Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : Les médias prêts pour la couverture de la remise au Chef de l’État
Bamako, 18 juil (AMAP) Le projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, finalisé le 30 juin dernier, sera remis le 22 juillet prochain au président de la Transition, le général Assimi Goïta, apres avoir été présenté à l’ensemble des délégués des régions, des gouverneurs et de la diaspora ainsi qu’aux ambassadeurs du Mali, a appris l’AMAP, ce vendredi, au Centre international de conférences de Bamako. Le président de la Commission de rédaction du projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Ousmane Issoufi Maïga, qui intervenait à la journée d’information et de sensibilisation des médias sur la couverture de l’atelier de restitution et de remise, a indiqué que le mardi 22 juillet est le couronnement et la fin de ce processus qui a été engagé depuis décembre 2024. « La commission remettra au président de la Transition, le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation », a-t-il annoncé, ajoutant : « Nous arrivons à une autre étape du processus de rédaction de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ». L’ancien Premier ministre a dit que, du 20 au 22 juillet prochain, il y aura des « échanges sur toutes les dimensions du contenu de la Charte nationale. » Pour ce faire, Ousmane Issoufi Maïga a souhaité réussir ce virage « avec les hommes de médias et toutes obédiences confondues, tout en félicitant les dignes représentants » au sein de la Commission de rédaction pour le travail professionnel qu’ils ont réalisé au quotidien. Il souhaite que « tous ces efforts conjugués permettent de donner la visibilité et la lisibilité de ces étapes ultimes du processus de rédaction de la Charte. » L’ouverture de la journée d’information et de sensibilisation des médias sur la couverture de l’atelier de restitution et de remise au Président de la Transition, du projet de charte, a enregistré la présence de plusieurs représentants et responsables des associations et organisations professionnelles de la presse. Elle a été organisée par les membres de commission communication de rédaction du projet de charte. Le premier responsable de la Maison de la presse a adressé ses remerciements au président de la Commission de rédaction de la Charte pour l’intérêt qu’il a accordé à la presse tout au long de ce processus. Bandiougou Danté a signalé que « c’est la première fois qu’une commission est mise en place à un niveau aussi élevé pour que les acteurs qui ont la main à la pâte soient mis au cœur du dispositif communicationnel. » Le président de la Maison de la presse a souhaité que l’information soit traitée de manière beaucoup plus professionnelle, responsable et véritablement fidèle à ce qui s’est réellement passé. Cela, compte tenu de tous les efforts d’information et de communication qui ont été faits. Il a annoncé avoir mobilisé « une cinquantaine de journaux, une trentaine de radios et six télévisions privées en plus de l’ORTM » pour la couverture des cérémonies officielles, notamment l’ouverture de l’atelier sous la présidence du Premier ministre et la remise officielle du document avec la présence du Président de la Transition. SS/MD (AMAP)
Burkina Faso : Une application mobile innovante pour détecter précocement les maladies des cultures
Bamako, 15 juillet (AMAP) – Aïssata Doussou Dembélé, étudiante à l’Université Joseph Ki-Zerbo, a développé une application mobile basée sur l’intelligence artificielle, « Crop Doctor », capable de détecter précocement les maladies de l’arachide à partir d’images, dans le but d’améliorer la production agricole, rapporte mardi l’Agence d’information b=urkinabè. « J’ai fait l’agriculture. Donc, je connais les difficultés du terrain. Je sais que si je développe une telle application, cela va être bénéfique pour les cultivateurs », a déclaré l’impétrante. Défendant son mémoire de master en informatique appliquée au changement climatique entièrement en anglais, Mme Dembélé a obtenu la note de 18/20, le jury saluant l’originalité de son travail. L’application, qui affiche une précision de 96% pour détecter des maladies comme l’alternariose, la rouille, la rosette ou la tache foliaire, propose également des conseils pour la prise en charge des pathologies identifiées. « Cette solution innovante renforcera la résilience des agriculteurs face aux maladies, améliorera la productivité et favorisera une agriculture intelligente et durable », a souligné le président du jury, Pr Amadé Ouédraogo. Face aux défis du changement climatique et des maladies affectant l’arachide, une culture de grande consommation et source de revenus pour les paysans, « Crop Doctor » se distingue par sa capacité à faciliter la détection précoce, surpassant les méthodes visuelles conventionnelles souvent inadaptées. « Dans un contexte de changement climatique, les producteurs font face à des défis comme la propagation rapide des maladies et l’apparition de nouveaux symptômes, rendant l’identification visuelle difficile », a expliqué le directeur de mémoire, Dr Zakaria Kiébré.Mme Dembélé envisage d’améliorer son application pour l’étendre à d’autres cultures, tandis que le jury encourage les autorités à soutenir la diffusion de cet outil pour renforcer la sécurité alimentaire. Le travail, supervisé par Dr Kiébré et évalué par Pr Ouédraogo, Dr Bouba Traoré et Dr Abel T. Nana, a été jugé « très satisfaisant » pour son apport à l’agriculture burkinabè. OS/MD (AMAP)
