Djenné et Bandiagara : Le textile traditionnel pour promouvoir la paix et la cohésion sociale

Bamako, 9 juin (AMAP) Le Projet de «Conservation, revitalisation et valorisation des textiles traditionnels dans le Centre du Mali : cas des localités de Bandiagara et Djenné», utilise les traditions de conception et de production textiles. Mais, aussi, les nombreuses pratiques culturelles qui y sont associées pour promouvoir la cohésion sociale au Centre du Mali. Financé par le gouvernement américain, le projet dans sa phase 2 s’est bien déroulé. Malgré les défis, les objectifs ont été atteints grâce à la sensibilisation, à la formation des collecteurs de données pour l’inventaire et au renforcement des capacités des artisans en matière de production de qualité et d’accès au marché. Les activités menées ont permis au Projet d’impliquer directement plus de 1 000 personnes et environ 30 000 autres individuellement dont la majorité sont des femmes et des jeunes. «Ce programme, selon certains, changera positivement la cohabitation et la façon dont nous faisons des affaires entre nous, en référence aux liens entre dogons et peuls. Pour renforcer les capacités de résilience des communautés face au conflit et jeter les bases du processus de paix entre les communautés peules et dogons dans le Centre du Mali, deux missions culturelles (Bandiagara et Djenné) ont reçu un prix de l’ambassade des États-Unis au Mali à travers le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP). Ceci pour mettre en œuvre un projet intitulé : «Conservation, revitalisation et mise en valeur des textiles dans le Centre du Mali : cas de Bandiagara et Djenné». Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord bilatéral sur les restrictions à l’importation de matériel archéologique de la vallée du Niger et des falaises de Bandiagara, signé le 19 septembre 1993, et renouvelé le 22 août 2022, entre les gouvernements américain et malien. Il vise à renforcer la cohésion sociale, sensibiliser les communautés affectées sur le rôle de la culture et des tissus traditionnels pour maintenir la paix et créer une résilience communautaire, soutenir l’économie locale et contribuer à la réconciliation entre les communautés peules et dogons. Il s’agit, aussi, de rétablir la collaboration inter ethnique. À terme, il doit permettre d’éduquer les jeunes sur les diverses traditions culturelles sur l’identité malienne partagée, préserver les preuves visuelles et fournir un soutien pour transmettre les traditions à la prochaine génération. Dans le même temps, il a le droit de faire progresser la mise en œuvre de l’Accord sur les biens culturels entre les États-Unis et le Mali et un plan d’action à travers la sensibilisation éducative et les expositions culturelles de textiles maliens et d’objets connexes dans les contextes culturels des deux communautés au centre du Mali. Selon Moriba Moussa Diakité, chef de la mission culturelle de Djenné et responsable du Projet, il y a des missions sur le terrain et la diffusion de messages radiophoniques pour sensibiliser les communautés sur le rôle des tissus culturels et autres objets dans l’effort de réconciliation et le vivre ensemble. Il y a aussi l’inventaire et la documentation du patrimoine culturel lié aux textiles pour enregistrer, organiser le patrimoine culturel matériel lié au textile et le renforcement des compétences de production et de commercialisation des artisans pour faciliter l’accès au marché avec des produits de qualité. Au cours de cette phase du Projet, les Missions culturelles de Bandiagara et de Djenné ont poursuivi les missions de terrain qui ciblaient ses bénéficiaires directs dans les communautés peule et dogon, en particulier ceux qui son du secteur de l’artisanat et peuvent jouer un rôle dans la mise en œuvre du Projet. Huit sites étaient concernés à Djenné (Kéké, Welingara, Djenné, Diabolo, Madiama, Promani, Bougoula et Bangassi). Au total, 200 objets ont été inventoriés à Djenné et dans les villages voisins, répartis comme suit : Kéké (32 ans), Welingara (16 ans), Djenné ville (45 ans), Diabolo (26 ans), Madiama (20 ans), Promani (45ans), Bougoula (20 ans), Bangassi (40 ans). Et à Bandiagara, les activités d’inventaire ont réuni 20 jeunes, y compris trois filles, et 16 d’entre eux ont été formés par 4 personnes ressources travaillant en étroite collaboration avec la Mission culturelle de Bandiagara. Répartis en cinq équipes de quatre personnes, ils ont été envoyés sur le terrain pour trouver des objets liés aux textiles traditionnels dogon et peul dans les villages et hameaux des Cercles de Bandiagara, Bankass et Koro. Au-delà des trois cercles, l’inventaire a concerné 9 communes, 23 villages et porté sur 158 objets à Bandiagara, Dandoli, Sangha, Dourou, Ondougou, Ségué-Iré, Diamnati, Kani-Bonzon et Youdiou. Quelque 11 objets indisponibles ont été reproduits en dessin à Bandiagara. YD/MD (AMAP)

Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication : Des ambitions claires

Bamako, 09 juin (AMAP) L’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) disposera, cette année, d’un budget prévisionnel équilibré en recettes et en dépenses d’un peu plus de 546 millions de Fcfa contre plus de 520 millions de Fcfa en 2022, soit une augmentation de 5%, a appris l’AMAP au terme de la 5è session ordinaire du Conseil d’administration de l’établissement tenue jeudi, a Bamako. Cette-augmentation se justifie par le paiement des arriérés de dettes d’un ou deux ans et des revenus des prestations de service. Sur ce montant, la subvention de l’Etat se chiffre à plus 474 millions Fcfa, tandis que les ressources propres de l’ESJSC sont estimées à plus de 71 millions de Fcfa. Les administrateurs ont examiné et adopté les différents documents soumis à leur approbation, notamment les recommandations de la précédente session, l’état d’exécution du programme d’activités 2022, le programme d’activités de l’exercice en cours et le cadre organique et les frais de formation en Licence (formations initiale, continue et en Master). Il y avait aussi le rapport d’exécution des comptes financiers au 31 décembre dernier, le compte de gestion de 2022, le projet de budget au titre de l’exercice 2023, entre autres. La conseillère technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla, qui a présidé la reunion, a rappelé “la nécessité de consolider des acquis”, Il s’agit, notamment, de l’aménagement et l’équipement d’un studio mixte, la dotation de la salle de rédaction en postes complémentaires, l’acquisition de ressources documentaires complémentaires, l’installation de la Cellule d’assurance qualité, la mise en place d’outils de pilotage et de gestion. Selon elle,”les défis sont relatifs à l’amélioration des équipements pédagogiques, des enseignements dispensés, au renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines et au développement de partenariats.” Elle a révélé que certains défis connaissent un début de solution avec la signature de plusieurs conventions avec des faitières de médias et l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Rabat (Maroc). Mais, aussi, l’Ecole nationale des sciences et techniques de l’information et de la communication de l’Université d’Abomey-Calavi (ENSTIC-UAC) au Bénin et le Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar (Sénégal). Ces partenariats ont permis d’améliorer la visibilité de l’établissement et devraient faciliter des échanges de programmes, des stages estudiantins et l’insertion professionnelle des sortants de l’ESJSC. Mme Coulibaly Fanta N’Diaye Sylla s’est réjouie de l’élaboration et de la validation de nouvelles maquettes de formation en Licence journalisme (formation continue et à distance), Licence communication (formation initiale) par les conseils professoral, pédagogique, scientifique. Ces filières devront s’ouvrir à la rentrée universitaire 2023-2024. Elle a félicité la direction de l’ESJSC pour la bonne l’organisation de la 1ère édition des Journées scientifiques des sciences de l’information et de la communication (JOSSIC) en mai dernier. Le directeur général de l’ESJSC, Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, a expliqué qu’en vue du démarrage des Licences communication, journalisme et du Master en communication, l’école ambitionne d’organiser deux importants ateliers à l’intention des enseignants. Le premier sera axé sur les syllabus et les pratiques pédagogiques afin de les familiariser avec la culture universitaire en matière du système Licence-Master-Doctorat (LMD). L’autre formation portera sur l’élaboration et la mise en ligne d’outils pédagogiques pour commencer les cours de la formation continue et donner la possibilité aux professionnels des médias régionaux de suivre les cours à distance et en direct. Il y aura également deux sorties pédagogiques dont la première aura lieu ce mois-ci à Ségou. Le directeur a souhaité voir le financement de certains projets de recherche au profit des enseignants-chercheurs et vacataires et la formation des agents en gestion des ressources humaines (GRH) et en rédaction administrative. Enfin, il a proposé la construction d’un nouveau siège de l’ESJSC pour la réalisation de toutes ambitions. Il a dit aussi que le nombre d’étudiants passera de 25 à 35 étudiants en 1ère année Licence 1 pour les filières journalisme et communication au prochain concours de recrutement. L’idée est d’offrir sous forme de bourses les 5 premières places aux 5 lauréats du concours des nouveaux bacheliers de 2022. SYW/MD (AMAP)    

