Les Forces armées maliennes démentent une attaque et neutralisent des terroristes à Tiby (Communiqué)

Bamako, 13 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont démenti, ce vendredi, une « prétendue attaque contre un convoi logistique entre Anefif et Aguel Hocali » dans le Nord du Mali, tout en confirmant avoir neutralisé les auteurs d’une attaque terroriste survenue hier, jeudi 12 juin, contre le Centre d’instruction de Tiby, dans la Région de San (Centre), selon une source officielle. « Les allégations d’attaque contre notre convoi sont de pures fabrications destinées à semer la peur », a indiqué l’État-major général des Armées, dans un communiqué. L’État-Major a catégoriquement réfuté les informations relayées par des Groupes armés terroristes, « qui prétendent avoir attaqué un convoi logistique des FAMa. » « Ces images sont des montages grossiers, une tentative désespérée de désinformation », insiste le communiqué. Ces manœuvres visent, selon lui, à « perturber l’opinion publique et instiller la peur ». L’État-Major appelle les citoyens à la vigilance et à se fier uniquement aux sources officielles. Concernant l’attaque du Centre d’Instruction de Tiby, menée jeudi à l’aide de drones kamikazes, l’État-Major a declaré que la situation est sous contrôle. « Les assaillants ont été rapidement traqués et neutralisés grâce à la réactivité de nos forces », soutient le communiqué. Les FAMa déplorent quelques blessés, mais « aucune perte humaine ni dégât matériel n’a été enregistré », témoignant de leur « maîtrise opérationnelle. » L’État-Major a salué le « professionnalisme exemplaire » et la « bravoure » des soldats déployés à Tiby. « Nos hommes restent engagés à défendre le territoire contre toute menace terroriste », a souligné le porte-parole. Il a également adressé un message de sérénité à la population : « La vigilance est constante, et la sécurité reste notre priorité absolue. Unis, nous vaincrons. » Face à la recrudescence des campagnes de désinformation, l’État-Major exhorte les Maliens à ne pas céder à la panique ni aux rumeurs. « Les groupes terroristes et leurs sponsors cherchent à nous diviser par la manipulation médiatique », a averti le communiqué, réaffirmant la détermination des FAMa à contrer ces stratégies. L’État-major général des Armées réitère son « engagement indéfectible dans la lutte contre le terrorisme et appelle à l’unité nationale pour faire échec aux ennemis du Mali. » OS/MD (AMAP)

San : Le Premier ministre préside le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement

San, 13 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi, 12 juin 2025, le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement, au terrain d’athlétisme de San où il a souligné l’importance du leadership et de la vision du président de la Transition « qui ont permis d’élever les problèmes environnementaux au rang des priorités nationales », a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de lancement, le Chef du gouvernement a exhorté le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable « à prendre des mesures urgentes pour l’application des textes législatifs et règlementaires en vigueur afin de garantir une protection efficace de l’environnement.  » L’évènement vise à développer un partenariat environnemental avec toutes les catégories d’acteurs pour un changement de comportement positif en faveur de l’environnement. Il s’agit, aussi, au cours de cette quinzaine, de mettre en exergue les défis environnementaux et partager les préoccupations environnementales avec les populations à la base ; de susciter des débats sur la désertification, la protection des écosystèmes et de la biodiversité et des changements climatiques en lien avec les deux thèmes retenus. Mais, aussi, de bâtir un partenariat fécond pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, organisations non-gouvernementales, partenaires techniques et financiers, scolaires, universitaires et chercheurs Et enfin, de contribuer à inverser les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportement responsable dans une perspective de développement durable ; d’amener les parties prenantes à adhérer et à optimiser le changement de comportement (collectif et individuel) et de contribuer à assurer la sécurité climatique et la paix sur l’ensemble du territoire national. Pour cette 26e  édition, deux principaux thèmes ont été retenus : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale »  pour la Journée mondiale de l’Environnement le 05 juin,  « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Pour le général de Division Abdoulaye Maïga, ces thématiques sont fondamentales pour sensibiliser la population et promouvoir des actions concrètes en faveur des écosystèmes. Le chef du gouvernement a planté le premier arbre du bosquet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a été suivi par le ministre nigérien de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, de son homologue du Mali, Mme Doumbia Mariam Tangara, du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, à San pour les activités de la 626e édition du Sanké-mô, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’AES. Prenant la parole, la ministre de l’Environnement, de l’Sssainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a dit que cette Quinzaine « revêt une portée régionale toute particulière, car elle est marquée par la présente fraternelle » de son homologue du Niger, le colonel Maizama Abdoulaye. Elle traduit « la montée en puissance de la solidarité environnementale » entre les Etats membres de l’AES « face à des défis communs de résilience, d’adaptation et de solidarité. » Elle a salué l’engagement du Burkina Faso dont le ministre de l’Environnement, bien qu’empêché, a tenu « à exprimer son soutien à cette dynamique commune. » « Ensemble, selon le chef du département chargé de l’Environnement, nos Etats portent une vision partagée d’un Sahel vert plus souverain et plus solidaire. » Selon Mme Doumbia Mariam Tangara, la pollution plastique est un fléau qui impacte gravement l’environnement et la santé : « elle provoque des inondations, porte atteinte à la santé publique et freine notre ambition de sécurité alimentaire et de croissance verte. » Face à cette menace, le gouvernement du Mali a pris ses responsabilités avec des mesures juridiques et règlementaires notamment, la loi no 2014- 024 du 03 juillet 2014 portant interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. « Toutefois, déclare le chef du département chargé de l’environnement, des défis ont rapidement surgi dans l’application de cette loi que le département de tutelle s’emploie à relever afin d’obtenir des résultats tangibles. » NC/MD (AMAP)    

