Journée mondiale des femmes à San : La mairie organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux

San, 6 mars (AMAP) La mairie de San, à l’instar des autres régions du Mali célèbre le 8 mars, la journée Mondiale de la femme, sous le thème « Femme et Culture », a appris l’AMAP de source municipale. L’annonce a été faite par Le Maire de la Commune Urbaine de San, Mme Félicité Diarra au cours d’un entretien avec notre équipe, dans les locaux de sa municipalité, le 20 février dernier. La première responsable de la Mairie rassure que les préparatifs vont bon train avec une Commission mise sur place à cet effet pour réussir l’évènement. « La Mairie de San en collaboration avec Hevetas, le service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et d’autres partenaires locaux, organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux, à la Maison des Jeunes de San » a déclaré Mme Félicité Diarra. Mme le Maire a également précisé que cette exposition va regrouper toutes les femmes de San et celles des localités environnantes, pour exposer leur savoir-faire et de se faire connaître. Cette exposition sera précédé d’une conférence de presse sur le thème retenu à savoir « Femme et Culture », surtout que cette année a été dédiée par le président de la Transition, Assimi Goïta, à la Culture. A la question votre mot sur la journée Internationale de la Femme, le Maire de la Commune urbaine de San s’est exprimé ainsi « Que les femmes travaillent, seul le travail paye. Il faut que la femme travaille pour s’épanouir, pour préparer l’avenir de ses enfants et aider son mari. « Il faut aussi inciter l’Etat à accompagner davantage les femmes. Beaucoup de femmes dans le monde rural ont besoin d’un accompagnement. Elles font beaucoup d’activités non visibles et non accompagnées. Les autorités doivent encourager le savoir-faire des femmes, surtout dans les zones rurales. Au cours de notre entretien, nous avons fait avec Mme le Maire, un tour d’horizon, sur les réalisations dans sa Commune, ainsi que les difficultés, les défis et les perspectives. Actions menées par les autorités communales Sur les actions menées ces derniers temps, Mme le Maire a évoqué l’élimination de plusieurs dépôts anarchiques dans la ville de San, plusieurs activités de protection de l’environnement à travers des campagnes de reboisement et le curage de caniveaux. « Sur la question de l’environnement, une équipe de 15 personnes avec deux bennes nouvellement acquises par la Commune, est dédiée exclusivement à l’assainissement de la ville », a soutenu Mme Félicité DIARRA. La mairie a, par ailleurs, mené plusieurs actions qui contribuent à la modernisation de la nouvelle région, qui est la 17ème. Il s’agit de la rénovation de la mairie sur fonds propres pour un montant de 35 millions, l’acquisition d’un véhicule Hilux, également sur fonds propres pour 35 millions, la réalisation d’un monument du fondateur de la ville, Bakorè Traoré et la matérialisation de l’historique (mare sacrée, bois sacré et puits sacré) pour 11 millions de nos francs et la réalisation de points d’eau dans la ville de San et dix autres villages avec des partenaires comme APCM, PROADIDES, PDI. BS et Caritas. D’autres actions non moins importantes et dont les importants, ont été réalisés pour le bien être des communautés. Parmi celles-ci, il est à retenir, la construction et l’équipement et l’électrification d’un Centre de Santé Communautaire à Paridara, un hameau entouré de plusieurs villages ; la construction de six (6) salles de classe à Paridara et à Gélékoro et la réalisation et le dallage de 400 m de caniveaux à SAntoro, au Marché de San, à Lafiabougou et à Sienso, en partenariat avec l’Etat et d’autres partenaires. Mme le Maire a également évoqué comme réalisation, la direction de cinq (5) directions avec des magasins pour des écoles de la Commune, avec le Programme déplacement des Ressources de l’Etat aux collectivités et de riposte au covid 19, pour un coût de 30 millions de nos francs., la clôture du Groupe scolaire Santoro – Extension avec un point d’eau et une maison pour gardien avec la Banque Mondiale, la coopération Suisse, le Pays Bas et Lux Développement. Enfin la responsable de la municipalité a mis l’accent sur l’aménagement par la Mairie du Parc à Bétail, de la construction du Bureau moderne Agent voirie sur fonds propres pour 17 millions de FCFA, l’aménagement de 2000 ha des plaines avec le PIDS et le Moyen Bani, la formation aux nouvelles techniques agricoles et l’accompagnement des femmes en semences améliorées. Difficultés rencontrées par la Mairie Malgré les ces actions de grande envergure menées dans une nouvelles région, la mairie reste confronter à entre autres difficultés, la mobilisation des ressources propres en cette période d’insécurité, la réduction, ces dernières années, des ressources à elle allouée par l’ANICT, le faible accompagnement des partenaires, les inondations récentes qui ont ravagé plus de 5000 ha de parcelles ainsi que des maisons, des routes et d’autres voies d’accès, le faible plateau technique et des ressources humaines au niveau du CSCOM et le vaste mouvement des personnes déplacées. Besoins immédiats Mme le Maire qui a salué les autorités pour l’ouverture du Camp militaire de San et l’aménagement de la Route Nationale 6 (RN6), a cependant mis l’accent sur des besoins immédiats dans sa commune à savoir, le renforcement du stock de sécurité pour les sinistrés et les femmes veuves, la clôture de la Brigade Territoriale, l’aménagement du poste de sécurité de Sienso, la réouverture du poste de péage de Sienso et la sécurisation de l’inter fleuve. Perspectives La première responsable de la Commune reste convaincue que la municipalité avec l’appui des autorités et singulièrement du Gouverneur de région et tous les services rattachés et déconcentrés ainsi que des opérateurs et des populations, ne ménagera aucun effort pour un véritable développement de la région de San qui a déjà amorcé son processus d’évolution. Kader MAIGA (AMAP)

