CEDEAO: Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso restent suspendus (Communiqué final)

Bamako, 20 fév (AMAP) Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réunis en session extraordinaire, en marge du 36è Sommet ordinaire de l’Union africaine (UA), a Addis-Abeba, en Éthiopie, ont décidé, samedi, de maintenir la suspension du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée de toutes le instances de l’organisation régionale. Dans un communiqué publié, dimanche, les dirigeants ouest africains ont aussi « rejeté la demande conjointe formulée par les ministres des Affaires étrangères des trois pays en Transition (Burkina Faso, Guinée et le Mali) pour solliciter la levée de (leur) suspension des instances de l’organisation. » Les chefs d’Etat de la Communauté ouest africaine ont également « maintenu les sanctions existantes y compris l’interdiction aux membres du gouvernement ainsi que des hauts fonctionnaires de ces pays de voyager dans l’espace CEDEAO. » Ces décisions ont été prises après avoir examiné les rapports présentés par les Médiateurs de la CEDEAO pour le Burkina Faso, la Guinée et le Mali. Les trois pays ont entamé une offensive diplomatique auprès de la CEDEAO et l’UA conformément au communiqué final de leur rencontre tripartite de leurs ministres des Affaires étrangères tenue les 8 et 9 février à Ouagadougou dans la capitale burkinabè. Toutefois, la CEDEAO indique avoir « pris note des progrès réalisés ainsi que les défis humanitaires et sécuritaires graves » auxquels font face les trois pays, notamment le Burkina Faso et le Mali. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement instruit le président de la Commission de la CEDEAO « d’accompagner la mise en œuvre des feuilles de route de la Transition et de renforcer l’appui sécuritaire et humanitaire aux pays touchés, dans le but d’atténuer les souffrances des populations ». La rencontre invite les Nations-unies, l’UA et tous les partenaires internationaux à appuyer la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO concernant les trois pays. AT/MD (AMAP)

Mali : Plus de 8 kg d’or estimés à plus de 250 millions de Fcfa saisis par les Douanes

Bamako, 19 fév (AMAP) La direction du renseignement et de la lutte contre la fraude a saisi 8,3 kg d’or d’une valeur marchande estimée à plus de 250 millions de Fcfa, a appris l’AMAP, ce weekend, auprès des douanes maliennes. « Le métal précieux, en plusieurs colis, était soigneusement dissimulé derrière le radiateur d’un véhicule », précise la douane. Cette saisie d’or de contrebande est intervenue en fin de semaine dernière sur l’axe ivoirien. Une mission dépêchée sur le terrain par l’inspecteur des douanes, Diagueli Diakité, a déniche le métal jaune dissimulé dans sa cache aménagée à l’avant du véhicule, entre le radiateur et le moteur, selon nos sources. Les douaniers ont intercepté le véhicule recherché avant son entrée à Bamako. Le directeur général des Douanes, l’inspecteur général Amadou Konaté, a salué la vigilance des agents et les a exhortés « à maintenir la cadence dans cette lutte implacable menée contre la fraude et la criminalité transnationale. » SS/MD (AMAP)

Le Premier ministre aux forces vives de la 7è région : «Gao doit rester en tête de peloton des soutiens de l’unité nationale»

