Exposition d’arts : La galerie Medina présente Top 10
Bamako, 13 déc (AMAP) La galerie Médina présente une exposition d’arts intitulée : «Top 10», inscrite dans le programme off de la 13è édition des Rencontres photographiques de Bamako, qui se tient depuis le 8 décembre dernier et prendra fin le 8 février prochain. «L’occasion est bonne après une décennie de productions, suivi d’ateliers et rencontres artistiques de réfléchir sur le travail accompli durant ces années de présence sur les scènes artistiques nationales et internationales», a expliqué le du promoteur de la galerie, Lassana Igo Diarra. Cette exposition est aussi organisée dans le cadre de la célébration des 10 ans d’existence du lieu d’exposition. Le vernissage s’est déroulé, samedi dernier, en présence. Lassana Igo Diarra, des initiateurs des Rencontres de Bamako dont le directeur artistique, Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung et le délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Cheick Diallo. On notait aussi la présence de plusieurs personnalités du monde des arts et de la culture de notre pays et d’ailleurs. Le promoteur de la galerie a expliqué les motivations de cette exposition destinée aussi à présenter des artistes confirmés qui ont tous une dimension internationale, d’où le titre Top 10. Selon lui, la galerie Médina, créée en 2011, souffle cette année ses 10 bougies pour la promotion des activités artistiques et culturelles, mais aussi soutenir les artistes à travers des expositions. Pour lui, il est clair que « c’est l’heure du bilan et de se projeter dans le futur ». Il a salué le professionnalisme des artistes et leur collaboration pour la réussite de cette exposition, constituée de plusieurs œuvres artistiques de photographes, plasticiens mais, aussi de designers… Bref, c’est un temple de rencontres d’arts et d’artistes. Ils seront de nombreux artistes à exposer pendant deux mois à la galerie Médina. Toutes les salles du rez-de-chaussée et à l‘étage sont bien garnies d’œuvres de créateurs, notamment les Maliens Tetou Gologo, Amadou Sanogo, Abdou Ouloguème, Mariam Maïga, Hawa Keïta, Mamadou Konatén Noumouké Kamara, Seydou Keïta, le Nigérien Uche Okpa Iroha et l’Ivoirien Ananias Keki Dago. Le directeur artistique et le délégué général des Rencontres de Bamako se sont tous exprimés sur la qualité des œuvres exposées. Le photographe Mamadou Konaté a parlé de la beauté de cette sélection, caractérisée par la qualité des artistes et la pertinence de leurs œuvres. «C’est une exposition magnifique », a dit une visiteuse devant des œuvres de l’Ivoirien. La cérémonie été rehaussée par la prestation musicale des étudiants de l’Institut national des arts (INA). L’expo durera jusqu’au 8 février 2023. AS/MD (AMAP)
Mali : La Banque mondiale finance deux projets pour près de 175 milliards de fcfa
Bamako, 13 dec (AMAP) Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Souza ont signé, lundi, à Bamako, des accords de financement de deux projets, pour 280 millions de dollars américains, soit près de 175 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Il s’agit du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) et du Projet de développement de la productivité et de la diversification agricole dans les zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM). Les deux projets ont été approuvés, respectivement, les 9 et 30 novembre derniers par le Conseil d’administration de la Banque mondiale. Le PRUBA a pour objectif d’améliorer la résilience urbaine et les conditions de vie des communautés de Bamako. Il doit toucher directement 1,5 million de bénéficiaires dont une majorité de ménages vulnérables. Ce projet s’intéresse à la gestion des déchets solides à travers la réhabilitation et l’extension des infrastructures nécessaires au rétablissement des fonctions primaires de gestion des déchets, à savoir la collecte, le transfert et le traitement. «Les investissements proposés par le PRUBA consistent à réaménager la décharge de Noumoubougou en un centre moderne d’enfouissement technique, incluant des équipements pour la valorisation des déchets. Et à aménager un second site à Mountougoula pour doter Bamako d’une capacité de traitement des déchets pour 20 ans», a détaillé Mme Clara De Souza. TRAITEMENT DES BOUES FÉCALES – Mme de Souza a annoncé que deux usines de traitement de boues fécales seront construites pour remédier à l’absence actuelle de tout système d’assainissement approprié à Bamako. Ces deux usines auront une capacité journalière totale de 600 m3, équivalant à 42 tonnes de matière sèche, bénéficiant à environ 700.000 habitants. