Diéma : Des moutons hors de prix !

Par Ouka BA AMAP Diéma, 30 mai (AMAP) La fête de Tabaski se tiendra, cette année, dans un contexte économique et sécuritaire difficile. A Diema, les prix des moutons dépassent largement les bourses. Les moutons coûtent excessivement cher dans cette partie de la Bande sahélienne où l’élevage est en pleine expansion, malgré les cycles de sécheresse répétés, liés généralement à l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, à Diéma, pour se procurer un bélier moyen, il faut débourser jusqu’à 110 000 Fcfa voire plus ! La question qui taraude tous les esprits est de savoir ce qui a occasionné la flambée des prix des moutons dans le Kaarta cette année. A propos, plusieurs raisons sont avancées. Certains pensent que les commerçants sénégalais n’étant pas venus cette année pour se ravitailler, on ne peut parler de rareté des moutons sur les marchés. De l’avis général, les causes sont liées à la cherté de la vie et, surtout, à l’insécurité qui sévit dans la zone. Ce qui empêche beaucoup d’éleveurs ont peur de conduire leur troupeau sur des marchés sous la menace terroriste. DE LA CUPIDITE – Sur la place occupée par les marchands de moutons, au Razel, juxtaposée à l’emplacement de compagnies de transport, se déroulent, du lever au coucher du soleil, des transactions. Vendeurs, acheteurs, revendeurs et coxeurs, chacun y trouve son compte. On y assiste, quotidiennement, à un véritable tohu-bohu. En provenance de Tinkaré, Dioby Macoulmack, est à la recherche d’un client pour son bélier qu’il désire vendre à 160 000 Fcfa, un prix non négociable, d’après lui. Avec ses cinq béliers corpulents, aux cornes pointues, Lassana Konaté, espère tirer de son mouton la faramineuse somme de 750 000 Fcfa. Il s’arme de patience pour attendre les clients les plus audacieux. Le revendeur Adama Boly, n’est pas avide d’argent. S’il parvient à gagner sur chaque mouton un bénéfice de 1 000 Fcfa, cela est suffisant. A en croire, Bassékou Gambi, venu de Koromba Kouroumba, il existe toutes sortes de prix. Il suffit d’avoir un peu d’argent pour obtenir un mouton qui répond aux critères de l’animal de sacrifice. Mamadou Diallo, éleveur, a fait un tour au Sénégal pour écouler ses moutons. En ce moment, il est venu aider son ami dans la vente. Gaoussou Diarra, domicilié à Fangouné Massassi, s’est déplacé personnellement, malgré son âge avancé, pour venir acheter des béliers pour sa famille. Il trouve que les enfants sont souvent inexpérimentés dans le marchandage. De l’imprudence chez Samba Traoré, qui dit attendre le jour même de la fête, juste avant la prière collective, pour chercher un mouton. « Car, explique-t-il, le visage décrispé, cela trouvera que tout le monde a eu son mouton. » « Alors certains marchands bazardent leurs troupeaux », espère-t-il. DE LA MODESTIE – N’ayant pas assez d’argent pour se procurer un bélier, un homme qui préfère garder l’anonymat, vient d’acheter une chèvre de 6 mois à 25 000 Fcfa, qu’il compte immoler le jour de la fête. Que dire de cet autre, qui laisse sa brebis pour chercher un bélier, afin de répondre à une exigence des membres de sa famille. Mahamadou Sissoko, releveur de compteurs Energie du Mali (EDM), est obligé d’acheter, cette année, son mouton de Tabaski. Durant les années antérieures, il pratiquait l’élevage. Son activité avait beaucoup prospéré. Mais, par la suite, une maladie a décimé son troupeau. Interrogé sur le sujet, le chef du service local des productions et des industries animales, Oumar Maïga, a indiqué que c’est de la pure surenchère. Il rapporte que le fait que beaucoup de gens soient impliqués dans le circuit (vendeurs, acheteurs, revendeurs, coxeurs), forcément les prix des moutons prennent l’ascenseur, « car chacun veut en tirer profit. » « Dans cette affaire, poursuit-il, ce sont généralement les propriétaires d’animaux qui sont les grands perdants. » Il a aussi évoqué le problème d’insécurité, qui rend souvent difficile l’approvisionnement des différents marchés. Le service local des productions et des industries animales assure correctement les rôles, qui lui incombent, afin de parvenir à une bien meilleure promotion de ce secteur dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)  

Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord

Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)

