Examen du Diplôme d’étude fondamentale 2025 : Top départ pour les 350 409 de cette année
Bamako, 02 juin 2025 (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané, a officiellement donné le coup d’envoi, ce lundi matin, au Groupe scolaire Mamadou Diarra numéro 2 de Médina-coura, des épreuves écrites du Diplôme d’études fondamentales (DEF), a constaté l’AMAP. Les candidats de cette session 2025 sont au total 350 409 candidats sur l’ensemble du Mali dont 173 767 filles et 176 642 garçons, repartis entre 1 842 centres. Parmi ces 350 409 candidats, 332 233 sont des candidats réguliers et 18 176 candidats libres. Et 233 candidats, composeront au camp des réfugiés en Mauritanie. Le Groupe scolaire Mamadou Diarra Numéro 2 accueille deux centres d’examens de 10 salles chacun. Le centre Mamadou Diarra I compte 250 candidats dont 136 filles et 114 argons. Quant à Mamadou Diarra II, il compte 246 candidats dont 136 filles et 110 garçons. Sur les 496 candidats au total, « nous avons 22 candidats libres », a souligné Mme Koné Djenebou Diarra, la directrice du 1er cycle de Mamadou Diarra II. C’est dans la salle numéro 1 du centre Mamadou Diarra II que le Dr Amadou Sy Savané, accompagné d’une forte délégation ministérielle composé de ses collègues de la Santé, de la Communication, des Sports, de la Promotion de la Femme, de l’Enseignement supérieur, a procédé à l’ouverture officielle de l’enveloppe contenant l’épreuve de rédaction, de trois sujets au choix, d’une durée de deux heures (8h-10h). Le premier sujet est : «Un de tes camarades t’informe qu’il a reçu une moto comme cadeau, suite à son admission au DEF. Tu lui envoies une lettre pour le féliciter et lui donner des conseils de prudence pour l’utilisation de la moto dans la circulation routière, rédige ». Le deuxième est ainsi libellé : « L’année 2025 est consacrée : année de la Culture. Afin de concrétiser cet engagement, votre quartier, village ou fraction a organisé une manifestation culturelle. Raconte l’événement ». Et le troisième : « Votre école te charge d’adresser une demande au chef de cantonnement forestier pour vous fournir des plants afin de reboiser votre école. Rédige. » « Le lancement a été fait dans les très bonnes conditions. Nous avons prodigué les conseils aux candidats. Nous leur avons fait part du soutien solide de toutes les autorités de la Transition, avec à la tête, le Président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita », a déclaré Dr Sy Savané. « Nous avons dit aux candidats que nous comptons sur eux. L’Etat fait tout pour que tous les élèves du Mali soient dans les bonnes conditions d’apprentissage et qu’ils viennent aux examens prêts comme ce matin », a-t-il dit. ST/MD (AMAP)
Maliwood : Une ambition nationale pour relancer le cinéma malien
Bamako, 02 juin (AMAP) L’ancien ministre malien de la Culture et cinéaste, Cheick Oumar Sissoko, a émis lundi, le vœu que des productions maliennes soient vues sur les écrans maliens, lors de la Journée de réflexion sur le document-cadre du programme Maliwood, au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. « Dans cette perspective, il devient impératif de proposer d’autres contenus sur nos écrans, en rupture avec les images venues d’ailleurs, porteuses de valeurs incompatibles avec nos repères culturels », a précisé l’auteur de « Guimba ».Cette réunion avait pour objectif d’examiner les moyens de création d’un Maliwood, afin de structurer une véritable industrie cinématographique nationale. Le chef du cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Nohan Sow, a indiqué que cette initiative est issue des Assises nationales de l’Artisanat et de la Culture. En effet, pour M. Sow, il s’agit « de mettre en place un cinéma malien à l’image de Hollywood et d’autres pays, afin de créer une véritable chaîne de valeur autour du cinéma et de l’audiovisuel. » Par ailleurs, l’ouverture de cet atelier permettra d’examiner les voies et moyens à mobiliser pour y parvenir. Pour sa part, Cheick Oumar Sissoko, a souligné que cette rencontre constitue une opportunité pour les cinéastes « de réfléchir sur leur présent et leur devenir. » « Ainsi, il sera possible d’évaluer ce qu’il adviendra des programmes qui seront élaborés et soumis au ministre », a-t-il ajouté « Cette initiative est d’autant plus salutaire que, selon le cinéaste, les Maliens le savent, nous sommes actuellement dans le creux de la vague. » « Autrefois premier, le cinéma malien traverse aujourd’hui une crise profonde, se retrouvant dans le peloton de queue », a-t-il regretté. L’actuel ministre en charge de l’Artisanat, Mamou Daffé, ambitionne la création d’un Maliwood, un projet qui sera discuté lors de cette journée. Si de grandes perspectives existent, force est de constater que l’État reste encore en deçà du soutien attendu. « À titre