San : les dernières pluies enregistrées apportent un véritable soulagement aux producteurs

San, 7 septembre (AMAP) Après plusieurs jours d’inquiétude liés à la poche de sécheresse, les dernières précipitations enregistrées dans la région de San apportent un véritable soulagement aux producteurs et redonnent espoir pour la suite de la campagne agricole, a constaté l’AMAP. Selon les données de la Direction régionale de l’Agriculture de San, entre samedi à 6 h et dimanche matin à 6 h, plusieurs localités ont enregistré des pluies importantes. Les plus fortes hauteurs ont été relevées à Penesso (45 mm), Tourakolomba (37 mm), Mororibila et Kassorola (35 mm), Dieli Tiomporosso (25 mm) et Yangasso central (22 mm). San central a enregistré 17,1 mm, Benena 13 mm, Kimparana central 10 mm, Somo 9 mm, tandis que Fangasso et Sourountouna ont reçu 8 mm. Pour le directeur régional de l’Agriculture de San, Justin Diallo, cette pluie arrive à point nommé, après les inquiétudes suscitées par la poche de sécheresse. « Après ces jours d’inquiétude, causés par la poche de sécheresse, cette pluie providentielle apporte un véritable soulagement à nos producteurs et redonne vigueur à nos cultures », a-t-il souligné. Le directeur régional se veut également optimiste pour la suite de la campagne : « Que ces eaux annoncent une suite de campagne favorable et fructueuse pour l’ensemble du monde rural », souhaite Justin Diallo. Dans cette perspective, la Direction régionale de l’Agriculture invite les producteurs à poursuivre et à accélérer les opérations d’entretien des cultures. Elle les exhorte également à surveiller l’apparition des déprédateurs, notamment les chenilles légionnaires et les jassides sur le maïs et le cotonnier, et à suivre les conseils agrométéorologiques. Ces précipitations interviennent dans un contexte où les prévisions saisonnières pour juillet-août-septembre 2026 annoncent un cumul pluviométrique normal à excédentaire par rapport à la moyenne saisonnière de 1991 à 2020. Après cette pluie tant attendue, l’espoir renaît donc chez les producteurs de la région de San, qui peuvent désormais envisager la suite de la campagne avec davantage de sérénité. NC/KM (AMAP)
CIP-UEMOA : Ouverture des travaux de sa 40ème session extraordinaire ce lundi, à Bamako

Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP) La 40ème session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (CIP-UEMOA) s’est ouverte, lundi, à Bamako, avec au programme des échanges sur la gestion des intrants agricoles, l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et la stratégie de communication de l’institution, a constaté l’AMAP. Les travaux de cette session, prévue du 7 au 11 septembre 2026 dans la capitale malienne, sont présidés par le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly, en présence notamment du premier vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Hameye Founé Mahalmadane. Le programme prévoit deux importantes communications sur les thèmes : « Renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles » et « Harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l’UEMOA ». Ces exposés seront développés par des experts de la Commission de l’UEMOA. La présentation et l’examen de la stratégie de communication du CIP-UEMOA figurent également au menu des travaux. Selon le premier vice-président du CNT, Hameye Founé Mahalmadane, cette session extraordinaire se tient dans un contexte international et régional marqué par de nombreuses incertitudes, des soubresauts, mais également par des avancées significatives sur le plan de la diplomatie parlementaire. Il a souligné que les thématiques sur lesquelles porteront les réflexions des participants, notamment l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et le renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles, revêtent une importance particulière pour le développement des activités des populations rurales de l’espace communautaire. « Le secteur agricole, on le sait, occupe une place de choix dans le développement de nos États membres. L’agriculture et l’élevage sont des secteurs d’activités clés qui contribuent significativement à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations rurales dans l’ensemble de nos pays », a-t-il déclaré. Toutefois, le secteur rural reste confronté à de nombreuses contraintes qui ne