Réunion du cadre d’échanges entre les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles au titre du deuxième trimestre 2025
Tenenkou, 1er juil (AMAP) Les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles de Tenenkou, se sont rencontrés, lundi, au titre du deuxième trimestre 2025, pour se pencher sur les besoins, préoccupations et attentes des populations, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif de cette rencontre était, aussi, d’informer les légitimités traditionnelles sur les grandes décisions ou actions portant sur la vie de la Nation prises par les autorités durant le deuxième trimestre 2025 et de formuler des recommandations. Le 2e adjoint au préfet du Cercle, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la rencontre, dans la salle Weltaré de la Préfecture du Cercle de Tenenkou, a fait un tour d’horizon des principales décisions nationales prises au cours de ce deuxième trimestre 2025. Il s’est félicité « de la forte mobilisation des participants, » toute chose qui prouve à suffisance leur engagement à contribuer à l’amélioration de la situation des populations. ». Il leur a rappelé que ce cadre d’échanges est une occasion idéale de discussions, Les participants ont formulé plusieurs recommandations allant dans le sens de l’amélioration du cadre de vie des populations du cercle de Tenenkou. Parmi les décisions arrêtées, on relève, entre autres, l’organisation de la Biennale artistique et culturelle en décembre 2025 à Tombouctou (Nord), la suspension des activités des partis politiques, la dissolution des partis politiques, l’adoption d’un projet de loi autorisant la prorogation du mandat du président de la Transition à 5 ans à l’instar de ses pairs de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). L’audit des comptes des partis politiques par la Section des comptes de la Cour suprême, sans oublier la nomination du général de Brigade Daouda Dembélé comme gouverneur de la Région de Mopti, ont, aussi, été abordés. Le capitaine Boubacar Sissoko a invité les chefs de villages « à intensifier la sensibilisation sur ces sujets, dans leur localité afin de faire passer le bon message. » Des sujets d’intérêt local ont également été abordés. Il s’agit de l’embargo sur la localité de Diafarabé, le problème du réseau Orange, la panne des deux groupes électrogènes de la centrale d’Energie du mali (EDM) à Tenenkou . Des préoccupations portant sur la sécurité la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau et le désenclavement ont été ,egalement, passées au crible. Le représentant du chef de l’exécutif local a donné des gages et a assuré les populations, sur toutes ces préoccupations, « de la détermination de l’Administration et des dispositions prises afin de trouver des solutions rapides et un retour à la normale. » En retour les légitimités traditionnelles ont fortement apprécié cet exercice d’explication et se sont engagées « à soutenir et accompagner les actions des autorités de la Transition. » Ont également pris part à cette rencontre, le secrétaire général de la mairie représentant le maire de la Commune urbaine, les chefs de villages du cercle ou leurs représentants, les représentants des services techniques, des Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment la Garde, la Gendarmerie et le détachement militaire ainsi que les représentants des organisations de la Société civile. Le deuxième adjoint au préfet leur a assuré que « l’Administration restera toujours aux côtés des populations du cercle de Tenenkou », avant d’inviter les légitimités traditionnelles à s’impliquer davantage pour relever les défis de l’heure. Dans son intervention de clôture, le deuxième adjoint au préfet du cercle s’est félicité de la qualité et du ton qui ont animé ces échanges avant d’inviter les légitimités traditionnelles à continuer « à soutenir les autorités de la transition ainsi que les Famas dans leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. » AS/MD (AMAP)
Agence de développement régional de Bamako : 7,33 % de baisse du budget prévisionnel 2025 par rapport à l’année dernière
