Fin de la brouille entre opérateurs économiques et le directeur régional des douanes de Gao (Nord)

Gao, 21 juil (AMAP) Le directeur général des douanes du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté, en visite de travail à Gao, mardi dernier, a réussi à faire taire les incompréhensions entre le directeur régional et les opérateurs économiques de Gao (Nord). À la tête d’une délégation comprenant des membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), les discussions avec les opérateurs économiques de la Cité des Askia ont abouti à des solutions visant à mettre fin aux tracasseries routières auxquelles ceux-ci sont confrontés sur le tronçon Gao-Niger. Au terme de ces échanges houleux mais courtois, les opérateurs économiques ont accepté d’enterrer la hache de guerre. La délégation régionale de la CCIM de Gao a, le 24 juin, adressé une correspondance au gouverneur de région pour dénoncer «le mauvais comportement et les propos inappropriés du directeur régional des douanes de Gao vis-à-vis de certains opérateurs économiques de la circonscription». Elle avait demandé le départ pur et simple de la région du responsable local des douanes. Une situation devenue de plus en plus tendue. Pour y faire face, cette mission conjointe, direction générale des douanes et CCIM a été initiée. Outre le Dg des douanes, elle comprenait la vice-présidente, Mme Cissé Djitta Dem, et le secrétaire général de la CCIM, Mamadou Sanogo. La rencontre tenue à cet effet a eu lieu dans la salle de conférence de la CCIM de commerce de Gao. Les interventions des membres de la délégation régionale de la CCIM ont porté sur les difficultés économiques qu’ils vivent à cause de l’insécurité, les tracasseries douanières sur le territoire nigérien lors du transit des marchandises et les difficultés de collaboration avec le directeur régional. Concernant la demande de départ du directeur régional formulée par les hommes d’affaires de Gao, le directeur général des douanes leur a fait comprendre qu’opérateurs économiques et douaniers travaillent tous pour le développement du Mali. Tout en exprimant son opposition à cette requête, l’inspecteur général Amadou Konaté a insisté sur le rôle de la douane en matière de mobilisation de recettes qui, selon lui, sont indispensables pour le développement de notre pays. Les Régions dans le Nord du Mali étaient considérées comme une sorte de «zone franche» de 2012 à 2021, à cause de l’insécurité, c’est-à-dire que les opérateurs économiques de cette zone étaient exempts du paiement des frais de dédouanement. C’est en 2022, à la faveur de la relative amélioration de la situation sécuritaire, que la douane a décidé de faire son grand retour dans la Région de Gao. Cette année-là, elle a mobilisé 92,7 millions de Fcfa au profit du budget de l’État. «Et au premier semestre 2023, la région est à 358,6 millions de Fcfa», a salué le directeur général de la douane. Une manière pour l’inspecteur général Amadou Konaté de dire que l’insécurité actuelle ne saurait être un obstacle au dédouanement des marchandises rentrant au Mali par le tronçon Gao-Niger. Concernant les faux frais perçus au Niger et au Mali, il a informé que les autorités nigériennes ont été alertées afin de mettre fin aux tracasseries douanières. Quant aux cas de faux frais au Mali, «nous allons travailler pour minimiser cela», a promis le patron des douanes du Mali. Dans son introduction, le secrétaire général de la CCIM a expliqué que sa structure envisage d’initier des programmes de formation à l’intention des opérateurs économiques de la région. « Il s’agit, a précisé Mamadou Sanogo, des rencontres sectorielles sur le commerce de détaille et la formation des élus consulaires. » Il a évoqué, également, l’interdépendance et la complémentarité entre la Chambre de commerce et la douane. La vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Mai, Mme Cissé Djitta Dem a demandé à ses collègues « de revenir à de meilleurs sentiments en acceptant la main tendue du directeur général des douanes du Mali. » AT/MD (AMAP)  