Le nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, engage l’institution au travail

Bamako, 30 mai (AMAP) Le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, après son élection, jeudi 29 mai 2025, a engagé au travail l’équipe de l’institution de financement panafricain du develoeppemrnt face aux défis du continent, rapporte l’agence de presse Apanews. Figure du développement économique et financier en Afrique, le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu, au troisième tour de scrutin, avec 76,18 % des voix dont 72,37% de suffrages pour les membres régionaux, devant le Zambien Samuel Munzele (20,26%) et le Sénégalais Amadou Hott (3,55%). Il succède au Nigérian Akinwumi Adesina, devenant ainsi le 9ᵉ président de l’institution panafricaine pour un mandat de cinq ans. Face à quatre autres candidats du continent, Sidi Ould Tah s’est imposé par son expérience et sa vision stratégique. Ancien ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, il dirigeait jusqu’ici la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), un poste dans lequel il a consolidé sa réputation de fin gestionnaire et de fervent défenseur de l’intégration économique africaine. Avec plus de 30 ans d’expériences dans les finances publiques, l’économie, le développement rural, la coopération internationale et le développement, son élection intervient dans un contexte où la BAD est attendue sur plusieurs fronts à savoir, le financement des infrastructures, la lutte contre le changement climatique, le soutien à la souveraineté alimentaire, et la mobilisation de ressources pour les économies en transition. Le nouveau président devra également maintenir la crédibilité de la banque sur les marchés internationaux, tout en renforçant son ancrage auprès des pays membres régionaux. Depuis 2015, il est à la tête de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), qu’il a profondément réformée pour en faire un acteur clé de l’architecture financière du continent Âgé de 60 ans, Sidi Ould Tah succède au Nigérian Akinwumi Adesina. Son élection a été saluée par de nombreux chefs d’État et dirigeants africains comme un choix de continuité et d’efficacité. Sidi Ould Tah a remercié le président mauritanien, Mohamed Ould El-Ghazouani, qui a porté sa candidature et « fourni des efforts inlassables » pour son élection, ainsi que tous ses « frères et sœurs Mauritaniens » et « Africains pour l’élan de solidarité » qui a accompagné sa campagne, « Je voudrais faire une mention spéciale pour ma team qui a fait un travail remarquable, depuis le début jusqu’à la fin », a-t-il affirmé, sous des salves d’applaudissements, les appelant à trouver ici l’expression de sa profonde reconnaissance. « J’ai le devoir aussi de remercier tous ceux qui ont appuyé ma candidature de près ou de loin que je ne pourrais tous citer dans ces circonstances. Mettons-nous au travail, je suis prêt », a déclaré le nouveau président de la BAD. LES DEFIS DE LA CROISSANCE – Sidi Ould Tah prend les rênes de la BAD dans un contexte mondial, où les conflits, l’intensification des phénomènes climatiques, le resserrement des commissions financières, la baisse de l’aide publique au développement ainsi que les tensions commerciales contribuent à créer un environnement instable. Ces évolutions risquent de fragiliser davantage les pays en développement et particulièrement les économies africaines en accentuant les pressions inflationnistes et les risques de surendettement, les déséquilibres macro-économiques, et l’injustice sociale. Dans ce contexte délicat, les perspectives économiques mondiales restent modestes et incertaines, tandis que celles de l’Afrique, en légère amélioration demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins de transformation du continent. UN ECONOMISTE CHEVRONNE – Le parcours académique de Sidi Ould Tah témoigne de son attachement à la rigueur scientifique et à l’expertise technique. Il est titulaire d’un doctorat en économie du développement de l’Université de Nice-Sophia Antipolis (France), d’un diplôme d’ingénieur agronome de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II de Rabat (Maroc), ainsi que d’un diplôme de troisième cycle en gestion de projets de l’Université Paris-Dauphine (France). Ce triptyque formation – agriculture, gestion de projets, économie est le reflet d’un profil polyvalent, apte à comprendre les enjeux multisectoriels du développement africain, des plus locaux aux plus globaux. Avant de diriger la BADEA, Sidi Ould Tah a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de l’État mauritanien, notamment ministre de l’Agriculture puis ministre de l’Économie et du développement rural. Il a été conseiller économique du Premier ministre et du président de la République. Directeur général de plusieurs institutions nationales, en charge de la planification et du financement du développement rural, il s’est illustré par sa capacité à concevoir et à mettre en œuvre des politiques publiques axées sur la transformation structurelle, la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Depuis sa nomination à la BADEA en 2015, Sidi Ould Tah a insufflé une dynamique nouvelle à cette institution panafricaine créée par les pays membres de la Ligue arabe pour soutenir le développement en Afrique subsaharienne. Son bilan est marqué par : Il a opéré une augmentation significative des engagements financiers de la banque avec la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique (2020–2030) aligné sur les Objectifs de développement durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine, Sous sa direction, la BADEA est devenue un partenaire stratégique des États africains et des institutions continentales, grâce à une approche fondée sur le respect de la souveraineté, la solidarité Sud-Sud et l’efficacité dans l’action. VISION ET AMBITIONS – Sidi Ould Tah porte une vision claire et ambitieuse pour la Banque africaine de développement : faire de la BAD une institution encore plus proche des États, plus agile, plus innovante et pleinement alignée sur les priorités des Africains. Sa candidature s’appuie sur des convictions fortes : l’urgence d’accélérer l’industrialisation du continent, le renforcement des infrastructures de base et le soutien massif au secteur privé, et l’approfondissement de l’intégration régionale. Homme de consensus et de dialogue, il sait conjuguer rigueur technocratique et sens politique. Parfaitement trilingue (arabe, français, anglais), il incarne cette nouvelle génération de dirigeants africains, capables de bâtir des passerelles entre les différentes régions du continent et avec les partenaires du Sud comme du Nord. Le nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, est le 9e président de l’institution financière panafricaine. Il succède au Nigérian Akinwumi Adesina qui a fait deux

