Fête du 8 mars à Koro : Les femmes célèbrent la fête à l’unisson
Koro, 10 mars (AMAP) Sous direction du service locale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en collaboration avec les CAFO, les femmes de Koro ont célébré à l’unisson la fête du 8 Mars, journée internationale des femmes, a constaté l’AMAP. C’est la tribune officielle de Koro, qui a servi de cadre pour la célébration du 8 mars 2025 à Koro. L’activité placée sous la présidence du 2ème adjoint au préfet du cercle de Koro Monsieur Mahamadou Coulibaly, a vu la participation des autorités administratives, politiques, sécuritaires, religieuses et coutumières de la ville de Koro. Elle a été marquée par plusieurs activités à savoir une conférence débat sur le thème : « Investir dans l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement durable », la présentation d’un sketch sur les VGB, un plaidoyer des jeunes leaders pour l’implication de tous les acteurs locaux dans la lutte contre les VBG et des manifestations folkloriques. Elle a été l’occasion pour le 2ème adjoint au Préfet, de rendre un hommage mérité aux femmes de Koro pour leur engagement en faveur de la promotion de la paix et leurs apports multiformes dans le cadre du développement local. Les femmes de Koro ont profité de l’occasion pour remettre une enveloppe symbolique aux FAMA en mission dans le cercle de Koro, et ont formulé des bénédictions pour la réussite de leur mission au service du Mali. Les femmes refugiées et les femmes déplacées ne sont pas restées en marge de cette célébration, elles ont accompagné leurs sœurs pour la réussite de cette journée au niveau locale. MN/KM (AMAP)
Fête du 8 mars à Sikasso : Exposition des produits locaux
Sikasso, 10 mars (AMAP) La Capitale de la 3ème région administrative, Sikasso, à l’instar des autres régions du pays, n’est pas restée en marge de la célébration du 8 mars, journée internationale de la femme, a constaté l’AMAP. L’évènement a été présidé, samedi dernier au gouvernorat, par la cheffe de l’exécutif régional Mme Kanté Marie Claire Dembélé, sous le thème national de cette 31ème édition : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ont pris part à la rencontre, Mme Aïda Koné, membre du Conseil National de Transition (CNT), le directeur régional par intérim de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Adama Camara, la représentante du parrain Mme Touré Rahamatou Bagayogo et la marraine et porte-parole des commerçantes du marché de légumes (américain sugu) Mme Sanogo Djalia Sanogo. Etaient également présents les représentants des autorités politiques et administratives, des associations féminines de la région et de plusieurs autres invités. Placés aux deux extrémités du tapis rouge menant vers les autorités régionales, des paniers remplis de légumes divers (aubergines, poivrons, choux, tomates, pomme de terre, persils, céleris, aubergine d’Afrique, piment) se suivaient en file indienne. Ce magnifique décor symbolisait le savoir-faire ou encore l’autonomisation des femmes du marché de légumes. « Nous, commerçantes du marché de légumes (américain sugu) sommes très engagées dans notre métier. Nous travaillons de 2 heures du matin jusqu’à des heures tardives dans la nuit. Nous nous réjouissons de l’honneur qui nous a été offert par les autorités régionales », a déclaré Mme Sanogo Djalia Sanogo, habillée du pagne 8 mars et d’un collier de légumes au cou. Et de poursuivre que nombres d’entre elles ne sont pas alphabétisées. Il existe également des veuves parmi elles. La porte-parole des commerçantes du marché de légumes (américain sugu) a fait savoir qu’elles sont très déterminées à être autonome. Pour sa part, le directeur régional de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Adama Camara a rappelé l’historique du 8 mars avant de préciser que notre pays célèbre la journée depuis 1994. Selon lui, cette date trouve ses origines dans la révolte des ouvrières des usines textiles de Chicago en 1857. Leur lutte pour l’amélioration des conditions de travail a été érigée en symbole mondial en 1977 par l’Organisations des Nations-Unies. Celle-ci a, par la suite, institutionnalisé le 8 mars comme la journée internationale des Femmes. S’exprimant sur la situation des femmes de Sikasso en termes d’autonomisation, Adama Camara a affirmé qu’il y’a eu des progrès. Il s’agit, notamment, de l’intervention de l’Etat et ses partenaires dans le domaine de l’autonomisation économique, politique et culturelle de la femme