Bafoulabé : De plus en plus de jeunes filles apprennent le métier de tailleur

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 21 juil (AMAP) Dans le Cercle de Bafoulabé, dans l’Ouest du Mali, le métier de tailleur attire beaucoup la couche juvénile, filles comme garçons. Le secteur est pourvoyeur d’emplois en cette période de crise et de manque de perspectives. Les apprentis suivent une formation initiale auprès de maître-tailleurs de la place, à l’image d’Alboukadri Touré, qui forme beaucoup de jeunes filles, depuis une décennie. Il a installé son atelier de couture dans la Commune de Mahina, à 5 km de Bafoulabé, le chef-lieu de Cercle. A Mahina, chef-lieu de commune, on rencontre plusieurs jeunes filles encadrées, pour la plupart par Alboukadri Touré.
Les apprenantes, une fois leur formation achevée, ont du mal à s’installer à leur propre compte à cause des problèmes de financement et d’équipements. Ces jeunes en appellent aux bonnes volontés pour les équiper, notamment en machines à coudre afin de faciliter leur insertion socioprofessionnelle Depuis sa période d’apprentissage, M. Touré avait compris que beaucoup d’artisans de Mahina perdaient leurs clients du simple fait qu’ils ne respectaient pas leur rendez-vous.
Ainsi, à peine installé à son compte au marché de la ville, il n’a pas oublié les conseils de ses encadreurs. “Accomplir le travail avec conscience “, dit le maître-tailleur à ses stagiaires. C’est pourquoi, d’après une cliente, Alboukadri ravit la vedette aux autres tailleurs de la contrée, “par son savoir, son savoir-faire et son savoir être.” Même si le bonhomme trouve que la transmission du savoir en ce 21ème siècle, “n’est pas du tout une tâche facile.” “J’ai commencé a être sollicité pour former les jeunes filles en 2013. Tout a commencé avec une jeune fille, Assa Diallo, qui a abandonné les bancs de l’école. Deux mois après, sa mère est venue me la confier ”, se souvient le tailleur. “Au départ, j’ai eu des difficultés de communication avec les filles débutantes. Mais, au fil du temps, nous nous sommes compris », raconte avec fierté, Abdoulkadri Touré. L’encadreur, qui dit en être à sa 4ème promotion, forme actuellement 12 jeunes filles chez lui.
 Pourquoi, ce métier suscite tant d’engouement chez beaucoup de filles ?
 “L’homme est le boulanger de sa vie”, nous lance Mariam Dembélé, porte-parole des élèves-tailleurs de Abdoulkadri Touré. “Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes personnes”, ajoute la porte-parole des stagiaires.. “Nous n’avons pas été loin dans les études. Au lieu d’être une charge pour nos parents, nous avons préféré venir nous confier à Alboukadri Touré pour apprendre le métier de tailleur afin d’assurer notre autonomie”, poursuit Mariam. Elle invite “toutes les jeunes filles qui ont abandonné l’école et, même, celles qui ne sont pas scolarisées, à exercer un métier pour être indépendantes financièrement.” “On voyait d’un mauvais oeil d’avoir choisi un métier d’homme. Nous avons toujours répondu qu’il n’y a pas de métier d’homme, que tout métier que l’homme exerce, peut aussi l’être par la femme », dit cette dame. “Nous aimons ce métier”, plaident Mariam Dembélé et ses camarades stagiaires qui soutiennent avoir “beaucoup appris auprès de leur patron.” En à peine une année et demie de formation, les auditrices soutiennent pouvoir confectionner n’importe quel modèle. BC/MD (AMAP)

Le président Goïta attendu dimanche à Kayes dans l’Ouest du Mali

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 21 juil (AMAP) Kayes, La Cité des rails, dans l’Ouest du Mali, se prépare activement pour accueillir le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, attendu ce dimanche pour relancer le trafic ferroviaire et poser la première pierre du lycée public de Kayes de N’Di. Il donnera, aussi, le premier coup de pioche des travaux de reconstruction de la route Kayes-Sandaré et tiendra un meeting au stade Abdoulaye Makoro Sissoko pour exposer sa vision de développement. Cette visite est très attendue par la population locale qui se mobilise pour rendre belle la ville. Des actions de salubrité ont été initiées par la mairie de la Commune urbaine de Kayes. Les différents axes routiers sont en train d’être réparés. Les travaux consistent à boucher les nids de poule. Des feux tricolores ont été installés ou renforcés à certains carrefours de la ville. Certains édifices publics ont reçu une nouvelle couche de peinture. Les deux ponts et les principales artères de la ville de Kayes sont ornés de