Mali : L’activiste Rokia Doumbia, «Tata vie chère» condamnée à un an de prison ferme
Bamako, 02 août (AMAP) Le Tribunal de grande instance (TGI) de la Commune IV de Bamako, la capitale malienne, a condamné l’activiste Mme Sidibé Rokia Doumbia, «Tata vie chère» à un an de prison ferme et à une amende d’un million de Fcfa, a annoncé une source proche du dossier. Dans cette affaire dont le délibéré a été rendu mercredi 02 août 2023, l’influenceuse Rokia Doumbia, Mme vie chère ou encore « tantie Rose », comme l’appellent les internautes, présidente de l’Association «Siguida Nièta», était poursuivie, au départ, pour des faits d’«incitation à la révolte et trouble à l’ordre public par usage des TICS », «outrage et violence envers le chef de l’État». Elle avait été inculpée le mercredi 29 mars 2023, pour de nouvelles charges d’«association de malfaiteurs, d’atteinte au crédit de l’État pris dans sa gouvernance judiciaire et politique», par le doyen des juges d’instruction de la même juridiction. Ainsi, elle a été placée, à nouveau, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. Mme Sidibé Rokia Doumbia a été placée sous mandat de dépôt le 15 mars dernier par le procureur du TGI de la Commune IV, à la prison pour Femmes de Bolé. Elle avait éée interpelée deux jours plutôt par le Commissariat de Lafiabougou (ex 5è arrondissement). AT/MD (AMAP)
Mise en garde du gouvernement aux spéculateurs sur le prix du sucre au Mali (Communiqué)
Bamako, 02 août (AMAP) Les autorités maliennes en charge du commerce et de la concurrence ont mis en garde, mercredi, contre la spéculation sur le prix du kilogramme de sucre importé vendu entre 700 et 800 Fcfa, par endroits, notamment sur les marchés de Bamako et environs. Dans un communiqué, le directeur général du Commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) en appelle « à la responsabilité collective » après avoir constaté que « certains opérateurs économiques violent les dispositions du cahier de charges déterminant les conditions d’importation et distribution du sucre, notamment le respect des prix indicatifs plafonds fixés. » Le directeur général en charge du Commerce, a rappelé « aux commerçants détaillants et aux consommateurs que les prix de vente plafonds du sucre importé demeurent ce comme suit : le prix de gros à 30.000 Fcfa le sac de 50kg et le prix de détail à 650 Fcfa le kilogramme », précise le communiqué. À cet effet, le DGCC invite les revendeurs et les consommateurs à signaler tout manquement aux numéros verts 33 088 et 33 099. Il a averti que « les brigades de contrôle de la DGCC restent mobilisées sur le terrain en vue de s’assurer du respect des prix indicatifs plafonds fixés. » AT/MD (AMAP)
Une délégation nigérienne chez Assimi Goita pour le remercier
Bamako, 02 août (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, mercredi, à Koulouba, une forte délégation des nouvelles autorités nigériennes conduite par le vice-président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), le général de corps d’Armée, Mody Salifou. Selon un communiqué de la présidence malienne, le numéro 2 du CNSP a indiqué à sa sortie d’audience être porteur d’un message du président du CNSP, le général de brigade, Abdourahamane Tchiani, au chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta. « C’était l’occasion pour le Niger de remercier le Mali pour son soutien et son accompagnement depuis la prise de pouvoir par le CNSP », a-t-il poursuivi. « Cette rencontre s’inscrit également dans un contexte régional complexe, nécessitant un niveau important de « consultation politique pour la stabilité et la préservation des intérêts de nos populations », selon l’émissaire du CNSP cité par le communiqué de la Cellule de communication de la présidence du Mali. Les deux parties ont exploré les voies et moyens pour renforcer la coopération sécuritaire, « au moment où certains pays envisagent d’intervenir militairement dans notre pays », a dit le général Mody Salifou. Aux premières heures du renversement du régime de Mohamed Bazoum, le Mali a apporté son soutien au Niger en s’opposant à une intervention miliaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). AC/MD (AMAP)
Bamako : Accueil populaire au président Assimi Goïta de retour de Saint-Pétersburg