et de la fille ; la mise en place des fonds pour les femmes et les filles dans le cadre du renforcement de leurs activités génératrices de revenus ; l’accompagnement de la scolarisation et du maintien des filles à l’école… « Il faut une autonomisation psychologique pour que les femmes puissent retrouver leur place dans le concert des nations », a-t-il conclu. De son côté, la cheffe de l’exécutif régionale, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a indiqué que le thème de la présente édition est porteur d’espoir et d’engagement. « Il souligne à la fois, les avancées que nous avons réalisées et les défis qui reste à relever pour garantir l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes », a-t-elle affirmé. Elle a rendu hommage à toutes les femmes qui ont contribué à l’avancement de leurs droits. « Je réaffirme ici mon engagement et celui des autorités de notre pays à promouvoir des politiques favorisant l’autonomisation des femmes. Ce qui passe nécessairement par l’élimination des inégalités du genre, l’accès équitable aux ressources et aux opportunités… », a confié Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Le sketch de la troupe Tiébougou et le plaidoyer des femmes de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO) Sikasso sur la consommation des stupéfiants, le panel sur le mariage, la remise de tableaux de reconnaissance et d’attestation aux méritants, les prestations du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali (RECOTRADE) et des Korèdugaw ont été les temps forts de la célébration. MFD/KM (AMAP)
Le « Téré » : La simple superstition chemine avec la réalité ?
Par Siné S. TRAORE Bamako, 10 mar (AMAP) Dans la société malienne, la question n’est pas du tout prise à la légère, surtout lorsqu’il s’agit de demander la main d’une fille. De très nombreuses personnes, en effet, qui marchent toujours sur les traces de nos traditions, sont profondément convaincues que chaque individu porte en lui un présage heureux ou malheureux, « téré » en bamanan. D’ailleurs, ne dit-on pas chez les Bambara : « Mogo téré tè i yéré nò yé » pour dire, littéralement, que personne ne décide de la positivité ou de la négativité du présage. Pour mesurer à quel point le présage est ancré de manière indéracinable dans le quotidien d’un nombre important de Maliens, il faut notamment s’intéresser au processus du mariage dans les différents milieux culturels de notre pays. Ainsi, aussitôt qu’une intention de mariage est exprimée chez les Sénoufo ou chez les Soninké, les Dogon, les Bwa, les Bambara, les Sonrhaï etc., procéder à l’observation rigoureuse du téré devient un préalable obligé dont la responsabilité incombe aux parents des deux bords familiaux. Le prétendant de notre fille, a-t-il un téré auréolé d’embellie ? Ou encore, cette fille que notre garçon veut épouser, n’a-t-elle pas un téré qui interdit toute union avec elle ? Ce sont là des interrogations qui assaillent des millions de parents au Mali dès lors que le mot « fiançailles » sort de la bouche d’un des leurs. Le téré, que d’aucuns qualifient de « démarche superstitieuse », est donc une considération à laquelle les Maliens sont viscéralement attachés. Il fait référence aux signes et gestes corporels prédisant des choses positives ou négatives dans la vie d’une personne et qui risquent de rejaillir sur son futur conjoint ou conjointe. Nouhoum Cissé, traditionnaliste et comédien, nous explique : « la question du téré est une réalité qui existe chez les Hommes. » Selon lui, traditionnellement, chaque personne a son présage qui définit son totem. « Il y a des gens qui ne peuvent pas avoir de bonheur au bord du fleuve. En revanche, d’autres n’ont pas intérêt à vivre sur les montagnes. Cela est dû à leur téré. C’est pourquoi, avant de se lancer dans n’importe quelle entreprise, l’Homme doit toujours consulter des traditionnalistes. », poursuit-il. « Avant tout mariage, il faut impérativement consulter les oracles, sinon les futurs époux risquent de fonder un foyer baigné dans le malheur. Ou encore, ils peuvent former un couple qui n’aura pas de bonheur ou ne vivra pas longtemps. Nos aïeux, eux, s’efforçaient de cerner le téré de chaque futur(e) époux et épouse, avant de célébrer l’union de deux personnes », explique M. Cissé. Le traditionnaliste va encore plus loin dans sa description en nous apprenant que « le téré » existe également chez les animaux. Aux dires de M. Cissé, « il est crucial de faire extrêmement attention au choix