Circulation routière: Le casse-tête de la course-poursuite

Par Tamba CAMARA Bamako, 17 juil (AMAP) – Les Bamakois gardent encore à l’esprit cette course poursuite fatale à un conducteur de mototaxi, un lundi du mois mars dernier, à une heure indue. Le motocycliste, voulant fuir des policiers, perd le contrôle de son engin à deux roues et percute dans sa folle échappée, dans un sens interdit, un autre motocycliste. La violence du choc ne lui a laissé aucune chance. L’autre conducteur de moto a été grièvement blessé. Cet incident malheureux a occasionné des échauffourées entre la police et les jeunes du secteur et conduit au saccage des abris de la police sur les voies publiques et l’incendie d’un véhicule de la Police nationale. Un autre exemple. Celui de la nuit du mercredi 21 juillet 2021 aux environs de 23 heures. Des policiers patrouilleurs avaient pris en chasse un véhicule non immatriculé. Cet incident aussi a conduit à des accrochages entre une patrouille de la Brigade anti criminalité (BAC) et des jeunes du secteur de Lafiabougou. Bilan : un mort (le jeune Abdoulaye Keïta) et 5 blessés graves. Des enquêtes ont été ouvertes et 6 policiers écroués pour mort d’homme. Après l’incident malheureux, la direction générale de la Police nationale (DGPN) a même rappelé. dans une note de service ‘’2246/DGPN-SP du 23 Juillet 2021 du DGPN’’ la proscription de la course-poursuite lors du contrôle routier. Et, conformément, à la procédure, « il est demandé aux fonctionnaires de polices de relever les numéros de la plaque d’immatriculation du contrevenant afin de pouvoir entamer des poursuites à son encontre». « Tout manquement à la directive sera sévèrement sanctionné », a précisé la note de service. Des exemples de poursuite policière, on pourrait les multiplier à l’infini avec des risques réels pour toutes les parties (usagers et policiers compris). Des cas à Lafiabougou, Sikoroni et des quartiers situés en Commune I et IV du District de Bamako ont aussi défrayé la chronique. CAS DES DELINQUANTS – Les usagers, qui n’apprécient guère de vivre le danger de la course-poursuite, ne sont pas avares en récriminations contre les policiers (qui du reste sont essentiels dans la régulation de la circulation routière). Le refus d’obtempérer d’un usager de la voie publique ou de se soumettre au contrôle de routine est puni, conformément à la réglementation. Il faut trouver la bonne formule pour traquer aussi les contrevenants. Ces cas de poursuites qui débouchent sur des accidents mortels interpellent sur la complexité des situations auxquelles les policiers peuvent être confrontés dans l’exercice de leur mission de sécurisation des personnes et de leurs biens, mais aussi de régulation de la circulation routière. Selon un officier de police qui a requis l’anonymat, la poursuite policière est en général motivée par la recherche de gain de certains agents. Et de nous renvoyer à la note de service 2246/DGPN-SP du 23 Juillet 2021 du DGPN qui interdit clairement les courses poursuites. «Le directeur général de la police a alors conseillé aux agents de relever les numéros d’immatriculation pour passer un avis de recherche. Mais, il faut aussi admettre que les responsabilités dans les cas d’accident liés à des courses-poursuites sont partagées. On ne peut pas dire à un délinquant de s’arrêter et qu’il obtempère. Il faut impérativement le pourchasser et l’obliger à s’immobiliser», déclare le limier en chef qui pense que la décision d’interdire la course-poursuite est une erreur. Il juge nécessaire de revoir la note de service et de faire la part des choses. REGLEMENTER LA POURSUITE – « Très généralement, les courses-poursuites ne sont pas autorisées », affirme un commandant de la compagnie de Groupement mobile de sécurité rive droite (GMS). «Il y’a beaucoup d’usagers qui méconnaissent la circulation lorsqu’on les signale pour une faute, ils refusent d’obtempérer et causent des problèmes en tentant de s’échapper. Or les autorités ont décidé d’interdire les poursuites», indique-t-il ajoutant que le relever les numéros de la plaque d’immatriculation du contrevenant est préconisé afin de lancer des recherches à son encontre. Sur la question d’élaboration d’un possible règlement intérieur sur la poursuite, le commandant précise qu’il n’y a, pour l’instant, rien à ce sujet. «Tout est fait sur consignes ou sur la base de notes de service». En cas d’incident malheureux lors de la poursuite, des sanctions disciplinaires au sein du service ou des mis à pieds (rares) sont pris, selon l’officier de police. Et de déclarer qu’il peut y avoir de la prison dans les locaux disciplinaires où les intervenants purgent leur peine, avant d’inviter la population à obtempérer lors des contrôles pour distinguer les délinquants des citoyens respectables qui n’ont rien à se reprocher. Il conseille à ses collègues de ne poursuivre qu’en cas de flagrance. Selon un autre officier de police, également chef de section de police judiciaire (PJ), la poursuite n’est pas encadrée autrement dit elle est non règlementée. « Elle doit être réglementée et le cadre d’intervention doit être aussi défini. » « La décision récente de la hiérarchie policière, explique-t-il, existait depuis bien longtemps. On a juste réchauffé la note. » Il précise aussi qu’il n’y a pas une loi spécifique sur la situation. Et d’ajouter que face à certains suspects voire des situations, il est difficile d’interdire à la police de poursuivre ou d’agir. TC/MD (AMAP)  

