre à notre culture. Il conseille aux femmes de traiter leurs infections et de vivre dans un environnement sain. Selon le gynéco-obstétricien, il faut éviter l’alcool, le tabagisme et faire régulièrement du sport. Ce n’est pas tout, Dr Koné estime que pour se donner toutes les chances de procréer, il

Mali : L’autorité de régulation retire la télévision France 2 des bouquets pour quatre mois

Bamako, 02 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a décidé, mardi, de retirer la télévision France 2 des bouquets de tous les distributeurs de services de radiodiffusion sonore ou télévisuelle autorisés au Mali pour une période de quatre mois, a annoncé la HAC. Selon la même source, cette décision fait suite aux manquements graves à l’éthique et à la déontologie du journaliste, décelés dans l’élément présenté sous le titre de « Décryptage », dans le JT du 20 janvier 2024 de la télévision France 2. « Les manquements se résument, entre autres, au manque d’équilibre de l’information et à l’apologie du terrorisme en vue de démoraliser les troupes et les populations. » À cet effet, la HAC invite les distributeurs à mettre en application les dispositions de l’article 41 du décret n°2016-0715/P-RM du 14 septembre 2016 fixant le cahier des charges des entreprises de diffusion et de distribution de programme, Ce texte stipule : « L’opérateur de diffusion et/ou le distributeur de services doit immédiatement suspendre la diffusion d’un service de radiodiffusion étranger si la HAC le lui enjoint. » En avril 2022, la HAC a retiré définitivement la Radio France Internationale (RFI) et la chaine de télévision France 24 des bouquets de tous les distributeurs de programmes audiovisuels, des plateformes, des sites des organes de médias en ligne et des opérateurs de téléphonie mobile. Elle reproche à ces médias français d’avoir animé des émissions ayant « porté atteinte à la défense et à la sécurité nationales ». Selon la HAC, ces chaînes diffusaient depuis plusieurs mois des émissions constituant des manquements à l’éthique et à la déontologie et violant les dispositions de l’article 2 points 2 et 5 et de l’article 4 de la loi n° 2012-019 du 12 mars 2012 relative aux services de communication audiovisuelle. Il ressort également de l’examen de la Commission de l’éthique, du contentieux et de la déontologie, suite à l’auto saisine de la HAC, « le non-respect des principes d’éthique et de déontologie sur le traitement professionnel de l’information, le non-respect du pluralisme et de l’équilibre des points de vue, les pratiques de parti pris dans la couverture des actes de guerre, des attentats, des violences armées contre les civils, entre autres. » SS/MD (AMAP)

