Kolondièba : Une femme tue son mari à coups de pilons sur la tête
Kolondièba, 20 juil (AMAP) La ville de Kolondièba (Sud) s’est réveillée dans la consternation avec les nouvelles de la mort d’un homme tué sauvagement, à coups de pilon sur la tête, par sa première femme, samedi 19 juillet. Vers 5 heures du matin, la victime Y.B, plus de la quarantaine, a été froidement abattu par sa première épouse, dans la nuit du 18 au 19 juillet, surpris dans son sommeil, sa femme M.D Après son forfait, la meurtrière présumée a soigneusement caché son arme dans la broussaille, à 50 mètres du domicile, lieu du crime. Informés, les éléments du Commissariat de police de Kolondièba se sont rendus dans la famille, au quartier central. Constat : Y B gisait dans son sang, la tête écrasée. Il est mort sur le coup. L’arme du crime a été retrouvée mais la criminelle présumée a disparu. Elle ne sera retrouvée par la police que vers 23 h, à Kôkô, un autre quartier de Kolondièba. Après la police, elle a été remise à la justice. Auparavant, une délégation, composée du 1er adjoint au maire, Moussa S. Koné, des policiers et des éléments de la protection civile, s’est rendue au domicile du défunt pour constater les faits. La nouvelle s’est répandue à travers la ville comme une traînée de poudre mettant la cité dans l’émoi. Le défunt étant de la Région de Ségou (Centre), on a attendu l’arrivée de ses parents pour l’accompagner en sa dernière demeure, samedi à 17 heures. Une foule nombreuse de parents, de collaborateurs, d’amis et de voisins étaient présents pour le dernier adieu. Le défunt avait fait fortune dans l’orpaillage. Il laisse derrière lui deux épouses et plusieurs enfants. NK/MD (AMAP)
Goundam : Organisation de la semaine locale artistique et culturelle du 24 au 27 juillet 2025
Goundam, 20 juil (AMAP) Les six Communes du Cercle de Goundam (Nord) ont pris part à une réunion pour une organisation parfaite et une bonne réussite de la Semaine locale artistique et culturelle, du 24 au 27 juillet 2025, en prélude à la Biennale artistique et culturelle, en septembre prochain à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Le préfet Kabaou Dolo, avait adressé une première correspondance, il ya près de trois mois aux Commune urbaine de Goundam, la Commune rurale du Télé, la Commune rurale de Kanèye, la Commune rurale d’Essakane, la Commune rurale de Douekiré et la Commune Rurale de Kanèye Doukouria avec pour objet la tenue de la semaine locale artistique et culturelle qui prépare la Biennale artistique et culturelle A l’issue des échanges et propositions, des Commissions ont été mises en place pour une parfaite coordination de l’activité. Il s’agit des Commission technique, Commission des finances, Commission accueil, hébergement et organisation matérielle, Commission communication et sensibilisation et Communication Santé, Hygiène et Assainissement. Chacune de ces commissions s’est déjà mise à la tâche après la rencontre. Il faut noter la solidarité autour de la preparation de kevenement, à travers des contributions de plusieurs cadres et ressortissants du Cercle Le programme prévoit deux nuits de prestations. Trois Communes rivaliseront par nuit à travers différentes disciplines notamment le choeur, la danse traditionnelle, le solo de chant, le ballet, la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental. Compte tenu de la situation sécuritaire, la Commission s’est proposée de fixer le début des compétitions de 16 heures à 22 heures ou de 19 h à minuit. Ces propositions qui sont en discussion par la grande Commission d’organisation. Actuellement toutes les Communes sont en pleine répétition pour remporter la couronne de la meilleure troupe à l’issue de la compétition. AAT/MD (AMAP)
Afrobasket féminin 2025 : La Côte d’Ivoire et le Mali s’affrontent en amical