Football : L’AG extraordinaire de la FEMAFOOT aura lieu le 17 mars prochain

Bamako, 5 mars (AMAP) L’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football (Femafoot) aura lieu le 17 mars prochain à son siège, sis à l’ACI 2000, a appris l’AMAP. L’information a été donnée par le secrétaire général de la Femafoot, Sidi Békaye Magassa à travers une correspondance en date du 3 mars et adressée aux secrétaires généraux des clubs et des ligues. Le secrétaire général de l’instance dirigeante du football national note que l’assemblée générale est convoquée pour adopter le budget 2025 et réviser certains textes de la fédération. Les délégués viendront des 9 Ligues régionales (3 délégués par ligue), des 14 clubs de première division, des 9 clubs champions de 2è division (2 délégués par club) et des 3 groupements sportifs (1 délégué par groupement). Il est à rappeler que les assises étaient initialement prévues le 28 février, mais ont été suspendues « pour permettre à la commission de relecture d’intégrer les observations des experts de la Fédération internationale de football (FIFA) au projet de révision et de proposer un projet final».  BK/KM (AMAP)

8 mars : La rossignole du Santoro et Karantela émerveille les populations

San, 21 février (AMAP) Grande de taille, d’un gabarit imposant, d’un sourire fine et d’un commerce agréable, la quarantaine, elle émerveille les populations de par ses chansons bambara et mandingues, lors des cérémonies officielles, de mariage et de baptême à San. Elle, c’est la chanteuse Assan Dembélé, connue de la Cité de Santoro et de Karantela, nom originel de San. Elle qui n’a pas eu la chance de fréquenter l’école contrairement aux autres membres de sa famille, est née à San, d’une famille d’artistes et de chanteurs. Fille d’un batteur de Tam-Tam, Dramane Dembélé et d’une ménagère, Awa Sanogo qui n’a jamais chanté. Elle a appris aux côté de sa tante Fafinè Dembélé qui était à l’époque sollicité aux cérémonies de mariage et de baptême et émerveillait-elle aussi par sa voix perçante et harmonieuse. Assan Dembélé qui n’a produit aucun album à cause selon elle, d’un manque de moyens et d’appui, a beaucoup d’admiration pour la grande cantatrice Kandia Kouyaté, originaire de la ville de Kita, berceau du savoir traditionnel et de la chanson. « Je chante plusieurs morceaux dont le plus célèbre et attirant est ‘Mougnou et Sabali’ ou encore la patience et la tolérance’ adressé aux femmes du monde, d’Afrique et du Mali. Toute chose qui contribue à la stabilité d’une famille et à son évolution. » Bien que n’ayant pas les moyens, elle fait ses répétitions avec ses joueurs dans sa famille paternelle avec le matériel dont elle dispose et le reste est loué. A notre interrogation, le bruit de la répétition ne dérange pas les voisins. Elle répond à la négative en affirmant qu’ils sont habitués et l’accompagnent dans sa quête de performance en assistant souvent aux entrainements. La rossignole comme l’appellent ses fans, a participé à deux semaines locales à San où sa formation a été primée en Solo, Balai, Ensemble instrumentale et danse. Elle a également pris part à la Semaine régionale où sa formation a été 2ème. Cette chanteuse qui fait la fierté du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE) n’a jamais