Philanthropie : En 8 mois, 34 personnes réunies avec leurs familles grâce aux actions de « Espoir et Dignité » pour les oubliés de la rue

Bamako, 28 juin (AMAP) À l’heure où la dérive des contenus sur les réseaux sociaux est largement dénoncée, il est essentiel de rappeler qu’ils sont aussi portés par des hommes et des femmes engagés, qui œuvrent chaque jour avec humanité pour redonner espoir et dignité aux plus vulnérables. À travers ses réseaux (Facebook, Tiktok) « Espoir et Dignité », Issa Sangaré incarne cet engagement. Dans les rues, ils sont nombreux à errer, invisibles aux yeux de la société. Des hommes et des femmes souffrant de troubles mentaux, abandonnés, privés de soins et parfois même de leur identité. Face à cette réalité, Issa Sangaré a fait un choix, agir. Engagé à travers son initiative « Espoir et Dignité », il œuvre au quotidien pour venir en aide à ces personnes en situation d’extrême vulnérabilité. Son objectif est clair, leur redonner une dignité, un espoir, et surtout les reconnecter à leurs familles. « Voir des personnes abandonnées, sans famille, sans soins, ça brise le cœur », confie l’artisan d’espoir. Mais au-delà de la souffrance visible, c’est une autre réalité qui le touche profondément « ces personnes ont été aimées un jour. Elles ont une histoire, une famille quelque part. » Porté par cette conviction, Issa Sangaré s’est lancé dans un combat aussi difficile qu’essentiel. Grâce à sa persévérance, plusieurs familles ont déjà été réunies avec leurs proches. Commencé, il y a à peu près 8 mois, à ce jour, environ 34 personnes ont pu retrouver leur famille, un chiffre qui témoigne de l’impact concret de son engagement. Un engagement qu’il mène entièrement de manière bénévole, guidé uniquement par la volonté d’aider et de redonner espoir. Chaque réunification est une victoire, mais aussi une charge émotionnelle forte. Parmi les histoires qui l’ont marqué, il évoque celle d’une personne retrouvée dans la rue, dans un état critique, sans repère. Après de longues recherches, la famille a finalement été identifiée. « Le jour des retrouvailles, c’était indescriptible. Sa mère a fondu en larmes. Elle pensait que son enfant était mort depuis des années », raconte-t-il. Un moment qui résume, selon lui, la portée de son action « nous réparons des cœurs brisés. » Parmi les cas les plus marquants figure également celui d’une jeune fille portée disparue, retrouvée après huit années de séparation, illustrant la patience et la détermination nécessaires dans ce type de mission. Dans ce combat, les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant. Ils permettent de diffuser des appels, de partager des images et surtout d’aider les familles à reconnaître leurs proches. « Beaucoup de retrouvailles ont été possibles grâce à la force du partage », souligne-t-il. Mais malgré ces avancées, les défis restent nombreux. Manque de moyens de déplacement, de soins, de nourriture ou encore d’accompagnement médical. Les besoins sont importants. « Seul, je fais ce que je peux mais ensemble, nous pouvons sauver beaucoup plus de vies », lance ce bénévole. Aujourd’hui, Issa Sangaré interpelle également les autorités. Il appelle à une prise de conscience et à la mise en place de structures adaptées pour la prise en charge et la réinsertion de ces personnes souvent marginalisées. À la population, son message est empreint d’humanité « Ne les rejetons pas, ne les jugeons pas. Aujourd’hui c’est eux, demain ça peut être nous ou un proche ». À travers son engagement, Issa Sangaré rappelle une évidence trop souvent oubliée. Derrière chaque visage perdu dans la rue, il y a une histoire, une famille, et une dignité à restaurer. AC/KM (AMAP)  