Bamako, 02 août (AMAP) La population de la capitale malienne, Bamako, est sorti, mardi, pour réserver un accueil chaleureux au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de retour de Saint-Pétersbourg, en Russie, où il a représenté le Mali au 2è sommet Russie-Afrique, a constaté l’AMAP. Des milieux de personnes, dans une mobilisation spontanée, lui ont réservé un accueil populaire de l’aéroport international président Modibo Keïta-Sénou jusqu’à son domicile au camp Soundiata Keïta à Kati. C’est vers 9h47 que l’avion présidentiel s’est posé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako. Le colonel Assimi Goïta a été accueilli, au bas de la passerelle, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné par le gouverneur et le maire du District de Bamako. Le comité d’accueil était également composé du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et des membres du gouvernement. Après les honneurs militaires et les salutations d’usage, le chef de l’Etat, qui n’a fait aucune déclaration, s’est installé dans son véhicule et son cortège s’est ebranlé. Au rond-point qui mène à l’aéroport, une centaine de personnes s’étaient massées pour lui réserver un accueil chaleureux. Le cortège présidentiel a ralenti. Dans cette foule, on pouvait voir de nombreuses personnes portant le drapeaux du Mali et de la Russie. D’autres tenaient des photos des présidents Goïta et Poutine se serrant la main. « Assimi nana, Assimi nana, Mali kounawolobaga nana ! (Ndlr, Assimi est de retour. Le sauveur du Mali est là) scandaient certains dans la foule, sous les bruits des vuvuzela. A 300 mètres de là, des dizaines de personnes du troisième âge étaient debout au bord de la route tenant également les drapeaux de la Russie et du Mali pour certains, des photos des présidents Assimi Goïta et Vladimir Poutine pour d’autres. Ainsi que des photos des deux chefs d’Etat prises lors du sommet de Saint-Pétersbourg. Le cortège présidentiel a poursuivi son trajet jusqu’au Parc des expositions de Bamako. Aux alentours se trouvent de nombreux garages automobiles, des pépinières, des ateliers de menuiserie, des vendeurs de sable et de gravier et des personnes qui travaillent dans plusieurs autres domaines. Une grande mobilisation spontanée a eu lieu à ce niveau. Plusieurs centaines de personnes (hommes, femmes, jeunes…) se sont retrouvées aux abords de la route pour être témoins du retour du chef de l’Etat de la Russie. De nombreux motocyclistes se sont joints au cortège présidentiel scandant le nom du président de la Transition. Du Parc des expositions jusqu’à l’hôtel Olympe, il y avait des mobilisations spontanées partout sur les des deux côtés de la voie. Et à chaque carrefour, le nombre de motocyclistes qui suivaient le cortège augmentait toujours, criant le nom du chef de l’Etat. De nombreux conducteurs de mototaxis ont abandonné leur travail pour suivre le cortège présidentiel. « Assimi Goïta est notre héros. Il est le libérateur du Mali », lance un conducteur de mototaxi qui suivait le cortège. Après avoir traversé le pont Fahd, le cortège présidentiel s’est retrouvé devant une grande mobilisation au monument de l’Indépendance. Devant l’Institut français et tout le long du boulevard de l’Indépendance, plusieurs centaines de personnes s’étaient massées tenant en main, les drapeaux du Mali, de la Russie, des photos des présidents Goïta et Poutine. Et, avec le même enthousiasme, plusieurs d’entre eux chantaient une chanson en hommage au président de la Transition. Tandis que d’autres scandaient « Vive Assimi. Vive Poutine ! Assimi le sauveur ! Assimi notre héros… ». La mobilisation était encore plus grande au boulevard de l’Indépendance où le cortège présidentiel a eu des difficultés pour se frayer un chemin. Pendant ce temps, à l’entrée de l’échangeur du cinéma Babemba, les policiers avaient mis une barrière pour tenter de stopper la centaine de motocyclistes qui suivaient le cortège car certains faisant des rodéos sur la route. Mais rien n’y fait. Les forces de l’ordre ont fini par céder. « C’est notre héros et on veut l’accompagner chez lui », disaient certains motocyclistes au moment où les policiers leur bloquaient le passage. Après avoir réussi à franchir ce barrage, les motocyclistes ont suivi le cortège jusqu’à Koulouba où ils ont été bloqués au dernier rond-point qui mène à l’hôpital du Point G. Le cortège présidentiel a continué sa progression, passant devant des foules mobilisées tout le long de la route jusqu’à la résidence du chef de l’État au camp Soundiata Keïta de Kati. DD/MD (AMAP)
Retrait de la MINUSMA : Les groupes de travail de la partie malienne à pied d’œuvre