Décès de Sekou Oumar Doumbia : Le doyen nous fausse compagnie

Bamako, 17 juil (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a perdu, samedi dernier, l’un de ses doyens, Sékou Oumar Doumbia dit DSO. Ce journaliste chevronné est décédé à l’âgé de 74 ans. Il faut dire qu’il avait le journalisme chevillé au corps. Bien ayant fait valoir ses droits à la retraite, il continuait à mettre ses compétences au service du Quotidien national. Sékou Oumar Doumbia animait la chronique «Ce que j’en pense» et était le correcteur attitré du Magazine Femme de L’Essor. Dans la salle de rédaction, les journalistes s’empressaient de recevoir ses bénédictions et ses conseils. Il ne se lassait jamais de proposer des sujets de reportage aux jeunes journalistes. L’une de ses phrases préférées était «Que Dieu nous accorde un retour paisible à la maison». Le Doyen, comme on l’appelait à la rédaction, avait la charge de présenter les vœux de fin d’année. Un moment d’émotion qui nous manquera pour toujours. «À son âge, alors qu’il aurait pu tranquillement bénéficier de sa retraite, il a voulu continuer à travailler au sein de L’Essor. Il était un conseiller et pratiquement un lien entre les différentes générations à la rédaction», a apprécié l’ancien ministre de la Communication, Gaoussou Drabo, lors des funérailles, dimanche dernier, de l’illustre disparu à Bamako Coura. Selon M. Drabo, cette attitude montre que c’est quelqu’un qui était profondément journaliste. Et de déclarer qu’ « il était animé de l’amour de l’organe dans lequel il a travaillé et progressé. » « Cela donne, a-t-il souligné, la juste mesure de sa conscience et de son implication dans le travail sur l’information et dans la transmission de l’expérience aux jeunes générations pour bonifier leur travail. » «Il mettait beaucoup de bonne conscience à faire tout son travail. Je crois que c’est la jeune génération qui en a bénéficié», a confié l’ancien ministre. Le directeur des publications en français de l’AMAP, Souleymane Bobo Tounkara, s’est dit très attristé par la disparition brutale du Doyen, ajoutant que le défunt a apporté une contribution immense à la cohésion sociale au sein de la rédaction de L’Essor. « Sans oublier, a-t-il relevé, ses conseils aux jeunes journalistes afin qu’ils s’inspirent de l’exemple des anciens. » «Il plaisantait avec tout le monde et reconnaissait ses erreurs lors des échanges. On ne sentait pas qu’il n’était pas de notre génération», a confié Souleymane Bobo Tounkara, ajoutant que la rédaction sera orpheline de lui. Le frère cadet du défunt, Famory Doumbia, dira que son ainé a mis son talent au service des présidents de la République, Moussa Traoré et Amadou Toumani Touré. Famory Doumbia a indiqué que son frère ainé était « un fervent défenseur du travail bien fait. » « Ce qui, a-t-il dit, lui a valu l’admiration de plusieurs personnalités. » «Il a été conseiller de Modibo Sidibé à l’époque où celui-ci dirigeait le ministère de la Santé», a rappelé le frère du défunt. Sur le plan politique, Sékou Oumar Doumbia était très actif. Selon son cadet, il a été secrétaire général adjoint d’une section de l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Le sexagénaire affirme que le défunt l’a inspiré dans sa façon d’éduquer les enfants et sa rigueur. Sékou Oumar Doumbia a fait ses études primaires à Bougouni avant de décrocher le baccalauréat dans la série «Lettres classiques» au Lycée Askia Mohamed. Le sortant du Centre d’études des sciences et techniques de l’information de Dakar (CESTI) a été rédacteur en chef du journal Soundiata. Sékou Oumar Doumbia repose désormais au cimetière de Niaréla, en Commune II du District de Bamako. Il laisse derrière lui un garçon, deux filles et plusieurs petits enfants éplorés. MDD/MD (AMAP)

La BAD compte au Mali 23 opérations pour environ 422 milliards  (Responsable pays de la Banque africaine)