drapeaux tricolores (vert, jaune, rouge), d’affiches à l’effigie du président Goïta et de banderoles de soutien à la Transition. «Bienvenue à son Excellence Assimi Goïta à Kayes. Kayes soutient la Transition pour la refondation du Mali», peut-on lire sur un panneau publicitaire au carrefour du pont de Kayes N’Di. D’autres livrent des messages de remerciement adressés au président Assimi Goïta, pour la relance du train voyageur et la construction d’un second lycée public à Kayes. Les messages et spots publicitaires relayés par les médias et sur les réseaux sociaux, donnent déjà un avant-goût de l’arrivée de la délégation présidentielle. Lors d’une conférence de presse, le 4 juillet dernier, le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, a détaillé le programme qui prévoit, également, une rencontre avec les légitimités traditionnelles au gouvernorat de Kayes, un repas de corps au camp militaire Mamadou Lamine Dramé. Mais le clou de l’événement sera le meeting qui se tiendra au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. Dans ce complexe sportif de Kayes, le colonel Assimi Goïta s’adressera aux populations et donnera le coup d’envoi de la finale de la coupe qui porte son nom. Ce meeting sera retransmis en direct par l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). NOMBREUSES ATTENTES – «Le président Assimi Goïta fera certainement des annonces lors de son séjour à Kayes. De ce fait, nous devons nous mobiliser et sortir de façon spontanée pour lui réserver un accueil à hauteur de souhait. Faisons de cette visite un évènement historique», a déclaré le gouverneur Soumaré. Il a précisé que la visite du président concerne la Région de Kayes et ses anciens cercles (les nouvelles Régions de Nioro et de Kita). La relance du train voyageur qui relie Kayes à Bamako via Kita et la reconstruction du tronçon Kayes-Sandaré (Cercle de Diéma) qui relève de la Région de Nioro en sont la principale cause. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Boikary Traoré, a insisté sur la mobilisation, en faisant allusion aux différentes visites du colonel Assimi Goïta à Ségou, Koutiala et Mopti. «Nous devons nous mobiliser pour donner du tonus à l’engagement des autorités de la Transition pour que le monde entier sache qu’elles bénéficient d’un soutien populaire. L’arrivée du président Goïta est une chance pour Kayes. J’étais à Koutiala lors de sa visite. L’accueil était exceptionnel et beaucoup de choses ont changé dans cette localité après son passage», a-t-il dit. Le président du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE), Oumar Kouyaté, a assuré les autorités de son soutien. «Le colonel Assimi Goïta est un patriote. On va bien l’accueillir. Il a libéré le peuple, en brisant les chaînes de l’esclavage», a-t-il souligné. «C’est un honneur, une chance, pour nous que le président soit là. Beaucoup de gens ignorent une chose : c’est le colonel Assimi Goïta qui a décidé de gérer le projet de création du lycée public de Kayes N’Di », a relevé Mahamadou Kéïta, directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes. Il a souhaité la création d’un lycée technique public et d’une université dans la région. Quant au directeur régional des routes de Kayes, Moustapha Sissoko, il trouve que cette visite est d’une importance capitale. « On sait que de gros efforts ont été déployés par les plus hautes autorités du pays pour financer beaucoup d’activités sur fonds propres (Budget national), en dépit des contingences extérieures. C’est un grand effort qui est à saluer parce que le tronçon Kayes-Sandaré est sur un corridor très important pour l’approvisionnement du Mali en produits alimentaires, parmi tant d’autres. Plus de 50% de nos marchandises passent par cet axe (Dakar-Kayes-Diéma-Kolokani-Kati-Bamako) », a-t-il indiqué. L’annonce de la visite du chef de l’État dans la Cité des Rails a été bien accueillie par Mamadou Coulibaly, président du Conseil régional des organisations de la société civile. Selon lui, le programme de cette visite prend en compte beaucoup de grandes priorités de la région (le chemin de fer, la route et l’école). Néanmoins Mamadou Coulibaly souhaite la construction d’un pont sur les fleuves Bafing et Bakoye à Bafoulabé, le bitumage de l’axe Kayes-Sadiola-Kéniéba. Pour leur part, les femmes de la Cité des rails demandent des financements pour mener des activités génératrices de revenus et assurer leur autonomisation. Et les jeunes, eux, aspirent plus d’emploi et de fonds pour financer leurs projets. BMS/MD (AMAP)  