favorisent pas suffisamment l’engagement des principaux acteurs qui y interviennent. Parmi celles-ci figurent notamment les difficultés d’accès au financement et aux intrants ainsi que la faiblesse de certaines dispositions législatives et réglementaires. Hameye Founé Mahalmadane s’est dit convaincu que, compte tenu de la qualité des participants et des experts, les travaux aboutiront à des conclusions pertinentes dont la mise en œuvre pourrait imprimer un nouvel élan à ce secteur stratégique pour le développement harmonieux des économies des États membres de l’UEMOA. Pour sa part, le président par intérim du Comité interparlementaire de l’UEMOA, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly, a indiqué que cette session extraordinaire offre l’opportunité aux parlementaires d’échanger avec des experts de la Commission de l’UEMOA sur deux thématiques majeures. Il s’agit, a-t-il précisé, du renforcement de la mise en œuvre des réglementations régionales relatives à la gestion des intrants agricoles et de l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires dans les États membres de l’Union. « Outre ces deux communications, nos travaux se pencheront sur l’examen de la stratégie de communication du CIP », a ajouté le président par intérim. Abordant la question des intrants agricoles, Fononna Chieck Ahmed Coulibaly a rappelé que les dispositions réglementaires en Afrique de l’Ouest reposent sur des cadres communautaires d’harmonisation portés par des institutions régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA et le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). Ces règles visent notamment à encadrer l’homologation, le contrôle de qualité, la certification et la commercialisation des semences, des engrais et des pesticides afin de sécuriser les productions agricoles et de contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire dans les États membres. Cependant, a-t-il relevé, l’accès aux intrants agricoles est devenu, ces dernières années, une préoccupation croissante pour les producteurs. Les différentes crises géopolitiques et économiques ont notamment entraîné une rareté de certains intrants et perturbé l’approvisionnement régional. L’accès limité à des intrants agricoles de qualité, les effets des changements climatiques ainsi que les coûts élevés des technologies modernes de production constituent également des contraintes pour les producteurs dans l’amélioration de leurs rendements. Cette situation peut contribuer à l’insécurité alimentaire et à la persistance de la malnutrition dans certaines zones vulnérables de l’espace communautaire, a-t-il souligné. S’agissant de l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires, le président par intérim du CIP-UEMOA a estimé que cette question mérite une attention particulière, dans la mesure où elle concerne directement la santé animale, humaine et environnementale. Pour rappel, le Comité interparlementaire de l’UEMOA est composé de 40 députés issus des huit États membres de l’Union, en raison de cinq (5) députés par État. Il préfigure le Parlement de l’Union. MMD/KM (AMAP)AMAP
Burkina Faso : la Primature affiche un taux de réalisation de plus de 72 % à la fin du mois d’août

Bamako, 7 septembre (AMAP) La Primature burkinabè a enregistré, à fin août 2026, un taux de réalisation physique supérieur à 72 %, avec plus de 4.600 dossiers traités, a indiqué lundi le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo lors de la cérémonie mensuelle de montée du pavillon national à la Primature, selon la Direction de la communication et des relations publiques (DCRP) de la Primature. Le chef du gouvernement a salué ces résultats, tout en appelant les agents de l’institution à poursuivre leurs efforts au cours des quatre derniers mois de l’année. « Ce bilan statistiquement satisfaisant ne doit pas nous pousser à verser dans l’autosatisfaction », a-t-il déclaré, invitant le personnel à tendre davantage vers l’excellence. La cérémonie a également été l’occasion pour le Premier ministre de rendre hommage aux devanciers de la Nation, aux Forces combattantes engagées dans la reconquête du territoire et aux producteurs agricoles, présentés comme des acteurs de la souveraineté nationale. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a notamment souligné le rôle des Forces combattantes dans la défense de la souveraineté et salué « leur esprit de sacrifice, cette résilience et cette combativité à toute épreuve ». Il s’est par ailleurs montré confiant quant à l’issue de la campagne agricole 2026, malgré les disparités pluviométriques et les poches de sécheresse dans certaines régions, tout en exprimant sa solidarité aux producteurs concernés. Évoquant la transformation engagée au Burkina Faso sous le leadership du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Premier ministre a cité des avancées dans la défense, l’agriculture, la santé, l’éducation et les infrastructures. Il a notamment annoncé l’inauguration prochaine de TEXFORCES-BF, une usine textile des Forces armées du Burkina Faso destinée à valoriser le coton produit dans le pays et à contribuer à l’habillement des Forces combattantes. « Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde », a affirmé le chef du gouvernement, appelant les Burkinabè à garder confiance dans les capacités du pays à poursuivre sa transformation. OS/KM(AMAP)
Sierra Leone : l’ex-président Ernest Bai Koroma rentre à Freetown après l’abandon des poursuites

Bamako, 7 septembre (AMAP) L’ancien président sierra-léonais Ernest Bai Koroma est rentré dimanche à Freetown après l’abandon des poursuites judiciaires engagées contre lui dans le cadre d’une tentative présumée de coup d’État, rapportent les autorités et les médias locaux. Agé de 72 ans, M. Koroma est arrivé du Nigeria accompagné de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Il a été accueilli par le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères, Mohamed Rahman Swaray. Le gouvernement sierra-léonais avait abandonné en juillet les poursuites pénales visant l’ancien chef de l’Etat, mettant ainsi fin à une procédure ouverte après la tentative de coup d’État avortée de novembre 2023. Ernest Bai Koroma avait été inculpé de trahison et placé en résidence surveillée après l’attaque de casernes militaires et de deux prisons à Freetown par des hommes armés. Plus de 2.200 détenus avaient été libérés lors de cette attaque, qui avait fait au moins 21 morts, dont 14 militaires, lors des affrontements. Les autorités avaient accusé l’ancien président d’avoir soutenu les assaillants, ce qu’il avait démenti. Ernest Bai Koroma, qui a dirigé la Sierra Leone de 2007 à 2018, avait ensuite obtenu une liberté sous caution pour raisons médicales avant d’être autorisé à se rendre au Nigeria en janvier 2024. L’abandon des poursuites en juillet a mis fin à cette procédure judiciaire engagée à la suite des événements de novembre 2023. OS/KM(AMAP)
Bougouni : Le Conseil régional de la Jeunesse célèbre la journée internationale de la jeunesse à Sélingué

Bougouni, 7 septembre (AMAP) Le conseil régional de la jeunesse de Bougouni célèbre le12 août, journée internationale de la jeunesse à Sélingué avec la participation effective des 57 présidents des conseils communaux de la jeunesse de la région de Bougouni, a constaté l’AMAP. La Journée Internationale de la Jeunesse le 12 août, a été célébrée dans la région de Bougouni ce samedi 5 septembre 2026, sous la présidence du gouverneur de la région de Bougouni, le Général de brigade Ousmane Wélé. C’était en présence des autorités administratives et politiques, des forces vives de la région, des forces de défense et de sécurité, des organisations et faitières de la société civile, et plusieurs centaines de jeunes venus des cinquante communes de la région. Le Thème retenu cette année est : « Jeunesse, Paix et Sécurité : Prévenir la Désinformation, Lutter contre la Radicalisation et Promouvoir la Paix », particulièrement pertinent au regard des défis auxquels notre pays et notre région sont confrontés. Le chef de l’exécutif régional et sa délégation ont été accueillis à l’entrée de Sélingué par le préfet de Cercle, Arouna Togola, les autorités administratives et politiques locales, le président du conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, les notabilités, les forces de défense et de sécurité et plusieurs centaines de jeunes. Cette entrevue juvénile de notre région constitue un moment privilégié pour écouter la jeunesse, réfléchir à ses préoccupations, valoriser ses initiatives et surtout renforcer son rôle dans la construction de notre société. Le premier cap de cette célébration a été la visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles avant de se rendre dans la salle de conférence de la mairie de Sélingué pour la cérémonie officielle d’ouverture de cette cérémonie de célébration du 12 août, journée internationale de la jeunesse. Après les mots de bienvenue successifs du chef de village, du maire et de l’intervention du parrain, le président du conseil régional de la Jeunesse de Bougouni, Karim Diakité a, dans son discours affirmé que les jeunes des 57 conseils communaux de la jeunesse, les associations, les organisations de jeunesse et les initiatives citoyennes constituent un formidable potentiel humain. Qu’ils doivent converger en force de paix, de développement et de cohésion sociale. Aux vues de leurs responsabilités, ils sont des relais de cette vision commune de dialogue et de tolérance dans nos villages et communes afin de contribuer à rapprocher et à prévenir les tensions et à favoriser le vivre ensemble en véritable école de citoyenneté, de leadership, de dialogue et de paix. Le conseil régional a, ainsi par la voix de son président, fait de cette célébration un point de départ d’un engagement pris en ce jour qui dépasse le cadre d’une cérémonie afin que chaque jeune reparte de Sélingué avec une conviction « Je suis une partie de la solution. »a ajouté Karim Diakité. Au nom du Conseil Régional de la Jeunesse, il a réaffirmé son engagement et sa disponibilité à travailler avec l’administration, les collectivités, les services techniques et l’ensemble des forces vives de la région, en croyant profondément au dialogue entre les institutions et la jeunesse. Pour atteindre cet objectif, la jeunesse est disponible à accompagner les initiatives qui concourent à la paix, à la cohésion sociale, à l’éducation citoyenne, à l’employabilité, à l’entreprenariat, à la protection de l’environnement et au développement. Dans son allocution, le chef de l’exécutif régional a rappelé de vive voix que la jeunesse représente une force considérable pour notre pays, une source d’énergie, d’innovation, de créativité et d’espoir, aussi au cœur de notre avenir collectif. C’est pour cela que Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a placé au cœur de ses actions la Jeunesse, en disant à la jeunesse je cite « Je suis jeune comme vous, si j’échoue c’est la jeunesse malienne qui aura échoué » fin de citation. Et c’est fort de cela que la célébration de cette journée poursuit-il, ne doit pas être seulement un moment festif. Elle doit être l’occasion de nous interroger sur le rôle que nous devons jouer, individuellement et collectivement, dans la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus pacifique et plus résiliente. Faisant allusion au thème évocateur, le gouverneur lance un appel aux jeunes car nous vivons dans un monde où l’information circule à une vitesse sans précédent. Ainsi avant de transmettre une rumeur, il faut mesurer les conséquences qu’elle pourrait avoir sur notre famille, notre communauté et notre pays. Pour gagner ce combat, nous ne devrons pas partager ce que nous n’avons pas vérifié, toute chose qui nous permettra de rafler lutte contre la désinformation commence par un comportement individuel responsable Les réseaux sociaux et les nouvelles technologies offrent de nombreuses possibilités d’apprentissage, de communication, d’entrepreneuriat et de participation citoyenne. Ce sont aussi des outils qui peuvent également être utilisés pour diffuser de fausses informations, des rumeurs, des discours de haine et des messages susceptibles de diviser les communautés. Une désinformation qui peut semer le doute, provoquer la peur, alimenter les tensions et fragiliser la cohésion sociale a poursuivi le gouverneur. Selon lui, pour relever ses défis notre jeunesse doit devenir une jeunesse responsable et vigilante dans l’utilisation des réseaux sociaux, car avant de partager une information, il faut prendre le temps de la vérifier ; avant de croire à une publication, il faut se poser des questions. Le Gouverneur appelle les jeunes en mode conseil à ne pas tomber dans le piège de la radicalisation qui constitue un phénomène complexe qui peut toucher particulièrement les jeunes lorsqu’ils sont confrontés à la marginalisation, au chômage, à l’exclusion, au sentiment d’injustice, à la manipulation ou à certaines influences idéologiques. « Soyez une jeunesse qui fait sienne le slogan « N’Tè N’TALA » (non à la violence, non à la désinformation, non à la trahison, non au terrorisme, non à l’amalgame, non à l’instrumentalisation) du ministère de la jeunesse et des sports chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne. L’avenir de notre région et de notre pays dépend, en grande