CAN Côte d’Ivoire 23 : Des quarts de finales alléchants  

Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Bouaké, 1er fév (AMAP) Cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) est entière, particulière et pour laquelle, il difficile de faire des pronostics. C’est une CAN des surprises et une véritable révolution du football africain. Le titre de favori, c’est désormais sur le papier, le terrain révèle une autre réalité. Aucun mondialiste n’a pu dépasser le cap des huitièmes de finale (Maroc, Ghana, Cameroun, Tunisie, Sénégal). Après les huitièmes de finale, aucun quart de finalistes de la précédente édition au Cameroun n’est resté dans la compétition : le Sénégal (battu par la Côte d’Ivoire en huitièmes), la Guinée équatoriale (battue par la Guinée en huitièmes), le Burkina Faso (battu par le Mali en huitièmes), la Tunisie (sortie en poules), le Cameroun (battu par le Nigeria en huitièmes), la Gambie (éliminée en poules), l’Égypte (battue par la RD Congo en huitièmes) et le Maroc (battu par l’Afrique du Sud en huitièmes). Il ne reste que quatre anciens vainqueurs : le Nigeria (1980, 1994, 2013), la Côte d’Ivoire (1992, 2015), la RD Congo (1968, 1974) et l’Afrique du Sud (1996) qui seront face aux équipes qui cherchent à inscrire leurs noms au palmarès de la compétition. Parmi les équipes considérées comme les favoris de la compétition, seulement la Côte d’Ivoire et le Nigeria restent dans la course au titre. Les Super Eagles vont disputer le premier quart de finale de la 34è édition de la CAN contre l’Angola, au stade Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan. Grâce au doublé d’Ademola Lookman (36è min, 90è min), les Nigérians ont éliminé les Camerounais et visent un quatrième titre. L’Angola a battu la Namibie (3-0), grâce aux buts de Gelson Dala (38è min, 42è min) et Mabululu (66è min). Les deux équipes s’affrontent pour la première fois dans la compétition. « On se prépare pour le prochain match qui sera plus difficile que ce match. Les joueurs sont conscients, ils ont un d’état d’esprit fantastique. On va mette l’accent sur le repos et l’entraînement. L’Angola est une bonne équipe, performante. Si on doit gagner ce match, on doit être à notre meilleur niveau, donner le meilleur de nous-mêmes », a déclaré le sélectionneur du Nigeria, José Peseiro, après la victoire de son équipe devant le Cameroun. Le deuxième quart de finale est également prévu ce vendredi entre la RD Congo et la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Les Congolais se sont qualifiés en éliminant l’Égypte aux tirs aux but (7-8) après un match âpre et pauvre en occasions, Le score était de 1-1. Lors de la séance des tirs aux but, les deux équipes se sont, en revanche, très bien comporté au point d’utiliser chacune neuf tireurs. Le Syli National s’est qualifié en battant la Guinée équatoriale – réduite à dix depuis l’heure de jeu – 1-0 grâce à une réalisation en toute fin de rencontre de Mohamed Bayo. C’est la première victoire du pays dans un match à élimination directe à la CAN depuis 1976. Le choc entre les deux outsiders promet des étincelles. Le dernier quart de finale mettra aux prises le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi au stade Charles Konan Banny, à Yamoussouko. Des Sud-Africains qui ont créé la sensation en éliminant le Maroc (2-0), l’un des favoris de la compétition, peuvent s’offrir le droit de rêver. Mais le Cap-Vert est l’une des autres belles surprises de cette CAN, tentera de prolonger le rêve après avoir terminé à la tête du groupe C et battu la Mauritanie (1-0) en huitième de finale. Le Mali joue contre la Côte d’Ivoire en première heure à Bouaké. Le vainqueur Mali-Côte d’Ivoire affrontera le vainqueur RD Congo-Guinée alors que la première demi-finale mettra aux prises le vainqueur Nigeria-Angola et le vainqueur Cap-Vert-Afrique du Sud. Les deux matches sont prévus le 7 février.   LMD/MD (AMAP)  

Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO : Le Premier ministre malien rencontre les acteurs du secteur privé

