Santé et inclusion : L’UNICEF en partenariat avec le département en charge de la Santé a remis des Cartes conseils adaptées pour personnes handicapées

Bamako, 12  juin (AMAP)  L’UNICEF, en partenariat avec le ministère de la Santé et du Développement social, a remis, ce vendredi 12 juin 2026, au siège de la Fédération malienne des associations de personnes handicapées (FEMAPH), des cartes conseils (en braille et en langage des signes) adaptées aux personnes non voyantes et aux personnes sourdes, a constaté l’AMAP. Etaient présents à la cérémonie les différents partenaires le ministère de la Santé et du Développement social, l’UNICEF et la FEMAPH. Le projet s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la qualité de l’éducation des personnes handicapées au Mali, avec pour objectif de renforcer durablement l’accès à l’information pour tous. Dans son intervention, le conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, M. Sayon Doumbia, a affirmé que, selon le Recensement général de la population et de l’habitat 2022, environ 2 247 500 personnes vivent avec un handicap, dont 696 725 enfants âgés de 0 à 17 ans. En vue de soutenir le gouvernement, il s’agit, à travers cette initiative de co-création des cartes conseils, de faire des jeunes et des adolescents des vecteurs de changement comportemental et des ambassadeurs des pratiques familiales essentielles. M. Doumbia a invité à faire bon usage de cet outil de communication, à s’approprier les thèmes des cartes conseils pour la promotion des couches vulnérables et a assuré de leur disponibilité pour renforcer les pratiques familiales essentielles favorables à la communauté. Pour sa part, le représentant de l’UNICEF, M. Sylvestre Tapsoba, a expliqué que, pour une mère malvoyante, accéder à des conseils sur la nutrition ou la santé de son enfant peut représenter un véritable défi avec les outils existants, basés sur des images. Ces cartes pourraient lever des barrières. Il a ajouté que le succès dépendra de l’engagement collectif à les utiliser et à les intégrer dans les pratiques quotidiennes. Le président de la FEMAPH, M. Hadji Barry, a remercié les partenaires, soulignant qu’il existe désormais un grand intérêt pour les personnes handicapées. Selon lui, celles-ci seront davantage considérées dans l’émergence du pays. Il a assuré que ces outils seront utilisés à bon escient et permettront de pallier une insuffisance de communication envers les personnes en situation de handicap. Les cartes seront distribuées aux différents sièges des associations, a-t-il promis. Mme Catherine Dabou, membre de l’Association des sourds du Mali, s’est dite ravie de ces documents, qui comportent des informations capitales permettant d’aider plusieurs jeunes sourds comme elle. Un autre temps fort de l’événement a été la remise officielle des documents au président de la FEMAPH dans ses locaux, suivie d’un essai par deux membres des associations des sourds et des personnes non voyantes. MMD/KM (AMAP)

Actualité : Rétrocession de sept bases aux autorités nationales de la RCA par la MINUSMA

Bamako, 12 juin (AMAP) La cérémonie de rétrocession s’est déroulée à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, en présence de la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, Valentine Rugwabiza, et du Premier ministre centrafricain, Félix Moloua. Les infrastructures concernées sont situées dans les localités de Mbaïki, Bamingui, Dékoa, Dilapoko, Ippy, Kouango et Pombolo. Cette opération s’inscrit dans une dynamique de reconfiguration progressive du dispositif de la Minusca et de renforcement de l’appropriation nationale des acquis en matière de stabilisation et de présence de l’État. Prenant la parole lors de cette cérémonie, les responsables ont souligné l’importance de cette transition, perçue comme un signal de consolidation des capacités nationales et du retour progressif des institutions publiques dans plusieurs zones du pays. Pour le gouvernement centrafricain, cette remise représente une opportunité d’accélérer le déploiement des services publics et de consolider les efforts engagés en faveur de la paix, de la sécurité et du développement local. Cette rétrocession intervient dans un contexte où la République centrafricaine poursuit ses ambitions de renforcement de la souveraineté nationale, tout en maintenant sa coopération avec les partenaires internationaux pour accompagner le processus de stabilisation du pays. KM(AMAP)