d’exemple, une subvention de 6 milliards de Fcfa promise depuis 2016 n’a toujours pas été concrétisée, alors que d’autres pays, en soutenant activement leur cinéma, parviennent à se faire connaître à travers leur art » a-t-il conclu. Selon la secrétaire générale de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali, Salimata Tapily, l’année 2025 a été décrétée Année de la Culture par le président de la Transition, Assimi Goïta. Ainsi, cette décision, à la fois historique et symbolique, inscrit la Culture au rang de priorité nationale. Elle a rappelé que « la Culture ne constitue pas un simple ornement de l’identité malienne, mais représente le socle même de la souveraineté. Par conséquent, il s’agit d’une invitation à se recentrer sur l’essentiel : être un peuple de mémoire, de création et de transmission. » Le chef du cabinet du ministère chargé de l’Artisanat, Nohan Sow, qui a présidé la séance avait à ses côtés, l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko et la secrétaire générale de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali, Salimata Tapily. AC/MD (AMAP)
Lancement des Épreuves du DEF 2025 : Une Mobilisation Nationale pour un Examen Sécurisé et Équitable au Mali
Bamako, 02 juin (AMAP) Le lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF), marquant la fin du cycle fondamental au Mali, ont débuté dans plusieurs régions du Mali, avec des cérémonies officielles présidées par les autorités locales. À Ouélessébougou, le préfet Moussa Sagara a ouvert la première enveloppe à N’tentoubougou 2ème Cycle « A ». À Koro, le préfet Mohamed Lamine Kounta a lancé les épreuves au groupe scolaire Diougodié Dolo. À Koutiala, le directeur de cabinet Namaka Touré a présidé la cérémonie à l’école publique de Wolobougou. À Bankass, le préfet Aly Sidibé a supervisé le lancement au groupe scolaire Joseph Yaro. À Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet, a ouvert les épreuves à l’école Tahirou Cissé. À Niafunké, Zakaradja Samaké, deuxième adjoint au préfet, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire Hamadoun Sankaré. À Diéma, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a ouvert les épreuves dans la salle numéro 4 du centre Diéma A. Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour garantir la sérénité des épreuves. À Niafunké, les Forces Armées Maliennes (FAMAs) ont patrouillé intensément dès la veille, avec des éléments visibles autour des centres d’examen. Zakaradja Samaké déclare : « Toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement des épreuves. » À Tenenkou, un dispositif sécuritaire encadre les centres, notamment à Dia, Diafarabé, et Diondiori. À Koro, le centre de Dioungani a été délocalisé pour des raisons de sécurité, et les forces de sécurité supervisent les 31 centres. À Diéma, le préfet Hamadou Yacouba Diallo était accompagné d’un « arsenal sécuritaire » lors de sa visite des trois centres. À Ouélessébougou, les forces de défense et de sécurité étaient présentes, et Moussa Sagara salue leur contribution : « Les forces de sécurité contribuent au succès de ces épreuves. » Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Les autorités ont insisté sur une organisation stricte et l’intégrité des examens. À Ouélessébougou, Moussa Sagara exhorte : « Je demande à chacun de voler avec ses propres ailes. » À Koro, Mohamed Lamine Kounta assure : « Toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des épreuves », tandis que Noumory Koné, directeur du CAP, ajoute : « Conformez-vous à la police de surveillance. » À Bankass, Aly Sidibé insiste : « Appliquez la police de surveillance pour empêcher la fraude. » À Niafunké, Zakaradja Samaké avertit : « Tolérance zéro pour tous les cas de fraudes. » À Diéma, Abdoulaye Kassé, directeur du CAP, conseille : « Évitez d’être en porte-à-faux avec le règlement intérieur pour ne pas être disqualifiés. » Des mesures comme la limitation à un candidat par table à Niafunké et la supervision active des centres à Diéma renforcent cette rigueur. PARTICIPATION MASSIVE – Des milliers de candidats participent aux épreuves, qui se prolongent jusqu’au 4 juin. À Ouélessébougou, 3 013 candidats (1 446 filles) sont répartis dans 21 centres. À Koro, 3 030 candidats (1 509 filles) composent dans 31 centres, dont 1 718 pour le CAP de Koro, 462 à Madougou, 21 à Dioungani, et 829 à Koporo-nâ. À Koutiala, 19 716 candidats (9 983 filles, 685 libres) sont inscrits dans cinq CAP. À Tenenkou, 923 candidats (461 filles) participent, dont 560 pour l’Académie d’Enseignement et 363 pour le CAP. À Niafunké, 276 candidats (130 filles, 26 libres) composent dans deux centres. À Diéma, 1 421 candidats (134 filles, 119 libres) sont répartis dans 11 centres, dont 8 classiques et 3 d’option arabe, avec 63 salles. Les autorités ont encouragé les candidats à aborder