Marché agricole : Les céréales sèches baissent, le riz monte

Par Makan SISSOKO Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 08 dec (AMAP) En cette matinée du lundi 05 décembre 2022, l’ambiance est encore un peu timide au lieu communément appelé «Niono place». Ici, des tonnes de céréales (mil, riz, maïs, sorgho etc.) atterrissent en provenance des différents bassins de production du Mali. Chaque jour, des hommes musclés déchargent des dizaines de camions de céréales, sous l’œil vigilant des commerçants. Assis devant son magasin, Boureïma Boiré, un commerçant grossiste de riz, fixe du regard les dockers qui déchargent du riz local dénommé «Gambiaka ». Cette variété provient essentiellement des Régions de Ségou et de Mopti (Centre) où les récoltes sont en cours. D’habitude, la période des moissons impacte les prix sur les marchés de Bamako. Mais cette année, la réalité est tout autre : contrairement aux années précédentes, à la même période, le prix du riz n’a pas baissé. Explication ? «Les nouvelles récoltes arrivaient sur le marché pendant que les magasins étaient encore pleins de riz. Ce n’est pas le cas cette année», affirme Boiré. Il souligne aussi la faible production de riz due à l’insuffisance d’engrais mis à la disposition des paysans. «Certains sont tellement déçus qu’ils ont décidé de ne pas vendre la petite quantité qu’ils ont récoltée», confie le septuagénaire. Son collègue, Ousmane Sinkoro, renchérit : «Certains producteurs qui obtenaient 70 à 80 sacs par hectare n’ont récolté que 30 à 15 sacs». Les deux commerçants ont bon espoir que les prix baisseront courant décembre, parce que les nouvelles récoltes de mil, sorgho et maïs commencent à inonder le marché. En attendant, le sac de 50 kg de riz gambiaka est cédé entre 23 000 et 24 000 Fcfa, selon différentes qualités. Derrière la Grande mosquée de Bamako, Boureïma Coulibaly vend des céréales. Il soutient qu’avec l’arrivée des nouvelles productions de céréales sur le marché, les prix commencent à baisser. « Avant, le sac de 50 kg du mil pilé se vendait à 25 000 Fcfa. Aujourd’hui, le sac de 50 kg du mil pilé est cédé entre 19 000 à 20 000 Fcfa. Le kg du maïs pilé est vendu 350 Fcfa et à 17 500 Fcfa pour le sac de 50 kg. Quant au sorgho, la même quantité est cédé à 15 000 Fcfa», détaille-t-il. Installé devant son magasin rempli de céréales, Moussa Kanté confirme également que les nouveaux produits céréaliers commencent à arriver sur le marché à un prix légèrement abordable. «Visiblement cette année, la campagne agricole a bien marché contrairement à ces deux dernières années où l’insécurité a fortement impacté les cultures dans plusieurs zones de productions », dit le commerçant. Il révèle que les prix des denrées comme le mil, le maïs et le sorgho sont abordables, contrairement au riz qui reste toujours un peu en hausse. Dans son magasin, le mil est vendu à 400 Fcfa le kilo et le prix du sac de 50 kilos varie entre 20 000 Fcfa à 25 000 Fcfa. Ce commerçant qui évolue dans le commerce des céréales depuis plus de trente ans, explique que cette année, le prix du riz local n’a pas connu trop de changement. « Les producteurs de la zone de Niono n’ont pas fait beaucoup de rendement cette année. Raison pour lesquelles, les producteurs ont augmenté le prix du riz sur le marché. Sinon, en cette période de récolte, un commerçant pouvait avoir 20 à 30 tonnes de riz», révèle Moussa Kanté. Dans le magasin de Amadou Sagara, revendeur détaillant de céréales au marché de Kalabancoura, en Commune V du district de Bamako, le kg du mil est vendu 400 contre 600 Fcfa il y a quelques semaines. Le haricot dont le kg était cédé à 700 Fcfa se vend entre 400 à 450 Fcfa. Le fonio qui était vendu à 1 100 Fcfa a baissé à 800 Fcfa. Le maïs dont le kg faisait 400 Fcfa est cédé aujourd’hui à 300 Fcfa et le sac de 50 kg qui coûtait 34.000 Fcfa est actuellement entre 20.000 à 21.000 Fcfa. MS/AG/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 décembre 2022

