Le Mali et la Banque mondiale signent deux projets de plus de 131 milliards de F CFA

Bamako, 08 juin (AMAP) Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ont signé mercredi, à Bamako, des accords de financement relatifs à deux projets pour un montant total de 200,9 millions d’euros soit environ 131,781 milliards de Fcfa. La cérémonie de signature du Projet de restauration des terres dégradées au Mali et du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), s’est déroulée à l’hôtel des Finances, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le premier accord de financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali porte sur un montant de 144,300 millions d’euros, soit plus de 94 milliards de Fcfa. Approuvé le 25 mai dernier par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, ce Projet permettra le renforcement des capacités dans la promotion des pratiques de restauration des terres dégradées sous l’influence du changement climatique et le renforcement des opportunités d’accès aux marchés. Il couvrira 87 communes des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou et Mopti (Centre) et atteindra plus de 2 millions de bénéficiaires. Le second accord concerne le financement du PHASAOC, pour un montant de 56,600 millions d’euros, soit un peu plus de 37 milliards de Fcfa. Ce projet à vocation régionale couvre les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il vise à améliorer, dans ces pays, l’indice de performance statistique, la comparabilité des statistiques de base et la modernisation des structures en charge des statistiques. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ces deux projets vont enrichir le portefeuille de son institution au Mali déjà en pleine expansion. Selon Mme Da Sousa, le Projet de restauration des terres déradées « améliorera la vie des populations avec des opportunités d’emplois et un renforcement des capacités dans les domaines de gestion des ressources naturelles. » «L’approche du projet, a-t-elle indiqué, est basée sur le nexus entre la dégradation des ressources naturelles, les impacts du changement climatique et les conflits sociaux tout en cherchant à restaurer le capital social, naturel et culturel. » Il renforcera les capacités nationales pour la mise en œuvre de la Contributions déterminées au niveau national (CDN) et d’une stratégie de prévention des conflits dans sa zone d’intervention. Selon la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, « la disponibilité, en temps opportun, de statistiques fiables est un défi majeur pour la plupart des pays africains. » En ce sens, Clara Da Sousa a affirmé que le nouveau projet statistique pour le Mali permettra de consolider les acquis du Projet d’amélioration du système statistique national du Mali (PASSNM), en s’inscrivant dans une dynamique régionale où la coordination entre les instituts nationaux de la statistique rendra possible la production de données harmonisées. La réalisation d’enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages, le recensement agricole, les enquêtes agricoles, les réformes institutionnelles, le renforcement du capital humain et l’accès aux données sont, entre autres, les actions attendues du projet. «Notre ambition est non seulement d’atteindre les objectifs de cet ambitieux Projet et, peut-être, surtout, de contribuer à façonner des politiques de développement plus intégrées qui puissent répondre aux nouveaux défis stratégiques auxquels le Mali est confronté», a-t-elle confié, avant de réitérer l’engagement de sa structure à accompagner notre pays dans ce processus. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que le projet permettra d’améliorer les systèmes statistiques au bénéfice des politiques publiques. Il s’est réjoui de l’amélioration des relations de coopération entre le gouvernement du Mali et le Groupe de la Banque mondiale, « à travers la diversité et l’importance des financements récents. Par ailleurs, le ministre en charge des Finances a engagé les unités de gestion à assurer une bonne exécution des projets pour atteindre les résultats escomptés. AG/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 juin 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, Chargé des Reformes politiques et institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance complétant l’Ordonnance n°2023-018/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale. L’Ordonnance n°2023-018/PT-RM du 26 mai 2023 portant dérogation à la loi électorale a été adoptée pour déroger aux dispositions de certains articles de la loi électorale. Ces dérogations qui s’appliquent exclusivement à l’organisation du référendum constitutionnel de 2023 autorisent : l’utilisation de la carte d’électeur biométrique à la place de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée ; l’utilisation, en cas de non disponibilité de la carte d’électeur biométrique du