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale, quelques 800 blocs de latrines seront construits dans les établissements scolaires publics sélectionnés. Et les ménages les plus pauvres, situés à proximité de ces établissements, bénéficieront également de la construction de 20.000 latrines domestiques. Le second accord (un financement additionnel) permettra de combler le déficit de financement pour couvrir, à la fois, les coûts d’une réponse d’urgence en matière de sécurité alimentaire et les dépassements de coûts occasionnés par les pressions inflationnistes, en partie dues à la crise ukrainienne et à l’insécurité. Les activités du PDAZAM ciblent les pauvres et les personnes vulnérables y compris les femmes, les jeunes, et les personnes déplacées à l’intérieur du pays. Avec ce financement additionnel, ce sont plus de « 43.000 ménages additionnels qui seront appuyés (soit plus 300.000 personnes), portant le nombre total de bénéficiaires du projet à plus de 1,3 million de personnes », selon Mme Clara DE Souza. Dans son intervention, le ministre Alousséni Sanou a indiqué que la coopération entre le Mali et le Groupe de la Banque mondiale « a toujours été dynamique et emblématique du partenariat stratégique voulu entre les deux parties. » Pour lui, la signature de ces accords est la matérialisation des priorités des autorités en adéquation avec le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) pour la période 2019-2023. Le patron de l’hôtel des Finances a donné l’assurance au Groupe de la Banque mondiale que toutes les mesures voulues seront prises pour permettre la bonne exécution des projets financés au Mali, notamment les deux Accords qui viennent d’être signés. BBC/MD (AMAP)
Mali : Inauguration de l’extension de la Cité universitaire de Kabala à Bamako
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 13 dec (AMAP) Le complexe universitaire de Kabala, à Bamako, s’est agrandi avec des infrastructures pédagogiques composées de sept blocs sur une superficie de 9,17 hectares pour un coût de près de 30 milliards de Fcfa. Ces infrastructures ont été construites sur une superficie de 9,17 hectares pour un coût de près de 30 milliards de Fcfa. Les blocs sont composés d’une bibliothèque avec une salle de réserve d’une capacité d’accueil de 10. 00 livres et une salle de lecture virtuelle multimédia. Parmi ces nouveaux blocs, l’institut Conficius et l’Institut supérieur de technologies industrielles avec des laboratoires. S’y ajoute la Faculté des sciences de la santé. Ces nouvelles infrastructures vont abriter également le Centre national de recherches scientifiques et technologiques (CNRST) et un Centre de langues ainsi que la maison des hôtes constituée d’un restaurant et un atelier d’impression qui produit des livres et des revues de presse universitaires. le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a inauguré, lundi, les infrastructures pédagogiques de cette phase II de la Cité universitaire de Kabala. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Keita, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Chen Zhihong et d’autres personnalités. Selon Amadou Nimaga, maitre d’œuvre de cette phase II, la conception, le suivi et le contrôle des travaux de construction de ces infrastructures ont été exclusivement réalisés par des bureaux d’architectes et d’ingénieurs maliens. Il a invité les autorités à prévoir le suivi pour la maintenance des appareils et des équipements de ces structures. Le maitre d’œuvre précisera que les travaux de ce joyau architectural ont duré 36 mois. Et d’ajouter qu’il a été construit par l’entreprise chinoise Nantong sijian Construction Group. PARTENARIAT SINO-MALIENNE – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Keita, a rappelé que la Phase II du projet d’extension de la Cité universitaire de Kabala est un don du gouvernement de la République populaire de Chine. Il a salué le partenariat solide de la Chine avec le Mali. M. Keita a par ailleurs expliqué que le Budget spécial d’investissement pour l’année 2023 ainsi que le plan global d’investissement pluriannuel de son département font la part belle aux constructions d’amphithéâtres, de salles de classes, mais aussi de dortoirs et de bureaux administratifs. Parlant des perspectives, le chef du département