8 mars à Kangaba : Avec Mariam B. Coulibaly, le taux de scolarisation des filles a atteint plus de 85 % en 2024 à Kâba
Kangaba, 07 mars (AMAP) Conseillère pédagogique au Centre d’Animation Pédagogique (CAP) chargée de la scolarisation et du maintien des filles à l’école et présidente de la CAFO, Mariam B. Coulibaly s’est battue corps et âme des années durant pour rehausser le taux de scolarisation des filles dans les 09 communes du cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. A l’arrivée de l’enseignante, le Centre d’animation pédagogique de Kangaba (CAP) en 2006-2007, le taux de scolarisation des filles était en dessous de 5%. Aujourd’hui en 2024 dans ce cap, plus de 85% des filles sont scolarisées grâce à son courage et sa détermination. Elle dit avoir crue depuis longtemps que l’épanouissement de la famille, le développement local et même national dépendent en grande partie de l’autonomisation de la femme et de la fille. C’est pourquoi, durant son parcours d’enseignante, elle s’est toujours battue pour éviter le renvoi des filles enceintes. C’est ce qui lui a valu d’être nommée conseillère pédagogique au CAP. En tant que femme averti, elle a aussi œuvré pour l’éveil des femmes de Kangaba. Pour ce faire, elle est parvenue à créer plusieurs groupements de femmes dont certains ont obtenu leur récépissé. Ces groupements de femmes, grâce aux conseils et l’accompagnement de la conseillère au CAP, ont bénéficié des aides et des sessions de formation dans le domaine des activités génératrice de revenus (AGR). Sa ferme volonté de rassembler les femmes et leur apporter un appui dans la sensibilisation de ce groupe fragile en vue de son autonomisation, lui a valu d’être choisie comme présidente de la CAFO de Kangaba. Déterminée à apporter sa touche à la fête de la femme, elle a bénéficié d’un accompagnement de l’Organisation Plan International afin que la fête soit belle à Kaba, nom originale de Kangaba, située à 100 km à l’ouest de la Capitale vers la frontière guinéenne. Après 30 ans au service de la Nation, cette femme battante, Mme Mariam B. Coulibaly, mère d’une fille, va faire valoir ses droits à la retraite à la fin de cette année, mais continuera à apporter son appui pour une meilleure qualité de l’éducation avec un taux encore plus élevé de la scolarisation des filles. SD/KM (AMAP)
Tominian : Le district sanitaire en conseil de gestion
Tominian, 7 mars (AMAP) Une réunion du Conseil de gestion du district sanitaire s’est déroulée ce vendredi à Tominian, sous la présidence du Sous-préfet de l’arrondissement de Benena, Moussa Diamouténé en présence du 2ème adjoint au maire de la commune rurale de Tominian, Simon Koné, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre les représentants des services techniques, les représentants des ONG, le président de la FELASCOM, les présidents des ASACO, les Directeurs Techniques de Centre (DTC) et la représentante de la CAFO. Le maire de la commune rurale de Tominian, Sadrac Keïta a, dans ses mots de bienvenue, félicité la tenue dudit cadre de concertation utile pour le fonctionnement du district sanitaire. Dans son discours d’ouverture, le représentant du chef de l’exécutif local, a affirmé qu’un système de santé efficace doit répondre non seulement à des infrastructures et des ressources humaines compétentes, mais aussi sur une gestion rigoureuse et une évaluation permanente des actions. Le Sous-préfet a par ailleurs, déclaré que ce conseil de gestion nous offre l’opportunité de faire le point des avancées réalisées, d’identifier les défis rencontrés et de définir ensemble des stratégies adaptées pour améliorer la qualité des soins et l’accessibilité aux services de santé pour tous. Enfin, il a précisé qu’au cours de cette session, les indicateurs de performance du district sanitaire seront examiner avec rigueur, l’efficacité des stratégies mises en œuvre évaluer et des solutions concrètes et réalistes pour relever les défis proposées. Pour sa part, le représentant du médecin chef du district sanitaire de Tominian, Dr Amara Dembelé a déclaré que le district sanitaire a engendré des résultats souvent encourageants, avant de féliciter les participants pour leur disponibilité. A la suite des présentations sur le rapport d’activité, les participants se sont penchés sur le plan opérationnel 2026, l’évaluation de l’état de mise des recommandations antérieures Les participants ont formulé entre autres recommandations, l’ invitation des partenaires aux rencontres, le paiement les quotte- part pour la référence évacuation, la sensibilisation de la population sur la fréquentation du centre de santé, dynamiser le système d’enregistrement des enfants à la naissance à l’état civil, entre autres. A la clôture, le représentant du médecin chef et le maire, ont félicité l’ensemble des participants pour avoir fait montre de disponibilité et de participation active. ST/KM (AMAP)