Bamako, 02 août (AMAP) Les membres du Comité technique et des groupes de travail chargés du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) se sont réunis, mardi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a Bamako, a constaté l’AMAP. Cette séance de travail pour la mise en œuvre de la Résolution 2690 (2O23) du Conseil de sécurité, qui a eu lieu à huis clos, était présidée par l’ambassadeur-directeur des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Dr Madou Diallo. Des représentants de différents départements ministériels ont également participé. À la fin de la rencontre, l’ambassadeur-directeur des organisations internationales a précisé qu’il s’agissait de « la réunion du Comité technique de la partie malienne puisque nous nous sommes organisés aujourd’hui pour avoir une restitution des différents groupes de travail », a-t-il précisé M. Diallo a indiqué qu’ « il y a un premier groupe de travail Défense et Logistique qui travaille sur le retrait des contingents, la fermeture des camps et les questions environnementales », précisant que le point du deuxième groupe a été fait. Ce dernier est en charge des tâches à transférer soit à l’équipe des Nations unies soit aux autorités maliennes. S’y ajoute un troisième groupe propre au Mali et « est à pied d’œuvre pour l’atténuation de l’impact du retrait de la MINUSMA sur les Maliens qui y travaillent. » Selon Dr Madou Diallo, le gouvernement est dans la dynamique d’aider ces Maliens dans leur insertion socio-professionnelle. « Le comité travaille pour suivre ce retrait parce qu’il y a un plan déjà annoncé », a-t-il fait noter. « Concernant les contingents, le plan est à deux grands niveaux » a poursuivi Dr Diallo, précisant que du 2 au 15 août la fermeture de certains camps interviendra. «Il faut travailler, aussi, sur les documents juridiques pour que la rétrocession puisse avoir lieu à l’Etat malien ou aux représentants désignés par le gouvernement», a fait savoir Dr Madou Diallo. Avant d’ajouter que la deuxième phase se déroulera du 15 septembre jusqu’au 20 décembre. À ce propos, il a affirmé que les effectifs diminueront au fur et à mesure. «Le retrait se déroule de manière ordonnée, sécurisée et coordonnée avec la partie malienne», a-t-il fait remarquer, assurant que les pouvoirs publics ont un regard sur ce départ qui se passe en bonne intelligence avec les Nations unies. Madou Diallo a révélé qu’au moins 800 Maliens sont employés par la Mission onusienne. « Et les autorités maliennes sont très sensibles à cette question », a-t-il assuré. Il a annoncé que le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a lancé un appel pour recenser les Maliens qui sont concernés. « Le gouvernement ne peut promettre de donner du travail à tous », a-t-il averti, estimant que c’est le langage de vérité qu’il faut tenir. Le directeur des organisations internationales du département des Affaires étrangères a dit qu’ « en collaboration avec la MINUSMA il y a des foires à l’emploi qui sont prévues pour aider le personnel concerné. » «Certains peuvent trouver des points de chute au niveau des organisations internationales, des missions diplomatiques, d’autres sont des fonctionnaires qu’ii faut accompagner pour leur retour», a argumenté l’ambassadeur-directeur. On rappelle que suite à la demande du gouvernement, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2690 (2O23) mettant fin au mandat de la MINUSMA. Les deux parties ont convenu d’une période de six mois, à partir du 1er juillet jusqu’au 31 décembre 2023, pour travailler sur le retrait. C’est à cet égard que le gouvernement a mis en place deux comités. Il s’agit du comité de pilotage comprenant 17 ministres et un comité technique qui travaillent pour le suivi des résolutions. NK/MD (AMAP)
Médias : Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays découvrent la Chine
Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 1er août (AMAP) Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays d’Afrique, des Caraïbes, d’Amérique latine, d’Asie-Pacifique et d’Europe de l’Est à participent à la deuxième phase du programme 2023 du Centre international de communication de la presse chinoise (CICPP) qui a démarré, lundi, dans la salle multifonctionnelle de la Résidence diplomatique à Beijing, la capitale chinoise. Invités par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA), les homes et femmes de medias ont commencé cet important programme par une réunion, en présence du directeur du CICPP, Yu Lei et plusieurs de ses collaborateurs, notamment la directrice Asie-Pacifique, Xiaochang Shen. Le Mali, qui entretient une coopération fructueuse avec la Chine est représenté par le quotidien national L’Essor. Au cours de ce programme, qui durera quelques mois, les hommes de medias sous la houlette du CICPP, participeront à des conférences sur diverses thématiques, entre autres,| le développement socio-économique de la