passeport, de la carte NINA, de la carte nationale d’identité, de la carte consulaire, du permis de conduire, du livret militaire, du livret de pension civile ou militaire ; la mise à jour du fichier électoral sur la base de la révision annuelle des listes électorales arrêtée au 31 décembre 2022. Après l’adoption de l’ordonnance dérogatoire, il est apparu nécessaire d’accorder le bénéfice du vote par procuration aux personnes qui souhaitent accomplir leur pèlerinage en lieux saints. Le vote par procuration, régi par l’article 116 de la loi électorale, n’autorise pas pour l’instant cette éventualité, d’où la nécessité de déroger aux dispositions de cet article en complément des articles concernés. Le projet d’ordonnance est adopté dans ce cadre. Il autorise les personnes effectuant leur pèlerinage en lieux saints à exercer le droit de vote par procuration à l’occasion du scrutin référendaire. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Ecole nationale de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education surveillée. Le personnel du Cadre de la Surveillance des Services Pénitentiaires et de l’Education Surveillée constitue un maillon essentiel de la chaine de justice. Il intervient au niveau du volet judiciaire pour assurer l’effectivité de l’exécution des sanctions pénales et participe au maintien de la sécurité publique et à la réinsertion sociale des détenus. Ces missions exigent une formation initiale et continue de l’ensemble du personnel dans un centre spécialisé. C’est dans ce cadre qu’il a été prévu dans le statut des fonctionnaires du Cadre de la Surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée, la création de l’Ecole nationale de Surveillants de prison. C’est en application de ces dispositions que le Gouvernement s’est engagé dans la construction de cette école à Kéniéroba. Les projets de texte adoptés créent l’Ecole nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée pour assurer la formation et le développement des activités de recherche à travers des thématiques variées, entre autres : les Règles Minima Nelson Mandela, les Règles de Bangkok, la prise en charge psychologique des détenus, les droits des détenus, la sécurité pénitentiaire et le management des prisons. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Djeddah, le 08 février 2023 et à Bamako, le 16 janvier 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Islamique de Développement relatif au Programme Régional de Cartographie de la Fertilité des Sols de l’Afrique de l’Ouest-République du Mali. Par cet Accord, la Banque Islamique de Développement met à la disposition du Mali un montant n’excédant pas : 560 mille Dinars islamiques, soit 444 millions 892 mille 500 francs CFA environ sur les ressources ordinaires de la BID ; 750 mille Dollars américains, soit 444 millions 892 mille 500 francs CFA environ sur les ressources du Fonds de Solidarité islamique de Développement. Le Programme, objet du présent financement, vise à élaborer des recommandations équilibrées en matière d’engrais et de gestion intégrée de la fertilité des sols, ciblées sur des cultures spécifiques dans des conditions pédologiques et agro-climatiques spécifiques, qui augmenteront durablement les rendements et la qualité nutritionnelle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DE LA PRIMATURE Représentant du Conseil national de Transition à la Haute Autorité de la Communication : Madame Korotimi Niénéma COULIBALY, Journaliste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chef d’Etat-major Adjoint de la Garde nationale du Mali : Colonel Mory SANOGO AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Conseillers à la Section Judiciaire de la Cour Suprême : Monsieur Ladji SARA, Magistrat ; Monsieur Ibrahima TOUNKARA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Premier Conseiller à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Bagnamé SIMPARA, Conseiller des Affaires Etrangères. Deuxième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Seydou CISSE, Conseiller des Affaires Etrangères. Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Rome : Monsieur Gaoussou BATHILY, Administrateur civil. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative au Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle sur la période 2024-2026. Le projet de loi de finances de l’année est élaboré par référence à un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans selon les dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de finances. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle est adopté en Conseil des Ministres et soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement, au plus tard à la fin du deuxième trimestre de l’année. Le débat d’orientation budgétaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’approche participative de la préparation du budget d’Etat. Il permet au Gouvernement

