Démarrage de la campagne de vaccination contre la rage à Ouélessébougou

Ouélessébougou 16 août (AMAP) Les autorités administratives et sanitaires de Ouélessébougou, ont officiellement lancé, ce samedi, une campagne de vaccination antirabique dans l’enceinte de la mairie, en réponse aux multiples cas de morsures de chiens enragés sur au moins une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette campagne, en partenariat avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako et initiée par les autorités locales, vise à vacciner gratuitement les chiens afin de réduire les risques d’infection, circonscrire rapidement la menace et protéger les familles et le bétail. Après les mots de bienvenue du représentant du chef village, Daba Samaké et du maire, Bakary Samaké, le Directeur régional des services vétérinaires de Bougouni (Sud), Boureima Yalcouyé, a salué la forte mobilisation des autorités et l’association partenaire pour cette initiative. « Seule la vaccination peut nous protéger et protéger nos animaux », a-t-il déclaré Prenant la parole, Dr Nakany Diallo, présidente de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, a indiqué : « Nous sommes une association qui lutte contre les maladies zoonotiques, à travers tout le pays, avec l’appui des partenaires comme la Société d’importation de produits et matériels vétérinaires ( SIPROMAV-SARL) » Dr Diallo a salué les efforts des autorités administratives, communales et sanitaires, pour la prise en charge des personnes mordues par les chiens. La sous-préfète centrale, Mme Mounkoro Koura Koné, sous la présidence de laquelle était placée la cérémonie de lancement, a salué l’engagement général des autorités administratives sous le leadership du préfet Moussa A Sagara, les collectivités, la société  civile, le vétérinaire mandataire et les membres de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, pour la réussite de cette campagne. Elle a souligné l’importance de cette opération : « La rage tue encore dans notre pays. Cette campagne est un pas essentiel pour protéger nos familles et nos animaux. J’exhorte toute la population à y participer massivement. » Lors de la cérémonie, la première dose symbolique a été administrée en présence des autorités, des responsables vétérinaires et des habitants. Après le lancement officiel, les équipes vétérinaires se sont déployées sur quatre sites stratégiques de la ville pour faciliter l’accès à la vaccination. Les propriétaires d’animaux ont été invités à se rendre dans ces centres avec leurs chiens pour bénéficier de la gratuité du vaccin. AC/MD (AMAP)

Mandiakuy : Campagne de plantation d’arbres

Mandiakuy, 16 août (AMAP) Une opération de plantation, samedi matin, a planté 4 305 pieds d’arbres sur le site communautaire de Debere, dans la Commune rurale de Sanékuy, Cercle de Mandiakuy, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette activité dont l’objectif est de préserver les espèces locales en voie de disparition, s’inscrit dans le Programme de gouvernance locale des ressources forestières au Mali dénommé « Anw Ka Siguida ». Il s’agit du néré, du baobab, l’acacia Sénégal (gommier), l’anacardium occidental, le balanite et l’acacia colei. L’opération a porté sur 10 sites : Dittara, Konkorona et Duy dans la Commune de Mandiakuy ; Dèbèrè, Lébéré, Borokou, Doubakuy et Dokorokuy dans la Commune de Sanékuy et Beni-Bokuy et Mayoro dans la commune de Diora, selon le facilitateur Brahima Dakouo. Le chef de village de Dèbèrè, Kana Dakouo, a demandé à sa population de « se donner corps et âme » à cette opération (organisé par l’ONG Sahel éco en partenariat avec Tree Aid et financé par Darwin initiative) et le suivi des arbres qui vont, « un jour, servir la communauté. » Il a, ensuite, planté le premier pied. Puis, a exhorté la population à procéder, conformément aux consignes données. Durant six heures, hommes et femmes de Dèbèrè ont mené cette activité civique destinée à donner une belle nature, les jours à venir. Le facilitateur superviseur s’est dit « ravi du déroulement des travaux. » Il a clos le travail en annonçant que les 10 sites qui reçoivent ces plants seront mis en compétition et que les meilleurs vont être récompensés par le Programme Anw Ka Siguida. JD/MD (AMAP)

Bilan à mi-parcours de l’Année de la Culture 2025 : des avancées majeures pour la renaissance culturelle du Mali (Ministre)