en charge de l’Enseignement supérieur a cité la gestion rigoureuse pour entretenir les infrastructures, la réalisation de la route pour en faciliter l’accès aux étudiants et enseignants-chercheurs et la fourniture régulière de l’eau et de l’électricité. Pour sa part, l’ambassadeur de Chine, Chen Zhihong, a estimé que ce Projet d’extension de l’Université de Bamako à Kabala-phase I et phase II est le plus grand projet d’aide chinoise dans le domaine d’infrastructure éducative en Afrique de l’Ouest. « Il est également, a-t-il ajouté, l’un des plus grands campus universitaires en Afrique de l’Ouest. » Chen Zhihong a affirmé qu’avec la mise en service de cette deuxième phase, l’Université de Bamako deviendra plus célèbre et aura une meilleure influence dans la Région. Le diplomate chinois a indiqué que la réalisation de ces bâtiments a été confrontée aux défis liés à la pandémie de la Covid-19 et le blocage d’approvisionnement en matériaux de construction. Le Premier ministre a indiqué que la construction de cette université est l’œuvre de plusieurs générations. Selon lui, elle est la caractéristique du principe de respect de notre souveraineté, celui de choisir librement un partenaire stratégique et la prise en compte par la coopération des intérêts vitaux de notre peuple. Dr Choguel Kokalla Maïga a déclaré que la Chine est un partenaire particulier, fiable, solide et qui opère honnêtement sans chercher à s’ingérer dans nos affaires. A ce propos, il a cité des réalisations de la coopération chinoise notamment le troisième pont de Bamako, le Centre international de conférences de Bamako (CICB), l’Hôpital du Mali et le Stade du 26 mars. Pour le chef du gouvernement, la réussite de cette université dépend en grande partie de ceux qu’en feront les professeurs et les étudiants. Il s’est réjoui d’avoir la confirmation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique que la réalisation de la route qui relie l’université à l’aéroport international Modibo Keita est prévue dans le budget 2023. MDD/MD (AMAP)
Coupe du monde : L’exploit historique du Maroc
Bamako, 10 dec (AMAP) Le Maroc écrit une belle histoire du football africain à la Coupe du monde Qatar 2022, en éliminant le Portuga (1-0), en quarts de finale de la compétition grâce à une réalisation de Youssef En-Nesyri à la 42è minute. Le Maroc est première nation africaine à atteindre les demi-finales d’un Mondial. Grâce à ce succès, le Maroc devient, également, le pays premier pays africain à ne pas connaître la défaite lors de six matches consécutifs en Coupe du monde. Les Marocains ont été héroïques défensivement face à l’attaque portugaise qui a manqué de précision. C’est une énorme déception pour la Seleçao qui s’arrête en quart de finale. Son leader Cristiano Ronaldo disputait certainement sa dernière Coupe du monde. Le Maroc affrontera en demi-finale le vainqueur du dernier quart de finale entre la France et l’Angleterre. LMD/MD (AMAP)
13è Rencontres photographiques de Bamako : L’édition de la résilience
Bamako, 09 dec (AMAP) La 13è édition des Rencontres photographiques de Bamako sous le thème : «Maa ka Maaya ka ca a yèrè kono», s’est ouverte jeudi, au Musée national du Mali, dans la capitale malienne, a constaté l’AMAP. «C’est une édition aux allures spéciales, tant son organisation dans un contexte sanitaire insaisissable a été émaillée de péripéties et d’incertitudes», a relever le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, qui a présidé l’ouverture officielle. Le ministre en charge de la Culture, évoquant les difficultés d’organisation de l’édition de cette année, a dit que « certains ne croyaient plus à la tenue de ce rendez-vous, mais c’était sans compter avec la détermination des autorités de la Transition à relever le défi pour l’honneur des Maliens, le bonheur des artistes et l’essor de l’art de la photographie dans notre continent et ailleurs. » Il a aussi mis l’accent sur l’engagement des autorités maliennes à faire de l’événement un espace d’échanges, de rencontres interculturelles des professionnels maliens et d’ailleurs. Dans un langage plus poétique, M. Guindo a invité le public à poser devant les objectifs avec le sourire. «Souriez surtout car vous êtes à Bamako, capitale africaine du Mali, terre de culture, d’humanisme et d’hospitalité. Souriez car nous célébrons l’image et la culture. Souriez, car nous célébrons l’amitié entre les peuples, l’excellence artistique et le renouveau», a-t-il