Kayes : La Coopération transfrontalière Mali –Sénégal au centre d’une rencontre

Kayes, 13 juin (AMAP) La Cité des rails abrite depuis le 12 Juin 2025 l’atelier régional de présentation et de planification du programme « Renforcement de la résilience des zones frontalières (RéZo) » au Mali et au Sénégal, a constaté l’AMAP. Cet atelier est organisé par le Programme RéZo qui a bénéficié de la collaboration des structures nationales en charge de la gestion des frontières du Mali et du Sénégal pour organiser cette rencontre de trois jours. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du Général de brigade Moussa Soumaré, Gouverneur de la Région de Kayes, en présence de Guédj Diouf, Gouverneur de la Région de Tambacounda (Sénégal). L’objectif de cette rencontre est de renforcer la résilience socio-économique des communautés transfrontalières du Mali, du Sénégal et de la Guinée et de soutenir le développement dans les zones concernées et de renforcer la coopération transfrontalière. « Ma satisfaction est d’autant plus grande que nos zones frontalières ne doivent plus constituer des foyers de tensions intercommunautaires et de sous-développement, mais plutôt, des passerelles pour l’intégration socio-économique et culturelle de nos populations transfrontalières », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. Selon le Général de brigade Moussa Soumaré, RéZo intervient dans un contexte sécuritaire difficile au Sahel caractérisé par l’aggravation des vulnérabilités des zones frontalières. « Face à cette situation, il est impératif de mutualiser nos efforts afin de développer des synergies entre les différents acteurs de part et d’autre des frontières pour renforcer la gouvernance, la cohésion sociale et le développement économique de nos territoires frontaliers », a-t-il estimé. Le chef de l’exécutif régional a assuré que les activités qui seront réalisées dans le cadre de ce programme n’entraveront en rien l’excellence des dynamiques qui existent entre les acteurs de l’espace transfrontalier Kayes-Bakel. Au contraire, elles renforceront les liens séculaires qui ont toujours existé entre nos différentes communautés. Cet atelier vise à faire l’état des lieux du plan opérationnel à travers l’identification des acteurs clés, des activités et des outils nécessaires à sa mise en œuvre efficace, décliné en objectifs spécifiques. Il s’agit d’informer les parties prenantes au programmes RéZo dans les zones d’intervention au Mali et au Sénégal sur le programme et ses enjeux ; de préciser le plan d’actions (détails des activités, instruments et partenaires) et de sensibiliser les valeurs cibles des indicateurs. Pendant trois jours, les participants suivront des exposés sur le programme ; le renforcement de la disponibilité des services économiques de base et l’amélioration des opportunités de dialogue social et la disponibilité des services sociaux de base. Une autre communication portera aussi sur le renforcement des mécanismes de la coopération transfrontalière dans les domaines du développement local. Le Gouverneur de la Région de Kayes a réitéré l’engagement soutenu des autorités nationales et régionales à œuvrer dans le cadre de la coopération transfrontalière. Il s’est dit convaincu que les travaux de cet atelier déboucheront sur une stratégie cohérente pouvant amener nos trois pays à faire de nos zones frontalières un havre de paix, de coexistence pacifique, d’entraide et de développement durable. De son côté, son homologue sénégalais, Guédj Diouf, a mis en exergue les défis multidimensionnels (changement climatique, sécurité alimentaire) dont font face nos deux peuples. Financé par l’Union Européenne et la Coopération allemande, le programme RéZo est exécuté par le GIZ. BMS/KM (AMAP) 