Bamako, 16 août (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a présenté, samedi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les avancées du projet Culture Mali 2025, lors une conférence de presse sur le bilan à mi-parcours de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta. Le ministre Daffé, devant les artistes, acteurs culturels et médias maliens, a dressé un état des lieux des réalisations et des perspectives du projet Culture Mali 2025 structuré autour de cinq axes stratégiques. Il s’agit d’abord : des Réformes structurelles et nouvelle politique culturelle, posant les bases d’une vision modernisée pour le secteur, la Revitalisation culturelle des territoires, avec des initiatives comme Sigida Nieta, la revitalisation des musées, les projets citoyens Faso Baro Kènè et Faso Sifinso, ainsi que les initiatives locales Danbedondaw. Ensuite, la promotion des talents, à travers le programme Maliden Kura et l’Institut des talents du Mali (ITM), soutenant la création artistique dans la musique, le théâtre et les arts plastiques. L’industrialisation et infrastructures, avec le Plan Mama Dinga et des projets comme Maliwood/Malijaw pour structurer une industrie culturelle viable. Enfin la promotion de l’image positive du Mali, via la production d’œuvres, la diplomatie culturelle et les initiatives Andoydé, visant à valoriser le patrimoine malien à l’international. Parmi les réalisations, le programme Faso Baro Kènè a permis d’identifier des projets patrimoniaux locaux, tandis que des travaux de rénovation des musées et lieux de diffusion sont en cours. Des programmes éducatifs dans les écoles, touchant 2 000 enfants, ont également démarré afin de promouvoir les valeurs traditionnelles à travers le théâtre, la musique et les contes. Sur le plan économique, le Plan Mama Dinga mobilise des investissements pour développer des infrastructures culturelles, comme la future Cité des Arts à Bamako, prévue pour décembre 2025, et le parc d’écotourisme de Malanso. Le ministre a également annoncé la création d’une assurance pour un million d’acteurs culturels par an, renforçant leur protection sociale. Pour les mois à venir, plusieurs événements sont attendus, notamment le Triangle du Balafon, le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) et la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, prévue en décembre 2025. Ces initiatives visent à consolider la dynamique de renaissance culturelle. Ces initiatives, alignées sur la vision du président Goïta, visent à transmettre la culture malienne aux jeunes et à revitaliser les territoires à travers des valeurs sociétales. « Le président a insisté sur la nécessité de donner une culture du Mali Kura à la jeunesse, dans une dynamique de revitalisation culturelle de nos territoires », a déclaré M. Daffé. Les échanges avec la presse ont permis de clarifier les mécanismes de financement et les défis à relever, notamment la mobilisation de fonds pour soutenir l’industrie culturelle. Le ministre a conclu en saluant l’engagement des acteurs culturels et des partenaires, tout en appelant à une mobilisation collective pour faire de 2025 une année de « professionnalisme » et de « valorisation du travail culturel. »   OS/MD (AMAP)

Mali :  Clap de départ du Festival de films Inde-Mali

Bamako, 15 août (AMAP) Un « Festival de films Inde-Mali » a démarré, vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, a constaté l’AMAP Cette première du genre, qui se tient du 15 au 17 août 2025 se situe dans le cadre de la 79e année de l’indépendance de l’Inde. Elle a été initiée par l’ambassade d’Inde au Mali a initié, afin de célébrer, aussi, les relations étroites et amicales entre les deux nations. « C’est le lieu de saluer l’excellence des relations entre nos deux Républiques », a dit Mahamadou dit Koumbouna Diarra. Selon lui, « l’importance du cinéma n’est plus à démontrer ». « Le Pôle de production Bollywood a été un exemple de réussite économique et socioculturel qui inspire plusieurs nations », a-t-il ajouté.   Quant au Mali, a-t-il dit, « dès son indépendance, le cinéma a été placé au cœur des priorités comme élément de renaissance et de développement culturels ». « Et, cette célébration cadre bien avec l’Année de la Culture décrétée par le général d’Armée Assimi Goita, qui vise à inculquer à la jeunesse nos valeurs sociétales dans une dynamique de revitalisation culturelle de nos territoires », a fait savoir M. Diarra. Il a émis l’espoir que cet évènement « va se pérenniser et permettre le partage d’expérience sau profit des acteurs du Septième art de nos deux pays. » Le président de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel (FENACAM), Alou Konaté, a apprécié l’initiative. Pour lui, elle « nous permettra de nous servir de l’expérience de l’Inde, dans le domaine de la création, de la diffusion et de montage de dossier » Au programme du Festival, la projection du film sur feu le Président Modibo Keita. Ce choix n’est pas anodin : père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita avait compris très vite l’opportunité qu’offrait le cinéma au Mali pour son développement. Au cours de ce lancement, des acteurs qui ont contribué à la réussite du cinéma malien dont le cinéaste et ex-ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, Abdoulaye Ascofaré, Fatoumata Coulibaly FC, ont été distingués par l’ambassade d’Inde au Mali. ST/MD (AMAP)    