Le président Goïta accorde une audience au DG de l’ASECNA
Bamako, le 18 juil (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a reçu, ce vendredi 18 juillet au palais de Koulouba, en audience le Directeur général de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), Prosper Zo’o Minto’o, a constaté l’AMAP. Le nouveau DG| de l’ASECNA, invité par la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, à participer au 42è Comité de gestion des activités aéronautiques nationales du Mali, a déclaré avoir saisi « l’occasion pour prendre les sages conseils du chef de l’Etat. » « J’ai profité pour rendre compte au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, de la situation de la navigation aérienne et des activités de l’Agence au niveau du Mali», a révélé Prosper Zo’o Minto’o. Il a, aussi fait noter, que le Comité de gestion a permis de revoir, de passer en revue la situation des activités avec une note positive. « Des activités reprennent dans des parties où nous avons des difficultés. Nous avons identifié des besoins pour renforcer le dispositif aéroportuaire du Mali », a-t-il précisé. OD/MD (AMAP
Gestion budgétaire et comptable : Les établissements publics nationaux en forum de réflexion
Bamako, 18 juil (AMAP) Un forum d’échanges regroupant les ordonnateurs et comptables des établissements publics nationaux s’est tenu, ce vendredi à Bamako, à l’initiative de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP), en collaboration avec la Section des comptes de la Cour suprême, a constaté l’AMAP. Placée sous le thème « Gestion budgétaire et comptable des établissements publics nationaux : enjeux, défis et perspectives », cette rencontre a visé à instaurer un dialogue constructif entre les acteurs chargés de la gestion financière des établissements publics, afin de renforcer les pratiques en matière de gestion budgétaire et comptable. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, a souligné l’importance de ce cadre d’échange pour améliorer la gestion financière dans le respect des textes en vigueur. À ses côtés étaient présents le directeur général du Trésor, Siaka Samaké, et le représentant de la Cour suprême, Koniba Diarra. Selon Abdoulaye Traoré, « malgré les instruments juridiques et techniques déjà mis à disposition pour harmoniser les pratiques, plusieurs insuffisances subsistent, notamment dans la présentation des budgets, la tenue de la comptabilité, la production des comptes de gestion et la gestion de trésorerie. » Il a appelé à des contributions concrètes pour remédier à ces difficultés. De son côté, le directeur général du Trésor a rappelé que ce forum s’inscrit dans le cadre des réformes en cours. Il a précisé que « l’objectif est de mieux répondre aux besoins des établissements publics et d’ouvrir un dialogue permanent entre les services du Trésor et les institutions bénéficiaires. » La rencontre a été marquée par des communications techniques portant sur les enjeux et défis liés à la gestion budgétaire et comptable, ainsi que sur l’état des lieux du jugement des comptes des comptables publics. MMD/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Opération d’enregistrement des réfugies par la Commission nationale chargée des réfugies (CNCR)
Ouélessébougou 17 juil (AMAP) La Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR), avec l’appui technique du Haut-commissariat des Nations unies au Mali (UNHCR), a procédé, jeudi 17 juillet, à Ouélessébougou, à l’enregistrement biométrique et à la délivrance de documentations de réfugiés à plus d’une vingtaine de ménages identifiés dans le Cercle de Ouélessébougou. L’objectif pour la CNCR, qui intervenait dans le cadre de sa mission de gestion et d’assistance aux réfugiés et demandeurs d’asile au Mali, vise à identifier et enregistrer les réfugiés relevant de sa compétence afin de renforcer leur protection. Selon le responsable de communication, la CNCR mène les opérations d’enregistrement dans toutes les localités qui accueillent des réfugiés, afin de garantir un meilleur environnement de protection à toutes les personnes qui choisissent le Mali comme terre d’asile. Ces opérations sont essentielles dans la protection et la mise en œuvre de l’assistance humanitaire au bénéfice