Bamako, 1er fév (AMAP) Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, a annoncé, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement s’est adressé aux responsables et membres des organisations professionnelles et faîtières du secteur privé qui, de leur côté, attendent les mesures gouvernementales pour faire face à la nouvelle donne. Selon le chef du gouvernement, qui avait à ses côtés le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, les présidents du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, et plusieurs membres du gouvernement, cette Transition est celle de la rupture et dans tous les domaines. « L’hésitation, la peur, trop de questions amènent toujours à rester sur place et faire le jeu de l’adversaire », a dit M. Maïga, pour soutenir la décision des chefs d’État des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de se retirer de la de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Ces Etats accusent l’organisation sous régionale de s’être éloignée des idéaux de ses fondateurs et d’avoir « brillé par son manque d’empathie, de solidarité et de vision stratégique face aux États de l’AES ». Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé, dimanche 28 janvier, leur « retrait sans délai » de la CEDEAO. Le choix de ces pays, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), suscite quelques inquiétudes dans le monde des affaires où certains acteurs craignent la fin des facilités qu’offre l’appartenance à cet ensemble sous-régional. Pour les pessimistes, ce retrait suppose surtout des implications sur les exemptions de visa et les exonérations de taxes. Si l’éventualité d’un durcissement des règles régissant nos rapports avec la CEDEAO n’est pas à négliger, cette décision ne saurait, cependant, conduire aux malheurs prédits par les Cassandres. Au contraire, selon le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, « ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation, est mille fois pire que ce que nous allons assumer en restant nous-mêmes ». Mieux, les trois pays « restent membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour le moment, donc bénéficient de la liberté de circulation » au sein de tous les pays de cette Union. COMPLICITÉ POSITIVE – Sans ambages, le chef du gouvernement a déclaré que la CEDEAO est progressivement devenue une menace, car son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à provoquer des changements politiques pour satisfaire les intérêts des puissances étrangères. « Elle a très peu écouté nos États, elle s’est mise à donner des injonctions. Et son plan, c’était de déstabiliser le Niger, avant de passer au Burkina, puis au Mali », a-t-il révélé. Et de résumer : « l’accumulation d’actes inamicaux a rendu inévitable le retrait de nos États qui subissent au quotidien l’injustice, l’acharnement et l’austérité d’une organisation à l’avènement de laquelle ils ont contribué. » Le Premier ministre a assuré que le gouvernement prend la pleine mesure de la situation des préoccupations de nos compatriotes, en particulier les opérateurs économiques face à cette décision. Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, de croissance économique. Objectif difficile à atteindre sans une complicité positive avec le monde des affaires. « C’est pour cela que j’ai décidé dans le lot des forces vives de la nation qu’il faut rencontrer et leur expliquer ce qui se passe, il fallait commencer par vous. Parce que les questions qui sont posées aujourd’hui sont d’ordre économique et financier », a déclaré Choguel Kokalla Maïga, comptant sur « l’ingéniosité » des acteurs économiques pour réussir ce challenge. « Notre réussite dépend en grande partie de vous », a indiqué le chef du gouvernement qui est formel : « Économiquement, ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation est mille fois pire que ce que nous allons assumer, en restant nous-mêmes ».« Aussi, la sortie de la CEDEAO permettra-t-elle au Mali de définir des politiques commerciales optimales et plus avantageuses, d’avoir la liberté de prendre certaines décisions politiques et économiques. » Au niveau de l’AES, il faudra identifier et alléger les barrières tarifaires, faciliter les transactions économiques et commerciales pour les opérations d’exportation et d’importation. CONJUGUER LES EFFORTS – Le Premier ministre a également évoqué la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Une décision responsable, qui découle de plusieurs constats dont la mauvaise foi des mouvements signataires de l’accord qui s’en sont écartés et éloignés depuis fort longtemps. Cette décision est aussi la conséquence logique du comportement de la République sœur d’Algérie, chef de file de la médiation internationale qui a sapé sa crédibilité et son autorité de médiateur impartial dans la gestion d’une série d’actes. Choguel Kokalla Maïga a longuement évoqué les agissements inamicaux du voisin algérien, qui ont pris la forme, ces dernières semaines, d’ingérences intolérables dans les affaires internes du Mali. Cependant, a-t-il tenu à préciser, « nous ne sommes pas dans une guerre contre le gouvernement algérien ni contre le peuple algérien ». Le ministre Moussa Alassane Diallo s’est dit convaincu que le Mali va transformer cette sortie de la CEDEAO en un point de compétitivité et de rentabilité pour notre économie. À condition que « nous ayons confiance en nos forces».  « Aucun pays côtier ne peut fermer ses ports au Mali, parce que quand on investit dans les ports on s’attend aussi à des retours sur investissements. Et le Mali est le principal retour sur investissements de ces pays-là », a soutenu le ministre Diallo, assurant que le gouvernement a déjà son plan d’action pour aborder cette phase importante de notre histoire. Et que le secteur privé est au cœur de ce dispositif. « D’ici le 31 décembre 2026, le