Envoyé spécial Seibou S. KAMISSOKO Abidjan, 19 juil (AMAP) La Côte d’Ivoire, hôte du tournoi et le Mali troisième de la dernière édition en 2023 au Rwanda s’affronteront ce dimanche 20 juillet au Palais des sports de Treichville à 18h, dans le cadre des préparatifs de la 29è édition de l’Afrobasket féminin, dans un affrontement certes amical mais qui promet une belle empoignade entre les deux formations. En effet, le Mali a toujours été une nation forte en basketball féminin, avec une histoire riche en performances internationales. Les joueuses maliennes ont su se distinguer par leur talent et leur détermination. Leur parcours dans les compétitions africaines et mondiales témoigne de leur compétitivité. Au cours des dernières éditions de l’Afrobasket, le Mali a su se hisser parmi les meilleures équipes, ce qui leur confère une certaine pression pour maintenir ce niveau d’excellence à l’approche de l’édition 2025. Pour sa part, la Côte d’Ivoire, hôte de cette compétition, aspire à établir sa suprématie sur le continent. Le Palais des sports de Treichville, une arène emblématique, devient le théâtre de ce duel qui promet d’être intense. Les Ivoiriens ont investi dans le développement de leur équipe féminine, avec des programmes de formation et des ressources allouées à la détection de talents. Ce match représente une occasion pour la Côte d’Ivoire de montrer son avancée et de galvaniser le soutien de son public avant le grand rendez-vous de l’Afrobasket. Sur le plan tactique, cette rencontre est un grand test pour les deux équipes. Les entraîneurs pourront expérimenter de nouvelles formations, affiner les stratégies de jeu, et évaluer les performances des joueuses dans un contexte compétitif. Chaque équipe s’efforcera de tirer le meilleur de cette rencontre pour peaufiner son jeu en vue de la grande messe du basketball africain, qui ne manquera pas de révéler des talents et de renforcer la rivalité saine entre les sélections. SSK/MD (AMAP)
Bamako : une exposition photo célèbre la richesse culturelle du Mali
Bamako, 19 juillet (AMAP) Une exposition photographique mettant en lumière la diversité culturelle et le patrimoine du Mali a été inaugurée ce samedi 19 juillet au musée du district de Bamako, dans le cadre du Bamako City Tour. « C’est l’exposition du Mali selon les photographes, permettant aux visiteurs de découvrir les patrimoines culturels, touristiques et traditionnels de toutes les régions du pays », a déclaré Ousmane Traoré, photographe et membre du collectif à l’origine de l’événement. « Cette exposition vise à réunir les photographes pour parler du Mali dans sa diversité culturelle à travers les photos », a expliqué Daniel Oron, photographe et réalisateur. Organisée par le Collectif des photographes du Mali, en collaboration avec Mali Tourisme, cette première initiative du genre réunit 23 photographes ayant exposé une soixantaine d’œuvres. Ces clichés, capturés à travers différentes régions, offrent un panorama visuel des monuments historiques, des traditions et des paysages maliens. « On a exposé des photos de toutes les régions pour que les gens, après le circuit touristique de Bamako, puissent venir ici et découvrir le Mali », a dit M. Traoré. « Vous retrouvez ici tout ce qui est en rapport avec le Mali, ses gens, ses lieux historiques », a souligné Aboubacrine Hashimi Haidara, étudiant et photographe membre du collectif. L’exposition, ouverte gratuitement au public jusqu’au 19 septembre, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par les autorités maliennes. Soutenue par le ministère de la Culture, la Maison africaine de la photographie et Mali Tourisme, elle vise à promouvoir l’identité culturelle malienne. « Ces œuvres donnent un sens à notre identité et promeuvent une image positive du Mali », a souligné Sidi Keïta, directeur général de l’Agence de promotion touristique du Mali. Bien que les photos exposées ne soient pas à vendre, les photographes proposent des tirages sur demande. M. Traoré a noté toutefois des défis financiers : « Si on avait plus de moyens, d’autres photographes auraient pu participer. » Cette initiative, portée par de jeunes talents et appuyée par des aînés, ambitionne de se prolonger dans d’autres régions du Mali avec de nouvelles thématiques. OS/MD (AMAP)
Célébration de la Journée internationale du don de sang à Tenenkou
Tenenkou, 19 juil (AMAP) L’Association des donneurs volontaires de Sang du cercle de Tenenkou (ADVSCT) et l’Association MSF (ASSO) de Tenenkou (Centre) ont organisé, ce samedi 19 juillet 2025, une journée de don de sang, marquant la célébration de la Journée internationale du don de sang prévue chaque 14 juin L’objectif principal de cette journée est de sensibiliser le public sur l’importance du don de sang et de plasma et de mobiliser les gouvernants et les partenaires pour soutenir les programmes nationaux de transfusion sanguine. Le thème retenu, cette année 2025 est : « Donnez du Sang, Donnez de l’espoir : ensemble sauvons des vies. » Au cours de la cérémonie présidée par le 2e adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville, le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire de la Commune urbaine, a salué les organisateurs pour cette initiative « très louable » Il a réaffirmé toute sa « disponibilité à l’accompagner pour le bien-être des populations » et a invité « les leaders communautaires à se mobiliser afin de relayer le bon message concernant le don de sang. » Le président de l’ADVSCT, Dr Broulaye Diarra, s’est réjoui de l’organisation de cette journée avant de rappeler que la création de l’Association des donneurs bénévoles de sang dans le Cercle de Tenenkou découle de plusieurs constats dont « la réticence des populations à faire le don de sang, la pénurie régulière de poches de sang au niveau des structures de santé, le nombre élevé de référence évacuation dû au manque de sang et le taux élevé de mortalité materno-infantile due au manque de sang. » Il a rappelé qu’entre janvier et juin 2024, l’ADVSCT a collecté 374 poches de sang au bénéfice du CSREF de Tenenkou. A l’approche du pic du paludisme dans le district sanitaire, seulement 29 poches de sang sont actuellement disponibles. Il a ainsi sonné l’alerte afin de faire face à d’éventuels besoins. Le 2e adjoint au préfet, prenant la parole, s’est aussi félicité de l’organisation de cette journée de don de sang. Il a salué l’Association des donneurs bénévoles de sang du cercle de Tenenkou et Asso MSF « pour cette initiative hautement salutaire et patriotique. » Il a invité l’ensemble les participants à s’investir davantage afin de résoudre cette épineuse question du manque de sang dans les structures de santé du Cercle de Tenenkou avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner « toutes les actions qui concourent à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations. » Cette journée de don sang, un moment d’encouragement et de remerciement aux donneurs de sang, a été l’occasion de saluer les éléments des Forces armees et de securité (FAMa) basés à Tenenkou et les membres de l’Association Ançardine pour les nombreuses poches de sang mise à la disposition du CSRéf de Tenenkou. Après les différentes interventions, place à la sensibilisation des communautés sur la grande rue jouxtant le CSRéf afin de relever le déficit de communication sur le don de sang . Pour les organisateurs cette campagne de sensibilisation va permettre de promouvoir une culture du don de sang auprès des jeunes et du grand public, d’élargir la base des donneurs de sang tout en la rendant pérenne. A la fin de cette journée, selon les organisateurs 68 poches de sang ont été collectées au laboratoire du CSRéf de Tenenkou. Dans l’après-midi, un match de football a opposé l’équipe de la jeunesse à celle de MSF. Cette rencontre visait à renforcer la cohésion sociale et donner un cachet particulier à l’évènement. Il faut rappeler que l’ADVSCT a été créée le 16 août 2016 par des jeunes de Tenenkou. Elle est apolitique et non lucrative. Elle compte une soixantaine d’adhérents et est ouverte à toute personne partageant les mêmes idéaux. Ont également pris part à cette cérémonie, les représentants des Forces de défense et de sécurité, des services techniques, des leaders communautaires, des organisations de la Société civile, des ONG partenaires et une foule d’anonymes. (AMAP)
San : Le Syndicat de l’éducation catholique expose les difficultés de l’enseignement catholique du Mali
San, 19 juil (AMAP) Le Syndicat des travailleurs de l’enseignement catholique (SYNTEC), a donné, ce samedi 19 juillet 2025, à l’école Babou Dioni de San, une conférence de presse pour partager avec les autorités, les acteurs et partenaires de l’Education ainsi que les travailleurs de l’enseignement privé catholique, les difficultés que traverse l’enseignement catholique du Mali, a constaté l’AMAP à San. Selon le secrétaire général du comité diocésain de San, Nathanaël Kamaté, le SYNTEC « a violemment subi la décision de licenciement, par l’employeur, de tout le personnel enseignant suite à la suppression de la subvention de 80% de l’État pour la prise en charge des salariés. » « Dans cette précarité, les enseignants de façon unanime, selon M. Kamaté, lancent un cri de cœur aux autorités compétentes pour leur redéploiement exceptionnel dans la fonction publique. » « Cela permettrait de sauver les acquis syndicaux, les emplois et même les familles », a-t-il dit. Cette rencontre marque le début d’une campagne