Journée mondiale du donneur : Collecte de sang au profit des Forces armées maliennes et de la population de Ségou
Ségou, 15 juin (AMAP) L’association « Mogoya Dambé» a organisé, samedi, à la place de l’Indépendance de Ségou, une journée de collecte de sang au profit des Forces armées maliennes (FAMa) et de la population, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du donneur de sang, a constaté l’AMAP. Célébrée le 14 juin de chaque année, la journée mondiale du donneur de sang vise à sensibiliser le grand public sur l’importance du don de sang. Un geste simple qui permet de sauver des vies et de changer le destin d’une personne. Dans son allocution de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, s’est dit heureux et réconforté par cette opération de don de sang initiée par l’association « Mogoya Dambé » et qui en est à sa 7ème édition. Quant au président de l’association « Mogoya Dambé », Tiémoko Coulibaly, il a rappelé que l’opération vise « à aider nos forces de défense et de sécurité ainsi que la population ». « Cette initiative a pour but de rendre également hommage à l’ancien gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police, feu Alassane Traoré, pour l’ensemble de ses actions en faveur du développement de la Région », a déclaré M. Coulibaly. Pour le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou, Yamadou Keita, qui a présidé l’événement, « le don de sang est une œuvre humaine très salutaire à la fois bénéfique pour le donneur et le récepteur. » « Nos frères militaires, que je félicite, fièrement, au passage, se battent vaillamment au quotidien et parfois, au sacrifice de leur vie, pour la défense de l’intégrité de notre territoire. Ce sacrifice est hors de prix. Alors, leur donner du sang lorsqu’ils sont dans ce besoin, est le moins qu’on puisse leur faire. Qui donne du sang, sauve une vie. Et donner du sang aux militaires relève d’un sentiment de patriotisme hors pair », a indiqué M. Keïta. Il a adressé ses remerciements et à encourager l’association «Mogoya Dambé» et ses partenaires pour tout ce qu’ils font, avant d’inviter les autres entités à suivre leur exemple afin de sauver des vies humaines. MS/MD (AMAP)
Atelier RéZo : La coopération transfrontalière en ligne de mire
Kayes, 15 juin (AMAP) L’atelier régional de présentation et de planification du programme « Renforcement de la résilience des zones frontalières (RéZo) » au Mali et au Sénégal, et la Guinée, tenu à Kayes, du 12 au 14 juin 2025, a recommandé le renforcement de la coordination et de la synergie entre les composantes et les acteurs. Les participants ont aussi recommandé, entre autres, une agriculture durable, le développement des chaînes de valeur et la promotion de l’entrepreneuriat vert afin de privilégier des activités génératrices de revenus durables et adaptées au climat. L’accent est aussi mis sur la maximisation de l’impact de la coopération transfrontalière, notamment le soutien aux Groupements locaux de coopération transfrontalières (GLCT), l’identification et la promotion des projets transfrontaliers concrets et l’harmonisation des cadres règlementaires. Sur un autre plan, l’atelier mise, également, sur un suivi-évaluation rigoureux et adaptatif pour définir des indicateurs clairs et mesurables, mettre en place un système de collecte de données robuste, réaliser des évaluations intermédiaires et finales et favoriser l’apprentissage continu. La session était organisée par le Programme RéZo, en partenariat avec les structures nationales en charge de la gestion des frontières du Mali et du Sénégal, grâce au soutien de l’Union européenne (UE) et de la Coopération allemande à travers le GIZ. Cette session avait pour objectif de renforcer la résilience socio-économique des communautés transfrontalières du Mali, du Sénégal et de la Guinée et de soutenir le développement dans les zones concernées et de renforcer la coopération transfrontalière. Pendant trois jours, les participants, venus de Bamako, des cercles d’Ambidédi et de Sadiola, ainsi que des délégations de la Région de Tambacounda (Sénégal), ont suivi des exposés sur le programme ; le renforcement de la disponibilité des services économiques de base et l’amélioration des opportunités de dialogue social et la disponibilité des services sociaux de base. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont eu lieu dans la salle de conférence du Gouvernorat, sous la présidence du général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, en présence de son homologue sénégalais Guédj Diouf, gouverneur de la Région de Tambacounda, frontalière de la 1ère région administrative du Mali. Cet atelier a permis, non seulement de faire l’état des lieux, mais aussi d’identifier les activités à mener pour l’atteinte des objectifs du programme, ainsi que les acteurs et les outils nécessaires pour les mettre en œuvre. Ce processus participatif est fondamental pour garantir une appropriation collective du projet et en assurer la durabilité. « Les défis sont certes nombreux, mais avec une coordination efficace, une synergie entre les acteurs, et surtout une implication continue des collectivités territoriales et des communautés de base, nous pouvons relever ces défis ensemble », a declaré le chef de l’exécutif régional de Kayes Selon lui, « Il est impératif de mutualiser nos efforts afin de développer des synergies entre les différents acteurs de part et d’autre des frontières pour renforcer la gouvernance, la cohésion sociale et le développement économique de nos territoires frontaliers », Il s’est réjoui du fait que les travaux de cet atelier aient débouché sur une stratégie cohérente pouvant amener nos trois pays à faire de nos zones frontalières un havre de paix, de coexistence pacifique, d’entraide et de développement durable. De son côté, son homologue sénégalais, Guédj Diouf, a mis en exergue les défis multidimensionnels (changement climatique, sécurité alimentaire) dont font face nos deux peuples. S’exprimant au nom des structures nationales chargées de la gestion des frontières entre nos deux pays, Mahamadou Koné de la Direction générale des frontières du Mali, s’est réjoui des résultats atteints et a insisté sur une mise en œuvre du plan d’opération. Quant à Katrin Gerhard, chef composante du projet RéZo, celle-ci a insisté sur la nécessité de traduire les objectifs et programmes en actions concrètes adaptées aux réalités de nos territoires. BMS/MD (AMAP)
Ségou : Coup d’envoi du tournoi inter-quartiers
Ségou, 15 mai (AMAP) Le conseiller aux Affaires et administratives juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly, a procédé samedi, au démarrage officiel du tournoi inter-quartiers de la ville, en présence de plusieurs responsables sportifs et de passionnés de football, a constaté l’AMAP. Ce tournoi inter quartiers organisé par la direction régionale de la Jeunesse et des sports de Ségou, en partenariat avec la Ligue de Football de Ségou s’inscrit pleinement dans la vision des autorités nationales. Il vise à renforcer l’unité nationale, la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le brassage entre les jeunes à travers le sport. Selon le Directeur régional des Sports, Sofiane Attaher, cette compétition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des différents foras déjà tenus. « Pendant près d’un mois, les jeunes vont se consacreront à des activités saines et récréatives qui leur permettront de se connaitre, de tisser des liens et d’échanger au sein de leurs quartiers respectifs », a-t-il précisé. Il a, également, souligné que ce tournoi constituera une véritable pépinière de talents en vue de compétitions à l’échelle nationale. « Les meilleurs joueurs seront sélectionnés pour participer à un autre tournoi qui se tiendra à Bamako et regroupera les équipes des différentes régions », a-t-il ajouté. Au total, 23 équipes venues de la Commune urbaine de Ségou ainsi que des Communes rurales de Sébougou, Sakoïba et Pelengana prendront part à cette compétition. Le premier tour oppose notamment les équipes de Somonosso, Bougouni, Mission catholique, FES, Administratif, Bananisabakoro, Missira, Sido, Lafiabougou, Ballamoussala, Bougoufie, Darsalam, Sokalakono, Pelengana, Alamissani, Bagadadji, Sébougou, Angoulême, Sécoura, Hamdallaye, Médine et Cité COMATEX-SA. Le second tour est prévu du 26 juin au 1er juillet 2025. Les matchs de barrage auront lieu les 2 et 3 juillet, les demi-finales les 5 et 6 juillet, et le match de classement le mercredi 9 juillet. La grande finale est quant à elle programmée pour le 10 juillet 2025. Le match d’ouverture a opposé Somonosso à Bougouni et s’est soldé par une victoire de Somonosso sur le score de 1 but à 0. Une rencontre intense, marquée par deux cartons rouges et un carton jaune, donnant ainsi le ton à une compétition qui s’annonce palpitante. Le maire Nouhoun Diarra a exprimé sa satisfaction face à cette « belle initiative », la qualifiant de véritable vecteur de cohésion sociale, de développement du sport et de détection de jeunes talents. Il a souhaité que cette compétition ne s’arrête pas à cette première édition et a réaffirmé tout son soutien à l’organisation. Le Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur, par ailleurs président de la Commission d’organisation, a invité la population à sortir massivement pour encourager les différentes équipes en lice. Il a également exhorté les joueurs à faire preuve de fair-play tout au long du tournoi. ADS/MD (AMAP) AMAP-Ségou
