Ramadan : Stabilité des prix des denrées de première nécessité, à Diéma.
Nioro, 28 fév (AMAP) Les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le mil, le sucre, l’huile et le lait, sont stables, dans le Cercle de Diéma, a constaté, vendredi, le préfet Hamadou Yacouba Diallo, lors d’une visite de contrôle des boutiques et magasins. La forte délégation de responsables administratif, communal, technique, de légitimité traditionnelle, d’associations de commerçants, de consommateurs, de jeunes et d’éléments des forces de défense et de sécurité qui accompagnait le préfet a visité plusieurs boutiques, magasins et points de vente au centre-ville ainsi qu’au quartier périphérique du Razel, pour s’assurer de la stabilité des prix des denrées de première nécessité, en prélude au mois de Ramadan. Partout, les prix étaient réglementés, conformément aux instructions données par les plus hautes. Ils sont fixés ainsi qu’il suit : 50 kg de riz à 20 500 Fcfa, 24 500 Fcfa pour 50 kg de sucre, pour le sorgho, les 50 kg sont vendus à 18 500 Fcfa, tandis que les 50 kg de mais coûtent 23 000 Fcfa, pour 5 kg de lait en poudre, il faut débourser 13 000 Fcfa. Le président de l’Association des consommateurs, , El-hadj Kassim Diakite, le représentant de l’Association des commerçants, Mohamed Goundourou et celui du Conseil communal de la jeunesse, Yaya Sissako, ont, tour à tour, remercié le service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence, pour une telle initiative. Ils ont souhaité que ces prix fixés, soient maintenus pour permettre de soulager les populations durant le mois de Ramadan. Visiblement satisfait, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a annoncé des visites anonymes pour se renseigner sur la conformité des prix des denrées de première nécessité, après ce passage. Le préfet Diallo a remercié les autorités de la Transition pour leur « implication accrue, en vue d’un accès plus facile aux denrées de première nécessité dans notre pays. » Il a invité les commerçants à exercer « dans la légalité pour ne pas être en porte-à-faux avec les textes régissant le commerce dans notre pays ». Il a demandé « à chaque acteur de veiller scrupuleusement sur la conformité des prix, même après le mois de Ramadan, afin d’éviter l’inflation. De leur côté, les commerçants, qui ont reçu cette visite, se sont engagés, sur parole, à maintenir les prix. Le 2ème adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, le chef du service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Diéma, Mamby Kamissoko, le représentant du chef de village, Sékou Sissoko étaient présents OB/MD (AMAP)
Mali : Plus de 35 tonnes de médicaments illégaux saisis par l’Office central des stupéfiants
Bamako, 28 fév (AMAP) Les unités opérationnelles de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisie plus de 35 tonnes de médicaments illégaux lors de l’opération « Furajugukèlè », menée du 18 au 27 février 2025, a annoncé, vendredi, le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta. « Cette opération d’envergure, sur tout le territoire national, a permis l’interpellation de quatre individus impliqués dans ce trafic illicite, qui seront présentés à la justice », ajoute la même source. Le colonel-major Keïta a souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs étatiques et les initiatives privées pour éradiquer ce fléau. Le directeur de l’OCS appelle la population « à la vigilance et à la collaboration », en signalant toute activité suspecte de manière anonyme, au numéro vert de l’OCS, le 80.00.31.31. Furajugukèlè, qui s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour éradiquer ce fléau menaçant la santé publique, met en lumière l’ampleur du trafic transfrontalier de médicaments contrefaits en Afrique de l’Ouest. SS/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 26 février 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds minier de développement local ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds de financement de la promotion du secteur minier ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport ; un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation. Pour