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 décembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’ouverture de la session, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a souhaité la bienvenue au Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Choguel Kokalla MAIGA, pour la reprise de ses fonctions après quatre mois d’absence. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a ensuite présenté au Premier ministre ses vœux de réussite et de succès dans la conduite de l’action gouvernementale tout en exhortant les membres du Gouvernement à plus de persévérance, d’abnégation, de solidarité, d’engagement et de loyauté en vue de l’atteinte des objectifs assignés à la Transition. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a salué et remercié le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour son engagement, sa loyauté et son esprit patriotique dans la conduite de l’action gouvernementale pendant la période intérimaire. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, en retour, a remercié le Président de la Transition, Chef de l’Etat, les membres du Gouvernement et l’ensemble du peuple malien pour le soutien dont il a bénéficié pendant cette période de repos forcé. Le Chef du Gouvernement a remercié le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour la perspicacité et la loyauté avec laquelle il a dirigé le Gouvernement pendant son absence. Le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche, en sa qualité de doyen d’âge, a rendu hommage au nom de l’ensemble des membres du Gouvernement, au Président de la Transition, Chef de l’Etat pour le soutien constant et l’accompagnement à l’endroit du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des Ministres a : adopté un projet de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des juridictions. Le classement des juridictions a été défini dans la carte judiciaire aux premières années de l’indépendance avec la distinction entre tribunaux de première instance et justices de paix à compétence étendue. Il est resté figé malgré la création de nouvelles Cours d’appel, de tribunaux de première instance, de tribunaux de commerce, de tribunaux administratifs, de justice de paix à compétence étendue. La Loi n°2011-038 du 15 juillet 2011 portant création de juridictions a procédé à l’érection des tribunaux de première instance en tribunaux de grande instance et des justices de paix à compétence étendues en tribunaux d’instance. La création de nouvelles juridictions impose de fixer des critères vérifiables pour leur classement afin de mieux gérer la carrière des magistrats et de prévoir une évaluation périodique en vue de tenir compte de l’évolution du contentieux. Le projet de décret adopté classe les Cours d’appel, les tribunaux de grande instance, les tribunaux de commerce, les tribunaux du travail et les tribunaux administratifs en juridictions de 1ère et 2ème classe en fonction du volume d’affaires et institue une évaluation tous les cinq ans afin de procéder aux réajustements adéquats. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chargé de mission: Colonel Cheick Oumar N’DIAYE. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Conseillers techniques : Monsieur Lassana Abdou KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Malick KASSE, Ingénieur des Constructions Civiles. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Revue stratégique de la MINUSMA : Jean-Pierre Lacroix recueille les attentes du chef de l’État

Bamako, 07 dec (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mardi, au palais de Koulouba, le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, en visite de travail au Mali, a constaté l’AMAP. Cette rencontre fait suite à une séance de travail entre le diplomate onusien et le gouvernement sur la préparation de la revue stratégique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Une revue qui a été demandée par le Conseil de sécurité, a rappelé le chef des opérations de paix de l’Onu. Selon Jean-Pierre Lacroix, cette rencontre avec le chef de l’État a porté « sur la manière dont les Nations unies pourraient continuer à apporter leur soutien aux efforts des Maliens dans les domaines de la transition politique, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, qui reste une préoccupation fondamentale. » Il s’agissait également de s’assurer que les recommandations que «nous allons devoir faire au Conseil de sécurité, qui décide du mandat de la MINUSMA, soient les plus en phase avec les attentes des Maliens et de leurs autorités», a déclaré le diplomate onusien. Il a confié que le colonel Assimi Goïta a exprimé ses attentes, notamment en ce qui concerne la sécurité. Jean-Pierre Lacroix a promis qu’ils vont travailler « dans la plus totale transparence dans les semaines à venir avec les autorités maliennes » afin d’avoir l’assurance que les autorités maliennes se reconnaitront dans les objectifs et les priorités qu’ils mettront en avant. Ensuite, « il appartiendra au Conseil de sécurité de décider », a fait savoir le chef des opérations de maintien de paix de l’Onu. Selon lui, il s’agit d’aider le Mali et de s’assurer que les États membres soient en mesure de soutenir leur travail. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali, chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane. BD/MD (AMAP)      