Kangaba : L’accès à la justice des cas de VBG au centre des débats
Kangaba 05 mars (AMAP) Un dialogue intercommunautaire sur l’accès à la justice des cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) s’est déroulé mardi, au Centre de Recherche et d’Animation Culturelle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Organisée par WILDAF Mali avec l’appui financier de l’Ambassade de Grande Bretagne, cette rencontre se situe dans le cadre de la continuité de la troisième année (an 3)du projet « Se reconstruire en tant qu’artisans pour la stabilité au Mali et au Burkina Faso et l’autonomisation des femmes et des jeunes ». Cinquante 50 participants composés des représentants des autorités administratives, politiques, couturières et religieuses, des représentants du service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, des membres des organisations de la société civile et ceux du groupe pour le vivre ensemble et la lutte contre les VBG,ont pris part à la rencontre. Etaient également présents les représentants des organes de paix, réconciliation et la gestion des conflits, les représentantes des femmes déplacées internes (PDI) et celles des survivantes de VBG, les représentants des personnes vivant avec un handicap, les femmes et jeunes artisans de paix et la presse locale. L’objectif de la rencontre était d’informer les participants sur les différents types de prise en charge, d’amener les participants à connaître les rôles et responsabilités des acteurs travaillant dans le cadre des VBG et le référencement des cas et de permettre aux participants de dénoncer les pratiques de VBG afin de sanctionner les auteurs. SD/KM (AMAP)
Mali : Fin des travaux de l’atelier technique de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale
Bamako, 7 mars (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la clôture de l’atelier technique de renforcement des capacités sur la communication gouvernementale, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur du Centre d’information gouvernementale du Mali (Cigma), Ibrahima Traoré et du chef de la cellule de communication et des relations publiques de la Primature, Alassane Ag Mohamed et de plusieurs experts de la communication ont également pris part à cet atelier de trois jours. Les réflexions ont abouti à plusieurs recommandations qui permettront, selon le ministre Alhamdou Ag Ilyène, de jeter les bases d’une stratégie ambitieuse et cohérente pour redynamiser la communication gouvernementale. Au nombre de ces propositions, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication stratégique gouvernementale avec un plan d’actions, la création autour du Porte-parole du gouvernement et du ministre chargé de la Communication d’un mécanisme de coordination de la communication gouvernementale et de gestion de l’information en temps de crise. Les participants ont également proposé la réalisation de sondages et des enquêtes d’opinion comme moyens de mise en œuvre de la communication gouvernementale. S’y ajoutent la création des plateformes numériques pour le gouvernement et l’organisation en direction des leaders d’opinion une série de consultations publiques pour mieux expliquer les choix et réalisations du gouvernement, l’importance de la culture de la paix, la citoyenneté afin de susciter des adhésions. Ils ont proposé de donner un statut conséquent aux chargés de communication dans les départements ministériels et insuffler une nouvelle dynamique au Cigma dans le dispositif de la communication du gouvernement en opérationnalisant ses textes de création et d’organisation. « L’organisation de ces journées de renforcement témoigne de la ferme volonté du gouvernement d’associer pleinement les médias à la communication de l’État. Nous savons que les médias jouent un rôle de premier plan dans la vulgarisation de l’action gouvernementale. Nous comptons sur les médias de proximité, véritables relais pour atteindre les populations dans les zones les plus reculés du pays », a affirmé Alhamdou Ag Ilyène. Enfin, il a invité les acteurs de la communication gouvernementale à mettre fin aux « petites rivalités » entre eux la presse publique et privée, les influenceurs et les médias traditionnels. TD/KM (AMAP)
8 mars à Gao : Mme Nana Touré, de la création du centre de Formation « Adaoula » à la protection de l’environnement