Envoyé spécial Oumar DIAKITÉ Gao, 19 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, a appelé les populations de Gao (Nord) à maintenir le flambeau de l’unité de la République du Mali et surtout, de rester en tête de peloton des régions qui se battent pour la cohésion nationale. «Faites en sorte que vous imposiez l’unité nationale », a lancé, lors d’une rencontre avec les forces vives, le chef du gouvernement, en visite dans la capitale de la 7è région administrative du Mali vendredi, samedi et dimanche, a la tête d’une forte délégation de huit ministres et de membres du Conseil national de Transition (CNT). Il a demandé aux habitants de la Cité des Askia d’aider les Forces armées maliennes (FAMa) à interpeller les quelques bandits qui profitent de l’insécurité pour régler des comptes. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé la lutte héroïque des habitants contre les séparatistes et leurs alliés terroristes lors de l’occupation du Nord du pays en 2012. Il les a exhortés à demeurer dans la même dynamique. Il a assuré que les autorités feront le nécessaire pour que tous nos compatriotes se sentent à 100% maliens. Au cours des échanges, la question de l’appartenance effective de Kidal (Nord) à la République du Mali a été abordée. À ce sujet, le chef du gouvernement a fait une mise au point : « Kidal est et demeurera une partie de notre pays». Dr Choguel Kokalla Maïga a expliqué que le but de sa visite à Gao est de recenser les préoccupations des populations afin d’y apporter des réponses. Cet exercice pourra concerner d’autres régions du Mali, y compris Kidal, si telle est la volonté de ses habitants. SANS PROVOCATION – Parlant d’une probable visite dans la capitale de l’Adrar des Ifogas, le chef du gouvernement a dit que cela ne relèverait d’aucune intention de provocation. « Parce que nous ne voulons pas de la provocation», a-t-il précisé. « Et toute provocation pouvant conduire à une reprise des hostilités, a indiqué Choguel Kokalla Maïga, est contraire à la philosophie du gouvernement et aux intérêts de notre pays. » Toutefois, il a martelé que le Mali ne peut pas être divisé. « Une fois que cela est compris, tout le reste peut se négocier», a-t-il déclaré, répétant que « tout discours tendant à la provocation, à pousser les Maliens les uns contre les autres, n’est pas celui du gouvernement. » Cette visite a permis au chef du gouvernement d’être en contact direct avec les différentes communautés et couches sociales, des responsables de la société civile, les autorités administratives et les légitimités traditionnelles et religieuses de la Région de Gao. L’occasion était bonne pour le gouverneur de Gao, le général Moussa Traoré, de souligner les efforts consentis par les autorités de la Transition en faveur de sa circonscription administrative. Le gouverneur a, ensuite, égrené quelques préoccupations ayant trait à la mauvaise desserte de la Cité des Askia en eau, en électricité, sans compter les difficultés liées à la connexion internet. Le général Moussa Traoré a indiqué que l’urgence demeure la reprise des travaux de la route Gao-Sévaré, des travaux de construction du barrage de Taoussa et de la route Gao-Bourem-Taoussa. Il y a aussi, la dotation des représentations régionales d’Energie du Mali (EDM) et de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) en nouveaux groupes électrogènes avant la période de grande chaleur. Les mêmes préoccupations ont été rappelées par les responsables des Cadres de concertation de la Région, de la Coordination des associations et ONG féminines (CAFO) régionale et du Conseil régional des jeunes. Le Premier ministre a assuré que les préoccupations seront transmises à qui de droit. En outre, Choguel Kokalla Maïga a expliqué l’importance du soutien que tout peuple doit accorder à son armée. Car, l’armée étant le principal outil de la souveraineté d’un pays, le premier outil de décision politique. « C’est la colonne vertébrale d’une nation», a-t-il rappelé pour rendre hommage aux FAMa. Le chef du gouvernement a soutenu que la priorité des autorités de la Transition est d’avoir un Etat sécurisé. Il a rappelé à ce propos que les élections, la politique, l’agriculture, la religion…tout cela n’a de sens que lorsqu’un pays est sécurisé. DES CENTAINES DE TONNES DE VIVRES – Le chef du gouvernement a procédé à la remise des vivres, de matériels agricoles et de tricycles aux démunis de la Région de Gao. C’est ainsi que 600 tonnes de vivres ont été distribuées aux déplacés de Gao, Ansongo et Bourem. Dr Choguel Kokalla Maïga a visité le site de la future université de Gao. Ce site d’une superficie de plus de 500 hectares est situé à Béra, à 7 km de la ville. Après avoir assuré que des dispositions seront prises pour la construction de l’université, le Premier ministre a indiqué que l’espace pouvait aller jusqu’à 1 000 hectares afin d’y pratiquer des expérimentations agricoles. Il a, aussi a inauguré le système d’irrigation d’un périmètre de 50 hectares dans le village de Bagoundjè, non loin de la ville de Gao. Une séance de prière ayant drainé du monde au stade Kassé Kéïta de Gao a permis de faire des bénédictions pour le Mali et aux autorités de la Transition. Le Premier ministre a bouclé sa visite dimanche par la rencontre avec les forces vives de Bourem et d’Ansongo et un repas de corps avec les Forces armées maliennes. OD/MD (AMAP)                