Foncier/Mali : le MUHDATP alerte contre de fausses annonces de vente de terrains au nom de l’ACI-SA sur les réseaux sociaux

Bamako, 7 septembre (AMAP)– Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population (MUHDATP) a alerté dimanche l’opinion publique contre la circulation de fausses informations relatives à la vente de terrains prétendument proposés par l’Agence de Cessions Immobilières (ACI-SA) sur les réseaux sociaux et certains supports numériques, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le communiqué, ces publications frauduleuses utilisent des logos, visuels, photographies et éléments de communication donnant une apparence officielle aux annonces, allant jusqu’à associer des images de hautes autorités de l’État ou de médias reconnus pour tromper la vigilance du public. Le ministère recommande à toute personne souhaitant acquérir un terrain de ne procéder à aucun paiement sur la base d’une annonce publiée sur les réseaux sociaux, de vérifier systématiquement l’origine de l’annonce auprès des canaux officiels de l’ACI-SA, de ne prendre aucun engagement financier avant confirmation officielle et de se méfier de toute demande de paiement urgent ou de frais de réservation. L’ACI-SA communiquera prochainement ses contacts officiels permettant de vérifier l’authenticité de toute annonce de vente de terrains. KD/CMT (AMAP)
Dioila : 320 candidats aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral

Dioila, 7 septembre (AMAP) 320 candidats prennent part depuis ce lundi matin aux épreuves du Brevet de technicien agropastoral, session de septembre 2026. Les examens qui s’étaleront sur cinq jours ont été lancés par le gouverneur de la région de Dioila, le Général de division Kèba Sangaré, a procédé, à l’École publique Siguina Ballo 1, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du cercle de Dioila, du maire de Kaladougou, des acteurs de l’éducation, des membres du cabinet du gouverneur et des forces de défense et de sécurité. Le lancement de la première épreuve est intervenu à 7 h 55. Avant l’ouverture de la première enveloppe, le gouverneur a invité les candidats à privilégier l’excellence et l’effort. Il a rappelé que la souveraineté alimentaire, au cœur de la vision des autorités, nécessite des agents agricoles bien formés. Le directeur de l’Académie d’enseignement de Dioila, Birama Dao, a placé ces examens sous le signe du mérite. Les candidats sont répartis entre deux centres : Siguina Ballo 1 et Markacoungo. Aucun incident n’avait été signalé au moment du lancement. DF/CMT (AMAP)
Médecine traditionnelle : le Mali mise sur la recherche, la valorisation et l’industrialisation

Bamako, 7 septembre 2026 (AMAP) La valorisation des savoirs endogènes, le renforcement de la recherche scientifique et l’industrialisation des médicaments traditionnels ont été au centre de la célébration de la 24e édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT), a constaté l’AMAP. Cette édition est placée, au niveau régional, sous le thème : « Réflexion sur les efforts de recherche et de développement en matière de médecine traditionnelle pour la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle dans la Région africaine », approuvé par la Direction régionale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique. Au niveau national, le thème retenu est : « Valorisation des résultats de la recherche sur la médecine et la pharmacopée africaines dans le but de contribuer à la souveraineté sanitaire au Mali ». La commémoration, qui s’est tenu du 3 au 5 septembre, a été marquée par plusieurs activités, notamment une conférence-débat sur le projet de production industrielle du sirop Balimor et le projet de labélisation des médicaments traditionnels. La deuxième journée a été consacrée à un symposium sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles, un cadre de concertation entre les praticiens de la médecine conventionnelle et ceux de la médecine traditionnelle, ainsi qu’une journée de consultations gratuites en médecine traditionnelle chinoise et malienne, qui