Les ministres en charge de la justice de l’AES recommandent que la justice et le droit relèvent des compétences déléguées à la Confédération

Bamako, 30 mai (AMAP) Les ministres en charge de la Justice, des Droits de l’Homme et garde des Sceaux de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont approuvé, vendredi, à Bamako, la proposition de modification de l’article 4 du traité instituant la Confédération « pour y intégrer le domaine de la justice et du droit parmi les compétences déléguées » Au terme de leur rencontre qui devrait leur permettre « d’examiner et valider les recommandations issues de la réunion des experts », ils ont, aussi, recommandé « la création d’un cadre de concertation permanent entre les ministres de la justice de la Confédération en vue d’échanger sur les sujets d’intérêt commun. « « Cette rencontre ambitionne d’harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires de notre Confédération de l’AES » a affirmé, le ministre malien de la Justice, des Droits de l’Homme et garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, qui a présidé la clôture des travaux, accompagné de ses homologues du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala et du Niger, Alio Daouda. Mamoudou Kassogué a précisé que les ministres « ont salué la qualité des travaux préparatoires menées par les experts, qui ont permis d’identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES. » Il a ajouté que « ses homologues ont approuvé la construction d’une prison de haute sécurité (PHS), liée à la future Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme (CPS-DH), ainsi que l’harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales ». Selon le ministre malien en charge de la Justice, « constatant l’emprise négative de puissances impérialistes sur l’organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles régionales et internationales, les ministres ont jugé nécessaire de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérale ». Celles-ci seront chargées « de connaître des infractions de crimes contre l’humanité, de crime de guerres, de génocide, d’agression, de terrorisme et son financement, de blanchiment de capitaux, de violations graves des droits de l’Homme et toutes autres infractions graves et assimilées » Les ministres en charge de la justice de l’AES après avoir validé le rapport final des experts « se sont engagés à assurer la mise en œuvre rapide et coordonnée des recommandations formulées ». Pour conclure, le garde des Sceaux malien, a ajouté que « les ministres ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d’intensifier la collaboration entre eux pour faire de la Confédération des États du Sahel un espace juridique et de justice intégrée, garant de la paix, de la sécurité et du développement durable. MMD/MD (AMAP)

Kangaba: Consultation publique du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL

Kangaba, 30 mai (AMAP) L’Etude d’Impacts Environnemental et Social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société JIN YUAN SARL a Diourka – nord, commune rurale de Nouga cercle de Kangaba, était au centre de la Consultation publique tenue jeudi, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro chef-lieu de la commune rurale de Nouga , a constaté l’AMAP. La rencontre s’est déroulée sous la présidence du 2ème adjoint du préfet du cercle, Drissa Konaré en présence des représentants des légitimités traditionnelles et des forces vives des villages de Danga et Tombola. Dans le but de se conformer à la réglementation en vigueur, la Société JIN YUAN SARL a contracté un consultant indépendant, spécialiste en évacuation environnementale pour mener l’Etude d’Impacts Environnemental et Social de son projet. Le consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, contracté par la société a expliqué de fond en comble les objectifs de la société et les objectifs de l’Etude. Les objectifs de la société constituent  la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’Import et l’Export, et le BTP. Quant à l’Etude, son objectif général consiste à identifier et à évaluer les impacts environnementaux et socioéconomiques positifs et négatifs du projet d’exploitation de la petite mine d’or à Diourka-nord. Il s’agit spécifiquement, de prévenir la dégradation de l’environnement et la détérioration de la qualité du cadre de vie des populations suite aux activités de la petite mine d’or, d’intégrer les enjeux liés aux changements climatiques, de réduire et ou réparer les dommages causés à l’environnement par l’apparition des mesures d’atténuation, de compensation ou de correction des effets néfastes issus des activités de la petite mine d’or. Il s’agit également d’optimiser l’équilibre entre le développement économique, social, culturel et environnemental dans le processus de réalisation du projet, de faire participer les populations et organisation concernées aux différentes phases du développement du projet, de mettre à la disposition du département en charge la gestion de l’environnement (Ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable) des informations pertinentes pour la prise de décision et d’élaborer un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale des activités de la petite mine d’or. Au terme de la rencontre, le représentant de l’exécutif local a invité les populations des deux villages à prôner l’entente et la solidarité pour tirer le meilleur profit de la petite mine d’or de Diourka-nord qui a une superficie de 25 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)

Le Mali mise la coopération public-privé pour stimuler l’économie et répondre aux besoins fondamentaux

Bamako, 29 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, ce jeudi, à la Primature, la sixième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé dont il a souligné l’importance  pour répondre aux préoccupations des acteurs économiques et sociaux, a constaté l’AMAP. « Notre objectif est de nouer un partenariat fécond entre les secteurs public et privé pour une prise en charge effective des préoccupations de chaque partie prenante », a déclaré le Chef du gouvernement. Le Premier ministre a salué l’engagement des participants, notant que leur présence massive témoigne de « l’intérêt grandissant pour la nouvelle dynamique créée ». Cette rencontre, visant à consolider le partenariat pour le développement économique et social du Mali, a permis d’évaluer les avancées des plans d’action et d’aborder les défis structurels, notamment en matière d’investissement et d’infrastructures. Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées significatives : sept des quatorze mesures du plan d’action pour les besoins fondamentaux des populations sont exécutées, quatre sont en cours, et trois restent en attente. Par ailleurs, un plan de réformes structurelles de l’économie a été adopté, et les préoccupations du secteur privé sont prises en compte par les ministères concernés. PRIORITES AUX BESOINS  ET A LA CROISSANCE ECONOMIQUE – Le général Maïga a appelé à maintenir cette dynamique pour atteindre les objectifs fixés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, notamment dans la satisfaction des besoins élémentaires et l’apaisement du climat social. « Je vous exhorte à un examen approfondi et à des débats ouverts, dans un esprit de fraternité et de respect mutuel », a-t-il insisté, soulignant l’importance d’une croissance économique durable et réductrice de pauvreté. Le Premier ministre a également réitéré l’appel aux acteurs du secteur privé pour garantir l’approvisionnement en denrées de première nécessité, en intrants agricoles de qualité, et pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Confédération des États de l’AES. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a mis en lumière les obstacles à l’investissement, notamment les coûts élevés de l’électricité et les insuffisances des infrastructures de base. « Le coût de l’électricité explose les charges d’exploitation des usines, qui fonctionnent souvent sur des groupes électrogènes », a-t-il expliqué. Il a illustré ses propos par l’exemple du secteur du ciment, où ramener le prix de la tonne en dessous de 90 000 Fcfa mettrait en péril les unités de production.« Sans infrastructures de base et des réformes structurelles, il sera très compliqué d’attirer les investissements », a-t-il ajouté. Moassadeck Bally, président du Conseil national du patronat malien (CNPM), a abondé dans ce sens, pointant le manque d’énergie comme un frein majeur. « Certains investisseurs, comme Diamond Ciment Mali, passent au solaire, mais les fours à clinker ne peuvent pas fonctionner ainsi », a-t-il déclaré, exprimant ses doutes sur une baisse des prix du ciment face à ces contraintes. Le ministre Diallo a insisté sur la nécessité de réformes structurelles pour améliorer le climat des affaires, renforcer la base productive et favoriser les investissements. « Ces réformes, proposées par le secteur privé et intégrées dans une matrice, permettront de consolider l’économie pour une émergence du Mali dans les cinq à dix prochaines années », a-t-il affirmé. Il a également évoqué des mesures souveraines, comme l’interdiction d’exporter certaines matières premières agricoles (arachides, soja, sésame) pour garantir leur disponibilité aux industries locales. Le Premier ministre a conclu en saluant l’adoption unanime par le Conseil national de Transition du Plan d’action du gouvernement 2025-2026. OS/MD (AMAP)