Industrie textile au Mali : Un plan de relance de 6 milliards de Fcfa pour la COMATEX

Par Anne-Marie KÉITA Bamako, 07 dec (AMAP) «La Compagnie malienne des textiles (COMATEX) participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de valeur ajoutée et des emplois». Ces propos ressortent du communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022, lors duquel le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a informé le Conseil du plan de relance de la COMATEX. En effet, cette Compagnie est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Pour l’aider à sortir de cette mauvaise passe, le gouvernement a peaufiné un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’Etat d’environ 6 milliards de Fcfa. Le Mali et son partenaire chinois ont signé, le 21 novembre 2022, un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature de coton, soit trois jours avant l’adoption de ce plan de relance en Conseil des ministres du 23 novembre. Ces unités seront implantées à Bamako et à Koutiala. La réalisation de ce projet, confiée à la société chinoise «Qingdao», nécessite un investissement de 300 millions de dollars, soit environ 180 milliards de Fcfa. Dénommée Société malienne de filature (SOMAFIL), son capital est détenu à 85 % par l’Etat du Mali à travers la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et à 15 % par le partenaire chinois. L’unité de Koutiala aura une capacité de 20.000 tonnes de coton fibre par an à transformer en filet. Et celle de Bamako va, annuellement, transformer environ 25.000 tonnes de coton fibre. Ces projets affichent clairement la volonté des autorités maliennes de mettre en chantier toutes les actions pouvant rendre à notre pays sa souveraineté économique et son indépendance financière. L’objectif est d’amener le taux de transformation du coton de 2% présentement à près de 10% et la valorisation du «Made in Mali ». La création des usines de la filature est l’une des dimensions des efforts consentis par les autorités de la Transition pour redonner au Mali sa 1ère place de producteur de coton dans la sous-région. «Ces unités de production vont permettre la reprise des activités de la COMATEX qui était en récession de moins de 1,2 % en 2020», a précisé le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, lors d’une interview sur les antennes de la télévision nationale. «On a mis des actions en œuvre et cela a contribué à ramener le Mali à une production record l’année dernière de 795.000 tonnes. La suite était de transformer ce coton ici chez nous et de capter les 30 % de la valeur ajoutée qui nous échappait», a déclaré le ministre. Faut-il le rappeler, c’est en septembre dernier que le président de la Transition, dans son discours à la nation, avait annoncé la reprise en main de beaucoup de sociétés. La relance de la COMATEX s’inscrit dans ce cadre. Cette Compagnie a cessé de produire depuis plus deux ans du fait de difficultés de trésorerie et d’approvisionnement en matières premières. Les équipements de production aussi sont obsolètes. RÉGRESSION – Ses travailleurs sont ainsi venus grossir les rangs des chômeurs. Beaucoup de familles vivaient directement ou indirectement des activités de cette usine. Les travailleurs, qui triment depuis des mois, sont les premiers à percevoir une lueur d’espoir avec cette décision de relance. Cependant, elle ne dissipe pas totalement les angoisses : «Avec ce plan de l’Etat, il est fort probable que la COMATEX soit de nouveau à l’arrêt dans quelques mois», prévient un syndicaliste de la Compagnie sous le couvert de l’anonymat. Et pour cause, soutient-il, « les 6 milliards de Fcfa annoncés sont insuffisants pour payer les arriérés des travailleurs et remettre en état les machines de l’usine. » «Après le paiement des arriérés, il ne restera plus que 4 milliards de Fcfa pour l’achat du matériel. Nous supposons donc qu’ils vont acheter quelques pièces de rechange. Or, à la COMATEX, tout est vétuste. La situation est telle qu’il faut carrément changer tout le matériel pour espérer voir la Compagnie retrouver son dynamisme d’antan». Le temps jugera de la pertinence des actions envisagées par l’Etat. D’ores et déjà, l’annonce de la relance est bien accueillie par les commerçants et les consommateurs des produits textiles, comme au Grand marché de Bamako, où les vendeurs de tissus COMATEX sont impatients. «La fermeture de cette usine nous a fait assister à une régression du consommer malien. Les commerçants, sans d’autres choix, faisaient confectionner ou importaient de la sous-région les pagnes censés être faits par cette usine. A titre d’exemple, ces dernières années, on a assisté à l’importation de toutes sortes de pagnes des festivités du 08 mars», déplore Hamidou Diallo. Pour ce commerçant, cette situation est due au fait que la COMATEX ne produit plus de pagne. «Importer les pagnes n’honore ni les commerçants ni les consommateurs», se désole ce propriétaire d’une grande boutique de pagnes importés au Grand marché de Bamako. Et d’assurer que le Malien, de nature, aime le ‘Made in Mali’. «Tous les jours, les gens viennent nous réclamer les pagnes Comatex», nous dit un autre commerçant, Souleymane Coulibaly. « En fabriquant ces tissus chez nous, ce sont les Maliens qui gagnent, car tout le monde y trouve son compte d’une manière ou d’une autre. Le pays y gagne également », soutient-il. Ne comprenant pas pourquoi la COMATEX a arrêté sa production, Mme Koné Aïchata Koné dit que cette situation ne devrait pas arriver et que les autorités devraient tout mettre en œuvre pour régler ce problème. L’arrêt de cette usine a fait grossir les rangs des chômeurs. En effet, selon Moussa  Kouyaté, ancien vendeur de pagne COMATEX, cette usine a créé tellement d’emplois directs et indirects qu’il est inconcevable qu’elle ne puisse pas fonctionner. «Imaginez, de la production jusqu’à la commercialisation, la COMATEX nourrit des milliers de familles», fait-il savoir. Selon le ministre de l’Économie et des Finances, 4 millions de personnes vivent directement de la filière coton. Les usines de filature qui seront installées à Bamako