Chambre de commerce et d’industrie du Mali : Le nouveau président prend officiellement fonction

Bamako, 07 juin (AMAP) Le nouveau président de la Chambre du commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a officiellement pris fonction, mercredi, lors d’une cérémonie dans les locaux de la Chambre consulaire, sous la supervision du contrôleur des services publics, Aliou Sissoko. En présence du secrétaire général de la CCIM, Mahamadou Sanogo et de la quasi-totalité des membres du nouveau bureau mis en place le 21 mai dernier pour achever la mandature 2021-2025, la cérémonie a commencé par la remise des documents de passation de service au nouveau président de la CCIM par le contrôleur des services publics, Aliou Sissoko, Ce dernier a expliqué que la supervision de la passation du service ressort de leurs missions régaliennes visant à assurer la bonne gouvernance et la continuité du service public au niveau de tous les établissements publics. «On fait la passation en suivant un canevas issu d’une instruction du Premier ministre en la matière», a-t-il précisé. Et d’ajouter qu’il est présent à cette cérémonie pour s’assurer que ce canevas a été respecté afin d’éviter des problèmes à la personne qui prend fonction. Selon M. Sissoko, ce canevas porte sur la présence de quatre points dans le procès verbal de passation. «Il s’agit d’un aperçu du service de l’entité, la situation du personnel, la situation financière de la structure et les dossiers en instance», a-t-il énuméré. Le secrétaire général de la CCIM a, au nom du personnel, félicité le nouveau président et son bureau et rassuré de la disponibilité du personnel. «De notre côté, nous n’allons pas faillir. Vous pouvez compter sur nous tout comme nous comptons énormément sur vous», a déclaré Mahamadou Sanogo. Et d’indiquer que le personnel mène une mission publique dont l’objectif est d’améliorer la qualité du service en évitant la corruption et la lourdeur. «Nous sommes là pour coordonner les missions que vous avez décidées et qui sont dans votre programme d’activités conformément aux procédures publiques», a dit Mahamadou Sanogo à l’endroit du nouveau président. «Je m’efforcerai d’être à la hauteur de la mission qui m’a été confiée. Nous avons commencé les activités prioritaires de notre mandat qui consistent à mener des réflexions pour l’industrialisation du pays», a expliqué Mandiou Simpara, avant de préciser que le Forum de Ségou était inscrit dans ce cadre. AG/MD (AMAP)              