Chine, la diplomatie, la culture, la science, la technologie. La directrice Asie pacifique a précisé que le CICPP organisera des symposiums avec les principaux départements gouvernementaux, les entreprises, les groupes de réflexion et les organisations médiatiques. Les participants visiteront, également, la ville de Beijing et certaines provinces. « Ce séjour vous offrira l’occasion de couvrir les événements majeurs qui se tiendront en chine tels que le Forum de la ceinture et de la route pour la coopération internationale, l’édition 2023 de l’exposition internationale d’importation de la Chine. Au cours de ce séjour, vous effectuerez, également, des stages dans les principaux médias » a-t-elle expliqué. Xiaochang Shen a invité les journalistes à pleinement profiter de ce séjour en terre chinoise, tout « en veillant au respect des lois et réglementations chinoises, de l’éthique professionnelle du journalisme, des dispositions du CICPC. » Elle a, aussi, conseillé aux participants de ne pas s’engager dans des activités illégales, de respecter les politiques et les mesures de prévention des épidémies de la Chine, d’être ponctuel lors des différentes activités inscrites au programme. En souhaitant la bienvenue aux journalistes venus de divers horizons, le directeur du CICPC a rappelé que le Centre a été créé en 2014 « pour renforcer la coopération pratique entre la Chine et les Pays en développement. » Il a expliqué que le programme a été divisé en deux phases cette année. La première s’est tenue au cours du premier semestre de l’année et a vu la participation de 60 journalistes venus de 52 pays. « Pour cette deuxième phase a-t-il précisé, il s’agit d’environ 81 journalistes venant de 69 pays. « Ce programme permettra aux journalistes de découvrir la Chine par eux-mêmes. Ils seront mieux édifiés sur la culture, le développement et la société chinoise afin d’améliorer la couverture médiatique du pays » a-t-il dit. Il a rappelé que de 2014, à la 1ère phase du programme 2023, le CICPC a accueilli 429 journalistes venus de 123 pays. Pour les journalistes de cette deuxième phase de 2023, les attentes sont nombreuses. Awa Faye, rédactrice en chef adjointe de Seneweb, qui est à sa première visite en Chine, espère apprendre davantage sur la Chine et se faire une idée juste sur les bases solides qui ont porté ce pays à devenir une grande puissance mondiale. « Cet Empire du milieu a une riche histoire. En sus, il regorge d’énormes potentialités. Cette session va nous permettre de couvrir en tant que reporter de grands évènements qui vont se dérouler sur le territoire chinois, rencontrer des diplomates et des membres du gouvernement chinois », a-t-elle dit. Awa Faye espère qu’un réseau pourra se créer pour une collaboration fructueuse entre les pays. Dahir Abdullahi, journaliste à l’Agence de presse nationale somalienne (SONNA), espère acquérir de nouvelles compétences pour le bonheur de son pays. « Il s’agit d’un très bon programme à tous les égards Que ce soit personnellement ou pour mon pays. La Chine est la deuxième économie du monde. Si on considère le pouvoir d’achat, c’est le plus élevé du monde et le succès qu’elle a obtenu est dû au travail et à la connaissance. Nous espérons que nous allons acquérir des connaissances que nous ramènerons dans nos pays », a-t-il dit. Au cours de cette première semaine du programme, les participants vont pratiquer la calligraphie chinoise, visiter le Palais impérial, Huawei, le Parc national des zones humides de Yeyahu, Lipao village et la grande Muraille à Badaling, entre autres. ADS/MD (AMAP)
Le ministre Fomba veut s’inspirer de l’exemple rwandais des travaux communautaires
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Kigali, 1er août (AMAP) Le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a été invité, samedi dernier, par le maire de Kigali, Pudence Rubingisa, pour participer aux travaux communautaires appelés «Umuganda». Présent au Rwanda, dans le cadre de l’Afrobasket féminin 2023, M. Fomba a pris part à ces travaux qui sont obligatoires pour tout le monde et se tiennent chaque dernier samedi du mois. Toute absence constatée doit être justifiée, sous peine d’amende. Selon l’ambassadeur du Mali au Rwanda, Dianguina dit Yaya Doucouré, Tout citoyen rwandais, qui se détourne de ces travaux collectifs, doit se justifier, sous peine de sanctions pécuniaires. Samedi dernier il s’agissait de la construction, notamment des fondations, d’un établissement scolaire à laquelle le ministre Abdoul Kasim Ibrahim Fomba et des diplomates étrangers présents à Kigali ont participé. Le ministre Fomba, qui