Mali : Plus de 82 millions de FCFA d’équipements médicaux pour renforcer la santé maternelle et infantile
Bamako, 15 juin (AMAP) Le ministère malien de la Santé et du Développement social a réceptionné, jeudi 12 juin 2025, un lot d’équipements médicaux d’une valeur de 82 965 000 FCFA destiné à 33 structures sanitaires dans les districts de Kita (Ouest), Bougouni (Sud) et San (Centre), rapporte un communiqué du département en charge de la Santé. Cette dotation, destinée à 30 Centres de santé communautaire (CSCom) et 3 Centres de santé de référence (CSRéf), s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Garantir l’accès universel aux droits sexuels et reproductifs grâce à des systèmes de santé intégrés centrés sur la personne », soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Ce geste illustre une coopération exemplaire », a déclaré le secrétaire général du ministère, Dr Abdoulaye Guindo, représentant la ministre, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, lors de la cérémonie. Le projet, qui couvre 18 pays africains, dont le Mali, s’étend d’août 2023 à septembre 2025, et vise à réduire les avortements à risque ainsi que la mortalité maternelle et infantile. Le représentant de l’OMS au Mali, Dr Patrick Chrisogone Williams Ouamanegba, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne « à appuyer le gouvernement malien pour des soins de qualité en santé maternelle, néonatale et infantile. » « Ces équipements renforceront la performance du personnel de santé et réduiront la morbidité et la mortalité maternelle et néonatale », a ajouté Dr Guindo. « En dépit du contexte difficile, cette initiative porte l’espoir d’un impact concret et durable sur la santé et le bien-être des populations maliennes », selon le ministère. OS/MD (AMAP)
Mali : Le FMI salue la résilience économique et soutient la Vision 2063 (Communiqué)
Bamako, 15 juin (AMAP) L’économie malienne affiche une résilience face à des défis multiples, avec une croissance estimée à 4,7 % en 2024, selon le Fonds monétaire international (FMI), à l’issue de sa mission de consultation, menée du 9 au 13 juin 2025 à Bamako. « L’économie malienne a fait preuve d’une certaine résilience, malgré les crises auxquelles le pays fait face », a déclaré Mme Wenjie Chen, cheffe de la mission du FMI citée par un communiqué de l’institution. Malgré l’insécurité alimentaire, les menaces sécuritaires, les chocs climatiques et les contraintes de financement extérieur, le Mali maintient une trajectoire économique positive, selon même source. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel devrait atteindre 5,0 % en 2025 et 5,4 % en 2026, sous réserve d’une reprise des activités minières. Le déficit budgétaire, ramené à 2,6 % du PIB en 2024 grâce à une forte mobilisation des recettes et une maîtrise des dépenses, devrait toutefois atteindre 3,4 % en 2025, en raison des dépenses liées aux inondations. Les autorités maliennes ont réaffirmé leur engagement à maintenir le déficit budgétaire autour de 3 %, conformément aux objectifs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « La politique budgétaire devrait donner la priorité à la viabilité des finances publiques », a souligné Mme Chen, insistant sur l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment dans le secteur minier et l’amélioration de l’efficience des dépenses. Le FMI a salué la Vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, un plan ambitieux pour une croissance inclusive. Son succès repose sur des politiques macroéconomiques saines et des réformes structurelles, notamment en matière de gouvernance budgétaire et de surveillance des entreprises publiques, comme Énergie du Mali. « Renforcer les cadres réglementaires transparents est essentiel pour attirer l’investissement étranger », a ajouté Mme Chen dont la mission du FMI a rencontré le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre de la Justice, Mamoudou Kassogué, le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO, Baréma Bocoum, ainsi que des cadres ministériels, des partenaires au développement et le secteur privé. OS/MD (AMAP)
Quinzaine de l’environnement 26e édition : Visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de Koulikoro.