des animaux que l’on veut élever en famille. « J’ai connu un homme qui possédait un cheval dans sa demeure. Quand j’ai vu l’animal, je lui ai dit d’aller chercher deux litres de lait pour en donner au cheval. L’objectif était de voir si le cheval allait boire ou non le lait. Le but ultime était de savoir si le cheval avait un mauvais ou un bon présage. Ce qui devait arriver, arriva ! Nous avons découvert qu’il était porteur de malheur, tout simplement parce que le cheval a refusé de boire ce lait », narre-t-il. « Après cette découverte, j’avais pressé cet homme de se débarrasser du cheval sans hésiter. Il l’a fait. Et, après quelques jours, il devait voyager à l’étranger par voie aérienne. Le jour de son départ, il a eu un empêchement. Heureusement pour lui, l’avion qu’il devait voyager s’est écrasé et personne n’a survécu », a dit notre interlocuteur. Il en conclut, avec une conviction inébranlable, que « si l’homme ne s’était pas débarrassé du cheval, il aurait perdu la vie également, à cause du mauvais téré du cheval ». Concrètement, comment se manifeste le téré et à quels signes distinctifs faut-il se fier pour le détecter chez quelqu’un ? M. Cissé nous avertit : « Un homme peut se marier avec une femme qui est porteuse de bon présage. Après quelques années de mariage, l’époux peut connaitre le bonheur, notamment en devenant riche. Il va penser à se marier à une deuxième femme mais qui peut lui apporter le malheur dans le foyer. » MAUVAIS PRESAGE – Pourquoi ? « Eh bien ! Parce que la seconde épouse a certainement un mauvais présage. Les hommes doivent tenir compte cela. Nous pouvons également découvrir le présage d’une personne à travers ses démarches, ainsi qu’à travers son visage », nous dit doctement M. Cissé. Le traditionnaliste éclaire notre lanterne sur une confusion très fréquente. « Téré et dolo (étoile) ne doivent pas être confondus », souligne-t-il. Et Cissé de démêler l’affaire : « Le présage est une réalité à ne pas confondre avec le « dolo ». Chaque personne a sa source de création. Certaines personnes sont faites à base du feu, d’autres, à base d’eau, d’autres encore sont conçues à base de terre. Dans ce cas, ce sera difficile pour des gens de source de création différente de faire un couple heureux. » Notre traditionnaliste, en homme attaché aux us et coutumes maliennes, insiste sur l’importance à accorder aux pratiques divinatoires, à chaque fois que l’on doit entreprendre quelque chose. « Je peux dire que toute personne ou encore tout objet peut avoir de mauvais présages, Pour éviter de rencontrer un malheur, il faut toujours faire des consultations traditionnelles, exactement comme le faisaient nos aïeux », fait comprendre Nouhoum Cissé dit Bagnago. Le Dr Fodé Moussa Sidibé, enseignant-chercheur et écrivain, un autre connaisseur du Mali des traditions, nous a fait bénéficier de ses éclairages. Dr Sidibé, un des intellectuels maliens qui s’intéressent énormément aux valeurs du terroir, au risque de contredire les explications communément admises, précise qu’il ne faut pas forcément chercher à faire du mot français « présage » l’équivalent du « téré » bambara. Il s’en explique : « Il ne faut pas obligatoirement traduire certaines de nos valeurs, car elles n’ont pas toujours d’équivalence en langue française. Dans tous les cas, il n’y
Tombouctou célèbre la journée internationale de la femme
Tombouctou, 8 mars (AMAP) La salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie de Tombouctou a abrité les festivités marquant le 8mars, journée internationale de la Femme, a constaté l’AMAP. La journée a été marquée par la visite de stands des produits maraichers et produits transformés par les femmes, et la conférence sur le thème national « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », ainsi que des chansons religieuses afférentes aux louanges du prophète Mohamed PSL, à cause du mois de carême. Lesquelles chansons sont exécutées par uniquement par les femmes musulmanes de Tombouctou. A l’entame de la cérémonie le chargé d’expédier les affaires courantes de la Mairie, Ibrahim Touré, la présidente de la CAFO Mme Gassamba Niamoye Alidji, le porte-parole des partenaires techniques et financiers humanitaires Mohamed Mahmoud Abdoulaye ont tour à tour magnifié cette journée mémorable. Le Gouverneur de la région, le contrôleur principal de police Bakoun Kanté a rappelé que cette Journée constitue une occasion unique de sensibiliser les opinions nationales et internationales, d’évaluer