Kangaba: les victimes des inondations de 2024 reçoivent des dons

Kangaba, 13 juin (AMAP) Les victimes des inondations de 2024 du Cercle de Kangaba ont reçu, jeudi 12 juin, de la part du gouvernement du Mali, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire ,des vivres et du matériel de couchage, a constaté l’AMAP Au total 28 882 kg de riz, autant de mil, 6 418 kg de sucre, 3 209 kg de sel, 1 228 litres d’huile,137 kits scolaires, 1 605 Moustiquaires imprimées d’insecticide (MII), autant de nattes et de couvertures ont été distribuées aux victimes des Communes de Minidjan, Kaniogo, Nouga et Benkadi. La cérémonie de remise s’est déroulée sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, en présence des directeurs régionaux du Développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro, Mohamed Koureichi, du Plan, de la Statistique de l’information de l’aménagement du territoire et de la population de Koulikoro, Adama Diawara. Les 230 ménages victimes de la Commune de Minidian ont été les premiers à recevoir ces vivres et matériels. Les étapes des Communes de Kaniogo, Nouga et Benkadi auront lieu les 13, 14 et 15 juin 2025 respectivement à Keniégoué, Banankoro et Kourémalé. Le Directeur régional du développement social de Koulikoro et le préfet du Cercle de Kangaba ont été clairs en invitant les bénéficiaires à faire beaucoup attention. Et d’éviter les de s’installer sur les lieux de passage ou de stagnation des eaux. « Un homme averti en vaut deux », leur ont-ils dit. Les bénéficiaires ont assuré avoir pris bonne note des conseils prodigués. Ils ont remercié le président de la Transition et son gouvernement qui n’ont pas ménagé économisé leurs efforts, depuis le sinistre jusqu’aujourd’hui, pour alléger leurs souffrances. Signalons que le Cercle de Kangaba compte au total 614 ménages touchés pour 3 209 sinistrés. SD/MD (AMAP)