Koulikoro, 14 juin (AMAP) Les autorités de la Région de Koulikoro ont effectué, samedi, une visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de la ville, dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a constaté l’AMAP Après une courte cérémonie dans la cour de la STBV, le conseiller technique du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Amadou Tiéman Sangaré a conduit la visite de la STBV, en compagnie du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Koulikoro, le commandant des eaux et forêts Sagaba Samaké. Ont également participé à cette visite, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM), Mme Touré Doussouba Doumbia, Mme le sous-préfet de Koula, représentant du préfet, le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa Tamboura, les représentants des services techniques, des partenaires, des légitimités traditionnelles, des étudiants de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou et une foule nombreuse. AD/MD (AMAP)
Distribution de dons aux victimes des inondations de 2024 : Etape de la Commune rurale de Kaniogo (Kangaba)
Kangaba, 14 juin (AMAP) L’opération de distribution des vivres et non vivres aux sinistrés des inondations de 2024 s’est poursuivi, vendredi, aux 228 ménages sinistrés de la Commune rurale de Kaniogo, après le lancement, la veille jeudi, dans la Commune rurale de Minidian,, a constaté l’AMAP. Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, accompagné par un agent du service local du Développement social et un autre du Plan, a procédé à la distribution des dons. Chaque ménage a reçu du riz, du mil, du sucre, du sel, de l’huile, des kits scolaires, des Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), des nattes et des couvertures. Les victimes sont venues très nombreuses pour recevoir leurs dons. Le 1er adjoint au préfet du Cercle, Drissa Konaré leur a adressé un message de de ne plus habiter dans les bas-fonds et sur le passage des eaux de ruissellement. M. Konaré a, également, exhorté les femmes et les hommes présents à la cérémonie d’aider les forces de l’ordre et de sécurité, en donnant des informations sur toute personne suspecte dans les villages et hameaux. Le porte-parole des bénéficiaires a remercié le président de la Transition et son gouvernement pour « ce don qui arrive à point nommé en ce début d’hivernage. » Il a « invité tout le monde à coopérer avec les maires et les hommes en uniforme en leur donnant des informations sur les personnes suspectes. Pour rappel, la Commune de Kaniogo a reçu, entre la fête de Tabaski et le 10 juin, plus de 180 déplacés internes venus de la Région de San (Centre). Le maire de la Commune et le chef de village de Sombo leur ont offert l’hospitalité. La mission de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro a remis deux tonnes de riz, jeudi, au chef de village de Sombo pour assister les nouvelles Personnes déplacées internes (PDI). Le premier adjoint au préfet a salué cette « hospitalité légendaire du Mandé dont les populations de la Commune de Kaniogo en général et celles de Sombo ont fait preuve. » SD/MD (AMAP)
Accident d’un avion militaire à Gao : les pilotes sains et saufs, une enquête ouverte (Communiqué)
Bamako, 14 juin (AMAP) Un aéronef de combat des Forces armées maliennes (FAMa) a effectué un atterrissage forcé dans le fleuve à Gao (Nord), ce samedi 14 juin 2025, en raison d’une tempête de sable soudaine, annonce l’État-major général des Armées (EMGA) dans un communiqué. « Les deux pilotes ont été récupérés en bonne santé et reçoivent les soins appropriés dans les structures de santé de la place militaire », a indiqué l’EMGA cité par le même communiqué. L’accident s’est produit dans la matinée, alors que l’appareil revenait d’une mission dans le théâtre Est de l’opération Dougoukoloko. Selon les premières informations, « une forte dégradation météorologique, marquée par une tempête de sable, serait à l’origine de l’incident. L’aéronef a été gravement endommagé, mais aucune perte humaine n’est à déplorer. » Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer les circonstances exactes et les causes de l’accident. « Les conclusions seront présentées en temps opportun », a précisé l’EMGA. Il a salué le professionnalisme de l’équipage, soulignant que leur sang-froid a permis d’éviter un drame. « Leur maîtrise a préservé de nombreuses vies au sol », a ajouté le communiqué. L’Etat-major a aussi félicité les piroguiers, les services de secours et les forces de défense et de sécurité « pour leur réactivité et leur efficacité dans la protection des populations et de l’équipage. » Enfin, l’EMGA a rassuré sur la continuité des opérations militaires. « Cet accident n’aura aucun impact sur la poursuite des opérations offensives engagées sur l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé. OS/MD (AMAP )
Journées hommage à Souleymane Cissé : un héritage à transmettre