les progrès réalisés et de réaffirmer l’urgence d’atteindre l’égalité entre les sexes comme pilier fondamental du développement humain durable. Pour cette édition 2025, le thème choisi est : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », exprime l’engagement du Mali à renforcer les initiatives en faveur des femmes et des filles pour un développement inclusif, appelle à une action collective pour garantir entre autres : une autonomisation économique accrue des femmes notamment par un meilleur accès aux financements, aux facteurs de production et aux marchés, des réformes législatives et des actions de sensibilisation pour éliminer les discriminations et violences basées sur le genre, un accès équitable à la santé et à la protection sociale, et une éducation inclusive et de qualité pour toutes les filles. « Au Mali, les femmes constituent un pilier déterminant dans la transformation socioéconomique, politique et culturelle du pays. Ainsi, selon les données nationales et internationales, elles représentent près de 70 % de la main-d’œuvre agricole, contribuant de manière essentielle à la production vivrière et à la sécurité alimentaire. Les femmes maliennes jouent également un rôle significatif dans l’économie informelle, notamment dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et des services. » a dit le gouverneur. Au plan politique, bien que des progrès ont été réalisés, la représentation féminine reste insuffisante, avec seulement 27,4 % des sièges parlementaires occupés par des femmes en 2021, selon les données de l’Union Interparlementaire. Malgré ces défis, les femmes maliennes continuent de jouer un rôle vital dans la résilience communautaire et le développement durable. Investir dans leur autonomisation économique, améliorer leur accès à l’éducation et renforcer leur représentation politique sont des priorités essentielles pour favoriser une transformation durable au Mali. Après ces différents discours et témoignages, le chef d l’exécutif régional a visité les stands ou les femmes ont exposé leurs produits maraichers et produits transformés. Les activités de la journée se sont poursuivies par la conférence qui a développé le thème de la présente édition à savoir « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». MS/KM (AMAP)
CEDEAO-Alliance des Etats du Sahel : Le président du Ghana reconnait un manque de confiance
Bamako, 8 mar (AMAP) Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a reconnu, samedi à Bamako, un manque de confiance qui a prévalu entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des Etats du Sahel (AES) « Nous avons parlé des relations entre l’AES et la CEDEAO. Le manque de confiance est à la base des discordes, mais, nous pensons que c’est encore possible de trouver un terrain d’entente » a déclaré à la presse, à sa sortie d’une séance de travail avec son homologue malien, le général d’Armée Assimi Goïta. Le chef de l’Etat ghanéen, arrivé le matin à Bamako, pour une visite de travail et d’amitié, a confié qu’ « il devrait y avoir un minimum de respect mutuel » entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger). Cette visite du chef de l’Etat ghanéen, sur le plan régional, s’inscrit dans un contexte plus large. Après son déplacement en Côte d’Ivoire, mercredi 05 mars 2025, où il a été reçu par le président Alassane Ouattara, John Dramani Mahama s’est donné la mission de faciliter le retour des pays de l’AES, au sein de la CEDEAO. Il a insisté, au plan bilatéral, sur la nécessité de dynamiser la Grande commission mixte Mali-Ghana qui a tenu sa dernière réunion en 2011 à Accra. Avec le president Goita, « nous avons decidé de redynamiser la grande commission mixte Mali-Ghana », a-t-il dit. John Dramani Mahama a aussi évoqué, avec son hôte malien, les échanges commerciaux et la ferme volonté de son pays à mettre ses installations portuaires à la disposition du Mali pour le transport des marchandises. « J’ai rassuré Monsieur le Président et le peuple du Mali que les installations portuaires du Ghana sont à votre disposition », a indiqué le président ghanéen. Bamako et Accra ont affiché, ces derniers temps, leur volonté de raffermir leur relation. D’où la visite du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, au Ghana, porteur d’un message du président Goïta à son homologue John Dramani Mahama, nouvellement investi. NK/MD (AMAP)
Mali : Le président ghanéen John Dramani Mahama en visite de travail et d’amitié