Gao, 7 mars (AMAP) Mme Nana Touré, connue sous le nom de Nana Balla_koné , présidente de l’association «Adaoula», a lancé au mois de janvier 2012, dans la Cité des Askias, un centre de formation et d’apprentissage des femmes et des filles en tresse, en coupe couture, en transformation agro – alimentaire, la sensibilisation sur les violences basées sur le Genre, l’éducation à la citoyenneté, entre autres, a constaté l’AMAP. Selon elle, le savoir que l’on détient doit être transmis à d’autres générations afin qu’il ne soit pas méconnu par la future jeunesse. C’est ce qui a motivé la création dudit centre qui de sa création à nos jours a contribué à former des milliers de femmes et de jeunes filles et à les rendre autonomes. « De 2012 à nos jours, le centre « Adaoula » est à la sortie de sa 8ème promotion dans plusieurs disciplines socio professionnelles. A la sortie chaque promotion, le centre dote les méritants en kits mais avec les moyens limités du centre cela n’a pas pu continuer. Actuellement le centre accueille 133 pensionnaires et de 2015 à nos jours 1000 apprenants ont été formés en tresse, tricotage, savonnerie, coupe couture, en tatouage du henné et sont déversés sur le marché d’emploi. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être bureaucratique avec le centre de formation, certaines femmes se forment pour apprendre un métier et servir demain sa famille et son pays » a estimé Mme Nana Touré. Le Centre a également assuré également en 2012, après la crise, la prise en charge de nombreuses jeunes filles qui en ont été victimes. « Le centre a accueilli toutes les jeunes filles victimes de la crise pour leur prise en charge phycologique et leur insertion professionnelle. A leur arrivée au centre, elles étaient au nombre de 70 jeunes filles traumatisées venues des différentes localités de la région. Grâce au Comité International de la Croix Rouge (CICR) et à d’autres organismes locaux, le centre s’est occupé d’elles dans leur prise en charge en soins médicaux, phycologique et à leur insertion socio- professionnelle. Au fil du temps, avec l’accompagnement des femmes relais communautaire du centre, elles ont pu être intégrées au développement socio-économique. Parce que certaines d’entre elles avaient été formés en tresse traditionnelle, en coupe couture, à la transformation agroalimentaire et autres », a précisé Mme Touré. « Actuellement le centre prend en charge les frais de scolarité de certaines filles déscolarisées mais qui veulent continuer les études. Chaque mois de Ramadan le centre prépare des plats de coupure de jeûne pour les élèves de l’institut de formation de maitre de Gao venus du sud ». Par ailleurs, ce centre a recensement formés les femmes veuves des militaires du camp de la première région militaire de Gao tombés au camp d’honneur. Celles-ci ont été formées en coupe couture, le tricotage, la transformation agroalimentaire, le henné, le maquillage et les tresse Le centre participe aussi dans la préservation et la protection de l’evironnement de la ville de Gao en plantant des arbres dans les espaces publics et en balayant aussi certains endroits publics durant les grands événements » a déclaré la présidente du centre « Adaoula ». Il est à noter qu’à la biennale organisée à Sikasso, l’association « Adaoula » a été 2ème nationale en exposition des arts et cultures. Le centre a reçu une médaille par l’ancien président, feu Amadou Toumani Touré pour avoir occupé la 2ème place dans la sauvegarde de la culture ancestrale. Malgré tous les efforts déployés, ce centre modèle reste confronté, selon sa présidente, à l’acquisition de locaux appropriés pour accueillir les apprenants. AT/KM (AMAP)
Kangaba : Une femme poignardée dans une attaque à l’arme blanche
Kangaba, 06 mar (AMAP) Deux terroristes présumés ont agressé au couteau des femmes qui revenaient de la pêche dont l’une a été poignardée, lors d’une attaque survenue, mercredi, à environ trois km de Kangaba (Ouest) à côté du poste de contrôle de Kénielé. Nantenin Traoré, qui portait son enfant au dos, n’a pas pu fuir à cause de son handicap. Elle fut alors poignardée dans le dos par un des assaillants. Lorsque le groupe de sept femmes a aperçu les deux assaillants en train de chanter des versets du coran, elles ont pris peur et ont cherché à fuir. Les policiers et gendarmes au poste de contrôle alertés ont arrêté les deux suspects. Au cours de leur arrestation, les présumés terroristes ont blessé le sergent-chef de police Idrissa Fofana. Les passagers d’un car de transport arrêté au poste de contrôle sont sortis spontanément pour lyncher les deux terroristes dont l’un a succombé à ses blessures et l’autre est entre les mains de la brigade de gendarmerie de Kangaba. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par le Commissaire de police et un élément de la Brigade de gendarmerie ont rendu une visite à la femme blessée chez elle à Deguela et au policier qui sont rentrés chez eux après les premiers soins reçus au Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Avant de repartir, le préfet a invité la population de Deguela « à la vigilance et à dénoncer toutes les personnes suspectes. » Il a félicité les forces de l’ordre pour leur professionnalisme. SD/MD (AMAP)
Mali : Financement de micro- entreprises pour des jeunes
