Ségou : Concertation des forces vives sur le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation

Ségou, 24 fév (AMAP) Ségou a abrité lundi, la concertation régionale sur l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, à l’instar des autres régions, au cours d’une journée où les forces vives  ont échangé sur plusieurs thématiques ayant trait à la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles ont également formulé des recommandations afin d’enrichir le document de l’avant-projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Dans son allocution, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a salué cette initiative inclusive impulsée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, l’objectif est de doter notre pays « d’un document cadre de politique publique qui servira de socle et constituera le bréviaire des actions qui fonderont durablement la paix et la réconciliation nationale indispensables pour promouvoir le développement harmonieux de nos territoires. » « Je demeure convaincu que notre région, imbue de ses valeurs culturelles multi séculaires de maaya, de dialogue et de pardon saura tirer le meilleur parti de cette heureuse opportunité. Une rencontre d’échange qui permettra à nos forces vives de verser leurs observations et contributions concourant à l’avènement d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dont les Maliens se reconnaîtront », a-t-il dit. Pour sa part, le gouverneur de la Région de Ségou, le Commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré. qui a présidé l’ouverture des travaux, dans la salle de conférence du gouvernorat, a fait noter que c’est pour assurer une inclusivité maximale à ce processus que ces consultations sont organisées. « L’objectif est de recueillir un large éventail d’opinions et de propositions en vue d’améliorer ce document dans le cadre de l’apaisement du climat sociopolitique et l’amélioration de la gouvernance au mali », a indiqué Soulaïmane Traoré. En présence de son directeur de cabinet, Boureïma Ongoïba, et du préfet du Cercle, Daouda Diarra, il a invité les différents acteurs à plus d’implication et d’assiduité et à des débats francs et constructifs pour que les résultats des travaux contribuent à l’enrichissement des réflexions au niveau national. MS/MD (AMAP)

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Lancement du drapeau de la Confédération des États du Sahel (AES)

Bamako, 22 fév (AMAP) Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), réunis à Bamako dans le cadre de leur rencontre de travail, ont procédé, ce samedi 22 février 2025, au lancement du drapeau de la Confédération AES, a annoncé le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) du Mali, dans un communiqué.  Selon le Bureau de l’information et de la Presse des Affaires étrangères, ce lancement, sous la présidence du général de Division Abdoulaye Maiga, Premier ministre, Chef du gouvernement du Mali, intervient « après sa validation par les chefs d’État des pays membres. » « D’une forme rectangulaire, le drapeau de la Confédération AES a un fond vert comportant en son centre le logo de la Confédération », indique le communiqué. « En effet, la couleur verte, souvent associée à la croissance, symbolise l’espoir et la prospérité ; la renaissance et le renouveau. Elle représente ainsi les immenses ressources naturelles de l’espace confédéral pour un avenir de prospérité partagée », ajoute la même source. MD (AMAP)    

Kangaba : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales

Kangaba, 22 fév (AMAP) Une mission de suivi et de supervision des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales, conduite par le commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioila, Harouna Sissoko, a séjourné à Kangaba, vendredi, où il a rencontré les coordonnateurs AIGE des communes du cercle. La mission vise à assurer le suivi et la supervision de la Révision annuelle des listes électorales (RALE) en mettant un focus sur le dispositif de mise en œuvre de l’ordonnance portant modification de la loi électorale et la décision relative à la prorogation de la durée de la RALE de 2024. Pendant une journée, la mission a vérifié non seulement l’effectivité et la qualité des kits mis à disposition mais, aussi, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Le Coordinateur régional a, également, supervisé les opérations d’inscription proprement dites, de radiation et de transfert des électeurs. Il a constaté la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE et la présence des représentants des partis politiques. Harouna Sissoko a requis des informations sur les conditions de travail des Commissions administratives entre autres. A l’issue de la rencontre, il a remis des kits aux participants et s’est dit satisfait de l’évolution des travaux. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la RALE a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans le cadre de la supervision de cette phase de prorogation que l’AIGE a planifié des missions dont celle à Kangaba conduite par le coordinateur AIGE de la Région de Koulikoro. SD/MD (AMAP)