Batasso, près de Bafoulabé :  L’école sous la paillotte

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 06 dec (AMAP) N’allez pas parler aux populations du village de Karamokobougou et celles de leur hameau de culture, Batasso, du concept : « Un Village, Une Ecole », lancé au début de la dernière décennie par l’ancien président malien, Alpha Oumar Konaré. Pourquoi ? L’application de cette formule soulève, ici, des problèmes épineux qui compromettent l’éducation des enfants. Comme c’est malheureusement et généralement le cas à Bafoulabé, dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali.  Les populations ne cessent de faire le plaidoyer pour la construction d’une école moderne. A Batasso, situé à 1km de Bafouabé, les élèves étudient sous des paillottes faites de tiges de céréales. Cette école qui appartient au village de Karamokobougou, a été construite en 2001 pour promouvoir l’éducation dans les campagnes. Elle compte un effectif de 79 élèves aujourd’hui. D’après l’administration scolaire, le mode de recrutement est biennal. A défaut d’avoir de bons locaux répondant aux normes admises, les mouflets se contentent de de bivouac. Qui les expose au soleil. Or, le reflet des rayons solaires sur le cahier affecte beaucoup la vision des écoliers. Outre ces problèmes, le maître est souvent obligé d’interrompre pour chasser les serpents de la salle de classe. Le hic, c’est que les villageois sont contraints de refaire ces paillotes, à chaque rentrée scolaire et après les récoltes. D’où le retard dans le démarrage des cours dans cette localité de la 1ère région administrative du Mali. En effet, l’entretien de l’établissement scolaire de fortune est un problème crucial dans la commune de Bafoulabé qui englobe ces deux localités. L’unique école de Karamokobougou qui a été construite sur le site de Batasso risque de disparaître si la mairie et les populations ne prennent pas des dispositions pour construire une nouvelle école en dur. De sa création en 2001 à nos jours, la rentrée scolaire n’a jamais été effective dans cette localité du cercle de Bafoulabé. « Ici, les populations attendent la récolte du mil afin d’avoir des tiges pour la confection de nouveaux hangars afin que l’école rouvre ses portes pour la nouvelle année scolaire. Une situation qui pénalise les apprenants et place l’administration scolaire dans l’angoisse car dans ces conditions, il sera très difficile pour les maîtres d’épuiser leur programme, après deux à trois mois de retard », affirme Makan Coulibaly, directeur de cette école. Bakary Sacko, élève en 6ème Année, déplore le fait que le Comité de gestion scolaire (CGS) soit obligé de confectionner, chaque année, des hangars afin que les élèves puissent étudier. Il se plaint de l’état des classes « pas rassurant » puisque celles-ci n’offrent aucune commodité à ses occupants qui se contentent des rayons du soleil comme source d’éclairage. « Je ne peux même pas bien voir les écritures au tableau quand le soleil apparait. Les rayons entrent à travers le toit. Leur reflet sur les cahiers affecte nos yeux. En classe, on ne fait pas une semaine sans chasser un serpent. Après les récoltes, les animaux domestiques sont laissés à eux- mêmes. Ils viennent brouter les herbes ou les pailles servant d’enclos pour nos classes », se lamente l’écolier. En effet, l’école de Karamokobougou, à Batasso, constitue un abris pour les animaux en divagation. Des bêtes qui n’épargnent rien sur leur passage : elles détruisent par endroit les salles de classe de fortune. Ces classes servent aussi de cache pour les serpents. Face à cette situation alarmante et inquiétante, les enfants, tout comme leurs parents et proches, ne peuvent que lancer des cris du coeur, en vue d’inciter les autorités locales à agir pour le bien-être des enfants qui sont les futurs cadres de demain. Ce hameau est habité par des gens venus de Karamokobougou, dont les fondateurs viennent du Wassoulou. A Batasso, les gens s’adonnent principalement à l’agriculture. Au fil du temps, le hameau est devenu prospère, ravissant du coup la vedette à son village affilié, Karamokobougou, qu’il a tendance à l’absorber. De nos jours, on a l’impression que ces deux localités forment un même village. Surtout que Batasso compte 399 habitants. Karamokobougou, petite localité Ouassoulounké, est peuplé de 100 habitants essentiellement composés de Malinkés et de Khassonkés, d’après le Récencement général de la population et de l’habitat (RGPH) de 2009. Un nombre jugé insuffisant pour la construction d’une école dans le village dont les enfants parcourent 1 km tous les jours pour se rendre à l’école située au hameau (Batasso). « Pour construire 3 salles de classes et une direction, il faut réunir beaucoup de millions. Ce qui n’est pas à notre portée », confie Hawa Damba, présidente du CGS. « Pour le moment, les démarches auprès des fils du village et de la mairie restent vaines », regrette Djibril Touré, conseiller villageois. « Depuis 22 ans, jour pour jour, nous nous couchons et réveillons avec le souci d’acquérir de nouvelles salles de classe. Nous cherchons des bonnes volontés pour nous soulager», confie la présidente du C.G.S. A la demande du maire, Kandé Doucouré, la population a déposé une demande pour la construction de 3 salles de classes en 2015. Cette demande a été actualisée en 2019. Sans succès ! Au même moment, une demande similaire a été adressée aux ressortissants du village. La réponse a toujours été : « Nous vous chercherons des bonnes volontés ». BM/MD (AMAP)  