Bamako, 17 juil(AMAP) Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali compte 23 opérations pour un montant d’environ 422 milliards de Fcfa, a déclaré, jeudi, le responsable pays de la Banque africaine, Albert Nshimymuremyi. M. Nshimymuremy, qui s’exprimait lors de la session politique de la revue conjointe à mi-parcours du Document stratégique pays (DSP) 2021-2025 et du portefeuille des projets et programmes financés par la BAD au Mali, tenue jeudi, a estimé que ce niveau des engagements est une illustration du solide partenariat entre le Mali et le Groupe de la BAD. «Actuellement, le portefeuille actif du Groupe au Mali compte 23 opérations pour un montant de 422 milliards de Fcfa (643 millions d’euros). Les projets couvrent les transports (33,8 %), l’agriculture (30 %), l’énergie (11,2 %), l’eau et l’assainissement (9,5 %), la finance (4%), la gouvernance (4,8%), le social (2,9 %)», a-t-il détaillé. Le représentant de la BAD au Mali a salué le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour les progrès réalisés dans la stabilisation du climat sociopolitique, dans le domaine de la sécurité et celui des réformes politiques et institutionnelles. Selon lui, ces progrès « sont importants et indispensables pour permettre au pays de continuer sa marche vers le développement. « Grâce aux efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD 2019-2023) et du Plan d’action du gouvernement de transition (PAG 2021-2022), le Produit intérieur brut a augmenté de 3,1% en 2021 à 3,7% en 2022, malgré les chocs », a apprécié M. Nshimymuremyi. Il a ajouté que la mise en œuvre du CREDD et du PAG, sur lesquels la stratégie d’intervention de la BAD pour la période 2021-2025 est alignée, a été déterminante dans l’action de la BAD et des partenaires techniques et financiers au Mali. Il a, aussi, souligné les efforts du gouvernement pour le paiement des arriérés au titre du service de la dette publique extérieure, en dépit des difficultés de trésorerie découlant, en partie, de la crise temporaire de liquidité sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA), ainsi que de l’absence d’appuis budgétaires. Le ministre de l’Économie et des Finances, gouverneur du Groupe de la BAD pour le Mali, Alousséni Sanou, qui a présidé, la session, a indique que son pays est convaincus que « les leçons tirées de la mise en œuvre à mi-chemin du DSP en cours nous serviront utilement à mieux le réorienter et à l’adapter surtout au contexte actuel de fragilité et aux réalités du pays. » « Cette revue à mi-parcours du DSP coïncide fort heureusement avec la préparation de la nouvelle version de notre document de référence en matière de politique de développement qu’est le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable au Mali», a fait remarquer le patron de l’hôtel des Finances. Selon lui, cet exercice devra s’aligner étroitement sur les priorités nationales définies par les autorités du pays. «Le portefeuille des projets et programmes financés par le Groupe de la BAD au Mali connaît, depuis quelques années, un niveau avancé de détérioration de sa qualité, soit plus de 60% des projets du portefeuille marqués au rouge à date, autrement dit de projets éligibles à l’annulation», a déploré le ministre Alousséni Sanou. Il a ajouté que « cette revue conjointe est l’opportunité d’identifier ensemble toutes les contraintes ou goulots d’étranglement qui sont à l’origine de cette forte détérioration et de prendre les mesures correctives appropriées. » «Pour ce qui est du Document de stratégie pays 2021-2025, l’exercice de revue à mi-parcours, de façon générale, consiste à s’arrêter (…) en vue de mesurer les progrès réalisés, de diagnostiquer et d’identifier les difficultés qui ont émaillé ledit parcours et de maintenir la dynamique ou le cap si la trajectoire est jugée satisfaisante », a expliqué le ministre. Le DSP a été approuvé le 02 juin 2021 par le Conseil d’administration du Groupe de la BAD. Il s’articule autour d’un pilier unique : «réduire la fragilité économique à travers des chaines de valeur agricoles améliorées». Au cours des deux dernières années de mise en œuvre du DSP, la BAD a financé en faveur du Mali six nouveaux projets, pour un montant total de 76,7 milliards de Fcfa. Cet atelier de restitution, en présence de plusieurs membres du gouvernement, est l’aboutissement et le résultat du travail accompli conjointement par la partie malienne et les équipes de la BAD. Depuis l’approbation, le 4 juin 1970, de sa première opération au Mali, le Groupe de la BAD a financé accordé 117 prêts et dons couvrant l’ensemble des secteurs socio-économiques, pour un montant cumulé d’environ 1.274 milliards de Fcfa (1,94 milliards d’euros), selon le responsable pays de l’institution de financement du développement continental. BBC/MD (AMAP)

Marché du sucre: Le besoin national évalué à 100.000 tonnes (officiel)

