Transformation de peaux d’animaux : D’énormes défis à relever sur le chemin de la qualité

Par Aminata DJIBO Bamako, 28 avr (AMAP) Au bord du fleuve Niger, à Baco-djicoroni, la fraîcheur matinale cadre bien avec l’animation et l’ambiance. Panier en main, des femmes se dirigent vers l’eau boueuse comme une escouade en mission. Elles ont des peaux d’animaux (chèvre et mouton) dans des récipients qu’elles tremperont dans un mélange de produits liquides aux odeurs fortes et désagréables. C’est un travail ardu et minutieux pour ces braves dames dont les murmures et gestes se mêlent aux brouhahas des enfants qui s’amusent à épiler les peaux. « Nous faisons ce travail depuis des années. Nous sommes approvisionnées chaque matin par des bouchers. Après le nettoyage, nous revendons les peaux à partir de 500 Fcfa à des acheteurs qui les convoient, pour la transformation, à l’Artisanat », affirme Oumou Traoré, triant les peaux prêtes à être lavées. Parlant du processus de traitement, l’une des femmes explique qu’elles commencent par tremper les peaux dans une solution de potasse pendant une nuit. Elles sont, ensuite, lavées dans les eaux du fleuve et mises dans des fientes de poules pour un dernier nettoyage, puis replongées dans une solution de nep nep (fruit de l’acacia nilotica). Une fois cette étape terminée, les peaux sont exposées aux rayons du soleil le temps d’être bien asséchées. Ces peaux sont utilisées dans la fabrication des produits de maroquinerie (sac, ceinture et chaussure). Sadio Korkoss, un vieux travailleur du cuir au Grand marché de Bamako dans le secteur dénommé «Artisanat», y évolue depuis plusieurs années. «Quand nous achetons la peau sèche, nous appliquons des colorants, principalement du jaune et du marron», dit-il, tout en insistant sur la nécessité de choisir la bonne peau dès le départ. Evoquant la chaîne complexe de valeur ajoutée du métier, l’artisan explique qu’un mouton nourrit jusqu’à cinq personnes, de celle qui l’élève à celle qui vend la peau, en passant par les artisans qui la transforment en produit fini. Cependant, malgré cette valeur ajoutée, la chaîne de production fait face à une kyrielle de défis.  EXPORTATION DE PEAUX – Par le passé, une peau de mouton se vendait à 2 000 Fcfa et celle de vache à 10 000 Fcfa. La donne a changé, selon Sadio Korkoss. «Il est rare de voir des peaux de vaches à Bamako, car la majorité est exportée vers le Ghana, la Thaïlande et le Brésil. La peau de chèvre est  principalement destinée aux concepteurs de tambour», précise-t-il. Cette tendance est due au manque d’infrastructures modernes de transformation au Mali où l’industrie du cuir, en particulier celle de la fabrication de chaussures, a connu son âge d’or. « L’Industrie malienne des tanneries (IMAT) peut traiter jusqu’à 30 000 peaux par jour », selon son chef du personnel, Almoubachar Haïdara. Mais faute de clients réguliers, « seulement quelques conteneurs sont envoyés à l’exportation chaque mois, et encore moins si la qualité ne répond pas aux attentes du marché international. » Malgré cette capacité de production, l’industrie malienne peine à s’imposer face à la concurrence internationale parce que la transformation des peaux au Mali reste partielle. La plupart des produits sont envoyés à l’étranger sous forme de produit semi-fini, souvent pour être traités dans des pays où les standards de fabrication sont plus élevés. « En raison du manque de technologies et d’une infrastructure fragile, l’objectif de produire des articles finis sur place est encore un rêve lointain », avoue notre interlocuteur. Oumar Koné, vendeur d’articles à l’Artisanat, renchérit : « Le marché des produits artisanaux n’est plus aussi florissant et la qualité des peaux locales se détériore. Cette situation est due essentiellement à la rareté des activités touristiques. » Malgré un marché morose et des tonnes d’invendus, l’IMAT tient. Selon le chef de personnel, l’entreprise se tourne vers la modération de ses produits. « Nous traitons des peaux provenant de divers pays, comme le Sénégal et nous avons une usine qui traite des peaux de chèvres et de moutons. Le processus est complexe. Au Mali, l’absence d’abattoirs frigorifiques pour les peaux pose également un problème», dit-il. QUALITÉ EN CAUSE – L’une des étapes cruciales de la transformation est la conservation des peaux, souvent en utilisant du sel. Cette méthode permet de prolonger leur durée de vie avant de commencer le traitement. Selon Almoubachar Haïdara, la production industrielle de cuir au Mali suit un long processus de transformations chimiques. La peau est soumise à un premier traitement où des produits chimiques sont utilisés pour éviter la putréfaction. Elle est ensuite plongée dans des solutions, notamment une solution de bleu neige, un produit à base de chrome qui permet de la teindre, donnant ainsi une couleur uniforme. Ce traitement se poursuit jusqu’à ce que la peau soit prête pour la coupe et la fabrication de produits finis. La qualité des peaux d’animaux au Mali est souvent mise en cause. Certains spécialistes expliquent que cette situation est liée à beaucoup de facteurs, notamment le climat sahélien qui fait que nos animaux sont moins gras, donc leurs peaux sont moins adaptées à la transformation. « En raison du climat sahélien, les animaux au Mali ne sont pas aussi gras que dans d’autres régions, ce qui rend certaines peaux moins adaptées à la transformation. Nous devons toujours travailler avec des peaux de qualité inférieure et souvent, nous avons des défauts visibles après le traitement », regrette Almoubachar Haïdara Autre handicap du secteur est que les produits fabriqués localement, notamment les sacs, les ceintures ou chaussures, peinent à séduire le marché local. Nous avons fait un tour à l’Artisanat de Bamako, où chacun a une tâche, qu’elle soit simple ou délicate. Certains mettent de la peinture sur les peaux sèches et d’autres utilisent des machines à coudre pour confectionner divers articles. La diversité des produits, accrochés aux murs, en dit long sur le savoir-faire des artisans maliens. Mais leur travail n’est pas toujours apprécié à sa juste valeur. « Nous souffrons ici pour faire de meilleurs produits, mais quand on dit nos prix, les clients fuient. Pourtant, si c’est importé d’autres pays ils les achètent », déplore