Mali-ONU : Discussions pour rendre la MINUSMA plus efficace

Bamako, 06 nov (AMAP) Le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix, Jean Pierre Lacroix, qui effectue une visite de travail de deux jours au Mali, a eu, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une séance de travail avec la partie gouvernementale conduite par le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop Le sejour de Jean Pierre Lacroix rentre dans le cadre de la préparation du rapport du secrétaire général des Nations unies concernant la revue stratégique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) demandée par le Conseil de sécurité Au terme de la rencontre de deux heures, le chef des opérations de paix de l’ONU a indiqué qu’il s’agit de s’assurer d’une synergie, une convergence entre les autorités maliennes et les Nations unies « afin que le moment venu, les recommandations au niveau du Conseil de sécurité soient en phase avec les objectifs des autorités maliennes. » Lacroix a dit avoir entendu une présentation du ministre Diop sur ses objectifs et priorités recouvrant largement ce que les Nations unies pensent être les siennes. «Ce qui est inscrit aujourd’hui dans le mandat de la MINUSMA est très encourageant. Je pense que nous allons continuer ensemble ce travail de manière à aboutir aux meilleurs résultats possibles», a-t-il déclaré. Pour le secrétaire général adjoint de l’ONU, les deux parties ont besoin de marcher sur deux jambes. « La première jambe, a-t-il expliqué, concerne l’appui, la bonne coordination et synergie avec le Mali. Et la deuxième jambe constitue le soutien des États membres qui décident de l’avenir de la MINUSMA, notamment les membres du Conseil de sécurité, les États contributeurs financiers, les États contributeurs de troupes. » «Il faut que nous travaillions ensemble pour que les deux jambes soient fortes, musclées et opérationnelles. C’est le sens de notre discussion d’aujourd’hui qui a été très productive », a déclaré Jean Pierre Lacroix qui a salué l’ouverture de la partie malienne. COORDINATION – Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a tenu à rappeler que les Nations unies sont présentes au Mali pour pouvoir accompagner l’État à restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire. Et d’y améliorer la sécurité, les conditions de vie de la population. «Dans ce cadre, comme le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’a indiqué, il est important que le travail de la MINUSMA soit bien aussi coordonné en complémentarité des efforts du gouvernement lequel n’est pas dans une position de spectateur », a fait savoir Abdoulaye Diop. Il a mis l’accent sur les efforts importants faits par l’État malien en termes de sécurisation avec des résultats sur le terrain. « Toutefois, cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin d’être accompagnés ici et là. Nous avons juste indiqué que nous avons une ambition, une vision pour notre pays», a-t-il précisé. Le ministre Diop est revenu sur les trois principes qui guide « notre action avec l’ensemble des partenaires, à savoir le respect de la souveraineté de notre pays, le respect des choix stratégiques et des partenaires du Mali et la prise en compte des intérêts vitaux des Maliens. » «Si ces points sont pris en compte dans le cadre de l’échéance, cela nous permettra de pouvoir évoluer avec les Nations unies», a-t-il insisté. Et d’ajouter qu’autant le gouvernement et les Nations unies ont une responsabilité particulière et une plus haute priorité : la sécurité. « Car, la sécurité des populations qui constitue la préoccupation essentielle et cette coopération avec les Nations unies ne sera jugée qu’à l’aune de l’efficacité ou en tout cas de l’amélioration  que les deux parties peuvent apporter à la sécurité des Maliens. » Le chef de la diplomatie malienne a énuméré d’autres priorités autour du  processus politique, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, de la question des infrastructures, de la contribution du développement économique du pays, des droits de l’Homme. Mais aucune de ces priorités ne peut être envisagée en dehors d’un cadre de sécurité. «La sécurité demeure la priorité numéro un pour laquelle nous sommes engagés», a souligné le ministre Diop qui a, toutefois, reconnu qu’il y a une convergence dans la vision en espérant que les discussions permettront au Conseil de sécurité, dans le futur immédiat, de prendre des mesures idoines rendant la MINUSMA plus efficace. OD/MD (AMAP)