des réfugiés. Elles permettent, également, l’enrôlement biométrique, la délivrance de documents officiels aux réfugiés, l’identification des personnes à besoins spécifiques pour leur prise en charge et la planification efficace des aides humanitaires. Au cours de cette opération d’enrôlement, « une attestation de ménage » a été délivré à chaque ménage enrôlé à Mana, village périphérique de Ouélessébougou où habitent une centaine de réfugiés. Un document de protection essentiel pour les personnes contraintes de quitter leur pays d’origine, leur donnant accès aux services sociaux de base, à la libre circulation et l’accès à l’assistance humanitaire. Cette opération d’enrôlement menée par la CNCR a été bien accueillie par les autorités locales dont le maire Bakary Samaké, qui a salué la démarche, soulignant qu’elle permet de recenser officiellement les réfugiés et de mieux gérer leur prise en charge au sein de la communauté. Rappelons que la CNCR est un service rattaché au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Elle est compétente sur toutes les questions liées à l’asile, à la protection et à l’assistance aux personnes relevant du mandat du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). AC/MD (AMAP)
Koulouba : Le chef de l’État rassure la diaspora sur l’investissement au Mali
Bamako, le 18 juillet (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, lors de l’audience qu’il a accordée, ce vendredi 18 juillet, au palais de Koulouba, à une délégation de la diaspora, a invité les Maliens vivant à l’étranger à investir dans notre pays, a constaté l’AMAP. Cette délégation, dirigée par le président du Haut conseil des maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, était accompagnée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Au terme de la rencontre, le président du HCME a déclaré que « l’audience a permis de débattre de tous les problèmes. » « Et le Chef de l’État a prodigué des conseils avant d’adresser un message à l’ensemble de la diaspora malienne », a ajouté M. Sylla. « Il nous a chargés de transmettre à l’ensemble de la diaspora de venir investir au Mali…L’équivoque est levée et carte blanche nous a été donnée par rapport aux facilités pour réaliser des projets au pays », a-t-il précisé. Habib Sylla a soutenu que c’est une opportunité en cette ère de développement économique « Je crois que, nous Maliens de l’extérieur, sommes des soldats de ce secteur et le chef de l’Etat a insisté que personne ne viendra développer ce pays à notre place », a-t-il a dit. OD/MD (AMAP)
Sortie de la 2è promotion du diplôme d’état-major des forces de sécurité : 34 officiers prêts à servir
Bamako, le 18 juil (AMAP) Quelque 34 officiers issus des forces de sécurité des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) dont 30 du Mali, 2 du Burkina-Faso et autant du Niger ont terminé le stage de formation de la 2ème promotion du diplôme d’état-major des forces de sécurité, ce vendredi 18 juillet 2025, à l´Ecole de gendarmerie Chef d’escadron Balla Koné-Faladjè, à Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie de clôture, marquée par la remise des insignes et diplômes aux récipiendaires ainsi qu’un défilé militaire, a été présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Ali Mohamedine, en présence de la hiérarchie militaire, des membres du corps diplomatique dans notre pays et des proches des récipiendaires. Parmi les 34 officiers, 9 sont des fémmes. Cette formation qui a duré 9 mois est destinée à doter ces officiers de compétences nécessaires pour assurer des responsabilités au sein des instances de commandement. Le major de la promotion est le capitaine Blaise Ague Coukri du Burkina Faso qui a obtenu une moyenne de 16,33/20. « Dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité, plusieurs grandes réformes ont été opérées pour rendre notre outil de défense performant, efficace et adapté aux réalités du moment », a fait savoir le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. D’après le général Daoud Ali Mohamedine, la création de l’Ecole d’état-major des forces de sécurité « est une illustration parfaite et concrète de la réussite de ces réformes majeures. » Il a ajouté que le concept novateur de diplôme d’état-major des forces de sécurité est important, « car s’adaptant au contexte sécuritaire actuel qui domine dans les pays du Sahel et, singulièrement, ceux de la Confédération AES. » « Opérationnelle il y a seulement deux ans, l’Ecole d’état-major des forces de sécurité s’impose déjà comme un maillon essentiel dans la formation des futurs hauts cadres de la police nationale, de la protection civile, de la gendarmerie nationale, de la garde nationale et des officiers venus des pays frères et amis », a-t-il déclaré. OD/MD (AMAP)
Kangaba: Réunion du comité local de sécurité