Développement communautaire au Mali : le projet « Malidenko » voit le jour

Bamako, 28 avr (AMAP) Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a présidé, ce lundi, 28 avril 2025, la première session du comité d’orientation et de pilotage du Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali (Malidenko), dans la salle réunion du ministère de la Refondation de l’État. « Ce projet est conçu pour répondre aux besoins des communautés », a déclaré le ministre Wagué , ajoutant que le choix est porté sur la méthode 80-20 pour réduire les coûts liés à sa gestion. Cette méthode consiste à destiner les 80% du budget du projet aux populations bénéficiaires et les 20% aux coûts de gestion. C’est par le décret N°2025-0231/PM-RM du 04 avril 2025 que le Projet de résilience communautaire et de service inclusif au Mali, appelé, « Malidenko » a été créé. Il a une durée d’exécution de quatre ans, un budget global de plus de 88 milliards, financé par l’État du Mali avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet est conçu pour améliorer les conditions de vie des individus et des communautés. Il cible principalement les zones nouvelles sécurisées dans le Nord du Mali (Tombouctou, Kidal, Taoudéni) et les zones à risques dans le Sud (Kayes, Nioro, Nara). « L’approche inclusive et participative adoptée par Malidenko constitue une rupture salutaire avec les méthodes directives qui ont souvent montré leurs limites », a encore dit le ministre en précisant que ce projet « est le nôtre », ce que traduit l’expression en Bamanan : « Mali denw ka ko de do ». Selon lui, c’est une initiative portée par son département qui « s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement en matière d’amélioration du cadre de vie des populations et qui cible les personnes les plus vulnérables. » « A travers la tenue de cette première session, les membres du comité de pilotage apporteront leur pierre à l’édifice du développement communautaire en statuant sur le Projet de plan de travail et de budget annuel (PTBA) et en formulant des recommandations. Ce document reflète, à la fois, la vision stratégique du projet et les besoins réels du terrain », a souligné le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale. Le ministre a remercié la Banque mondiale pour son appui constant et réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de ce projet un modèle de réussite. La quasi-totalité des membres et participants du comité d’orientation et de pilotage étaient présent dont le coordinateur du projet, Amadou Traoré. ST/MD (AMAP)

Casablanca : Le ministre Abdoulaye Diop met en avant la vision de la Confédération AES au Forum de Crans Montana