Kolondièba : Distribution des kits alimentaires aux déplacés internes

Kolondièba, 15 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kolondièba (Sud), Ibrahima Dougnon, a présidé, vendredi, la remise de kits alimentaires au profit des personnes déplacées et leurs familles d’accueil du cercle, a constaté l’AMAP. Cette distribution de denrées alimentaires a porté sur Selon M. Touré, Les bénéficiaires dans les trois Cercles (Kolondièba, Kadiana et Fakola) ont reçu, pour cette première tranche, 4 604 kg de riz, 395 litres d’huiles végétales, 573,5 kg de haricot, 98,75 kg de sel iodé, 14 cartons de 20 sachets+ 15 sachets soit 295 sachets de vitablé. La cérémonie a regroupé autour du premier adjoint les responsables des collectivités, des services techniques, les radios de proximité et la foule nombreuse de bénéficiaires. Après la remise symbolique d’un kit à un bénéficiaire, le représentant de l’État, Ibrahima Dougnon, a dit en somme que « tous les Maliens sont parents » et que « ce don est une contribution pour soulager la peine des bénéficiaires. » Il a salué les autorités du Mali et les ONG partenaires comme ADAC, Pain pour le monde Allemagne/Service protestant de développement et le projet « Renforcement de la résilience des populations vulnérables par le lien entre l’aide humanitaire, le développement durable et la consolidation de la paix (SPGRN). Abondant dans le même sens que le préfet adjoint, le maire de Kolondièba, Abdoul Karim Sangaré, a indiqué que « l’État et les collectivités ne peuvent pas tout faire » et que « ce geste des partenaires vient enlever une grosse épine de (leur) pied. » Il a demandé aux bénéficiaires « faire bon usage de ces denrées alimentaires, car le partenaire promet de faire d’autres donations si tout se déroule normalement. » Le porte-parole des bénéficiaires, Nabilaye Issa Touré, a salué les autorités, les partenaires et a souhaité la fin de cette situation d’insécurité au Mali NMK/MD (AMAP)

Accès à l’eau potable à Kita : Mission nationale de la SOMAGEP

Kita, 14 août (AMAP) Une mission nationale de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) a séjourné du 13 au 14 août 2025 à Kita où les populations sont confrontées à un problème d’accès à l’eau potable, a constaté l’AMAP. La mission, conduite par Ismaila Maiga, Conseiller technique du Directeur général (DG) de la SOMAGEP, a rencontré les représentants des consommateurs. Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, a été présidée par Mahamadou Hama Maiga, representant le gouverneur de Région. Sur la table, deux sortes d’eau : une de couleur jaunâtre prise directement dans le fleuve, l’autre traitée par la SOMAGEP qui arrive dans le robinet du consommateur. L’image met en évidence le travail que la SOMAGEP fait au quotidien, par le coordinateur Modibo Dia et son personnel, pour permettre aux Kitois d’avoir de l’eau de qualité. La rareté de l’eau dans les robinets existe, alors que les factures, parfois salées, continuent à tomber. Certains quartiers sont privés d’eau, souvent, pendant plusieurs jours voire des semaines. Les branchements promotionnels, leur devis et la qualité de l’eau : autant de problèmes soulevés au cours de cette rencontre. Le président de la Société civile, Mohamed Keita, a donné des details sur les revendications des communautés qui, le plus souvent, font le pied de grue devant le coordinateur pour réclamer de l’eau. D’autres dénoncent au niveau des autorités toutes sortes de dysfonctionnement et le manque d’eau. Selon lui, plus de 30 familles lui ont présenté « des factures incompréhensibles. »Le temps a été apparemment court pour les participants de la rencontre pour tout dire à la mission nationale. C’est le cas du vieux Diango Keita qui en main 3 factures de 2024 (de 8000 Fcfa, 100 000 Fcfa et l 7 000 Fcfa). Il dit ne pas comprendre l’écart dont la vérification n’a rien changé. Mme Sidibé Aminata Traoré signale qu’en cas de pluie, les robinets du quartier reçoivent directement l’eau boueuse. Certains intervenants ont réclamé la réduction des factures et une approche sociale par les agents de la SOMAGEP quant à la gestion des factures impayées. Pour le chef de mission, Ismaila Maiga, la rencontre a tenu toutes ses promesses. Il a qualifié le diagnostic de la situation de « memo pour le redressement de la SOMAGEP de Kita », avant de saluer les efforts des agents qui se battent. Il a assuré que « la SOMAGEP mettra tout en oeuvre pour le bien-être de la population de Kita. » La situation géographique de Kita, selon Hamidou Giga, Directeur régional de l’hydraulique de Kita lui a fustigé les conséquences du dragage qui handicape le processus de ravitaillement d’eau. « Néanmoins, dit-il, tous les acteurs, à tous les niveaux, travaillent sans relâche, pour que Kita oublie les mauvais souvenirs de la pénurie d’eau. » Au nom du Gouverneur de la Région de Kita, le conseiller aux Affaires économiques et financiers. a invité la mission « à mettre tout en oeuvre pour apporter rapidement les solutions aux problèmes soulevés car il s’agit de l’eau : une question de vie ou de mort. » MFK/MD (AMAP)  

Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle : Elle se déroulera du 16 au 20 septembre à Ségou

Ségou, 15 août (AMAP) La Région de Ségou (Centre) entame les préparatifs de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » dont la première réunion de la Commission d’organisation s’est tenue, ce vendredi matin, dans la salle de conférence du gouvernorat de la région de Ségou, a constaté l’AMAP sur place. Cette phase régionale, après la phase locale, est prévue du 16 au 20 septembre prochain, La rencontre, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly, a été l’occasion pour les membres de la Commission de prendre attache et d’être briefé sur la Biennale artistique et culturelle édition « Tombouctou 2025 ». L’organisation de la Biennale traduit la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta de faire de cet évènement le cœur des stratégies et processus de développement du Mali. Un socle sur lequel se fondent l’organisation et le fonctionnement de la société, la culture détermine le style et le contenu économique et social de toute société. Les arts peuvent contribuer à instaurer une culture ouverte, plus résiliente et mieux à même de s’adapter aux changements induits par les différentes crises financière, économique, sociale, etc. Ainsi, la Biennale permet d’instaurer un dialogue entre les cultures, de désamorcer des conflits inter et intracommunautaires, la découverte de jeunes talents, la prise de conscience, la motivation, la responsabilisation pour un meilleur engagement au service de la communauté. L’édition 2025 sera placée, également, sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le général d’Armée Assimi Goïta à travers le projet intitulé « Culture Mali 2025 » qui a pour objectif global de faire de la Culture un levier de transformation sociale et économique, repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissanceculturelle. La Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, est placée sous le thème principal « la Culture, socle pour l’ancrage de la IVème République ». Ce thème se décline en plusieurs sous-thèmes, entre autres : « la culture, levier de la refondation de l’Etat » ; « la IVème République, reflet du Mali multiculturel »; « la culture, facteur de paix et d’unité dans la IVème République ». En plus de ces sous-thèmes, d’autres porteront sur les Institutions de la République, les symboles de l’Etat, la paix, la sécurité, le vivre-ensemble, la cohésion sociale, les vertus du patriotisme, le civisme, la citoyenneté, le sens du devoir, la responsabilité, la dignité, l’humanisme, les réformes institutionnelles, la gouvernance, les enjeux géopolitiques et géostratégiques, les questions monétaires et économiques, la souveraineté, l’éducation, la promotion de nos valeurs. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur a salué « l’engagement de tous au cours de la phase locale malgré certaines contraintes. » Pour cette phase qui s’ouvre il a invité à « une implication accrue. » Au cours de la rencontre, le directeur régional de la Culture, Adama Traoré, a rappelé l’objectif général de la Biennale qui consiste à faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Dans sa présentation, il a particulièrement insisté sur les résultats attendus de la Biennale, les différentes phases de son déroulement ainsi que les dates de ces phases. Il a, également, précisé les disciplines artistiques et culturelles en compétition, à savoir l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre/groupe (showcases), la danse traditionnelle. ADS/MD (AMAP)    