Gestion axée sur les résultats : 30 cadres et responsables de la Présidence de la République outillés

Bamako, 12 juin 2026 (AMAP)– Les travaux de la session de formation de haut niveau en Gestion axée sur les résultats (Gar) à l’intention des cadres et responsables de la Présidence de la République se sont achevés, ce vendredi 12 juin dans les locaux de la Chancellerie des ordres nationaux. La cérémonie de clôture a été présidée par le secrétaire général adjoint de la Présidence de la République, Mamadou Kono Konaté, en présence du Grand Chancelier des ordres nationaux, le Général de brigade Amadou Sagafourou Gueye et plusieurs autres personnalités, a constatél’AMAP. Durant trois jours, les participants au nombre d’une trentaine ont été édifiés sur les mécanismes de planification, de suivi-évaluation, de pilotage de la performance et de redevabilité. Ils ont été également doté des outils nécessaires pour mieux orienter leurs actions vers l’atteinte de résultats concrets, mesurables et durables au bénéfice de leurs services et des populations. Dans son discours de clôture, le secrétaire général adjoint de la Présidence de la République a signalé que cette initiative de renforcement des capacités s’inscrit dans la dynamique de modernisation de l’administration publique impulsée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Mamadou Kono Konaté ajoutera que les orientations stratégiques du Chef de l’Etat placent la performance publique, l’efficacité administrative et le service de l’intérêt général au cœur de l’action publique en vue de bâtir une administration plus moderne, plus performante et davantage au profit des citoyens. «Au-delà de l’acquisition de nouvelles compétences, cette formation nous invite à faire évoluer nos pratiques en dépassant la simple logique de moyens pour inscrire notre action dans une démarche fondée sur des objectifs clairement définis, des résultats mesurables et des impacts tangibles», a-t-il résumé. De son côté, la porte-parole des participants Mme Dicko Aoua Diakité a réaffirmé leur engagement à mettre en pratique les connaissances acquises afin de contribuer, chacun à son niveau, à l’amélioration de la performance de leurs services et à l’atteintes des résultats durables en faveur de la population et de l’édification du «Mali Kura». La cérémonie a été marquée par la remise des attestations aux bénéficiaires. BD/CMT (AMAP)

ONU : Quatre candidats en lice dont le Sénégalais Macky Sall pour succéder à Guterres

Bamako, 12 juin (AMAP) Quatre candidats sont en lice pour succéder à Antonio Guterres à la tête des Nations unies, qui font face à une instabilité mondiale sans précédent, à des guerres et à leur propre crise budgétaire écrasante. La Chilienne Michelle Bachelet, l’Argentin Rafael Grossi, la Costaricaine Rebeca Grynspan et le Sénégalais Macky Sall ont chacun été soumis à un interrogatoire serré de la part des 193 États membres et des ONG pendant trois heures mardi et mercredi.  KM(AMAP)

Portrait : Professeur Bakary Kamian, le parcours exceptionnel d’un grand historien et d’un agrégé en Géographie