les épreuves avec calme et honnêteté. À Ouélessébougou, Moussa Sagara conseille : « Ne vous stressez pas, tous les sujets sont dans vos programmes. » À Koutiala, Namaka Touré recommande : « Lisez attentivement les sujets et comptez sur vos propres efforts. » À Bankass, Aly Sidibé invite : « Restez concentrés pour un bon résultat. » À Tenenkou, Boubacar Sissoko exhorte : « Restez calmes et sereins. » À Niafunké, Zakaradja Samaké insiste : « Travaillez honnêtement pour mériter vos diplômes. » À Diéma, Hamadou Yacouba Diallo conseille : « Notez vos premières idées sur vos brouillons et évitez les ratures. » Les sujets de rédaction à Diéma portaient sur une lettre de félicitation, une manifestation culturelle, et une demande de plants pour reboisement. Aucun incident majeur n’a été signalé. À Niafunké, le directeur du CAP par intérim, M. Touré, se félicite : « Une bonne organisation est déjà constatée. » À Tenenkou, les épreuves ont démarré sans encombre dans tous les centres. À Diéma, Moussa Z. Traoré, inspecteur pédagogique, exprime : « Je suis satisfait du bon déroulement des épreuves et du climat de convivialité entre les autorités. » À Ouélessébougou, Koro, Koutiala, et Bankass, les autorités ont salué l’engagement des surveillants, enseignants, et forces de sécurité. Les dépêches ne mentionnent pas explicitement d’autres examens nationaux en cours, mais le DEF est un examen clé du système éducatif malien, marquant la fin du cycle fondamental. Les slogans anti-fraude, comme celui évoqué à Ouélessébougou (« examens sans fraude ni fuite des sujets »), suggèrent une campagne nationale pour garantir l’intégrité de tous les examens de fin d’année, y compris potentiellement le baccalauréat ou d’autres certifications, bien que non détaillés ici. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Les régions d’Ouélessébougou, Koro, Koutiala, Bankass, Tenenkou, Niafunké, et Diéma ont mobilisé des ressources importantes, avec un accent sur la sécurité et la lutte contre la fraude, pour accompagner les candidats vers la réussite. Les dispositifs sécuritaires, l’organisation stricte, et les messages d’encouragement reflètent une volonté collective de garantir des examens justes et sereins. SAM/OBD/RDG/MN/AC/OB/OS/MD (AMAP)
Lancement des épreuves du DEF 2025 : Une mobilisation nationale pour la réussite des élèves
Par nos correspondants regionaux et locaux (AMAP) Bamako, 02 juin (AMAP) Ce lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté à travers le Mali, marquant une étape clé pour les élèves de neuvième année, a constaté l’AMAP. À Mopti, le gouverneur, le général de brigade Daouda Dembélé, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire ATT-Bougou à Sévaré. À Sikasso, la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé a ouvert la première enveloppe au camp Tièba Traoré, tandis qu’à Bla, le préfet Mme Fanta Samaké a lancé les épreuves au groupe scolaire Bla I Central. À Bafoulabé, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a présidé la cérémonie à l’école fondamentale Bafoulabé I. Les autorités régionales ont mis l’accent sur une organisation sans faille. À Mopti, Amadou Abdoulaye Cissé, directeur de l’académie d’enseignement, déclare : « Tout a été mis en œuvre pour une bonne organisation, avec un accent particulier sur la lutte contre la fraude. » À Sikasso, Mahamar Aguissa, directeur de l’académie, affirme : « Toutes les dispositions sont prises pour des examens conformes aux normes. » À Bla, des mesures de sécurité impliquant police, gendarmerie et garde nationale ont été déployées, tandis que des centres ont été délocalisés de Falo et Tiènabougou vers Bla-ville pour des raisons de sécurité. À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo insiste : « Notre système doit inspirer confiance à travers des examens rigoureux. » DE NOMBREUX CANDIDATS MOBILISES – Au total, des milliers d’élèves participent à ces épreuves. À Mopti, 10 263 candidats, dont 5 070 filles, composent dans 76 centres. Sikasso enregistre 29 144 candidats répartis dans 225 centres et 1 217 salles. À Bla, 3 245 candidats, dont 1 746 filles, sont inscrits dans 20 centres. À Bafoulabé, 2 218 candidats sont répartis dans 26 centres. Les épreuves, incluant rédaction en français et en arabe, se dérouleront jusqu’au 4 juin. Les autorités ont adressé des messages aux candidats, les exhortant à la concentration et à l’intégrité. À Mopti, le gouverneur Dembélé conseille : « Mettez en avant vos connaissances et évitez la fraude qui déshonore. » À Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé encourage : « Abordez ces épreuves avec conscience et intégrité. Vous êtes les bâtisseurs de demain. » À Bla, Mme Fanta Samaké insiste : « Ayez confiance en vous et respectez les règles. » À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo rappelle : « La fraude est interdite, ces évaluations déterminent la valeur de vos diplômes. » Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour assurer la sérénité des épreuves. À Mopti, le gouverneur note : « La présence des surveillants et des forces de sécurité dénote une bonne organisation. » À Bla, une équipe de supervision sillonne les centres pour prévenir tout incident. À Sikasso, 2 932 surveillants encadrent les candidats, garantissant un déroulement fluide. Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, les régions de Mopti, Sikasso, Bla et Bafoulabé affichent une mobilisation exemplaire pour accompagner les candidats vers la réussite. DC/MFD/MO/BM/OS/MD (AMAP)