Bamako, 24 juin (AMAP) Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako, Balla Traoré, a présidé ce lundi, la 12ᵉ session du Conseil d’administration de l’Agence de développement régional (ADR) de Bamako dont le budget prévisionnel 2025 enregistre une baisse de 7,33 %, par rapport à 2024, a constaté l’AMAP. Selon le président de l’ADR, Hamadou B. Yalcouyé, « l’année 2024, marquée par un contexte difficile lié à une économie de guerre et à une raréfaction des ressources publiques, a mis à l’épreuve la capacité de l’agence à produire de l’impact avec des moyens limités. » Il a déclaré que l’équipe, « composée d’agents sous contrat de performance, a redoublé d’efforts pour répondre aux attentes croissantes des collectivités. » « Cela s’est traduit par un taux de réalisation de 64,28 % des activités planifiées et une performance globale portée à 85 % grâce à la prise en charge de 146 sollicitations des collectivités et de 12 assistances techniques spécifiques », a indiqué M. Yalcouyé. Il a, aussi, précisé que le taux d’exécution du budget s’élève à 46,92 %, en dépit de la perception tardive d’un tiers de la première tranche du budget de fonctionnement, intervenue seulement en octobre 2024. Pour 2025, l’agence prévoit de poursuivre sur cette lancée. « Le budget prévisionnel enregistre une légère baisse, mais cela ne doit en aucun cas limiter notre engagement », a conclu Hamadou B. Yalcouyé. « En cette année 2025, nous franchissons une nouvelle étape dans notre ambition commune de faire du district de Bamako un territoire résilient, moderne et inclusif » a affirmé le président de la Délégation spéciale de la mairie, Balla Traoré. Il a rappelé que l’ADR de Bamako, en tant que bras technique des collectivités territoriales, place l’année 2025 sous le signe de l’accompagnement de proximité, de l’innovation face aux défis climatiques, de l’assainissement, de l’embellissement urbain et de l’intégration de la transition numérique. Enfin, il a rassuré les participants que « les interventions continueront d’être guidées par les priorités des décideurs du District, chacun dans son domaine de compétence et de territoire. » MMD/MD (AMAP)
« Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : Suspension jusqu’au jeudi pour les réquisitoires et de la plaidoirie
Bamako, 30 juin (AMAP) La Cour d’assises, à la 18ème journée de la deuxième session du procès de « l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a suspendu l’audience, lundi, jusqu’au jeudi 03 juillet 2025, pour le début de la phase des réquisitoires et de la plaidoirie, a constaté l’AMAP La suspension est intervenue, après le témoignage de l’actuel Secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, depuis 2021, le général Sidiki Samaké. Dans sa déposition, le général Samaké, a expliqué qu’il n’a été associé ni à l’élaboration, ni à l’exécution du contrat dont il est question aujourd’hui. « À l’époque des faits, plus précisément en 2014, je venais de terminer la formation des nouvelles recrues dans l’Armée. A cette époque, j’étais colonel ». Il a donné des précisions sur l’élaboration des besoins de l’armée, dans les conditions normales. « C’est le chef d’état-major qui consulte et recense les besoins des différentes structures de l’Armée relévant de lui et transmet ces besoins au ministère de la Défense et des Anciens combats. Et, c’est ce qui se passe actuellement », a fait savoir le général Sidiki Samaké. Parlant de l’achat de l’avion présidentiel, il a dit qu’aucun élément de cette affaire n’est passé au ministère de la Défense et des Anciens combats. » La Cour a suspendu l’audience, pour donner deux jours (mardi et mercredi) au ministère public de préparer son réquisitoire. Le parquet général et la partie civile interviendront le jeudi 03 juillet prochain. La défense, vendredi et le lundi, pour sa plaidoirie. ST/MD (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Les attentes des leaders mondiaux
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 30 juin (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, a participé à l’ouverture solennelle de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui a débuté, ce lundi à Séville, en Espagne, et prendra fin le 4 juillet. A cette ouverture, sous la présidence du chef du gouvernement du Royaume d’Espagne, Petro Sánchez, le Premier ministre du Mali, a représenté le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. C’était en présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antònio Guterres et de plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement et d’organisations internationales, régionales et sous-régionales. Unis en cette occasion, les leaders mondiaux et chefs d’institutions financières, de commerce et de développement ont adopté, de façon consensuelle, le « Compromis de Séville ». Il s’agit d’un document qui doit sanctionner ces travaux de quatre jours. Le texte est considéré comme « un Nouveau partenariat financier pour un développement durable pour les 10 prochaines années. » Le président de la Conférence, le Secrétaire général