se tiendra demain. Selon la directrice générale de l’Institut national de recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles (INRPT), Pr Rokia Sanogo, la célébration de cette journée revêt une importance particulière au regard du rôle majeur que peut jouer la médecine traditionnelle dans l’amélioration de la santé des populations. Cette journée constitue un cadre de promotion et de valorisation de la médecine traditionnelle africaine, dont le potentiel dans la prise en charge sanitaire est aujourd’hui largement reconnu, a-t-elle indiqué. « Il est admis qu’il ne peut y avoir de couverture sanitaire universelle sans une meilleure prise en compte de la médecine traditionnelle », a souligné Pr Rokia Sanogo, rappelant que plusieurs pays ont développé ce secteur afin de répondre aux besoins sanitaires de leurs populations. Elle a indiqué que le Mali s’est engagé très tôt dans cette voie avec la création, dès 1968, d’une structure dédiée à la recherche sur la médecine et la pharmacopée traditionnelles. L’enjeu, aujourd’hui, est de mieux faire connaître et de valoriser les résultats de plusieurs décennies de recherche, notamment les médicaments traditionnels améliorés mis au point par l’Institut, a expliqué la directrice générale. Pr Rokia Sanogo a précisé que 14 médicaments traditionnels améliorés ont obtenu une autorisation de mise sur le marché depuis 1983, dont sept figurent sur la liste des médicaments essentiels. Parmi eux figure le sirop Balembo, un médicament antitussif considéré comme l’un des produits phares issus de la recherche malienne. Dans le cadre de la célébration de cette année, l’INRPT a choisi de mettre l’accent sur la valorisation des résultats de la recherche et des savoirs endogènes, conformément à la vision du Mali Kura, qui encourage la promotion des ressources et produits locaux ainsi que le développement de l’industrialisation. La directrice générale a notamment évoqué le projet de production industrielle du sirop Balembo, sélectionné au niveau africain parmi 102 projets. L’initiative vise à mettre en place une véritable chaîne de valeur, allant de la plante médicinale jusqu’au patient. Selon elle, cette chaîne implique plusieurs acteurs, notamment les structures chargées de l’approvisionnement en matières premières, l’INRPT, qui prépare l’extrait constituant le principe actif, l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), chargée de la production industrielle, et la Pharmacie populaire du Mali (PPM), qui assure la distribution à travers le circuit pharmaceutique national. « Il s’agit d’un projet structurant qui apporte une réponse concrète à notre ambition de souveraineté et de valorisation de nos connaissances et de nos ressources locales », a affirmé Pr Rokia Sanogo. De son côté, le secrétaire général de la Fédération malienne des associations des thérapeutes traditionnels et herboristes (FEMATH), Toumani Diakité, a estimé que la Journée africaine de la médecine traditionnelle constitue une occasion importante de promouvoir et de valoriser les pratiques thérapeutiques traditionnelles. Il a rappelé que les organisations de tradithérapeutes ont enregistré des progrès importants au Mali au cours des dernières décennies. Après les événements de mars 1991, le pays disposait de peu d’associations structurées de thérapeutes traditionnels. Les premières organisations ont commencé à voir le jour à partir de 1993 avant de se multiplier progressivement à travers le territoire national. Aujourd’hui, la FEMATH regroupe de nombreuses associations et travaille en collaboration avec les autorités sanitaires, notamment à travers les programmes consacrés à la médecine traditionnelle et ceux du ministère de la Santé et du Développement social, a-t-il indiqué. Selon Toumani Diakité, les tradithérapeutes ont également été associés à plusieurs campagnes et actions sanitaires, notamment lors des crises liées à Ebola, à la Covid-19 et à la dengue. Il a, par ailleurs, relevé l’intérêt croissant des populations pour la médecine traditionnelle, rappelant le recours important à certaines plantes médicinales pendant la pandémie de Covid-19, qui avait entraîné une forte sollicitation de plusieurs espèces végétales. Abordant les difficultés du secteur, le secrétaire général de la FEMATH a insisté sur la nécessité de relire et d’actualiser les textes régissant la