La mairie de la Commune urbaine de Ségou réalise plus de 800 000 000 Fcfa en 2024
Ségou, 31 mai (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Ségou a réalisé, 814 336 948 Fcfa, soit 86,71%, au titre de l’exercice 2024 en mais a enregistré une faible mobilisation de la Taxe de développement régional et local (TDRL), a appris, vendredi, l’AMAP sur place. Le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra qui a présenté le compte administratif de l’année écoulée, lors de la restitution publique de la gestion de sa collectivité, dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, a fait noter que, sur la TDRL, la commune a, sur une prévision de 39 171 400 Fcfa, réalisé 2 984 033 Fcfa, soit 7,62%. Dans la cour de la mairie, sous la présidence du préfet de Cercle, Daouda Diarra et en présence des responsables des services techniques, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que des organisations de la société civile, le maire a, également, fait l’état d’exécution du Plan de développement économique, social et culturel (PDSEC) et du fonctionnement des organes et services propres de la commune. Comme réalisation de la mairie, on retient entre autres, l’appui aux quartiers pour le curage des caniveaux et le rétablissement de l’électricité dans le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Médine. Prenant la parole, le préfet du Cercle de Ségou a salué « la régularité du maire dans le respect de cette importante disposition du Code des collectivités territoriales qui favorise la participation des citoyens à la gestion de la commune. » Selon Daouda Diarra, « les citoyens ont besoin d’être informé par leurs élus. » « Ce besoin s’il n’est pas satisfait, engendre la méfiance, le désintérêt pour les acteurs locales et impacte négativement le paiement des taxes », a-t-il estimé. Par ailleurs, M. Diarra a indiqué que les communes du Cercle de Ségou sont confrontées à plusieurs défis dont les faibles taux de mobilisation des ressources propres, de participation des citoyens à la vie publique et de réalisation des PDSEC. Il a salué la tenue de cette journée de redevabilité qui permet de renforcer les capacités des organisations de la société civile, en matière de suivi budgétaire, « afin de mieux contribuer à la gestion transparente des ressources publiques. » À l’issue de la séance de questions-réponses, le maire de la Commune urbaine de Ségou a adressé ses remerciements à l’ensemble des acteurs qui ont concouru « à l’atteinte des résultats engrangés », avant de réitérer son « engagement à poursuivre, ensemble, les efforts afin de répondre aux besoins fondamentaux de la population. » MS/MD (AMAP)
Mali : Une Nuit de l’intégration africaine en apothéose de la Semaine nationale
Bamako, 01 juin (AMAP) La Semaine nationale de l’intégration africaine (SNIA), qui a commencé le 25 mai, sous le thème « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine, grâce aux réparations », a été clôturée, samedi 31 mai, par une soirée culturelle africaine ou « Nuit de l’intégration africaine », à l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. L’Afrique était représentée dans sa diversité culturelle, à travers des stands et des mets, notamment des communautés de la Cote d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de la République de Guinée, du Niger, de la Zambie, du Maroc, de la Mauritanie. « Chaque 25 mai, nous nous souvenons du rêve de nos pères fondateurs de l’Indépendance de l’Afrique, réunis en 1963 à Addis- Abeba, pour créer l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenu Union africaine (UA), en juillet 2000, à Durban, en Afrique du Sud », a rappelé la doyenne des ambassadeurs africains au Mali, Kalzeubé Néldikingar Madjimta, de la République du Tchad. « Ce rêve, a-t-elle dit, toujours vivant et d’actualité est celui d’un continent uni, souverain, prospère et en paix, tourné vers le progrès et ancré dans les valeurs de solidarité, de dignité et de justice ». La diplomate tchadienne a souligné que le thème résonne et nous interpelle. « Il fait écho à des siècles de souffrances, de discrimination, de spoliation et d’injustice infligées aux peuples africains et à leurs descendants », a, aussi, expliqué l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad au Mali. « Ce thème n’est pas une revendication tournée vers le passé, mais un appel à la reconnaissance, à la mémoire, à la vérité et à la justice », a signalé Kalzeubé Néldikingar Madjimta. « Il s’agit de réparer les séquelles d’un système colonial qui a profondément marqué nos sociétés et qui, malheureusement, continue sous d’autres formes, à freiner notre épanouissement collectif », a-t-elle regretté. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a adressé ses remerciements à tous les partenaires qui se sont mobilisés pour la réussite des différentes activités de la SNIA. Il s’agit du Groupe des ambassadeurs africains au Mali, la Fédération des communautés africaines, l’Organisation panafricaine des femmes, la Jeunesse de l’Union africaine « pour leur précieuse contribution à l’organisation de la soirée et des différentes activités de la semaine. » « Votre implication illustre la vitalité de notre coopération et notre engagement partagé pour faire avancer le projet d’une Afrique intégrée et solidaire », a-t-il dit Le défilé des communautés des pays africains au Mali a été l’un des temps forts de la soirée. ST/MD (AMAP)
Jeux de l’AES : Le ministre Fomba annonce la 1ère édition au Mali
Bamako, 31 mai (AMAP) Le Mali abritera, du 21 au 28 juin, la première édition des Jeux de la Confédération des Etats du Sahel (AES), a annoncé, vendredi 30 mai 2025, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Au cours de sa conférence de presse mensuelle, au département, le ministre a indiqué que la compétition regroupe les athlètes du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les trois pays de la confédération, dans huit disciplines sportives. Il s’agit du football (U17), de la lutte traditionnelle, du bras de fer, du tir à l’arc, du judo, du karaté, de kung-fu wushu et du taekwondo. LD/MD (AMAP)
Bamako : « Maa, i tè sabali ! », un spectacle engagé pour la planète au Complexe Blonba
Bamako, 31 mai (AMAP) La compagnie Naama a présenté, vendredi soir, au Complexe Blonba, à Bamako, le spectacle Maa, i tè sabali ! (« Humain, il faut avoir de la mesure ! »), une performance théâtrale et chorégraphique portée par une trentaine d’artistes, interpellant l’humanité sur sa responsabilité face à la nature et à la paix. Dirigée par Alioune Ifra Ndiaye, cette œuvre mêle masques géants, marionnettes et musique contemporaine. « J’ai voulu une pièce qui parle à la jeunesse urbaine, avec le numérique et la musique, tout en réfléchissant à la préservation de la planète », a déclaré Alioune Ifra Ndiaye, directeur artistique de la compagnie Naama. Inspiré du sogobo, théâtre ancestral des Bozo, Bamana et Malinké inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, ce conte moderne met en scène un tribunal symbolique où le lion et l’hyène jugent l’humain pour ses excès. Sur scène, 21 danseurs, des masques dogon conçus par Yacouba Magassouba et des marionnettes manipulées avec expertise captivent le public. La musique électronique de Zack Prod et les chants de Diamy Sacko, soutenus par la mise en scène de Salif Berthé et la chorégraphie de Bazoumana Kouyaté TOM, créent une fresque visuelle et sonore. Le body painting, dirigé par Bintou Alexandra Diarrah dans un style novateur appelé monopainting, fusionne tradition et modernité. « Les danseurs ont été maquillés pour incarner cette rencontre entre passé et présent », a précisé Ndiaye. Le spectacle dure 1h05 et délivre un message universel. « C’est une invitation à la prise de conscience face aux défis mondiaux, notamment la relation entre l’humain et la nature », a dit Moctar Ouane, ancien Premier ministre, présent dans la salle. La spectatrice Loubna Benhayoune a ajouté : « C’est magnifique, avec des marionnettes extraordinaires et un message fort sur notre responsabilité de destructeurs de la nature. » Pour Fanta Niamakolo Dembélé, danseuse, l’expérience est unique : « Cette pièce parle des changements climatiques. C’est un message que nous transmettons en tant qu’humains. » Fruit d’un an de travail et d’une équipe de près de cent personnes, « Maa, i tè sabali ! » a été créé au Festival des masques et marionnettes de Markala, puis présenté à Ségou (Centre)et au Centre international de conférence de Bamako (CICB). « Entre l’écriture, les répétitions et la fabrication des masques, c’est un travail titanesque », a souligné Ndiaye. Ce spectacle incarne une vision dynamique de la culture. « La culture, ce n’est pas regarder en arrière, mais créer pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui », a insisté M. Ndiaye. Il a, toutefois, alerté sur les défis du secteur : « L’équipe technique de Blonba est au chômage depuis plus de deux ans. Nous luttons pour rouvrir ce lieu et programmer régulièrement. » Moctar Ouane a conclu en appelant à un soutien institutionnel : « Il faut encourager et valoriser de telles initiatives pour renforcer la culture malienne. » OS/MD (AMAP)
Projet culturel Mali Kó : Faire célébrer l’héritage par la jeunesse malienne en 2025
Bamako, 31 mai (AMAP) Africa scène et le Complexe culturel BlonBa, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée pour 2025 par le président Assimi Goïta, lancent Mali Kó (Le Mali dit), un projet ambitieux de 150 millions de Fcfa visant à revisiter 19 chansons emblématiques du Mali de 1960 à 2000 dans 11 régions. « Mali Kó est une célébration de notre histoire musicale et un moyen de transmettre des valeurs de paix et de cohésion à travers la nouvelle génération », a déclaré Abou Guitteye, directeur d’Africa Scène. « Ces chansons intemporelles, réinterprétées, vont raviver des moments clés de l’histoire malienne et inspirer les jeunes. » Porté par cinq jeunes artistes maliens, ce projet comprend un album, un spectacle de 2h30 et une tournée dans 11 villes, avec pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et la citoyenneté auprès de la jeunesse malienne. Le projet se déploie en trois phases. La première consiste en la production d’un album regroupant 19 chansons classiques, comme Mali Twist de Boubacar Traoré, Bi furu d’Oumou Sangaré ou Dimanche à Bamako d’Amadou et Mariam, réinterprétées par des artistes prometteurs : Malakey, Young BG, Dr Keb, Black AD, Fama Diabaté et Lah Diabaté. La deuxième phase verra la création d’un spectacle de 2h30, dirigé par un directeur artistique à Lyon, intégrant son, lumière et danse. Enfin, une tournée itinérante présentera ce spectacle dans 11 villes maliennes, de Tombouctou à Bamako, en passant par Sikasso, Kayes et Ségou, visant à toucher 150 000 spectateurs directs. « Ce projet est une passerelle entre notre passé et notre avenir. Nous voulons montrer que le Mali culturel tient toujours et que la jeunesse est capable de produire des œuvres d’exception », ajoute Abou Guitteye. « La mission de Mali Kó, c’est transformer chacune de ces 11 villes en capitale culturelle pendant une semaine, en portant des messages d’éducation civique et de vivre-ensemble », a expliqué Alioune Ifra N’Diaye, directeur du Complexe BlonBa. Une téléréalité accompagnera le projet, avec 40 émissions hebdomadaires de 26 minutes et 10 émissions mensuelles de 90 minutes, diffusées pour atteindre 3 millions de téléspectateurs et 1 million de vues en ligne. Black AD, de son vrai nom Awa Diallo, s’enthousiasme : « Ce projet montre que le Mali possède une valeur culturelle exceptionnelle. Je vais y apporter mon originalité pour faire vibrer le public et montrer que le Mali est fier ! » Mali Kó s’inscrit dans une démarche éducative et citoyenne, répondant aux défis de la jeunesse malienne, comme la consommation de drogue ou l’attrait pour le complotisme. En s’appuyant sur les pratiques culturelles urbaines et numériques des jeunes, le projet vise à renforcer l’identité nationale et à promouvoir une citoyenneté moderne. À travers la musique, il ambitionne de raviver la mémoire collective, valoriser les talents émergents et faire rayonner la culture malienne à l’échelle nationale et internationale. OS/MD (AMAP)