Bamako, 25 avr (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération, Abdoulaye Diop, a salué le soutien constant du Maroc et exposé les priorités de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), à la session exceptionnelle du Forum de Crans Montana, tenu à Casablanca, au Maroc, du 24 au 26 avril 2025, selon un communiqué du ministère malienne des Affaires étarngères. « Nous luttons contre le terrorisme tout en transformant nos économies pour attirer les investissements », a déclaré le chef de la diplomatie malienne, invité par l’ambassadeur Jean-Paul Carteron, Il a, également, insisté sur la nécessité de rompre avec les modèles néo-coloniaux : « Les chefs d’État de l’AES ont choisi de privilégier des actes constructifs, loin des mécanismes de dépendance. » Le ministre a poursuivi sa journée en participant à un panel intitulé « Perspectives pour l’Afrique de l’Ouest : la nouvelle Confédération des États du Sahel. » Accompagné du ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré et de l’ambassadeur burkinabè au Maroc, il a rappelé le contexte de la création de l’AES et de sa Confédération. « Notre approche est constructive vis-à-vis de la CEDEAO et nous attendons un engagement fort de l’Union africaine », a-t-il affirmé. Les panélistes ont également évoqué un changement de paradigme dans la coopération internationale, notamment dans les domaines de la défense et de la souveraineté. « La Transition dans nos trois pays marque une appropriation des leviers de développement », a conclu M. Diop. Aux côtés de personnalités telles que le Grand-Duc Henri de Luxembourg, le vice-Premier ministre de la République démocratique du Congo (RDC), le président du Port de Dakar et le PDG d’une société émiratie, le ministre Diop a co-présidé la cérémonie d’ouverture ce 25 avril. Cette session du Forum de Crans Montana a offert une plateforme pour promouvoir la vision de la Confédération AES et renforcer les partenariats régionaux et internationaux. OS/MD (AMAP)

Le Miankala célèbre sa Journée culturelle chez ses cousins sénoufo à Zégoua

Kadiolo, 27 avr (AMAP) Le premier cycle A de Zégoua a abrité ce dimanche 27 avril 2025 les festivités de la Journée culturelle du Miankala sous la présidence du préfet Bakary Dioman Diakité, a constaté l’AMAP sur place. Organisée par « Miankala ton Tchiproco de Kadiolo (MTCK) et Miankala ton wuyeco de Zégoua (MTWZ), l’objectif de cette journée était de magnifier la riche culture du Miankala et de renforcer le vivre ensemble entre les Mianka et leurs cousins Sénoufos. Les services techniques et de sécurité, légitimités traditionnelles, chefs de villages, leaders religieux, organisations de femmes et de jeunes du Cercle, ont tous répondu à l’appel. Les festivités se sont déroulées dans une liesse populaire et le cousinage à plaisanterie entre Sénoufo et Mianka, Des délégations venues de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso voisins étaient présentes à la cérémonie. La grande association Mianka le « Mamala » a enyoyé  un représentant. Après les différents discours, émaillés de plaisanteries dans le cadre du cousinage, deux chiens ont été offerts aux Mianka. Les danses traditionnelles ont agrémenté la fête jusqu’au-delà de 18 heures. Rendez-vous est pris pour la prochaine édition en 2026. NIO/MD (AMAP)

Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)

Cercle de Kéniéba : Le général de brigade Moussa Soumaré en tournée d’explication sur le nouveau Code minier