A Gao (Nord), le Premier ministre du Mali prêche l’unité nationale

Envoyé spécial Oumar DIAKITE Gao, 18 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, a invité, samedi, les populations de Gao (Nord) à perpétuer leur légendaire patriotisme et engagement pour la cohésion nationale. Le chef du gouvernement, qui s’adressait aux forces vives de la Région de Gao, dans la salle de conférences du gouvernorat, a demandé aux populations d’œuvrer à être le gardien de l’unité nationale au Mali. « Gao doit maintenir le flambeau de l’unité de la République », a-t-il dit, tout en louant la bravoure des populations contre toute tentative séparatiste. Intervenant après le gouverneur, le général Moussa Traoré, qui s’est fait l’écho des problèmes de la population, le Premier ministre a assuré que ces préoccupations soulevées seront transmises « à qui de droit » pour leur solution. Selon lui, « les élections, la politique, l’agriculture…Bref, aucun développement n’a de sens que lorsqu’un pays est sécurisé. » « Notre tâche principale est de sécuriser le Mali», a-t-il indiqué avant de promettre que « les autorités feront tout pour que, d’ici la fin de la Transition, certaines actions soient réalisées au bénéfice de la population ». Le Premier ministre, qui a clairement indiqué que la priorité demeure la sécurité, a invité, par conséquent, les populations de Gao à soutenir les Forces armées maliennes (FAMa), « car, a ajouté Choguel Kokalla Maiga, l’armée est le principal outil de souveraineté. » Auparavant, le gouverneur salué les efforts du gouvernement de la Transition en faveur de sa région avant d’égrener les perspectives et défis à relever. Ces problèmes dont souffre la population de la Cité des Askia sont liés à l’électricité, la télécommunication, la pénurie d’eau, l’insécurité et le développement rural. Les responsables du cadre de concertation, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et du Conseil régional de la jeunesse se sont tous reconnus dans les doléances que le général Moussa Traoré a exposées. Après cette rencontre avec les forces vives, Choquel Kokalla Maiga a visité, à Béra, le site de l’université de Gao. Il a, aussi, inauguré le système d’irrigation du périmètre de Bagoundjè. Le programme de la journée du samedi s’est terminé par une séance de prière au stade Kassé Kéita de Gao. OD/MD (AMAP)