Salon des médias 2023 : Le digital au cœur des débats

Bamako, 09 juin (AMAP) La 2è édition du Salon des médias (Sam-Mali), qui regroupe plusieurs médias nationaux et de pays de la sous-région (Guinée, Niger, Burkina Faso, Sénégal), a ouvert ses portes, mercredi, au palais de la culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako. Cette édition, qui sera marquée par des expositions, panels et émissions télévisées, se tiendra du 7 au 10 juin sous le thème : «La presse à l’ère du digital : défis et enjeux». Elle est organisée par une agence de communication, en partenariat avec les acteurs de la presse. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a apprécié l’initiative et a rappelé aux hommes de médias que « nous sommes en guerre de communication, cautionnée par la désinformation et le mal information. » À cet égard, il a prôné la pleine application de tous les acteurs, publics et privés, afin de véhiculer la bonne information. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Harouna Mamadou Toureh, a rappelé le rôle important des médias, surtout en cette période de campagne référendaire. Il a convié les acteurs de ces médias à véhiculer les messages du gouvernement au peuple malien et à combattre les perturbateurs qui donnent des informations dans le but de nuire. «La guerre informationnelle est plus dangereuse que la guerre par les balles», a conclu le ministre en charge de la Communication. Le SAM-Mali prévoit une innovation : «L’école du Salon» qui formera 30 jeunes étudiants et stagiaires en journalisme (radio, télé, web tv, presse écrite) sur les notions élémentaires du métier. Les meilleurs apprenants recevront des trophées, en hommage aux défunts confrères feu Issa Fakaba Sissoko de Studio Tamani et feue Togola Awa Semega, pionnière de la presse digitale. Il y a, également, des stands tenus par des organes de presse. Une vingtaine de stands, dont celui de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), exposent leurs savoir-faire. Le représentant de l’UNESCO, Dr Bazoumana Traoré, a fait remarquer qu’ « avec la révolution numérique, le paysage de l’information et le mode de production et de diffusion ont été bouleversés. Mettant ainsi en péril la fiabilité des médias professionnels et indépendants. Il a aussi souligné que l’Unesco a organisé, en février dernier à Paris, une conférence intitulée « Pour un internet de confiance» qui a constitué une étape importante en vue de l’élaboration des principes de régulation des plateformes numériques. Selon Dr Traoré, « l’enjeu fondamental est à la fois de protéger la liberté d’expression et de lutter contre la désinformation. » On notait également la présence du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et des patrons de la presse, à cette cérémonie d’ouverture KO/MD (AMAP)

Reprise du train : Une ambiance de fête à Kayes (Ouest)

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 09 juin (AMAP) Depuis hier (jeudi 8 juin 2023), une ambiance de fête règne à Kayes, dans l’Ouest du Mali (Ouest) où le train fait partie du quotidien de la population. Et assure le transport des centaines de personnes et des tonnes de marchandises par jour. L’euphorie des habitants de la Cité des Rails se justifie. ! Le train voyageur quittera Kayes, ce matin (Ndlr : vendredi) pour rallier Bamako, la capitale traduisant l’engagement des autorités de la Transition de répondre à un vœu cher aux populations riveraines. À l’entrée de la gare ferroviaire, des travailleurs sont en train de badigeonner le bâtiment principal afin de lui donner un nouveau look. Ce bâtiment construit en blocs de pierres est hérité de la colonisation française. Assis devant le magasin où les marchandises et d’autres bagages sont pesés, l’ancien cheminot convoyeur (1980-2018) Hamidou Dabo contemple avec satisfaction les mouvements autour de lui. « Nous devons entretenir ce train, même si on ne nous le dit pas. Le calvaire vécu par les cheminots et leurs familles est révélateur des conséquences de l’arrêt du trafic ferroviaire», dit-il. Dans le hall, notre équipe de reportage a rencontré des agents qui s’affairaient autour d’un wagon. «Nous sommes contents de cette relance qui intervient après 5 ans d’arrêt. Quand le train fonctionne, il y a moins de chômage ici. La sécurité alimentaire est également assurée, car le train contribue beaucoup à l’acheminement des vivres (céréales et autres denrées alimentaires) », s’exprime le cheminot Sadio Kanté. « Toutes les catégories socioprofessionnelles y trouvent leur compte. Je salue (les autorités) de la Transition qui ont accéléré le processus de relance du trafic ferroviaire» dit-il. Pour Rokia Coulibaly, vendeuse de nourriture, le train sera d’un apport pour les Kayésiens . L’élève Doucouré ne s’arrête pas de contempler la rame qui prend la direction de la capitale ce vendredi. Tenant un cahier dans ses bras, il émet le souhait d’emprunter ce moyen de transport. Dans la matinée du jeudi 8 juin, il avait été annoncé aux clients la vente des billets. Cette annonce a été suivie d’une grande manifestation de joie à la gare ferroviaire. BMS/MD (AMAP)