Prise en charge des soins médicaux : Le cas pathétique des malades indigents

Bamako, 20 juil (AMAP) Dado Diarra, une mère qui passe ses nuits dans les couloirs de l’hôpital Gabriel Touré au chevet de son enfant, est l’illustration parfaite de l’adage qui dit que «même lorsqu’elle accouche d’un serpent, une mère est capable de le porter au dos». Pour dire que par amour filiale, une mère ne peut renier son enfant. La pauvre femme s’est installée, par la force des choses, dans cet établissement hospitalier depuis une année et cinq mois avec son enfant atteint de troubles de la marche. C’est après avoir fait un tour chez les traditheurapes que cette mère s’est décidée à faire consulter son enfant par des médecins spécialistes au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré où elle semble avoir trouvé gîte et couvert. «Nous n’avons plus rien. Nous avons été dépouillés par les tradipraticiens qui nous répondaient invariablement que les djinns avaient pris possession de l’enfant», explique la mère de famille, une pointe d’amertume dans la voix. Mais surtout le regret d’avoir perdu du temps, de l’argent et de l’énergie pour rien. Elle vit aujourd’hui avec son enfant dans un petit jardin de Gabriel Touré, et est contrainte de squatter les salles d’hospitalisation ou les couloirs de l’établissement de 3è référence en cas de pluie. C’est une gymnastique à laquelle elle continue de se livrer en cette période d’hivernage. Elle bénéficie du repas servi par l’hôpital aux équipes de garde et aux indigents. Dans sa situation qu’il ne faut souhaiter à personne de vivre, elle se rend utile à l’établissement en balayant bénévolement une partie de la cour. Ce qui lui a valu une certaine compassion d’autres accompagnants de malades et du personnel soignant. Les cœurs généreux lui donnent quelques pièces de monnaie voire de petites coupures de billets de banque. Elle explique que c’est grâce à cette solidarité qu’elle essaie de faire face à certaines dépenses. TROUBLES DE LA MARCHE – Le chef du service de neurochirurgie de l’hôpital Gabriel Touré, Pr Drissa Kanikomo, pose un diagnostic clair de la pathologie de l’enfant de Dado. Pour lui, le garçon souffre de troubles de la marche, en rapport avec une atteinte cérébrale. «C’est une artère du cerveau qui est bouchée. Ce qui fait qu’il n’a pas la motricité des membres inférieurs. On a fait le scanner de confirmation», explique le praticien hospitalier. Sans être catégorique, il espère qu’après des séances de kinésithérapie sur la durée, il est possible que l’enfant remarche. Le neurochirurgien rappelle que, pour l’instant, la recherche d’une certaine autonomie pour que le malade marche (même si c’est avec des difficultés) est la priorité. Le toubib reconnaît que la prise en charge de ce type de maladie est assez coûteuse. Selon lui, l’enfant a été immatriculé à l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) pour bénéficier des soins pris en charge par le Régime d’assistance médicale (RAMED). Ce régime de protection sociale est destiné à la prise en charge des indigents reconnus comme tels. L’enfant malade dispose d’un certificat d’indigence qui lui donne droit à des soins, gratuitement. Ce qui représente un vrai bol d’air pour sa pauvre mère dans son traitement. Mais Dado est contrainte d’acheter « les produits pharmaceutiques qui ne sont pas disponibles à l’hôpital, assure le neurochirurgien. » Comme Dado, la vieille Koumourou Diarra, aussi, est au chevet de son fils, hospitalisé à l’hôpital Gabriel Touré depuis quatre mois. Son fils (lui aussi père de trois enfants) a été admis en hospitalisation dans la salle C du bloc de neurochirurgie sur un tableau clinique de tremblement au niveau de la tête et du bras droit. La vieille femme explique que son fils a subi quatre interventions chirurgicales. La sexagénaire explique avoir battu le rappel des parents pour faire face aux ordonnances et autres analyses médicales et estime ne plus être en capacité de d’assurer le coût de la prise en charge de cette pathologie de son fils. Elle s’en remet à Allah. Maïmouna Coulibaly accompagne son mari, admis en hospitalisation. Le peintre-maçon a été victime d’une décharge électrique avec comme conséquence la perte de la vue. Elle et son mari sont venus de la Région de Kayes (Ouest). «Nous sommes ici depuis huit mois. Nous payons chaque jour 1 500 Fcfa comme frais d’hospitalisation», confie Maïmouna l’air désemparée. Elle ne sait plus à quel saint se vouer et en appelle à l’aide d’âmes généreuses pour continuer les soins à son époux malade.  COUPE BUDGÉTAIRE – Sur la question, la cheffe du Service social de l’hôpital Gabriel Touré, Mme Sagara Adam Telly, indique que pour la gestion des malades indigents, l’établissement accompagne pour leur immatriculation à l’ANAM, afin qu’ils soient reconnus comme indigents. Ainsi, ils peuvent bénéficier gratuitement des soins avec leur certificat d’indigence. «Pour la prise en charge des urgences, le directeur de l’hôpital accepte très souvent de leur accorder la gratuité des analyses», déclare Mme Sagara. Mais elle s’empresse de préciser que le Service social ne dispose pas de fonds pour la prise en charge des malades indigents. Elle explique qu’auparavant, son service était doté d’une subvention de trois millions de Fcfa par l’État à travers le ministère en charge de la Santé. «Cette subvention a été coupée depuis trois ou quatre ans maintenant. Actuellement, il n’y a pas beaucoup de choses à notre niveau pour les malades», précise Mme Sagara. Elle confirme que les indigents sont alimentés par l’hôpital. « On leur délivre des tickets pour les trois repas journaliers afin qu’ils soient servis à la cuisine de l’hôpital », explique la responsable du Service social de l’hôpital Gabriel Touré. Des bonnes volontés apportent, souvent, à manger aux malades et accompagnants. Adam Telly indique, aussi, qu’un hangar est prévu pour accueillir les accompagnants des patients. Elle a, aussi, lever toute équivoque sur d’éventuelles accusations de discrimination. «Il n’y a pas de différenciation entre les malades qu’ils soient indigents ou pas», clarifie-t-elle. Mais, selon elle, il est clair que les indigents restent à l’hôpital parce que dans la plupart des cas, ils ne savent pas où aller. Elle ajoute que l’administration hospitalière a promis de se

Campagne agricole dans la zone de Manantali (Ouest du Mlai) : Les paysans attendent les engrais subventionnes