Accueil des populations de Gao (Nord) à Choguel Kokalla Maiga

Gao, 18 fév (AMAP) Le chef du gouvernement malien, Dr Choguel Kokalla Maiga, a reçu, vendredi, à Gao (Nord), un grand accueil des populations sorties massivement, a constaté l’AMAP sur place. Les abords de la voie principale bitumée de l’aéroport longue de 15 km et qui mène directement au gouvernorat étaient bondés de monde qui scandait : « Assimi Goita ! Assimi Goita ! Choguel ! Choguel !» Après quelques heures de rafraichissements, Dr Choguel Kokalla Maiga et sa délégation se sont dirigés à la Mosquée du Tombeau des Askia pour la grande prière du vendredi. Pour cette journée de vendredi, le Premier ministre a procédé à la remise officielle de vivres aux populations déplacées internes des Cercles de Gao, Ansongo et Bourem, des équipements pour la motoculture aux agriculteurs de la région et des tricycles pour la Fédération régionale des handicapées de Gao à la délégation régionale de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) en présence des ministres du Développement social, Oumarou Diarra, du Développement rural, Modibo Keita. Ces vivres sont reparties comme suit : 558 tonnes de céréales pour le Cercle de Gao, 20 tonnes des vivres pour le Ccercle d’Ansongo et 22 tonnes pour le Cercle de Bourem. Outre, la remise de vivres, il annoncera la reprise des travaux du barrage de Taoussa, des routes de Gao-Douentza, Gao-Bourem-Taoussa et la réhabilitation de la salle de spectacles de la ville de Gao. Le Dr Choguel Kokalla Maiga visitera, aussi, le site universitaire de Gao, situé à Berra distant de 7km de la ville. Un repas de corps avec les Forces armees maliennes amas et une séance de bénédictions au stade Kassé Keita sont au menu de la visite. Le chef du gouvernement est arrivé vendredi, à bord de l’avion militaire. Il était accompagné de plusieurs membres de son gouvernement. A sa descente de l’avion, il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport international de Gao par le maire de la Commune urbaine de Gao, Boubacar Dacka Traoré, en présence du gouverneur de région, le général de brigade, Moussa Traoré. Après la revue des troupes, le chef de gouvernement et sa délégation gouvernementale ont mis le cap sur le pied-à terre où le Premier ministre a pris ses quartiers. Auparavant, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maiga a échangé avec les autorités coutumières de la région sur le motif de sa visite à Gao. Aux responsables de légitimités traditionnelles, il a dit être venu “pour remercier pour (leurs) prières , soutien, courage, résistance », avant d’ajouter qu’il était important de rappeler que ce sont les imams, les notables, les populations, toutes les communautés confondues qui sont restés sur place pendant l’occupation. “Aujourd’hui, j’ai vu des Songhoy, Tamasheq, Peulh,dBambanan, tous unis. Comme pour dire qu’il n’y a aucun problème entre les populations, entre les communautés », a répété, plusieurs fois, le Premier ministre. AT/MD (AMAP)  

Le Premier ministre Choguel Maïga est arrivé à Gao, dans le Nord du Mali

Bamako, 18 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, est arrivé, vendredi, à Gao (Nord) pour une visite de travail de 72 heures, a constaté l’AMAP. Arrivé à bord d’un avion de l’armée de l’Air, le chef du gouvernement a été accueilli par le gouverneur de Gao, le général Moussa Traoré, en présence des autorités politiques, administratives, coutumières et militaires et des populations de la Cité des Askia sorties massivement. « Je suis venu vous remercier pour vos prières, votre soutien, votre courage, votre résistance », a déclaré le Premier ministre, avant de se soumettre à un véritable devoir de mémoire. « Il est important de rappeler que c’est vous qui êtes restés ici pendant l’occupation. Vous les imams, vous les notabilités, vouss populations, toutes communautés confondues. », a dit le chef du gouvernement. « Aujourd’hui, j’ai vu des Songhoï, des Tamasheq, des Peulhs, des Bamanans, tous unis. Comme pour dire qu’il n’y a aucun problème entre les populations, entre les communautés » a-t-il ajouté cité par la cellule de communication de la Primature. Le Premier ministre a remercié les autorités et les populations de Gao pour leur accueil et pour les dispositions prises pour garantir le succès de la mission. Il a insisté sur le fait que les priorités exprimées par les populations sont les mêmes que celles identifiées par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et le gouvernement. Notamment en ce qui concerne la sécurité et le développement. Le locataire de la Primature a salué les Forces de défense et de sécurité pour leurs efforts remarquables pour la protection des populations. Le Premier ministre a, également, rassuré les populations au sujet de la construction de la route Sévaré-Gao, des tronçons Gao-Bourem-Taoussa ainsi que les travaux du barrage de Taoussa. Autant de chantiers structurants qui, selon lui, « constituent les priorités du Gouvernement, après bien entendu, les questions de sécurité. » Au cours de ce premier déplacement dans le Nord du Mali depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga procédera à des remises de vivres aux populations et au lancement de la construction de plusieurs infrastructures routières et de développement. Après son accueil triomphal et une visite de courtoisie aux notabilités de la ville, le Premier à sa délégation ont participé à la prière du vendredi à la grande mosquée de Gao où se trouve le tombeau des Askia. Les imams et l’ensemble des fidèles ont formulé des bénédictions pour la paix et la stabilité au Mali. Il a procédé, dès sa première journée de visite, à la remise de vivres aux familles durement affectées par les différentes crises qui secouent le Mali. AT/MD (AMAP)