Panier de la ménagère : Le prix de la viande atteint des sommets à Bamako

Par Anne -Marie KEITA Bamako, 07 juin (AMAP) Aujourd’hui, à Bamako, la capitale malienne, le prix du kilogramme de la viande avec os varie entre 3 000 et 3 500 Fcfa, contre 3 500 et 4 000 Fcfa pour la viande sans os. Cette tendance a commencé en 2021 quand le prix du kg de la viande avec os était passé de 2 000 à 2 400 Fcfa, voire 2 500 Fcfa dans certains marchés. En termes d’effectif du cheptel, le Mali occupe la première place dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Il est 2è dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En 2022, notre pays disposait de 13 234 158 têtes de bovins. L’élevage, qui représente le 3è produit d’exportation après l’or et le coton, emploi 80% de la population rurale dont 30% y tire l’essentiel de leurs revenus. Malgré cette richesse, le panier de la ménagère souffre depuis un certain temps de la hausse du prix de la viande. Cette denrée de grande consommation et nécessaire pour une bonne alimentation est devenue un luxe pour le consommateur à faible revenu. Aujourd’hui, le prix du kilogramme de viande avec os varie entre 3 000 et 3 500 Fcfa et la viande sans os est cédée entre 3.500 et 4.000 Fcfa. Rappelons qu’en 2021, le prix du kg de la viande avec os était passé de 2 000 à 2 400 Fcfa, voire 2 500 Fcfa dans certains marchés. Et pour le kg de viande sans os, le prix avait augmenté de 500 Fcfa (de 2 500 à 3 000 Fcfa). De cette date jusqu’à nos jours, les prix ne cessent de grimper. Plusieurs facteurs sont mis en avant par les acteurs de la filière pour justifie cette situation. «La hausse du prix de la viande n’est qu’une conséquence de notre politique de l’élevage et de ce qu’on n’investit dans le bétail», soutient le président de la Fédération nationale des professionnels de la filière bétail viande du Mali (FEBEVIM), Boubacar Bah. « Aujourd’hui, fait-il savoir, le consommateur est en train de subir les conséquences d’une mauvaise politique installée depuis un certain temps. » Bah souligne la complexité de la question du sous-secteur élevage, en ce qui concerne notamment la mobilité du bétail, l’insuffisance de pistes pastorales et la mauvaise alimentation des animaux. «35% de notre cheptel se trouve en Côte d’Ivoire. Et la viande consommée aujourd’hui dans notre pays, vient de ce pays voisin qui a su mettre en place une réelle politique de l’élevage en faisant des aménagements pastoraux tout au long de sa frontière avec le Mali. Toute chose qui a attiré le cheptel malien car il y a l’eau et l’herbe», affirme le président de la FEBEVIM. Pour Boubacar Bah, le bétail, étant une richesse mobile, notre pays se doit de faire des réelles prévisions en cherchant à connaître le nombre de têtes de bétail et les difficultés auxquelles les acteurs sont confrontés. TRACASSERIES ET INSÉCURITÉ – Selon Boubacar Bah, d’autres difficultés notamment les tracasseries et l’insécurité dans le transport des animaux, seraient à l’origine de la cherté de la viande. En effet, pour lui, les zones d’élevage sont devenues des zones difficiles d’accès à cause de l’insécurité et il est difficile pour les animaux de migrer. «Lorsque vous chargez les animaux par camion, le transport devient difficile à cause des tracasseries routières», regrette le président de la FEBEVIM. Il ajoute qu’à cause de ces tracasseries au niveau des postes de douanes, les animaux peuvent passer une journée dans les camions et certains meurent. Ces difficultés font que les transporteurs de bétail n’ont souvent pas le courage d’amener les animaux dans les villes. Le directeur national de l’élevage justifie cette hausse par le fait que chaque année, à une période donnée, notamment pendant la période de soudure, l’alimentation des animaux devient chère. Cette cherté, selon Khalifa Dembélé, est due à une récurrente diminution des quantités d’aliments disponibles. En plus, l’offre est inferieure à la demande. «Quand l’offre est inferieure à la demande, les prix augmentent. Toute chose qui a une répercussion directe sur le prix de la viande», développe-t-il. Le président adjoint du syndicat des bouchers du marché Dibida reconnait, lui aussi, que le marché de viande connaît en ce moment une hausse. Une augmentation qui, selon Kantra Traoré, n’est pas la faute des bouchers mais plutôt des éleveurs. «Quand l’éleveur cède le bœuf très cher, le boucher est obligé de revendre la viande chère pour faire des bénéfices. La hausse des prix n’est pas de notre faute. Nous ne sommes que des revendeurs», argumente le boucher. Pour Kantra Traoré, la hausse du prix de la viande est liée à la rareté du bétail. Ce qui fait qu’aujourd’hui, un bœuf est cédé aux bouchers entre 300.000 et 500.000 Fcfa. Foutamata Keita Diarra, gargotière, explique que la hausse du prix de la viande a eu un impact sur les ventes dans le marché. Elle accuse les autorités de ne pas accorder assez d’importance au sous-secteur de l’élevage. Face à cette tendance haussière des prix, le président de la FEBEVIM appelle à une mutualisation des efforts. Aussi, préconise-t-il l’aménagement des espaces pastoraux et la création par l’État des titres fonciers sur les pistes pastorales. «Pour cela, il faut une journée de réflexion pour poser le diagnostique et trouver des solutions durables. Sans cela, notre pays ne peut avoir la viande à bas prix», pense-t-il. Déjà, dans l’optique de trouver des solutions aux problèmes de l’élevage, la Febevim a fait des conventions avec les promoteurs d’usines d’aliments bétail. Elle a aussi signé avec l’Office du Niger une convention de mise à disposition de 75 000 hectares extensibles à 150 000 ha et est à la recherche de partenaires pour faire des aménagements pastoraux. Ces aménagements permettront d’éviter des conflits entre éleveurs et agriculteurs, d’avoir l’eau et l’herbe en suffisance et d’empêcher le déplacement de notre bétail vers les pays voisins. Il y a environ 40 périmètres pastoraux à travers le Mali et le plus