Mali : Les interdits dans la société pour l’équilibre et la cohésion sociale
Par Siné S. TRAORE Au Mali, les interdits sociaux sont omniprésents dans toutes les ethnies et sous toutes les facettes de la vie traditionnelle. Mais, à l’ère de la modernité sans frein, ces interdits revêtent-ils encore une valeur sacrée aux yeux de la jeune génération ? Bamako, 02 juin (AMAP) Une mère déconseille à son fils de se marier avec une jeune fille. Le garçon transgresse l’interdit. Quinze ans de mariage, le couple n’a toujours pas d’enfant. La société a vite fait de mettre cela sur le compte des conséquences de l’interdit qui a été franchi ! Dans une discussion sur le sujet, un grand-frère sociologue a fait noter que depuis des siècles, au Mali, les communautés, les rites et la culture vivent au rythme d’un certain nombre d’interdits sociaux codifiés par la tradition. Ces interdits, qui régulent, pour ainsi dire, le fonctionnement même de la communauté, sont si ancrés dans les croyances et les comportements, qu’ils sont considérés comme un héritage de valeurs sacrées léguées par les aïeux. De Kayes (Ouest) à Kidal (Nord), dans les vestibules des villages du Mandé ou sous les tentes accueillantes des Arabes de Tombouctou, il y a une réalité qui frappe tout visiteur, un tant soit peu observateur. Cette réalité, héritée des us et coutumes transmis de génération en génération : les interdits sociaux rythment la vie des populations. Etablis par les ancêtres, afin d’atteindre l’équilibre et la cohésion sociale, ces règles non écrites sont comme une boussole de la personnalité de l’Homme malien dans ses rapports avec ses prochains, avec la nature. Parmi ces interdits, on peut citer : « le fait de parler la bouche pleine » ; « fixer un aîné dans les yeux lorsque vous lui parlez » ; « trainer dans la rue au crépuscule »; « enjamber son époux » ; « balayer la nuit », « répondre étant dans les toilettes » etc. En passant la société malienne à la loupe, l’on se rend compte que, s’il y a quelques interdits qui semblent communs à presque toutes les cultures, la plupart du temps, chaque aire culturelle a ses interdits spécifiques. Ainsi, selon que l’on soit chez les Dogon, les Minianka, les Bwa ou les Soninké etc. ; ce qui relève de l’ordre de l’interdit absolu aux yeux d’une ethnie, peut être appréhendé comme une pratique tolérée aux yeux d’une autre. D’ailleurs, il est fréquent de voir que des interdits sont liés à une famille, à un clan, à une tribu, à un village ou une ville. FAIS-ÇI, FAIS-ÇA, FAIS SEULEMENT – Selon le Pr Mohamed Tounkara, qui enseigne la psychologie à l’École normale supérieure (ENSup), les interdits sont là comme des signaux d’alerte pour empêcher quiconque d’outrepasser ses droits et de tomber dans une forme de chaos comportemental. Il cite, par exemple, « la consommation d’œufs de poule par les enfants », « le coït entre un homme et une femme dans la brousse, en milieu Bwa », « le bain corporel au crépuscule pour une femme enceinte », ou encore « la consommation de la viande de rat par une femme en état de grossesse ». Le spécialiste affirme que les interdits jouent carrément un rôle de garde-fous destinés à préserver les valeurs morales de la société. « Un des avantages des interdits est de protéger la société et ses acquis mais, aussi, d’assurer un certain équilibre ou cohésion sociale, ainsi que le respect des normes et des valeurs », fait-il remarquer. Poussant plus loin dans ses explications, le Pr Tounkara analyse certains interdits comme de simples astuces dont le but est d’empêcher certains abus et non comme des émanations liées au sacré. Il revient, à ce propos, sur l’interdiction faite aux enfants de s’approprier des œufs. « Faire croire aux enfants qu’ils ne doivent pas consommer les œufs de poule n’a d’autre signification que de permettre aux poules d’élever leurs poussins. Les anciens ont ainsi imaginé cette menace pour freiner la voracité des enfants et laisser le temps aux poules d’éclore leurs œufs », explique-t-il. Mais, posons-nous une question ! Qu’advient-il si un interdit est allégrement violé par un membre de la société ? Le Pr