accroître la contribution du Secteur minier à l’Economie nationale et au développement local le Gouvernement de la Transition a initié des réformes qui ont abouti à l’adoption de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali. Cette loi crée le Fonds minier de développement local, le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés, le Fonds de financement de la promotion du secteur minier, le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport et le Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation. Le Fonds minier de développement local est affecté au financement des plans nationaux, régionaux et communaux de développement. Il est alimenté par les titulaires de titres miniers d’exploitation de mines et les bénéficiaires d’autorisation d’exploitation industrielle de substances de carrière. Le Fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés est destiné à couvrir les dépenses relatives, notamment à la lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés pendant l’exploitation, aux travaux de fermeture et de réhabilitation des sites miniers artisanaux en fin d’exploitation ou abandonnés, aux mesures de sécurisation des sites miniers artisanaux. Il est alimenté par la redevance forfaitaire payée par les titulaires des permis d’exploitation artisanale et de carrière. Le Fonds de financement de la promotion du secteur minier vise à renforcer les capacités dans le domaine minier. Il est alimenté par les ressources destinées à la formation, payées par les compagnies minières à l’occasion de la signature des conventions d’établissement et lors du transfert des titres miniers. Le Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport est destiné au financement des infrastructures de production énergétiques, hydrauliques et de transport. Il est alimenté par les titulaires de permis d’exploitation de grande mine, de petite mine, les bénéficiaires d’autorisation d’exploitation industrielle de substances de carrière. Les ressources du Fonds de financement de la recherche géologique, du renforcement de capacité et de la formation sont destinées au financement des activités de formation, de renforcement de capacité et des travaux de recherches géologiques et aux activités de maîtrise de l’innovation dans le Secteur minier. Ce Fonds est alimenté par les titulaires du permis d’exploitation de grande mine, de petite mine et les bénéficiaires d’autorisation d’exploitation industrielle de substances de carrière. Les projets de décret, adoptés, fixent l’organisation et les modalités de fonctionnement desdits Fonds en vue de leur opérationnalisation. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Amengament du territore et de la population, le Conseil des ministres a adopté un projet de decret portant création des services régionaux et subrégionaux de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction générale des Domaines et du Cadastre a été créée par l’Ordonnance n°2024-001/PT- RM du 15 janvier 2024 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale relative aux Domaines, au Foncier et au Cadastre et d’assurer la coordination ainsi que le contrôle de la mise en œuvre de ladite politique. Les Directions régionales, les services subrégionaux et les Bureaux spécialisés des Domaines et du Cadastre représentent la Direction générale des Domaines et du Cadastre avec pour mission la mise en œuvre de la politique domaniale et foncière, notamment la perception des recettes domaniales et les droits et taxes liés au foncier et l’appui-conseil aux Collectivités territoriales dans la gestion de leurs domaines public et privé. Le projet de décret, adopté, consacre la création des services des Domaines et du Cadastre au niveau régional et subrégional. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Chef de Cabinet : Colonel Abdramane OUATTARA. – Chargés de mission : Monsieur Mouro SOW, Ingénieur ; Monsieur Modibo Bakary TRAORE, Enseignant ; Monsieur Alhadou COULIBALY, Gestionnaire ; Monsieur Alasseyni TOLO, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Chef de Cabinet : Monsieur Bakary Soliba COULIBALY, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Aminata NIAKATE, Juriste ; Monsieur Mohamed Dramane TRAORE, Juriste ; Madame Laurence DOUYON, Juriste ; Monsieur Abdouramane CISSE, Gestionnaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA REFONDATION DE L’ETAT – Chef de Cabinet : Monsieur Adama DIARRA, Juriste. – Chargés de mission : Monsieur Ismaïla OUATTARA, Enseignant ; Madame KONATE Mariétou dite DIONGOLO, Spécialiste en Communication ; Madame BERTHE Fatoumata DJIRE, Administrateur civil ; Madame Fatoumata SAMAKE, Administrateur de l’Action sociale ; Monsieur Youssouf TRAORE, Spécialiste en Communication. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Chef de Cabinet : Contrôleur
Message de SM le Roi, Amir Al Mouminine, que Dieu Le glorifie, adressé à Son peuple fidèle au sujet de l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd
Rabat – Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu Le glorifie, a adressé à Son peuple fidèle un message au sujet de l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd, dont lecture a été donnée, mercredi, par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, lors du journal télévisé du soir de la chaîne « Al Aoula ». Voici la traduction du Message Royal : « Louange à Dieu, Prière et Salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Cher peuple, Nous avons veillé depuis que Nous sommes dépositaire de l’Imamat suprême, fondée sur les liens indéfectibles de la Beia, à réunir, au profit de Notre peuple fidèle, les conditions de l’observation de la religion, de ses obligations et ses traditions, de ses cultes et ses interactions sur fond de ce que le Très-Haut a bien voulu combler la Oumma marocaine en ce qui concerne l’attachement aux piliers et le respect des traditions les plus avérées, ainsi que la célébration des jours saints, parmi lesquels figure la fête de l’Aïd Al Adha, dont l’avènement est prévu dans moins de quatre mois. La célébration de cette fête n’est pas une occasion passagère, mais elle est porteuse de significations religieuses fortes illustrant la profondeur des liens de Nos fidèles sujets avec les différents aspects de notre Sainte religion et leur volonté de se rapprocher du Très-Haut, en s’évertuant à consolider les liens sociaux et familiaux à travers cet événement vénérable. Notre souci à vous permettre d’observer ce rituel religieux dans les meilleures conditions est étroitement lié à l’obligation de Notre prise en compte de ce que notre pays affronte en matière de défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle de l’effectif du cheptel. A cet effet, et tenant compte du fait que l’Aïd Al Adha constitue une sounna confirmée dans la mesure du possible, son accomplissement dans ces conditions difficiles est susceptible de porter préjudice à de grandes parties des fils de Notre peuple, particulièrement ceux à revenu limité. Partant de la responsabilité qui Nous incombe, en tant qu’Amir Al-Mouminine, fidèle protecteur des cultes de la religion selon ce que dictent la nécessité et l’intérêt légal et conformément à l’obligation qui est la Nôtre de lever la gêne et le préjudice et de favoriser la mise en place de la facilitation tout en se conformant à la teneur du verset coranique : “Et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion”, Nous invitons Notre cher peuple à s’abstenir d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd de cette année. Nous le ferons s’il plaît à Dieu, au nom de Notre peuple, fidèle en cela à la sounna de Notre Aïeul le Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur Lui, quand Il avait immolé deux moutons en disant : « celui-ci est pour moi, cet autre est au nom de ma Oumma ». Cher peuple, Nous vous invitons à célébrer l’Aïd Al Adha, s’il plaît à Dieu, selon ses rituels habituels et significations spirituelles nobles de la prière de l’Aïd dans les msallah et les mosquées, aux dons de l’aumône, aux rencontres avec les siens, ainsi que les différentes oeuvres pies de dévotion en rendant grâce à Dieu pour Son immense générosité et en implorant récompense et rétribution. +Dis: Voici ma voie ! J’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent+. Véridique est la parole de Dieu.