Gourma Rharous : les impacts de la crise sécuritaire sur l’enfance

Par Mohamed Gakou AMAP Gourma Rharous  Gourma Rharous, 12 juin (AMAP) La crise sécuritaire que traverse le Mali, de 2012 à nos jours, à négativement impacté le bien-être des enfants, dans le Cercle de Gourma Rharous, dans le Nord du pays. Les conséquences de cette situation sont : le déplacement des familles victimes de violences, les crises alimentaires récurrentes dans les terroirs d’origine dues aux effets du changement climatique et au diktat des Groupes armés terroristes (GAT), l’analphabétisme, la déscolarisation, le travail des enfants, la délinquance juvénile, les instincts ou faits terroristes et la non possession de documents d’état civil. Ces fléaux sont les maux qui minent cette couche vulnérable, dans le cercle de Gourma Rharous et peuvent même hypothéquer son avenir.  Ibrahim, 10 ans environ, est l’un des nombreux enfants issus de familles de déplacés internes à Rharous, qui ne possèdent pas, encore, un acte de naissance. Il incarne parfaitement cette enfance meurtrie par la crise sécuritaire, dans le Cercle de Gourma Rharous. Son petit visage innocent est marqué par la fatigue. Il a l’air souffreteux. Habillé d’un vieux maillot déteint, aux couleurs d’un grand club de football européen, dans lequel il flotte et d’un large short sale, l’enfant est juché sur une charrette tirée par deux ânes qu’il mène à coups de lanières et de bruyants cris, dans les ruelles du quartier de Boya. Il transporte deux fûts qu’il doit remplir à l’aide d’un seau de 10 litres, au fleuve, distant d’au moins, cinq cents mètres du chantier auquel il doit livrer son chargement. Il vend le contenu du fût à 250 francs cfa. La demande étant faible, il rentre à la maison l’après-midi, exténué, avec 1 500 francs, les jours « fastes » et moins, les jours sans. La recette est remise à son père malade et alité, depuis quelques mois. Ce maigre revenu est pratiquement la seule ressource qui fait vivoter cette famille de huit personnes. Quelques fois, cette misérable subsistance est relevée par quelques dons de vivres, des organisations humanitaires. La famille de Ibrahim s’est installée à Rharous, le chef-lieu de Cercle, depuis quelques années, fuyant les violences et exactions commises par les GAT, les groupes et bandits armés, à Adiora, leur terroir d’origine, dans la Commune de Ouinerdène, située dans le Gourma intérieur. Depuis qu’ils sont installés là, la précarité semble être leur destin. Ibrahim n’a jamais connu le chemin de l’école. À cinq ans déjà, il accompagnait son père, sur la charrette, pour chercher la pitance quotidienne. Aujourd’hui que son père est malade, il joue le rôle de soutien de famille. À la question de savoir, ce qu’il veut faire plus tard, ses yeux se plissent et dans un sourire innocent qui ressemble plutôt à un rictus, il répond : « charettier ». Que réserve l’avenir à Ibrahim et aux milliers d’autres filles et garçons qui vivent dans les mêmes conditions ? Au Centre de santé de référence (CSRéf) de Gourma Rharous, un bloc est réservé aux enfants qui souffrent de malnutrition sévère et autres pathologies liées à cette carence. Ils sont généralement accompagnés par leurs parents qui sont, majoritairement, des déplacés internes, victimes de violences. Le spectacle à l’intérieur du bloc est insoutenable. De petits corps aux ventres ballonnés sont couchés, partout, à même le sol, sur des nattes, poussant de faibles gémissements, sous le regard impuissant de leurs accompagnants. Selon, le Dr Amadou N’Famoussa Diakité, médecin-chef du district sanitaire de Gourma Rharous, d’autres facteurs aggravants liés à l’insécurité, impactent aussi la santé des enfants, notamment, « l’accès aux services de santé, à travers la limitation des références-évacuations, sachant que les enfants constituent la tranche d’âge qui fréquente le plus, les centres de santé ». A cela, il faut ajouter « la faible limitation du déplacement des agents de vaccination, pour atteindre les enfants, en stratégies mobile et avancée ». Pour terminer, il affirme : « sur l’aire du district sanitaire de Gourma Rharous, la majorité des enfants est exposée à une vulnérabilité sanitaire.  » Approché par l’AMAP, la cheffe du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Halimatou A.K Maïga, reconnaît : « la crise sécuritaire est le fléau qui porte le plus de préjudices à l’éducation et à la santé des enfants, dans la circonscription de Gourma Rharous », Elle ajoute : « au nombre des difficultés de l’enfance dans notre localité, la plus inquiétante est l’enrôlement forcé des enfants, au sein des GAT ou leur radicalisation, pour finir par être des machines à tuer ou de la chair à canon ». Elle souligne, encore, « la séparation des familles est aussi une difficulté majeure pour les enfants, particulièrement sur le plan psychologique. Celle-ci a considérablement favorisé la déscolarisation et la délinquance des mineurs. La difficulté d’accès aux documents d’état civil est aussi un facteur bloquant, dans la scolarisation des enfants et la facilitation des recherches pour la réunification des familles  » Malgré l’inquiétude que suscite ce tableau, des efforts sont faits au quotidien par l’Etat à travers les services techniques locaux chargés d’apporter une réponse sur le terrain. Ils sont généralement accompagnés par les partenaires au développement qui opèrent dans le Cercle. Leurs actions portent sur la prise en charge sanitaire, psycho-sociale, la facilitation de l’accès aux centres d’écoute et le don gratuit de documents d’état civil. Ces activités usent de divers canaux de communication pour informer et sensibiliser les populations sur le fléau de la vulnérabilité des enfants, dans un contexte d’insécurité. MG/MD (AMAP)

Session spéciale de la Cour d’assises de Bamako : Le général Moustapha Tran Van Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao s’expliquent à la barre