Bamako, 13 juin (AMAP) Les Journées d’hommage à Souleymane Cissé, prévues du 13 au 14 juin, ont débuté venderdi au Centre international de conférence de Bamako par une cérémonie présidée par le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mahamadou Koné, représentant son collègue en charge de la Culture, a constaté l’AMAP. Selon le président de la commission de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM), Alou Konaté, ces Journées « ne sont pas seulement un adieu, mais aussi un appel à poursuivre le combat du réalisateur, à protéger et valoriser son héritage et à former une génération consciente et engagée pour le cinéma malien et africain. » M. Konaté a ajouté que Souleymane Cissé est parti, mais que sa lumière continuera d’éclairer les écrans. Pour sa part, Salif Traoré, représentant la famille de Souleymane Cissé, a souligné que l’œuvre du défunt « a permis de faire connaître le Mali à travers le monde. » « Et, il l’a fait contre vents et marées, sans jamais rien attendre en retour », a-t-il dit. Par ailleurs, 2025 est décrétée année de la Culture, « le ministre de tutelle, Mamou Daffé, a concrétisé cette reconnaissance à travers l’organisation de ces journées d’hommage au cinéaste », a indiqué le ministre Mahamadou Koné. En conclusion, il a déclaré que « c’est un baobab qui est tombé, mais que les mémoires n’oublieront jamais. » « Souleymane Cissé restera présent parmi les siens à travers ses œuvres et l’héritage qu’il a semé pour le Mali et le monde entier », a-t-il ajouté. AC/MD (AMAP)
DNPEF : Validation de la feuille de route pour une planification et budgétisation sensibles aux droits de l’entant
Bamako, 13 juin (AMAP) La Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille en partenariat avec l’UNICEF, a organisé ce vendredi, dans sa salle de réunion, un atelier de validation de la feuille de route de la campagne de plaidoyer menée par les enfants pour une planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, a constaté l’AMAP. L’atelier a enregistré la présence des acteurs clés, ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, la direction nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, le consortium Joining Forces, une coalition de six ONG internationales, pour un plaidoyer conjoint en faveur des enfants au Mali. Cet atelier se situe dans le cadre de la célébration de la journée de l’enfant Africain, qui est célébré le 16 juin de chaque année. L’objectif de cette campagne vise à sensibiliser les enfants aux enjeux liés à la planification et à la budgétisation des politiques publiques. Le chef de la section protection de L’Enfant de l’Unicef au Mali, Frank Kashando, a précisé que cet atelier représente un point de départ crucial pour développer une feuille de route dédiée à une campagne de plaidoyer de haut niveau sur la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Il a rappelé que le double objectif de cet atelier est double est d’examiner ensemble les recommandations du Comité des Droits de l’Enfant de Genève en lien avec la planification et la budgétisation en faveur des droits de l’enfant. « Quels pas avons-nous déjà franchis ? Quels défis demeurent encore à relever ? Ensuite, définir ensemble une feuille de route avec des actions concrètes pour soutenir une campagne de plaidoyer en faveur d’une planification et une budgétisation qui répondent véritablement aux besoins et aux droits des enfants, en parfaite cohérence avec la Stratégie Nationale d’Émergence et de Développement Durable 2024-2033 du Mali ». Pour lui, cette tâche n’est pas facile, mais elle est absolument nécessaire. Frank Kashando a rappelé qu’il ressort du rapport provisoire de l’Analyse de la Pauvreté et des Privations Multidimensionnelles, en 2024 que 35, 6 % d’enfants, manquent d’au moins trois choses importantes pour leur bien-être, tels la santé, l’éducation, l’eau, l’hygiène ; la nourriture, un logement sûr ; l’énergie et la protection. « Cette proportion était de 28 % en 2021, ce qui dénote une dégradation du bien-être de l’enfant dans le pays. Il est alors essentiel d’allouer plus de ressources publiques aux secteurs sociaux sensibles aux enfants, afin de soutenir des interventions susceptibles d’améliorer de manière significative la réalisation et la protection des droits des enfants dans le pays, a-t-il évoqué. « Nous les enfants ceux qui sont fait pour nous, sans nous sont contre nous. Nous, nous participons et nous donnons notre avis », a souligné la présidente du parlement des enfants, Fatoumata dite Dicko Diamouna Koné. Elle a espéré qu’à travers cette initiative son organisation atteindra ses objectifs, notamment, vaincre les difficultés que vivent les enfants. Pour le Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, Harouna Samaké cette campagne consiste à nous outiller par rapport à tout ce qui est question d’identification en faveur des enfants. Le constat est qu’il y a très peu de ressources qui sont allouées pour la protection des enfants, à défendre des droits des enfants. Ce constat étant, « nous avons décidé de travailler sur des plaidoyers pour inverser la tendance. De faire en sorte que désormais, il faut avoir des ressources allouées à l’enfance mais pas seulement du côté du gouvernement mais aussi du côté des organisations non gouvernementales, a expliqué Harouna Samaké. « Nous sommes dans la mouvance de la commémoration de la journée de l’enfant africain le 16 juin, la 34ème édition, cette rencontre d’élaboration d’une feuille de route de plaidoyer s’inscrit dans cette mouvance », a conclu M. Samaké. Siné S. TRAORÉ (AMAP)