lancé. Et de dire que les autorités de la Transition ont conscience de la portée d’un tel événement pour la structuration d’une véritable industrie de l’art et de la photographie dans le continent africain. Il a alerté sur le danger environnemental, des conséquences des guerres, de l’insécurité alimentaire, qui planent sur l’art de la photographie dans notre continent qui regorge de beautés. Il a salué le délégué général de l’événement, l’artiste-designer, Cheick Diallo, et son équipe, pour cette belle sélection de 75 artistes, avant de donner une mention particulière au Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur artistique des Rencontres de Bamako) et son équipe ainsi qu’aux partenaires. Le délégué général a salué les partenaires et le directeur artistique. «Merci à tous d’être venus pour célébrer notre devenir». Il est revenu sur la thématique, avant d’expliquer que cette édition se veut celle qui va vers son public. Pour Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, c’est un vent de paix et de résilience qui a soufflé sur le Mali pour lui permettre de faire face au défi de la Biennale photographique. « C’est un vent de sagesse, de paix qui a déjoué les pronostics pessimistes », a-t-il dit. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, a exprimé sa « fierté » à accompagner la Biennale de la photo, depuis sa création. « C’est un trésor malien, africain qui contribue à la création artistique. Bien sûr, c’est un projet fragile qui mérité d’être soutenu », a-t-il dit. Bart Ouvry a proposé de professionnaliser davantage le secteur, d’augmenter la circulation des œuvres et le développement des réseaux artistiques, ainsi que les filières artistiques. Il a assuré du soutien de l’UE et remercié les partenaires pour leur engagement. Une visite guidée par le directeur artistique et la coupure de ruban par le ministre Guindo ont mis fin à l’ouverture de cette biennale se poursuivra jusqu’au 8 février 2023. AS/MD (AMAP)
Réunion du comité de défense nationale : un bilan d’étape du commandement militaire actuel
Bamako, 09 dec (AMAP) Le chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, a présidé, jeudi, a huis clos. dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba, la session du comité de défense nationale, pour faire un bilan d’étape après deux années d’exercice du commandement militaire actuel, a constaté l’AMAP. Ce cadre d’échanges entre le chef suprême des Armées et les chefs militaires a été élargi au gouvernement dont le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et plusieurs ministres. Dans son discours, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, a reconnu que la situation sécuritaire du Mali n’est pas totalement satisfaisante. « Nous savons que le défi à relever est immense. Nous savons que le chemin est long et pourtant, nous sommes optimistes et nous gardons espoir et foi en l’avenir car, nous voyons les notables progrès réalisés par nos Forces de défense et de sécurité pendant les deux dernières années », a dit le colonel Sadio Camara. Selon lui, depuis l’investiture du colonel Assimi Goïta le 7 juin 2021, il a fixé comme priorité absolue, la sécurisation du territoire national partant du constat simple qu’il ne saurait y avoir de développement sans sécurité. Sadio Camara a estimé que c’est la raison pour laquelle, le premier axe du Plan d’action du gouvernement porte sur l’amélioration de la sécurité. « Afin de rendre possible la montée en puissance de notre outil de défense, le chef suprême des Armées a estimé que la politique et la stratégie générale qui guidaient notre action avaient échoué », a poursuivi le ministre Camara. Le chef de l’Etat a donc « tiré des leçons en réorientant notre coopération vers des partenaires plus fiables et plus sincères, dans un esprit gagnant-gagnant, permettant de défendre au mieux, les intérêts vitaux du Mali. » C’est ainsi que des équipements sophistiqués, notamment des avions de combat, des radars, des matériels roulants, des armements et des munitions ont été acquis. « Ces investissements ont permis aux Forces de défense et de séurité maliennes d’obtenir des résultats positifs malgré les contraintes et l’action néfaste de certaines puissances extrarégionales prêtes à tout pour nous isoler et exacerber les tensions avec certaines organisations de la région qu’elles instrumentalisent/ ». NOUVELLE POSTURE OPERATIONNELLE – Pour sa part, le chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra, a