Entretien routier au Mali : Indispensable mais plombé par des contraintes

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 1er fév (AMAP) Le secteur des transports peut, en effet, être considéré comme un catalyseur du développement économique. De bonnes infrastructures routières facilitent le déplacement des personnes et des biens en favorisant les échanges économiques. La contribution de ce secteur au Produit intérieur brut (PIB) national est passée de 3,61% en 2010 à 5% en 2013. Le budget moyen alloué au secteur des transports est d’environ 110 milliards de Fcfa par an et varie, d’une année à l’autre, entre 10 et 15% du budget total de l’État. Ce qui montre l’importance qui lui est accordée par le gouvernement. Au Mali, les routes interurbaines desservent les capitales régionales et diverses localités de l’intérieur du pays, et traversent en plusieurs endroits, des forêts classées et de grands espaces boisés. Ce qui expose les usagers aux dangers liés au passage des animaux sauvages et domestiques, mais aussi à l’insécurité. Car, les arbres qui longent ces voies, obstruent la vue des conducteurs à distance et facilitent les actes de banditisme commis par des « coupeurs de route » qui se cachent dans les bois. C’est pourquoi, l’entretien routier, qui concerne aussi bien les voies urbaines qu’interurbaines, intègre l’élagage des arbres et le dégagement des emprises en rase campagne. Cette mission est du ressort du ministère chargé des Transports et des Infrastructures à travers ses différents services techniques. Le financement de l’entretien routier est assuré par l’Autorité routière avec des ressources provenant du recouvrement des différentes redevances d’usage routier (sur les produits pétroliers, la charge à l’essieu et le péage) faisant d’elle, à terme, un véritable Fonds d’entretien routier de deuxième génération. La direction nationale des routes (DNR) assure la maîtrise d’ouvrage du patrimoine routier de l’État. À ce titre, elle exerce les missions de gestion du réseau routier, de planification des investissements et de programmation des travaux. L’exécution des travaux d’entretien routier est assurée par l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) à travers une convention de maîtrise d’ouvrage conclue avec la DNR sur la base de programmes annuels d’entretien définis préalablement par cette direction. Les travaux sont confiés à des petites et moyennes entreprises (PME) locales et contrôlés par des bureaux d’études locaux recrutés par l’AGEROUTE à la suite d’appels à concurrence. La Cellule des travaux routiers d’urgence (CETRU) exécute les travaux d’entretien routier ne pouvant pas faire l’objet d’appel d’offres au regard de leur caractère d’urgence, notamment les dégâts causés sur les ouvrages et routes par les intempéries et les calamités, etc. Notre pays possède un réseau routier qui compte 4 621 liaisons totalisant un linéaire de 89 024 km, correspondant à une densité de 7,17 km/100 km², selon la loi n°05-041 du 22 juillet 2005, portant principe de classement des routes et le décret n°05-431/P-RM du 30 septembre 2005, portant classement des routes et fixant l’itinéraire et le kilométrage des routes classées, qui définissent le réseau routier classé du Mali. Ce classement élaboré en fonction du contexte de la décentralisation, repartit le réseau routier en routes d’intérêt national (RN), dont la construction et l’entretien sont assurés par l’État. Elles totalisent 44 liaisons pour 14 102 km, soit 15,8% du linéaire total. Il y a les routes d’intérêt régional (RR) dont la construction et l’entretien sont assurés par la région. Elles totalisent 40 liaisons pour 7 052 km, soit 8% du linéaire total. Les routes d’intérêt local (RL) sont construites et entretenues par le cercle. Elles totalisent 836 liaisons pour 28 929 km, soit 32,5% du linéaire total. La construction et l’entretien des routes d’intérêt communal (RC) sont assurés par la commune. Elles totalisent 3 701 liaisons pour 38 941 km, soit 43,7% du linéaire total. PLUS DE DEUX MILLIARDS DE FCFA – Le réseau routier ainsi classé, permet, s’il est aménagé, d’assurer le désenclavement total du territoire national. Au stade actuel, seuls 21 681 km sont aménagés et bénéficient, plus ou moins, d’un entretien régulier. Cet investissement représente un patrimoine d’environ 2 200 milliards de Fcfa. Malgré tout, ce budget reste insuffisant au regard des besoins de financement du secteur. Selon Oumar Diallo, ingénieur du génie civil et spécialiste des questions d’entretien routier, le mauvais état général du réseau routier s’explique par un déficit d’entretien chronique, l’insuffisance des ressources allouées à l’entretien routier, la mauvaise qualité des travaux de construction des routes et les effets de la surcharge des véhicules de transport qui accélèrent la dégradation des routes. Cependant, le transport routier bénéficie d’un vaste réseau d’infrastructures et d’une grande part de marché des transports. Toutefois, il rencontre un certain nombre de difficultés qui sont, entre autres, l’engorgement du trafic dans les centres villes et l’insécurité routière, l’insuffisance des ressources affectées à l’entretien routier qui ne couvrent que moins de 50% des besoins actuels d’entretien courant du réseau routier et le manque de ressources pour financer l’entretien périodique. On note également l’insuffisance du contrôle et de la pénalisation des surcharges constituant des facteurs de dégradations précoces des routes, le manque d’outils adéquats de planification des projets routiers, l’occupation anarchique des emprises des routes, l’insuffisance d’une méthode précise de gestion routière et de programmation des travaux d’entretien routier. D’autres contraintes sont liées à l’insuffisance ou la vétusté du parc des matériels des PME évoluant dans le cadre de l’entretien routier. À celles-ci, s’ajoutent les faibles moyens alloués aux unités déconcentrées pour le suivi du réseau routier, l’inadéquation du mode d’exécution des travaux d’urgence et travaux exceptionnels avec les procédures de passation de marchés publics en vigueur, l’insuffisance du réseau des pistes rurales et la desserte des zones de production. Il y a aussi la multiplicité des intervenants dans le domaine de la construction des pistes rurales et l’absence d’une coordination efficace,  l’insuffisance dans la régulation du marché des transports de marchandises et des transports en commun, le manque de professionnalisme des entreprises de transport, la vétusté du parc de véhicules commerciaux et son inadéquation aux besoins de transport entraînant ainsi une concurrence au niveau des prix, l’augmentation constante du coût du carburant qui menace les avantages