Istanbul : Deuxième Sommet mondial de l’économie islamique
Istanbul, 31 mai (AMAP) Les travaux du 2e Sommet mondial de l’économie islamique, organisé par le Forum Al Baraka sur trois jours, ont débuté vendredi, à Istanbul, en Turkiye et se poursuivront jusqu’à ce dimanche, rapporte, l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique. L’événement se tient en présence du président turc Recep Tayyip Erdoğan, avec la participation d’un groupe d’élites, de penseurs économiques et de personnalités intellectuelles et économiques de renom venus de divers pays du monde. « Les grandes capitales du monde arabe et islamique connaissent une dynamique de développement remarquable, reflétant une évolution institutionnelle et une véritable volonté de contribuer à la construction de l’avenir de l’économie mondiale, à travers un modèle alliant valeurs et efficacité », a affirmé, dans son discours d’ouverture, le président du Conseil des fiduciaires du Forum Al Baraka pour l’économie islamique, Abdullah Saleh Kamel. Il a souligné que les mutations économiques observées dans de nombreux pays arabes illustrent » la capacité des capitales du monde islamique à adopter un modèle économique moderne, fondé sur des principes solides et proposant des solutions concrètes aux défis du développement et de la stabilité financière. » M. Kamel a ajouté que « l’économie islamique ne représente pas une simple alternative théorique, mais constitue un système financier intégré ayant prouvé son efficacité dans les domaines du financement et de l’investissement, grâce à des outils tels que le waqf, la zakât, le takaful et les sukuk, qui peuvent être activés dans des cadres réglementaires modernes et responsables. » Il a poursuivi, en affirmant que « le monde islamique dispose de richesses humaines, de ressources naturelles et de bases intellectuelles lui permettant de bâtir un modèle économique compétitif. » Il a insisté sur le fait que la prochaine étape exige un élargissement des partenariats entre les pays, les institutions et les sociétés, ainsi qu’une transformation des expériences réussies en modèles évolutifs à l’échelle internationale. La vision de M. Abdullah Saleh Kamel traduit un engagement stratégique en faveur de la conduite d’un mouvement économique global, en harmonie avec les exigences de l’époque tout en préservant ses racines éthiques, positionnant ainsi le monde islamique sur la voie du leadership dans l’économie mondiale contemporaine. À noter que le Forum Al Baraka pour l’économie islamique est une plateforme intellectuelle indépendante à but non lucratif, dont les premières rencontres ont été organisées à Médine en 1981. Le forum vise, depuis la tenue de ses réunions annuelles, à rassembler les experts et les décideurs pour développer une vision globale de l’économie islamique, enrichir la recherche et renforcer l’infrastructure du savoir dans ce domaine. HA/MD (AMAP)
Coupe du Mali : Le Stade malien remporte le trophée devant le Djoliba (1-0)
Bamako, 31 mai (AMAP) Le Stade malien Bamako a remporté la 64e édition de la Coupe du Mali, samedi, au stade du 26 Mars, en battant le Djoliba AC 1-0, sur une réalisation de Mery Camara à la 62e minute, a constaté l’AMAP. Pourtant, les Djolibistes ont dominé le jeu sans parvenir à concrétiser leurs occasions de but. Les Stadistes ont su faire le dos rond avant de débloquer le tableau d’affichage contre le cours du jeu. Le Stade malien reçoit un chèque de 25 millions de Fcfa contre 10 millions de Fcfa pour le finaliste, le Djoliba AC et 500 000 Fcfa pour le meilleur joueur de la finale, Mery Camara. La finale était présidée par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, en présence plusieurs personnalités dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Cette victoire intervient quelques jours après le sacre du Stade malien en championnat. Les Blancs réalisent donc le doublé Coupe-Championnat. Les Stadistes remportent, ainsi, la Coupe du Mali pour la troisième fois consécutive. C’est le 24e trophée de Dame Coupe, le record. Le Stade malien compte désormais quatre trophées de plus que le grand rival, le Djoliba (20 trophées). Les autres vainqueurs de la Coupe du Mali sont l’AS Réal (10 trophées), le COB (3), les Onze Créateurs (2), le Sigui de Kayes, l’Association sportive de Bamako (ASB) et l’US Bougouni comptent chacun un trophée. LD/MD (AMAP)