Littérature : Dr Abdoulaye Sangho auteur d’un ouvrage sur Goundam

Bamako, 28 juin (AMAP) Dr Abdoulaye Sangho, auteur de plusieurs ouvrages dont « c’est l’homme qui fait l’homme », « le Jihadisme et sacralité de la vie humaine dans le coran » et le bible, la parole politique » et «  comment préparer sa retraite après 50 ans) a présenté, samedi 27 juin 2026, au mémorial Modibo Keita, son nouveau ouvrage intitulé « Goundam : l’histoire d’un symbole de résilience et de diversité culturelle au cœur du sahel». Cette œuvre de 256 pages retrace la richesse d’une ville au cœur de la région de Tombouctou, entre les étendues sahéliennes, les plaines inondables du delta intérieur du Niger et les portes du désert, a constaté l’AMAP. Selon Dr Abdoulaye Sangho « l’histoire de Goundam est intimement liée à celle des grands mouvements humains qui ont façonné le Sahel. » Il a expliqué que « les routes commerciales, les migrations, les échanges culturels, les dynamiques pastorales et les relations entre les différents groupes ethniques ont contribué à faire de cette cité un véritable laboratoire du vivre-ensemble entre les Songhais, Peuls, Touaregs, Arabes, Bozos, Bellahs et autres communautés. Ce présent ouvrage se propose d’explorer cette histoire dans toute sa richesse et sa complexité », a-t-il dit.  « Ce livre cherche à comprendre ce qui fait la singularité de Goundam dans l’espace sahélien. Cette démarche répond également à un devoir de mémoire. Dans un contexte de mondialisation et de mutations rapides, de nombreuses histoires locales risquent de disparaître ou d’être oubliées. Préserver la mémoire de Goundam, c’est préserver une partie de l’histoire du Mali. C’est reconnaître la contribution des communautés locales à la construction de la nation. C’est également transmettre aux jeunes générations des repères essentiels pour comprendre leur héritage et construire leur avenir », a fait savoir Dr Abdoulaye Sangho.  Il a souligné qu’« au-delà de son intérêt historique, l’ouvrage porte un message d’espérance. » « Il rappelle que la diversité culturelle n’est pas une faiblesse mais une richesse, que la coexistence entre les peuples est possible, et que la résilience des communautés constitue l’une des ressources les plus précieuses pour relever les défis du présent et de l’avenir », a-t-il précisé. « À travers les pages de cet ouvrage, le lecteur découvre une communauté qui a su, malgré les aléas du temps, les bouleversements politiques, les défis climatiques et les crises sécuritaires, préserver son identité, sa cohésion sociale et son héritage culturel. Goundam apparait ainsi comme un exemple remarquable de résilience collective, capable de transformer les épreuves en opportunités de renouveau. Dans un contexte sahélien souvent marqué par les tensions et les fractures, Goundam offre un témoignage puissant de coexistence harmonieuse et de dialogue interculturel. Cette capacité à faire de la diversité une richesse plutôt qu’une source de division constitue sans doute l’une des plus grandes leçons que cette ville transmet aux générations présentes et futures », a également précisé l’auteur. Pour lui, « le livre souligne également la position stratégique de Goundam dans les échanges économiques et humains qui ont façonné l’histoire du Nord du Mali. Reliée aux grands centres de savoir de Tombouctou, aux espaces pastoraux du Sahel et aux réseaux commerciaux transsahariens, la ville a longtemps joué un rôle de trait d’union entre différentes régions et différents peuples », a-t-il indiqué. Dr Sangho a expliqué que son ouvrage ne se limite pas à évoquer le passé. « Il nous invite à réfléchir à l’avenir. À travers l’histoire de Goundam, c’est toute la question de la résilience des communautés sahéliennes qui est posée. Comment préserver son identité dans un monde en mutation ? Comment maintenir la cohésion sociale face aux crises ? Comment transmettre aux jeunes générations les valeurs de solidarité, de tolérance et de vivre-ensemble qui ont fait la force des sociétés africaines ? Par son approche rigoureuse, son attachement aux réalités locales et sa volonté de sauvegarder la mémoire collective, l’ouvrage apporte une contribution précieuse à l’historiographie du Mali et à la compréhension des dynamiques culturelles du Sahel, qui un message d’espérance adressé à tous ceux qui croient en la capacité des peuples à surmonter les défis les plus complexes », a fait savoir Dr Abdoulaye Sangho. ST/ KM  (AMAP)    