dit qu’en septembre 2020, lorsque la hiérarchie militaire arrivait aux commandes des Forces armées maliennes (FAMa), la situation du pays était difficile, avec un environnement complexe, ambigu et volatile. Selon, le général Diarra, « le peuple malien commençait à douter de l’avenir ». « Pour émerger de cette situation complexe et relancer les FAMa, il fallait recadrer, réorienter et redynamiser nos actions pour plus d’efficacité, de réactivité et d’harmonisation », a-t-il ajouté. Le général Diarra a indiqué que l’état-major général des Armées a édicté des directives initiales de commandement en janvier 2021 après trois d’observations, pour guider et orienter ses actions et celles des états-majors et directions de services. La finalité étant de disposer des FAMa assurant en autonomie, la défense souveraine du territoire national et promouvant les intérêts fondamentaux du pays. Et dans ans la même veine, trois axes d’efforts ont été définis notamment la conduite des opérations avec le plan Maliko qui est une approche globale en réponse à la crise multidimensionnelle, l’opération Kèlètigui pour rechercher et détruire les sanctuaires terroristes, le concept Tilékoura élaboré pour la sécurisation des échéances électorales et d’autres en réponse à l’extension du terrorisme vers les zones Sud et au banditisme. Dans son discours de clôture, le président de la Transition a salué les chefs militaires pour la nouvelle posture opérationnelle qu’ils ont adoptée et dont les résultats sont tangibles sur le terrain. Selon le colonel Assimi Goïta, « d’août 2020 à nos jours, la dynamique opérationnelle a significativement changé eu égard au renforcement et à l’équipement des Forces en moyens de combat terrestres, aériens et aéromobiles. » « Malgré ces efforts louables, nous notons au même moment, une réadaptation de la stratégie des groupes armés terroristes que nous devons intégrer dans nos réponses », a souligné le chef suprême des Armées. Le chef de l’Etat a promis que cette rencontre « sera instituée afin d’établir un cadre d’échanges entre le président et les Forces de défense et de sécurité et de faire régulièrement le point des acquis, d’en tirer les leçons pour les perspectives. » Cette rencontre qui s’est déroulée a huis clos a été marquée par les présentations des chefs d’états-majors et directeurs de services. « Ce que nous avons entendu aujourd’hui nous permet de voir l’avenir avec confiance tout en restant réaliste sur la nature des menaces et des défis à surmonter », a déclaré à la presse le colonel Sadio Camara, à l’issue de la rencontre. DD/MD (AMAP)
La 13è édition des Rencontres de la photographie s’ouvre aujourd’hui à Bamako
Bamako, 08 dec (AMAP) La 13è édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie, s’ouvre, ce jeudi, au Musée national du Mali et se déroulera du 8 décembre au 8 février 2023 sous le thème : «Maa ka Maaya ka ca a yèrè kono», tirée d’une citation de Amadou Hampaté Ba. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a effectué une visite de terrain, mardi dernier, sur le site pour s’assurer des derniers réglages. L’événement est placé sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le ministre Guindo a bien apprécié le niveau d’organisation et réitéré l’engagement des autorités pour la réussite de la manifestation culturelle. L’édition de cette année se tient dans un contexte de résilience, marqué par les multiples crises que le Mali connaît depuis plusieurs années. Selon le délégué général des Rencontres de Bamako, Cheick Diallo, près de 30 000 visiteurs, 50 journalistes, 200 professionnels sont attendus dans la capitale malienne. En outre, 75 autres personnalités du monde de l’art sont également invitées à prendre part à la semaine professionnelle. L’exposition panafricaine sera accueillie par le Musée national. Mais d’autres sites sont retenus, notamment la Maison africaine de la photographie, le Conservatoire des arts et multimédias Balla Fasseké Kouyaté, l’Institut français du Mali (IFM) et le Mémorial Modibo Keïta, le Musée du District de Bamako et le lycée Ba Aminata Diallo. La particularité de cette édition est la grande participation des femmes photographes. Plusieurs d’entre elles figurent sur la liste de l’exposition panafricaine. Les Rencontres de Bamako ont été lancées en 1994. Elles sont organisées tous les deux ans à Bamako par le ministère en charge de la Culture avec le soutien de l’IFM et d’autres partenaires techniques et financiers. Rendez vous est donc pris ce matin au Musée national pour le lancement officiel de ce grand rendez-vous culturel. AS/MD (AMAP)