 Ousmane Issoufi Maïga nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens (Journal officiel)

Bamako, 1er fév (AMAP) L’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga, a été nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, indique le décret portant nomination des membres de ce Comité publié, mercredi, dans le Journal officiel. Le poste de vice-président est confié à Jean Bosco Konaré. Boubacar Sow et Abdoulaye Nantoumé en sont, respectivement, le rapporteur général et le rapporteur général adjoint. Le Comité compte un centaine de personnes dont la plupart sont des représentants des associations et organisations de la société civile. Le Comité de pilotage du dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale a été créé auprès du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, par décret du 26 janvier 2024. Il est chargé de la préparation et de l’organisation du dialogue direct inter-Maliens. À cet effet, il élabore les termes de référence du Dialogue et les soumet à la validation d’un atelier national qu’il organise et dont il assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. Le Comité de pilotage conçoit et veille également à la mise en oeuvre du plan de communication et élabore le rapport final du Dialogue et le rapport d’exécution de sa mission. MD (AMAP)  

Le ministre malien des Affaires étrangères reçu par le président Gnassingbé à Lomé

Bamako, 1er fév (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné de son collègue de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a effectué, mardi, une visite de travail à Lomé, au Togo, annonce un communiqué de son département dans. Selon le Bureau de l’Information et de la Presse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le ministre Diop était porteur d’un message d’amitié et de fraternité de du colonel Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à son homologue du Togol, Faure Essozimna Gnassingbé. « Lors de l’audience qui lui a été accordée par le président togolais, le ministre Diop a fait le point de la situation sociopolitique au Mali et évoqué des questions de paix et de sécurité, y compris les derniers développements politiques et institutionnels dans la sous-région. », indique le communiqué Le chef de la diplomatie malienne a saisi cette occasion « pour remercier le président togolais de son aimable accompagnement du processus de transition au Mali. » Il a, également, salué les efforts importants du président Faure Gnassingbé « et son engagement constant pour la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région, par une approche pacifique de dialogue et de concertation. » MD (AMAP)

CAN 2023 : La fête dans les vestiaires des Aigles après la victoire contre le Burkina Faso