Tounkara souligne que des sanctions sont souvent prises. Par exemple, cite-t-il, « pour le cas du coït entre un homme et une femme dans la brousse, en milieu Bwa ; les présumés fautifs sont punis publiquement, le jour de foire du village. » Et Tounkara d’ajouter : « Ils, les fautifs, peuvent aussi être contraints d’amener un bouc ou une chèvre que les sacrificateurs égorgeront pour en extraire la graisse. Cette graisse sera fondue sur du feu puis le liquide graisseux brûlant sera déversé sur les parties intimes des deux coupables. » « Cette pratique punitive, nous dit Tounkara, permettra de soulager les « dieux » de la brousse ou de la nature, car ceux-ci auront été offensés et la nature également souillée. » « Sans cela, précise le Pr Tounkara, les Bwa prédisent que l’hivernage risque de se passer sous de mauvais augure et ne sera pas très pluvieux ». UNE CONSTRUCTION HUMAINE – Cependant, peut-on situer avec exactitude l’origine des innombrables interdits qui ponctuent la vie sociale malienne ? Pour le Dr Fodé Moussa Sidibé, enseignant-chercheur et traditionnaliste, les interdits naissent, en réalité, à partir de l’observation des habitudes sociales. Dans leur démarche d’observateurs mais, aussi, de gardiens de la cohésion sociale, les ancêtres ont alors pris l’habitude de frapper d’interdiction toute attitude qu’ils jugeaient dangereuse pour l’harmonie du vivre-ensemble. « Tous les interdits ont été institués selon l’expérience de vie de la communauté. Leur but ? Maintenir le vivre-ensemble et tisser des liens entre les uns et les autres », révèle Dr Fodé Moussa Sidibé. Selon lui, en principe, tous les interdits ont des conséquences directes ou indirectes, qu’on n’y croit ou pas, selon la tradition. « Parce que dans plusieurs cas, quand on dit que telle chose est interdite, les gens posent la question. « Mais pourquoi c’est interdit ? » Souvent, on ne répond pas parce que ce sont des lois non écrites de la société auxquelles on doit se plier, si nous voulons être un élément central de la société », explicite-t-il. « Les interdits, souligne, le traditionnaliste Sidibé, ont ceci de positif qu’ils servent, très souvent, aussi, à préserver
Encadré : Petits rongeurs, grands dégâts
Bamako, 02 juin (AMAP) Une invsion de petites souris, ou infestation de souris, se caractérise par la présence de nombreuses souris dans un lieu, souvent dans un logement, et peut être causée par des facteurs comme la présence de nourriture disponible, des points d’entrée non scellés, et des conditions climatiques favorables. Les souris cherchent refuge et nourriture dans les maisons et peuvent causer des dégâts importants, il est donc important de les éliminer ou au moins de limiter leur nombre. Signes d’une invasion de souris : Bruits de grattement : Les souris peuvent faire des bruits de grattement dans les murs, les greniers ou les faux plafonds. Présence de crottes : Des crottes de souris peuvent être trouvées dans des endroits où elles se déplacent, notamment près de la nourriture ou des nids. Grignotage : Les souris peuvent grignoter les matériaux, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, pour aiguiser leurs dents. Traces de graisse : Les souris peuvent laisser des traces de graisse sur les murs ou les surfaces où elles passent fréquemment. Dégâts : Les souris peuvent causer des dégâts aux biens, comme les textiles, les papiers ou les aliments, en les dégradant ou en les contaminant. Risques liés à une invasion de souris Contamination par des maladies : Les souris sont des vecteurs de maladies et de bactéries qui peuvent contaminer la nourriture ou les surfaces de la maison. Dommages matériels : Les souris peuvent causer des dégâts importants aux biens, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, en les grignotant. Odeurs: Les souris peuvent laisser une odeur d’ammoniac ou d’urine, surtout si leur nid est près de la zone de passage. Prévenir une invasion de souris Sceller les points d’entrée : Vérifiez les fissures et les trous dans les murs, les portes, les fenêtres et les conduits, et scellez-les avec un mastic ou de la laine d’acier. Maintenir une bonne hygiène : Évitez de laisser des restes de nourriture accessibles aux souris et assurez-vous de ranger les aliments correctement. Nettoyer régulièrement : Enlevez les débris et les ordures qui peuvent servir de refuge ou de nid aux souris. Réduire la nourriture et les déchets : Les souris sont attirées par la nourriture et les déchets, il est donc important de les éliminer rapidement. Se débarrasser des souris Pièges à souris : Utilisez des pièges à souris avec des appâts attrayants pour les attraper et les éliminer. Répulsifs à ultrasons : Les répulsifs à ultrasons peuvent aider à éloigner les souris de votre maison. Faire appel à un professionnel : Si vous avez une infestation importante, il est préférable de faire appel à un dératiseur professionnel. Dans le cas d’une invasion de souris dans votre logement, il est important de prendre des mesures rapidement pour les éliminer ou au moins réduire leur nombre. Remarque : Il est important de ne pas utiliser de pesticides sans autorisation MD (AMAP)