Actualité : La police sud-africaine donne des assurances avant les manifestations anti-immigrés du 30 juin

Bamako, 28 juin (AMAP) Des carrés de policiers battant le macadam en rang serrés, hélicoptères et véhicules blindés en action, la police sud-africaine a sorti l’artillerie lourde vendredi lors d’une démonstration de force à Johannesburg, a appris l’AMAP de APAnews. But de la manœuvre, rassurer la population sur ses capacités opérationnelles, à l’approche des manifestation anti-immigrés prévues la semaine prochaine par des groupes citoyens.  »Tout le monde a le droit de manifester. Vous l’avez gagné, c’est inscrit dans la Constitution. Mais cela ne vous donne pas nécessairement le droit d’intimider ceux qui ne souhaitent pas manifester à vos côtés. Et nous protégerons tout le monde, y compris les sans-papiers, les personnes en situation irrégulière ou toute personne se trouvant en Afrique du Sud. », a déclaré Polly Boshielo, vice-ministre de la Police. Les groupes citoyens ont donné la date non officielle du 30 juin aux migrants pour quitter l’Afrique du Sud. Face à l’appréhension suscitée par l’ultimatum, les autorités promettent de sévir.  »Toute personne identifiée comme devant répondre de ses actes sera traitée en conséquence. Nous pouvons vous assurer, ainsi qu’aux Sud-Africains, que nous travaillons d’arrache-pied et que nous croyons en nos plans. Nous disposons d’informations suffisantes, nous travaillons d’arrache-pied et toute personne qui enfreint la loi sera traitée sans crainte ni favoritisme », menace Puleng Dimpane, commissaire national par intérim du Service de police sud-africain. L’Afrique du Sud est depuis des semaines en proie à une vague de violences visant les ressortissants étrangers, des africains principalement. KM (AMAP)

Education : Zacka Backa Dicko, une figure historique de la paix et de l’éducation au Mali