participé à la biennale à cause, à l’époque de l’entretien de son nouveau bébé. Elle continue de conseiller aux femmes ; malgré souvent des difficultés dans leur milieu de vie, la patience et la tolérance et de son avis la réussite d’une famille est liée à une femme ainsi que celle d’une nation. Elle n’a pas manqué de faire le plaidoyer auprès des autorités afin qu’elles apportent leurs appuis aux femmes qui ont de l’ingéniosité surtout dans les zones rurales. Cette dame à la voix captivante qui continuent de faire vibrer les cœurs dans sa ville natale et autres localités, est mère de six (6) enfants. Kader MAIGA (AMAP)

Lancement de « Ramadan Tour 2025 » du Mouvement An-Biko : Distribution de 25. 000 kits alimentaires dans plusieurs localités du Mali

Bamako, 5 mars (AMAP) Le lancement officiel du Ramadan Tour 2025, organisé conjointement par le Mouvement An-Biko et  Touly’s Groupe, s’est déroulé hier, mardi 04 mars, dans la cour de la mairie de Missabougou, en Commune IV du district de Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été co-présidée par le représentant de la mairie de la Commune VI du district de Bamako, Jonatane Poudjougou et la Vice-présidente du Mouvement An-Biko et du Touly’s Groupe, Mme Touré Binta Niane. Le lancement de cette vaste campagne de solidarité dont, l’objectif est de soutenir les populations sinistrées, vulnérables, vise à distribuer « 25.000 kits alimentaires », composés de riz, de sucre, de maïs, d’huile et dattes. Lors de cette première étape inaugurale un nombre significatif de kits a été remis aux sinistrées (comprises entre 200 à 300 sinistrées) des quartiers de Missabougou, Rimadio et de Magnambougou. Pour Jonatane Poudjougou, représentant de la mairie de la Commune VI, le mouvement An-Biko a choisi la Commune VI pour le lancement de son programme de « Ramadan Tour » pour la raison qui est tout simple. « Pendant ces deux dernières années la population de Missabougou, de Yirimadio et une parie de Magnambougou ont subi des dégâts suite à de grandes pluies que notre pays a connues et parmi les actions faites pour venir au secours des victimes d’inondation, c’est le mouvement An-Biko qui est l’un des premières partenaires à intervenir », a rappelé le représentant de la mairie de la Commune VI. Jonatane Poudjougou a ajouté que si aujourd’hui ce même mouvement choisit sa commune pour le lancement de son opération de Ramadan Tour 2025, «  nous ne pouvons que s’en réjouir et remercie vivement les responsables du mouvement An-Biko et de Touly’s Groupe pour cette initiative qui consiste à soulager ces populations démunis et sinistrées de Missabougou, de Yirimadio et au de là ». Pour sa part, la Vice-présidente du mouvement An-Biko et du Touly’s Groupe a précisé que l’opération Ramadan Tour 2025 de ses organisations consiste à distribuer 25 000 kits alimentaires, composés de riz, de sucre, de dattes et de maïs. Mme Touré Binta Niane a fait savoir que l’opération va concerner plusieurs localités du Mali.  Elle a précisé qu’en plus de ces sinistrées et victimes d’inondations, seront bénéficiaires aussi de ces kits alimentaires, les chefs de quartier, les imams, les personnes démunis, les veuves, les blessés de guerre et la distribution va continuer pendant la période de ramadan. Siné S. TRAORE