Présence de souris : Petits rongeurs, grands dégâts
Par Moussa M. DEMBELE Bamako 02 juin (AMAP) On ne la voit pas deux fois avant qu’elle ne disparaisse sous un meuble ou dans un recoin ! Furtif, insaisissable, prompt, rapide comme l’éclair, ne comptez pas sur un chat pour l’attraper, Vous l’aurez deviné : Messi, pas le footballeur, mais la petite souris dotée d’autres talents de destruction, ceux-là, est devenu notre compagnon à la maison, au bureau et parfois dans la voiture ! Compte tenu des dégâts causés par ces rongeurs dans nos familles, la présence massive des souris dans les maisons doit être contenue. À Tiéguena, dans la Commune rurale de Kalabancoro, sur la route de Ségou, les souris attendent seulement le coucher du soleil pour faire la navette entre les familles voisines Traoré et Diarra. D’habitude, elles se cachent au fond des chambres ou sous les sacs de céréales pour détruire leur contenu. Comme il y a le cousinage à plaisanterie entre ces familles, chacune profite de cette coutume ancestrale pour attribuer à l’autre, la paternité de ces petits rongeurs. « Hey ! Il faut bien garder vos souris. Il ne faut plus qu’elles viennent nous enquiquiner chez nous », plaisantent souvent les membres de ces familles. En réalité, il y a deux espèces de souris qui perturbent, actuellement, le quotidien des habitants de Bamako et ses périphéries. Il s’agit de gros rats et de petites souris appelées « Messi » pour leur petite taille et leur rapidité a se faufiler. Dans la périphérie de Tiéguena, ce sont de grosses souris qui font les dents en farfouillant dans les affaires des habitants. Parfois confondus à des rats, elles ne restent plus cachées dans les chambres ou sous les sacs de céréales, comme auparavant. Elles vivent, sans crainte, sous les pieds des personnes. Leur élimination/éradication en devient compliquée. « Souvent, je me dis qu’il n y a pas de produits efficaces pour éliminer ces souris, car je passe tout mon temps à acheter des produits qui, ne les réduisent pas. Même les chats ont peur d’elles. En plus, elles sont trop intelligentes pour éviter les pièges que nous leur tendons », confie Mama Guindo. Cette mère de famille, avoue que les petits rongeurs ont causé beaucoup de dégâts dans sa maison. Dans la même veine, Abdou Diarra, enseignant de formation, énumère les pertes qu’il a subies sur ses volailles à cause des grosses souris. « Contrairement aux souris habituelles que nous connaissons, celles-ci sont des mangeuses de poussins. Je possédais une importante quantité de poussins, les rongeurs ont tout dévoré jusqu’aux œufs », déplore-t-il. Cette perte a causé l’arrêt temporaire de ses activités. Les boutiques ne sont pas épargnées non plus. Les articles comme le sucre, le riz, les pâtes alimentaires et des farines sont les plus exposés. « Pour les protéger contre ces nuisibles, les boutiquiers élèvent des chats ou utilisent du poison qui les tue », renchérit, Amadou Doucouré, vendeur rencontré à Yirimadio. Il a été victime des souris, le poussant à prendre un chat. Et depuis, les petites souris se font rare dans sa boutique. Contrairement aux habitants de Tiéguena où les grosses souris sont fréquentes, les étudiants du Campus universitaire de Badaladougou se plaignent des « Messi » (nom emprunté au célèbre joueur argentin de football). Ces petites souris se sont logées dans les armoires, valises et s’attaquent à des objets précieux des étudiants. Ibrahim Diarra, étudiant à l’École normale supérieure de Bamako (ENSup) exprime sa désolation. Les dégâts de « Messis » ont transformé l’internat en un cauchemar pour l’étudiant. Elles ont grignoté ses cahiers et livres qu’il avait soigneusement rangés dans l’armoire. Lorsque qu’il s’en est rendu compte, il les a mis dans une valise. Malgré tout, les bestioles n’ont pas épargné ses documents. Selon des spécialistes de la santé humaine notamment le médecin généraliste, Dr Bakary Dembélé et Sidi Coulibaly, agent vétérinaire, la cohabitation avec les souris est un danger permanant pour la santé publique, selon ces techniciens. Elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, des maladies contagieuses, comme la salmonellose, qui se transmet quand le porteur est en contact direct avec ces bêtes. On peut attraper cette maladie par d’autres animaux aussi. Les souris peuvent vivre avec ces maladies sans les manifester. Elles infectent de passage les aliments. Si les traitements ne sont pas faits à temps, cela peut créer un problème rénal ou encore