d’information et de sensibilisation beaucoup plus large. D’autres activités similaires, selon le secrétaire général du comité diocésain, « seront organisées afin de toucher tous les acteurs impliqués dans la résolution des problèmes auxquels les travailleurs de l’enseignement privé catholique sont confrontés. » Sur des pancartes brandies au cours de la conférence de presse, on pouvait lire : « Protégez nos familles, protégez nos acquis, protégez nos emplois « ; « Au nom du Mali et pour le Mali, sauvez les soldats de la craie » ; « Emplois = dignité, prière de sauvegarder nos acquis » ; « Redéployer, c’est investir » ; « Licencier, c’est détruire » C’était en présence des représentants, notamment, du Syndicat national des enseignants du Mali (SNEM), du Syndicat national des travailleurs de l’Éducation du Mali ( SYNATEM), de la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Ainsi que le Commissaire de Police de la ville de San, les enseignants du public et du privé catholique et les représentants des organes de presse. NC/MD (AMAP)
Forum international de la diaspora : Une vingtaine de recommandations pour mobiliser les Maliens de l’extérieur pour le Mali
Bamako, 19 juil (AMAP) Une vingtaine de recommandations lues par le secrétaire général du ministère en charge des Maliens établis à l’extérieur, Mme Tangara Nema Guindo, présidente de la commission d’organisation du Forum international de la diaspora (FID), ont sanctionné, samedi, la fin de la 1ère édition du FID, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Parmi les principales recommandations, il s’agit, entre autres, de « régionaliser le FID et favoriser les investissements croisés notamment à l’échelle de la Confédération des Etats du Sahel, prendre des mesures idoines pour restaurer la confiance de la diaspora et mobiliser son potentiel, reconnaître la diaspora comme une entité administrative et créer des guichets uniques dans les missions diplomatiques pour faciliter l’accueil et l’accompagnement des porteurs de projets ». Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, qui a présidé la cérémonie de clôture, a indiqué que ce forum « voulu, inspiré et soutenu par le président de la Transition », s’inscrit dans une vision de refondation, de souveraineté et d’unité. Mossa Ag Attaher a assuré aux participants que les recommandations formulées « seront enrichies dès le lundi prochain » par un comité de travail technique et scientifique, ajoutant que ces recommandations « ne resteront pas lettres mortes. » « Un plan de mise en œuvre sera élaboré dans les meilleurs délais en lien avec les départements sectoriels concernés. Nous veillerons à ce que chaque proposition soit examinée avec rigueur », a-t-il annoncé. En outre, le ministre Mossa Ag Attaher a souhaité voir se réaliser un jour « un Forum international de la diaspora de la Confédération des Etats du Sahel ». Pendant trois jours, une table ronde de haut de niveau et huit panels thématiques ont permis de croiser les expertises, d’échanger des idées et de partager des expériences, sur le thème : « enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». À l’issue de ce Forum, la diaspora a réaffirmé son attachement indéfectible à la construction du Mali nouveau. Les recommandations ainsi présentées constituent les fondations d’un Plan d’action stratégique pour la valorisation de la diaspora. Il sera mis en œuvre par le département en charge des Maliens établis à l’Extérieur, en coordination avec les ministères sectoriels, les Partenaires techniques et financiers (PTF), ainsi que les représentants des communautés maliennes établis à l’extérieur. En affirmant que la diaspora est un pilier de souveraineté, un levier économique et un moteur de transformation, le Mali a posé les bases d’un partenariat renouvelé, inclusif et productif avec ses fils et filles établis à l’étranger. On a noté à la cérémonie de clôture, la présence des ministres chargés des Affaires étrangères de l’AES, des membres du gouvernement et des représentants du corps diplomatique accrédités au Mali ainsi que des PTF. SS/MD (AMAP)
Urgent/San : Conférence de presse (en cours) du syndicat des travailleurs de l’enseignement catholique (SYNTEC)