Bamako, 17 juil (AMAP) Il faut urgemment 100.000 tonnes de sucre pour circonscrire la pression qui se fait sentir, depuis quelques jours, sur le marché, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, au cours d’une réunion avec les opérateurs économiques vendredi dernier. L’examen de la situation actuelle sur l’approvisionnement du Mali en denrées de première nécessité a révélé quelques pressions sur un certain nombre de produits dont le sucre. «Les denrées de première nécessité concernent l’ensemble des populations du Mali, mais surtout les couches les plus défavorisées », a fait remarquer le ministre de l’Industrie et du Commerce, lors de cette réunion organisée par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), dans les locaux de son département. Il a réitéré la détermination du gouvernement, conformément aux instructions du chef de l’État, à prendre en charge les préoccupations concernant les produits alimentaires. «Nous devons inscrire nos actions dans un cadre de planification et d’anticipation pour que nous puissions prévoir et prévenir l’ensemble des crises, surtout en ce qui concerne l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité», a insisté Moussa Alassane Diallo. Une telle action « ne peut se faire que dans un partenariat dynamique entre les opérateurs économiques et le département de tutelle. » Le ministre a exprimé sa « disponibilité à collaborer avec les opérateurs économiques, à recevoir leurs propositions et suggestions et à les intégrer dans ses démarches. » Pour lui, il est important d’avoir « une vision partagée afin d’apporter les réponses les mieux appropriées aux problèmes qui se posent aux secteurs de l’industrie et du commerce. » L’approvisionnement du Mali en denrées alimentaires reste une préoccupation pour l’Etat, bien qu’il ait décidé de sortir du circuit de la commercialisation des produits de première nécessité. Depuis des années, la mission d’approvisionnement du pays en denrées est assurée par le secteur privé, faisant ainsi des opérateurs économiques des acteurs majeurs de l’économie. « Ils sont les premiers responsables du ravitaillement de la population. Lorsqu’il y a pénurie, c’est à eux qu’il faut demander, en premier lieu, des explications», a déclaré le ministre. « Le ministère en charge du Commerce est interpelé, en deuxième lieu, pour donner des explications parce que l’État a le devoir de répondre à l’ensemble des préoccupations de la population », a-t-il ajouté Moussa Alassane Diallo a, aussi, expliqué que l’État a le rôle et la responsabilité d’assurer la supervision, la régulation et le contrôle du marché à travers la DGCC. Il (l’Etat) « doit avoir une capacité d’anticipation par rapport à l’ensemble des situations pour éviter les pénuries qui interviennent sur nos marchés. » «Il faut que nous sortions de ces pénuries de denrées alimentaires dans notre pays. Il faut que nous parlions des reformes structurelles pour permettre, aujourd’hui, de devenir des grands champions d’entreprises, des capitaines d’industries et de monter des grands projets commerciaux pour l’émergence et la stabilité économique de notre pays», a-t-il plaidé. « À partir du mois de novembre, a annoncé le ministre Diallo, une autre concertation aura lieu pour préparer l’année 2024. » NK/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 : La Palme d’or à Ségou

Envoyés spéciaux Youssouf DOUMBIA Amadou SOW Photos : Oumar DIOP Mopti, 17 juil (AMAP) Après plusieurs jours de compétition, la Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 a pris fin dimanche au stade Baréma Bocoum, avec la 4è Région, Ségou (Centre), sur le haut du podium et qui a obtenu 100 points sur 200, suivi des nouvelles Régions de Bougouni (Sud) et Dioïla (Centre) qui en sont pourtant à leur première participation. La proclamation des résultats et la remise des prix, sous la présidence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres invités, ont été suivis de discours et de prestations d’artistes. Le jury présidé par Boubacar Belco Diallo comprenait Mme Niaré Fatoumata Kéita rapporteur, Massamou Wélé Diallo, Samba Niaré, Kora Dembélé, Karim Togola et Mohamed Jean Pierre Tita. Un prix spécial a été décerné à Mme Wallet Finda (72 ans), la participante la plus âgée de la Biennale. Elle est de la troupe de Ménaka (Nord). Le plus jeune participant, Moussa Maïga (13 mois) de la Région de San (Centre), a lui aussi reçu un prix spécial. Les recommandations des membres du jury portent sur l’institutionnalisation de la Biennale ; la règlementation des captures de son et images. Le jury a recommandé, aussi que le podium passe de 3 à 5 lauréats, que le nombre de jours soit augmenté, que la cérémonie d’ouverture soit mieux soignée et que le règlement intérieur soit relu. GENIE MALIEN – Dans son intervention, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce grand rendez-vous culturel dans la Venise malienne. Il s’est réjoui que pendant 10 jours et dix nuits, dans la communion totale, les jeunes du Mali ont affiché leur attachement à la nation malienne, à son unité dans la diversité. « Pendant ces jours, ces longues nuits vous avez, à travers plusieurs formes d’expressions culturelles, revivifié le génie collectif malien, démontrant de belle manière la profondeur et la densité de notre culture », a déclaré le ministre en charge de la Culture. « Vous avez, à travers chants et danses, pièces de théâtre, ballets à thème, fait vibrer le cœur tout le peuple malien. Vous avez démontré que le Mali est là, et qu’un autre Mali est possible. Le Mali de nos rêves, le Mali des Maliens, puissant et prospère, ancré dans son histoire et ses valeurs sociétales ancestrales, le Mali Kura !», a dit M. Guindo qui a particulièrement remercié la population de Mopti, les Forces de défense et de sécurité et les partenaires dont l’UNESCO « pour le travail abattu pour que cette Biennale puisse répondre aux attentes. » RENDREZ-VOUS À TOMBOUCTOU – En procédant à la clôture du rendez-vous de Mopti, le Premier ministre a lui, aussi, salué les jeunes du Mali pour avoir entendu l’appel au sursaut patriotique lancé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Vous avez répondu en liesse, vous êtes venus par milliers, de toutes les régions et contrées du pays. Vous avez vécu et fait vivre la culture malienne dans toute sa diversité. Pendant onze jours, dans la communion totale, vous avez prouvé votre attachement au Mali, à la diversité de sa culture, à ses valeurs d’unité, de diversité, de cohabitation pacifique, de tolérance, de pardon et de solidarité », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Il s’est dit satisfait de la forte mobilisation de tous les acteurs, plus particulièrement les populations de la ville de Mopti et les artistes, qui ont ainsi démontré leur attachement à la culture malienne. «Le contexte sécuritaire et le délai de préparation de cette édition n’ont donc pas entamé l’engouement des populations pour cette édition », s’est-il réjoui, ajoutant que cette édition a été « un cru exceptionnel tant la fête a été totale. » Le chef du gouvernement a salué le Burkina Faso et la République du Congo, deux pays frères, qui « nous ont fait l’honneur de leur amitié, par une présence remarquable à cette Biennale artistique et culturelle. » La prochaine Biennale artistique et culturelle aura lieu à Tombouctou en 2025. YD/AS (AMAP)                        