Kolondièba : Journée nationale pour la paix et la réconciliation

Kolondièba, 21 fév (AMAP) Une cinquantaine de responsables du Cercle de Kolondièba, sous la présidence du préfet Boubacar Oumar Traoré, se sont réunis, jeudi, pour une lecture expliquée de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a constaté l’AMAP. Cette rencontre a regroupé plusieurs personnalités dont les maires, l’administration, les partis politiques les services techniques, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), les forces de défense et de sécurité, la Jeunesse, la société civile dans son ensemble. Le représentant de l’État, Boubacar Oumar Traoré, et le facilitateur Tièoulé Keïta ont édifié les participants sur plusieurs thèmes relatifs à la stabilité de l’État, entre autres, la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Plusieurs questions ont été posées et des suggestions faites. Le représentant de l’État n’a pas caché sa satisfaction quant à la participation active des participants. Il s’est réjoui de la connaissance du texte par tous et surtout de la présence des partis politiques qui jouent un rôle pédagogique dans l’information et la sensibilisation des citoyens. Pour une large information et de mise au même niveau, les autorités du pays ont initié ces rencontres à travers tout le pays, en vue d’asseoir une base solide pour la paix et la réconciliation. En effet, le Mali traverse depuis plusieurs années des crises multidimensionnelles profondément marquées par des actions terroristes, des conflits communautaires et des divisions internes. Ces crises mettent à rude épreuve la sécurité, la paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. C’est dans ce contexte que le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, a initié le Dialogue inter-maliens (DIM). Le DIM a recommandé la rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale qui pose les bases d’un avenir harmonieux pour le peuple malien. Pour assurer une inclusivité maximale, les forces vives de la nation, les institutions de la République, les anciens chefs d’État, les anciens Premiers ministres, les universitaires et des personnes ressources ont été consultés à Bamako et dans les régions. NK/MD (AMAP)

Bafoulabé : Rencontre d’information et de sensibilisation sur le traitement de masse de l’onchocercose

Bafoulabé, 21 fév (AMAP) Les structures sanitaires (Centre de santé de référence (CSRef), du développement social, et de la promotion féminine de Bafoulabé ont organisé, jeudi, une rencontre avec le comité de pilotage des risques et catastrophes et des services techniques, en prélude à la campagne d’information et de sensibilisation sur le traitement de masse contre l’onchocercose prévue du 20 au 24 février 2025. Cette rencontre visait à informer ces structures sur leur implication en vue d’une meilleure réussite. Ainsi, 157 748 personnes (hommes et femmes) sont identifiées dans le District sanitaire de Bafoulabé pour l’administration de la dose du médicament. L’approche sera le porte-à-porte et les cibles sont les personnes âgées de 5 ans et plus. Le médecin chef, Youssouf Coulibaly, dans sa communication s’est dit serein avec l’accompagnement de toutes les couches du village de Bafoulabé. Pour l’atteinte des objectifs fixés M, Coulibaly et son équipe ont assuré qu’ils ne ménageront pas leur peine. Le préfet, pour sa part, se réjoui de la tenue de la rencontre de par son importance. C’est pourquoi il a remercié les autorités pour leur implication dans la santé et l’épanouissement des populations. BM/MD (AMAP)   .   C’était ce Jeudi, 20 février dans la salle de conférence de la Mairie de Bafoulab, sous la présidence du préfet, M Siaka Souleymane Sanogo. .

P𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 p𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐭 𝐥𝐚 ré𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 n𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 : 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧s 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐬 à Kati

Kati, 21 fév (AMAP) Les participants aux consultations des forces vives du Cercle de Kati, tenues ce vendredi 21 février 2025, dans la salle de conférence de la Préfecture se sont réjouis de la démarche adoptée par les autorités, associant toutes les sensibilités à ce processus d’élaboration de la charte. 𝐀𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧é𝐞, 𝐥𝐞𝐬 é𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫é𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬, 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐭𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭é 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐨-é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐮𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐨𝐧𝐭 é𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐝é𝐠𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭é𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐲𝐬, 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥s 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞. Présidée par le préfet du Cercle de Kati, Harouna Diarra, cette rencontre avait comme objectif de recueillir la contribution des forces vives du cercle au projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale. Cette réunion, dans une dynamique de dialogue franc et inclusif, a regroupé différentes couches des communes du Cercle de Kati. La paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale, la sécurité et le vivre ensemble sont entre autres thématiques sur lesquelles les participants ont été invités à partager leurs idées. A l’entame de ses propos, le préfet Diarra a insisté sur l’importance de cette initiative affirmant que « la réconciliation et le vivre ensemble sont des piliers sur lesquels repose notre avenir commun. » 𝐋𝐞 𝐬𝐮𝐜𝐜è𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐭é𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭é 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐊ati 𝐝𝐞 𝐬’𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞𝐬𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞. Il a conclu son intervention en invitant les participants à formuler des suggestions concrètes qui pourraient enrichir le contenu de la charte en cours d’élaboration. AK/MD (AMAP)    