Vacances utiles : Les enfants occupés autrement

Par Anta CISSE Bamako, 15 août (AMAP) Il est un peu plus de 17 heures dans une mosquée de Baco-djicoroni Golf. Les voix enfantines s’élèvent en chœur, récitant les premières sourates du Coran. Assis par terre, une vingtaine d’enfants, âgés de 5 à 12 ans, participent à un groupe coranique de vacances mis en place par l’imam principal. Si d’autres viennent le cœur en joie comme le petit Abba, 7 ans, qui connait plus d’une vingtaine de sourates et fait prier ses petits cousins, sa grande sœur Aisha, 8 ans, se plaint que les vacances sont faites pour se reposer. « Malgré cela, elle n’est pas à la traine par rapport à son petit frère », explique leur mère. Pendant les vacances scolaires, Moussa Diall, un élève de la 10ème avec ses camarades, a préféré rester actif plutôt que d’attendre la rentrée et en se faisant de l’argent. « Nous avons constaté que beaucoup d’enfants traînent dans les rues pendant les vacances. Avec des camarades, on a monté ce groupe de rattrapage pour les occuper utilement. Les cours vont de la grammaire à la mathématique, selon la spécialité de tout un chacun », indique-t-il. Avec une vingtaine d’élèves, chacun payant 3 000 Fcfa, ils économiseront pour s’acheter des habits pour la rentrée scolaire. Aïssata Kiré, mère de cinq enfants à Ségou, envoie ses petits dans un de ces groupes improvisés à deux rues de chez elle. « Je ne peux pas payer une colonie de vacances. Ici, ils récitent le Coran, apprennent les bonnes manières et ils sont en sécurité. Moi, je peux travailler l’esprit tranquille et cela ne me coûte que 5 000 Fcfa le mois» dit-elle. Dans les rues de Djénné, les récitations de coran rythment les matinées. El Hadj Cissé, maître coranique, organise chaque année une session. « Beaucoup d’enfants viennent de Bamako pendant les vacances pour avancer dans leur apprentissage. Les parents y tiennent. C’est une façon de renforcer leur foi », affirme-t-il. Selon lui, ces efforts se heurtent parfois à la réalité des infrastructures précaires, sureffectifs, encadreurs non formés, chaleur accablante. Il déplore, cependant, que certains enfants passent plusieurs heures sous un soleil de plomb ou dans des espaces exigus. Parallèlement à ces groupes coraniques, d’autres initiatives se développent. Le Centre de formation groupe gastronomique professionnel (GGP) organise, chaque année, les « Vacances gastronomiques », une activité qui en est à sa 4ème édition. La première vague a commencé le 7 juillet et se terminera le 22 août 2025. Elle regroupe 25 adolescents âgés de 10 à 17 ans qui ont payé 70 000 Fcfa chacun. Pour le promoteur Souradje Moumouni, l’activité vise à offrir une formation culinaire enrichissante encadrée par des chefs cuisiniers et pâtissiers passionnés. L’objectif est de permettre aux enfants et adolescents d’apprendre les bases de la restauration et d’être utiles à la maison. Moussa, étudiant en première année universitaire, raconte son parcours avec fierté : « Depuis que j’étais en 6ème année, ma mère m’envoyait chaque été dans un atelier de couture à Torokorobougou pour ne pas que je traîne et prenne les mauvaises habitudes de mes voisins et amis. Elle disait qu’elle ne voulait pas que je devienne délinquant. Aujourd’hui, je sais coudre, et je gagne un peu d’argent en confectionnant des habits simples chez mon chef, en plus d’aller à l’école », a-t-il confié. AC/MD (AMAP)  

Lutte contre les changements climatiques : Signature de conventions entre l’AEDD, la BNDA et le PNUD