Bamako, 12 juin (AMAP) Dans l’histoire de l’enseignement et de la recherche au Mali, certaines figures  ont marqué l’histoire d’une empreinte indélébile. Bakari kamian est de ceux-là qui n’ont ménagé aucun effort pour le rayonnement de l’image du Mali. Historien, géographe, enseignant, administrateur et écrivain, il demeure l’une des plus grandes figures intellectuelles du pays. Premier Africain subsaharien agrégé de géographie, il a consacré sa vie à la promotion du savoir, à la valorisation de l’histoire africaine et à la formation de nombreuses générations de cadres. D’un commerce agréable, toujours habillé en boubou traditionnelle trois pièces bleu ciel ou blanc, coiffé d’un donné blanc, noir ou rouge, Pr Kamian, attire de par son dialogue constructif. Cet homme de culture qui a été président de la commission du centenaire du Palais de Koulouba dont les travaux ont débuté en 1904, a honoré notre pays tant sur le plan national et international. ‎Un parcours académique et professionnel exceptionnel ‎Né en 1928 à San, alors située dans le Soudan français, Bakari Kamian effectue ses études primaires à san et ses études secondaires l’école terrasson de fougères ( actuel lycée Askia Mohamed) à Bamako avant de poursuivre un brillant cursus universitaire à la Sorbonne, en France. Il obtient successivement un Certificat d’études supérieures d’Histoire contemporaine et de Géographie régionale en 1954, un Certificat d’études supérieures d’Histoire du Moyen Âge en 1955, un Certificat d’études supérieures de Géographie générale en 1956, puis une Licence d’enseignement de géographie la même année. En 1964, il décroche l’Agrégation de géographie, devenant ainsi le premier Africain subsaharien à atteindre ce niveau dans cette discipline. ‎Bakari Kamian  exerce comme instituteur entre 1949 et 1952 dans plusieurs lycées en France.  À son retour au pays, il enseigne au lycée Askia Mohamed de Bamako, où il devient successivement professeur, censeur puis proviseur entre 1961 et 1963. Il est ensuite nommé premier directeur général de l’École normale supérieure du Mali de 1964 à 1967. ‎Sa carrière se poursuit au sein de l’administration malienne. Il occupe notamment le poste de secrétaire général du Conseil national de la recherche scientifique et technique à la Présidence de la République entre 1967 et 1968. Par la suite, il rejoint le système des Nations unies et l’UNESCO, où il assume plusieurs responsabilités de haut niveau : administrateur de projets universitaires, chargé de formation au Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation (BREDA) à Dakar, représentant de l’UNESCO dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et directeur du BREDA de 1972 à 1979. ‎Un héritage intellectuel et des distinctions prestigieuses ‎Chercheur rigoureux et auteur prolifique, Bakari Kamian a publié plusieurs ouvrages de référence sur l’histoire et la géographie du Mali. Parmi ses œuvres majeures figurent Géomorphologie de la vallée du Bani dans la région de San (1957), Connaissance de la République du Mali (1962), Djenné et Tombouctou (2000) et surtout Des tranchées de Verdun à l’Église Saint-Bernard : 80 000 combattants maliens au secours de la France (1914-1918 et 1939-1945), publié en 2001 et considéré comme son chef-d’œuvre. ‎Son immense contribution au savoir lui vaut de nombreuses distinctions. Il est fait Chevalier de l’Ordre national du Mali en 1999, Commandeur de l’Ordre national du Mali en 2008, puis élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national du Mali en septembre 2016. Il reçoit également les titres de Commandeur de l’Ordre national du Mérite de France, de l’Ordre national du Lion du Sénégal et de l’Ordre national de la Guinée, ainsi que celui d’Officier des Palmes académiques françaises. En novembre 2009, il devient le premier Africain subsaharien nommé membre d’honneur de la Société de Géographie de France. ‎Le professeur Bakari Kamian s’est éteint le 11 décembre 2016 en Tunisie, à l’âge de 88 ans. Son œuvre demeure aujourd’hui une référence incontournable pour les historiens et géographes africains. Par son engagement en faveur de la connaissance du Mali et de la reconnaissance de la contribution des soldats africains aux deux guerres mondiales, il a laissé un héritage intellectuel qui continue d’inspirer les générations présentes et futures. MLHD/KM (AMAP) ‎ ‎ ‎  

Coupe du Monde 2026 : l’Afrique du Sud sombre d’entrée face au Mexique

Bamako, 12 juin (AMAP)  L’Afrique du Sud a entamé la Coupe du Monde 2026 par une lourde défaite face au Mexique sur un score final de 2-0 lors de la rencontre qui s’est jouée jeudi à l’Estadio Azteca, pour le match d’ouverture du groupe des deux équipes, a appris l’AMAP de source sportive. Dès la 9e minute, une erreur de relance en défense offrait le ballon à Julián Quiñones, auteur du premier but du tournoi. Le Mexique menait et ne lâchait plus rien. En seconde période, Raúl Jiménez doublait la mise d’une tête à la 67e minute sur un centre d’Alvarado. Le sort des Bafana Bafana était scellé. La partie s’est terminée dans le chaos. Deux cartons rouges côté sud-africain. Sphephelo Sithole, expulsé comme dernier défenseur après une faute grossière. Puis Themba Zwane, sorti du banc en remplacement, renvoyé aux vestiaires pour une main sur le visage d’Alvarado. L’Afrique du Sud finissait à neuf contre dix, après l’expulsion de Cesar Montes côté mexicain. Au classement du groupe, le Mexique prend les commandes. L’Afrique du Sud, dos au mur, devra impérativement réagir lors de son prochain match face à la République Tchèque. KD/KM (AMAP)