Maroc : Saisie d’armes et de munitions emballées dans des sacs en plastique et des journaux édités au Mali (Enquête)

Rabat, 20 fév (AMAP) Des opérations de fouille et de ratissage, à la frontière Est du Maroc, dans la région du Sahel, ont permis la découverte d’une cargaison d’armes et de munitions emballées dans des sacs en plastique et des journaux en papier édités au Mali, dont des hebdomadaires publiés le 27 janvier 2025, rapporte, jeudi, Maghreb Arab Presse (MAP). Cette zone montagneuse, précisément sur la rive Est de Oued Guir à « Tal Mzil », dans la commune et Caïdat de Oued El Naam, dans la région de Boudenib, à la frontière Est du Royaume du Maroc, est suspectée d’être utilisée comme l’arrière base de soutien logistique en armes et munitions destinées aux membres d’une cellule liée à l’organisation Daech pour l’exécution de ses plans terroristes, indique MAP. « L’expertise technique et la géolocalisation par satellite, effectuées à l’aide des coordonnées et des données géographiques saisies dans le cadre de l’enquête, ont permis de localiser la zone suspectée dans la province d’Errachidia », indique un communiqué du Pôle DGSN-DGST cité par MAP. Les armes, enfouies dans un lieu reculé au pied de la colline rocheuse et saisies dans le cadre de ces opérations du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre de l’enquête en cours sur le démantèlement de cette cellule terroriste, consistent en un Kalachnikov avec deux chargeurs de munitions, deux fusils, dix pistolets de différents calibres et une grande quantité de cartouches et de balles de différents calibres. Les armes et munitions saisies ont été mises sous scellé et inventoriées de manière détaillée en vue de les soumettre au Laboratoire national de la police scientifique pour les expertises balistiques et techniques nécessaires. Les investigations, à ce stade de l’enquête, montrent que les armes et le matériel saisis ont été fournis et envoyés par un dirigeant de l’organisation Daech au Sahel, responsable des relations extérieures, à travers des circuits et des canaux de trafic illégaux. Après avoir sécurisé le trafic des armes et munitions et assuré leur dissimulation dans cette arrière base de soutien logistique, le dirigeant de Daech a envoyé les coordonnées géographiques du lieu à l’équipe des « coordinateurs » au sein de la cellule terroriste démantelée mercredi, pour qu’ils s’y déplacent afin de les récupérer et commencer à les utiliser dans l’exécution de leurs projets terroristes. Parallèlement à ces opérations de terrain, les recherches et investigations qu’opère le BCIJ se poursuivent, sous la supervision du parquet compétent, pour révéler toutes les ramifications de cette cellule terroriste et identifier tous ses liens avec la branche africaine de l’organisation Daech au Sahel. Les constatations sur le terrain et les opérations de ratissage géographique ont démontré que la zone suspecte se situe au pied d’une colline rocheuse, avec des accès difficiles non asphaltés, ce qui a nécessité la mobilisation et le déploiement d’équipements logistiques pour faciliter l’accès au site de l’intervention et effectuer les procédures d’inspection et les recherches préliminaires nécessaires. MD (AMAP)      

Maroc : une zone montagneuse suspectée d’être l’arrière base logistique d’une cellule terroriste liée à Daech (Enquête)