Mali : Les membres du Conseil national de Transition (CNT) en session extraordinaire

Bamako, le 17 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a convoqué le Conseil national de Transition (CNT) en session extraordinaire, ce vendredi 17 février, pour voter sur plusieurs projets de loi dont celui portant modification de la loi électorale. Au cours de cette session, les membres du CNT, à travers les différentes commissions concernées, vont, aussi travailler sur le projet de loi portant création de circonscriptions administratives au Mali, celui portant création des collectivités territoriales en République du Mali, le projet de loi portant modification de la loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du territoire. Sont également soumis aux conseillers, le projet de loi portant modification de la loi n°2017-052 du 02 octobre 2017 déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales, le projet de loi portant Code des collectivités territoriales, le projet de loi portant statut particulier du District de Bamako et le projet de loi portant création d’un établissement public à caractère scientifique et technologique dénommé Centre de formation professionnelle de Sénou (CFP-Sénou). Après le travail des commissions, les différents rapports seront soumis aux membres du CNT en séance plénière pour examen et adoption. DD/MD (AMAP)

Addis-Abeba : Offensive diplomatique des ministres des Affaires étrangères du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso

Bamako, 17 fév (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et ses homologues du Burkina Faso, Olivia Rouamba et de la Guinée, Dr Morissanda Kouyaté, séjournent actuellement à Addis-Abeba en Éthiopie en marge du 36è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite du plaidoyer et de la démarche conjointe entamée par ces trois pays de la sous-région qui traversent des périodes de transition, en vue de la levée de leur suspension des activités de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’UA. Jeudi 16 février, les trois chefs de la diplomatie ont poursuivi, au siège de l’UA, à Addis-Abeba, les consultations de haut niveau avec les responsables de l’Organisation et de la CEDEAO. Ils ont, en effet, rencontré tour à tour, le président de l’Union des Comores et président en exercice entrant de l’UA, Azali Assoumani, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, le commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’UA, l’ambassadeur Bankole Adeoye, et le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray. Lors de ces différentes rencontres, la délégation ministérielle conjointe a donné des informations actualisées sur les processus de transition en cours et la situation sécuritaire. Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée ont réitéré l’engagement des autorités des trois pays pour un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais convenus. Ils ont invité leurs interlocuteurs « à avoir une lecture réaliste et pragmatique de la situation » tout en sollicitant leur soutien au plaidoyer en cours pour la levée des sanctions prises contre les trois États par la CEDEAO et de l’UA. Ils ont, aussi, « déploré la politique de deux poids, deux mesures dans le traitement » au niveau des deux Organisations, des dossiers de leurs pays par rapport à des situations similaires. Les trois ministres ont remis au président de la Commission de l’UA et à celui de la CEDEAO, la lettre qu’ils ont co-signée, lors de leur rencontre tripartite qui s’est tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso, les 8 et 9 février. Par cette lettre, ils ont sollicité la levée de toutes les sanctions prises contre leurs pays. DD/MD (AMAP)

Sociétés minières : Vers une amélioration du cadre de collaboration avec les partenaires