Bankass : Un atelier d’élaboration des plans de transition des programmes de Dialla, Samori et de Sourou du cluster de Dialla

Bankass, 14 juillet(AMAP) L’ONG World Vision a organisé un atelier d’élaboration des plans de transition des programmes de Dialla, Samori et de Sourou du cluster de Dialla, du 11 juillet au 13 juillet 2023, dans la salle de conférence de l’IFP de Bankass. C’était sous la présidence du 1er adjoint au préfet Médian Koné en présence du 1er vice-président du Conseil de Cercle, Kaleb Tessougué, le maire de la Commune de Bankass, Allaye Guindo et le manager des opérations André Yebedié. L’atelier a été organisé afin que la phase de transition des programmes de Dialla, Samori et de Sourou se concentre sur le renforcement du potentiel de durabilité en s’appuyant sur les atouts et capacités locaux identifiés par l’évaluation finale. L’atelier va permettre également de renforcer l’appropriation locale des résultats du bienêtre de l’enfant et transférer la responsabilité aux groupes communautaires, OCB et aux partenaires locaux. Ainsi, les 70 participants divisés en 3 groupes selon les programmes de Dialla, avaient comme mission d’identifier les priorités d’action, de planifier des actions détaillées et de déterminer la voie à suivre. Les travaux étaient dirigés par les agents de World Vision. Le maire de la Commune de Bankaass, Allaye Guindo a, dans son allocution salué l’ensemble des participants avant d’apprécier les réalisations faites par World Vision dans le Cercle de Bankass. Il a enfin, mis l’accent sur l’importance de l’atelier avant de solliciter de l’ONG des financements pour d’autres actions. Le 1er adjoint au préfet de Cercle, Médian Koné a, pour sa part, félicité les participants et remercié et félicité l’ONG World Vision pour toutes les actions menées dans le Cercle de Bankass. Il a souligné que World Vision est un partenaire privilégié de l’État. « Aujourd’hui, nous sommes là pour élaborer des plans de transition des programmes, c’est une très bonne chose car il faut apprendre quelqu’un a pêché au lieu de l’offrir chaque fois des poissons » a-t-il déclaré. Il a exhorté les participants de bien suivre les travaux de l’atelier avec intérêt pour être par la suite des relais avant de les inviter à restituer dans leur localité respective les conclusions de la rencontre. Le 1er vice-président du Conseil de Cercle, Kaleb Tessougué a félicité et remercié l’ONG World Vision pour ses multiples réalisations dans sa circonscription. Il a saisi l’occasion pour évoquer et apprécier les trois programmes basés sur le bienêtre des enfants. Il les trouve très intéressants avant de promettre que World Vision ne quittera pas, car il y aura d’autres financements. Le manager des opérations, André Yebedié a, pour ce qui le concerne, félicité les participants et les autorités du Cercle pour leur accompagnement qui n’a jamais fait défaut. Il a saisi l’occasion pour faire l’historique de l’arrivée de son organisation dans les trois localités citées. Il a, par ailleurs déclaré que cet atelier est un exercice qui permettra aux communautés de continuer les activités quand ils vont quitter la zone, car, selon lui, les interventions des ONG ont une fin. World Vision est une organisation humanitaire chrétienne qui intervient depuis plusieurs années dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement local, entre autres. Abdoul Kader Guindo, (AMAP, Bankass)

