Osaka (Japon) : Le Lremier ministre Abdoulaye Maiga visite le siège de Panasonic Energy, spécialisée dans les batteries en lithium
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) Le Chef du gouvernement malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, s’est rendu, vendredi 1er août 2025, à Osaka, au Japon, au siège de Panasonic Energy, une entreprise japonaise spécialisée dans la fabrication de batteries en lithium et qui a ses filiales à travers le monde, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, qui avait présidé, auparavant, le 1er =Forum d’affaires Mali-Japon le même jour, était accompagné du ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo et son collègue de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, ainsi que des opérateurs économiques. Cette visite avait un intérêt particulier. Le gouvernement de la Transition a décidé de développer les énergies renouvelables, notamment les panneaux et centrales solaires pour résorber le déficit d’électricité que le Mali connait depuis quelques années. Lors des échanges, les dirigeants de la société nippone ont évoqué leur futur projet en Afrique qui pourrait bien le Mali. Ce samedi 2 août 2025, le Premier ministre présidera la Journée du Mali à l’Expo universelle d’Osaka 2025. Elle sera marquée par la visite des pavillons du Mali et du Japon. La partie japonaise offrira, ensuite, une réception au Premier ministre et à sa délégation avant la nuit culturelle du Mali qui sera aminée par plusieurs artistes dont Habib Koité, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah, Balla Tounkara, Wassa Kouyaté, Delphine Mounkoro, Fama Diabaté et Kader Tarhanine. MK/MD (AMAP)
Kangaba : Mission de sensibilisation contre la traite des personnes
Kangaba, 1er août (AMAP) Une délégation du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est en mission dans le cercle de Kangaba pour une campagne de sensibilisation des acteurs communautaires dans les zones frontalières Mali-Guinée, notamment Kangaba-Siguiri et Yanfolila-Mandiana. Menée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), en collaboration avec le Comité National de Coordination de Lutte contre la Traite des Personnes et le réseau des organisations de la société civile, cette initiative cherche à mobiliser les communautés contre la traite des personnes et à améliorer la prise en charge des victimes et des migrants victimes de trafic. La mission vise à : sensibiliser aux formes de traite et au trafic illicite de migrants au Mali ; encourager une mobilisation sociale contre ces pratiques ; informer sur le rôle du réseau de prise en charge des victimes ; et promouvoir le signalement des cas suspects. Ciblant les leaders traditionnels, religieux, associations de femmes et de jeunes, ainsi que les syndicats de transporteurs, la campagne se déroule du 29 juillet au 2 août 2025. La première phase réunira 200 leaders communautaires, avec 100 participants par zone, en deux sessions à Nafadji (Siguiri) et Dioulafoundou (Kangaba). SD/OS/MD (AMAP
Disparition du Pr N’Tji Idriss Mariko : Les Lettres maliennes en deuil
Bamako, 1er out (AMAP) Le monde universitaire et littéraire du Mali est en deuil. Le Professeur émérite N’Tji Idriss Mariko, figure de proue des Lettres maliennes, s’est éteint ce vendredi 1ᵉʳ août 2025 à Bamako. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage intellectuel et académique du pays. Enseignant-chercheur de renom, écrivain respecté et ancien ministre en charge des Arts et haut cadre du ministère de la Culture, le Pr Mariko a marqué des générations par sa rigueur intellectuelle, son amour pour les belles lettres et son engagement inlassable pour la valorisation du patrimoine littéraire et oral malien. Titulaire d’un doctorat ès Lettres, N’Tji Idriss Mariko a longtemps enseigné au Département d’enseignement et de recherche (DER) Lettres à l’Université de Bamako, où il a encadré de nombreux étudiants devenus aujourd’hui enseignants, chercheurs ou écrivains. Parallèlement à sa carrière universitaire, le