Bamako, 17 fév (AMAP) Les sociétés minières organisent, depuis jeudi, a Bamako, la 3è édition de l’atelier de concertation et d’échanges pour l’amélioration du cadre de collaboration entre les mines et leurs partenaires dans l’industrie minière au Mali. Il s’agit de créer un cadre d’échange pour une meilleure collaboration entre les mines et les services techniques de contrôle et de régulation des activités minières au Mali. Selon le directeur général de Barrick Gold Mali, N’Golo Sanogo si cette 3ème édition, tout comme les précédentes, a porté sur le renforcement du cadre d’échanges d’expériences entre les sociétés minières et leurs partenaires dans l’exploitation minière au Mali, « l’introduction du contenu local permettra à l’issue des travaux d’avoir une plus grande visibilité sur les réalisations des sociétés minières en la matière. » Le thème retenu pour cette rencontre de deux jours entre les acteurs du secteur vise à avoir une visibilité sur les projets et les réalisations des sociétés minières en matière de contenu local. L’atelier est une initiative de Barrick Gold. La toute 1ère édition a eu lieu en 2019. Et au fil des ans, elle est acceptée et soutenue par des mines partenaires dont Fekola, Somisy. N’Golo Sanogo a remercié direction de la mine de Fekola et celle de Syama pour leur accompagnement financier tant appréciable dans l’organisation de cet atelier. Pour les participants, il a souhaité que cet atelier soit le lieu d’échanges fructueux sur ce thème qui reste d’actualité. Selon le patron de Barrick Gold Mali, les propositions ou autres recommandations constitueront des contributions significatives dans les débats sur la question. Dans son discours d’ouverture le représentant du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lassana Guindo, a souligné qu’il est « important que les sociétés minières intensifient les efforts dans les actions s’inscrivant dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). » «Nous avons encore besoin de plus d’efforts sincères dans la promotion du contenu local par une meilleure implication des sociétés minières dans les initiatives portées par l’État malien», a souligné M. Guindo. Selon lui, au-delà de la promotion du contenu local, « un enjeu majeur du secteur est la responsabilité dans la gestion environnementale et sociale. » « Il est fondamental que chaque entreprise veille à l’application des meilleurs standards en termes d’impact environnemental et social », a-t-il fait savoir. Le représentant du ministre en charge des Mines a, par ailleurs, rappelé que le gouvernement de Transition « s’est engagé dans une nouvelle vision de développement dont un axe prioritaire est la mise en place des fondements pour l’accélération du développement économique du Mali dans le cadre d’une gouvernance rénovée. » « Cette gouvernance améliorée, a dit Lassana Guindo, concerne aussi bien le secteur public que le secteur privé. » Selon lui, la contribution des sociétés minières à la réalisation de cette vision est le respect strict de la règlementation en vigueur mais, aussi, une approche beaucoup plus responsable dans la mise en œuvre des activités. «Nous comptons donc sur l’engagement des sociétés minières, sur leur responsabilité, sur leur esprit d’entreprises citoyennes pour qu’elles puissent jouer valablement leur rôle dans cette nouvelle phase de développement du Mali», a confié Lassana Guindo. Il a réitéré la ferme volonté du gouvernement, à travers le département des Mines, de respecter les engagements envers les investisseurs, dans le cadre de la politique d’amélioration du climat des affaires, notamment dans le secteur minier. AG/MD (AMAP)

Budget 2024 : Prudence et maîtrise des dépenses publiques, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou

Bamako, 7 fév (AMAP) Les perspectives macroéconomiques du Mali incitent « à la mise en œuvre d’une politique budgétaire prudente et responsable, malgré un regain de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) », a déclaré, jeudi, à Bamako le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou à l’ouverture des travaux du processus budgétaire 2024. Pour l’exercice 2024, M. Sanou a fait savoir que cette prudence s’impose, malgré un regain de la croissance du PIB. «La politique budgétaire vise un objectif de déficit budgétaire de 4,5% du PIB en 2024 compte tenu de nombreux engagements du gouvernement, notamment dans le cadre du renforcement des acquis en matière de défense et de sécurité ainsi que de l’amélioration des infrastructures socioéconomiques de base. Il reste entendu qu’à moyen terme, la politique budgétaire s’inscrirait dans la dynamique de revenir progressivement au critère de convergence communautaire de 3%», a-t-il expliqué. Pour le patron de l’hôtel des Finances, « cette reprise économique doit être consolidée et renforcée à travers une planification budgétaire et une amélioration de la qualité de la dépense publique en veillant sur la viabilité à long terme des finances publiques. » Le taux de croissance réelle du PIB, estimée à 3,7% en 2022, devrait s’accélérer en 2023 pour atteindre 5,2% en 2024, a assuré Alousséni Sanou. Cette conférence a abordé trois thèmes importants pour le processus budgétaire 2024 dont celui sur «la Problématique de l’évaluation de la performance des programmes : les acquis, les contraintes et défis». Le deuxième a trait au «processus d’élaboration du budget et l’articulation entre les documents de planification stratégique nationale et les documents budgétaires : enjeux, bonnes pratiques et perspectives d’amélioration». Le troisième thème est relatif à «l’amélioration du contrôle budgétaire : les acteurs et leurs rôles». Selon le ministre de l’Économie et des Finances, la composition des panelistes, qui reflète la diversité des acteurs, permettra d’éclairer le public, entre autres, sur les innovations du contrôle dans le cadre du budget programmes, les enjeux d’un contrôle budgétaire réussi, les risques liés à l’inefficacité du contrôle budgétaire et le rôle du contrôle citoyen. PRESSION FISCALE – Parlant de l’inflation, le ministre Sanou a assuré que celle-ci demeure maitrisée et devrait se situer « en dessous de la norme communautaire de 3% grâce aux efforts conjugués du gouvernement, des acteurs du monde économique et une bonne campagne agricole. » Le patron du département de l’Economie et des Finance a, ensuite, fait savoir que, pour ce qui concerne les premières estimations de l’exécution budgétaire 2022, la mobilisation des recettes fiscales est assez satisfaisante avec un taux de pression fiscale qui se situe à 14,1% du PIB contre une prévision de 14,0%. L’exécution des dépenses a été contenue dans la limite des dépenses prévues soit 20,4% du PIB contre une prévision de 22,5%. Le niveau du déficit budgétaire est ressorti à 4,7% du PIB, nettement meilleur que la prévision de 5,3%. « L’année budgétaire 2023 qui démarre sous de bons auspices, le gouvernement maintiendra les efforts pour l’amélioration de l’exécution budgétaire à travers le double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et d’efficacité des dépenses de l’administration», a indiqué le patron de l’hôtel des Finances. Il ressort de la présentation du directeur général du budget, Ahmadou Tijani Haïdara, que la progression des dépenses militaires et de sécurité est constante depuis 2019. Ainsi, les dépenses militaires en termes d’exécutions sont passées de 299,080 milliards de Fcfa en 2019 à 459,378 milliards de Fcfa en 2022. Selon M. Haïdara, le montant inscrit dans la Loi de finances de 2023 est de 440, 934 milliards de Fcfa et les dépenses de sécurité en termes d’exécutions sont passées de 97,284 milliards de Fcfa en 2019 à 152,466 milliards de Fcfa en 2022. A ce niveau, le montant inscrit dans la Loi de finances de 2023 est de 171,905 milliards Fcfa. Le coordinateur du groupe de dialogue économie, finances et développement du secteur privé et de la statistique, Albert Nshimyumuremryi s’est réjoui que cette conférence soit désormais « une tradition bien ancrée au Mali et constitue un rendez-vous majeur de dialogue entre le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers. » En dépit des effets négatifs de la crise de la guerre entre la Russie et l’Ukraine ainsi que de l’embargo de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) imposé au Mali durant 6 mois, en 2022, le contexte macro-économique sur le plan national qui prévaut pour l’élaboration du budget 2024 est plutôt rassurant. Ce contexte macro-économique se caractérise par une amélioration progressive de la situation sécuritaire et sociopolitique avec en toile de fonds, la montée en puissance de l’Armée malienne. La gestion budgétaire au Mali a basculé il y a cinq ans en mode budgets programmes conformément à la loi n° 2013-028 du 11 juillet 2013. Babba B. COULIBALY