Journée internationale des musées : Les jeunes s’imprègnent du rôle des musées

Bamako, 29 mai (AMAP) Le Conseil international des musées (ICOM-Mali) a organisé, jeudi, une conférence-débat à la Faculté d’histoire et de géographie sur le thème :  « L’avenir des musées au sein des communautés en constante évolution» et dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des Musées (JIM). L’évènement est organisé par ICOM-Mali, en partenariat avec le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, la Faculté d’histoire et de géographie. Elle était animée par Dr Samuel Sidibé, président d’honneur de ICOM-Mali, ancien directeur général du Musée national du Mali et Modibo Bagayoko spécialiste en patrimoine et gestion du Projet de l’UNESCO. Le Conseiller technique au ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Dr Mamadou Cissé, représentant le ministre, qui a présidé la cérémonie officielle, a exprimé sa satisfaction pour le choix de la thématique qui cadre avec la vision du département, en cette Année de la culture, décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi  Goïta. « La JIM est une opportunité pour lancer un appel solennel aux institutions culturelles et numériques innovantes ou conduire des campagnes de proximité pour mettre en avant le rôle essentiel des musées dans un monde en pleine mutation », a dit M. Cissé. Il a ajouté que les musées sont des espaces de préservation et de valorisation des biens culturels matériels et immatériels. « Ils (lesmusées) participent activement à la création de communautés durables et inclusives. Le thème de cette année s’aligne sur les trois objectifs de développements durables (ODD) à savoir soutenir les économies locales, en créant des opportunités d’emploi et en proposant des programmes éducatifs qui autonomisent les communautés, encourager la créativité et en adoptant les avancées technologiques, le développement urbain durable en agissant comme des pôles culturels qui favorisent l’inclusion, la résilience et la préservation du patrimoine culturel. Les conférenciers ont tous soutenu le rôle des musées dans le développement de la communauté, leurs impacts dans la cohésion sociale, la lutte contre le chômage des jeunes et son rôle dans la protection de l’environnement. Il s’agissait pour les conférenciers d’attirer l’attention des jeunes sur l’importance des musées dans la promotion socio-économique et culturelle de la communauté. Dans sa communication, Samuel Sidibé a tout d’abord exprimé sa satisfaction de voir en face de lui des jeunes pour échanger sur le rôle des musées ausein de la communauté. Il a souhaité éclairer les jeunes sur le Conseil international des musées et ses attributs dans le développement du patrimoine culturel et les institutions muséologiques. C’est un forum des professionnels qui donnent leur avis sur les grandes préoccupations des musées. Depuis 1997, chaque année, le 18 mai, ICOM célèbre la JIM   Et il urge de sensibiliser le public universitaire sur l’importance des musées en tant qu’espace d’échange culturel, d’enrichissement des cultures et développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples. Il a invité les jeunes à s’investir pour faire des musées une opportunité de s’épanouir et participer à la promotion de son environnement. Pour sa part, M. Bakayoko a mis l’accent sur le rôle des musées dans la formation et l’apprentissage des jeunes. Il a, aussi, parlé de l’importance des musées dans les mutations   technologiques et sociales ainsi que leur contribution dans la cohésion sociale, en qualité de gardien du passé. Etaient présents le vice-doyen de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako, Dr El hadji Ousmane Boré, Baba Keita de l’UNESCO, spécialiste du patrimoine culturel, Plusieurs enseignants chercheurs et étudiants ainsi quedes professionnels du musée ont assisté à la conférence-débat. AS/MD (AMAP)

Mali Digital Awards 2025 : C’est parti pour la fête du numérique au cœur du développement