Marraine de mai de l’année de la Culture : Dr Aminata Dramane Traoré parle du Mali de demain
Bamako 31 mai (AMAP) La marraine du mois de mai du projet « Culture Mali 2025 », l’écrivaine Dr Aminata Dramane Traoré, a animé, ce samedi, au centre Amadou Hampaté Bâ, à Missira, une conférence sur le thème « Demain le Mali : culture, éthique, esthétique, paix et réconciliation à l’échelle locale », a constaté l’AMAP. « C’est difficile de parler de cette thématique, sans situer cette dynamique dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Il s’agit, pour nous, acteurs culturels et intellectuels, artistes, de contribuer à l’écriture de cette nouvelle page », a déclaré la marraine, qui avait à ses côtés le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, du gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly et le représentant de l’UNESCO au Mali, Ali Mohamed Sinane. Dr Aminata Dramane Traoré, a évoqué, devant l’audience, les valeurs fondamentales de la société malienne et partagé son parcours en tant qu’une défenseure de la culture du Mali. « Ce qui se passe dans le cadre de cette année de la Culture, participe justement des dynamiques qui vont au-delà de nos frontières. Cette initiative de nos autorités doit être soutenue par l’ensemble des citoyens », a-t-elle estime. « Le concept du parrain ou marraine du mois consiste à désigner chaque mois une personnalité du monde de la Culture et des arts du Mali comme parrain(e) des événements, apportant son prestige et son rayonnement pour célébrer l’année de la Culture et renforcer la visibilité et l’attractivité des événements parrainés », a rappelé le ministre Mamoun Daffé. Et d’ajouter : « La marraine d’aujourd’hui a toujours contribué au développement de la culture malienne, donc, elle mérite d’être honorée. » Cette initiative du ministère chargé de l’artisanat, en partenariat avec celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. MMD/MD (AMAP)
« Faso baro kene » à Sikasso : Echanges pour réveiller la fibre patriotique des citoyens
Sikasso, 31 mai (AMAP) La 3ème édition du débat citoyen « Faso baro kene » s’est deroulée, jeudi, dernier, dans la salle du Cicaara de Sikasso, apres celles de Koulikoro et Mopti, présidée par la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. « Faso Baro Kene, ce n’est pas seulement un cadre de débat, c’est avant tout un creuset d’échanges, de transmission des savoirs et de reconnexion avec nos valeurs fondamentales », a déclaré la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a salué l’initiative avant de souligner que « Faso Baro Kene » entend nous replonger dans les profondeurs du Maaya, « cette sagesse millénaire qui structure notre rapport à la communauté et à notre environnement. » Selon elle, à travers ce dialogue intergénérationnel et interculturel, « nous pouvons mieux comprendre notre passé, nous interroger sur notre présent et construire ensemble un avenir commun. » Par ailleurs, elle a ajouté qu’ « à l’heure où nous parlons de refondation, de souveraineté et de reconstruction nationale, il est essentiel que chaque malienne et malien retrouve en lui-même cette fibre patriotique, cette dignité, ce sens du devoir et de la solidarité qui font la grandeur de notre peuple. » Mme Kanté Marie Claire Dembélé a, d’une part, formulé le vœu que « Faso baro kene » devienne un pilier durable de la cohésion sociale dans notre région et dans tout le pays, et d’autre part, encouragé toutes les collectivités, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes à s’approprier pleinement cet espace. Quant à Daha Niasse, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, il a salué la bonne organisation de l’évènement avant de rappeler qu’il s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture (une initiative du président de la Transition). « L’initiative permettra de matérialiser la volonté du Président de la Transition. Quant à l’espace, celui-ci, permettra d’interpeller les jeunes sur la détérioration de nos valeurs et mœurs », a dit le représentant du ministre en charge de l’Artisanat. Il souhaité que a jeunesse s’approprie « nos valeurs ancestrales car c’est eux qui doivent véhiculer la vraie réforme du Mali et prendre la relève. » « On ne peut pas être souverain dans la culture d’autrui… », a-t-il conclu. La conférence-débat basée sur « maaya et danbé pour une culture du Mali kura » était animée par le spécialiste du N’go, le Dr Mari Keita, le traditionnaliste Bakoroba Diabaté, le Pr Ibrahim N’Diaye. « Faso baro kene », s’emploie à transmettre nos valeurs sociétales, nos savoirs et savoir-faire endogènes à la jeune génération afin de former la colonne vertébrale d’un nouveau type de citoyen malien (maliden kura) pétri de qualités exceptionnelles de bâtisseurs. Il se propose de promouvoir un échange permanent entre les composantes de la société, en vue de valoriser notre culture et nos traditions, de mettre l’Homme au cœur du développement socio-économique et culturel par le biais de l’éducation et de la citoyenneté. Il vise notamment à contribuer à l’éveil de conscience et à l’engagement citoyen, à développer la fibre patriotique chez les jeunes et les adultes, à favoriser la transformation sociale ainsi que le changement de comportement durable à travers la formation du « maliden kura » profondément ancré dans nos traditions et ouvert au monde. Les conférenciers ont apporté des éclaircissements aux différentes préoccupations soulevées par l’assistance. L’hymne national, la prestation des koredugaw et la pièce théâtrale de la troupe yeelen ont marqué l’évènement. L’année 2025 a été décrétée année de la culture par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié l’espace « faso baro kene » (débat citoyen). L’initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre du projet culture Mali 2025. La rencontre est organisée à la fin de chaque mois avec des thématiques bien choisies. L’espace utilise le cadre d’échanges « maaya ni danbe kene » créé au niveau des gouvernorats dans toutes les régions du Mali par le ministère de l’administration territoriale en collaboration avec ceux de la jeunesse et des sports, de la réconciliation et de la culture. La session de Sikasso a eu lieu en présence du directeur national du tourisme et de l’hôtellerie Mamary Diarra, du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé ainsi que du 2ème vice-président du Conseil régional, Samba Diallo. Etaient aussi présents, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)
Fonds de solidarité de la presse : La 1ere Assemblée générale discute du plan d’actions
Bamako, le 31 mai (AMAP)- Le Fonds de solidarité de la presse (FONSOPRESS) a tenu, samedi, sa 1ère Assemblée géné Assemblee générale rale, à la Maison de la presse, seulement 15 jours après son lancement, afin de présenter, discuter et adopter le Plan d’actions du Comité de gestion, constaté l’AMAP sur place. En saluant la présence des doyens de la presse malienne, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Dantè, a mis en cause « la mauvaise organisation des Hommes de médias maliens », pour ensuite souhaiter un avenir radieux de fonds. « C’est le plus important projet de la presse malienne…d’une presse qui souffre de ses problèmes », a soutenu le M. Danté. Écartant toute idée « d’un projet faisant la promotion d’un individu », il a enfin appelé les participants à travailler pour valider « des textes démocratiques ». Le représentant du président du Conseil d’administration, Mamadou Dabo, a indiqué que. le plan d’actions, fruit d’une réflexion collective, orientée vers les objectifs stratégiques du FONSOPRESS, «constitue la feuille de route pour les mois à venir .» « Il est important qu’il soit le reflet de nos aspirations communes pour un fonds plus dynamique, solidaire et tournée vers l’avenir », a déclaré M. Dabo. O.D