Mairie du District de Bamako : Plus de 46 milliards de FCFA mobilisés en 2025

Bamako, 12 juin 2026 (AMAP)- Ce vendredi 12 juin 2026, Marc Dabou, chargé d’expédier les affaires courantes du District de Bamako, a présidé la session de restitution publique de la gestion de la collectivité pour l’exercice 2025. Cet exercice de redevabilité, conforme au Code des collectivités territoriales, s’est déroulé en présence de nombreuses personnalités et vise à renforcer la transparence ainsi que la participation citoyenne, a constatél’AMAP. Sur le plan financier, sur un budget révisé de plus de 61 milliards de FCFA, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 46,59 milliards de FCFA contre environ 43 milliards de FCFA de dépenses exécutées, dégageant ainsi un excédent budgétaire positif de plus de 3,58 milliards de FCFA. Ces résultats traduisent les efforts soutenus des services du District, des contribuables bamakois et des différents partenaires économiques. L’année 2025 a également été marquée par une forte dynamique de modernisation urbaine et de protection du cadre de vie, conformément au Plan de développement économique, social et culturel du District. Les services techniques ont mené de vastes opérations de désensablement, de nettoyage des voies et de collecte des déchets afin d’améliorer l’environnement et de prévenir les risques d’inondation. En parallèle, la capitale a bénéficié de l’installation de 3.000 lampadaires solaires sur ses grandes artères, une initiative concrétisée grâce à l’appui direct du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Pour consolider ces acquis, la municipalité entend accélérer ses projets prioritaires tout en faisant face aux défis structurels persistants. Marc Dabou a notamment insisté sur la nécessité d’optimiser la mobilisation des recettes fiscales, de poursuivre la modernisation des marchés et de financer les investissements structurants indispensables pour l’avenir de Bamako. Rappelant que la gestion de la capitale est une responsabilité collective, il a invité les populations à s’impliquer davantage, notamment par le paiement régulier des taxes locales, avant d’ouvrir un débat constructif avec les citoyens et les forces vives présents. En ouverture, Marc Dabou avait exprimé sa solidarité envers les victimes de l’incendie du marché El Hadj Dossolo Traoré survenu en février 2026, tout en annonçant qu’un projet de reconstruction d’un pôle économique majeur est déjà en cours avec le soutien des plus hautes autorités du pays. SS/CMT (AMAP)

Gao : La mosquée de Kankou Moussa, un site historique emblématique dans la Cité des Askias, avant la Mosquée Djingareyber en 1325