Industrie : les populations de Sikasso (Sud) réclament la relance de l’usine de thé
Par Fousseyni DIABATE Sikasso, 08 dec (AMAP) Le thé Farako était une merveille de la Région de Sikasso, dans le Sud du Mali. Située à 25 km de la capitale du Kénédougou, la ferme agroindustrielle de Farako (Commune rurale de Finkolo) est un vestige de l’ex-Opération thé Sikasso (OTS). Elle comprend une ferme agricole de 402 ha de terre dont 80 sont exploités, et une unité industrielle de transformation des feuilles de thé fraîches en thé vert pour le marché national. Les 80 ha mis en valeur sont repartis en quatre blocs de parcelles de théiers. L’exploitation de cette ferme est faite grâce à la synergie d’actions de deux volets : un volet agricole pour la production de la matière première que constituent les feuilles fraîches de thé et un volet industriel, chargé de la transformation de ces feuilles. La ferme agroindustrielle de Farako comptait 340 emplois pour les volets agricole et industriel. Tous les emplois du volet industriel étaient permanents tandis que le volet agricole n’en comptait que cinq. L’usine de production est en arrêt depuis une vingtaine d’années. Qu’en pensent les Sikassois ? Notre équipe de reportage a approché les services techniques et plusieurs citoyens de la Cité verte. Dans le cadre de la politique de substitution des produits locaux aux importations, la culture du thé a été introduite au Mali dans les années 1970 avec l’appui de la République populaire de Chine. Au démarrage des activités à la ferme de Farako, la production, encourageante est passée de 45,5 tonnes en 1974 à 115 tonnes en 1977. Dès lors, elle a enregistré des évolutions en dents de scie. Cette situation a amené le gouvernement à signer deux contrats de location gérance avec le partenaire chinois. Le premier, scellé en 1987, permit d’atteindre des résultats satisfaisants. La production de thé a atteint 127 tonnes en 1990 pour un chiffre d’affaires de 107 millions de Fcfa. Et le second a pris fin en décembre 2004, selon la direction régionale des industries. C’est à partir de ces instants que l’usine de thé Farako a entamé une descente aux enfers avec une chute drastique de la production. Depuis, les populations de Sikasso ne cessent de réclamer la relance de cette merveille. Lassine Traoré, commerçant de la place, se dit «profondément déçu» par la fermeture de cette usine qui faisant la fierté de la 3è région et même du Mali tout entier. «Lorsque je me rendais à Bamako, tous mes amis me réclamaient le thé 4011 de Sikasso en tige ou en sachets», se souvient-il. Selon le directeur régional des industries de Sikasso, Djicoura Mariko, l’Etat a entamé les procédures de relance de cette usine depuis belle lurette. En effet, dans le cadre de la relance des activités de la ferme agroindustrielle de Farako, le Mali a procédé, le 19 mai 2005, à la signature d’une nouvelle convention de location gérance avec la Société générale des thés du Mali (SOGETM), promue par Souleymane Koné. Cette nouvelle convention a été établie sur la base d’un programme d’investissement de 410, 5 millions Fcfa pour une durée de 10 ans. DIFFICILE FRELANCE – En avril 2015, une mission interdépartementale s’est rendue sur le terrain en vue d’étudier l’exécution du projet de relance des activités de la ferme agricole de Farako. Le point d’exécution de ce projet se résume à l’élaboration, en cours, des termes de la convention qui liera la société chinoise CGCOC Groupe à l’Etat du Mali. Jusque-là, aucun signe de relance n’est perceptible sur le terrain. La dégradation de la ferme de thé se poursuit. La direction régionale des industries a accompagné le ministre du Développement industriel d’alors et sa délégation dans une mission de terrain effectuée du 15 au 18 septembre 2017 à Sikasso. Au regard de l’importance du rôle jadis joué par l’Usine de thé Farako (UTF) dans le développement socio- économique du Mali, le ministre avait placé cette unité au cœur de sa visite dans l’optique de mieux cerner les problèmes de sa relance. Sur place, il avait pu constater la dégradation progressive des équipements. Après s’être entretenu avec le personnel, le ministre est revenu à Sikasso où il a eu des échanges avec l’ensemble des parties prenantes (autorités administratives et politiques, structures