Par Makan SISSOKO Bamako, 20 juil (AMAP) La campagne agricole s’annonce prometteuse dans la zone de Manantali, dans l’Ouest du Mali, grâce au démarrage précoce de l’hivernage. Une opportunité que les producteurs ont saisie pour commencer rapidement les travaux champêtres par le nettoyage et le labour. Dans certains champs, les jeunes plants ont commencé à grandir. Dans d’autres, les producteurs sont au stade de labour, de semis, de l’installation des pépinières et de préparation de grands champs. C’est le constat général qui se dégage dans cette zone située dans la Région de Kayes (Ouest) traversée par le fleuve Sénégal. Les travaux agricoles sont au cœur des activités de cette zone essentiellement constituée d’agropasteurs. L’hivernage s’est installé et les producteurs de la zone de Manantali n’attendent plus pour ne pas être les derniers. Ils sont motivés dans les travaux champêtres en attendant l’approvisionnement des intrants agricoles afin de favoriser la productivité de la zone. L’Agence de développement rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) de la zone de Manantali est subdivisée en deux secteurs. Celui de Manantali et de Bafoulabé. Cette zone est constituée de plusieurs types d’aménagements dont deux grands périmètres à savoir, le périmètre B de Manantali avec une superficie totale de 682 hectares et le périmètre G/H de Mahina d’une superficie de 880 hectares. Boubacar Sidiki Dao, ingénieur d’agriculture et du génie rural, est le chef de zone basé à Manantali. Il explique que la campagne a démarré dans sa localité dans des conditions sociales, économiques et sanitaires très difficiles avec la pénurie alimentaire, le faible niveau du pouvoir d’achat des producteurs ainsi que la rareté des denrées. Mais au-delà, il se réjouit du démarrage précoce des pluies. L’ingénieur d’agriculture et du génie rural estime que sa zone a enregistré du début de la campagne à maintenant plus de 200 mm de pluie. Le département en charge de l’Agriculture a déjà procédé à la restitution du plan de campagne au niveau de toutes les structures du développement rural, les directions régionales, les agences et les offices. Pour le moment, l’ADRS de Manantali travaille pour répartir ce plan de campagne entre ses différents secteurs et les agents de terrain.   PLUS DE 6 000 TONNES – Pour cette campagne agricole 2023-2024, Boubacar Sidiki Dao explique que la zone ADRS de Manantali prévoit de mettre en valeur plus de 2 372 hectares pour toutes céréales confondues notamment, le riz, le mil, le sorgho, le maïs et le fonio. En objectif de production céréalière, la zone projette une production de plus de 6 417 tonnes. En ce qui concerne les cultures maraîchères, l’objectif de production est plus de 1 200 tonnes sur les petits aménagements à savoir, les Périmètres irrigués villageois (PIV) et les Petits périmètres maraîchers des femmes (PPM) exploités par les producteurs en plusieurs cultures dans les deux secteurs de la zone sur une superficie moyenne de 76 hectares, précise l’ingénieur. Par rapport à la gestion des engrais, le chef de zone assure que déjà, des commissions de réception et de distribution des engrais ont été mises en place. Selon Boubacar Sidiki Dao, la direction générale de son Agence a présentement un quota de 1 325 tonnes d’engrais minéral et organique qui doivent être répartis entre les différentes zones de l’ADRS en fonction des niveaux de production. Pour la zone de Manantali, c’est le riz et le maïs qui sont concernés par la subvention d’engrais. Par rapport à cela, le besoin en engrais minéral subventionné s’élève à 381 tonnes pour une superficie de 1 597 hectares concernés par la subvention. Le besoin de la zone en engrais organique est estimé à 1 113 tonnes pour le riz et 968 tonnes pour le maïs. Ce qui fait un besoin global en engrais minéral et organique de 2 081 tonnes pour une superficie totale évaluée à 1.597 hectares. «Mais pour le moment, le quota de l’ADRS n’est pas encore reparti entre ses différentes zones et la mise en place des engrais n’a pas commencé. Après la répartition des engrais, la zone de Manantali aura le quota le plus élevé, car c’est elle qui comptent les plus grandes superficies», précise l’ingénieur d’agriculture. Sur les difficultés de la campagne, Boubacar Sidiki Dao souligne les problèmes de sous équipement des producteurs, le retard habituel dans la disponibilité des engrais et le chevauchement des deux campagnes : la saison et la contre saison. «À présent, certains producteurs n’ont pas fini de récolter la contre saison et les pépinières sont installées pour la saison. Et cela mettra la campagne nouvelle en retard», déplore le technicien.   MISE EN PLACE DES ENGRAIS – Par rapport à la gestion des intrants agricoles pour cette campagne, les producteurs de la zone de Manantali veulent la mis en place, sans délais, de l’engrais subventionnés. Et aussi de mettre à leurs dispositions les documents de gestion. Cependant, le chef de zone ADRS de Manantali souhaite une gestion efficiente pour que l’engrais mis à disposition soit exclusivement destiné aux producteurs. Il prône également la mise en place d’une commission de supervision pour la réception et la distribution de l’engrais. Dans le secteur de Bafoulabé, « la pluviométrie est, pour le moment, jugée bonne contrairement à l’année précédente où il y a eu quelques poches de sécheresse en début de saison », souligne Sambou M. Sissoko, producteur de riz au périmètre G/H de Mahina.La maîtrise de l’eau dans ce périmètre, favorise les cultures de contre saison. À présent, quelques paysans n’ont pas bouclé les récoltes pour cette période. Sambou M. Sissoko produit en contre saison et en saison pluvieuse. Il détient un demi-hectare de champ dans le périmètre G/H de Mahina sur lequel, il cultive du riz durant cette phase. Au-delà de ce périmètre, il cultive d’autres céréales comme le maïs et le mil sur un autre champ d’environ un hectare à Dioubedala, village situé à 2 kilomètres de la ville de Mahina. Le producteur est en avance car, il a vite fini les récoltes de contre-saison, en attestent les pieds de maïs qui

Gestion des déchets à Bamako: Un dépôt de transit modèle bientôt opérationnel à Médina-Coura