San, 19 juil (AMAP) Le Syndicat des travailleurs de l’enseignement catholique (SYNTEC) de San tient une conférence de presse (en cours), ce samedi, dans l’enceinte de l’école Babou Dioni de San (Centre), a constaté l’AMAP, sur place. Selon le secrétaire général du SYNTEC de San, Nathanaël Kamaté, « l’objectif est d’informer l’opinion nationale de la situation des enseignants de l’enseignement privé catholique et, particulièrement, celle des enseignants du diocèse de San. » NC/MD (AMAP)
Sikasso : Les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, phase locale vont bon train
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 19 juil (AMAP) Sikasso organisera la phase locale ou encore la semaine locale et régionale, les 24 et 25 juillet prochain, dans la salle Lamissa Bengaly, en prélude à la Biennale artistique et culturelle 2025, prévue en décembre prochain à Tombouctou, la cité des 333 saints. à cette grande rencontre culturelle, il est prévu l’organisation de. L’équipe de reportage de l’AMAP s’est entretenu avec certains acteurs de la Commission locale d’organisation. « Je suis sûr et certain que ma troupe remportera le premier prix non seulement lors des différentes phases (locale et régionale) mais, aussi, lors de la Biennale artistique et culturelle à Tombouctou car on est fin prêt », a dit le responsable du chœur de la Commune urbaine de Sikasso, Mamadou Kouyaté. A notre passage, la troupe était en pleine répétition dans la salle de réunion de la mairie de la commune urbaine (aménagée pour l’occasion). De son côté, le président de la Commission jeunesse, sports et culture de la mairie de la Commune urbaine de Sikasso et, également, membre de la sous-commission communication et formation de la semaine locale, Oumar Goïta, explique le rôle crucial que joue la mairie dans les préparatifs. « C’est nous qui devrons accueillir l’ensemble des troupes du Cercle. C’est-à-dire les 15 communes qui seront en compétition. Nous sommes au four et au moulin. On fera de notre mieux pour que l’organisation soit parfaite… », affirme-t-il. Les préparatifs, selon lui, se passent très bien. Les répétitions se font chaque matin et soir. La troupe théâtrale se prépare près de la colline du Mamelon. La répétition de la danse traditionnelle, du ballet à thème, du solo et du chœur se fait dans la grande salle de la mairie, de 14h à 21h. « Nous, en tant que membres de la commission, sommes permanemment présents à leurs côtés. Il faut veiller à ce que tout se passe dans la sérénité », indique-t-il. Oumar Goïta invite toutes les bonnes volontés (opérateurs économiques de Sikasso, partenaires…) à contribuer à la mobilisation des ressources car on doit d’abord compter sur soi-même. Selon lui, si chacun considère la biennale comme sa propre affaire, ce serait une belle réussite. La Commission d’organisation de la semaine locale n’est pas économe de ses efforts pour que l’activité soit à la hauteur des souhaits. De la salle de réunion de la mairie à celle de la préfecture, les membres de la commission multiplient les réunions afin de rehausser l’éclat de l’évènement. Selon le préfet du cercle de Sikasso, non moins, président de la Commission d’organisation locale, Amadou Gassambé, l’année 2025 étant décrétée celle de la Culture, la Biennale 2025 est placée sous le thème principal « la culture, socle pour l’ancrage de la 4e République ». Cette thématique se décline en plusieurs sous-thèmes comme la culture, levier de la refondation de l’Etat, la 4ème République, reflet du Mali multiculturel, la culture, facteur de paix et d’unité dans la 4ème République. Le préfet soutient que la présente édition mettra en valeur l’art et la culture malienne. Concernant la semaine locale, il a dit que chaque cercle doit organiser la biennale, en présentant les troupes des communes. « Suite à cela, la meilleure troupe sera sélectionnée pendant la Semaine régionale pour aller représenter sinon défendre les couleurs de la cité verte du Kénédougou à Tombouctou. » Pour le cas de Sikasso, le préfet a laissé entendre qu’ils ont créé une commission locale et plusieurs sous-commissions de travail pour faciliter la tâche. A savoir la commission locale chargée, entre autres, d’assurer l’accueil, l’hébergement, l’assistance sanitaire des troupes…, la sous-commission technique, artistique, culturelle et scientifique, la sous-commission communication et formation, la sous-commission santé, sécurité etc. Amadou Gassambé a précisé que les 15 communes en compétition sont : la Commune urbaine de Sikasso et les communes rurales de Zanférébougou, Kapolondougou, Farakala, Kapala, Kaboïla, Finkolo, Zangaradougou, Kafouziéla, Pimperna… Les