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 1er fév (AMAP) « Pi-pipi Mali, pi-pipi Mali », cette onomatopée a beaucoup résonné dans les vestiaires des Aigles après la qualification en quart de finale au dépend du Burkina Faso (2-1). Les Aigles ont d’abord fêté la qualification avec les supporters sur la pelouse avant de poursuivre la fête dans les vestiaires. Comme d’habitude, depuis la catégorie junior, la ligne de la célébration est conduite par le défenseur Falaye Sacko. Monté sur la table et accompagné de Fousseni Diabaté et Mamadou Fofana, il scande : « Wasalé wasa, joni joni débé an wasa, Assimi débé an wasa, Hamari débé an wasa, Doudou débé an wasa, Camara débé an wasa …» Chaque fois qu’il cite le nom d’un joueur, les autres répondent «wasa». La fête a été belle comme à chaque victoire des sélections nationales. Le sélectionneur national Éric Sékou Chelle a félicité ses joueurs en conférence de presse d’après-match. « Je suis très content pour mes joueurs, je les félicite. On mérite de gagner des matches. On mérite de faire un bon parcours. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe. Ils ne sont pas parfaits : on a des qualités et des défauts, après un match comme celui-là, on peut être fiers d’eux. Je suis fier de leur match. Même si le bateau a tangué, ils se sont accrochés, ils ont été solides avec un état d’esprit de guerrier », a déclaré le technicien. « Il y a des bonnes choses et il y a des moins bonnes. On pouvait mettre 5-0 en première période. Je pense que la victoire est méritée. Il faut qu’on fasse attention, 2-0, c’est le score le plus dangereux en football », a ajouté Eric Chelle qui se projette déjà sur le prochain match de son équipe. Le Mali va affronter la Côte d’Ivoire, vainqueur du Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.), ce samedi au Bouaké, au compte de l’avant dernier quart de finale de la CAN, Côte d’Ivoire de 2023. « C’est un match particulier pour beaucoup de joueurs et pour moi aussi. J’ai des amis qui viennent d’entrer dans le staff technique de cette équipe. Il y a des joueurs avec qui j’ai joué. On a envie de jouer le match pour le gagner comme tous les matches depuis le début de la compétition ». Pour le sélectionneur des Aigles, la Côte d’Ivoire possède une bonne équipe avec des grands joueurs. « Ils ont eu un début de compétition difficile. Ils ont fait un gros match lundi. Ils méritent leur victoire. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. On va bien se préparer. On va jouer notre carte à fond. Il y a un match à jouer et un match à gagner. On sait très bien que ça va être difficile. On va venir avec nos qualités et défauts au même titre que la Côte d’Ivoire. Après, on fera le compte à la fin du match », a-t-il conclu. Désigné Homme du match contre le Burkina Faso, Lassine Sinayoko, est en train de réussir sa CAN. « J’ai un sentiment inexplicable. Je n’ai jamais connu ça dans ma vie, de telle sensation, marquer pour le pays, il n’y a rien de plus beau. J’espère en mettre beaucoup », a réagi l’attaquant des Aigles qui compte 3 buts dans la compétition. Pour son compère de la ligne d’attaque, Kamory Doumbia, le Mali aborde tous les matches de la même manière. « Aucun match n’est facile. On doit rester concentrés jusqu’au bout. Dans un match, chaque équipe a son temps fort. On est restés focus lors de notre temps faible pour gagner contre le Burkina Faso. On est bien préparés pour le prochain match et tous les matches sont les mêmes pour nous. On est là pour un objectif, c’est de gagner tous les matches quelle que soit l’équipe en face », a déclaré, de son côté, le jeune meneur de jeu. Les Aigles ont donc pris leur envol au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo pour prendre la direction du stade de la Paix à Bouaké où ils affronteront les Éléphants, ce samedi pour une place en demi-finale. Les Aigles parviendront-ils cette fois à  s’envoler avec l’Éléphant, comme leur nom le dit dans la langue bambara ? La réponse, samedi. Le premier quart de finale opposera, vendredi, le Nigeria et l’Angola en première heure au stade Félix Houphouët-Boigny alors que la RD Congo en découdra avec la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Le dernier quart de finale mettra aux prises, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi, en deuxième heure au stade Charles Konan Banny à Yamoussoukro. La première demi-finale sera le vainqueur du quart de finale Nigeria-Angola contre le vainqueur du match Cap-Vert-Afrique du Sud. La deuxième demi-finale mettra aux prises le vainqueur de la rencontre RD Congo-Guinée et le vainqueur du match Mali-Côte d’Ivoire. Les demi-finales seront disputées le 7 février alors que le match de la troisième place aura lieu le 10 février, au stade Félix Houphouët-Boigny et la finale le 11 février, au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)