Le Mali débourse près de dix milliards de Fcfa pour la reprise du trafic ferroviaire

Bamako, 09 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali a déboursé 9,874 milliards de Fcfa pour mettre en œuvre son plan d’urgence pour remettre les trains sur les rails et permettre, ainsi, au train voyageur de siffler à nouveau entre Kayes (Ouest) et Bamako, la capitale malienne. Le premier train a quitté ce matin (Ndlr : vendredi) la gare ferroviaire de la Cité des rails pour la capitale, marquant ainsi la relance du trafic ferroviaire commercial. Dans le programme de circulation établi, le départ de trains voyageurs de Bamako à Kayes se fera tous les lundis, jeudis et samedis. Et pour Kayes-Bamako, ce sera les mardis, vendredis et dimanches. Les autorités de la Transition ont prêté une oreille attentive aux doléances des populations, particulièrement les cheminots et habitants des localités traversées par les rails. En effet, le transport ferroviaire est vital pour ces localités et essentiel pour l’ensemble du Mali. L’arrêt du trafic et des activités qui y sont liées depuis mai 2018, a drastiquement réduit les revenus des usagers et riverains des rails. Le calvaire a disloqué des ménages, impacté la mobilité des populations et ébranlé les économies locales. «Cette reprise est un ouf de soulagement pour nous. Le moral est au beau fixe pour affronter les activités qui doivent commencer», a confié le secrétaire général du comité syndical chemins de fer de l’ Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Ibrahima Coulibaly. TRAVAUX – Dix-neuf gares, de Bamako à Kayes, les ateliers centraux de Korofina et le dépôt de Kayes ont été réhabilités. Des équipements mécaniques et outillages ont été acquis pour le traitement des points critiques de la voie entre Bamako et Kayes et la pose des traversées en bois sur les ouvrages d’art de Bamako à Diboli. S’y ajoutent le confortement des ponts (de Galougo, Mahina et Toukoto), l’acquisition de pièces de rechange pour la fiabilisation des locomotives ainsi que des voitures, fourgons et générateurs du transport voyageurs. En outre, il a fallu former 23 commis de gares, 15 aiguilleurs et 24 conducteurs chef de convoi. Une mission d’information a aussi fait le trajet Bamako-Kayes pour sensibiliser les populations riveraines des rails. C’est suite à toutes ces activités qu’il a été élaboré un Plan de transport quinquennal pour le trafic ferroviaire de voyageurs et de marchandises national et international. Son objectif est d’assurer le trafic de manière pérenne, efficace et efficiente entre Bamako et Diboli, de 2023 à 2027. Selon une note d’information, ce Plan vise à assurer trois rotations de trains voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes pour la première année d’exploitation, avec un taux de remplissage moyen de 60%. Et sept rotations de train de voyageurs par semaine entre Bamako et Kayes à partir de la deuxième année d’exploitation, avec un taux de remplissage minimal de 70%. « La gestion du trafic ferroviaire par la Société de patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER-Mali Sa), nécessite l’accompagnement de l’Etat à travers une subvention d’exploitation, pour combler le déficit et un plan d’investissement pour assurer la pérennisation du trafic ferroviaire», a expliqué le directeur général de cette Société, Ibrahim Maïga, Selon lui, la subvention d’exploitation prévisionnelle sur la période de la convention d’exploitation est estimée à 1,43 milliard de Fcfa et le plan d’investissement est évalué à 6,026 milliards de Fcfa dont 4,7 milliards pour la première année et 1,2 milliard pour la deuxième année d’exploitation. «Le plan d’investissement porte essentiellement sur la réhabilitation des locomotives X1 et X2, l’aménagement de la gare marchandises de Diboli, la reconstruction des ponts ferroviaires permettant l’accès à la gare marchandises de Korofina, l’acquisition d’équipements pour les travaux de voie, l’acquisition de matériel informatique et de la logistique pour les services techniques» a-t-il détaillé. Et de rassurer que cette « somme couvrir les besoins pendant la période d’exploitation». OCCUPATIONS DES EMPRISES – La libération des servitudes des rails des occupations illicites des logements d’astreinte et de fonction occupés par les retraités et des déflatés, constitue aujourd’hui un goulot étranglement dans certaines zones. « On ne peut pas attendre la libération totale des emprises, pour la reprise du trafic ferroviaire. La sensibilisation est toujours en cours dans les zones occupées », nous a confié le patron de la SOPAFER-Mali. À cet égard, assure notre interlocuteur, « plusieurs actions ont été menées dont le recensement des occupations illicites du domaine ferroviaire dans le District de Bamako et à la gare ferroviaire de Dio. » Les occupations qui entravent la circulation ferroviaire dans la gare marchandises de Korofina ont, également, été recensées par la Société. Autre action menée : la prise de vue aérienne par drone de la servitude du domaine ferroviaire de Boulkassoumbougou à Samé, en passant par la gare marchandises de Korofina et la gare autonome de Bamako. Par ailleurs, le ministre en charge de l’Administration territoriale a adressé une lettre au gouverneur du District de Bamako pour disposition à prendre en vue de sanctionner les responsables des collectivités territoriales qui ont signé des contrats de bail emphytéotiques dans la gare de Korofina. Concernant le tronçon Bamako-Koulikoro, l’identification des occupations du domaine ferroviaire sera bientôt menée par la mission conjointe des Inspections des domaines et des affaires foncières, de l’équipement et des transports et de l’Intérieur. « Cela, précise Ibrahim Maïga, en rapport avec la SOPAFER-Mali SA. » Le Plan d’urgence de relance du trafic ferroviaire concerne Bamako-Diboli. Toutefois, selon le directeur la Société de patrimoine ferroviaire du Mali, la réhabilitation du chemin de fer Koulikoro-Diboli demeure l’un des projets prioritaires du gouvernement. À cet effet, le ministre des Transports et des Infrastructures a signé avec la Société «STM» de la Russie un mémorandum d’entente qui porte sur la réhabilitation de ce tronçon en double écartement (métrique et standard) et l’acquisition de locomotives neuves pour voie standard. BBC/MD (AMAP)