Diéma :  Le foin si cher !

PPar Ouka BA Diéma, 05 mar (AMAP) A Diéma, en cette période, la vente d’herbe est florissante. C’est une activité rentable. De nombreux jeunes s’y adonnent. Le foin coûte excessivement cher à Diéma or, cette nourriture des animaux a réussi cette année dans cette partie de la bande sahélienne, soumise parfois, à des aléas climatiques rudes. A cause de son exploitation excessive, l’herbe commence à se raréfier en brousse. Pour avoir de l’herbe aujourd’hui, il faut aller à des dizaines de kilomètres. Une charretée d’herbe est vendue à 3 000 Fcfa. Pour le contenu d’un tricycle, on vous demande jusqu’à 15 000 Fcfa. « C’est à prendre ou à laisser ! », lance Kantara Dicko, qui arrive d’un campement maure avec ses chargements. Il n’hésite pas, de mauvaise humeur, à jeter ce genre de phrases à la figure de clients qu’il accuse de saboter ses prix. Certains éleveurs prennent le soin de constituer des stocks de sécurité sur leur hangar pour assurer l’alimentation en période de soudure de leurs troupeaux, jusqu’à la tombée des pluies. Un travailleur saisonnier, Adama Diarra, effectue quotidiennement trois tours avec sa charrette, s’intéressant surtout à l’espèce d’herbe dont raffolent les petits ruminants.  Mais,  avec la peur au ventre,  il craint de de faire une mauvaise rencontre,  en cette période d’insécurité. De l’avis d’Issouf Niakhaté, venu chercher yne pièce d’état civil, pour se procurer une charretée d’herbe, chez-eux, à Lambidou,  il faut payer 4 000 Fcfa voire plus. « Généralement, poursuit notre jeune interlocuteur, ce sont les Maures qui vendent de l’herbe dans notre milieu. Mes frères et moi, avions déjà fini de constituer nos stocks d’herbe avant le retour de nos bovins. » Garan Dembélé, conducteur de moto-taxi, préfère se rendre jusqu’à Nioro, sur une distance d’environ 90 km, avec sa marchandise, pour gagner plus. Il n’a pas à se plaindre, un autre homme, qui préfère taire son nom. Avec sa charrette et son cheval trépignant de santé, il lui arrive, souvent, d’empocher journalièrement près de 30 000 Fcfa, rien qu’avec la vente de foin. Depuis le jour où le hangar de Mody Macalou, un coiffeur du coin, a pris feu, à cause de l’inadvertance de son enfant, transportant des braises, il a arrêté, par précautions, de stocker de l’herbe dans sa maison. L’emboucheur Harouna Samaké, lui, accorde plus d’importance au tourteau, qui, selon lui, donne plus de rforce et de resistance au cheptel. Avec ses deux moutons Balibaly Wolosso, Mme Sirandou Coulibaly, assure dépensee plus d’argent pour l’achat d’herbe ces derniers temps. OB/MD (AMAP)