de l’ONU, les patrons de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union africaine (UA) et d’autres institutions ont envoyé des messages forts à la communauté financière internationale. Ils ont invité à des mesures concrètes pour permettre aux pays en développement de se défaire du poids du service de la dette qui entrave l’accès aux financements et investissements adaptés à leurs besoins. Ils ont proposé de mettre en œuvre des mécanismes pratiques et viables pour réduire le coût des envois de fonds des diasporas. Ils ont, également, attiré l’attention sur la nécessité de s’assurer du caractère inclusif du programme de développement durable. Et ont appelé à des efforts énormes en matière de mobilisation des ressources internes pour faire face aux besoins de financement dans un monde où les investissements directs se font rares. Lors du débat général, en cours, chaque chef d’État et de gouvernement présentera sa vision ou sa stratégie nationale de développement durable. Ils prendront part aux travaux en plénière, à des tables rondes et auront des rencontres bilatérales. Durant ces quatre jours, huit plénières et six tables rondes sont prévues. Cette Conférence intervient 10 ans après celle tenue en 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie, et 5 ans avant la date buttoir des Objectifs de développement durable (ODD). CMT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 27 juin 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 27 juin 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Le présent projet de loi est initié en application des articles 121 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnance, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la Session ordinaire du Conseil National de Transition, ouverte le 7 avril 2025 et l’ouverture de la Session ordinaire du mois d’octobre 2025. Le projet de loi, adopté, habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires à la réalisation de son plan d’action. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°04338/DGMP/DSP-2022 relatif à la fourniture et à l’installation de trois (03) systèmes d’inspection non-intrusifs (Portal) au profit de la Direction générale des Douanes pour les sites de Diboli, Sikasso et Mahinamine, en lot unique. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société NUCTECH COMPANY LIMITED avec un délai d’exécution de 3 mois pour les fournitures. Le projet de décret, adopté, proroge le délai d’exécution du marché initial en vue de : la relocalisation de l’ancien scanner de Sikasso pour éviter l’arrêt des opérations de contrôle pendant les travaux d’installation du nouveau scanner ; l’aménagement d’un site provisoire à Mahinamine pour assurer la continuité des travaux de contrôle pendant les travaux d’aménagement et d’installation du nouveau scanner ; la réalisation des études techniques et l’aménagement du site préalablement à la définition du positionnement du scanner de Diboli. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté :un projet de décret portant cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. ; un projet de décret portant cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Yatéla-S.A. ; un projet de décret portant cession à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali des actions de la Société d’Exploitation des Mines d’Or de Morila-S.A. La Société des Mines d’Or de Yatéla S.A. a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or du même nom. Son capital était détenu à 80% par Sadiola Exploration Limited et à 20% par l’Etat du Mali. L’exploitation de la Mine de Yatéla a subi l’influence négative de la baisse du cours de l’or en 2013 qui a conduit à l’arrêt de ses activités en 2016, alors que les réserves ne sont pas totalement épuisées. Pour éviter la fermeture de la mine et sauvegarder les emplois, l’Etat du Mali et la Société Sadiola Exploration Limited ont signé, le 16 octobre 2024, un contrat de cession d’actions permettant à l’Etat d’acquérir les 80% des actions qu’elle détient dans la Société des Mines d’Or de Yatéla. Avec la signature et l’entrée en vigueur du contrat de cession, l’opérateur minier Sadiola Exploration Limited s’est retiré en laissant à l’Etat la conduite de l’ensemble des opérations. La Société des Mines de Morila a été créée en 2000 pour l’exploitation du gisement d’or de Morila. Son capital est détenu par l’Etat malien à hauteur de 20%, Anglogold Ashanti à 40% et Randgold Resources à 40%. La Société Randgold Resources, opératrice de la mine de Morila jusqu’en 2019, n’ayant plus d’intérêt à développer et à