disciplines retenues pour la phase locale de la Biennale artistique et culturelle sont notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème et l’exposition des objets d’art. Le président de la Commission d’organisation de la phase locale de la biennale de Sikasso a attiré l’attention de la population de la ville sur l’importance de notre culture. « La culture, c’est le socle d’un Etat. Sans culture, il n’y a pas de développement. Il faut qu’on s’appuie sur notre culture pour développer », affirme-t-il avant d’inviter toute la population du Cercle à s’y mettre pour que l’activité soit une pleine réussite. MFD/MD (AMAP) Encadré Témoignage de Fousseyni Diabaté, ancien encadreur des ballets à thème de Sikasso de 1978 à 1990 L’ancien encadreur de la jeunesse/ancien directeur administratif du Kéné star et, également, ancien responsable du montage des ballets à thème des biennales de 1978 à 1990, Fousseyni Diabaté, exprime sa joie pour la tenue de la semaine locale. Notre interlocuteur a participé à l’organisation de plusieurs semaines locales tant à Sikasso que dans les cercles de Kadiolo et Konlondieba. Il se rappelle encore de l’engouement de la jeunesse de la cité verte du Kénédougou pour l’évènement. « La semaine locale était une aubaine pour les jeunes. Ces derniers faisaient tout, non seulement, pour se faire remarquer mais, surtout, pour que leur commune puisse occuper le premier rang dans toutes les disciplines », raconte-t-il, Selon lui, « participer à la semaine locale était un privilège qui n’était pas donné à tout le monde. Sous la IIe République, la participation d’un acteur sélectionné était obligatoire. A l’époque, se rappelle l’ancien encadreur, un père ne voulait pas que sa fille participe à la semaine. Il a envoyé sa fille à Bamako. Le père a été menacé par les autorités sur place : « Si jamais, il ne faisait pas revenir sa fille avant le début des activités, c’est lui qui ira danser à sa place ». C’est alors que le père fît venir sa fille de Bamako. Bref, M. Diabaté estime que c’était vraiment intéressant. « En gros, la Biennale artistique et culturelle est tout simplement extraordinaire. C’est un moyen de
Afrobasket féminin Côte d’Ivoire 2025 : Les Aigles Dames bien arrivées à Abidjan
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Abidjan, 19 juil (AMAP) La sélection nationale senior Dames de basketball est arrivée á Abidjan, la capitale ivoirienne, vendredi 18 juillet, vers 21h pour prendre part à l’édition 2025 de l’Afrobasket. A leur arrivée à l’aéroport international Félix Houphouët Boigny, des supporters enthousiastes de la communauté malienne d’Abidjan ont accueilli la délégation au son de tambours et vouvouzéla, pour exprimer leur soutien inconditionnel. Parmi les personnalités présentes à l’accueil, Cherif Mohamed Kanouté, ministre conseiller à l’Ambassade du Mali en Côte d’Ivoire. La compétition se tiendra du 26 juillet au 3 août, offrant aux Aigles Dames l’occasion de se mesurer à d’autres équipes de haut niveau. Classées troisièmes lors de la précédente édition, les joueuses maliennes, placées dans la poule B aux côtés du Cameroun et du Soudan du Sud, visent cette année la victoire finale. Pour ce faire, le coach malien Oumarou Sidiyaya Maïga et son équipe ont décidé de venir en Côte d’Ivoire plus tôt afin de peaufiner leur préparation. Cette avance stratégique leur permettra de se familiariser avec les terrains de jeu locaux, de s’adapter au climat et de peaufiner leurs tactiques avant le début officiel de la compétition. Les Aigles Dames sont déterminées à briller sur le parquet et à représenter dignement le Mali lors de cet événement sportif majeur. Leur engagement et leur passion pour le basketball sont indéniables, et les fans maliens attendent avec impatience de les voir évoluer et défendre fièrement les couleurs nationales. Mme Coulibaly Momo Diakité, cheffe de la délégation malienne, a exprimé sa profonde gratitude envers la communauté malienne d’Abidjan pour l’accueil chaleureux réservé à l’équipe. « Ce geste met en lumière non seulement le soutien inestimable dont bénéficie l’équipe mais, aussi, l’importance de la solidarité et de l’unité au sein de la diaspora malienne », a-t-elle dit. Selon elle, dans des moments d’événements sportifs internationaux, comme l’Afrobasket, le soutien de la communauté locale joue un rôle crucial dans la motivation et la détermination des joueuses. SK/MD (AMAP)