Journée du 8 mars à Bafoulabé : Parcours de Mme Fatou Diallo, une vendeuse de charbon atypique

Bafoulabé, 5 mars (AMAP) Dans notre pays comme partout ailleurs dans le monde, nombreuses sont les femmes qui s’illustrent après avoir connu un parcours difficile. Tel est le cas de Mme Fatou Diallo, une vendeuse de charbon atypique, un exemple à Bafoulabé, cercle de la région de Kayes, à l’ouest de la capitale, a constaté l’AMAP. Née à Brigo (Kita), mariée à Bafoulabé, Mme Fatou Dialo, mère de 2 enfants est aujourd’hui âgée de 37 ans. Son mari qui a connu des ennuis de santé, n’arrivant pas à joindre les deux bouts, l’a obligé de redoubler d’ardeur et d’efforts pour affronter la vie et s’occuper de son foyer. Ainsi, avec le rappel à Dieu de son mari en 2009, elle a décidé, en plus de ses travaux de ménage, d’être lavandière pour subvenir aux besoins de sa famille, avant d’être bûcheronne et par la suite vendeuse de charbon. Comme dit le dicton,  » on peut partir de rien pour réussir sa vie ». Fatou, comme l’appellent affectueusement les siens, a d’abord commencé à acheter du charbon par baignoire à 500 FCFA pour le revendre, avec 350 FCFA de bénéfice. D’une baignoire, elle passa à un sac qui a connu une variation de prix allant de 1000 FCFA à 2000 FCFA à nos jours, pour un bénéfice de 250 FCFA. Son activité devenait de plus en plus florissante car la demande était supérieure à l’offre. Pour faire face aux besoins des familles en charbon, Fatou a contracté un prêt d’1 000 000 de Francs CFA auprès de la caisse d’épargne de la localité de Bafoulabé, qui lui a permis d’améliorer ses conditions de travail. Aujourd’hui, grâce à ce prêt, Fatou achète des milliers de sacs par mois aux exploitants des villages environnants pour approvisionner le marché de Bafoulabé et environnants.  Son imagination l’a poussé à payer régulièrement le permis d’exploitation, afin d’éviter des défaillances dans l’évolution de son activité. Aujourd’hui, grâce à son courage, son activité s’est beaucoup améliorée, lui permettant d’épargner de l’argent. Ce qui lui a permis d’acquérir une parcelle d’habitation, qu’elle a construite en dur. Avant d’aménagé un jardin potager au bord du fleuve et acheté une moto de livraison. Fatou, à n’en pas douter, est aujourd’hui une référence en matière de commerce de charbon à Bafoulabé. Mieux, avec son activité qui prospère, elle a recruté 2 jeunes qui sont rémunérés chacun à 20 000 FCFA par mois pour la livraison de son produit à Bafoulabé et environnants. Malgré les difficultés qu’elle a connues, Fatou se dit heureuse aujourd’hui. Cette dame dont le parcours est atypique encourage ses sœurs maliennes singulièrement celles de Bafoulabé à s’engager dans des activités génératrices de revenus pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leur famille. En tous les cas, les populations du premier cercle du Mali apprécient cette dame qu’elles ont vu évoluer avec courage et abnégation pour atteindre « le bout du Tunnel ». BM/KM (AMAP)