exploiter le potentiel de la mine, a entamé les procédures de sa fermeture. C’est dans cette situation que le 10 novembre 2020, la Société Firefinch Limited a acquis les parts actionnariales de 80% des Sociétés Barrick Gold Corporation et Anglogold-Ashanti au sein de la Société des Mines d’Or de Morila S.A. La Société Firefinch, après avoir entrepris des travaux de forage avec des résultats probants, a rencontré de nombreuses difficultés qui l’ont amenée à abandonner, en 2022, la mine laissant des passifs environnementaux et financiers importants. Afin de continuer l’exploitation des ressources aurifères mises en évidence suite aux travaux de Firefinch, de préserver les emplois et de promouvoir le développement durable local, l’Etat du Mali a signé, le 6 mai 2024, un protocole d’Accord avec la Société Firefinch qui prévoit la reprise de la mine de Morila par l’Etat du Mali. Les Mines d’or de Yatéla S.A. et de Morila S.A. sont confrontées à des difficultés dans leur gestion, en raison de l’absence d’organes de décision suite au départ des sociétés opératrices, qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, consacrent la cession, à titre gratuit, de l’intégralité des actions détenues par l’Etat dans les Sociétés Yatéla S.A. et Morila S.A. à la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali S.A. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère des Transports et des Infrastructures de la parcelle de terrain, sise à Diboli, objet du Titre foncier n°14184 du Cercle de Kayes, Commune rurale de Falémé. La parcelle de terrain, d’une superficie de 17 hectares 52 ares 83 centiares, sise à Diboli dans la Commune rurale de Falémé, est destinée à la réalisation de parking gros porteurs. La réalisation de ce parking permettra de décongestionner le trafic et d’offrir un espace sécurisé de stationnement aux
Les assurances du Premier ministre sur les problèmes des Maliens d’Espagne :
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 29 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a donné, dimanche, à Séville, des assurances à nos compatriotes établis en Espagne sur leurs préoccupations dams leur pays de résidence, a constaté l’AMAP sur place Présent à Séville pour participer à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement, du 30 juin au 3 juillet, le chef du gouvernement malien a rencontré nos compatriotes d’Espagne, dans un hôtel du quartier de Viapol. Occasion pour nos concitoyens d’exprimer des préoccupations qui ont trait à l’accès difficile aux documents administratifs, notamment les cartes Nina et biométrique, le passeport, le visa… Ils ont, également, demandé l’ouverture d’un consulat général, d’une ligne « direct » Espagne-Mali. D’autres problèmes soulevés par les Maliens d’Espagne se rapportent à la possibilité d’être enrôlé dans l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et de bénéficier de logements sociaux, entre autres. En réponse, le chef du gouvernement a assuré que les problèmes évoqués trouveront des solutions dans les 517 recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Le général de Division Abdoulaye Maïga a ajouté que la création de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil permettra de résoudre définitivement ces problèmes. Toutefois, il a souligné que la volonté du gouvernement est de créer les conditions pour permettre aux Maliens de rester au pays. Le Premier ministre leur a demandé de rester unis, solidaires et de respecter les lois du pays d’accueil. Le chef du gouvernement avait à ses côtés les ministres chargés de l’Économie, Alousséni Sanou, des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, et l’ambassadeur du Mali en Espagne, le général Abdramane Baby. CMT/MD (AMAP)
Une conférence débat pour promouvoir la langue et la culture songhoï
Bamako, 28 juin (AMAP) « Pour qu’une culture soit fertile il faut la langue. Et, notre combat c’est de transmettre aux jeunes générations nos savoirs endogènes », a dit le conférencier Alassane Amadou Maiga, à la 4ème édition de la Conférence-débat sur la culture songhoi », qui s’est déroulée, samedi, à l’Université Bazo de Sotuba avec objectif de mettre en valeur la culture songhoï, à travers la langue et son apprentissage. M. Maiga, un des intervenants sur les thèmes : « Quelle est l’origine des Songhoï ? », « Les Songhoï, qui sont-ils ? » et « Les Songhoï sont-ils en voie de disparition ? Quelles perspectives pour leur survie et leurs épanouissement effectif ? », a rappelé que cela fait quatre ans qu’ils organisent ce genre de conférence « pour sensibiliser les jeunes à