Pr Mariko a occupé d’importantes fonctions dans l’administration publique. Il a été directeur national des Arts et de la Culture, puis ministre des Sports, des Arts et de la Culture. Auteur prolifique, N’Tji Idriss Mariko laisse derrière lui une œuvre littéraire dense et variée. Parmi ses ouvrages les plusconnus figurent : ‘Ciel d’hivernage’, ‘La rançon de la désobéissance et autres contes du Mali’, ‘Moriba Yassa le paresseux ‘et surtout ‘Nima, le fils du bonheur’, un récit autobiographique poignant qui retrace les péripéties de son enfance et de sa jeunesse dans le Mali colonial, entre souvenirs personnels et regards critiques sur l’histoire. La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion dans les milieux universitaires, culturels et littéraires du pays. Sur les réseaux sociaux et dans les cercles intellectuels, anciens élèves, collègues et admirateurs lui ont rendu hommage. Le Directeur général de l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC), Dr Aboubacar Abdoulwahidou Maïga, lui aussi professeur de Lettres, a salué, dans un message publié sur sa page Facebook, l’amour du défunt pour la littérature et son engagement pour l’excellence dans le milieu universitaire. MS/MD (AMAP)
Concours national du « plus beau quartier » : La compétition a commencé le 1er août jusqu’au 31 octobre 2025
Bamako, 1er août (AMAP) Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a donné, ce vendredi, le coup d’envoi du concours national du plus « Beau quartier » dénommé “Ne ka siguida, Nka faso ko”, à Daoudabougou ,en Commune V du district de Bamako, a constaté l’AMAP. L’objectif du concours « est de mettre en compétition les quartiers des différentes régions du pays, ainsi que ceux du District de Bamako», a précisé le chef du département en charge de la Jeunesse et des Sports. « Cette compétition vise à encourager toutes formes d’initiatives locales en matière d’embellissement, de gestion durable des quartiers, à valoriser l’engagement citoyen, à promouvoir la cohésion sociale. Elle permet d’impliquer pleinement la jeunesse dans le développement urbain et commnautaire », a fait savoir Abdoul Kassim Fomba. Il a expliqué que « c’est une initiative qui vient compléter les efforts que la population est en train de faire sur le terrain. Nous les avons vu sur les réseaux sociaux, sur les télévisions. Il y a beaucoup d’acteurs, dans leur communauté, qui sont en train de poser des actions dans leur environnement pour assainir ou embellir. » Et d’ajouter qu’« au-delà de la proprété du quartier, nous voulons faire des dallages, des repeintures et planter des arbres pour embellir notre environnement. » Le ministre Fomba a rappelé que « dans le cadre de l’embellissement urbain et de la promotion de la citoyenneté active, de nombreuses initiatives citoyennes voient le jour à travers l’ensemble du territoire national. Portées par des citoyens issus de toutes les couches sociales, ces actions traduisent un engagement sincère en faveur de l’amélioration du cadre de vie. » Quant au représentant du maire de la commune V, Adama Konaté, il a expliqué que «le choix porté sur notre quartier est un choix judicieux qui servira à désengorger la circulation de la population. Le dallage de cette rue à Daoudabougou prouve l’engagement de la jeunesse à développer leur communauté. Et nous remercions les autorités pour avoir soutenu cette initiative. » Cette cérémonie a enregistré la présence des autorités administratives et locales, ainsi le Conseil national des jeunes de la Commune. MMD/MD (AMAP)
Business forum Mali-Japon à Osaka : Un franc succès
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’importation au Mali (Api-Mali), Ibrahim Ahamadou Touré, les intervenants ont mis en exergue les potentialités du Mali en économique, commerciale et d’industrie culturelle et touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)
Visite du ministre sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB) Sa : Etape importante du processus de démarrage de l’exploitation.