Kati Sirakoro Niaré : Bientôt un centre d’intelligence artificielle et de robotique au Mali

Bamako, 08 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a posé, mercredi, la première pierre du Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati Sirakoro Niaré, près de Bamako, s’est dit convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique demeure un pas vers la souveraineté scientifique et industrielle. du Mali. Financé par le budget national pour un montant total de 3,3 milliards de Fcfa, ce centre d’intelligence artificielle et de robotique sera construit à sur une superficie de 50 hectares. Il comportera six blocs au total. Dans une interview accordée à la presse, le président de la Transition a, tout d’abord, rendu un hommage mérité aux génies maliens qui, depuis 2017, ont valablement représenté le Mali dans les compétitions internationales de robotique. «Ces génies sont l’une des raisons de la construction de ce centre», a souligné le colonel Assimi Goïta, ajoutant que notre pays se doit d’être présent au rendez-vous des bouleversements technologiques et de la révolution industrielle. «Également, nous prônons notre souveraineté retrouvée qui doit refléter dans tous les domaines y compris celui scientifique et industriel. Je suis convaincu que la recherche dans le domaine scientifique et technologique est un pas vers notre souveraineté scientifique et industrielle. Car, ces résultats probants vont impacter très positivement tous les domaines de développement tel que la santé, l’agriculture, l’environnement, la gestion des mines et l’énergie, surtout la défense et la sécurité», a relevé le président Goïta. FIERTÉ NATIONALE – Dans son intervention, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Amadou Kéita a annoncé que le CIAR va contribuer significativement à l’émergence d’un environnement et un écosystème de la formation et de la recherche dans ses domaines de prédilection. Il calque ses objectifs sur la vision présidentielle de doter le Mali de capacités autonomes et de solutions nouvelles dans la santé, la sécurité, la défense, l’industrie, l’environnement, les technologies. Véritable laboratoire, le Centre aura pour mission d’initier, de former, de chercher et d’inventer avant de mettre à la disposition du secteur productif, comme les industries, les résultats de la recherche. Selon Pr Amadou Kéita, la composition du CIAR lui permettra d’aller au-delà de la recherche pour donner des applications pratiques à l’intelligence artificielle et à la robotique. Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique a déclaré que le CIAR, entièrement financé par le budget, sera une fierté nationale. Le colonel Assimi Goïta, dans son discours à la Nation du 22 septembre 2022, a annoncé la création d’un Pôle d’excellence technologique, donnant ainsi le départ de la première expérience d’un centre robotique au Mali. OD/MD (AMAP)    

Couverture des élections : Les journalistes dans le rôle de prévention et d’apaisement des tensions