Culture : Le Projet Culture Mali 2025 lancé
Bamako, 27fév (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie et du Tourisme, Mamou Daffé, a procédé, jeudi, au lancement du Projet Culture Mali 2025, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de refondation « Mali den Kura », le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié ce projet intitulé : « Culture Mali 2025 ». Lors de la cérémonie, placée sous le parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et en présence de plusieurs de ses collègues, le ministre Daffé a indiqué que « ce projet n’a d’autre ambition que de faire de la culture un levier pour la transformation sociale et économique dans une dynamique de revitalisation de nos territoires. » Dans son intervention, Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction de voir se concrétiser la vision du président de la Transition qui a décrété 2025 comme année de la culture lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre dernier. Donnant suite à cette décision, le département en charge de la Culture a initié le projet « Culture Mali 2025 » qui s’inscrit en droite ligne de la vision du Programme présidentiel de développement culturel Maliden Kura 2025-2027. Celui-ci vise à inculquer une culture du Mali Kura à la jeunesse, promouvoir les talents artistiques de manière accrue et repositionner durablement et positivement l’image du Mali sur la scène internationale. « Je peux dire, aujourd’hui, que, dans les semaines à venir, vous allez nous voir dans toutes les régions du Mali, de Kidal jusqu’à Kayes, pour travailler et mettre en lumière notre culture. » Il a remercié le président de la Transition, qui, par une décision historique, a mis la culture en priorité nationale pendant toute cette année 2025. « Ce décret présidentiel nous invite à mettre en lumière toute la beauté et la richesse de notre secteur de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Il nous demande de célébrer ce riche patrimoine pour dire tout simplement que le Mali regorge de toutes les solutions d’une beauté légendaire », s’est enthousiasmé Mamou Daffé. « Aujourd’hui, nous sommes non seulement dans la renaissance culturelle du Mali, mais aussi dans celle des Etats du Sahel », a-t-il estimé, saluant les trois présidents, le général Abdourahamane Tiani du Niger, le capitaine, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le général d’Armée Assimi Goïta, du Mali « qui nous ont tracé une voie. » Il a assuré qu’avec 89 recommandations des États généraux de la culture, toutes les préoccupations des trois secteurs (Tourisme, Culture et Artisanat) sont traitées. « Et, si nous arrivons à mettre en œuvre ces 89 recommandations, je suis sûr que d’ici la fin de cette année de la Culture Mali 2025, nous allons régler beaucoup de nos problèmes », a dit le ministre. Le temps fort du lancement a été la présentation du Projet Culture Mali 2025 par le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko, coordinateur du Projet Culture Mali 2025. Il a tout d’abord expliqué « le contexte de ce projet ambitieux qui marque un tournant majeur pour la relance de la culture malienne. » Selon lui, « l’objectif de ce projet est de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique en repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale, tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle » Il a ajouté que le projet se repose sur 5 axes à savoir l’Inclusion de l’Année de la Culture dans tous les grands événements culturels, la concrétisation de Maaya ni Dambé Kènè, la Revitalisation culturelle des territoires (RCT), le développement des industries culturelles et créatives (ICC) locales du patrimoine et le parrainage par des personnalités culturelles. Ces axes seront matérialisés par des activités qui se tiendront toute l’année en vue de donner un contenu riche et diversifié pour la renaissance culturelle. Il a rappelé que plusieurs actions sont déjà en cours avec Bamako Fugaba qui a vu le jour lors des Etats généraux de la culture. L’événement a été artistiquement magnifié par l’Ensemble instrumental du Mali sur un morceau intitulé « Duga », interprété par Bourama Soumano. SST/MD (AMAP)
Uniforme des femmes lors des mariages : De la tradition aux excès