Kangaba, 17 juil (AMAP) La réunion ordinaire du Comité local de sécurité du Cercle de Kangaba (Ouest) s’est tenue ce jeudi 17 juillet 2025, dans la salle de réunion du Cercle, sous la présidence du préfet Abou Dao, autour de la question sécuritaire sur laquelle les responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), qui travaillent en commun ont tenu le même langage, a constaté sur place. « La situation sécuritaire est calme dans l’ensemble et les patrouilles de proximité et celles dans la ville de Kangaba sont régulièrement menées », ont-ils assuré. Cependant, les responsables des FDS invitent les populations à « une collaboration franche » avec eux. Ils demandent aussi, aux populations « de vérifier les renseignements et les données par téléphone et par non par les réseaux sociaux pour éviter de semer la panique au sein de la population. » Enfin, ils demandent aux populations « d’informer les maires avant tout mouvement de masse, notamment les cérémonies de mariage. » Le lieutenant Djibril Coulibaly de la Protection civile a indiqué que les cas d’accident de la circulation ont beaucoup diminué, « grâce à la campagne de sensibilisation initiée la veille de la Tabaski par le préfet du Cercle. » Selon le conseiller local du Secrétariat permanent pour la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SP-CNLP) au cours de ce trimestre, les activités de sensibilisation ont été menées dans les écoles avant la fermeture des classes sur les dangers de la détention d’armes blanches. Le bureau local du SP-CNLP contribue également à la sécurité en donnant des renseignements aux FDS. Il s’attelle, aussi, au recensement des ateliers de fabrication d’armes traditionnelles. Les quatre fabricants d’armes sont d’ores et déjà sensibilisés sur l’interdiction formelle de fabriquer des pistolets artisanaux. Quant aux syndicats de tricycles et de moto taxis, il leur a été demandé de se faire recenser auprès des mairies. Ont participé à la rencontre les responsables des FDS (Gendarmerie, Police, Garde nationale), la Protection civile, les Eaux et Forêts, la Maison d’arrêt. La réunion a été élargie aux services techniques, aux syndicats de transport au Bureau local et communale du SP-CNLP et aux éleveurs. SD/MD (AMAP)
Kolondièba : Lancement de la campagne de lutte contre le paludisme
Kolondièba, 17 juil (AMAP) Les autorités locales de Kolondièba (Sud) ont procédé au lancement de la Campagne de chimio prévention contre le paludisme saisonnier (CPS) le 17 juillet, lors d’une cérémonie présidée par le sous-préfet central, Mme Traoré Maïmouna Keïta, au domicile du chef de village, a constaté l’AMAP. Ce lancement a regroupé plusieurs personnalités dont le chef de service local du Développement social, Boubacar Dioni, le chef de service local de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Amadou Dembélé, le personnel de santé, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO,) la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), la Jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et les radios de proximité. Le représentant de l’État a administré la première dose à une fillette de 12 mois. Une foule nombreuse d’enfants accompagnés de leur mère était au rendez-vous. Cette campagne vise à administrer des comprimés à 11 556 enfants de 3 à 11 mois et 54 478 de 12 à 59 mois. Les équipes de campagne sillonneront les villages en faisant du « porte à porte » du 17 au 21 juillet 2025. Au total, quelque 66 034 enfants sont ciblés dans toutes les aires de santé du Cercle. Cette campagne de CPS vise à prévenir le paludisme en cette période hivernale. Siaka Togola du Centre de santé de référence (CSREF) a recommandé la prise correcte, par les enfants, de ces comprimés acquis avec l’appui des partenaires comme Catholique relief service (CRS). Dans la même mouvance, une réunion du Comité de pilotage du CPS présidée par Mme Traoré Maïmouna Keïta, sous-préfet central, s’est tenue. L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser la population, mettre tout le monde au même niveau d’information pour un bon déroulement de ces opérations. Pour atteindre cet objectif, tous les canaux sont utilisés : leaders communautaires, confessions religieuses, le Réseau des communicateurs traditionnels et les radios de proxmité. NK/MD (AMAP)
Coopération Allemagne-Mali : Plus de six milliards pour des pistes et Infrastructures pour la paix dans les Régions de Kayes et de Kita (Ouest)