Bamako, 12 juin (AMAP) La septième journée d’audience de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, jeudi, a été consacrée au volet de « l’achat des équipement militaires » dans lequel le général Moustapha Tran Van Drabo, ancien directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transport des armées, au moment des faits, est accusé de complicité de « faux en écriture, usage de faux et atteintes aux biens publics » Lors de sa déposition, l’accusé a expliqué que le ministre de la Défense et des anciens Combattants d’alors, le défunt Soumeylou Boubèye Maiga l’a invité à son cabinet pour l’informer de l’achat des équipements militaires. Il lui a expliqué que l’Armée souhaite traiter le protocole d’accord avec une société française pour la fourniture. « Mon rôle a été d’abord de centraliser les besoins exprimés par les différentes unités de l’armée, ensuite le stockage et en fin la distribution », a-t-il précisé. Il a, également, précisé que l’arrivée du matériel s’est déroulée sur deux ans et qu’une commission a été mise en place pour la réception. « Je n’ai ni participé à l’élaboration du contrat de la société Guo Star, ni signé aucun procès-verbal de réception et je n’étais pas, non plus, membre de la commission de réception. J’ai, seulement, effectué un voyage en France en 2014 pour contrôler l’état d’avancement des travaux d’exécution du contrat où j’ai trouvé que 10 véhicules étaient déjà montés », a expliqué l’ex directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transport des armées. Le général Moustapha Tran Van Drabo a fait noter que les véhicules (281) dont 14 blindés indiqué dans le protocole d’accord, ont été livrés. « Ces chiffres sont endossés par le procès-verbal de réception. La valeur totale de ces véhicules livrés est 35 116 529 510 Fcfa », a signalé le général Drabo, ajoutant que 11 procès-verbaux qu’il détient couvrent tous les véhicules livrés. Quant à l’ex-directeur du Commissariat des armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, il a souligné que son « rôle a consisté, dans le domaine de sa compétence, de transmettre les besoins exprimés et les stockages, ensuite les distribuer. » A la question du Parquet général, Koké Coulibaly : « Pourquoi l’article 8 du Code des marchés publics (CMP) a alors été utilisé or, nulle part, dans le document du mandat donné à Sidi Mohamed Kagnassi et le document de protocole d’accord, il n’a été mentionné l’utilisation de cet article 8 ? » La réponse de M. Dabitao a été : « le général Drabo et moi, notre rôle a été le stockage et la distribution. » « Nous n’étions ni dans la commission de réception, ni à l’élaboration du protocole d’accord », a précisé le colonel major Nouhoum Dabitao. La Cour a suspendu l’audience, à la demande de l’accusée, Mme Fily Bouaré Sissoko. Les débats reprendront lundi 16 juin 2025 ST/MD (AMAP)        

Mali : Soutien du Royaume d’Espagne aux personnes vulnérables à travers le PAM

Bamako, 12 juin (AMAP) Le Royaume d’Espagne a remis au Programme alimentaire mondial (PAM), ce jeudi à Bamako, un chèque de 3 millions d’Euros, soit 1 967 871 000 de Fcfa, destinés à aider plus de 65 000 personnes, les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire a trvaers le Mali, , a constaté l’AMAP. Cette nouvelle contribution, selon les organisateurs de la cérémonie de remise, « permet d’apporter une aide alimentaire et nutritionnelle vitale à des milliers de personnes vulnérables à travers le Mali ». Dans cette dynamique, le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a souligné que le PAM, dans « le cadre de sa Réponse intégrée aux crises alimentaires et nutritionnelles, utilisera judicieusement ce financement pour mettre en oeuvre un paquet d’activités multisectorielles visant à répondre aux besoins immédiats, tout en renforçant la résilience des populations vulnérables au Mali. » Le ministre commissaire qui a présidé la cérémonie, a précisé que « le PAM, à travers son Programme d’aide alimentaire d’urgence, disposera des moyens adéquats pour soutenir, pendant une année entière, plus de 65 000 personnes, les plus touchées par l’insécurité alimentaire et les conflits dans certaines régions du Mali. » Il a, aussi, ajouté que « ce soutien s’articulera autour de cinq volets complémentaires qui sont l’assistance alimentaire d’urgence, l’assistance nutritionnelle d’urgence, les cantines scolaires, la nutrition communautaire, ainsi que le relèvement et le renforcement de la résilience et des moyens d’existence. » Pour sa part, la directrice adjointe du PAM, Jacqueline Flentge, a déclaré, s’adressant au donateur, que cette cérémonie, bien plus qu’un simple protocole, « est le reflet de la valeur inestimable de votre soutien et de votre engagement envers les familles maliennes affectées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. » « Aujourd’hui, nous sommes particulièrement émus de recevoir une nouvelle contribution significative du Royaume d’Espagne. Cette générosité renouvelée envers les programmes de réponse à l’insécurité alimentaire du PAM n’est pas qu’un appui financier. C’est un investissement essentiel pour l’avenir du Mali. Ce partenariat repose sur des valeurs fondamentales et communes de solidarité et d’humanité », a-t-elle indiqué. La directrice adjointe a ajouté que ce financement permet de répondre aux besoins immédiats et de renforcer la résilience des populations touchées, « à travers une intervention intégrée, couplant réponse d’urgence et renforcement de la résilience des communautés vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. » Enfin, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne, Antonio Guillen Hildago, a rappelé que la sécurité alimentaire est une question universelle qui appelle à la responsabilité. « C’est pourquoi, la coresponsabilité doit amener à être généreux envers ceux qui se trouvent dans le besoin », a-t-il dit Il a conclu, en affirmant que « c’est dans cet esprit et grâce à la cohérence de la coopération espagnole que ce don a été fait. » MMD/MD (AMAP)