apprendre et à écrire leur langue. » « Parce qu’une culture, c’est la langue. Quand la langue disparait, la société va disparaitre », a-t-il affirmé. Le Pr Abdoulaye Touré, qui a assisté à la conférence, parle de sa communauté, de ses origines, de sa culture, de sa langue, trouve l’exercice réconfortant de mettre en valeur la langue de sa communauté. « Je vois déjà ce que cela apporte à la communauté et je vois toute l’importance », a souligné le Pr Touré. Venue de Téra, une Région du Niger, pour cette conférence, Mme Bourahima Maimouna, invitée d’honneur, s’est dit beaucoup impressionnée par ces jeunes formés en langue didactique songhoï. « Il faut encourager nos enfants à apprendre à lire et à écrire en songhoï, maintenir notre culture et la transmettre à nos enfants », a-t-elle souligné. Et, salué les initiateurs pour l’organisation de cette belle journée « culturelle songhoï » La conférence avait comme parrain, Abass Diallo et marraine, Houreymatou Cissé. Celle-ci a expliqué que « c’est une manière pour nous de faire la promotion de la culture Songhoi. Comme le nous e savons déjà tous, le Songhoi ce n’est pas que le Mali, ça été un grand empire dans le temps et avec ce genre d’évènement, on a appris beaucoup sur la culture, la nourriture et sur l’origine de la culture songhoï. L’évènement est initié par le responsable de la Radio « La Voix du Nord », Hamadou Seydou Maiga. Les thèmes ont été exposés par des professeurs d’universités spécialisés dans l’histoire du Songhoï et des spécialistes du terroir songhoï, notamment, le Pr Amadou Diadié Sangho, traditionaliste et médiateur social, Dr Ahmed Ibrahim, ainsi qu’Alassane Amadou Maïga, ingénieur d’aviation à la retraite. Un des temps forts de l’évènement, a été la remise d’attestations de reconnaissance aux conférenciers, au parrain et à la marraine ainsi qu’à d’autres personnes pour leur soutien à la promotion de la culture songhoï. Des attestations de formation initiale en langue songhoï ont été remis à 39 jeunes. ST/MD (AMAP)
1ers Jeux de l’AES : le Mali termine sur la première marche du podium
1ers Jeux de l’AES : Le Mali termine sur la première marche du podium Bamako, 28 juin (AMAP) Le Mali s’est classé premier avec 59 médailles dont 27 médailles d’or, 21 médailles d’argent et 11 médailles de bronze, au terme des 1ers Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (JAES), puis le Niger avec 48 médailles dont 19 médailles d’or, 11 médailles d’argent et 18 médailles de bronze et, enfin, le Burkina Faso à la troisième place, avec 14 médailles d’or, 28 médailles d’argent et 13 médailles de bronze. Les trois premiers des Jeux ont reçu leurs trophées, à l’issue d’une semaine de compétition, ce samedi 28 juin 2025, avec la cérémonie de clôture au Palais des sports Salamatou Maïga, de Bamako, a constaté l’AMAP. Le ministre malien de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a présidé la clôture des Jeux, avec à ses côtés son homologue du Burkina Faso, Roland Somda, et le vice-président du Conseil national de Transition (CNT), Hamidou Touré. On notait également la présence des trois ambassadeurs des JAES, Abdoulrazak Issoufou Alfaga du Niger, champion du monde taekwondo en 2017 dans la catégorie de 87kg et médaillé d’argent des Jeux olympiques 2016, Cheick Ahmed Alhassan Sanou dit Iron Biby du Burkina Faso, qui porte le titre de l’homme le plus fort du monde, après avoir soulevé une charge de 231 kg en 2024, premier Africain à remporter le championnat du monde de log lifg en 2018 et Daba Modibo Keïta du Mali, double champion du monde de taekwondo 2007 et 2009. Comme la cérémonie d’ouverture, la clôture a été riche en couleurs avec, notamment, le spectacle de théâtre sur Thomas Sankara, la projection de vidéo de présentation des trois ambassadeurs des 1ers JAES et des Jeux, prestation des jongleurs (20 jeunes danseurs de break danse malien au centre nyatara), la prestation du slameur nigérien Hamani Kassoum dit Jhonel avec la fanfare. Les prochains Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel se tiendront au Burkina Faso. Le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a passé le tèmoin au Burkina Faso, en remettant le Drapeau des JAES au ministre Roland Somda. «Pour la première édition la barre est mis très haut mais impossible n’est pas burkinabé et nous repartons avec confiance et engagement, en donnant l’assurance de réussir la deuxième édition l’année prochaine», a déclaré M. Somda. Le ministre Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a également exprimé sa satisfaction et sa fierté après une semaine intense d’activités. « Les acteurs se sont donnés. On avait l’impression que c’était des Jeux à un niveau encore beaucoup plus élevé. C’est pour dire que nous pouvons relever tous les défis lorsque nous nous donnons la main», a-t-il conclu. Le rendez-vous est donc pris pour l’année procchaine au Burkina Faso pour les IIès Jeux de l’Alliance des Etats du Sahel (JAES). LD/MD (AMAP)