l’hépatite. « Nous les appelons les porteurs sains. C’est à dire elles portent des bactéries et virus mais elles ne les manifestent pas. C’est bien d’utiliser des produits pour éliminer ces souris. Mais ce qui est encore mieux, c’est de rendre les lieux propres, car c’est la saleté qui les attire », prévient Sidi Coulibaly, agent vétérinaire. Pour Dr Bakary Dembélé, médecin généraliste, beaucoup de personnes ont tendance à penser que ces animaux sont inoffensifs et sans impacts négatifs. Ce n’est pas toujours le cas, car les souris sont dangereuses pour l’homme et pour l’environnement. Leurs excréments peuvent nuire à la santé de l’homme au même titre que leur morsure. Selon le spécialiste, elles peuvent également êtres la source de pathologies comme la fièvre typhoïde et le ténia. L’élimination des souris peut avoir des impacts négatifs comme positifs. « Cela dépendra du produit et de la méthode utilisés », explique Papa Namory Traore, spécialité hygiène et assainissement. « Même si les souris peuvent nous transmettre des maladies, leur élimination aussi peut apporter le déséquilibre alimentaire chez d’autres animaux, car elles sont la proie de ces derniers », explique M. Traoré. « Ces animaux qui se nourrissent de la souris sont à leur tour la nourriture de l’homme. Donc, si les souris deviennent peu nombreuses, il y aura un petit chamboulement dans la chaîne alimentaire. Certains animaux vont devenir rares parce que leur proie, qui est la souris, a disparu », prévient l’ingénieur en environnement et santé publique. Il ajoute que la méthode d’empoisonnement que les humains utilisent pour éliminer les souris est une menace pour l’homme, surtout les enfants. « Ces poisons peuvent polluer l’environnement. Il y a, aussi, un aspect rebond, c’est à dire quant on essaie d’éliminer les souris et que cela ne réussit pas, elles vont
Sahara : le Royaume-Uni apporte » son plein soutien » au plan marocain d’autonomie
Rabat, 01 juin (AMAP) Le Royaume-Uni considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc en 2007 comme « la base la plus crédible, viable et pragmatique pour un règlement durable du différend » autour du Sahara, et affirme qu’il « continuera d’agir conformément à cette position » aux niveaux bilatéral, régional et international, rapporte Maghreb Arab Press (MAP) Selon la MAP, « cette position a été exprimée dans un communiqué conjoint signé à Rabat par le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, David Lammy, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. » Le Communiqué conjoint souligne que « le Royaume Uni suit de près la dynamique positive actuelle menée à cet égard sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI ». Il ajoute que Londres « reconnaît l’importance de la question du Sahara » pour le Maroc, précisant que la résolution de ce différend régional « renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale ». En outre, le Royaume Uni a confirmé, dans le Communiqué conjoint signé au siège du ministère des Affaires étrangères, que « UK Export Finance peut considérer de soutenir des projets au Sahara », notamment dans le cadre de « l’engagement de UK Export Finance à mobiliser 5 milliards de Livres Sterling pour soutenir de nouveaux projets économiques à travers le pays ». A souligner que « le Royaume-Uni reconnaît le Maroc comme une porte d’entrée essentielle pour le développement socio-économique de l’Afrique et réaffirme son engagement à approfondir sa collaboration avec le Maroc en tant que partenaire pour la croissance sur tout le continent », ajoute le Communiqué conjoint. Par ailleurs, le Communiqué signé souligne que « les deux pays soutiennent et considèrent comme vital le rôle central du processus mené par les Nations Unies », tout en réaffirmant « leur plein soutien aux efforts déployés par l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, M. Staffan de Mistura ». En particulier, le Royaume Uni déclare être « prêt, disposé et déterminé à apporter son soutien actif et son engagement à l’envoyé personnel et aux parties ». Enfin, le Communiqué conjoint précise qu’ « en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Royaume Uni partage l’avis du Maroc quant à la nécessité urgente de trouver une solution à ce différend de longue date, qui serait dans l’intérêt des parties ». « Il est grand temps de trouver une solution et de faire avancer ce dossier, ce qui renforcerait la stabilité de l’Afrique du Nord et relancerait la dynamique bilatérale et l’intégration régionale », déclare le Communiqué. MD (AMAP)
L’OCLEI : 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA (Président de l’Office)