Kita, 17 juil (AMAP) Le Programme pistes et infrastructures pour la paix (PIP), entièrement financé par la coopération allemande, à travers la KFW, pour plus 6,5 milliards de francs CFA, au profit des Régions de Kayes et Kita, dans l’Ouest du Mali, a été lancé, mardi 15 juillet, par le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, lors d’une cérémonie officielle dans la salle de conférence du Gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. Le PIP est mis en oeuvre par Welthungerhilfe (WHH) Mali . Il vise globalement, selon les intervenants, à « contribuer à la stabilisation des régions sud du Mali à travers le développement économique par le biais de constructions de pistes rurales, infrastructures économiques, des investissements dans les activités génératrices de revenus. Et, également, dans des coopératives et associations visant à renforcer la création d’emplois ainsi que la cohésion sociale dans les deux Régions. Ce programme bien accueilli par les bénéficiaires des deux regions a une durée de quatre ans. Harouna Diallo, maire de Liberté Dembaya/Kayes qualifie d’« historique » cette coopération Allemagne-Mali, en présence des représentants des acteurs et bénéficiaires des deux régions, et du représentant de l’ambassade d’Allemagne au Mali. « L’intervention de l’Allemagne au Mali date de très longtemps car l’histoire nous enseigne que ce pays a été le premier à reconnaitre l’indépendance du Mali. Le premier jumelage de Kayes a été établi avec les Allemands. Nous ne pouvons que remercier ce grand pays », a dit M. Diallo. Par rapport à ce projet, l’élu de Kayes reconnait signale qu’il y a beaucoup de projets structurants dans ce programme « pour un développement local réel. » Il a appelé « à la synergie d’actions de tous pour la réussite totale de programme qu’il qualifie d’inclusif à travers les cibles, à savoir toutes les couches socioprofessionnelles. » « Sans les pistes, pas de développement local ! » Voilà pourquoi, il dit avoir adressé ses remerciements à tous ceux qui ont oeuvré pour l’avènement de ce programme. Selon Bienvenu Vuvalya, l’Area Manager, le projet est un programme ouvert « cela signifie, dit-il que les différentes mesures individuelles ne sont pas finies mais sont sélectionnées, suivant les critères bien définies. Il a fait une présentation détaillée du programme qui a facilité la compréhension des activités prévues et les modalités d’intervention du projet. En effet, ce programme se déroulera dans 14 localités des deux Régions de Kayes et Kita, avec 70% du budget à consommer à Kita « pour renforcer l’autorité locale de la Région. » Le rôle la communauté rassure le Manager, puisque ce sont les communautés qui vont identifier les activités prioritaires que les différents Comités régionaux d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) vont valider. M. Vuvalia a expliqué aux participants les différentes composantes du programme. Il a indiqué que la principale est la réhabilitation des pistes rurales et la réhabilitation ou construction des infrastructures d’ordre économique, en utilisant, au maximum, une approche Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). Les activités à impact socioéconomique et de renforcement des capacités des cibles constituent les autres composantes de ce programme. Dans son intervention, Eré Alain Dioundo, expert chargé du secteur Décentralisation de la Banque de développement (KFW KFW) représentant l’ambassade d’Allemagne, indiqué que « ce programme émane de la volonté de la République fédérale d’Allemagne de contribuer au développement socio-économique de la partie Sud du Mali. » Selon lui, « c’est le fruit de la disponibilité des plus hautes autorités à collaborer aussi parfaitement avec la République fédérale d’Allemagne. » Il a adressé ses remerciements au gouverneur de la Région de Kita pour ses efforts, ses orientations et recommandations « qui favoriseront selon lui l’atteinte des résultats escomptés. » Enfin, il a réaffirmé « la constante volonté de la République fédérale d’Allemagne à s’engager auprès du peuple malien dans son inlassable quête de paix, de renforcement de la cohésion sociale, de stabilité et de développement. » Selon le gouverneur de la Région de Kita, Daouda Maiga, qui a présidé le lancement, ce projet qui bouclera en février 2029, « est en adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement. » Pour lui, le ciblage des secteurs concernés apporte une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires, à la fois des départements en charge de la Décentralisation, des Affaires étrangères et de l’Economie. Le chef de l’Exécutif régional a exhorté tous les acteurs « à relever le défi de finaliser toutes les activités programmées pour le plus grand bonheur de nos populations. » Daouda Maiga, a conclu son intervention par des remerciements, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, le gouvernement allemand « pour cet appui hautement appréciable. » Signalons que ce programme se déroulera précisément dans les Cercles de: Kita, Sebekoro, Sirakoro et Sagabary pour la Région de Kita et deux Cercles de Kayes qui sont Kayes et Ambidedi. Ce nouveau programme découle du Programme pistes pour la paix dont la première et la deuxième phase sont mises en oeuvre dans la Région de Gao, dans le Nord du Mali. Jigiya Mohamed Fabrice AMAP-KITA