Gao, 12 juin (AMAP) Le site de la Mosquée de Kankou Moussa est situé dans le tissu ancien de la ville de Gao, quartier Aldjanabandja et  couvre 35 100m2 (3ha 51a). Ce site avait  abrité la mosquée historique construite par l’empereur du Manden, Kankou Moussa, à son retour du pèlerinage à la Mecque en 1324.  Ainsi, Gao, une dépendance de l’empereur du Mali fut  l’un des points de rencontre des pistes caravanières qui traversèrent  le désert et des pistes venant du sud.   Le chef de la mission culturelle a rappelé que l’ouvrage fut réalisé par un architecte Andalou du nom d’Es Saheli. La mosquée de Kankou Moussa présenté par les chroniqueurs arabes  et les traditions orales comme un bâtiment colossal et le premier cas de grands travaux entrepris dans l’histoire du Mali, avant la construction de la célèbre mosquée de Djingareyber à Tombouctou en 1325. « Le site de la mosquée de Kankou Moussa à Gao est un lieu historique et de mémoire d’une grande importance. Il constitue un témoignage historique et culturel de l’empire du Mali. Le site, par son étendue et l’importance de ses structures exhumées, constitue l’un des plus remarquable du Mali. Il s’étend comme l’ensemble des vestiges archéologiques couvrant une superficie de 3ha 51a, situé au quartier Aljanabandja de la ville de Gao. Cet espace englobe des biens meubles enfouis (comprenant divers objets poterie, objets en fer et en cuivre, ossements divers, fusaïoles, perles en verre, en terre cuite et en cornaline).  Une datation radiocarbone des échantillons de charbon de bois  a permis de situer  la période d’utilisation du bâtiment avec piliers entre les 9ème et 12ème siècle  de notre ère. La date de construction du bâtiment en barre n’est pas encore connue avec précision. Son utilisation se situe avant le 16ème siècle du fait de la présence au cours des fouilles des pipes à tabac inconnues dans la zone avant l’invasion marocaine à la fin du 16ème siècle », a expliqué le chef de la mission culturelle de Gao. La quantité de perles en verre découverte au cours des travaux (plus de  11 000 perles en verre) nous indique à quel point Gao entretenait des liens commerciaux avec d’autres villes marchandes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient entre le 7ème et le 13ème siècle. Selon lui, le professeur Raymond Mauny avait  effectué des fouilles archéologiques sommaires sur le site au cours des années 1950 dont il révélera  la présence de plusieurs structures en briques cuites ou crues . En 1993 et 1996, sur le même site au cours des fouilles,  T. Insoll de l’Université de Cambridge avait mentionné la présence des structures en briques cuites associées à de nombreux objets exotiques importés, des perles (en verre, en cornaline ou en  terre cuite), de la céramique et des objets en cuivre, a résumé le responsable de la mission culturelle de Gao. Et soutient  que ces objets de l’antiquité attestent de la richesse  de Gao et de son rôle métropole du commerce transsaharien entre la 7ème et la fin du 16ème siècle. Mamadou Samaké dira que depuis 2003, des fouilles archéologiques sont conduites sur le site par la Direction nationale du patrimoine culturel, en collaboration avec l’Institut des sciences humaines du Mali ; le Musée national du Mali et le Musée national d’ethnologie d’Osaka ( Japon). Selon lui, ces fouilles ont permis d’exposer deux bâtiments colossaux ( un bâtiment avec  piliers  et un autre en barre) et des structures  annexes  ( mur d’enceinte, bassine avec piédestal , toilette ). Et ajoute que les différentes fouilles menées sur le site ont révélé  les modes d’occupation  spatiale sur le site et la présence d’un important mobilier archéologique ; de  l’importance du dépôt archéologique du site (3,80m) constituant  d’objets de fabrication locale (poterie , objet en fer , perles en terre cuite et en os) et étrangère ( objets en cuivre , perles en verre, récipients en verre). Et soulignera que le site de la mosquée de Kankou Moussa  a été inscrit à l’inventaire par décision n°0444/ MC –SG du 7 mai 2001 et classé  dans le patrimoine culturel national par décret n°2014-0949/P-RM du 31 décembre 2014 pour ses valeurs historiques, architecturales et socioculturelles. « Malgré les menaces d’urbanisation anarchique qui ont entrainé l’occupation de l’est du site dans les années 1970, la partie classée du site de la mosquée de Kankou Moussa  en 2014 conserve son intégrité physique. Cette partie ne souffre d’aucune perturbation pouvant remettre en cause son intégrité physique qui est extrêmement élevée liée à la présence de la mission culturelle de Gao et d’autres services rattachés ainsi que les autorités politiques et administratives de la région de Gao, a constaté Mamadou Samaké. Et soulève que malgré l’implication de tous ces acteurs cités dans la  protection du site, ce patrimoine est soumis à certaines menaces notamment l’empiètement par les activités socioéconomique ; l’utilisation inappropriée des abords immédiats ; la pression du développement urbain, l’érosion éolienne . Auxquels s’ajoutent les structures mises en jour à travers les fouilles archéologiques sont menacées par l’ensablement et l’arrêt brusque des activités de recherche sur le site à cause du déclenchement des conflits armés . Le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké estime que le site de la mosquée de Kankou Moussa présente un intérêt scientifique pour les  chercheurs  dans le développement de leur  formation universitaire ;  pour  la recherche pluridisciplinaire dans les domaines de l’archéologie, l’histoire, l’anthropologie et de la muséologie ainsi que  dans le développement de l’artisanat d’art, de l’architecture et de l’urbanisme. AT/KM (AMAP)