Gao, 28 juin (AMAP) Instituteur de classe exceptionnelle, responsable politique engagé et artisan de la paix, Zacka Backa Dicko compte parmi les personnalités qui ont marqué l’histoire du Mali. Tout au long de sa vie, il a mis son intelligence, son sens du devoir et sa connaissance du nord du Mali au service de l’éducation, de la cohésion sociale et de la défense de l’intégrité territoriale du pays. ‎Le parcours exemplaire d’un enseignant par vocation ‎Né vers 1935 à Ouani, dans l’actuelle commune de Taboye, Zacka Backa Dicko effectue ses premières études à Bourem puis à Gao. Après son passage au cours normal de Sévaré, ses excellents résultats scolaires lui permettent d’intégrer l’École normale de Katibougou. Il en sort diplômé en 1955 avec le titre d’instituteur adjoint. ‎La même année, il est affecté à Banamba, où débute une brillante carrière d’instituteur . Pendant trois ans, il exerce son métier avec passion avant d’être muté à Bourem, puis à Kidal dont il était le premier directeur d’école après l’indépendance. Cette responsabilité témoigne de la confiance placée en lui par les autorités éducatives. ‎Durant plusieurs années, il contribue au développement de l’enseignement dans cette zone stratégique du pays. Partout où il a servi, il sensibilise les populations à envoyer leurs enfants à l’école. Reconnu pour sa rigueur professionnelle, son sens de l’organisation et son dévouement, il est promu maître de second cycle en 1968 par arrêté ministériel. ‎Après le coup d’État de 1968, il décide de mettre fin à sa carrière politique pour se consacrer davantage à sa vocation d’enseignant . Il a par la suite était muté successivement à Ansongo puis à Djebock et plus tard à Gao où il participe à la formation de nombreuses générations d’élèves jusqu’à son départ à la retraite en décembre 1990 a l’école Gao 6. ‎En outre, Zacka Backa Dicko est resté dans la mémoire collective comme un éducateur profondément attaché à la réussite des jeunes. Sa maison était ouverte à de nombreux élèves venus de différents horizons. Beaucoup y trouvaient un lieu d’accueil et d’encadrement. Cette générosité a marqué plusieurs générations qui gardent encore aujourd’hui le souvenir d’un homme très humble toujours disponible pour aider les autres. Son humilité à nul autre pareil l’amener à refuser les cadeaux et les habits de luxe. ‎Zacka Backa Dicko, une figure historique de la paix et de l’éducation au  Mali ‎Parallèlement à sa carrière dans l’enseignement, Zacka Backa Dicko joue un rôle important dans la vie politique du Mali. Membre de l’Union soudanaise-RDA (US-RDA), il devient en 1960 secrétaire général du bureau du parti à Kidal. À ce titre , il participe activement aux efforts de consolidation de l’unité nationale et de la stabilité du pays. ‎Sa parfaite connaissance de Kidal ainsi que ses relations de confiance avec les chefs traditionnels arabes et touaregs font de lui un interlocuteur privilégié dans la gestion des tensions communautaires et sécuritaires. En 1963, il participe aux côtés du capitaine Diby Silas Diarra, alors commandant du cercle de Kidal, à la gestion des rébellions qui  ont secoué le nord du pays. Son action est largement orientée vers la recherche de solutions pacifiques et le maintien du dialogue. ‎La même année, il accueille à Kidal le président Modibo Keïta à l’occasion de l’inauguration de la cantine scolaire de la ville. ‎Un an plus tard,  lorsque les autorités ont décidé de fêter le 22 septembre 1964 à Kidal,  il figure parmi les principaux organisateurs de cette célébration du quatrième anniversaire de l’indépendance.  A cette occasion une délégation nationale conduite par  Mamadou Diakité, Secrétaire d’état à la Défense et à la Sécurité, s’était rendue à Kidal avec a ses côtés  le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Sominé Dolo,   Alhousseyni Touré, commissaire Politique  et le lieutenant-Colonel Keletigui Drabo. Cet événement revêt une importance particulière pour les autorités maliennes qui souhaitent faire de cette ville un symbole de paix retrouvée et d’unité nationale. Zacka Backa Dicko y joue un rôle central. ‎Son engagement dépasse également les frontières du Mali. Au nom de l’US-RDA, il participe au congrès du Parti communiste chinois. En 1967, il fait partie de la délégation malienne conduite par Mamadou Madeira Keïta qui s’était rendu en Union soviétique pour les cérémonies commémoratives du cinquantenaire de la Révolution russe. ‎Distinctions honorifiques ‎Les services rendus à la nation lui a valu plusieurs distinctions honorifiques, notamment la Médaille du Mérite national avec effigie lion débout par le président Modibo Keita et  de Chevalier de l’Ordre national sous la présidence du président Moussa Traoré. ‎Aujourd’hui, du haut de ses 91 Ans il vit une retraite paisible avec des hauts et des bas liés au poids de l’âge. ‎Pour ceux qui l’ont connu, Zacka Backa Dicko demeure un homme de paix, un fin connaisseur de l’histoire et la généalogie, un éducateur rigoureux et une personnalité d’une intégrité remarquable. Son parcours reste un exemple de dévouement au service de l’unité  et la cohésion nationale. ‎MLHD/KM (AMAP)   ‎

Tombouctou : plusieurs terroristes neutralisés lors d’une mission de reconnaissance offensive

Bamako, 27 juin (AMAP)– Les Forces aériennes maliennes ont conduit, dans la nuit du jeudi 25 juin 2026, une mission de reconnaissance offensive dans la région de Tombouctou, au cours de laquelle plusieurs éléments terroristes ont été neutralisés et un véhicule détruit, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon l’État-Major Général des Armées dans un communiqué, les vecteurs engagés ont repéré, à environ 65 kilomètres au nord-est de Bambara Maoundé, un regroupement d’éléments terroristes installés sur un point d’intérêt militaire, ainsi qu’un véhicule stationné à proximité. Après confirmation des objectifs, des frappes aériennes de précision ont été exécutées. Les premières évaluations font état de la neutralisation de plusieurs terroristes et de la destruction du véhicule identifié, l’évaluation définitive étant toujours en cours. Le chef d’état-major général des Armées a salué la vigilance et la détermination des Forces armées maliennes, engagées dans la défense du territoire national et la protection des populations. Les opérations de recherche, de surveillance et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire national. KD/CMT (AMAP)