Bamako, 08 mar (AMAP) Le Président du Ghana, John Dramani Mahama, est arrivé ce samedi 08 mars au Mali pour une visite de travail et d’amitié et a été accueilli à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou par son homologue malien, le général d’Armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. L’objectif principal de cette visite, qui marque une étape clé dans les relations entre les deux pays, est de renforcer la coopération bilatérale entre Bamako et Accra, qui s’est intensifiée ces derniers mois. En janvier 2025, le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, s’était rendu au Ghana pour transmettre un message du président Goïta à son homologue ghanéen, fraîchement investi, témoignant d’une volonté partagée de raffermir les liens. Sur le plan régional, cette visite s’inscrit dans un contexte plus large. Après son déplacement en Côte d’Ivoire, mercredi 05 mars 2025, où il a été reçu par le président Alassane Ouattara, John Dramani Mahama s’est donné la mission de faciliter le retour des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), Mali, Burkina Faso et Niger, au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). À son arrivée vers 11 heures sur le tarmac de Bamako, le Chef de l’État ghanéen a été accueilli selon le protocole avec un salut aux drapeaux au son des hymnes nationaux, exécutés par la fanfare du génie militaire. Les deux présidents ont ensuite échangé en tête-à-tête pendant une quinzaine de minutes dans le salon présidentielle de l’aéroport, avant de rejoindre l’hôtel Radisson Collection, où le president Mahama a pris ses quartiers. L’événement a mobilisé de hautes personnalités, dont le président du Conseil national de Transition (CNT), le Général de corps d’armée Malick Diaw, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que des membres du gouvernement et du corps diplomatique accrédité au Mali. BD/OS/MD (AMAP)
Transport: Des mesures pour protéger le réseau routier
Bamako, 8 mars (AMAP) Les ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Économie et des Finances ont annoncé, dans un communiqué conjoint publié ce jour, des mesures visant à préserver le réseau routier malien face aux dégâts causés par les véhicules gros porteurs hors gabarit et en surcharge, a appris l’AMAP de source officielle. « Ces camions, souvent en provenance ou à destination des ports maritimes pour le transport du fret lié aux importations et exportations, accélèrent la dégradation prématurée des routes, conçues selon des normes techniques précises » indique le communiqué. À l’issue d’une réunion de concertation tenue le 8 janvier 2025 avec les services techniques, transporteurs, chargeurs, transitaires et commerçants, une période de sensibilisation de trois mois a été décidée. « Nous avons convenu de donner trois mois aux acteurs pour se conformer au code de la route », indique le communiqué. Ce délai, qui s’achève le 31 mars 2025, sera suivi, dès le 1er avril 2025, « d’une interdiction de circulation des véhicules hors normes et en surcharge sur le réseau routier national, une mesure validée par le Conseil des ministres lors de sa session du 12 février 2025 » selon le communiqué. Par ailleurs, les ministres des Transports des pays membres de l’UEMOA ont été invités à informer leurs opérateurs économiques, dans le cadre de la coopération sous-régionale. « Cette décision est conforme au Règlement n°14 de l’UEMOA, et nous avons demandé à nos homologues de sensibiliser leurs transporteurs et chargeurs », poursuit le communiqué. Les deux ministères ont instruit leurs services techniques de prendre toutes les dispositions nécessaires à l’application de ces mesures. OS/MD (AMAP)
Coopération: Séance de travail entre le président de la Transition et le Chef de l’Etat du Ghana
Bamako, 8 mars (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a eu une séance de travail avec le président Ghanéen, John Dramani Mahama. au Palais de Koulouba dans les environs de 14h, a constaté l’AMAP. Au même moment, les délégations malienne et ghanéenne se sont réunies pour échanger sur le raffermissement de la coopération entre les deux pays et bien d’autres sujets. Le Mali et le Ghana, depuis leur accession à l’indépendance dans les années 1960, entretiennent une coopération exemplaire. Sur l;Avenue du Mali, a l’ACI 2000, on peut apercevoir un gigantesque statut en bronze du premier président ghanéen, N’Kwamé Krumah. KM (AMAP)
Coopération : Le président de la République du Ghana, John Dramani Mahama est arrivé ce samedi à Bamako