Bamako, 20 juil (AMAP) Les travaux d’aménagement d’un nouveau dépôt de transit modèle à Médina-coura, en Commune II de la capitale malienne, Bamako, financés à hauteur de 356 millions de Fcfa par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), doivent prendre fin le 30 août prochain. Une forte délégation conduite par les ministres de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mamadou Samaké, et des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a visité le chantier mardi dernier. Ce dépôt est bâti sur une superficie totale de 2 800 m2. Il est équipé d’un forage et de château, de six caissons de 30 m3 en réserve et de 10 lampadaires solaires. Face à la problématique de gestion des déchets, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a indiqué que plusieurs initiatives sont en cours, notamment le Projet de résilience urbaine de la ville de Bamako qui prévoit la réalisation d’infrastructures structurantes. «Ce dépôt de transit est équipé de caissons qui seront posées côte à côte pour permettre aux charretiers de déposer les déchets à l’intérieur de façon ordonnée. Afin d’éviter des déversements d’ordures un peu partout comme nous le connaissons dans les autres décharges », a expliqué Mamadou Samaké. « Les déchets seront ensuite transportés par les camions des services techniques de la voirie vers la décharge finale de Noumoubougou», a-t-il ajouté. En tenant compte des urgences de ce chantier en cours, le ministre Samaké a invité les uns et les autres, « à prendre des dispositions pour accélérer le reste des travaux. » Il a dit que ce dépôt a été conçu pour prendre le flux journalier des déchets qui provenaient du dépôt en face du stade omnisport. Il a espéré que bientôt, cette décharge sera opérationnelle pour le bien-être de la ville de Bamako. «C’est comme si le dépôt du Stade omnisport a été transféré ici. C’est un dépôt de transit moderne qui n’est pas censé stocker les ordures pendant longtemps. Contrairement à l’ancien dépôt, les ordures sont déposées ici dans les caissons et non à terre », a encore dit M. Samaké. « Tout cela, pour éviter les problèmes de pollution et de nuisances que nous connaissons dans les autres dépôts», a précisé le chef du département en charge de l’Assainissement. Pour sa part, le maire du District de Bamako, Adama Sangaré, a reconnu que depuis la fermeture du dépôt de Médina-coura, la capitale a connu une grande recrudescence des déchets. «Le dépôt,qui était initialement en face du Stade omnisport, a causé beaucoup de soucis aux riverains. C’est pourquoi, nous sommes là aujourd’hui, pour voir dans quelle mesure ce dépôt peut soulager les populations des Communes II et III», a expliqué M. Sangaré. L’aménagement de ce dépôt nécessite forcement des désagréments pour ceux qui sont installés aux abords, dans les kiosques, les garages de réparation d’automobiles et les magasins. Selon les constats des autorités sur place, ces installations doivent être démolies pour faciliter le transport des déchets. Face à cette situation, le maire du District de Bamako a assuré que des dispositions ont été prises. Adama Sangaré a invité les intéressés à collaborer avec la municipalité qui les a installés afin qu’elle puisse les trouver des lieux de recasement. Le bailleur de fonds du projet est l’ANICT. Son directeur général, Dr Lassina Coulibaly, a souligné qu’une fois ce dépôt terminé, « il sera transféré à la mairie du District de Bamako à travers les services d’assainissement de la voirie qui aura en charge sa gestion, sous la supervision du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. » MS/MD (AMAP)

Région de Gao (Nord) : Plusieurs terroristes neutralisés dans le Gourma, au Mali (Source militaire)

Bamako, 20 juil (AMAP) Une patrouille de grande envergure, dénommée «Yèrè Kolochi», conduite dans le Gourma (Région de Gao), dans le Nord du Mali), du 5 au 13 juillet dernier, a permis de neutraliser plusieurs éléments des Groupes armés terroristes (GAT), indique la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). « Après 10 jours de recherche et de fouilles, plusieurs éléments des GAT ont été neutralisés. Des armes, des caisses de munitions, des motos et divers effets militaires ont également été récupérés », a détaillé la DIRPA. L’armée a, aussi, « interpellé des suspects et brûlé plusieurs engins à deux roues ». Selon la DIRPA, l’objectif de cette opération de 10 jours, afin de ramener la quiétude et rassurer les populations, était « de détruire les refuges des Groupes armés terroristes (GAT) et desserrer l’étau des groupes de bandits sur les principaux axes afin de favoriser la libre circulation des personnes et de leurs biens. » L’opération a été menée par le Bataillon de reconnaissance et d’intervention spéciale (BRIS) commandé par le commandant Hamzata Ag Sidi Mohamed. Ce bataillon est placé sous le commandement du colonel Issa Bagayoko, commandant du secteur 1 de l’opération «Maliko». Selon notre source, plusieurs localités du Secteur 1 ont été sillonnées par le BRIS, notamment les villages de Tessit, d’Arhabou à Fafa Gourma, Boya, Gabero, Salata, Gounga et Bazi Gourma où les groupes de bandits faisaient régner la terreur sur les populations civiles. La patrouille a, également, effectué « des reconnaissances offensives dans la profondeur » au niveau des sanctuaires de Tin-Anor, Talyenda, Akoukou, Soudeheri, Tinagagui, Tagalalt et Haroum. L’opération «Yèrè Kolochi» a été saluée par les populations de toutes les localités citées, selon l’Armée. Le commandant Hamzata Ag Sidi Mohamed qui dirige le BRIS, a invité les uns et les autres « à soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) dans leurs missions régaliennes, et à rester derrière les Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de lutter efficacement contre le terrorisme et l’insécurité. » MK/MD (AMAP)

La Troika +1 de la CEDEAO va relancer le dialogue au plus haut niveau avec le Mali, la Guinée et le Burkina Faso