a apprécié ce geste, souhaite s’inspirer de l’exemple rwandais pour le Mali. «Cette visite au Rwanda est ma toute première sortie en tant que ministre. Je suis là pour deux raisons, l’Afrobasket féminin et m’inspirer de l’exemple rwandais, parce que le Rwanda a beaucoup de pratiques qui peuvent être utiles à notre pays», a expliqué le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a ajouté que dès son retour au Mali, dans sa première communication verbale au Conseil des ministres, il proposera « d’imiter le jour des travaux communautaires comme au Rwanda. » «Parce qu’au-delà de la rencontre festive, c’est aussi activité de développement communautaire», a-t-il insisté. Le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a rappelé que « le Mali, qui sort progressivement d’une crise multidimensionnelle, est dans une phase de refondation. » Et «nous avons besoin de rassembler toutes les communautés et de travailler ensemble pour le développement du pays», a-t-il argumenté. Pour sa part, le maire de Kigali, Pudence Rubingisa a exprimé sa volonté de travailler avec le Mali dans le cadre d’une coopération ouverte. «Je remercie le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba pour sa présence à cette activité. Il est venu pour l’Afrobasket, mais a eu le temps de se joindre à nous pour ce travail communautaire. Je remercie, aussi, l’ambassadeur du Mali, parce que c’est la troisième fois qu’on se retrouve pour le même travail communautaire», s’est réjoui Pudence Rubingisa. Il a apprécié la participation de la communauté malienne à la construction du Rwanda, qui selon le maire de Kigali, a dépassé les phases de reconstruction et réconciliation. «Nous sommes aujourd’hui dans la quatrième vitesse pour avancer dans le développement. L’astuce est que tout le monde mette du sien. Ce n’est pas uniquement l’affaire de l’État, mais de toutes les couches et des pays frères notamment, le Mali», a ajouté le maire de Kigali Pudence Rubingisa. Il a souhaité recevoir le maire du District de Bamako pour une coopération entre les deux villes. SK/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement opte pour le maïs contre la pénurie de farine de blé
Bamako, 1er aout (AMAP) Les opérateurs économiques privés et le gouvernement maliens ont décidé de miser sur la transformation de nos produits agricoles afin d’apporter des solutions appropriées aux problèmes de pénurie de farine au Mali, a appris l’AMAP, lundi, à Bamako. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé, dans les locaux de son département, une réunion technique avec les meuniers, a indiqué que son département est en concertation avec les ministères de l’Agriculture et de l’Économie et des Finances afin d’assurer la production de 10 millions de tonnes de maïs. «Aujourd’hui, le maïs est la production agricole qui peut nous permettre d’assurer la couverture nationale de nos besoins en farine. Nous avons la capacité de produire 10 millions de tonnes de maïs», a-t-il signalé. Cette céréale peut être transformée en farine par les usines maliennes, selon le ministre qui a ajouté avoir eu un échange «franc et constructif» avec l’ensemble des industriels dans le domaine de la farine. Moussa Alassane Diallo a exprimé la volonté du gouvernement de prendre toutes les mesures pour assurer un soutien aux industries maliennes. Il a, également, assuré de la disponibilité des autorités à prendre des mesures pour lutter contre la fraude et la concurrence déloyale qui causent des préjudices à nos industries « en terme de crédibilité. » «Après la bataille sécuritaire et diplomatique, le temps de la bataille économique est arrivé. Les industries y jouent un rôle extrêmement important», a expliqué le ministre Diallo, ajoutant que « ce sont les industries qui créent la richesse et qui redistribuent les revenus. » « Pour cela, a-t-il affirmé, son département est actuellement dans la relecture pour la refondation de toutes nos politiques industrielles qui reposent essentiellement sur la transformation des produits locaux, notamment dans le domaine de l’Agriculture. » Moussa Alassane Diallo a estimé que toutes les difficultés que le Mali a, aujourd’hui, sur la farine « sont des problèmes structurels auxquels une réponse conjoncturelle par le biais de l’importation a toujours été apportée. » «C’est cela le vrai problème que nous devons regarder en toute transparence», a dit M. Diallo, ajoutant que notre pays n’a jamais été autosuffisant en farine et en sucre. Il a promis des échanges s entre le gouvernement et les opérateurs économiques, « dans les prochains jours », pour trouver des mécanismes et des actions en vue de réformes structurelles dans le secteur du sucre et de la farine. « Cela, a-t-il fait savoir, pour que notre pays puisse sortir définitivement de cette spirale de pénurie sur nos marchés. » Il s’agit assurer afin la production de 10 millions de tonnes de maïs par an « de façon et de transformer cette céréale en farine par nos usines et consommée par les Maliens. « Cette dynamique permettra, selon Moussa Alassane Diallo, de sortir notre pays de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en production de farine. » MS/MD (AMAP)