OMVS : La centrale hydroélectrique de Gouina officiellement mise en service

Bamako, 06 nov (AMAP) Les quatre chefs de gouvernement du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, de la Guinée, Bernard Goumou, de la Mauritanie, Mohamed Bilal Messaoud, et du Sénégal, Amadou Ba, ont inauguré, samedi, le barrage hydroélectrique de Gouina, dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La mise en service du complexe de Gouina est un « moment fort dans la vie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal OMVS », selon le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. Il a souligné qu’avec cette réalisation, l’Organisation « vient d’aménager près de la moitié de ses sites de barrages hydroélectriques. Et cet ouvrage est considéré comme un maillon de ce qu’on appelle les ouvrages de seconde génération. » L’ ouvrage est une réalisation de l’OMVS qui regroupe les quatre pays. Il se dresse aux environs immédiats des chutes naturelles de Gouina, situées dans la Commune de Diamou (Kayes) et à 53 km en aval de la confluence Bafing-Bakoye, à Bafoulabé. Sa capacité installée est de 140 mégawatts (MW). La centrale utilise les sorties du barrage de Manantali en amont. Un déversoir de 1,230 m de long construit juste au-dessus de la cascade dirige l’eau dans un canal qui alimentera la centrale. L’ouvrage comprend, également, une ligne de transport 225 kv de 60 km pour le transport de l’énergie produite. Cette gigantesque infrastructure a coûté environ 284 milliards de Fcfa dont 248 financés grâce à un prêt contracté solidairement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal auprès de la banque chinoise de promotion des exportations, Eximbank de Chine. C’est également un groupe chinois, en l’occurrence Sinohydro, qui a exécuté les travaux en 5 ans. Sa production associée à celle de la centrale de Félou augmentera la capacité de production de Manantali de 200 à 340 MW. Pour faire transiter l’énergie de Gouina, l’OMVS a mis en place un projet dénommé Manatali II. Il vise à augmenter la capacité de transit de l’énergie, favoriser les échanges d’énergie dans le cadre du marché d’énergie sous-régionale et renfoncer les capacités de la SOGEM. Le colonel Abdoulaye Maïga a encouragé les instances de l’organisation sous regionale à diligenter les travaux de ce projet, avant de rendre un « vibrant hommage » aux populations, sans lesquelles le barrage de Gouina n’aurait pas vu le jour. Il a magnifié leur sens du patriotisme pour avoir accepté de céder leurs terroirs. Le projet a, en effet, nécessité le relogement de 104 ménages en juin 2018. Le maire de Diamou, Habib Diakité, a confirmé que les ménages affectés ont été tous relogés. Auparavant, le président du Conseil des ministres de l’OMVS, le sénégalais Serigne Mbaye Thiam, a soutenu que l’Organisation est surtout une « communauté de volonté et d’aspirations pour une conservation qualitative de la vie de nos populations ». Au nom de ces homologues, il a exprimé sa reconnaissance à la nation malienne dont le « peuple accorde sa légendaire « djatiguiya » aux ouvrages de Manantali, de Félou et de Gouina ». Le  complexe hydroélectrique de Gouina est le quatrième ouvrage réalisé par l’OMVS depuis sa création en 1972, après le barrage hydro-électrique Manantali au Mali, le barrage anti-sel de Diama au Sénégal, et la centrale hydro-électrique de Félou. Ces ouvrages assurent une maitrise partielle du fleuve et donc une disponibilité permanente de l’eau qui permet de satisfaire notamment les besoins énergétiques, la fourniture d’eau potable et l’agriculture irriguée, transport. Le colonel Abdoulaye Maiga a effectué le voyage en compagnie de quatre membres de son gouvernement dont celui en charge de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. ID/MD (AMAP)

Le Premier ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi

Bamako, 05 nov (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi à la Primature, a appris l’AMAP sur le compte Tweeter du chef du gouvernement. « J’ai commencé mes activités par une série de rencontres avec, notamment, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement et le cabinet de la Primature », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga sur Tweeter. Cette reprise, attendue depuis une semaine, intervient suite à l’abrogation par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, du décret portant désignation du colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, en qualité de Premier ministre par intérim. Le décret présidentiel  abrogeant cet intérim a été lu, dimanche soir, à la télévision nationale par le secrétaire général de la Présidence de la République, Mamadou Oulalé. Par la même occasion, ce décret élève le colonel Abdoulaye Maïga du titre de ministre d’État tout en  maintenant ses anciennes attributions dans le gouvernement. Le Porte-parole du gouvernement est également désigné,  par le même décret présidentiel, comme intérimaire du Premier ministre « en cas d’absence ou d’empêchement ou de vacances. » Cette abrogation du décret qui instituait l’intérim du Premier ministre intervient quelques jours après la rencontre du chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba. A l’issue de cette audience le Premier ministre avait indiqué à la presse qu’il était apte à reprendre le service sous l’autorité du président de la Transition. AT/MD (AMAP)

Lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite : Le Mali et le Burkina font front commun

Bamako, 01 déc (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) et l’Autorité supérieure de contrôle d’État et de lutte contre la corruption (ASCE-LC) du Burkina Faso ont signé, mardi, à Bamako, un protocole de coopération et de collaboration, a constaté l’AMAP. Par ce document, l’OCLEI et l’ASCE-LC « s’engagent à échanger les informations et les pratiques », « et développeront ensemble des outils et réaliseront des actions communes de sensibilisation, d’études et d’enquêtes. » Lors de cette cérémonie dans les locaux de l’OCLEI, la délégation burkinabè était conduite par le Contrôleur général d’État, Nion Philippe Néri Kounthon. Les premiers responsables des deux structures ont exprimé leur volonté de s’organiser pour pleinement donner corps à ce protocole signé au nom de leurs États respectifs. Pour le président de l’OCLEI, Dr Moumouni Guindo, « la corruption est un phénomène transfrontalier et, par conséquent, les moyens, outils, stratégies et approches doivent être transfrontaliers. » Dr Guindo a souligné que la structure qu’il dirige a déjà signé six protocoles d’accord du même genre avec les entités internationales. Des démarches sont en cours pour sceller des accords avec tous les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les Emirats arabes unis et l’Égypte. Pour sa part, le Contrôleur général d’État du Burkina Faso a estimé que « cette signature de convention est le symbole de la bonne synergie qui existe entre les deux pays frères. » «Nous sommes venus apprendre et partager. Cette convention va permettre de mutualiser nos moyens de lutte», a déclaré Nion Philippe Néri Kounthon. Pour lui, la corruption est une infraction transnationale, lorsque les produits qui en sont issus sont externalisés. Ainsi, a-t-il dit, il faut «se donner les moyens de passer outre les frontières terrestres pour aller les appréhender là où ils sont localisés. » Selon le Contrôleur général d’État du Burkina Faso, la convention permettra d’aller outre les frontières « pour identifier les avoirs compromis, qui seront ensuite saisis, recouvrés et retournés aux populations qui ont été privées momentanément de ces ressources. » BBC/MD (AMAP)    