techniques etc…) réunies pour la circonstance au gouvernorat. Au terme de ces rencontres, le ministre avait instruit aux services compétents la sécurisation d’urgence de la ferme, selon les techniciens régionaux. Il s’agissait de procéder à l’immatriculation dans le schéma d’urbanisation et de commettre un géomètre pour faire l’état des lieux. Malgré ces démarches qui datent de plusieurs années, l’UTF demeure fermée au grand dam des populations et des anciens travailleurs de cette industrie. La ferme agro-industrielle de Farako constitue une fierté nationale du fait que le Mali reste l’un des rares pays, voire le seul, à en posséder dans la sous-région ouest-africaine. Il importe de rappeler également que la Région de Sikasso dispose d’autres sites propices à la culture du thé dont la mise en valeur contribuerait considérablement à la croissance économique de notre pays. Il s’agit notamment des plaines de Lobougoula, Loutana et Kléla. C’est dire que les potentialités du Kénédougou, en matière de thé, constituent un atout majeur pour développer la production nationale afin d’en tirer un avantage comparatif dans l’espace sous-régional. Les commerçants et les consommateurs ne cessent de réclamer à l’Etat la réouverture de cette merveille qui minimisera les importations de thé. Les habitants des villages environnants de Farako et de la Cité verte sont dans l’attente permanente de la relance de cette usine de production de thé et fondent beaucoup d’espoir sur les autorités de la Transition. FD/MD (AMAP)
Marché agricole : Les céréales sèches baissent, le riz monte
Par Makan SISSOKO Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 08 dec (AMAP) En cette matinée du lundi 05 décembre 2022, l’ambiance est encore un peu timide au lieu communément appelé «Niono place». Ici, des tonnes de céréales (mil, riz, maïs, sorgho etc.) atterrissent en provenance des différents bassins de production du Mali. Chaque jour, des hommes musclés déchargent des dizaines de camions de céréales, sous l’œil vigilant des commerçants. Assis devant son magasin, Boureïma Boiré, un commerçant grossiste de riz, fixe du regard les dockers qui déchargent du riz local dénommé «Gambiaka ». Cette variété provient essentiellement des Régions de Ségou et de Mopti (Centre) où les récoltes sont en cours. D’habitude, la période des moissons impacte les prix sur les marchés de Bamako. Mais cette année, la réalité est tout autre : contrairement aux années précédentes, à la même période, le prix du riz n’a pas baissé. Explication ? «Les nouvelles récoltes arrivaient sur le marché pendant que les magasins étaient encore pleins de riz. Ce n’est pas le cas cette année», affirme Boiré. Il souligne aussi la faible production de riz due à l’insuffisance d’engrais mis à la disposition des paysans. «Certains sont tellement déçus qu’ils ont décidé de ne pas vendre la petite quantité qu’ils ont récoltée», confie le septuagénaire. Son collègue, Ousmane Sinkoro, renchérit : «Certains producteurs qui obtenaient 70 à 80 sacs par hectare n’ont récolté que 30 à 15 sacs». Les deux commerçants ont bon espoir que les prix baisseront courant décembre, parce que les nouvelles récoltes de mil, sorgho et maïs commencent à inonder le marché. En attendant, le sac de 50 kg de riz gambiaka est cédé entre 23 000 et 24 000 Fcfa, selon différentes qualités. Derrière la Grande mosquée de Bamako, Boureïma Coulibaly vend des céréales. Il soutient qu’avec l’arrivée des nouvelles productions de céréales sur le marché, les prix commencent à baisser. « Avant, le sac de 50 kg du mil pilé se vendait à 25 000 Fcfa. Aujourd’hui, le sac de 50 kg du mil pilé est cédé entre 19 000 à 20 000 Fcfa. Le kg du maïs pilé est vendu 350 Fcfa et à 17 500 Fcfa pour le sac de 50 kg. Quant au sorgho, la même quantité est cédé à 15 000 Fcfa», détaille-t-il. Installé devant son magasin rempli de céréales, Moussa Kanté confirme également que les nouveaux produits céréaliers commencent à arriver sur le marché à un prix légèrement abordable. «Visiblement cette année, la campagne agricole a bien marché contrairement à ces deux dernières années où l’insécurité a fortement impacté les cultures dans plusieurs zones de productions », dit le commerçant. Il révèle que les prix des denrées comme le mil, le maïs et le sorgho sont abordables, contrairement au riz qui reste toujours un peu en hausse. Dans son magasin, le mil est vendu à 400 Fcfa le kilo et le prix du sac de 50 kilos varie