Mali-Russie : La Maison russe félicite le Théâtre Sogolon après ses distinctions au festival «Chombaï-Fest» de Kazan

Bamako, 27 juin (AMAP)– La Maison russe au Mali, Centre de diplomatie publique, a félicité, samedi, le Théâtre Sogolon et son directeur Yaya Coulibaly pour les distinctions obtenues au VIe Festival international des théâtres de marionnettes «Chombaï-Fest» de Kazan, en Russie, a constaté l’AMAP. Présenté au Théâtre académique national tatar de marionnettes «Ekiyat», le spectacle Le Petit Sioux, inspiré des contes traditionnels bambaras, a valu à la troupe malienne le diplôme des chroniqueurs culturels des médias de la République du Tatarstan «Pour un art lumineux qui unit le monde» et un diplôme spécial du jury «Pour la création d’un pont culturel à travers l’art du théâtre de marionnettes». La participation du Théâtre Sogolon a été organisée avec l’appui de l’Ambassade de Russie au Mali et de la Maison russe au Mali, dans le cadre des échanges culturels et humanitaires entre les deux pays. Lors de la rencontre organisée à Bamako, les représentants de la Maison russe ont salué la contribution de Yaya Coulibaly et de sa troupe au rayonnement de la culture malienne. Ils ont indiqué que cette participation illustre le dialogue culturel entre les peuples. Yaya Coulibaly a déclaré que cette tournée à Moscou et à Kazan a constitué «une grosse opportunité de redynamiser cette coopération entre le Sahel et la Fédération de Russie sur le plan humain et sur le plan du développement global». Il a également plaidé pour le renforcement des échanges culturels et éducatifs. CMT (AMAP)

Portrait : Professeur Drissa Diakité, le parcours atypique d’un historien chevronné