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a effectué, du 22 au 25 avril 2025, une visite dans la circonscription administrative de Kéniéba, dans le Sud-Ouest du Mali, pour informer les populations sur les nouveaux lois et textes régissant le secteur des mines, a annoncé que les sites miniers clandestins seront fermés. La mort des braves femmes survenue le 15 février 2025 à la suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la Commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba, ressemble à un cauchemar. Elle plonge les populations du Cercle de Kéniéba dans le désarroi, poussant le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, à recadrer l’exploitation aurifère. Il est important d’informer les habitants du Mont Tambaoura sur cette mesure et d’autres, afin de lutter contre l’exploitation illicite de l’or. C’est ce qui explique la visite d’information et de sensibilisation qu’a effectuée le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, dans le Cercle de Kéniéba. Accompagné d’une forte délégation, Il s’agissait également pour le général de brigade Moussa Soumaré d’échanger avec les forces vives du Cercle de Kéniéba afin de recueillir leurs préoccupations. Le gouverneur et sa délégation sont arrivés dans la ville sous un temps ensoleillé. Le soleil se dirigeait vers l’Ouest et ses rayons rouges rivalisaient avec la poussière rouge provenant des mines, des placers. Cette poussière marque aussi la densité du trafic menant vers les zones aurifères et l’excès de vitesse des véhicules sur ces voies très dégradées, en plusieurs endroits. Bien que des travaux de réfection sont en cours sur l’axe Sadiola-Dialafara-Sitakaly-Kéniéba. Après avoir été accueilli par le 1er adjoint au préfet de Kéniéba, Sékou Kanta, et échangé des poignées de main avec d’autres autorités locales, le gouverneur et sa délégation ont entamé leur périple par une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles au domicile de Sékou Sissoko, chef de village de Kéniéba. « Je suis venu vous voir. Touché par la perte de 40 braves dames dans la Commune de Dabia, le président de la Transition a pris des dispositions pour que de tels drames ne se reproduisent plus. C’est pourquoi, j’ai effectué cette mission. Nous comptons sur vous pour l’application de ces dispositions », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Répondant au chef de l’exécutif régional, les chefs de quartiers de Kéniéba ont réaffirmé leur soutien à la Transition « qui se soucie du devenir des populations. » « Nous voulons accueillir  le président de la Transition à Kéniéba, en compagnie du gouverneur de la Région. Les autorités de la Transition font un bon travail », a déclaré le porte-parole des légitimités traditionnelles de Kéniéba. D’une part, ces chefs traditionnels sont pour le maintien de leur cercle dans la Région de Kayes. D’autre part, ils demandent au gouverneur de s’investir pour l’érection de cette circonscription administrative en région. ECOUTE, ECHANCES  : S’agissant de la gestion du pays, les légitimités traditionnelles souhaitent que les autorités composent avec les populations et non avec les partis politiques qui ne se soucient, selon elles, que de leurs propres intérêts. Elles ont également évoqué des problèmes de route, de véhicules, notamment pour la gendarmerie, de sécurité et d’électricité. Après le domicile du chef des quartiers de Kéniéba, le chef de l’exécutif régional et sa délégation se sont rendus au domicile de Aboubacar Baldé, Iman de la grande mosquée de Kéniéba pour une visite de courtoisie. Aboubacar Baldé, qui dirige cette grande mosquée depuis 1988, a fait des bénédictions et de prières pour le pays. Au deuxième jour de tournée, le général de brigade Moussa Soumaré a eu une série de rencontres à huis-clos à la préfecture. Il a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet et les sous-préfets. Ensuite, successivement, les services locaux, les forces de défense et de sécurité, puis les maires, leurs 1er adjoints, les délégations spéciales, ainsi que les secrétaires généraux des mairies. Le général de brigade Moussa Soumaré s’est livré au même exercice avec les légitimités traditionnelles et la société civile, y compris les femmes et les jeunes. La journée s’est achevée par le huis-clos avec les compagnies minières évoluant dans le Cercle. Celles-ci ont dénoncé l’occupation illicite de leurs zones par des orpailleurs. Lors de ces huis-clos, le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des textes relatifs aux mines, à la gestion des mairies. Il a demandé à la jeunesse de s’investir dans la restauration des terres dégradées. Pour cela, ils bénéficieront de l’appui des mines. Selon le gouverneur, les populations doivent s’approprier les nouvelles lois et dispositions régissant l’activité minière. Il a annoncé un inventaire des différents sites miniers se trouvant dans ce cercle. L’État prévoit la fermeture de tous les sites illégaux pour éviter l’effondrement des puits d’or qui occasionne des dégâts humains et matériels. A l’issue de cette concertation, le maire de la Commune rurale de Kassama, Habib dit Koura Sissoko, a qualifié la rencontre d’instructive. « Le gouverneur nous a donné des explications sur les nouveaux textes et les nouvelles mesures. Il a insisté sur la restitution des sessions et a évoqué la question du recouvrement des taxes », a dit l’édile. Dans le Cercle de Kéniéba, certaines communes connaissent des problèmes liés au développement, à la désignation des chefs de village, à la décentralisation et à l’insuffisance de personnel, notamment dans le domaine de l’enseignement. L’un des temps forts de la deuxième journée (jeudi) de cette visite a été consacrée à une conférence, suivie de débats, sur les nouveaux textes et dispositions concernant les secteurs des mines, de l’eau et de l’assainissement, de l’environnement. La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Conseil de Cercle, a enregistré une forte participation des forces vives. BMS/MD (AMAP)