Le président Goita à la fin du Sommet Russie-Afrique : « Nous partageons des valeurs avec la Russie »
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 1er août (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, s’est satisfait de sa visite de quelques jours à Saint-Pétersbourg dans le cadre du 2è Sommet Russie-Afrique, du 27 au 27 juillet 2023. Dans une interview à la presse, à la fin des travaux du sommet, le chef de l’État s’est particulièrement réjoui de son audience avec son homologue russe, Vladimir Poutine, précédée d’une rencontre bilatérale. «Nous avons discuté des questions bilatérales dans les différents domaines. Les engagements discutés entre les deux parties ont été validés par le plus haut niveau de discussions. Après cette rencontre bilatérale, j’ai eu un tête-à-tête avec le président russe au cours duquel nous avons passé en revue nos domaines de coopération », a déclaré Assimi. « Je suis vraiment satisfait de cette visite. J’ai été surtout impressionné par le respect mutuel du président Poutine, par sa grande disponibilité et sa grande capacité d’écoute. Il m’a assuré que le Mali est un partenaire clé pour la Russie. Cela veut tout dire», s’est félicité le colonel Assimi Goïta. «La Russie a été un partenaire stratégique du Mali depuis l’accession de notre pays à l’indépendance en 1960. Nous partageons un certain nombre de valeurs avec la Russie que sont, entre autres, la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de la souveraineté des États et surtout la prise en compte des intérêts de nos populations », a dit le cgef de l’Etat malien. « Je suis en contacts téléphoniques permanents avec le président russe. C’est à la suite d’un de nos appels téléphoniques qu’il m’a fait l’honneur de m’inviter à ce sommet», a rappelé le chef de l’État. «Il était de mon devoir d’honorer mon engagement par la présence d’une forte délégation malienne composée des ministres, des membres du Conseil national de transition (CNT) et des opérateurs économiques», a précisé le président Goïta. L’enjeu de ce sommet, a fait remarquer le président de la Transition, était de construire et de consolider un partenariat stratégique gagnant-gagnant dans les domaines économique, agricole, commercial, de l’enseignement et de la recherche scientifique, politique et surtout aussi sécuritaire. « Quand notre pays a été confronté aux sanctions inhumaines et illégitimes contre les populations par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les autorités de la Transition ont dépêché plusieurs missions en Russie. Ces différentes missions ont travaillé sur plusieurs dossiers, notamment l’approvisionnement du pays en engrais dans le domaine agricole et dans le cadre du transport notamment la relance du trafic ferroviaire », a encore dit le colonel Goïta. « Le Mali est en train de travailler dans le cadre de la création d’une compagnie aérienne avec la Russie et dans le domaine sécuritaire, notre pays a bénéficié de la livraison de plusieurs aéronefs et cela va se poursuivre », a révélé le président Goïta. Selon lui, « diversifier et intensifier cette coopération avec la Russie participe des enjeux de ce sommet pour le Mali. » JALONS DE LA COOPÉRATION – Lors du premier sommet, la Russie avait convenu de diversifier l’aide humanitaire et de développer le commerce en fonction de son partenariat avec les différents alliés. «Force est de connaître que des difficultés sont apparues dans l’exécution de ces missions. Notamment, à cause de la pandémie du Coronavirus qui a perturbé les transactions commerciales internationales. Ce qui a eu pour conséquences pour beaucoup de pays de pas avoir pu bénéficier de cet appui », a souligné le chef de l’État. Il a ajouté que la cherté de la vie s’est invitée dans cette initiative pour impacter négativement tous les secteurs principalement les prix des hydrocarbures, des engrais etc. Et aussi le conflit en Ukraine qui impacté tous les secteurs vitaux. « La Russie est revenue avec ses partenaires pour identifier les nouvelles routes de