Élections prochaines au Mali : La HAC appelle la presse au professionnalisme   

Bamako, 01 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a initié, mercredi, à son siège, une rencontre avec la Maison de la presse et autres faîtières des médias pour susciter une synergie d’action en vue d’assurer la couverture médiatique des prochaines consultations électorales, a constaté l’AMAP. À l’issue des échanges, les Termes de référence (TDR) ont été adoptés par les participants. Ils ont également rédigé une résolution qui a été adoptée à l’unanimité. Par cette démarche, l’instance de régulation dont le président, Fodié Touré Fodié Touré, a dirigé la rencontre, en présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté,  entendait rappeler aux faitières des médias leur rôle. Il s’agit de faire que les faitières des médias « puissent assurer leurs missions, conformément aux exigences du moment et s’acquitter de leurs fonctions sans contrevenir aux lois et règlementations en vigueur dans le domaine médiatique. » Les TDR mettent l’accent sur l’importance de créer les conditions d’une bonne préparation des médias maliens à une couverture professionnelle et responsable des prochaines élections. Le document souligne, également, que les médias maliens doivent s’investir pleinement dans la prévention des conflits électoraux et contribuer à l’apaisement du climat politique et social. Les participants ont demandé à la HAC d’élaborer un plan d’actions pour la régulation des médias en période électorale. Ils ont souhaité que ce plan (une fois validé) soit adressé, dans les meilleurs délais, aux autorités. Une résolution a été également adoptée à l’unanimité. Le président de la Maison de la presse s’est dit satisfait de l’adoption à l’unanimité de cette résolution. Selon Bandiougou Danté, les médias et la HAC ont un rôle important à jouer dans le processus électoral. « Donc, nous allons essayer de nous mettre ensemble pour élaborer des stratégies permettant aux médias de couvrir avec indépendance et professionnalisme les périodes électorales qui sont sensibles», a-t-il promis. Et d’ajouter que cette résolution répond « véritablement aux attentes des médias puisqu’il s’agit de faire en sorte que les médias aient accès à l’information et bénéficier d’un appui conséquent de la part des pouvoirs publics. » Le président de la Maison de la presse a invité ses confrères « au professionnalisme et à faire le travail conformément aux règles d’éthique et de déontologie. » Pour sa part, le président de la HAC a indiqué que l’adoption de cette résolution vise à anticiper sur la période cruciale des élections générales au Mali. Cette période, qui avant, pendant et après peut aboutir à des crises. Fodié Touré a estimé que cette rencontre permettra de capitaliser ce qui a été bien fait et de corriger les insuffisances. «Je n’ai aucun doute que ces résolutions vont être traduites dans un plan d’actions qui va être rédigé dans les semaines à venir et soumis aux autorités pour les mesures d’accompagnement qui doivent être prises», a-t-il dit. Le président de la HAC s’est dit convaincu que ces résolutions permettront un encadrement des médias qui vont couvrir ces élections. «Il y a des points sur lesquels il faut être très prudent, des compétences qu’il faut sécuriser et savoir s’en tenir à ce que la loi nous autorise de faire. Chaque fois qu’on reste dans le cadre de la loi, tout devient facile mais une fois qu’on s’en écarte, même les choses les plus simples deviennent compliqués», a-t-il déclaré. AG/MD (AMAP)