Séchage: Une solution pour consommer nos fruits et légumes en toutes saisons

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 14 juil (AMAP) Lundi, sous un soleil de plomb, des mangues à motié-mûres et pas trop fibreuses sont lavées, puis épluchées et coupées en tranches avant d’être étalées sur un grillage pour la mise à chaud dans un séchoir. Ensuite, ces succulentes tranches seront conditionnées dans des sachets en plastique pour la vente. C’est ainsi que procède le transformateur agronome, Raphael Djibril Coulibaly. Son entreprise dénommée «Sucré-Salé» fait également sécher la viande et la liane sauvage (Zaban). Elle transforme, aussi, en poudre des produits comme le gingembre, le citron, l’ail et la tomate. « On avait commencé avec la banane plantain, mais à cause de son irrégularité au Mali, on a été obligé d’arrêter parce que les clients se plaignaient de la qualité. C’est à partir de là qu’on a lancé un autre produit que tout le monde aime qui est la viande», explique-t-il. Le séchage est une méthode de conservation des aliments par déshydratation ou dessiccation. Il permet de ralentir la progression des bactéries, des levures et des moisissures en réduisant la quantité d’eau. Il existe un grand nombre de méthodes de séchage. Les plus courantes sont le séchage au soleil et le séchage à chaud. Le séchage permet de conserver les aliments de 6 à 12 mois dans de bonnes conditions, c’est-à-dire dans des sachets hermétiquement fermés qui évitent aux produits de réabsorber l’humidité atmosphérique. «Il faut emballer les aliments immédiatement après le séchage et vérifier, au bout de quelques semaines, qu’ils ne développent pas de moisissures. Si tel est le cas, cela signifierait que le séchage a été incomplet», fait savoir le jeune transformateur. Les produits de Raphael Djibril Coulibaly sont prisés au Mali pour leur qualité et leur prix. Il en exporte au-delà de nos frontières, vers notamment l’Europe où nos compatriotes en raffolent. Ceux-ci constituent d’ailleurs la majorité de sa clientèle. C’est une fierté pour l’entrepreneur dont les clients sont généralement des grossistes, promoteurs d’alimentations et de supermarchés. Les prix vont de 1 000 à 5 000 Fcfa par kilogramme. Selon son jeune patron, le vrai but de l’entreprise «Sucré-Salé» est de pouvoir conserver assez longtemps nos produits parce que chaque produit a une période spéciale. «A la fin de chaque période, soit vous avez le produit trop cher ou vous avez du problème à le conserver. Mon optique, c’est de pouvoir vraiment conserver le produit assez longtemps pour qu’il soit accessible à tout le monde et en tout temps», signale-t-il. Même séché, le produit garde 95% de ses valeurs nutritives. Raphael Djibril Coulibaly a perfectionné sa façon de faire, année après année. Aujourd’hui, à travers son canal de distribution de la viande, il peut vendre n’importe quel produit alimentaire. « J’ai une base de données de plus de 2 000 clients qui ont déjà apprécié mes produits», confie le jeune agronome. Assan Diarra, après avoir acheté 10 sachets de Zaban pour sa famille, témoigne : «J’aime bien le Zaban séché de Raphael, parce qu’il y a deux parfums. Le goût naturel pour lui donner la saveur qu’on souhaite. Et il y a une autre flaveur qui est infusée avec du miel, du gingembre et de la cannelle». La cliente affirme que le produit reste longtemts avant de périr. Amadou Traoré, un autre entrepreneur, évolue exclusivement dans le domaine de la transformation du poulet. Les poulets sont d’abord nettoyés et coupés par morceaux après la marinade. Il les laisse cuire un peu, avant de les étaler sous le soleil pendant une journée. Comme quoi, il faut beaucoup de soleil pour réussir le séchage. Agent commercial de profession, Amadou Traoré a appris ce métier grâce à une tante qui le faisait à la maison. Après l’avoir gouté, il a décidé de se lancer dans la commercialisation du poulet séché. Et ça marche ! « Je fais de l’aviculture à la maison. Mais souvent, mes productions finissent et je contacte un autre producteur», déclare-t-il. DIFFÉRENTS GRAMMES – Ses clients achètent généralement en gros tels que certaines pâtisseries, boutiques et quelques supermarchés. Un sachet de poulet séché coûte entre 1 000 et .000 Fcfa, selon la taille. Si autant de clients lui font confiance, c’est parce que Amadou est strict en matière de respect des règles d’hygiène. «Lors du séchage, surtout pour des produits destinés à la vente, il est très important de maintenir les aliments aussi propres que possible. Ceux qui travaillent doivent se laver les mains soigneusement et tout l’équipement doit être nettoyé correctement», conseille-t-il. Et d’insister : Les mouches doivent être écartées tout au long du processus. Seydou Djiguiba sèche la mangue, l’ananas, la viande, le coco, la pomme de terre et la banane plantain. Au passage de notre équipe, il mettait, les mains gantées, des produits séchés dans des sachets sur lesquels on peut voir des photos et son contact. Ces produits ainsi conditionnés peuvent être conservés pendant au minimum deux ans. «Nous les séchons au four et sous le soleil. Nos produits sont achetés et peuvent être consommés aussi bien par les adultes que les adolescents», détaille l’entrepreneur, tout en continuant à remplir les sachets qui seront vendus à partir de 500 Fcfa. «Les grammes diffèrent selon les produits. Les grammes de la viande ne sont pas égaux aux grammes de la mangue. Nous les vendons en physique et sur internet mais, majoritairement, sur les réseaux sociaux et ils sont très appréciés par les clients», martèle-t-il. Dans le domaine de la transformation, plusieurs dames s’imposent. Parmi elles, il y a Aïssatou Camara, promotrice d’une marque. Son unité de séchage produit divers aliments comme la spiruline, la farine infantile, la mangue et les épices qui sont destinés à une clientèle spécifique : Les enfants malnutris, les personnes âgées et les femmes en état de grossesse. Les prix vont de 1 000 à 25 000 Fcfa. Comptable de formation, nous avons trouvé cette mère de famille en train de trier et laver des produits enfin de les mettre dans le séchoir. « Depuis 2018, je suis dans la transformation