ravitaillement des bénéficiaires. Les sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie ont également perturbé le ravitaillement en denrées alimentaires des pays bénéficiaires. Le cas du Mali se situe dans ce cadre», a fait remarquer le président Goïta. «Le monde a beaucoup évolué. Il s’agit, pour les pays, d’identifier leurs intérêts et identifier leurs partenaires avec lesquels ils peuvent s’engager dans le cadre du respect mutuel et du respect de la souveraineté des États. Aujourd’hui, la Russie demeure ce partenaire fiable, sincère et engagé à répondre aux aspirations des populations maliennes», a estimé le président de la Transition. C’est, selon lui, la raison pour laquelle, le Mali a développé un certain nombre de partenariats, notamment dans le domaine de la sécurité. A l’issue de la rencontre avec les autorités russes, il est question de renforcer l’arsenal sécuritaire et militaire du Mali. « Sans sécurité il n’y a pas de développement et vice-versa. C’est pourquoi le Mali a décidé de renforcer davantage le secteur économique dans cette dernière phase de la transition. C’est pour cela que les négociations sont en cours avec la partie russe pour les secteurs agricole, commercial, transport surtout ferroviaire. Une accélération de ces actions est attendue pour la concrétisation de nos engagements, donc des résultats de cette coopération’, a annoncé Assimi Goïta. «Nous avons déjà posé les jalons. Il appartient aux différents ministères de veiller à atteindre les objectifs recherchés», a conclu le colonel Goïta, attendu, avec sa délégation ce mardi à Bamako. MC/MD (AMAP)
Sommet extraordinaire de la CEDEAO et l’UEMOA : De lourdes sanctions contre le Niger (Communiqué final)
Bamako, 30 juil (AMAP) Les chefs d’Etats de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) ont, conjointement, adopté dimanche de lourdes sanctions contre les auteurs du coup d’Etat de mercredi au Niger Selon la déclaration finale du sommet spécial conjoint, les dirigeants ouest africains ont décidé d’imposer un « embargo total avec effet immédiat » contre le Niger, avant d’exiger le rétablissement du président Bazoum dans ses fonctions et de toutes institutions du pays. » Réunis en sommet extraordinaire ce dimanche 30 juillet 2023, à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, l’organisation régionale indique que toutes les options restent ouvertes y compris « une intervention militaire », précise la même source. Parmi les décisions issues du sommet de la CEDEAO, on note également la fermeture des frontières terrestre et aérienne entre le Niger et les pays membre de l’UEMOA, la suspension des transactions commerciales entre le Niger et les pays de l’organisation sous régionale y compris celles sur les produits pétroliers, l’électricité et les biens et services; le gel des avoirs financiers de Niamey à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et dans toutes les banques commerciales de l’UEMOA. S’y ajoutent « le gel des avoirs financiers et monétaires des entreprises publiques et parapubliques du Niger dans les banques, la suspension de toute assistance et transactions financières en faveur du Niger, des institutions de financières de l’UEMOA notamment de la Banque ouest-africaine pour le développement (BOAD). » Mais aussi, l’interdiction de voyage dans l’espace régional pour les auteurs de ce tentative de coup d’Etat, le gel de leurs avoirs financiers et la confiscation de leurs patrimoines, « les mêmes mesures seront applicables aux membres des organes mis en place par les auteurs du coup d’Etat ainsi que les membres de leurs familles. « En outre, la rencontre a décidé de la tenue incessante d’une réunion d’urgence des chefs d’état-major de la CEDEAO « pour évaluer la situation au Niger. » Le sommet a désigné comme Médiateur le président de la Transition tchadienne, général Mahamat Idriss Deby Itno dont le pays n’est pas membre de la CEDEAO. Il s’est aussitôt rendu, dimanche à Niamey pour tenter un règlement pacifique de la situation. Dans la matinée, plusieurs milliers de Nigériens ont manifesté à Niamey pour soutenir les militaires réunis au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Des manifestants ont brûlé le drapeau français et brandi des pancartes de soutien à la Russie. Certains se sont attaqués aux installations de l’ambassade de France au Niger avant de se voir dispersés par des tirs de gaz lacrymogène par les Forces de l’ordre. Depuis le mercredi 26 juillet 2023 les auteurs du coup de force détiennent le président Mohamed Bazoum et sa famille en « otage » indique le communiqué de la CEDEAO. AT/MD (AMAP)