Bamako, 8 mars (AMAP) Le président de la République du Ghana, John Dramani Mahama, est arrivé ce samedi à Bamako où il a été accueilli à l’Aéroport International Modibo Keïta Sénou, par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. Le chef de l’Etat ghanéen aura des entretiens avec son homologue Malien sur le raffermissement de la coopération bilatérale et bien d’autres sujets d’intérêt commun. Le président ghanéen conduit cette visite dans le cadre d’une mission pour un retour de l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Après Bamako, le Chef de l’Etat du Ghana se rendra à Ouagadougou et à Niamey. Il est à rappeler que les présidents ivoirien et ghanéen avaient évoqué, lors d’une conférence de presse à Abidjan, la situation socio-politique de l’Alliance des États du Sahel (AES), . Ces trois pays de l’AES ont acté leur retrait de la CEDEAO au mois de janvier 2024. A cet effet, le président ivoirien, SEM Alassane Dramane Ouattara, a exprimé toute sa confiance à son homologue ghanéen, afin que ce dernier parvienne à convaincre les dirigeants de l’AES de réintégrer la communauté sous régionale. KM (AMAP)
Mali- Mauritanie : La coopération est au beau fixe
Le ministre des Maliens établis à I ‘Extérieur et de l’intégration Africaine, M. Mossa AG ATTAHER, informe dans un communiqué rendu publique ce vendredi 7 mars, que depuis quelques jours, des allégations faisant état de la situation de nos compatriotes vivant en Mauritanie, circulent dans certains médias. Le Ministre précise que suite aux informations faisant état de l’arrivée de plusieurs de nos compatriotes au poste frontalier de Gogui, en provenance de la Mauritanie, il a dépêché une mission sur place, conduite par le Délégué Général des Maliens de L’Extérieur. Le même communiqué précise qu’un soutien financier et matériel d’urgence a été apporté aux premiers arrivants et un accueil digne leur a été réservé. Le ministre des Maliens établis à I ‘Extérieur et de l’Intégration Africaine, M. Mossa AG ATTAHER saisit I’occasion pour rappeler que le Mali et la Mauritanie entretiennent des liens multiséculaires fondés sur l’amitié et fraternité. « Les populations de nos deux pays frères ont, de tout le temps, vécu ensemble en parfaite harmonie. De même, de fortes communautés maliennes et mauritaniennes vivent de part et d’autre des deux frontières », précise Monsieur le Ministre. Par ailleurs, le ministre AG ATTAHER rassure nos compatriotes que leur situation fait I’objet d’une prise en charge des autorités maliennes et mauritaniennes, tout en les appelant au calme et en les invitant à ne pas céder aux provocations. Par la même occasion, le Ministre AG ATTAHER invite les médias à œuvrer au calme et à l’apaisement. Le ministre rappelle que le Gouvernement du Mali accorde une importance particulière à la sécurité, à la protection et à l ‘assistance de l’ensemble de nos compatriotes qui vivent à l’extérieur. Le Chef du département en charge des Maliens établis à I’Extérieur affirme que I’attention accordée à nos compatriotes de la Diaspora s’est particulièrement renforcée sous le leadership de Son Excellence, le Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de I’Etat, qui, au point 7 de sa lettre de cadrage, adressée au Gouvernement, renforce la protection des Maliens établis à l’extérieur. Avant de clarifier que la situation des Maliens établis en Mauritanie bénéficie de la même attention et du même intérêt. « C’est dans ce cadre que le Chef de I’Etat, a dépéché Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’lntégration Africaine, M.Mossa AG ATTAHER, qui était porteur de message auprès de Son Excellence Mohamed OULD CHEIKH EL GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie », précise le communiqué. La visite du ministre a permis d’avoir entre autres résultats ; -Le lancement d’une opération spéciale de délivrance de cartes de résidence aux Maliens établis en Mauritanie avec exemption de paiement de frais; -La mise en place d’un cadre d’échange permanent entre I’Ambassadeur et les services des ministères mauritaniens concernés(Affaires Etrangères, Intérieur); -L’implication de I’Ambassade du Mali à Nouakchott pour une large adhésion des Maliens au nouveau processus de régularisation des étrangers ; Enfin, le communiqué précise que le Ministre, M.AG ATTAHER suit avec attention l’évolution de la situation et se fera le devoir de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la protection de nos compatriotes.