entre 20 000 Fcfa à 25 000 Fcfa. Ce commerçant qui évolue dans le commerce des céréales depuis plus de trente ans, explique que cette année, le prix du riz local n’a pas connu trop de changement. « Les producteurs de la zone de Niono n’ont pas fait beaucoup de rendement cette année. Raison pour lesquelles, les producteurs ont augmenté le prix du riz sur le marché. Sinon, en cette période de récolte, un commerçant pouvait avoir 20 à 30 tonnes de riz», révèle Moussa Kanté. Dans le magasin de Amadou Sagara, revendeur détaillant de céréales au marché de Kalabancoura, en Commune V du district de Bamako, le kg du mil est vendu 400 contre 600 Fcfa il y a quelques semaines. Le haricot dont le kg était cédé à 700 Fcfa se vend entre 400 à 450 Fcfa. Le fonio qui était vendu à 1 100 Fcfa a baissé à 800 Fcfa. Le maïs dont le kg faisait 400 Fcfa est cédé aujourd’hui à 300 Fcfa et le sac de 50 kg qui coûtait 34.000 Fcfa est actuellement entre 20.000 à 21.000 Fcfa. MS/AG/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 décembre 2022
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 décembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’ouverture de la session, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a souhaité la bienvenue au Premier ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Choguel Kokalla MAIGA, pour la reprise de ses fonctions après quatre mois d’absence. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a ensuite présenté au Premier ministre ses vœux de réussite et de succès dans la conduite de l’action gouvernementale tout en exhortant les membres du Gouvernement à plus de persévérance, d’abnégation, de solidarité, d’engagement et de loyauté en vue de l’atteinte des objectifs assignés à la Transition. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a salué et remercié le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour son engagement, sa loyauté et son esprit patriotique dans la conduite de l’action gouvernementale pendant la période intérimaire. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, en retour, a remercié le Président de la Transition, Chef de l’Etat, les membres du Gouvernement et l’ensemble du peuple malien pour le soutien dont il a bénéficié pendant cette période de repos forcé. Le Chef du Gouvernement a remercié le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour la perspicacité et la loyauté avec laquelle il a dirigé le Gouvernement pendant son absence. Le ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche, en sa qualité de doyen d’âge, a rendu hommage au nom de l’ensemble des membres du Gouvernement, au Président de la Transition, Chef de l’Etat pour le soutien constant et l’accompagnement à l’endroit du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des Ministres a : adopté un projet de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des juridictions. Le classement des juridictions a été défini dans la carte judiciaire aux premières années de l’indépendance avec la distinction entre tribunaux de première instance et justices de paix à compétence étendue. Il est resté figé malgré la création de nouvelles Cours d’appel, de tribunaux de première instance, de tribunaux de commerce, de tribunaux administratifs, de justice de paix à compétence étendue. La Loi n°2011-038 du 15 juillet 2011 portant création de juridictions a procédé à l’érection des tribunaux de première instance en tribunaux de grande instance et des justices de paix à compétence étendues en tribunaux d’instance. La création de nouvelles juridictions impose de fixer des critères vérifiables pour leur classement afin de mieux gérer la carrière des magistrats et de prévoir une évaluation périodique en vue de tenir compte de l’évolution du contentieux. Le projet de décret adopté classe les Cours d’appel, les tribunaux de grande instance, les tribunaux de commerce, les tribunaux du travail et les tribunaux administratifs en juridictions de 1ère et 2ème classe en fonction du volume d’affaires et institue une évaluation tous les cinq ans afin de procéder aux réajustements adéquats. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chargé de mission: Colonel Cheick Oumar N’DIAYE. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES Conseillers techniques : Monsieur Lassana Abdou KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Malick KASSE, Ingénieur des Constructions Civiles. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