L’AMAP et UNICEF scellent leur partenariat par une convention

Bamako, 07 juin (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) ont signé, mardi, à Bamako, une convention de partenariat. Qualifié de « gagnant-gagnant », ce partenariat scellé dans les locaux de l’AMAP, concrétise la volonté d’un mutuel bénéfique pour les deux parties de cheminer ensemble pour la promotion et la protection des droits des enfants ont signé une convention, hier. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, et le représentant de l’UNICEF au Mali, Pierre Ngom, ont paraphé le document, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Le directeur de l’AMAP a brièvement présenté sa structure. Bréhima Touré a énuméré les services de l’AMAP qui comprennent la direction des publications en français éditrice de L’Essor, la direction de l’Agence de presse dont relèvent les correspondants régionaux et locaux, la direction de la presse communautaire qui publie dans les langues nationales, notamment bamanakan, fulfulde et soninké. Mais, aussi, la direction de la publicité et du marketing. Touré a, également, fait savoir que l ;AMAP est « l’héritière » de l’Agence nationale de l’information du Mali (ANIM), qui avait été portée sur les fonts baptismaux au lendemain de l’accession du Mali à l’indépendance. En 1992, l’AMAP a été créée sous sa forme actuelle, c’est-à-dire comme Établissement public à caractère administratif (EPA). «Nous avons notre autonomie financière, même si nous sommes placés sous la tutelle du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration», a expliqué le directeur général de l’AMAP. Il a indiqué que L’Essor, qui paraît du lundi au vendredi, tire entre 8.000 à 10.000 exemplaire par jour. Le quotidien national est distribué à Bamako et à l’intérieur du pays. Bréhima Touré a ajouté que l’AMAP emploie une trentaine de journalistes et des correspondants à l’intérieur du pays. Le représentant de l’UNICEF, dont c’était la toute première visite à l’AMAP, a particulièrement apprécié les publications en langues nationales. Pour lui, il est clair que c’est le meilleur véhicule pour informer et éduquer. Et d’affirmer toute l’importance pour son organisation de collaborer avec l’AMAP et l’ORTM. Pierre Ngom a félicité le représentant du ministre en charge de la Communication pour cet esprit de collaboration et reconnu que celui-ci soutient le mandat de son organisation, en ce qui concerne le programme de coopération de ;UNICEF dans la composante éducation numérique, la Politique nationale de communication pour le développement et les activités de plaidoyer. Pour M. Ngom, l’AMAP joue un très grand rôle dans la promotion des enfants et de leurs droits. Il a réitéré l’engagement de son organisation à rester toujours aux cotés des médias d’État pour que le Mali soit un pays où, « les droits des enfants seront toujours respectés et au centre des préoccupations. » Quant à Alkaïdi Touré, il a rappelé que ce projet ambitionne de développer une vision stratégique sur place avec des enfants dans les médiats au Mali et une amélioration de la qualité éditoriale sur les enfants. Pour lui, la convention signée à cet effet porte sur deux axes : d’une part la production et la publication d’information et, d’autre part, le renforcement des capacités. Concrètement, l’AMAP publiera des informations en rapport avec les activités du projet et l’UNICEF apportera son concours au renforcement des capacités de la structure, en termes de formation et de matériel de travail. Le secrétaire général a précisé que « même si une évaluation formelle n’a pas été faite, on peut affirmer qu’un nombre important d’articles de presse a été publié dans le Quotidien national et sur les plateformes numériques de l’AMAP. » Aussi, il a souligné que les correspondants régionaux de l’AMAP ont assuré le coaching des enfants journalistes regroupés par l’UNICEF. Il a aussi dit que le fonds onusien contribue à la formation des agents de l’AMAP et fournit du matériel, notamment des ordinateurs, appareils photos, etc. «Pour notre part, nous jugeons que les activités du projet ont servi à mettre en lumière les progrès réalisés dans le cadre du respect des droits de l’enfant au Mali et les défis qui restent à relever », a déclaré le secrétaire général Il a estimé qu’ « il y a là une avancée significative dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des enfants». MS/MD (AMAP)