Journée du 8 mars à Youwarou : Fatoumata Sory Bilankoro, une femme exemplaire

Youwarou, 6 mars (AMAP) Entre commerçant, leaders de vie associative et responsable politique, Fatoumata Sory Bilankoro s’illustre dans le cercle de Youwarou tout en devenant l’idole incontestée dans sa communauté   Née en 1967 d’une famille somono de Youwarou-Homboloré, Madame Fatoumata Sory Bilankoro s’est lancée dans le commerce du poisson dès le bas âge. Rita Marley, le nom de jeune fille de Fatoumata Sory, s’intéressa aux travaux domestiques et au petit commerce de poisson sur le lac Débo. Chaque matin elle se rendait au hameau de pêche « Bora », situé à 2 km pour acheter le poisson frais afin de le revendre au marché de condiments de Youwarou dénommé « petit marché ». Depuis cette époque de son enfance, notre brave dame commence à se démarquer et faire parler d’elle. Contrairement aux autres filles de son âge, Fatoumata Sory Bilankoro s’achetait ses habits de fête et assurait ses propres besoins sans pourtant faire recourt à quelqu’un d’autre. A l’âge du mariage, Fatoumata Sory Bilankoro se maria et rejoint son foyer conjugal à Kadiolo, dans la région de Sikasso. Elle apprend, ainsi, beaucoup avec les femmes sénoufos. Notre femme battante appris l’agriculture de l’oseille, du maïs, tout comme le commerce de la pomme de terre. Quelques années plus tard, Fatoumata Sory Bilankoro retourne à Youwarou avec l’esprit de femme éveillée. Elle entama, sur l’axe Bamako-Youwarou, le commerce des tissus, des habits prêts à porter pour femmes et hommes. Son enthousiasme lui permet d’attirer plus de clientèle dans le milieu juvénile et devenir une commerçante réputée dans la contrée. Fatoumata dite Rita Marley embarrasse et s’intéresse également aux activités associatives et politiques tout en créant l’Association Annora. Laquelle qui s’érige en société coopérative des vendeuses de poissons. Plus tard, à travers sa compétence, notre brave dame arrive à mettre ensemble 67 présidentes de sociétés coopératives. C’est à partir de cette union qu’elle crée l’Union des sociétés coopératives « Benkadi » des femmes vendeuses et transformatrices de poissons de Youwarou. Mère de trois filles actuellement initiées dans la réalisation des activités génératrices de revenus, devenue une femme d’affaires incontestée dans sa localité, les ambitions de Madame Fatoumata Sory Bilankoro lui poussent à s’inscrire dans des cours d’apprentissage de l’alphabet français. Au-delà de sa vente de poisson séché, fumé et frais avec des commandes à honorer à Bamako et Mopti, notre femme battante se livre à la fabrication artisanale du savon appelé « Kabakourouni ». Son chiffre d’affaire lui permet aussitôt de se lancer dans la transformation des produits locaux comme la farine de maïs, la farine de mil, le pain de jujube, le jus d’oseille, la farine de gombo, la poudre de tanin, les cacahouètes, entre autres. Autodidacte, Fatoumata dite Rita Marley est présentement la présidente des femmes rurales du cercle de Youwarou et le point focal du REFAMP (Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires). Suite à sa défense de la cause féminine à tous les niveaux, Fatoumata est arrivée à se faire élire conseillère municipale à la mairie de Youwarou. Comme si cela ne suffisait pas, elle créa l’Association des femmes musulmanes de Youwarou qui, tous les ans, fête le Maoulid avec éclat, et s’emploie à sensibiliser, œuvrer pour l’entente entre les épouses et époux qui se traduit par le respect des premières à leur époux.  Bref, pour notre brave dame, la religion demeure un pan important dans la vie d’un couple qui doit se traduire par le respect réciproque entre les deux conjoints. SC/KM (AMAP)  