La nouvelle équipe gouvernementale s’approprie ses devoirs et obligations

Bamako, 14 juil (AMAP) Le gouvernement du Mali, issu du remaniement ministériel du 1er juillet dernier, s’approprie les règles, les procédures et les principes du travail gouvernemental à l’occasion d’un séminaire organisé, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako par la Primature, a constaté l’AMAP. Le séminaire, qui a porté sur l’organisation et le fonctionnement des secrétariats généraux de départements et des cabinets ministériels, le Programme d’action du gouvernement, a consisté à rappeler les devoirs et obligations de la fonction ministérielle dont le sens originel est de servir. En plus des ministres, des secrétaires généraux et des chefs de cabinet des différents départements, des membres du cabinet de la Primature ont pris part à cette séance d’échanges présidée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les experts du secrétariat général du gouvernement et de la Primature ont entretenu les participants sur la conduite du travail gouvernemental. Avant l’entame des présentations, le secrétaire général du gouvernement, Mahamadou Dagno, a dévoilé les enjeux et objectifs du séminaire. Ensuite, le conseiller technique au Secrétariat général du gouvernement, Fousseyni Coulibaly, a exposé les règles, procédures et principes du travail gouvernemental. Quant au directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, Mahamadoune Touré, il a expliqué l’action gouvernementale et le Programme d’action du gouvernement. Enfin, le troisième thème relatif à l’organisation et au fonctionnement des secrétariats généraux de départements et des cabinets ministériels a été présenté par le conseiller technique au Secrétariat général du gouvernement, Moussa Tamoura. Toutes ces présentations ont été suivies d’échanges. ESPRIT D’ÉQUIPE – A l’ouverture des travaux, le chef du gouvernement est revenu sur les orientations qu’il avait données à l’occasion du premier Conseil de cabinet du 4 juillet dernier. Selon ces orientations, le gouvernement sera jugé, à l’arrivée, aux actes sur la base des résultats. Il le sera, également, « au quotidien dans sa loyauté vis-à-vis de notre pays, de la chose publique ainsi que sa capacité à impacter positivement la vie quotidienne des citoyens à l’aune des besoins et des attentes du peuple », a rappelé Dr Choguel Kokalla Maïga. S’adressant aux membres du gouvernement, anciens comme nouveaux, le Premier ministre s’est dit persuadé qu’ils tireront « tous un bénéfice certain du séminaire gouvernemental qui a pour vocation le rappel des règles et principes de fonctionnement de la haute administration. » Selon le M. Maiga, ce séminaire est, également, le lieu de renforcement de la cohésion et de la solidarité où se forge l’esprit d‘équipe. « Vous devez travailler ensemble, car toute réussite dans un département est une victoire collective. A l’inverse, toute action inachevée mettra en mal l’atteinte des objectifs communs », a-t-il prévenu. « C’est pourquoi, a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga, vous êtes invités à mutualiser les efforts et à regarder dans la même direction. » Raison de plus pour les ministres de s’approprier, de façon pérenne, les trois principes qui guident l’action publique au Mali que le président de la Transition a édictés. A savoir, « le respect de la souveraineté de notre pays, le respect des choix et partenariats stratégiques opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux des populations dans toutes les décisions prises. » C’est conformément à ces principes directeurs que l’accent sera mis sur, entre autres, la politique définie appelée les « trois D » (Défense, Diplomatie et Développement). Il s’agit. Autrement, de défendre le Mali et, « parallèlement, avec une diplomatie qui accompagne tout ce qui se fait en matière de défense et de développement. » OD/MD (AMAP)

Flambée du prix de la farine : L’inquiétude des boulangers et des pâtissiers maliens