Bamako, 31 mai (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI a traité 63 dossiers de corruption sur un total de 100, représentant un montant de 32 milliards de francs CFA, ainsi que l’identification de 500 biens immobiliers liés à une quarantaine de personnes, a révélé, vendredi, son président, Moumouni Guindo, rapporte la Cellule de communication de la Primature. En fin de mandat, M. Guindo a présenté son rapport au Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, au cours d’une audience pendant laquelle, le président de l’OCLEI a exprimé sa « reconnaissance aux autorités de la Transition » et ses remerciements au Premier ministre pour son « accompagnement et (sa) solidarité à l’égard des activités de l’Office. » Pendant huit ans, l’équipe a œuvré à la promotion de l’OCLEI. « Nous l’avons structuré, doté d’outils pour œuvrer à la prévention de l’enrichissement illicite. Nous avons entrepris des investigations et développé la coopération aux niveaux national et international », a affirmé le président de l’OCLEI. Dans sa présentation, Moumouni Guindo, a fait noter l’implication de toutes les couches de la nation, notamment les confessions religieuses, les jeunes à travers des centres et des clubs. Au niveau opérationnel, l’OCLEI « a mené des actions de sensibilisation, organisé des conférences, et conduit des campagnes médiatiques. » L’Office a également participé, activement, à l’élaboration de la Constitution du 22 juillet 2023. Sur le plan international, l’OCLEI a porté la voix du Mali en signant des protocoles d’accord avec douze pays, dans le but de contrôler les investissements à l’étranger issus de l’enrichissement illicite au Mali. Il a également mobilisé des ressources extérieures à hauteur de 15 milliards de francs CFA, au bénéfice des services de l’État. Il a conduit sept études et a traité 2 000 déclarations de biens, contre seulement 43 avant la création de la structure, dans le cadre d’un protocole d’accord établi avec la Cour suprême. En termes de difficultés, le président de l’Office a relevé l’absence du terme « corruption » dans son intitulé, dans les textes fondateurs de l’OCLEI. Il a recommandé une harmonisation avec les normes internationales, afin d’élargir le champ d’action de l’OCLEI, notamment vers le secteur privé. Le Premier ministre, en réponse, a assuré que « la lutte contre l’enrichissement illicite demeure une priorité dans la lettre de cadrage » du président de la Transition. Il a félicité le président de l’OCLEI pour son bilan qu’il a qualifié d’« élogieux ». Il a, également, formulé ses « remerciements pour le travail accompli au service de la Nation. » OS/MD (AMAP)
Établissement scolaire et universitaire : Le projet de redynamisation des clubs anti-sida lancé
Bamako, 30 mai 2025 (AMAP) Le représentant du ministre de l’Éducation nationale et chef de la cellule sectorielle, Oumar Nientao, a lancé, vendredi, au lycée Ibrahima Ly, le projet de redynamisation des Clubs anti-sida (CAD) en milieu scolaire et universitaire sur la Rive droite du district de Bamako, a constaté l’AMAP. Ce projet a mis en place 20 clubs anti-sida et renforcera les capacités de 480 membres de CAD sur les généralités sur le VIH/Sida et la technique de communication. Il dotera ces 20 CAD de plan d’action semestriel et assurera leur mise en œuvre. Son objectif est de renforcer la connaissance des jeunes en milieu établissement scolaire et universitaire dans la prévention et la lutte contre le VIH/Sida, afin d’accroitre les actions en matière de prévention du VIH/Sida. C’est une initiative du Secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), en collaboration avec le Réseau national de la jeunesse du Mali (RENAJEM). Le représentant du ministre de l’Éducation nationale et chef de la cellule sectorielle a souligné que le département « souscrit parfaitement à ce projet dont l’ambition est de renforcer la résilience des jeunes en général et des élèves et étudiants en particulier face à la pandémie du VIH et du Sida, qui de façon silencieuse, continuent de faire des ravages. » Oumar Nientao a indiqué que ce projet s’inscrit dans les actions du département, à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida du ministère de l’Education nationale, avec l’accompagnement de RENAJEM et l’appui du secrétariat exécutif du HCNLS. Le président du RENAJEM, Alioune Guèye a déclaré que « les jeunes sont sexuellement actifs et ont le goût du risque. » « Le VIH passe vite entre eux, s’ils n’adoptent pas les moyens de prévention et si leurs capacités ne sont pas renforcées pour y faire face. D’où la nécessité de passer par les jeunes du milieu scolaire et universitaire pour rompre la chaine de transmission du VIH », a fait savoir M. Guèye. Il a ajouté que c’est dans cette perspective et avec le soutien du secrétariat exécutif du HCNLS que « le projet a été muri, entretenu, et exécuté depuis le 17 mai avec la mise en place des clubs CAD dans les écoles et universités de la Rive droite. » ST/MD (AMAP)