Célébration du 8 mars : Mme Dinamba Traoré, modèle dans l’agroalimentaire

Bamako, 5 mars (AMAP) Mme Dinamba Traoré est une femme battante qui évolue dans le domaine de l’agroalimentaire malgré sa situation de handicap physique, a constaté l’AMAP. Cette quadragénaire, mariée et mère de trois enfants, nous a accueilli le mercredi 26 février 2025, à son domicile à Niamakoro cité Unicef, en présence de poches parents. Malgré sa situation de mobilité réduite, elle a su évoluer dans un secteur économique adapté à son état et réalise des exploits. Chaque mois, Mme Dinamba Traoré prépare 100 kilogrammes de fonio séché et 100 autres kilogrammes de fonio mélangés avec de l’arachide pour en faire le « djouka ». Notre interlocutrice transforme également une importante quantité de petit mil pour en faire des grains de bouillies. Ainsi, elle affirme vendre par mois 100 kilogrammes de fonio séchés, 100 kilogrammes de djouka, 50 kilogrammes de grain de bouillie et 50 kilogrammes de farine de mil séché. Selon elle, ses produits sont livrés à la maison, à des alimentations de la place, certains services publics et une partie destinée à l’exportation. Avant de préciser que quatre employées l’aident dans le processus de transformation de ses produits. Selon notre interlocutrice, cette initiative qui a débuté il y a de cela 5 ans, était au début destinée exclusivement à la consommation familiale et de ses parents proches. Cette activité, de l’avis de la promotrice, parvient à subvenir à ses besoins et contribue de manière significative à la scolarisation de ses enfants. « Je ne veux pas être une mendiante comme de nombreuses femmes handicapées. Je cherche mes revenus et je m’impose car le handicap n’est pas une fin en soi. On peut toujours trouver un emploi adapté à notre situation physique », soutient Mme Dinamba Traoré. Cette dame courageuse affirme être confrontée à des difficultés d’équipements et de matériels, d’un espace adéquat pour mener à bien ses activités et l’écoulement des produits. Sur ces questions, elle sollicite les autorités afin qu’elles apportent son accompagnement aux femmes vivant en situation de handicap physique sur le plan de la formation et des métiers. « En créant des projets pour les femmes en situation de handicap physique, cela contribue à soutenir les foyers et réduire considérablement la pauvreté dans la société », conclut la brave dame. BT/KM (AMAP)  

Journée mondiale des Femmes : A la découverte de Mme Nienta Kadidia Nienta, battante pour la promotion de la poterie.