Par Moussa M. DEMBÉLÉ La coutume prisée des Bamakoises, de s’habiller d’une tenue unique lors des cérémonies de mariage, est en train de prendre un autre virage causant angoisse chez les adeptes et devenant source de tension dans certains foyers Bamako, 25 fév (AMAP) Les mains sous le menton, les yeux embués, isolée dans un coin de son salon, très froissée mais toujours habillée, dans sa grande robe en basin, Bintou est pensive et préoccupée. Bintou, nom d’emprunt que nous lui donnons, est l’épouse d’un ami que nous avons surprise dans un état d’affligée, chez elle au quartier Badialan, Commune III du District de Bamako. Ce dimanche soir, aux environs de 20 heures, très triste, Bintou cherche ses mots, la gorge nouée et à peine elle arrive à les prononcer après notre salutation faite à plusieurs reprises. « Je reviens du mariage d’une nièce qui se tenait au quartier Marseille, situé en commune I du District de Bamako, où j’ai dépensé mes économies réservées pour l’opération de l’œil de la maman… », tente-t-elle d’évacuer sans rancœur. Rien que ce qu’elle porte lui a coûté plus de 60 000 Fcfa. Notre interlocutrice, sous le choc, met en cause l’attitude de sa mère dans ce qu’elle appelle « du gaspillage inutile ». « Le comble, vous savez ? C’est ma mère qui m’a contrainte à acheter cet uniforme que je porte pour une valeur de plus de 60 000 Fcfa malgré les dépenses nécessaires que j’ai à faire, dans quelques jours, pour l’opérer de la cataracte… », dit Bintou, la trentenaire évolue, tout en remuant sa tête. En effet, selon ses explications, elle a été obligée par sa mère d’acheter cette tenue proposée comme uniforme par ses cousines. « Pour elle 9sa maman), je ne devrais pas être en reste, je devais rivaliser avec mes cousines, étant donné que je suis une fonctionnaire. Alors que personnellement, j’aime faire les choses humblement, sans extravagance… », nous raconte-t-elle. Tout comme le cas de Bintou, le concept des uniformes des femmes lors des cérémonies de mariage dans la capitale malienne est en passe de devenir un fardeau pour les femmes. À Bamako, cette coutume longtemps symbolique lors des mariages voit ses contours évoluer. Les femmes et jeunes filles se parent d’un uniforme lors de ces cérémonies, un geste censé célébrer l’union de deux personnes tout en renforçant la cohésion sociale. Pourtant, initialement, l’uniforme visait à favoriser l’harmonie visuelle et à éviter toute distinction entre les participantes. Cependant, aujourd’hui, cette tradition est en train de se transformer en une quasi-obligation, sous la pression sociale, mettant en lumière les disparités économiques. De simple plaisir esthétique, l’uniforme est devenu une norme difficile à contourner, même pour celles dont les moyens financiers sont limités. Ce qui, parfois, crée des mésententes dans le foyer, car certaines imposent à leur époux l’achat de ces tenues, même s’ils n’en ont pas les moyens. Fanta Coulibaly, une mère de famille à Badalabougou, en commune V du District de Bamako, semble être de ce groupe de femmes. « Acheter l’uniforme doit être un devoir pour tous chefs de famille, parce que la femme a besoin d’être bien habillée lors des cérémonies de mariage. Mais, certains hommes ne comprennent pas cela. C’est pourquoi ils refusent de payer l’uniforme pour leur épouse », argumente-t-elle. Pour elle, c’est l’homme qui doit obligatoirement payer ces tenues de mariage de sa femme. QUIPROQUO – Contrairement à notre précédente interlocutrice, Djeneba Sinayoko, une femme mariée, la quarantaine, résidant à Dialakorobougou, dans la zone de Baguineda, sur la route de Ségou, pense que des femmes, de nos jours, sont dans l’excès au sujet de l’uniforme. Elle estime que la pratique n’est pas la seule façon d’apporter son soutien, lors du mariage d’un proche, « il y a aussi les aides financières qui sont plus importantes dans le mariage de célébration ». « Aujourd’hui, mes sœurs pensent que la pérennisation d’une union est forcément liée à la façon de célébrer le mariage. Un seul uniforme peut coûter plus 15 000 FCFA. C’est qui est trop chère ! », s’exclame-t-elle. Djeneba Sinayoko explique que « c’est pourquoi, les femmes usent de tous les moyens pour payer des tenues de mariage hors de prix ». Plus explicite, tout en s’opposant à la mode, elle ajoute : « Certaines dames manquent de respect à leur mari sous prétexte que celui-ci n’a pas payé l’uniforme. Cela doit prendre fin ». L’habitante de Dialakorobougou nous a raconté une anecdote entre une épouse et son mari, dans son quartier. Le couple se bagarre toujours pour des questions d’uniforme. « Je connais une femme qui refuse le lit conjugal à son époux pour la simple raison qu’elle n’a pas eu d’uniforme de mariage. À chaque mariage, ce sont les disputes dans ce foyer. Et tout le quartier est au courant », narre notre interlocutrice. Si payer l’uniforme pour le mariage d’une proche est un signe de solidarité, c’est encore mieux d’emprunter de bons chemins pour l’obtenir. Selon Daouda Fané, un chef de famille, certaines femmes sont capables de détourner l’argent de « popote » pour acheter ces habits de mariage. « Auparavant, nos aïeux avaient initié cette stratégie d’uniforme afin que tout le monde porte les mêmes habits mais à un prix raisonnable. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Des femmes font l’impossible leur uniforme », déplore ce chef de famille d’une cinquantaine d’années. Sept sur dix hommes interrogés suggèrent que la coutume de l’uniforme des femmes doit être rationnalisé. Ceux-ci estiment que ce sont des dépenses « inutiles » qui viennent s’ajouter à d’autres problèmes financiers dans un pays où la pauvreté est générale. « Les dimanches sont connus à Bamako comme les jours de mariage. Ce qui est déjà une dépense inestimable. S’il faut ajouter à cela les frais d’uniforme des femmes, cela devient encore plus compliqué », fait remarquer, sous couvert de l’anonymat, un chef de famille. Il ajoute que les tenues choisies pour les noces sont souvent très chères. « Donc, je trouve que ce n’est pas raisonnable de maintenir cette pratique de l’uniforme lors de nos mariages », pense-t-il. Adama Coulibaly, habitant à Tiéguena, localité située dans la périphérie de Bamako, dans
Région de Dioila : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales
Dioila, 25 fév (AMAP) Le Commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioïla, Harouna Sissoko, a rencontré, mardi, les coordinateurs AIGE de Dioila afin de s’enquérir de l’évolution des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la révision annuelle des listes électorales (RALE) a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance numéro 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le Ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de Décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales de 2024. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans l’optique de s’assurer que cette phase de la prorogation se déroule à la satisfaction des principes édictés par les textes que la démarche de l’AIGE se situe. Hamidou Sissoko a fait l’état de lieu des kits mis à disposition, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Les opérations d’inscription, la radiation, les transferts des électeurs et la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE ont été abordés lors des échanges avec le commissaire. L’absence de certains partis politiques lors de la seconde phase des opérations a été signalée par plusieurs coordinateurs. Ils ont noté auprès du commissaire certaines difficultés qui pourront empêcher plusieurs électeurs d’accomplir leur devoir civique. Entre autres, l’omission de certaines localités sur la liste électorale, comme le village de Dougouyala, dans la Commune rurale de Diedougou (Dioila), les électeurs de Falani Sounkoro se sont retrouvés dans un autre village, plus de 400 électeurs du village de Nana (Commune de Dégnékoro) se trouvent sur la liste du village Boya, un autre village de la même commune. Selon les coordinateurs de Dioila, ces confusions se retrouvent un peu partout à travers la localité. En réponse, Harouna Sissoko a assuré qu’un groupe y travaille déjà. Au-delà de ces échanges, le commissaire a, apporté aux différents coordinateurs, des supports de communication sur l’AIGE. En conclusion, M. Sissoko s’est dit « fier de l’immense travail effectué » et a appelé les populations du Banico à profiter des quelques jours qui restent pour vérifier leur position sur les listes électorales. DF/MD (AMAP)
Opération Sunkalo 2025 : Don de vivres aux couches sociales de la Région de Nara (Ouest)
Nara, 25 fév (AMAP) Quelque 400 ménages, à travers toute la Région de Nara (Ouest), recevront 20 tonnes de riz dont la cérémonie de remise mardi a été présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, Brehima Diallo. Cette vaste opération de don de céréale par les Oeuvres du président de la Transition est présentée comme un témoignage de solidarité et de fraternité du Chef de l’Etat envers les démunies de la Région de Nara en ce début de ramadan. En présence des autorités administratives, des élus, des responsables des forces armées et de sécurité, les membres de la Société civile, le 1er adjoint au maire de Nara, Zekani dit Sidi Mohamed Goundourou, a rappelé que le ramadan est un mois de partage, d’introspection et de générosité. « C’est un moment où les valeurs de solidarité et d’entraide prennent tout leur sens », a-t-il ajouté. Pour sa part, le directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Habib Kouyaté, a rendu un « vibrant hommage au chef de l’Etat pour ce geste salutaire. » « C’est un acte de solidarité importante car il contribuera à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des ménages », a-t-il dit. L’Imam Mahamadou Doucouré, au nom des bénéficiaires, a adressé ses remerciements au général d’Armée Assimi Goita « pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations démunies » et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, s’est réjoui de ce « magnifique geste de solidarité des plus hautes autorités qui va amoindrir la souffrance de 400 ménages à travers toute la région de Nara », avant de rappeler aux bénéficiaires que « cette aide est, certes, modeste mais elle est empreinte d’une profonde sincérité et d’un véritable esprit d’entraide du président Goita. » BC/MD (AMAP)
Tradition : Intronisation du chef de village de Solinta (Bafoulabé, Ouest)
Bafoulabé, 25 fév (AMAP) Le nouveau chef du village de Solinta, Mahamady Sissoko intronisé, lundi dans sa cour, est le 15ème de la lignée qui succède à Namakè Sissoko, décédé en septembre 2024. Situé dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), dans l’arrondissement de Oualia, Solinta est un vieux village fondé par Sanou Mamoudou Sissoko, il y a plus de 300 ans, selon les villageois. La chefferie est assurée, dans cette localité, par la catégorie des pères issus du fondateur. Etla succession tourne dans toutes les familles Sissoko. C’est dans une ambiance festive, obéissant à un certain nombre de principes que la cérémonie dont aucun détail n’a été négligé s’est déroulée. Pérennisaant une tradition ancrée, elle a débuté par l’installation du nouveau chef sur son siège, suivi du port du bonnet qui a tout son sens (respect, protection, considération et responsabilité). Mahamady Sissoko, ensuite, reçu sa médaille des mains du chef d’arrondissement de Oualia, lui conférant le pouvoir d’exercer. Le sous-préfet, Youssouf Konaté, dans son mot de circonstance, a exhorté le nouveau chef de village a s’inscrire dans la dynamique du développement. Quant au nouveau chef de village, Mahamady Sissoko, en réponse, il a sollicité « l’accompagnement de tous pour la réussite de sa mission. » BM/MD (AMAP)
Ségou : Concertation des forces vives sur le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation
Ségou, 24 fév (AMAP) Ségou a abrité lundi, la concertation régionale sur l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, à l’instar des autres régions, au cours d’une journée où les forces vives ont échangé sur plusieurs thématiques ayant trait à la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles ont également formulé des recommandations afin d’enrichir le document de l’avant-projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Dans son allocution, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a salué cette initiative inclusive impulsée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, l’objectif est de doter notre pays « d’un document cadre de politique publique qui servira de socle et constituera le bréviaire des actions qui fonderont durablement la paix et la réconciliation nationale indispensables pour promouvoir le développement harmonieux de nos territoires. » « Je demeure convaincu que notre région, imbue de ses valeurs culturelles multi séculaires de maaya, de dialogue et de pardon saura tirer le meilleur parti de cette heureuse opportunité. Une rencontre d’échange qui permettra à nos forces vives de verser leurs observations et contributions concourant à l’avènement d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dont les Maliens se reconnaîtront », a-t-il dit. Pour sa part, le gouverneur de la Région de Ségou, le Commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré. qui a présidé l’ouverture des travaux, dans la salle de conférence du gouvernorat, a fait noter que c’est pour assurer une inclusivité maximale à ce processus que ces consultations sont organisées. « L’objectif est de recueillir un large éventail d’opinions et de propositions en vue d’améliorer ce document dans le cadre de l’apaisement du climat sociopolitique et l’amélioration de la gouvernance au mali », a indiqué Soulaïmane Traoré. En présence de son directeur de cabinet, Boureïma Ongoïba, et du préfet du Cercle, Daouda Diarra, il a invité les différents acteurs à plus d’implication et d’assiduité et à des débats francs et constructifs pour que les résultats des travaux contribuent à l’enrichissement des réflexions au niveau national. MS/MD (AMAP)