Le trafic ferroviaire entre Bamako et Kayes, dans l’Ouest du Mali reprend vendredi prochain (officiel)

Bamako, 07 juin (AMAP) La Société de patrimoine ferroviaire du Mali envisage d’effectuer le premier voyage commercial du train de voyageurs, le vendredi 09 juin 2023, a annoncé le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembéle Madina Sissoko, citéepar le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 31 mai 2023 Ce démarrage imminent du trafic ferroviaire voyageur est destiné à répondre aux besoins des populations des Rrégions de Kayes, Kita et Koulikoro,dans l’Ouest du Mali, traversées par les rails, «A cet effet, le train prendra le départ à la gare de Kayes à destination de la gare de Bamako», précise le communiqué du Conseil des ministres. Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire, une convention d’exploitation du trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises a été approuvée par le Conseil des ministres, le 24 mai 2023. Cette convention confie la gestion du trafic à la Société de patrimoine ferroviaire du Mali pour une durée de trois ans, renouvelable après évaluation. SS/MD (AMAP)

Vie de couple : La coquetterie comme arme de sédition

Par Mariam A. TRAORÉ Bamako, 03 juin (AMAP) Au Mali, un phénomène inquiète tout le monde. C’est l’ampleur que prend le divorce. Malgré son taux élevé, il est difficile d’avoir des données fiables sur la rupture du lien matrimonial. En tout cas, plusieurs causes sont citées.  La principale cause de divorce chez nous est l’infidélité. Près de 30% des demandes de divorce font suite à une relation extraconjugale de l’un ou de l’autre conjoint. Les problèmes de compatibilité de caractère, le manque d’attention qui culmine sur  la routine dans les rapports conjugaux, l’effort d’imagination  la séduction au quotidien. Les causes sont nombreuses. Les hommes qui sont passés par le divorce évoquent le manque d’hygiène de leur conjointe comme facteur déclencheur de la crise. De nombreuses  femmes mariées négligent leur apparence. Que les uns et les autres sachent que l’arme fatale de la séduction est la coquetterie. Celle-ci ne doit pas être une affaire de femme. Le couple doit avoir en mémoire que la séduction, la galanterie ne sont pas commodes uniquement au début des relations. Elles doivent être permanentes et  constantes pour nourrir la flamme de l’amour. Cependant, il revient à la femme d’instaurer une atmosphère  de  plaisir et de bonheur. Elle doit être créative et surprenante pour séduire davantage son « homme». La femme doit avoir le souci constant de plaire à son homme, et vice versa. L’arme fatale pour séduire un homme est la coquetterie. Séduire dans un couple passe par des mots doux. Il faut savoir surprendre agréablement son époux. On ne doit pas négliger l’affection et l’attention. L’ART DE SEDUIRE – L’enseignant à la retraite, Issa Kanssaye déclare ne pas comprendre la jeune génération. Il indique qu’avec peu de moyens et de temps, les épouses de la vieille génération savaient comment s’entretenir et entretenir leurs hommes. «Je ne suis jamais rentré à la maison et trouver ma femme dans un état dépravé. Malgré mes faibles moyens ma femme se faisait coquette », se souvient-il. Quand c’est comme ça, souligne notre enseignant à la retraite, l’homme a toujours envie de retourner à la maison avant le crépuscule. Une fois à la maison, la femme doit tout faire pour y maintenir son époux le plus longtemps possible. « Nous aimions ressortir, mais savions quand rentrer, car on s’attendait  à une surprise agréable. » dit-il. Le vieil éducateur indique qu’il n’arrête pas aujourd’hui de gronder ces belles filles.  « Je ne peux pas comprendre qu’avec tout ce qu’elles ont qu’elles peinent à s’entretenir. Une femme qui se néglige ne peut pas prendre soin de son homme, encore moins de son cadre de vie » explique notre vieux à la retraite. Il nous contera l’histoire qui a failli ruiner le mariage de son premier garçon. Ce  cadre de la banque dit ne plus reconnaitre sa femme. Celle-ci aux dires de son beau père était coquette avant  leur mariage. Une fois mariée, elle s’est complètement délaissée. Et pourtant elle avait  deux aides ménagères à son service. Le jour fatidique qui allait sonner le glas du couple, son mari est venu à l’improviste à la maison en compagnie d ‘un collègue.  