Bamako, 08 juin (AMAP) Une quarantaine de journalistes prennent part, depuis mercredi, , à un atelier de formation en couverture des élections, stratégies de prévention et d’apaisement des tensions socio-politiques en période pré-électorale et électorale, a constaté l’AMAP. Durant trois jours, ces hommes de médias seront outillés sur les techniques de traitement et de vérification de l’information au de cette session organisée par l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (IDEA international) en partenariat avec la Haute autorité de la communication (HAC), le Centre malien pour le dialogue inter-partis et la démocratie (CMDID). Le droit à la liberté d’expression, à l’accès à l’information et l’égalité devant la loi sont, entre autres, les principes fondamentaux pour les élections crédibles et inclusives. Selon le représentant du CMDID, Boubacar S. Camara, cela suppose que les acteurs politiques, sociaux et électoraux peuvent discuter librement et exprimer sans pression leurs opinions sur les questions des processus électoraux et référendaire. Pour ce faire, a dit M. Camara, ces acteurs s’appuient largement sur les médias pour transmettre et recevoir des informations. Il a souligné que les médias, considérés comme le 4è pouvoir, « peuvent éclairer, apaiser et lutter contre les violences avant et pendant les élections ainsi que les consultations référendaires. » Il a rappelé que le Mali se prépare à une consultation référendaire le 18 juin prochain. À cette occasion, le pays « a besoin de journalistes professionnels chargés de couvrir un évènement très important mais un peu particulier car différent d’une élection en d’autres termes. » Le représentant de la HAC, Seydou Sissouma, a mis l’accent sur les modules enseignés. Pour M. Sissouma, au cours de la session, les journalistes connaitront à la fois les institutions et les autorités qui participent au processus électoral. Cela permet de savoir auprès de quelle institution aller chercher quel type d’information. « De plus, a-t-il dit, les experts qui encadreront les participants auront à leur parler des questions d’éthique et de déontologie dans le traitement de l’information. » L’information qui est toujours une donnée sensible, le devient encore davantage en période électorale. En outre, il est prévu des modules de fact-checking qui permettent la vérification des faits, avec des applications et des outils pour que dans le cycle qui va commencer, le journaliste soit capable d’aller vérifier des informations. « Cela, selon le représentant de la HAC, permet de ne pas manipuler le public avec des informations qui n’ont pas une assise véritable. » Par ailleurs, Seydou Sissouma a annoncé qu’il est prévu encore des formations à Bamako. Selon lui, il en faut davantage pour que le maximum de journalistes dans les rédactions puisse être en capacité de couvrir dans les meilleures dispositions possibles le cycle électoral qui commence avec le référendum. Il a insisté que ces genres de sessions doivent être dupliqués dans les régions, rappelant que le Mali compte une quarantaine de chaines de télévision, un demi millier de radios, plus de 200 journaux et plus d’une cinquantaine de sites d’information en ligne. Idea international est une institution intergouvernementale qui a comme seul mandat l’appui à la démocratie et aux élections et cette formation fait partie du projet de l’organisation au Mali. Selon son représentant, Nicholas Matatu, Idea international intervient au Mali dans le cadre de l’appui à la Transition et le retour à l’ordre constitutionnel normal. C’est pourquoi le référendum à venir représente un jalon très important dans ce processus de transition. «Nous espérerons que cette formation va vous permettre d’être outillés pour mieux couvrir les processus électoraux et évidemment le référendum», a souhaité M. Matatu. MK/MD (AMAP)