Sébabougou, près de Diéma (Ouest) vidé de ses habitants par des groupes armés

Diéma, 27 avr (AMAP) La localité de Sébabougou, à mi-chemin entre Diéma (Ouest) et Bamako, sur une distance de plus de 100 km, est pris pour cible, depuis samedi matin, par des Groupes armés terroristes (GAT), qui ont assiégé le village, selon des sources locales. Contacté par l’AMAP, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma,  Abdoulaye Amadou Diarra, a confirmé qu’ « après une opération vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMA) dans les secteurs de Sébabougou et environs, les Groupes armés terroristes (GAT) ont accusé la population de cette localité d’avoir facilité  cette opération militaire. » « En conséquence, les Groupes armés terroristes ont sommé les populations de Sébabougou de quitter leurs domiciles dans un délai de 48 heures », a dit le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma. C’est ainsi que certains habitants ont commencé à fuir, depuis le 25 avril 2025. Alors que d’autres, qui pensaient que la menace n’était pas réelle, ont préféré rester. Samedi 26 avril 2025, les GAT sont arrivés nombreux dans le village, vers 9 heures, pour encercler Sébabougou, intimant l’ordre à ceux qui étaient restés d’évacuer les lieux avant 10 heures. Les habitants présents ont, cette fois-ci, pris au sérieux la menace, et ont rallié certaines localités voisines pour chercher refuge. A cause de ce départ massif, la foire hebdomadaire de Sébabougou n’a pu se tenir samedi. Le village est désormais vidé de ses habitants. « Les GAT se sont retranchés pour échapper aux FAMA, en patrouille dans la zone », a dit le commandant de Brigade de gendarmerie. OB/MD (AMAP)

Championnat régional de 2e Division de la Ligue de Sikasso : Le Tata national, en visite à Ouélessébougou vainqueur de la 4e journée

Ouélessébougou, 27 avril (AMAP) Le Tata national de Sikasso, s’est imposé, samedi 26 avril 2025, sur le score de 1 but à 0 à l’AS SOMAPP de Ouélessébougou, à domicile, au stade municipal, pour le compte de la 4e journée du championnat régional de 2e division de la Ligue de football de Sikasso Dans un match bien tendu, les deux clubs ont réussi, chacune, à maintenir leur système de jeu, jusqu’à la 43ème minutes quand le Tata national, a profité d’une faute sur le numéro 12 de l’AS SOMAPP. Les visiteurs ont pris le devant, avec ce but instruit par Nouhoum Bamba, le dossard numéro 7, à la suite d’un coup franc bien cadré. La première mi-temps s’est soldée sur ce score. Ainsi, à la 63ème minutes, les Sikassois ont obtenu un penalty sur une faute malheureuse de Siaka Coulibaly. Le numéro 10 de Sikasso n’a pas pu le transformer face au portier de l’équipe adverse qui l’arrête. Aucune tentative des locaux n’est parvenue à remettre les pendules à l’heure, même si l’enjeu était de taille pour engranger les trois points. C’était sans compter avec la détermination des visiteurs du jour. Ousmane Coulibaly, dit Ozo, entraîneur du Tata national, très ému, après avoir félicité ses joueurs pour cette victoire méritée, a affiché l’engagement de son équipe à poursuivre la course. « Après les défaites des deux derniers matchs, cette victoire d ‘aujourd’hui est une relance pour l’équipe de Tata », a-t-il dit. Quant à Fakô Diarra, encadreur de l’équipe malheureuse, il a, malgré, la défaite salué la prestation de son équipe, tout en exprimant « l’urgence de gagner les prochaines rencontres » afin de se faire une place dans le championnat. AC/MD (AMAP)

Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu

Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)

Le CNT adopte cinq projets de loi majeurs lors de sa première séance plénière d’avril 2025

Bamako, 24 avr (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, jeudi vinq projets de loi, visant à renforcer le développement économique, agricole et linguistique du Mali, lors de sa première séance plénière de la session d’avril dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB, sous la présidence du général de corps d’Armée, Malick Diaw. Selon la Direction de la communication, de la documentation et de l’information du CNT, les membres de l’institution ont adopté, à l’unanimité, la création de la Caisse des dépôts et consignation du Mali (CDC-Mali), un outil clé pour la gestion des ressources financières, et la ratification d’un accord d’appui budgétaire avec le Fonds du Qatar pour le développement, destiné à soutenir les priorités nationales. Trois autres projets ont recueilli un large consensus avec 122 voix pour, 1 contre, et, pour l’un d’eux, 1 abstention :  La ratification d’un prêt avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour financer la Phase 2 du Programme d’irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué, visant à booster la productivité agricole. Ensuite, la création du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou (Mord), pour promouvoir la sécurité alimentaire. Enfin, la détermination des conditions d’emploi des langues officielles du Mali, renforçant l’identité culturelle et la cohésion nationale. « Cette séance, marquée par une forte participation des 122 membres présents, illustre l’engagement du CNT à faire avancer les réformes essentielles pour le développement du Mali dans le cadre de la transition » indique le communiqué des services de presse du CNT. OS/MD (AMAP)