Bamako, 20 juillet (AMAP) Un sommet de la Troïka présidentielle+1 de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organisé, le 18 juillet dernier à Abuja, au Nigéria, a décidé de relancer le dialogue au plus haut niveau avec le Mali, la Guinée et le Burkina Faso. Cette rencontre a procédé à un examen approfondi des processus de Transition politique dans ces trois États membres et de la situation politique et sécuritaire de la Région, a annoncé un communiqué de la Commission de la CEDEAO. À cette fin, ajoute la même source, « le président de la République du Bénin, Patrice Talon, effectuera une visite de consultation dans les trois pays concernés, au nom de la Troïka. Les présidents du Nigeria, Bola Ahmed Tinubu, du Bénin, Patrice Talon, de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embalo, du Niger, Mohamed Bazoum et le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, ont souligné leur volonté de voir « un retour rapide à l’ordre constitutionnel dans les États membres, conformément aux protocoles pertinents de la CEDEAO et aux chartes de Transition de chacun des pays. » Ils ont réaffirmé l’engagement de l’organisation sous régionale à apporter son soutien à la tenue « d’élections démocratiques crédibles et inclusives dans chacun des trois pays. » Sur la situation sécuritaire dans la Région, la Troïka+1 a réitéré la détermination de la CEDEAO à apporter une réponse régionale robuste aux menaces à la paix et à la sécurité. Cette réponse régionale prendra en compte la mise en œuvre rapide d’un plan d’action révisé de la CEDEAO « pour l’éradication du terrorisme dans la Région ainsi que la collaboration avec d’autres initiatives de sécurité. : Elle peut, également, inclure un appui direct aux États membres dans leur lutte contre le terrorisme. La Troïka a réaffirmé l’engagement ferme de la CEDEAO « à financer le mécanisme de sécurité régionale à partir des ressources propres de la Région et appelé les Nations unies et les autres partenaires à soutenir les efforts de l’espace communautaire. » SS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 juillet 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 juillet 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création de la Médaille d’honneur de l’Administration du Territoire. L’animation du Territoire est assurée par les représentants de l’Etat appuyés par les élus des Collectivités territoriales, des Chefs de Village, de Fraction et de Quartier. Ces autorités travaillent parfois dans des conditions extrêmement difficiles au sein des Circonscriptions administratives et des Collectivités territoriales. Certains ont payé le sacrifice ultime dans l’exercice de leur fonction et d’autres ont fait l’objet de prise d’otage. Malgré ces difficultés, les autorités déconcentrées et décentralisées continuent de répondre aux sollicitations des usagers. A cet effet, les agents qui se distinguent par leurs exemplarités doivent être honorés pour les inciter et inciter les autres à plus d’engagement et d’abnégation pour le service public. Le projet décret adopté crée la Médaille d’honneur de l’Administration du Territoire et précise les conditions de son attribution et de son retrait. Cette Médaille est une décoration spécifique qui récompense : le personnel des services du Ministère en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation ; les Chefs et les agents des circonscriptions administratives ; les élus locaux et les agents des Collectivités territoriales ; les autorités et légitimités traditionnelles, notamment les Chefs religieux, chefs coutumiers, communicateurs traditionnels, Chefs de Village, de Fraction, de Quartier et leurs Conseillers ; les Associations, les Fondations et les associations signataires d’accord cadre ; et toute autre personne ayant rendu des services exceptionnels à l’Administration du Territoire et à la Décentralisation. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé le 03 mai 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque arabe pour le Développement économique en Afrique, concernant le financement de la contribution du Mali à l’augmentation du capital de la Banque Ouest africaine de Développement. Par cet accord, la Banque Arabe pour le Développement économique en Afrique accorde au Gouvernement du Mali, un prêt d’un montant de 50 millions de dollars américains, soit 30 milliards 681 millions de francs CFA environ Le prêt, destiné au paiement de la contribution du Mali à l’augmentation du capital de la Banque ouest africaine de développement en vue de la mise en œuvre de son plan stratégique, dénommé Plan Djoliba 2021-2025 qui permettra entre autres de promouvoir le Développement à travers la création d’emplois, d’infrastructures de transports et l’augmentation des capacités de production énergétiques. Le présent financement appuie les efforts du gouvernement à promouvoir l’investissement et à favoriser le développement socio-économique du pays. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Ambassadeur du Mali à New Dehli : Général de Brigade Felix DIALLO. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE Chef de Cabinet : Monsieur Kalidou DIOMBERA, Auditeur Comptable et financier. Chargé de Mission : Monsieur Mahamadou CAMARA, Economiste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL Chef de Cabinet : Monsieur Mamadou GUINDO, Juriste. Chargé de Mission : Madame Nianian Aliou TRAORE, Journaliste. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE ET DE L’EAU Secrétaire Général : Monsieur Djoouro BOCOUM, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. Chef de Cabinet : Monsieur Modibo CISSE, Expert en gestion et audit. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a informé le Conseil des Ministres du déroulement de la Biennale artistique et culturelle du Mali, édition 2023. La Biennale artistique et culturelle, édition 2023 s’est tenue à Mopti du 06 au 16 juillet 2023. La cérémonie qui constituait un véritable défi pour tous les maliens a été organisée en l’espace de 3 mois au lieu de 2 ans habituellement. Elle s’est tenue à la demande des populations et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Le défi sécuritaire, un enjeu de taille a été relevé avec succès par les Forces de Défense et de Sécurité et les populations de Mopti qui ont été chaleureusement félicitées par les autorités de la Transition. Les cérémonies d’ouverture et de clôture, placées sous la présidence de Son Excellence, le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, ont été présidées par le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Choguel Kokalla MAIGA. Ces cérémonies ont été marquées par la présence des membres du Gouvernement, du Conseil national de Transition, du Haut Conseil des Collectivités territoriales, du Conseil économique social et culturel, des Gouverneurs de Région, des Présidents de Conseils régionaux et des Autorités intérimaires, d’anciens ministres, des membres du corps diplomatique et consulaire, des représentants d’organisations internationales, des représentants d’organisations de la société civile, des autorités traditionnelles, coutumières et religieuses de la Région de Mopti, ainsi que des délégations de haut niveau venues du Burkina Faso et de la République du Congo. Cette édition 2023 a vu la participation des troupes artistiques des 19 Régions administratives et du District de Bamako, d’au moins 2 500 artistes et animateurs et plus de 300 000 festivaliers. A l’issue des délibérations du Jury, la troupe de la Région de Ségou s’est classée première devant celles de Bougouni et de Dioïla. La Région de Tombouctou a été désignée pour accueillir la prochaine édition de la Biennale artistique et culturelle, prévue en 2025. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une stagnation du nombre