Master sur la criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale : les groupes terroristes se sont sophistiqués, selon le directeur de l’Ecole de maintien de la paix-Alioune Blondin Beye

Bamako, 12 juin (AMAP) Le directeur général de l’Ecole de maintien de la paix-Alioune Blondin Beye (EMP-ABB), le colonel Souleymane Sangaré, a affirmé, jeudi, à Bamako, qu’« aujourd’hui, les groupes terroristes ne se contentent plus d’agir dans l’ombre, ils s’organisent, investissent, déplacent des ressources financières et influent des circuits économiques légaux à travers des stratégies sophistiquées de blanchiment. » Le colonel Sangaré, intervenait au séminaire récapitulatif de fin de semestre du programme de Master en criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale (Macotec), de l’EMP-ABB, en partenariat avec l’Université Kurukanfuga de Bamako (UKB). L’officier a ajouté que « c’est au regard de ce contexte, que l’EMP-ABB s’est fixée comme objectif de former des femmes et des hommes capables d’appréhender ce défi complexe, de penser la sécurité au-delà des frontières et de bâtir des réponses concertées, fondées sur le droit, l’éthique et la déontologie communément admises en matière d’intervention dans le domaine terroriste et dans celui du crime organisé. » La rencontre dont le thème portait sur « Le blanchiment des organisations terroristes à l’épreuve de la géopolitique », a été présidée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué. C’était avec la participation du Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, ainsi que du directeur général de l’EMP-ABB, colonel Souleymane Sangaré. Ce séminaire a pour objectif de consolider les notions essentielles abordées au cours du Premier semestre du Macotec, de proposer un récapitulatif structuré des enseignements dispensés afin de renforcer les acquis des auditeurs. Une approche qui permettra, également, d’identifier d’éventuelles lacunes et d’apporter des clarifications sur les points les plus complexes du programme. Dans son allocution, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a signalé que le terrorisme est une question réelle. Il a cité les réponses apportées au phénomène « qui sont souvent militaires, économiques, institutionnelles, des questions de gouvernance ou de développement. » « Il est quand même important de signaler que malgré les réponses apportées, nous peinons à trouver une solution définitive à ce fléau du terrorisme, de la criminalité internationale organisée et transfrontalière », a reconnu le ministre en charge de la Réconciliation. Il a poursuivi, en disant que la Région du Sahel, notamment les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et d’autres pays, subissent de plein foyer ce fléau. « Il est aussi important de signaler que c’est un phénomène qui est importé, entretenu et orienté. Voilà pourquoi, il est important que l’ensemble des pays concernés se donnent la main pour essayer de trouver une solution adéquate, non seulement en tant qu’Etat concerné mais, aussi, en tant qu’Etat voisin », a plaidé le général de corps d’Armée Ismaël Wagué. C’est pourquoi le ministre de la Réconciliation s’est dit satisfait de la tenue de ce genre d’atelier, qui pour lui, « permettra à tous et à chacun de partager de façon efficace et objective leurs expériences. » Il a, aussi, espéré qu’à la fin de la journée, les bénéficiaires auront le sentiment que leur contribution servira à quelque chose. Pour le Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de Protection civile, Oumar Sogoba le programme Macotec permettra de doter le Mali d’experts capables, non seulement d’analyser les dynamiques criminelles mais, aussi, de concevoir des réponses ajustées et respectueuses des principes de l’État de droit. « Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile reste pleinement engagé dans cette dynamique. Nous croyons fermement que la sécurité ne se résume pas à une question de force. Elle repose d’abord sur la connaissance, la stratégie et l’éthique naturellement », a souligné M. Sogoba. Selon lui, les défis actuels ne connaissent pas de frontières. « C’est pourquoi, a-t-il dit, il est essentiel de former des cadres capables de dialoguer avec les partenaires régionaux et internationaux et de contribuer activement aux mécanismes de coordination sécuritaire sous régionaux. » JKD/MD (AMAP)          

Zone Uemoa : Comment financer le développement autrement ?

Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORE Lomé, 12 juin (AMAP) La 1ère édition des BOAD development days, qui se tient du 12 au 13 juin, démarré, jeudi, à Lomé sous le thème : «Le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunité et solutions». Dans la capitale togolaise, professionnels, leaders et experts dans les domaines de l’agriculture et de l’énergie discutent des défis, opportunités et solutions pour l’accès universel à l’électricité face aux exigences de la transition énergétique. Ils se penchent aussi sur le rôle de l’agro-industrie comme levier de souveraineté alimentaire dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « Parmi les défis auxquels nos pays sont confrontés, figurent les chocs externes, les défis climatiques, la crise sécuritaire, la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie, l’industrialisation et la création d’emplois décents pour une jeunesse de plus en plus nombreuse », a fait noter le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Après avoir souhaité la bienvenue aux 200 délégués des huit pays de notre zone à cet rencontre inédite, M. Barcola a, pour espérer relever ces défis, attiré l’attention sur l’urgence « d ’innover, de collaborer et de mutualiser nos efforts. » « Cela, a-t-il insisté, conformément à l’objectif de ces journées : créer un espace de dialogue constructif entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement. » Véritablement il s’agit de repenser les modèles de financement du développement, d’identifier des solutions innovantes et d’opportunités de financement dédiées à la sécurité alimentaire et à la transition énergétique. En la matière, le président de la BOAD a préconisé d’impliquer davantage le secteur privé dans l’offre de produits alimentaires et d’énergie. Cela compte tenu, selon lui, des besoins importants d’investissement de nos Plans nationaux de développement. Concernant les Institutions financières de développement (IFD) et les Banques multilatérales de développement (BMD), Serge Ekué a suggéré de leur permettre de jouer pleinement leur rôle contra-cyclique et catalytique, etc. Il a préconisé de promouvoir de nouvelles approches de financement, ainsi que les partenariats et les bonnes pratiques. Pour les États membres, il a demandé de poursuivre l’assainissement du cadre macroéconomique à travers notamment la mise en oeuvre de mesures et réformes incitatives visant une plus grande attraction de l’investissement privé dans l’agriculture et l’offre d’énergie. L’ancien Premier béninois, Lionel Zinzou, a, lui, expliqué comment « financer le développement autrement ». Selon lui, l’Afrique subsaharienne doit profiter de ses performances économiques qui sont parmi les meilleures au monde. Il s’agit, notamment, du taux de croissance, de la faible inflation, de la valorisation croissante de son foncier, de la jeunesse de sa population… « En effet, a-t-il argumenté, le mode d’octroie de crédit en vigueur dans nos pays exclut le secteur privé dont le niveau de financement tourne autour de 11% du Produit intérieur brut (PIB), contre plus de 100% en Chine et 60% en Europe. » Il a insisté sur le financement des logements des ménages. L’ancien Chef du gouvernement du Bénin a demandé de financer la production de l’énergie fossile au regard du fait que la contribution du continent à la pollution mondiale est marginale. Pour lui, le secteur bancaire mérite d’être soutenu avec des financements locaux surtout avec « le départ de certains partenaires qui ne veulent plus rester ». « Avoir des institutions financières qui prennent leurs décisions à Bamako, Lomé, à Cotonou est extrêmement important », a insisté Lionel Zinzou. Avant de demander de mettre à profit la digitalisation du cadastre, des factures… pour imposer le secteur informel qui représente près de 50% de notre Pib. Les ministres maliens chargés de l’Energie, Boubacar Diané et de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, prennent part aux travaux. Ce dernier interviendra demain en qualité d’expert. CMT/MD (AMAP)  

Transformation économique de nos Etats : La BOAD prône de faire de l’énergie le secteur moteur

Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORE Lomé, 12 juin (AMAP) La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) promet de faire de l’accès des populations à l’énergie durable et moins chère (toutes sources confondues) le moteur de la transformation économique de notre sous-région, a annoncé, mercredi, à Lomé, Serge Ekué, le président de l’institution de financement du développement dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). M. Ekué intervenait, au siège de la Banque, lors d’une conférence de presse avec les journalistes du Club de la presse de laBOAD et des confrères togolais, en prélude de l’ouverture de la 1ère édition de « BOAD Development Days», qui se tient dans la capitale togolais, du jeudi 12 au vendredi 13 juin 2025. Selon lui, « l’objectif est de faciliter et accélérer la transformation des produits agricoles et les matières premières de la sous-région, afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire, d’ajouter de la valeur, de créer des millions d’emplois pour les jeunes et des recettes pour les Etats, à travers taxes et impôts générés. » Le portefeuille qui était alloué à l’énergie devrait alors croître considérablement de 25 à 50%. Ce changement de cap, selon Serge Ekué, très volontaire, fait suite à une prise de conscience. « Un mauvais diagnostique avait, a-t-il déploré, amené la sous-région a considéré l’énergie comme un secteur parmi tant d’autres. » « Quelle erreur ! L’énergie n’est pas un secteur. On ne peut pas mettre l’énergie au même niveau que les autres secteurs », a insisté le président de la BOAD qui a motivé ce choix : « L’énergie, c’est la mère de toutes les batailles. « Il ne peut y avoir d’agriculture sans énergie. Il ne peut y avoir d’immobilier ou d’infrastructures de mobilité sans énergie. Il ne peut y avoir de santé ni d’éducation sans énergie. Donc, l’énergie, c’est l’Alpha et l’Oméga de tout », a-t-il soutenu. D’où la volonté de la Banque de développement sous régionale, selon lui, de faire de la question énergétique « le cœur de (son) action ». Toute chose qui justifie le choix du thème de cette rencontre de deux jours : « le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunités et solutions ». « Pour y arriver, a déclaré M. Ekué, il s’avère important de dépasser le débat relatif aux sources d’énergie afin de recentrer la réflexion et les financements sur les mécanismes à explorer pour améliorer l’accès des populations à l’énergie et à l’électricité. » « Une fois de plus, quand on sait que la moitié de nos concitoyens n’ont pas accès à la moindre source d’énergie, vous comprendrez que la priorité n’est pas la source d’énergie. La priorité, c’est l’accès à l’énergie », a-t-il argumenté. Une fois ce préalable réussi, la question de la transition, celle de la croissance durable, de l’énergie renouvelable suivront, a expliqué le patron de la BOAD, précisant que tout sera mis en œuvre pour trouver le juste équilibre entre « le brune et le vert » en vue de l’atteinte du mixte énergétique. L’énergie brune ou « brown power » est un terme inventé pour décrire l’énergie produite à partir de sources polluantes, par opposition à l’énergie verte issue de sources renouvelables et non polluantes. DEFIS ENERGETIQUES – La BOAD prévoit, pour ce faire, une enveloppe conséquente dont le montant est en cours de validation, selon ses experts. Son président promet, également, de mobiliser tous les partenaires et financements verts disponibles pour soutenir nos Etats et le secteur privé dans le cadre du partenariat public-privé. Cette réorientation de la politique de développement intervient dans un contexte de découverte ou de mise en service d’abondantes sources énergiques dans la sous-région, notamment du pétrole et du gaz au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Niger… « Au même moment nos pays sont confrontés à des défis énergétiques et alimentaires sans précédent. » Aussi les tarifs pratiqués dans la sous-région sont parmi les plus élevés en Afrique et au monde. Ce changement de cap peut alors être un tremplin pour le Mali pour résoudre durablement la question énergique qui est en train de plomber tous les efforts et acquis en matière de développement. Ces questions ont été récemment abordées entre le Premier ministre du Mali et le président de la BOAD, lors d’une visite à Bamako le 9 mai dernier. Les échanges avec le général de division Abdoulaye Maïga ont porté sur la vision « Mali kura 2063 » ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, qui s’inscrivent dans les objectifs de la Banque. Il s’agit, notamment, de l’Autosuffisance alimentaire, de la Santé, de l’Education, et surtout de l’Energie, avec une volonté d’accélérer les efforts dans ce secteur stratégique. Quant à l’Agriculture qui occupe plus de 60% de la population active, les interventions ont porté sur sa professionnalisation qui, selon les experts, est nécessaire pour réussir une transformation durable afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire. En la matière, la gestion et la maitrise de l’eau sont essentielles. Toute chose qui permettra de mettre en valeur les millions de terres arables dont regorgent le continent et la sous-région. La sensibilisation et la formation des paysans et des entrepreneurs agricoles sont indispensables. À ce jour, le portefeuille actif de la BOAD au Mali comprend 22 projets pour un montant total, en termes d’accords signés, de 377,147 milliards de Fcfa. Ces projets concernent, principalement, le secteur des Infrastructures routières avec six projets pour un montant engagé de 109,647 milliards de F Cfa, celui de l’Energie et de l’Eau avec sept projets pour un montant engagé de 124,500 milliards de Fcfa, le secteur de l’Agriculture avec huit projets pour un montant engagé de 118 milliards de Fcfa, et le secteur des Logements sociaux avec un projet pour un montant engagé de 25 milliards de Fcfa. CMT/MD (AMAP)