médecine traditionnelle, dont certains remontent au milieu des années 1990. Selon lui, cette relecture permettrait notamment de résoudre certaines difficultés administratives rencontrées par les praticiens traditionnels dans l’obtention de leurs autorisations d’exercer et dans l’organisation de leurs cabinets. La question de la collaboration entre les médecines traditionnelles africaine et chinoise a également été au cœur des échanges. Le Pr Boubacar Diarra, spécialiste de la médecine chinoise et directeur général de l’Atelier Luban de la médecine traditionnelle, a animé un symposium consacré à cette problématique. Selon lui, l’expérience chinoise constitue une source d’inspiration pour l’Afrique et particulièrement pour le Mali dans la valorisation des savoirs et des pratiques médicaux traditionnels. « La Chine a connu, dans son histoire, des débats sur l’avenir de sa médecine traditionnelle. Mais les autorités ont finalement choisi de la préserver et de la développer, considérant qu’elle constitue une partie
Gourma Rharous : Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau « Tombouctou », le souvenir de la tragédie reste vif

Gourma Rharous, 7 septembre (AMAP) Trois ans après l’attaque terroriste contre le bateau long-courrier «Tombouctou» de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAV), le souvenir de la tragédie reste vivace dans l’esprit des populations de la bande du fleuve, dans le cercle de Gourma Rharous, comme dans celui de nombreux Maliens. Pour rappel, le bateau long-courrier «Tombouctou» de la COMANAV avait été victime d’une violente attaque terroriste, dans la matinée du jeudi 7 septembre 2023, sur le fleuve Niger, en face des localités de Harimouno Djindé, dans la commune de Banikane, et de Zorho, sur la rive nord du fleuve. Depuis cette date fatidique, les populations de la commune de Banikane, où le drame s’est produit, et celles de Rharous, où les rescapés avaient été accueillis, continuent de se souvenir de cette journée avec douleur. «J’ai encore dans les oreilles le vacarme assourdissant du crépitement des armes et, dans la tête, les cris de douleur des passagers retenus dans les flammes et de ceux emportés par le courant des flots», témoigne A.T., un rescapé quadragénaire. Commerçant de son état, il revenait de Gao, où il était allé se ravitailler en marchandises. Son récit traduit l’horreur vécue par les passagers lors de l’attaque. A.D., fils d’une victime, enseignant à la retraite et premier correspondant de l’AMAP dans le cercle de Gourma Rharous, témoigne également de la profondeur du traumatisme : «Cette tragédie marquera à jamais ma vie. Dans ma tête, je continue à imaginer l’image de mon père retenu dans les flammes, se débattant dans une ultime lutte contre la mort. Mes nuits continuent d’être hantées par cette image cauchemardesque.» Ces deux témoignages illustrent l’ampleur du drame. Les stigmates physiques et psychologiques de cette journée, qui a fait plus d’une centaine de morts et une soixantaine de blessés, restent visibles chez certaines victimes, qui espèrent toujours bénéficier d’une assistance et d’un accompagnement de l’État. Il faut toutefois rappeler qu’en application de la loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 instituant les pupilles de la Nation et les pupilles de la République du Mali, le gouvernement de la Transition a accordé, lors du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024, le statut de pupilles de la Nation à 31 enfants dont les parents, fonctionnaires de l’État, ont été tués lors de cette attaque. En outre, le gouvernement avait octroyé une somme de 250.000 francs CFA à chacun des survivants dans les jours ayant suivi le drame, ainsi que la prise en charge de leurs frais de déplacement pour rejoindre leurs destinations. Au-delà de ces efforts de l’État, les populations continuent d’espérer l’érection d’un monument à la mémoire des victimes sur le lieu du drame. Le maire de la commune de Banikane, Ibrahim Haïdara, estime que cet édifice permettrait de perpétuer le souvenir de cette tragédie. «Ce monument, au-delà de perpétuer le souvenir de cette journée, permettra aussi aux générations présentes et futures de se rappeler la cruauté du terrorisme et de symboliser le sacrifice du peuple dans sa lutte pour un Mali souverain et éternel», souligne l’édile. Pendant ce temps, comme un fantôme d’acier, le mastodonte du fleuve Niger continue de tanguer au gré des vagues, les flancs ouverts aux quatre vents, comme pour rappeler au monde que la cruauté humaine n’a pas de frontières. MG/CMT (AMAP)