  Rabat, 20fév (AMAP) Une zone montagneuse au Maroc est suspectée d’être utilisée comme l’arrière base de soutien logistique en armes et munitions destinées aux membres d’une cellule terroriste liée à l’organisation Daech, dans la région du Sahel, pour l’exécution de ses plans terroristes, rapporte, jeudi, Maghreb Arab Presse (MAP). Des recherches et investigations du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre de l’enquête en cours sur le démantèlement de cette cellule terroriste ont permis de recueillir des informations de terrain étayées par des données techniques, indique MAP. « L’expertise technique et la géolocalisation par satellite, effectuées à l’aide des coordonnées et des données géographiques saisies dans le cadre de l’enquête, ont permis de localiser la zone suspectée dans la province d’Errachidia, plus précisément sur la rive Est de Oued Guir à « Tal Mzil », dans la commune et Caïdat de Oued El Naam, dans la région de Boudenib, à la frontière Est du Royaume », indique un communiqué du Pôle DGSN-DGST cité par MAP. Les constatations sur le terrain et les opérations de ratissage géographique ont démontré que la zone suspecte se situe au pied d’une colline rocheuse, avec des accès difficiles non asphaltés, ce qui a nécessité la mobilisation et le déploiement d’équipements logistiques pour faciliter l’accès au site de l’intervention et effectuer les procédures d’inspection et les recherches préliminaires nécessaires. Les opérations de fouille et de ratissage, qui ont duré plus de trois heures, ont permis la découverte d’une cargaison d’armes et de munitions enfouies dans un lieu reculé au pied de la colline rocheuse, emballées dans des sacs en plastique et des journaux en papier édités au Mali, dont des hebdomadaires publiés le 27 janvier 2025. Les armes saisies dans le cadre de cette opération consistent en un Kalachnikov avec deux chargeurs de munitions, deux fusils, dix pistolets de différents calibres et une grande quantité de cartouches et de balles de différents calibres. Les armes et munitions saisies ont été mises sous scellé et inventoriées de manière détaillée en vue de les soumettre au Laboratoire national de la police scientifique pour les expertises balistiques et techniques nécessaires. Les investigations menées à ce stade de l’enquête montrent que les armes et le matériel saisis ont été fournis et envoyés par un dirigeant de l’organisation Daech au Sahel, responsable des relations extérieures, à travers des circuits et des canaux de trafic illégaux. Après avoir sécurisé le trafic des armes et munitions et assuré leur dissimulation dans cette arrière base de soutien logistique, le dirigeant de Daech a envoyé les coordonnées géographiques du lieu à l’équipe des « coordinateurs » au sein de la cellule terroriste démantelée mercredi, pour qu’ils s’y déplacent afin de les récupérer et commencer à les utiliser dans l’exécution de leurs projets terroristes. Parallèlement à ces opérations de terrain, les recherches et investigations qu’opère le BCIJ se poursuivent, sous la supervision du parquet compétent, pour révéler toutes les ramifications de cette cellule terroriste et identifier tous ses liens avec la branche africaine de l’organisation Daech au Sahel. MD (AMAP)      

Rabat : Les défis de l’Afrique nécessitent une volonté politique partagée, selon le président de la Chambre des représentants du Royaume du Maroc