Nigeria : La raffinerie Dangote Peutroleum Refinery veut lever un milliard de dollars

Bamako,12 juin (AMAP)  La raffinerie Dangote Petroleum Refinery cherche à lever près d’un milliard de dollars via un placement privé, valorisant ainsi l’entreprise à environ 39,1 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier et un document de placement consulté. L’offre porte sur 3 milliards d’actions ordinaires, proposée à 0,35 dollar l’unité. La demande des investisseurs dépasse déjà les 2 milliards de dollars, signe d’un engouement marqué pour l’opération. Les souscripteurs devront subir au minimum un million d’actions, soit 350 000 dollars, avec des achats supplémentaires par tranches de 500 000 titres. Les actions seront assorties d’une période de blocage d’un an. Les fonds levés seront répartis à l’expansion de la société et à ses besoins opérationnels généraux, alors que la raffinerie monte en puissance et consolide sa place sur le marché. D’une capacité de 650 000 barils par jour, entrée en production en 2024, elle a considérablement augmenté sa production de diesel, de carburant aviation, de naphta et d’essence, notamment la dépendance du Nigeria aux importations de produits raffinés. KM (AMAP)

Film «Promesse sacrée» : quand l’amour triomphe de l’interdit

Bamako, 12 juin (AMAP) Le réalisateur malien Zaïdou Coulibaly a présenté, mercredi à la Maison des jeunes de Bamako, son dernier film intitulé : «Promesse sacrée». C’était à la faveur d’une conférence de presse, animée par le cinéaste en présence de plusieurs acteurs maliens, a constaté l’AMAP. Ce court métrage de 30 minutes a été  réalisé en noir et blanc dans les localités de Diago, Siby, Missalabougou dans la Région de Koulikoro. L’œuvre est l’histoire d’amour de Gwalamankônô et Dossera, issue de deux tribus rivales. Leur union rompt un pacte sacré hérité de Massa Djan, un roi exécuté à l’époque coloniale à la suite d’une trahison. Ainsi, une promesse de sang condamne à mort toute tentative de rapprochement entre les deux lignées. L’avant-première sera projetée dimanche prochain dans le salon VIP de la Maison des jeunes de Bamako pour permettre au public de découvrir l’œuvre avant les projections à grand public. Au cours de sa présentation, Zaïdou Coulibaly a expliqué que l’essence du film repose sur le conflit universel entre le libre arbitre de la jeunesse et le poids des traumatismes historiques transmis de génération en génération. « Je souhaite explorer comment une trahison politique et une blessure coloniale du passé continuent d’influencer la vie et le destin des générations présentes », a-t-il martelé. Selon ses dires, le film met également en lumière la dualité des traditions. D’un côté apparaisse les pratiques occultes destructrices, incarnées par ceux qui manipulent les morts et les forces de la nuit. De l’autre, les rituels d’expiation et de pardon destinés à rétablir l’harmonie collective. Gwalamankônô, descendant du roi Massa Djan, est un pêcheur courageux qui choisit d’assumer le poids de l’histoire plutôt que de se dérober. Dossera, fille de Ba Tiekoura, se distingue par son caractère passionné et rebelle. Prête à tout abandonner pour l’amour, elle finit par comprendre la portée culturelle du sacrifice de son amant et lui voue une fidélité éternelle. Face à eux, Ba Tiekoura, gardien inflexible de l’honneur de sa tribu, demeure prisonnier de la rancœur ancestrale et se montre prêt à anéantir la lignée adverse pour laver l’affront. Quant à Gnêdjoukou et Bablen, maîtres des rituels occultes du village, ils incarnent la face sombre des secrets communautaires et des forces mystiques. À travers  ce film, le réalisateur propose ainsi une réflexion profonde sur la mémoire, le pardon et la capacité de l’amour à transcender les frontières dressées par l’histoire et les traditions. Un message traverse toute l’œuvre : «L’homme meurt, mais sa parole ne meurt pas» GT/KM (AMAP)