Mopti, 5 mars (AMAP) La poterie traditionnelle, pierre angulaire de la culture qui marque l’histoire des peuples fait son chemin au Mali depuis les temps immémoriaux, constate l’AMAP. Partie intégrante de l’artisanat malien, elle est une forte expression culturelle qui magnifie la relation entre l’homme et son environnement. Etroitement associée à la vie quotidienne des populations avec ses formes et ses fonctions variées qui vont de la vaisselle courante aux jarres funéraires ou aux récipients destinés à conserver l’eau, l’huile ou les céréales, ce savoir est de nos jours en péril à cause de la pression de l’industrialisation céramique et le désintérêt de la jeune génération, entre autres. Mme Nienta Kadidia Nienta fait partie de celles qui sont engagées pour la sauvegarde et la protection de ce savoir longtemps considéré comme une activité réservée aux femmes. Réputée pour son amour pour ce métier de modelage de l’argile, Mme Nienta Kadidia Nienta est l’une des rares potières du Mali en général et de la région de Mopti en particulier à se faire distinguer par son combat pour la promotion de la poterie traditionnelle. Native de Mopti, descendante d’une famille potière de Komoguel II, communément appelé « Waïnkoré » âgée de 45 ans, mariée et mère de 4 enfants, Mme Nienta a très tôt maitrisé le modelage de l’argile dont la transmission se fait au sein des familles, de génération en génération, par la pratique. Elle tire bien son épingle du jeu dans cette activité héritée de ses ancêtres. D’une ingéniosité hors pairs, elle a imprimé une touche particulière aux produits de la poterie à Mopti. Ainsi, au-delà des jarres et autres objets, elle a innové avec la création d’une gamme riche et variée dans le domaine de la décoration et de l’esthétique, entre autres, les pots de fleurs, les cendriers, les portes bics, de bougies, les lava beaux. Dans le cadre de l’embellissement de la ville de Mopti, comme contribution personnelle, elle a réalisé environ une dizaine de monuments en terre installés aux différents points stratégiques de la ville. Elle dispose d’un atelier de production, d’un centre de formation et d’une boutique de vente qui emploient 6 salariés permanents et environ 20 employés temporaires. Soucieuse de la préparation de la relève, Mme Nienta a, au-delà des activités de son centre basé à Mopti animé des sessions de formation à l’intérieur de la région notamment à l’intention d’une trentaine d’auditeurs et auditrices des cercles de Bankass et de Djenné. Ce haut lieu d’acquisition du savoir en modelage de l’argile a déjà formé plus de 100 jeunes dont 10 blancs et 20 autres y sont actuellement en cours de formation dans le centre. La qualité de ses œuvres lui a ouverte la porte du marché sous régional et international. Elle a déjà participé à de nombreuses foires expositions au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, à Sikasso, Ségou, Bamako, aux Etas Unis et à toutes celles organisées dans la Venise malienne dont la dernière a été à la faveur de la foire artisanale « La beauté de Mopti ». Au chapitre des distinctions, Mme Nienta a une bonne douzaine de diplômes de reconnaissance et de mérite au compteur acquit lors des foires et des grands évènements. Son courage et son engagement en faveur de la promotion du patrimoine culturel et du développement lui a valu la distinction de la médaille du mérite national et d’être la nominée l’Homme de l’année 2011 que la radio Jamana de Mopti organise chaque année. Malheureusement, les effets de la crise sécuritaire sont là. Depuis l’éclatement de la crise et la coloration de Mopti en zone rouge, les activités de l’artisanat sont allées en lambeau avec le tourisme. Le secteur du tourisme et les activités connexes ne nourrissent plus leur homme. « Nous sommes à l’arrêt total, nos produits ont de la peine à être écoulés » a expliqué la battante Kadidia Nienta. A cela s’ajoute une contrainte majeure, le problème d’espace qui l’a obligé à loger en location séparant ces trois structures (l’atelier de production, la boutique de vente et le centre de formation). « Le modernisme ne doit pas nous faire abandonner notre tradition. Les grands parents nous ont enseigné qu’au-delà de la beauté, l’esthétique, que les jarres de Mopti ont un aspect mystique qui empêche à la nouvelle mariée qui en dispose dans son trousseau l’abandon du foyer conjugal » commente Mme Nienta pour justifier son combat pour perpétuer la poterie. Son souhait le plus ardent est l’acquisition d’un espace digne de ce nom et la participation à des stages de perfectionnement dans le domaine des porcelaines soit au Maroc ou en Tunisie. DC/KM (AMAP)

Ramadan : Les prières surérogatoires (Nanfila) nuits du mois

Par Baya TRAORE Le ramadan est le neuvième mois du calendrier islamique. C’est aussi le mois au cours duquel le coran a été révélé au prophète Mohamed, Paix et Salut sur Lui. Selon l’imam des 700 logements sociaux de Yirimadio, dans la Commune VI du District de Bamako, Check Mamadou Konaté, c’est le mois ou les dou’a sont exhaussés et, aussi, le moment où on doit exprimer ses soucis au bon Dieu. Cependant, pour l’imam Konaté, Il y a des nanfila spécifiques que les croyants peuvent faire pendant les différentes nuits du mois de ramadan. Donc, toute personne qui a des problèmes de mariage, de travail, de chance, de santé, de maison, de dette ou des expatriés qui ont des problèmes de dossiers peuvent faire ses nanfila. 5ème nuit : Pour la 5ème nuit, Check Mamadou Konaté propose 4 rakats . A chaque rakat, Souratoul Fatihat 1 fois+ Alam Nasrah Laka Sadraka 1 fois (Ash-Sharh n°94) + Koul Hou Wa Layou Ahad 3 fois (Al- Ikhlas n° 112). Zikir _Astagfiroullah 100 fois ; –  Ya somadou 100 fois ; – Salatoul Fati 100 fois BT (AMAP)