Bougouni, 31 juil (AMAP) Le ministre des Mines, Pr Amadou Keita, s’est rendu, jeudi, sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB Sa), dans la suite logique des missions de suivi des travaux de la société minière par les services compétents de l’administration minière, a constaté l’AMAP sur place. Cette visite du ministre des Mines a fait le constat que Bougouni mining a pris en compte les observations et recommandations formulées « pour mettre à niveau son site pour l’exploitation du spodumène suivant la réglementation en vigueur. » Comprenant le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, la délégation ministérielle a visité la carrière, le dépôt de minerai, l’usine, la centrale électrique et le dépôt de résidu. Partout où la mission a passé sur le site, les responsables techniques de la société minière l’ont édifiée sur le cycle de production de la mine. Le Directeur pays de la mine, Mohamed Niaré, a annoncé un investissement 65 millions de dollars (Environs 3,2 milliards de Fcfa) pour la première phase et une deuxième phase qui installera une usine de flottation qui sera construite d’ici 2028. Les Mines de Lithium de Bougouni Sa (LMLB Sa) feront, selon M. Niaré, une production annuelle de 80 000 tonnes par an pour la première phase et 120 000 tonnes pour la deuxième phase, soit 200 000 par an pour les deux phases. Le ministre Amadou Keita a rappelé que cette mission, « une instruction du chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, est une étape importante dans le processus de démarrage de l’exploitation proprement dite. » Et permet à l’Etat de jouer sa partition avec 35% de part, soit 30% pour l’Etat et 5% pour les nationaux dans le respect strict du Nouveau Code minier en vigueur dans notre pays. « Aujourd’hui, au vu des avancées et de la capacité de production, 42 000 tonnes produits et en stocks, en termes de paiement d’impôts, de taxes et d’accompagnement des communautés, rien ne s’oppose à cette inauguration » a déclaré le ministre. Une rencontre technique avec les responsables de la Mine et les autorités régionales a mis fin à cette mission du ministériel sur le site de la société minière LMLB Sa, dont le Directeur pays se dit « prêt pour l’inauguration de la mine ». BHT/MD (AMAP)
Tragique accident sur la RN7 : Un mort, de nombreux blessés et des dégâts matériels
Ouélessébougou 31 juil (AMAP) Un grave accident de la circulation a fait un mort, de nombreux blessés et des dégâts matériels, ce jeudi, vers 13h, sur la Route nationale 7 (RN7), à Simidji, localité située dans la Commune rurale de Ouélessébougou, près de Bamako, selon des sources sécuritaires qui indiquent que le bilan est provisoire. Un car de transport en commun d’une compagnie de la place, en provenance de Bamako, a fait une sortie de route avant de se renverser sur le côté gauche. Les services de secours et de sécurité, dépêchés rapidement sur place, ont constaté un cas de décès, 25 passagers grièvement blessés ont été évacués au Centre de santé de référence (CSRéf) de Ouélessébougou pour recevoir des soins d’urgence et deux cas graves ont été évacués à Bamako. Selon les premiers témoignages recueillis sur les lieux, l’accident aurait été causé par une perte de contrôle du véhicule, due à un excès de vitesse. Les autorités administratives et communales dont la 2e adjointe au préfet et le maire de Ouélessébougou se sont immédiatement rendues sur les lieux du drame pour évaluer la situation et coordonner les secours. AC/MD (AMAP)
Kolondièba : Un affrontement communautaire fait au moins 7 morts.
Kolondièba, 31 juil (AMAP) Un affrontement, à la suite d’un litige foncier entre deux villages voisins, dans la Commune de Nangalasso, dans le Cercle de Kolondiéba (Sud), mercredi 30 juillet 2025, a entrainé la mort de plus de sept personnes, a appris l’AMAP de source officielle. Des jeunes de Maribougou et de Nangalasso se sont affrontés avec des armes. Le bilan est, au moins 7 morts et 20 blessés, présicent les mêmes sources. Informés, des éléments de la gendarmerie, de la garde nationale et de la protection civile se sont rendus sur les lieux. Le préfet de Cercle, Boubacar Oumar Traoré, s’est rendu au chevet des blessés au Centre de santé de Référence (CSRéf) de Kolondièba. Une délégation régionale de Bougouni a fait le déplacement pour apaiser la situation. Les enquêtes sont en cours. NK/MD (AMAP)
Bamako : Ouverture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC)
Bamako, 31 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) s’est ouvert, jeudi, sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : Approche architecturale du développement durable au Mali » et va se dérouler jusqu’au dimanche 3 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, dont le ministre Imirane Abdoulaye Touré a déclaré ouvert l’évènement, organise ce salon, en partenariat avec l’Ordre des Architectes du Mali, Le salon est composé de plus de 30 stands de représentants des services et entreprises dans le domaine de l’habitat au Mali et de la sous-région, notamment du Burkina Faso, du Niger. Environs 2 000 visiteurs sont attendus. Pendant, quatre jours des panélistes venus, notamment, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Bénin et du Mali, développeront des thématiques sur « Le rôle des architectes dans la transition écologique : entre responsabilités sociales et exigences professionnelles », « Cartographie des enjeux de durabilité dans l’architecture au Mali », « Bâtir avec peu, bâtir intelligemment : quelles pratiques locales d’optimisation des ressources ? » Le ministre a, lors de son intervention à l’ouverture, expliqué que « c’est un événement novateur, un moment charnière mais, surtout, une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. » « Un lieu de rendez-vous du donner et du recevoir pour que continue de s’affirmer notre continent dans cet autre domaine aux enjeux existentiels et aux défis multiples et multiformes. », a-t-il dit. Il a rappelé que le thème choisi va au-delà des mots. « Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer nos pratiques et, surtout, à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain ». Selon Imirane Abdoulaye Touré « il est le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse », paraphrasant Cheikh Anta Diop, qui a dit qu’« un peuple sans mémoire architecturale est un peuple sans abri pour son identité. » Selon le ministre Touré « l’architecture ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel, réconcilier modernité et patrimoine culturel africain, promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable, offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. » Le chef du département en charge de l’Habitat a également souligné que nous sommes interpellés par les défis de l’habitat accessible et digne, celui de l’adaptation aux crises climatiques et celui culturel et social. « Trop souvent, nos villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. Il est temps de reconstruire une architecture qui nous ressemble, une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques », a lancé le ministre Touré. « Face à ces défis, la coopération régionale est une clef », a-t-il dit. A ce propos, le chef du département de l’Habitat a dit : « Ce Salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échange, d’innovation et d’harmonisation des bonnes pratiques. » Après l’ouverture, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du Niger, Abdoulkadri Amadou Daouda, a procédé à la coupure du ruban. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur de ce salon. Après cette étape, le ministre Touré, son homologue du Niger et certains membres du gouvernement du Mali ont visité les stands. « Cette rencontre a une dimension panafricaine. Je pense que beaucoup de projets et d’ambitions peuvent immerger », a espéré le ministre nigérien. Quant à Adama Kouanda, directeur commercial du Centre de gestion des Cités (structure étatique burkinabè, il a souligné : « Nous sommes un pays invité d’honneur de ce salon. Nous avons pris un stand pour exposer nos produits » Appréciant l’initiative de l’Etat du Mali, il l’a qualifiée de « retrouvailles » et d’opportunité d’échange d’idées, qui replacent l’architecture au cœur du développement durable. ST/MD (AMAP)
5ème session du comité de pilotage : Les acteurs évaluent à mi-parcours
Bamako, 31 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de l’argriculture, Oumar Tamboura, a présidé, ce jeudi, la 5ème session du Comité de pilotage du Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle et péri-urbaine de Bamako (PDZTA-KB), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette session, en présence du coordinateur de l’unité de gestion du programme, Demba Sidibé, est d’« examiner sans complaisance et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025 dont le budget prévisionnel s’élève à 3 milliards 251 millions 448 mille 473 Fcfa». Le Programme de développement de la zone spéciale de transformation des régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako, financé par la Banque africaine de développement (BAD) « permettra de renforcer la résilience des communautés bénéficiaires et réduire considérablement le risque d’insécurité alimentaire », a indiqué Oumar Tamboura. Il a précisé que « cette 5ème session vise à rendre compte des niveaux d’exécution, physique et financière, des activités et récommandations approuvées lors de la 4ème session du Comité de pilotage. Elle permet, également, d’examiner et d’approuver le programme de travail et le budget annuel 2025. » M. Tamboura a rappelé que le « PDZSTA-KB est la première phase du programme des agropoles du Mali. » Il est en phase avec la vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Cette stratégie prévoit la mise en place de 12 agropoles dans le cadre du projet structurant « Farafina Jigine » nourrir le Mali et la sous-région et 05 seront opérationnalisés durant la période de mise en œuvre de la SNEDD 2024-2033». « Dans le cadre de ce programme, il est prévu la mise en place de 35 unités de transformation des produits agricoles à Bancoumana sur une superfie de 200 hectares », a fait savoir, le spécialiste suivi-évaluation du projet, Mamadou Coulibaly. Il a ajouté que ce programme comprend de 4 composantes qui sont les investissements, la structuration des filières, le developpement des infrastructures et la gestion des projets. Le spécialiste suivi-évaluation dit attendre des administrateurs, des conseils « s’il y a des orientations ou modification après l’examen ». « Parce que leur rôle, c’est aussi la suivi-évaluation et la mise en œuvre de ces projets ». MMD/MD (AMAP)