Djéli Baba Sissoko : l’histoire du Mali au rythme du N’goni

Bamako, 7 septembre (AMAP) La tradition orale a été jadis, le moyen privilégié de conservation, de valorisation et de transmission des valeurs intrinsèques des sociétés africaines. Au Mali, certaines personnes ont dédié leur vie à cette activité culturelle hautement significative. Djéli Baba Sissoko était de ceux-là, qui n’ont ménagé aucun effort pour la préservation des valeurs intrinsèques. Dans la nuit du mardi, vers les années 70- 80, alors que la Télé n’avait pas fait son apparition, à partir de 21Heures, les personnes âgées et les adultes, à leurs côtés leurs enfants et petits-enfants, captaient Radio Mali pour écouter les contes de Djéli Baba, du mythe à la réalité. « Moi Djéli Baba, je remercie tous mes fans, je salue l’ensemble du peuple Malien, de toutes nos contrées. Je vais vous entretenir aujourd’hui sur l’Histoire de Mèlèkèti Boudourou, un djin ou Wagawaga », dans un ton captivant, commençait-il à l’annonce d’un de ses contes. Né en 1922 à Sanankoro, dans la région de Koulikoro, au Mali, Djéli Baba Sissoko est issu d’une grande lignée de griots. Dès son plus jeune âge, il s’initie au N’goni, ce luth qui accompagne, au même titre que la kora, les contes, récits et chants mandingues. Il devient rapidement une virtuose du N’goni et un auteur-compositeur respecté. Plus qu’un musicien, il fut un dépositaire de la mémoire mandingue, un conteur, une grande voix de la tradition orale malienne. Sa voix grave et posée portait les épopées, les généalogies et les leçons de sagesse de ses ancêtres. La grande voix de Radio Mali Djéli Baba Sissoko était aussi la voix incontournable de Radio Mali. Pendant plusieurs décennies, il racontait en bambara des contes et des récits traditionnels, au rythme de son n’goni. À travers les ondes, il faisait entrer l’histoire du Mali dans les maisons, les villages et les concessions. Parmi ses contes les plus célèbres figure l’histoire de « Caca », un récit qui connaîtra plusieurs enregistrements et qui restera dans la mémoire collective. Son passage à Radio Mali a contribué à faire connaître les contes et l’histoire mandingue à plusieurs générations de Maliens. Le grand ambassadeur de la culture mandingue Djéli Baba Sissoko ne s’est pas contenté du Mali. Il a parcouru tous les continents où il a conté l’histoire du Mali au rythme de son n’goni préféré. L’on se souvient notamment de sa tournée en France vers les années 1980, sur invitation de François Mitterrand, alors président de la France. Lors de cette tournée, le célèbre griot a eu l’occasion de raconter l’histoire du Mandé devant un public international, portant haut les valeurs de dignité et de fierté africaines. Partout où il passait, il incarnait le rôle du griot : réconcilier, enseigner, célébrer et transmettre. Un héritage inestimable Djéli Baba Sissoko a également transmis son savoir à une importante descendance artistique. Il est notamment le père de la célèbre griotte Mah Damba, et le grand-père de plusieurs artistes reconnus aujourd’hui. Il est également présenté comme la figure de référence de musiciens issus de la grande lignée Sissoko-Tounkara, dont certains ont poursuivi son travail autour du N’goni et de la tradition mandingue. Djéli Baba Sissoko décède le 25 décembre 2001. Avec lui disparaît une bibliothèque vivante. Mais il laisse derrière lui un héritage inestimable qui continue encore d’inspirer beaucoup de générations d’artistes maliens et africains. Ceux qui l’ont côtoyé gardent encore de lui le souvenir d’un homme humble et d’un grand patriote. Il a consacré toute sa carrière à promouvoir les valeurs africaines : le respect des aînés, la solidarité, la vérité et la mémoire. Pour lui, être griot n’était pas un métier, mais une mission sacrée. Il a émerveillé, à travers ses contes ses concitoyens et son nom reste gravé dans l’histoire culturelle de notre pays. Son fils héritier, Djéli Souleymane Sissoko, qui assure encore aujourd’hui la continuité de ses œuvres, garde encore le souvenir d’un père fier de ses ancêtres, qui aimait son travail et le faisait avec dignité et honnêteté. MLHD/KM (AMAP)