Portrait : Moussa Doumbia, l’homme qui veut révolutionner l’agriculture au Mali

Bamako, 08 juin (AMAP) Il voit grand en projetant de valoriser toutes les superficies cultivables du Mali à travers l’utilisation des drones agricoles dans le traitement phytosanitaire, l’inventaire du rendement des cultures mais aussi la cartographie des sols en vue d’un usage efficient des intrants agricoles Une bonne productivité agricole est le gage de la sécurité alimentaire. Le Mali est un pays sahélien aux 2/3 désertiques dont près de 80% de la population pratiquent l’agriculture comme activité économique principale. Dans les pays comme les États-Unis d’Amérique qui ont bâti leurs richesses et leur développement sur l’agriculture, la mise en valeur de grandes superficies agricoles était une nécessité. Pour ce faire, des moyens aériens étaient indispensables pour l’épandage, le traitement phytosanitaire et la cartographie des sols. D’où l’utilisation à l’époque de petits avions. Ceci engendrait des coûts souvent insupportables pour les usagers peu fortunés. Avec l’avènement des drones (petit appareil électrique volant piloté à partir du sol), les donnes ont changé. C’est ce qu’il faut aujourd’hui pour notre «Révolution verte», prône Moussa Doumbia. Ce natif de Bamako est un ingénieur diplômé des grandes Universités allemandes en énergies renouvelables et d’un master en Sciences de l’environnement avec plus de 17 ans d’expériences professionnelles consécutives en Allemagne et dans les pays en développement. Directeur général de l’entreprise Smart energising farming, Moussa Doumbia a passé plus de 10 ans à vivre et à travailler dans plus de huit 8 pays africains et dans un grand nombre de communautés rurales à travers le continent. Il a établi et géré des projets de la coopération et des sociétés privées en tant que conseiller technique et chef de projet au Mali, Togo, Madagascar, Niger, RDC Congo, Sénégal et au Burkina Faso. Moussa Doumbia est un expert des drones professionnels agricoles en tant que pilote en agriculture de précision. EXPERTISE – Avec cette expertise, il espère aider les décideurs politiques nationaux à répondre aux exigences du secteur privé sur le marché des drones agricoles. Son expérience à la tête de Smart Energising Farming a permis à la société d’avoir une compréhension détaillée des problématiques du développement rural, spécifiquement de l’énergie et de l´agriculture, affirme l’ingénieur. En tirant des leçons, il développe des méthodologies, des outils et des procédures avec des démonstrations sur le terrain. Visionnaire, Moussa Doumbia projette de promouvoir l’usage des drones dans le traitement phytosanitaire des cultures et la cartographie des sols, en boostant l’agriculture intensive, seule gage de la sécurité alimentaire. Pionnière dans le domaine des drones professionnels civils, la société Smart-Energising-Farming Sarl dispose d’expertise sans égale au Mali, dans la cartographie aérienne et relevées topographiques par drone, la formation des jeunes pilotes de drone agricole en agriculture de précision, le diagnostic phytosanitaire des champs agricole par drone, la pulvérisation. Et l’épandage aérien par drone qui aide à la résilience des forêts face aux changements climatiques. Installée au Mali depuis 2020, Smart-Energising-Farming enregistre plusieurs clients surtout parmi les particuliers qui disposent de grandes superficies cultivables. À cet effet, il ambitionne de contribuer à l’amélioration de la production agricole à travers la formation massive des jeunes dans l’utilisation des drones agricoles. Cela sous-entend l’accompagnement des pouvoirs publics par la création d’opportunités pour les jeunes, la multiplication des partenariats avec les structures aussi bien étatiques que privées et la vulgarisation de la technologie en milieu rural qui abrite plus de la moitié de la population malienne. CAD/MD (AMAP)  

La médiation internationale exhorte les parties à la relance urgente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (Communiqué)

Bamako, 08 juin (AMAP) La Médiation internationale, exhorte les parties à l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali à s’accorder d’urgence sur les mesures de garanties nécessaires à son application, indique un communiqué publié mardi. Selon la même source, il s’agit de « la mise en œuvre de tous les piliers du texte qui constituent un ensemble indissociable. Y compris ceux relatifs au cadre institutionnel en plus des aspects liés à la défense et à la sécurité, ainsi qu’au développement socio-économique. » La Médiation se dit fortement engagée auprès des parties maliennes pour aider au parachèvement, dans les délais les plus rapides, de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, conclu depuis huit ans. Dans son communiqué, elle rappelle que cet Accord « est la pierre angulaire du règlement durable des crises récurrentes qui ont affecté la partie septentrionale du Mali et un élément essentiel de l’entreprise en cours de refondation de l’État malien. » «En outre, l’exécution des engagements qui y sont contenus contribuera grandement à la sécurité et à la stabilité régionales», fait remarquer la Médiation. Tout en saluant les avancées enregistrées, elle signale que des aspects importants de l’Accord restent encore à traduire dans les faits. Y compris la matérialisation des dividendes de la paix au profit des populations vivant dans les zones affectées par le conflit. En outre, la Médiation internationale note « avec une profonde préoccupation les souffrances indicibles infligées » aux habitants des Régions de Gao (Nord) et de Ménaka (Nord -Est), confrontés à l’intensification des attaques terroristes et à la montée de la criminalité. Ainsi que les déplacements forcés importants de populations en direction d’autres régions, y compris celle de Kidal 9Nord). «Elle exprime sa pleine solidarité avec ces populations et celles du Centre du Mali, également aux prises avec le fléau du terrorisme et de la violence, ainsi qu’avec le peuple malien d’une façon générale», dit le communiqué de la Médiation qui appelant « à une mobilisation internationale accrue pour leur apporter l’aide humanitaire requise. » Selon la Médiation, cette situation met en exergue, s’il en était besoin, l’impératif de la relance urgente du processus de paix. Elle rappelle ses efforts en direction des parties, y compris les propositions qu’elle a soumises en avril dernier et exprime l’espoir que « ces actions soutenues permettront de créer les conditions de la relance des mécanismes de suivi de l’Accord de paix et le parachèvement de son application. » Dans ce contexte, la Médiation note les préoccupations exprimées par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme sur le projet de Constitution soumis à référendum le 18 juin, s’agissant de la prise en compte des dispositions de l’Accord dans le nouveau texte. Elle note, également, la position du gouvernement, notamment sur le fait qu’aucune disposition du projet de Constitution ne fait obstacle à la mise en œuvre de l’Accord de paix et sa volonté exprimée d’honorer tous les engagements pris. La Médiation internationale dit relever la réaffirmation par les parties de leur attachement à l’Accord pour la paix et la réconciliation et à son rôle, sous la direction de l’Algérie en tant que chef de file. Elld réaffirme son engagement à assumer pleinement son rôle de garant politique de la mise en œuvre de l’Accord de paix, y compris les réformes institutionnelles prévues. Elle relève « avec satisfaction la volonté manifestée par les parties, de sortir, par le dialogue, le processus de paix de l’impasse actuelle et d’œuvrer ensemble pour parvenir à des solutions consensuelles permettant la relance de la mise en œuvre de l’Accord. » SS/MD (AMAP)