Le comble est que le mari  avait averti son épouse une heure plutôt. « Les deux collègues sont venus trouver le salon sens dessus-dessous. La maitresse de maison était affairée à défaire sa tête. Très peu accueillante, elle sert à boire à son mari et son collègue la mine effroyable. Gêné, son époux la gronda et éclata devant l’invité.  Cette altercation  a poussé le conjoint à mettre sa femme dehors », narre notre interlocuteur. N’eut été l’intervention de son beau-père la fille allait grossir le tôt des épouses divorcées. Le vieux se souvient de la réponse que sa belle fille lui a donnée quand il lui a demandé pour quelle raison elle se néglige de la sorte.  La belle fille donna cette réponse : « Je ne peux pas penser à moi entre  le stress occasionné par son manque d’attention  et la dépression déclenchée par ses attitudes d’homme mesquin et difficile. Tout cela ne me  permet plus  de penser à lui  à plus forte raison de le séduire». Cette dame est à l’image de beaucoup de femmes à Bamako. «Pour être coquette il faut avoir la paix du cœur » lance Aïcha, nouvellement mariée. Notre interlocutrice révèle  qu’elle est noyée par les exigences du mariage. « Je n’arrive pas à m’en sortir. Je n’ai aucun temps pour penser à moi. Vous savez que se faire belle prend du temps », dit-elle. À la question de savoir ce qui lui prend du temps pour se négliger de la sorte, elle bafouille sa réponse.  Aicha explique qu’après sept mois de vie commune son mari avoue ne plus être attiré par elle. «  J’ai l’impression qu’il me fuis. On ne peut plus discuter. Il me demande de changer alors que ce son comportement vis-à-vis de moi  me désoriente. Il me fait oublier l’essentiel c’est-à-dire me faire belle comme il aime bien me voir ». FAIRE DES CONCESSIONS – Après une discussion sérieuse entre le couple, chacun a accepté de faire des concessions. Le résultat est surprenant. Aicha a recommencé à séduire son homme à travers des messages doux qu’elle lui envoyait pour le faire venir à la maison. « Le premier jour il n’a pas réagi. Je lui ai dit de rentrer que j’ai préparé son plat préféré pour le diner.  Il n’est pas venu à temps, mais j’ai gardé mon calme. Cependant ma satisfaction était son regard plein de désir.   En plus il n’est plus ressorti », se souvient notre interlocutrice. Aicha,  un large sourire sur les lèvres, indique qu’après cette nuit, qu’elle savait que faire pour surprendre son homme, l’attirer dans son filet et entretenir leur amour. Mme Boly Ina Diallo,  pense qu’étant en couple, la séduction est possible et normale.  C’est une recommandation voire une exigence. «Non seulement cela pimente la vie de couple, mais c’est aussi bon pour le moral» témoigne-t-elle. Mme Boly n’a pas d’autre choix que de rester coquette et séduisante. «  Mon mari a beaucoup d’amis et il aime les recevoir à la

Le ministre malien en charge de l’Énergie démissionne (communiqué)

Bamako, 02 juin (AMAP) Le ministre malien des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a présenté sa démission, mercredi 31 mai, au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui l’a acceptée vendredi, annonce un communiqué de la Primature lu à la télévision nationale en début de soirée. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, assure désormais cumulativement ses fonctions initiales et celles du ministre démissionnaire, indique la même source. Selon le communiqué, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, ont remercié le ministre démissionnaire « pour le travail accompli » et « formulé le vœu qu’il continue à mettre son expérience au service du Mali. » Le ministre Seydou Lamine Traoré est sur la sellette depuis plusieurs mois à cause des difficultés dans la fourniture de l’électricité et de l’Eau à travers le pays. Une situation qui a été fortement décriée par les populations à travers des manifestations dans plusieurs régions, notamment à Mopti (Centre), Gao (Nord) et Nara (Ouest). Sur les réseaux sociaux, les appels à sa démission se sont multipliés au point de lui valoir des excuses publiques auprès du peuple malien à travers un message télévisé. AT/MD (AMAP)