Plus de 80 villages sur les 182 du Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation en 2025
Youwarou 28 juin (AMAP) En 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation, a appris l’AMAP sur place, lors de la session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation cette s‘est tenue le 28 juin dans la salle des conférences du cercle sous la présidence M. Abdramane Coulibaly, représentant du préfet, Les participants ont recommandé une communication de masse avec les radios de proximité sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation, des rencontres régulières du comité local chargé de la gestion des crises et des catastrophes. Des difficultés et contraintes, selon les participants, peuvent surgir dans la collecte des données fiables, le manque de fonds pour le comité, la présence limitée des partenaires dans le cercle. Vingt participants issus de l’Administration, de la Société civile, des services techniques de l’Etat, des légitimités traditionnelles, des Forces armées de défense et de sécurité et des communicateurs de Youwarou ont pris part à cette session de plaidoyer. Au cours de cette séance de plaidoyer organisée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou sur financement de l’UNICEF, le chef dudit service, Oumar Maiga a fait un bref rappel des conséquences de l’inondation de 2024. Le sinistre a touché les sept Communes du cercle à savoir Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou. Il a causé des dégâts importants : près de 1 991 ménages pour 43 000 victimes, 3 000 hectares de cultures inondées, des dégâts sur le cheptel, la volaille, les boutiques, les stocks de céréales et sur divers équipements. M. Maiga, dans son exposé, énuméré les différents appuis enregistrés en 2024, entre autres, en Cash Transfert d’un montant de 36 895 000 Fcfa dont 36 045 000 Fcfa de l’ONG International rescue committee (IRC), Jeunesse de Youwarou-Ouro Dandé Déboye pour 500 000 Fcfa, La Jeunesse de Youwarou 250 000 Fcfa et le mois de la solidarité 100 000 Fcfa soit un total de 36 895 000 Fcfa pour 289 ménages bénéficiaires. En vivres, l’IRC, Base de Youwarou, a offert des coupons alimentaires à 126 victimes en mil ou riz, en viande ou poisson, en condiments divers. Le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) a fourni 10 tonnes et 8 kilogrammes de riz, 10 tonnes et 8 kilogrammes de mil, 2 tonnes de sucre et 224 kilogrammes, 2224 litres d’huile, une tonne de sel et 112 kilogrammes. En matériels et ustensiles, le PRUBA a fait un appui en nattes, en moustiquaires, en kits scolaires, en tentes pour 1 112 personnes réparties dans 175 ménages et 2500 sacs vides offerts par un opérateur économique. D’autres appuis non quantifiés ont été également notés. SC/MD (AMAP)
Le Premier ministre est arrivé à Séville pour participer à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORÉ Séville, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga est arrivé aujourd’hui, samedi, à 17 heures 30 (locales), en Espagne pour prendre part à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra du 30 juin au 3 juillet au Centre international de conférences et d’expositions de Séville. À son arrivée, il a été accueilli par une forte communauté malienne, burkinabè et nigérienne massé devant son hôtel. Munie des drapeaux du Mali et de l’AES, la foule scandait : Mali, Mali, AES, AES… pour souhaiter la bienvenue à la délégation du Premier ministre. Le chef du gouvernement portera la voix du Mali, en présentant la vision du Chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, en matière de développement à la communauté financière internationale. Cette vision est traduite dans deux documents stratégiques de référence : la Vision Mali kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). Le général de division Abdoulaye Maïga est à la tête d’une forte délégation comprenant des membres du gouvernement dont les ministres de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et des conseillers spéciaux de la Présidence et de la Primature. Environ 70 chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce sommet qui mobilise décideurs, experts, chercheurs et chefs d’entreprise du monde. CMT/MD (AMAP)