Le Mali et la Banque mondiale signent deux projets de plus de 131 milliards de F CFA

Bamako, 08 juin (AMAP) Le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ont signé mercredi, à Bamako, des accords de financement relatifs à deux projets pour un montant total de 200,9 millions d’euros soit environ 131,781 milliards de Fcfa. La cérémonie de signature du Projet de restauration des terres dégradées au Mali et du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (PHASAOC), s’est déroulée à l’hôtel des Finances, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. Le premier accord de financement du Projet de restauration des terres dégradées au Mali porte sur un montant de 144,300 millions d’euros, soit plus de 94 milliards de Fcfa. Approuvé le 25 mai dernier par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, ce Projet permettra le renforcement des capacités dans la promotion des pratiques de restauration des terres dégradées sous l’influence du changement climatique et le renforcement des opportunités d’accès aux marchés. Il couvrira 87 communes des Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou et Mopti (Centre) et atteindra plus de 2 millions de bénéficiaires. Le second accord concerne le financement du PHASAOC, pour un montant de 56,600 millions d’euros, soit un peu plus de 37 milliards de Fcfa. Ce projet à vocation régionale couvre les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il vise à améliorer, dans ces pays, l’indice de performance statistique, la comparabilité des statistiques de base et la modernisation des structures en charge des statistiques. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Clara Da Sousa, ces deux projets vont enrichir le portefeuille de son institution au Mali déjà en pleine expansion. Selon Mme Da Sousa, le Projet de restauration des terres déradées « améliorera la vie des populations avec des opportunités d’emplois et un renforcement des capacités dans les domaines de gestion des ressources naturelles. » «L’approche du projet, a-t-elle indiqué, est basée sur le nexus entre la dégradation des ressources naturelles, les impacts du changement climatique et les conflits sociaux tout en cherchant à restaurer le capital social, naturel et culturel. » Il renforcera les capacités nationales pour la mise en œuvre de la Contributions déterminées au niveau national (CDN) et d’une stratégie de prévention des conflits dans sa zone d’intervention. Selon la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, « la disponibilité, en temps opportun, de statistiques fiables est un défi majeur pour la plupart des pays africains. » En ce sens, Clara Da Sousa a affirmé que le nouveau projet statistique pour le Mali permettra de consolider les acquis du Projet d’amélioration du système statistique national du Mali (PASSNM), en s’inscrivant dans une dynamique régionale où la coordination entre les instituts nationaux de la statistique rendra possible la production de données harmonisées. La réalisation d’enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages, le recensement agricole, les enquêtes agricoles, les réformes institutionnelles, le renforcement du capital humain et l’accès aux données sont, entre autres, les actions attendues du projet. «Notre ambition est non seulement d’atteindre les objectifs de cet ambitieux Projet et, peut-être, surtout, de contribuer à façonner des politiques de développement plus intégrées qui puissent répondre aux nouveaux défis stratégiques auxquels le Mali est confronté», a-t-elle confié, avant de réitérer l’engagement de sa structure à accompagner notre pays dans ce processus. Pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que le projet permettra d’améliorer les systèmes statistiques au bénéfice des politiques publiques. Il s’est réjoui de l’amélioration des relations de coopération entre le gouvernement du Mali et le Groupe de la Banque mondiale, « à travers la diversité et l’importance des financements récents. Par ailleurs, le ministre en charge des Finances a engagé les unités de gestion à assurer une bonne exécution des projets pour atteindre les résultats escomptés. AG/MD (AMAP)