Rabat, 20 fév (MAP) Les défis et enjeux auxquels est confronté le continent africain nécessitent d’activer la volonté politique partagée de ses pays et de transformer les aspirations en politiques, projets et réalisations, a souligné, jeudi à Rabat, le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, rapporte Maghreb Arab Presse (MAP).. « L’incertitude qui règne dans l’ordre international, la propagation des égos nationalistes et des axes dans le monde et les aspirations de nos peuples à jouir de nos droits légitimes, en tant qu’Africains, à vivre dans la prospérité, requièrent que nous prenions notre destin en main afin de pouvoir dépasser les problématiques et les défis dont vous connaissez tous l’acuité », a affirmé M. Talbi Alami à l’ouverture du 2ème forum des Présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains. « En effet, l’extrémisme et le terrorisme se nourrissent des contextes de pauvreté, tandis que le séparatisme menace de fractionner les États. S’en accommoder constitue un danger pour le monde entier », a-t-il ajouté. Il a également fait observer que la force de l’État national africain est une nécessité historique, tout comme les partenariats avec les autres forces mondiales requièrent des positions unifiées, des économies fortes et l’ancrage et la consolidation des partenariats sud-sud dans le respect de la logique de gagnant-gagnant. « Il est toutefois regrettable qu’à toutes nos rencontres, nous sommes toujours amenés à débattre les mêmes défis et les crises auxquels notre continent est confronté et qui persistent depuis plusieurs années, malgré les réalisations accomplies dans différents domaines, particulièrement au niveau institutionnel et économique avec les espoirs que cela suscite pour une renaissance africaine réalisable pourvu que nous soyons capables de nous unir et de dépasser les obstacles qui nous obstruent », a-t-il, en revanche, relevé. M. Talbi Alami a, à cet égard, indiqué que les motifs de cet espoir sont le taux de croissance attendu de 4,3% dans le continent en 2025 et de plus de 5% dans 24 États africains et ce, « malgré les circonstances objectives et le contexte international inadapté ». Et de faire remarquer que « les résultats réalisés au niveau économique en Afrique et au niveau de la construction institutionnelle ne doivent pas occulter les défis énormes auxquels notre continent est confronté, ni les indicateurs économiques et environnementaux inquiétants qui sous-tendent une situation défavorable à la réalisation du décollage économique espéré et la cohésion sociale nécessaire à la stabilité’’. Dans ce sillage, il a souligné qu’au premier rang de ces défis, on trouve la multiplicité des conflits, notamment les conflits internes dans certains pays du continent. « En effet après que notre continent a réussi à dépasser le coût politique et stratégique de la guerre froide qui, du reste, n’était pas une guerre africaine, et à accomplir nombre de transitions politiques combinées à une construction institutionnelle prometteuse, les conflits menaçant la situation dans certains pays africains ont refait surface dans certains cas », a-t-il poursuivi. Ce défi, d’après M. Talbi Alami, « alimente et est, en même temps, alimenté parfois par les propensions du séparatisme et des tentatives de mettre en péril l’unité territoriale et l’intégrité des États », notant que « ces deux défis, malheureusement, convergent quelques fois et s’allient d’autres fois avec les phénomènes du terrorisme haineux et de l’extrémisme violent, compromettant la stabilité dans plusieurs régions ». Et de préciser que « le terrorisme et l’extrémisme violent ne portent pas atteinte seulement aux personnes, sèment la terreur et poussent les populations à l’exode, mais ils visent également à mettre en danger la stabilité, répandre le chaos, généraliser la situation de non-Etat et l’étendre au-delà de son contexte géographique et s’emparer des potentialités naturelles des nations ». Sur le plan économique, M. Talbi Alami a souligné que le continent africain rencontre les défis découlant des déséquilibres pour lesquels le continent paie un lourd tribut tels que la sécheresse, la désertification, l’érosion des sols et les inondations au moment où l’Afrique peine à tirer profit des fruits de l’industrialisation et de l’accumulation historique subséquente. « De ces défis naissent d’autres tels que la pauvreté, la malnutrition, la dépendance alimentaire, les migrations, l’exode et le déplacement massif des populations, mais aussi, et plus grave encore, des sentiments de frustrations et de désespoir qui ne permettent pas d’établir la confiance dans les institutions nationales que les élites africaines peinent à ancrer’’, a-t-il expliqué. Ceci, a-t-il dit, « ne doit en aucun cas occulter les signes de réussite et les édifications institutionnelles à l’échelle régionale et continentale ainsi que le succès de plusieurs pays africains à réaliser des transitions démocratiques véritables, en toute indépendance, de façon autonome et en comptant sur la participation et la mobilisation de leurs citoyens ». Abordant les atouts et les potentialités dont regorge l’Afrique, le président de la Chambre des représentants a souligné que notre continent « vit à l’heure de nombreuses dynamiques, aussi bien politiques qu’économiques, et qui comprennent le rôle grandissant du continent africain en tant que cadre d’action africaine conjointe et zone de libre-échange continentale africaine et les groupements économiques régionaux africains, qui constituent aussi un cadre de coopération et d’échanges économiques, à l’exception malheureusement d’un groupement nord-africain ». D’autres initiatives prometteuses et stratégiques sont proposées, y compris le processus des États africains atlantiques et celle visant à permettre aux pays du Sahel africain d’avoir accès à l’Océan atlantique, lancées par le Roi Mohammed VI, et qui viennent en fait compléter le projet de gazoduc Nigeria-Maroc, à travers 13 pays africains, a-t-il conclu. MD (AMAP)