Le Forum de Liptako-Gourma prône une implication des jeunes dans la résolution des crises

Par Envoyé spécial Namory KOUYATÉ  Ouagadougou, 19 juil (AMAP) Les travaux de la 1ère édition du Forum des jeunes se poursuivent à Ouagadougou, la capitale burkinabè, pour la deuxième journée consécutive sur le thème : «Stratégie régionale de stabilisation de la région du Liptako-Gourma-la voix de la jeunesse : expériences et solutions locales par les jeunes femmes et hommes vivant dans les zones frontalières». La rencontre qui s’achève, aujourd’hui (Ndlr, mercredi) a été l’occasion pour le secrétariat exécutif de l’Autorité pour le développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) d’impliquer les jeunes dans la résolution des crises. C’est pourquoi, elle fait sienne des messages clés à l’endroit de la jeunesse demandant « à écouter les jeunes pour mieux agir ; inclure la jeunesse pour mieux faire face ; voir en elle une force ; insuffler le changement grâce à la jeunesse. » L’accent est, également, mis sur des concepts comme « la jeunesse, vecteur de développement ou de déstabilisation ; investir dans la jeunesse pour un développement durable ; outiller les jeunes pour un avenir meilleur. » Mais, aussi, « de faire de cette couche le meilleur atout pour une paix durable et de l’autonomiser pour des solutions durables. » Les représentants du Burkina Faso, du Niger et du Mali ont exprimé les difficultés auxquelles leurs pays sont confrontés. Le président du Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso, Dialla Moumouni, a remercié les autorités des trois pays qui travaillent d’arrache-pied pour permettre l’épanouissement, le bien-être des jeunes. « Cette détermination à nos côtés montre la volonté des dirigeants de voir les jeunes au devant du développement », a reconnu Dialla Moumouni. Selon lui, la jeunesse du Liptako-Gourma « n’attend que des meilleures conditions pour libérer son génie créateur. » Pour la secrétaire exécutive du Réseau africain jeunesse, santé et développement du pays des hommes intègres, Rachida Nikiena, ce forum est une bonne initiative parce qu’il permet de trouver des solutions communes aux différentes crises. Rachida Nikiena de dire que cette rencontre est l’occasion de réfléchir aux voies et moyens de mettre fin à l’extrémisme violent. Ajoutant que ce rendez-vous de la jeunesse permet également de porter la voix des jeunes dans les trois États membres du Liptako-Gourma. «Nous animons les séances de sensibilisation en faveur des jeunes qui ont pris des armes», a-t-elle précisé, affirmant que sa structure travaille pour ramener ceux-ci à la raison. «Et pour s’intégrer dans la vie sociale active afin de promouvoir la paix», un élément capital pour le vivre ensemble, a-t-elle fait savoir. Abondant dans le même sens, Lalaïcha Maïga, membre de l’Association des scolaires et universitaires du Cercle de Bourem, au Mali, a dit que cette rencontre est importante. «Il est nécessaire qu’à ce niveau que la voix des jeunes puisse être écoutée et entendue au-delà de nos frontières», a-t-elle souhaité. Parlant des solutions, elle a noté qu’au Mali, il y a la stratégie de stabilisation des Régions du Nord et du Centre. Lalaïcha Maïga, outre, la cohésion sociale, le vivre ensemble, la paix et la gouvernance, a souligné la pertinence du retour de l’État dans certains endroits afin d’avoir accès aux services sociaux de base. Enfin, le président du Conseil régional de la jeunesse de Tahoua, au Niger, Rachid Zakou, a mis l’accent sur les méthodes traditionnelles de gestion des crises. Rachid Zakou trouve que cela est à l’origine d’une certaine accalmie dans son pays. «Tout ce qu’on fait pour nous, sans nous, est contre nous», a-t-il martelé. Le Nigérien s’est réjoui que l’ALG ait compris le problème en impliquant la majorité de la population de la zone. C’est pourquoi, Rachid Zakou a insisté sur la formation professionnelle, l’agriculture et l’élevage « pour mettre fin aux crises multiformes dans l’espace de l’ALG. » NK/MD (AMAP)