‎Bamako, 27 juin (AMAP) Le Professeur Drissa Diakité était un historien et universitaire malien, spécialisé dans l’histoire du Mali et des sociétés africaines. Son parcours professionnel se caractérise par une longue carrière dans l’enseignement supérieur, la recherche et la production intellectuelle. ‎Né le 16 octobre 1952 à Baraouéli, Drissa Diakité effectue ses études primaires à Gourma Rahrous. Après l’obtention du DEF, il a été t orienté au Lycée de Badalabougou à Bamako. Il y obtient son baccalauréat en 1971 en série Lettres Modernes Techniques (LMT). Cette même année, grâce à une bourse d’études, il s’envole pour la France  (l’Université de Caen) où il a  obtenu  une licence d’enseignement en Histoire. Son brillant parcours le conduit ensuite à la Sorbonne (Université Paris I Panthéon-Sorbonne) où il prépare une maîtrise puis un DEA en Histoire avant de soutenir, en 1980, un doctorat en Lettres, option Histoire.  Il a également fréquente  l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) où il a obtenu un Certificat de Langues et Civilisations Mandingues. ‎Carrière professionnelle d’un enseignant par vocation ‎En 1982,  Dr Drissa Diakité décide de rentrer au Mali où il entama la même année sa carrière d’enseignant- chercheur à l’Ecole Normale supérieure (ENSup) où il  enseigne de 1982 à 1996. ‎Professeur à l’Université de Bamako (devenue par la suite l’Université du Mali). Il devient le premier Doyen de la Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH). Il œuvre à l’introduction des langues nationales dans le cursus universitaire et participe à la modernisation de l’enseignement supérieur malien. ‎De 1995 à 2005, Drissa Diakité a été coordonnateur d’un projet de recherche mené dans le cadre de la coopération entre l’Université d’Oslo (Norvège) et l’Ecole normale supérieure (ENSup) intitulé : « Recherches concernant l’introduction des langues nationales dans le système éducatif. Il participe à l’élaboration de manuels de grammaire en bamanankan et en fulfulde. ‎ ‎Conseiller technique auprès des ministres chargés de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. ‎Le Professeur Drissa Diakité était doué d’une impressionnante capacité de conception. Cette qualité lui a  valu l’appréciation et l’estime de sa hiérarchie dans sa fonction de conseiller technique au département de l’Education et de l’Enseignement Supérieur, fonction plusieurs fois renouvelée. (de 1991 à 1994 puis de 2007 à 2017) et  ses compétences ont été mises à profit quelque temps après son départ à la retraite pour le suivi de l’exécution des travaux de construction des infrastructures universitaires de Kabala. ‎Travaux et publications ‎Le Pr. Drissa Diakité a consacré ses recherches à l’histoire du Mali, à la civilisation mandingue et aux traditions orales africaines. Parmi ses ouvrages les plus connus : ‎Mali-France, regards sur une histoire partagée (2005), co-dirigé avec Catherine Choquet ; Contribution à Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy, avec Adame Ba Konaré (2008); Kuyatè, la force du serment, aux origines du griot mandingue (2009): une œuvre qui retrace la genèse de l’Empire du Mali et met en valeur le rôle des griots dans la transmission de l’histoire. Cet ouvrage a reçu le Prix Massa-Makan Diabaté; Le Mansaya et la société mandingue (2021), récompensé par le Prix Moussa Sow en 2022. ‎Imprégné de la culture Malinké et notamment celle de son terroir d’origine, le Birko, l’historien Drissa Diakité a aussi conduit de nombreuses enquêtes sur les  pratiques culturelles malinkés, dont certains des résultats ont fait l’objet de publications dans différentes revues scientifiques et littéraires. ‎Distinctions honorifiques ‎Outre ces prix littéraires, les multiples talents, les nombreuses réalisations et contributions du Pr Drissa Diakité lui ont valu plusieurs autres distinctions honorifiques. Il était notamment Chevalier de l’ordre national du Mali ; Officier de l’ordre national du Mali. ; Chevalier de l’ordre international des Palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ; Chevalier de l’ordre national des Palmes académiques de France ; Officier de l’ordre national des Palmes académiques de France. Fin de parcours ‎Professeur Drissa Diakité est décédé  le 1er juillet 2022 à Bamako après une carrière bien remplie. ‎A l’occasion de ses cérémonies funéraires, le  Pr Doulaye  Konaté  a rendu pour le compte de l’Académie des Sciences du Mali (ASM)et de l’Association des historiens du Mali (ASHIMA) un hommage mérité à l’illustre disparu. ‎A l’instar de ses parents, collaborateurs et toute la communauté scientifique, le professeur Doulaye Konaté a reconnu les valeurs d’un bâtisseur. Un homme d’action qui savait faire preuve de pragmatisme, un pédagogique exceptionnel et un modèle d’humanisme dont l’œuvre continuera d’inspirer les générations futures.  MLHD/KM (AMAP)

Kayes : la CCIM sensibilise les commerçants à la suspension des activités liées aux motocyclettes de 125 cm³ et plus