La campagne référendaire s’ouvre ce vendredi au Mali

Bamako, 02 juin (AMAP) La campagne référendaire s’ouvre ce vendredi après 15 jours d’intenses activités de vulgarisation du projet de Constitution que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a clôturé, mercredi 31 mars 2023, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Le chef du gouvernement, en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités, s’est dit satisfait du bon déroulement des activités de vulgarisation. Il a « remercié et félicité le peuple malien pour sa mobilisation dans toutes les Régions, de même qu’à l’extérieur du pays. » Dr Choguel Kokalla Maïga a soutenu que ce processus, inspiré des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), « se tient à un moment crucial de la vie de notre nation. » « Le projet de Constitution met un accent particulier sur la Patrie, il proscrit définitivement la mauvaise gouvernance et la corruption et pose les bases d’un État nouveau », a-t-il rappelé. Le Premier ministre a soutenu que le projet de Constitution réalise, en effet, une avancée notable sur deux questions primordiales, notamment les langues et la laïcité de l’État. Les langues reconnues comme langues nationales au Mali sont, désormais, des langues d’expression officielle. En plus de l’officialisation des langues nationales, le projet constitutionnalise les Autorités et Légitimités traditionnelles du Mali. « Ce projet a été pensé par les Maliens et pour les Maliens, sans aucune interférence extérieure. Nous sommes convaincus que le peuple malien souverain, s’y reconnaîtra », a rappelé le chef du gouvernement, avant d’exhorter ses compatriotes « à maintenir la ferveur durant la campagne référendaire » qui s’ouvre ce 2 juin prochain. SS/MD (AMAP)

Les Douanes du Mali ont saisi 5 kg de cocaïne pure à Bancoumana (Koulikoro)

Bamako, 02 juin (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) des douanes à Bancoumana, située dans le Cercle de Kangaba (Région de Koulikoro) a saisi, 5 kg de cocaïne pure, d’une valeur marchande de plus de 300 millions de Fcfa, dans la nuit du mardi au mercredi 31 mai 2023, a appris l’AMAP de source officielle. L’opération s’est déroulée sur l’axe Mali-Guinée lorsqu’un mini bus passait devant le poste de contrôle de cette brigade mobile au niveau de Siby. Selon le chef de la BMI, le commandant Mohamed Doucouré, le véhicule n’avait pas fait l’objet de renseignement au préalable. « C’est lors d’une inspection de routine que la présence d’une dame, avec un comportement relativement suspect, a attiré l’attention des agents » a-t-il expliqué. La passagère, de nationalité guinéenne, était détentrice d’un porte-documents avec des devises étrangères et d’un sac banalisé de faible valeur marchande qu’elle surveillait comme du lait sur le feu. « Une fouille approfondie a permis de découvrir dans ses affaires cinq paquets de cocaïne pure d’un kilogramme chacun ». Selon le directeur régional des douanes de Koulikoro, Diagueli Diakité, les délinquants changent de méthodes très souvent. « Ils choisissent de plus en plus la banalité au détriment des caches aménagées», analyse M. Diakité. Comme l’exige la procédure et les termes du Code des Douanes, la saisie ainsi que la présumée délinquante ont été conduits dans les locaux de la douane pour l’analyse du produit et les premières auditions avant la saisine du procureur de la République. Cette saisie intervient seulement quelques jours après une autre coup de fillet des douanes maliennes portant sur (5,2 kg) opérée par la BMI de Bamako. Pour le Directeur général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, cette série de saisies de cocaïne « est un éloquent témoignage de la vigilance de nos unités sur le terrain pour traquer le trafic des stupéfiants en particulier et la fraude en général. » L’inspecteur général Amadou Konaté a transmis les félicitations du ministre de l’Economie et des Finances aux agents auteurs de la saisie et les a invités « à garder l’œil ouvert en ces moments sensibles de campagne référendaire. « AT/MD (AMAP)