Bamako, 6 mars (AMAP) La cérémonie de remise de financement aux jeunes bénéficiaires du programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes (PPEJ) de la Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports (CONFEJES), a été présidée ce jeudi, par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a appris l’AMAP de source proche de son département. Cet appui financier a été accordé à dix (10) jeunes, pour les accompagner dans la création et le développement de leurs microentreprises. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de la République du Mali à soutenir l’insertion économique des jeunes en leur offrant des opportunités concrètes d’auto-emploi et de contribution au développement du pays. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction Civique et de la Construction Citoyenne a saisi l’occasion pour féliciter les bénéficiaires tout en les félicitant pour leur engagement et détermination. Avant de leur prodiguer des conseils pour la réussite de leurs projets Le chef du département en charge de la Jeunesse a enfin réaffirmé la volonté des autorités à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes comme un levier essentiel pour lutter contre le chômage et renforcer l’autonomisation de la jeunesse. Il est à noter que la Conférence des Ministres de la jeunesse et des sports de la Francophonie (CONFEJES) est une institution intergouvernementale qui œuvre pour la promotion de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs au sein de l’espace francophone, elle a été créée en décembre 1969. KM (AMAP)
Mine de lithium de Bougouni Mining : le Gouverneur visite les chantiers
Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala, un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)
8 mars à Niafunké : Cap sur Inna Dicko, véritable femme leader et militante des droits des femmes
Niafunké, 6 mars (AMAP) Mme Hadjaratou Dicko, connue sous le nom de Inna Dicko, enseignante de son état, œuvre depuis plus de 10 ans pour l’unification, le rassemblement des femmes et le développement de Niafunké, sa Commune, ville natale du célèbre Chanteur Malien Ali Farka Touré, a appris l’AMAP de source locale. Cette femme dynamique multiplie également les rencontres, les émissions radiophoniques, les séances de sensibilisation pour la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le développement au niveau de la commune. Inna, comme l’appellent affectueusement les siens, finance avec les moyens dont elle dispose, la formation en savonnerie, en coupe – couture et la création des activités génératrices de revenus au profit des femmes déshéritées tant dans la ville de Niafunké que dans de nombreux villages de la commune. Toutes choses qui ont permis à de nombreuses femmes d’assurer leur autonomisation. Elle accompagne aujourd’hui le service de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille dans toutes ses luttes contre les VBG et autres injustices. Sa capacité de négociatrice lui a permis, à l’étonnement de tous, de rassembler les 2 tendances des femmes leaders de Niafunké et de réussir le 15 février dernier, la plus grande mobilisation de soutien aux autorités de la Transition à la place de l’Indépendance. Ce jour elle a, dans un discours affirmé : « les femmes de Niafunké doivent se donner les mains autours des jardins potagers, maraichages, rizières, associations pour un lendemain meilleur pour cette localité qui à laisser beaucoup de plumes á cause des divisions et querelles inutiles. Son engagement, sa détermination et sa disponibilité lui ont valu la confiance de ses sœurs prendre la tête de la CAFO, des groupements des femmes enseignantes, les artisanes de la paix, entre autres. Inna est également marraine de plusieurs associations féminines dans le milieu scolaire et dans bien d’autres milieux. Sur le plan professionnel, Inna dispose d’une grande boutique de prêt á porter, où elle vend des bijoux, tissus, chaussures, parfum hommes et femmes tout style confondus pour jeunes et vieux. Connue pour sa gentillesse et sa largesse, elle apporte chaque année les pagnes du 8 mars qu’elle achète par dizaines de balles pour faciliter l’accès des autres femmes à ce symbole dans la célébration de leur fête. Agée Aujourd’hui de 40 ans, Inna incarne un modèle de femme leader qui contribue à apporter la réconciliation, la paix et le développement dans une communauté avec des idées novatrices. SM/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 mars 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’entame de la session, Son Excellence le général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a prié pour le repos de l’âme des disparus, présenté ses condoléances à leurs familles et formulé des vœux de prompt rétablissement aux blessés, suite aux drames survenus sur les sites d’orpaillage à Kokoyo, village de Danga, Cercle de Kangaba et à Bilalikoto, Cercle de Kenieba. Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de renforcer les mesures pour éviter les drames humains et environnementaux dans notre pays. Le président de la Transition, Chef de l’Etat a en outre instruit : l’abrogation des actes de nomination des responsables administratifs directement impliqués dans la survenance desdits incidents : Préfet, Sous-préfets, responsables des Forces de Sécurité (Police, Gendarmerie, Garde), des services locaux des Eaux et Forêts, services d’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, services subrégionaux de la Géologie et des Mines ; la relecture de certains textes juridiques pour, entre autres, mettre fin à la transaction dans le domaine environnemental, faciliter la récupération des équipements impliqués dans l’orpaillage, et leur affectation au patrimoine de l’Etat ; la suspension des permis d’exploitation des mines artisanales octroyé à des personnes de nationalité étrangère ; le lancement de la procédure de dissolution du Conseil communal de Dabia. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention d’appui budgétaire comprenant un prêt, signé à Bamako, le 26 février 2025, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds du Qatar pour le Développement. Par cette convention, le Fonds du Qatar pour le Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un appui budgétaire d’un montant de 50 millions de dollars américains, soit 31 milliards 447 millions 500 mille F CFA environ, composé d’un prêt de 45 millions de dollars américains, soit 28 milliards 302 millions 750 mille F CFA environ. Cet appui budgétaire permettra de soutenir les secteurs de l’aide humanitaire, du développement économique et de la santé, notamment la fourniture de denrées alimentaires, la réalisation de points d’eau, la réhabilitation et la construction d’infrastructures et le renforcement des moyens d’action de l’Administration et des Collectivités territoriales. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. Le Gouvernement a adopté la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali pour tirer davantage profit de la rente minière. Ce nouveau Code a introduit dans le dispositif minier une convention d’établissement pour la phase de recherche et une autre pour la phase d’exploitation, réduit la période de stabilité du régime fiscal, institué la redevance de la surproduction et la taxation des superprofits, augmenté la participation de l’Etat dans le capital de la société d’exploitation minière et supprimé les exonérations douanières en phase d’exploitation. Il a également introduit la progressivité du taux de la taxe ad valorem et a permis la conclusion des protocoles d’accord entre le Gouvernement de la République du Mali et des sociétés minières. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie les article 240 et 425 en vue d’adapter le Code général des Impôts au nouveau Code minier. Cette modification apporte les innovations ci-après : l’élargissement du champ d’application de l’Impôt Spécial sur Certains Produits aux marbres, aux lingots d’or et aux autres produits miniers ; la réduction du taux minimal de l’Impôt Spécial sur Certains Produits pour les marbres, les lingots d’or et les autres produits miniers de 5% à 3% ; l’extension du droit de timbre sur les intentions d’exportations à tous les produits miniers. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé. Le processus a abouti, après la mise en place du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire et du Régime d’Assistance Médicale, à l’adoption de la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle nécessite un système de conventionnement qui définit clairement les délais et les modalités de conclusion des conventions entre la Caisse nationale d’Assurance Maladie et les prestataires de santé. Ainsi, le Décret n°10-577/P-RM du 26 octobre 2010 fixant les délais et les modalités de conclusion des conventions entre les prestataires de santé et la Caisse nationale d’Assurance Maladie a été adopté pour la mise en œuvre du Régime d’Assurance Maladie Obligatoire. L’application de ce décret a révélé des insuffisances dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle qu’il convient de corriger pour étendre, notamment la prise en charge à toutes les catégories de travailleurs. Le projet de décret, adopté, permettra d’organiser efficacement la prise en charge de tous les assurés et bénéficiaires du Régime d’Assurance Maladie Universelle. un projet de décret portant approbation des conventions types de délégation de gestion dans le cadre du Régime d’Assurance Maladie Universelle. La Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018 portant institution du Régime d’Assurance Maladie Universelle prévoit la possibilité pour la Caisse nationale d’Assurance Maladie de déléguer, sous son contrôle, certaines missions à des organismes gestionnaires délégués et d’impliquer des sociétés commerciales dont l’expertise est avérée en matière de gestion du risque maladie. Le projet de décret, adopté, permettra de mettre en place un mécanisme pour assurer le partage,