Kayes, 27 juin (AMAP)– La Délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) à Kayes a organisé, samedi, une journée de sensibilisation sur l’arrêté interministériel n°2026-1313/MEF-MDAC-MJDH-MTI-MIC-SG du 3 juin 2026 portant suspension, pour une durée d’un an renouvelable, de l’importation, du transit, de la commercialisation, de la vente et de la distribution à titre gratuit des motocyclettes de cylindrée de 125 cm³ et plus ainsi que de leurs accessoires, a constaté l’AMAP. La rencontre, présidée par le préfet du Cercle de Kayes, Abdoulaye Cissé, en présence du président de la Délégation régionale de la CCIM, El Hadj Seydou Nour Niang, du directeur régional du Commerce, Robo Bayo, et du directeur régional des Routes, Gaoussou Traoré, visait à expliquer le contenu et les modalités d’application de cette mesure. Le président de la Délégation régionale de la CCIM, El Hadj Seydou Nour Niang, a indiqué que cette décision «n’est point de nuire à l’intérêt personnel de quiconque, mais plutôt une question de sécurité collective», rappelant que son objectif est «la sécurisation du territoire national, des personnes et des biens». Le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, a précisé que les commerçants disposant de stocks ou de commandes en cours de motocyclettes concernées disposent de 90 jours pour les déclarer auprès des services compétents, faute de quoi les engins non déclarés pourront être saisis lors des contrôles. Il a également rappelé que ces dispositions ne s’appliquent pas aux acquisitions destinées aux Forces armées maliennes (FAMa). De son côté, le directeur régional des Routes, Gaoussou Traoré, a annoncé que les opérations d’immatriculation des engins à deux et trois roues se dérouleront sur une période de six mois. OD/CMT (AMAP)`

Séisme au Venezuela : l’ONU promet son soutien aux opérations de secours

Bamako, 27 juin (AMAP)  L’Organisation des Nations unies a annoncé vendredi son « entière coopération » pour appuyer les efforts de secours au Venezuela après deux puissants séismes survenus le 24 juin, ayant causé d’importants dégâts et des victimes, a indiqué le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. Le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est entretenu jeudi soir avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, au cours d’un échange durant lequel il a exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement vénézuéliens. « À la suite des séismes dévastateurs, le Secrétaire Général a promis la pleine coopération du système des Nations unies pour soutenir les efforts de secours dirigés par le gouvernement », a déclaré Stéphane Dujarric. Sur le terrain, l’ONU et ses partenaires humanitaires renforcent leur réponse en procédant à des évaluations et en mobilisant une aide d’urgence. Le coordinateur des secours d’urgence de l’ONU, Tom Fletcher, a débloqué 15 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence afin de financer des actions urgentes, notamment dans les domaines de la santé, de l’hébergement, de l’alimentation et de l’accès à l’eau. Selon le porte-parole de l’ONU, 30 équipes internationales de recherche et de sauvetage, regroupant plus de 1 600 personnes et 100 chiens de recherche, sont en cours de déploiement au Venezuela depuis plusieurs pays. Le Gouvernement vénézuélien dirige les opérations de recherche et de sauvetage, la prise en charge médicale d’urgence ainsi que l’évaluation des dégâts, tandis que l’aide internationale continue de se renforcer. « Nous et nos partenaires humanitaires restons pleinement mobilisés, travaillant en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de veiller à ce que l’assistance parvienne le plus rapidement possible aux personnes qui en ont le plus besoin », a ajouté Stéphane Dujarric. Deux séismes ont frappé le Venezuela le 24 juin, provoquant des dégâts et des victimes. À la suite de ces événements, les Nations unies ont engagé une mobilisation humanitaire en coordination avec les autorités nationales afin de soutenir les opérations de secours. OS/KM(AMAP)

Diré : Restitution des travaux du Forum régional sur la paix et la cohésion sociale

Diré 27 juin (AMAP) Une cérémonie de restitution des travaux du Forum régional sur la paix et la cohésion sociale organisé par la CAFO locale avec l’appui de plusieurs acteurs engagés dans la promotion du vivre ensemble et du développement local s’est déroulée récemment à Diré . La rencontre avait été présidée par l’adjoint du préfet de Cercle en présence du Maire de la commune urbaine, Kalil Touré et parrainé par le Maire de la commune rurale de Tienkour Mr Warano AG NockAG Attia . Cette rencontre a été animée par M. Alassane Cissé qui a partagé les principales conclusions du Forum régional et préserver les valeurs de tolérance et de solidarité et d’unité nationale. Le but du forum est d’appuyer par l’ensemble de la jeunesse et d’autres acteurs de bonnes volontés pour une grande sensibilisation des populations sur les rôles essentiels dans la cohésion sociale et du développement durable la circonscription de Diré. AT/KM (AMAP)