Bamako, 29 mai (AMAP) La 5ᵉ édition des Mali Digital Awards (MDA) a commencé, jeudi, sous le thème : « Transformation digitale et industrialisation inclusive : Le Pari de l’Afrique », après l’ouverture officielle par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a annoncé la Cellule de communication de la Primature. « Les Mali Digital Awards constituent un levier de développement économique, d’autonomisation des jeunes et d’insertion professionnelle dans un monde en perpétuel changement », a déclaré Ada Ouologueme, coordinatrice de l’événement. Elle a souligné que les MDA récompensent les Maliens dont l’engagement contribue à l’essor du numérique dans le pays. Pendant trois jours, des conférences, ateliers et débats exploreront des thématiques clés telles que le financement des entreprises numériques, l’intégration des jeunes femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la cybersécurité et le développement web. Dans son allocution, le Premier ministre a affirmé : « Le numérique est un levier de transformation, d’inclusion et de souveraineté pour notre pays. » Il a rappelé l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui, le 22 juin 2024, à Sikasso, a déclaré : « La digitalisation de l’Administration publique est un vecteur essentiel de développement et de modernisation des services publics. » Cette vision s’est concrétisée avec le lancement, le 19 juillet 2024, de la digitalisation des moyens de paiement de l’État. « Cette initiative envoie un signal fort à la jeunesse malienne, à notre diaspora et au monde : le Mali est debout, tourné vers l’avenir et prêt à jouer sa partition dans l’Afrique digitale », a ajouté le chef du gouvernement. Il a encouragé les initiateurs à transformer leurs idées en solutions concrètes. « Nous continuerons à investir dans l’infrastructure numérique, à soutenir les écosystèmes d’innovation, à renforcer les compétences digitales des jeunes et à simplifier l’environnement des affaires pour les start-up et entrepreneurs technologiques », a promis Abdoulaye Maiga. Le Premier ministre et le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration ont été distingués pour leur engagement en faveur du numérique au Mali. OS/MD (AMAP)

Mali : La fête de l’Aïd El Kebir sera célébrée le 6 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes)

Bamako, 29 mai (AMAP) La célébration de la fête de Tabaski aura lieu le vendredi 06 juin 2025 et non le samedi 07 juin, « sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé, ce jeudi, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes dans  un communiiqué. Cette décision fait suite à la confirmation de l’observation du croissant lunaire dans le Cercle de Koro, Région de Bandiagara (Centre), le 27 mai 2025, bien que la Commission nationale d’Observation de la Lune n’ait relevé aucun sighting ailleurs. Le communiqué ajoute que « toutefois, il ressort des témoignages de certains fidèles musulmans du cercle de Koro, région de Bandiagara, que le croissant lunaire a été aperçue dans ladite localité » Au regard de la convergence de ces témoignages, le ministère chargé des Affaires religieuses, « après avis favorable de la Commission nationale d’observation de la lune, porte à la connaissance de la communauté musulmane du Mali que conformément à la Charia islamique, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba kalo a débuté au Mali, le mercredi 28 mai 2025. » « Par conséquent, la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ est fixée au vendredi 06 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national, au lieu du samedi 07 juin comme précédemment annoncé.» MMD/OS/MD (AMAP)

Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : La Commission de rédaction rencontre la presse

Bamako, 29 mai (AMAP) Le président de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, Ousmane Issoufi Maïga, a rencontré, ce jeudi 29 mai 2025 à la Maison de la presse, les médias, pour leur permettre de mieux informer les populations, a constaté l’AMAP. Ousmane Issoufi Maïga a, ainsi, fait le point d’étape des travaux de la commission « afin d’offrir une opportunité de dialogue, d’échange, de donner et de recevoir » Selon l’ancien Premier ministre, le projet sur lequel la commission travaille a pris de l’envergure. « Le texte a pris la forme que nous lui avons voulu. Nous prenons en compte tous les fruits des consultations effectuées », a-t-il fait remarquer. Il s’agit de faire comprendre que la finalité du travail est de proposer au Chef de l’État, et à travers lui le peuple malien, une nouvelle architecture de paix, de sécurité, de réconciliation, de cohésion sociale et de vivre ensemble. On rappelle que la mission de la commission de rédaction est d’élaborer le projet de texte de la Charte devant constituer un document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. D’ici le 30 juin prochain, selon son président, la Commission de rédaction bouclera une année de ce processus, certes complexe, mais exaltant quand il s’agit de concourir à mettre en place une nouvelle architecture de paix et de réconciliation nationale au Mali. La rencontre a enregistré la présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, et plusieurs membres de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation. SS/MD (AMAP)