Bamako, 13 juil (AMAP) Les boulangers et pâtissiers maliens ont exprimé, mercredi, à Bamako, leurs inquiétudes au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, face à la hausse du prix de la farine de blé. Le secrétaire général de la Fédération des boulangers et pâtissiers, Ahmed Dembélé, au sortir d’une audience accordée par le chef du gouvernement à une délégation de la profession, et en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a confié que les échanges ont porté sur les difficultés auxquelles la corporation est confrontée. Il a cité, en exemple, l’augmentation du prix de la farine qui est intervenue depuis deux ans avec l’apparition du Covid-19. « La situation a été aggravée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine. De 16 000 Fcfa, on est arrivé jusqu’à 27 500 Fcfa pour un sac de farine », a-t-il déploré. Concernant le blé, Ahmed Dembélé dira que son prix a baissé de plus de 40 à 50%. Et d’ajouter que dans les bourses, le prix est de 300, 280 et 220 Fcfa le kilogramme. «Or, le jour où on avait fixé le prix du sac à 25 000 Fcfa, le kilogramme du blé était à 430 Fcfa. Jusqu’à présent il n’y a pas de diminution notable du prix sur le marché», a-t-il révélé. Le chef de la délégation des professionnels de la farine a indiqué vouloir proposer la diminution du prix de la farine. de commun accord avec les acteurs concernés. «Il faut discuter ensemble pour voir comment trouver une solution», a insisté Ahmed Dembélé qui a signalé que son groupement poursuivra les discussions avec le ministre de l’Industrie et du Commerce. SS/MD (AMAP)      

Retrait de la MINUSMA : Le plan des opérations en cours d’élaboration

Bamako, 13 juil (AMAP) Le comité conjoint gouvernement du Mali-Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour la mise en œuvre de la résolution 2690, qui met fin à la mission onusienne, s’est réuni, mardi, sur le plan de retrait. «Nos équipes se sont mises au travail. Dans ce cadre, nous avons mis en place, coté gouvernement, des groupes de travail chargés de voir l’ensemble des éléments nécessaires pour matérialiser ce retrait », a expliqué le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Abdoulaye Diop. Selon M. Diop, il y a aussi des groupes de travail conjoints avec la MINUSMA. Et ces groupes ont commencé à examiner l’ensemble des dimensions aussi bien sur le plan civil que militaire. Le chef de la diplomatie malienne a expliqué que l’objet essentiel de la réunion de mardi était d’échanger sur les éléments, activités et tâches nécessaires par rapport à un plan de retrait. «La MINUSMA nous a fait une présentation. Nous sommes en phase par rapport à la méthodologie et à l’ensemble des éléments dont nous avons besoin pour pouvoir exécuter ces opérations de retrait», s’est réjoui le ministre Diop, avant de préciser que le gouvernement a souhaité avoir un peu plus d’informations détaillées. Cela, afin de pouvoir, dans les plus brefs délais, adopter conjointement ce plan de retrait et entrer dans la phase active de mise en œuvre. Pour Abdoulaye Diop, la mobilisation de plus d’une dizaine de ministres prouve l’importance que le gouvernement accorde à cette tâche. Mais également, sa grande coopération et sa disponibilité pour un retrait de façon coordonnée, ordonnée et sécurisée. Afin de mettre en œuvre la résolution sur le retrait de la Mission onusienne, un comité ministériel composé d’une dizaine de ministres a été mis en place. C’est ce comité qui s’est réuni, mardi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Abdoulaye Diop, a fait savoir que depuis l’adoption de la résolution consacrant le retrait de la MINUSMA, il a eu beaucoup de consultations avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Mali, El-Ghassim Wane. DIMENSIONS SOCIALES – Abdoulaye Diop a souligné que le gouvernement est conscient de la nécessité de prendre en charge la dimension socio-économique de ce retrait. « A cet effet, a-t-il dit, un groupe de travail particulier a été mis en place pour gérer l’atténuation des effets socio-économiques de ce retrait. » « Des premiers éléments ont déjà été dégagés pour faire en sorte que l’impact de ce retrait soit réduit au minimum sur les communautés des localités et les individus qui pourraient être affectés par cette situation », a expliqué le ministre Diop, qui a dit sortir satisfait de l’échange avec l’équipe de la MINUSMA. Pour sa part, le chef de la Mission onusienne au Mali, El-Ghassim Wane, a assuré que le délai de six mois prévu pour le retrait sera respecté. Le chef de la MINUSMA s’est réjoui « du très bon déroulement de cette réunion » qui s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement malien et de toute la direction de la Mission. Selon El-Ghassim Wane, « c’est un signe fort de la volonté des deux parties de travailler ensemble dans un bon esprit pour des opérations de retrait dans les délais de façon sécurisée, ordonnée et coordonnée. » D’après lui, cette rencontre a marqué une étape importante et fait suite à d’autres réunions avec le ministre Diop et avec des experts qui ont permis de poser les jalons. Pour le chef de la MINUSMA, la réunion de mardi a permis d’avancer et «nous allons maintenant essayer de donner d’autres détails supplémentaires pour permettre au plan de retrait d’entrer dans la phase active de mise en œuvre». «Je me réjouis du bon esprit de la réunion et l’assurance que nous avons reçue, à nouveau, du gouvernement qu’il apportera tout le soutien nécessaire pour exécuter ce retrait dans de bonnes conditions», a indiqué le chef de la MINUSMA. Il a rappelé que ce plan s’étale jusqu’au 31 décembre et qu’il ne reste que cinq mois et demi pour le mener à bien. El-Ghassim Wane a indiqué que les autres détails de l’opération sont en cours d’élaboration et que l’objectif reste le même : respecter le délai de six mois. DD/MD (AMAP)