Bamako, 14 août (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA), d’une part, la BNDA et l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), d’autre part,  ont signé, jeudi, à Bamako, des conventions pour renforcer la coordination face aux défis majeurs liés aux changements climatiques auxquels le Mali est confronté, a constaté l’AMAP. Cette double signature, présentée comme symbolisant « un engagement fort et concret » des autorités maliennes, a été présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara,, La signature de ces accords vise à renforcer la capacité du Mali, à mutualiser les compétences et à augmenter les opportunités de mobilisation de ressources. Il s’agit d’accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre les changements climatiques et renforcer la résilience climatique pour un développement durable. Le directeur général de l’AEDD, Zantigui Boua Koné, a souligné le rôle de l’agence en tant qu’Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat (FVC). « L’AEDD joue un rôle de coordination, d’accompagnement technique et de facilitation des partenariats, afin que les ressources mobilisées soient pleinement alignées sur les priorités nationales », a-t-il indiqué. Selon la ministre, « la convention signée entre l’AEDD et la BNDA intervient dans un contexte où notre pays fait face aux effets de plus en plus visibles des changements climatiques : perturbations des cycles agricoles, dégradation des ressources naturelles, perte de biodiversité, insécurité alimentaire et pressions accrues sur les communautés rurales. » Face à ces défis, la ministre Mariam Tangara a indiqué qu’un choix stratégique a été fait : investir dans le renforcement des mécanismes nationaux de mobilisation, de gestion et de déploiement des ressources financières climatiques. C’est dans ce cadre que l’AEDD, en sa qualité d’Autorité nationale désignée auprès du FVC, a accompagné techniquement en institutionnellement la BNDA jusqu’à son accréditation officielle par le Conseil du FVC en octobre 2024, à Songdo, en Corée du Sud. De son côté, le Représentant-résident du PNUD, Maleye Diop, a affirmé que « ce partenariat entre le PNUD et la BNDA s’inscrit pleinement dans la dynamique plus large du programme pays du Fonds Vert pour le Climat au Mali, qui identifie les priorités. » Celles-ci portent sur l’adaptation des systèmes agricoles et hydriques, la gestion durable des ressources naturelles, l’électrification rurale par les énergies renouvelables, et le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires. La directrice générale adjointe de la BNDA, Mme Touré Aïssata Cissé, a affirmé que « la signature des conventions « ouvre la voie à la mobilisation de ressources stratégiques pour le financement de projets structurants dans l’agriculture résiliente, les énergies renouvelables et la gestion durable des ressources. » « La BNDA s’engage à en être le catalyseur financier »,a-t-elle assuré La convention entre l’AEDD et la BNDA vise à consolider cet acquis et à structurer la coopération autour de cinq axes : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la mobilisation et la gestion des financements climatiques ; la mise en œuvre conjointe de projets pilotes intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques ; la promotion des bonnes pratiques de développement durable ; et le plaidoyer national et international en faveur de la finance verte. Celle entre la BNDA et le PNUD traduit la volonté de mobiliser l’expertise et l’appui technique du système des Nations Unies pour soutenir la banque agricole dans ses nouvelles fonctions d’entité accréditée, et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et des engagements climatiques. La ministre en charge de l’Environnement a indiqué, dans son discours, que les deux conventions ne sont pas de simples documents administratifs. « Elles sont le symbole d’une nouvelle dynamique de coopération entre acteurs publics, privés et partenaires au développement, pour transformer nos ambitions climatiques en résultats tangibles pour nos populations », a-t-elle dit. FK/MD (AMAP)    

Mali : Mise en échec d’une tentative de déstabilisation impliquant des militaires et un ressortissant français (Communiqué)

Bamako, 14 août (AMAP) Le Gouvernement de la Transition du Mali a annoncé, dans un communiqué officiel, jeudi, l’arrestation d’ « un groupuscule composé de militaires et de civils, dont un ressortissant français, Yann Vezilier », accusé d’agir pour le compte du service de renseignement français. Ce groupe, incluant les généraux de brigade Abass Dembélé et Néma Sagara, est impliqué dans une tentative de déstabilisation des institutions de la République, indique lameme source. « Grâce à la vigilance des services spécialisés, la conspiration a été déjouée dès le 1er août 2025, et les suspects ont été interpellés », ajoute le communiqué. Le Gouvernement condamne fermement cet acte subversif et indique que les enquêtes judiciaires se poursuivent pour identifier d’éventuels complices. Il réaffirme la détermination des Forces armées et de sécurité « à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes ». Le Gouvernement assure que « la situation est sous contrôle » et appelle l »a population à rester calme et vigilante face aux tentatives de déstabilisation. » OS/MD (AMAP)