3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral : Message du Premier ministre Abdoulaye Maiga au nom de l’AES

Amadou SOW Envoyé spécial                                                                                                             Awaza, 5 août (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de Division Abdoulaye Maïga a expliqué, mardi, à Awaza (Turkménistan), devant la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral, que malgré leurs difficultés, les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont été victimes d’une injustice flagrante. Ces pays « ont été violemment sanctionnés, ces dernières années, sous de prétextes politiques et fallacieux par rapport au droit d’accès à la mer. Ce droit, pourtant consacré par plusieurs textes, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 ou Convention de Montego Bay, ainsi que la Convention de 1965 relative au commerce de transit des États sans littoral », a dit le chef du gouvernement malien intervenant au nom de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) Dans un discours qui inscrit les pays de l’AES dans une démarche volontariste pour accélérer leur développement, il a rappelé que « le narratif que nos pays entendent construire est de faire du Sahel une terre d’opportunités et non pas une région de crises comme s’échine à le dépeindre une certaine opinion. » Dans cette perspective, la Confédération AES est disposée à coopérer avec l’ensemble des partenaires, dans un cadre équilibré et gagnant-gagnant, sous réserve du respect de principes simples et évidents comme le respect de la souveraineté de nos États, le respect de nos choix stratégiques et la prise en compte des intérêts vitaux de nos populations. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a appelé les pays concernés à faire bloc contre l’injustice et dans une solidarité agissante. Mais aussi à s’inscrire résolument dans la voie de l’épanouissement avec des propositions pertinentes qui reposent sur un programme de développement endogène. Le général de division Abdoulaye Maïga, en sa qualité de citoyen de l’AES, a aussi fait un bref survol de la situation géographique de la Confédération des États du Sahel. « La Confédération est encerclée par 11 pays voisins et côtiers et cet espace couvre une superficie d’environ 2 800 000 kilomètres carrés avec une population de 75 millions d’habitants, majoritairement jeunes. En dépit, l’espace AES est riche de ses terres fertiles, de ses cours d’eau, de ses sources d’énergie et constitue l’un des plus grands réservoirs en ressources minières du monde ». Toutefois, les trois membres fondateurs de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cumulent les mêmes problèmes lieux à l’absence de la mer. Malgré leur détermination commune, les coûts élevés des transports demeurent une réalité et les délais d’acheminement des marchandises restent relativement long, mais surtout une préoccupation majeure des autorités de l’AES. Il a saisi l’opportunité pour remercier des pays africains comme la Guinée Conakry, la Mauritanie et le Togo pour leur solidarité constante envers nos pays. Ces pays voisins ont gardé leurs frontières ouvertes. Le Chef du gouvernement a alerté le groupe des PDSL par rapport à la solidarité agissante au moment où les droits fondamentaux sont confisqués. Il a plaidé pour l’équité et l’application des textes relatifs à la gestion des transports et commerces au profit des pays enclavés à la mer. « Nous devons nous mobiliser, chaque fois que des pays ou organisations font recours à des blocus, des mesures coercitives unilatérales ou autres sanctions illégales et illégitimes comme moyen d’enclavement, de pression politique et de déstabilisation contre les pays en développement sans littoral », a dit le général de Division Abdoulaye Maïga. Et de poursuivre : « C’est avec beaucoup d’espoir que la Confédération prend part à la Conférence qui nous permet d’évaluer l’état de mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des PDSL, pour la décennie 2014-2024. Mais, aussi, d’envisager de nouvelles perspectives prometteuses ». Il a soutenu que sur cette note d’espoir, « nous avons inscrit au cœur de nos priorités nationales et confédérales des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et la diversification économique. Pour contribuer à la réalisation des projets confédéraux dans ces domaines prioritaires, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement a été créée. Le Premier ministre a, également, évoqué les avancées des Forces armées et de sécurité « qui combattent. tous les jours, les forces du mal, ainsi que les organisations criminelles et obscurantistes. La neutralisation de nombreux éléments, y compris des chefs de groupes armés terroristes, ainsi que la reddition de plusieurs de leurs combattants en témoignent. L’AES dénonce de nouveau les soutiens multiformes apportés à ces groupes terroristes par des sponsors étatiques étrangers. « La Confédération AES a foi en un multilatéralisme à visage humain, celui qui fait de la coopération et de la solidarité entre les peuples un moteur de développement véritable », a souligné le Chef du gouvernement malien. Le Porte-parole de la Confédération a lancé un appel de solidarité à tous les PDSL, partenaires et organisation à redoubler d’effort et s’unir pour la mise en œuvre effective des domaines prioritaires du Programme d’action d’Awaza des PDSL. Il a insisté sur la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. Selon le Premier ministre, une attention particulière mérite d’être accordée aux PDSL dans tous les processus intergouvernementaux, notamment celui relatif à la préparation de la Convention cadre des Nations unies sur la coopération en matière fiscale, en ce qui concerne la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. « Nous sommes convaincus qu’une fois convenue, cette Convention aura un impact certain sur la mobilisation des ressources internes en minimisant les évasions et autres fraudes fiscales qui entachent, depuis des décennies, l’exploitation de nos ressources naturelles par des multinationales », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’au nom de la solidarité internationale, « il importe d’œuvrer à l’atténuation des vulnérabilités des PDSL, tout en appelant à la révision des critères de notation et d’évaluation du risque appliqués aux pays les plus vulnérables, afin que d’ici à 2030, les Pays en développement à faible revenu bénéficient d’un financement efficace. » UN

Kayes : 10 millions de Fcfa offerts aux femmes entrepreneures à l’occasion de la Journée panafricaine de la femme

Kayes, 05 août (AMAP) À l’occasion de la Journée panafricaine de la femme, célébrée vendredi dernier à Kayes, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a remis, au nom du président de la Transition et du Premier ministre, une enveloppe de 10 millions de Fcfa à dix associations et groupements de femmes de la région. « Ce geste traduit la volonté des plus hautes autorités de soutenir et de valoriser l’engagement et le courage de ces braves femmes », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie. Chaque groupement bénéficiaire a reçu une enveloppe symbolique d’un million de francs cfa. Les associations soutenues viennent des localités de Kayes, Tafacirga, Sobokou, Sony, Médine, Sabouciré et Lontou. Mme Oumou Sall Seck a rappelé que la problématique de l’emploi, en particulier celle de l’insertion des jeunes et des femmes, demeure un enjeu majeur pour le Mali. Elle a souligné que le gouvernement a lancé plusieurs réformes et programmes pour promouvoir l’emploi, développer les compétences et encourager l’initiative privée. La porte-parole des associations bénéficiaires, Mme Afsétou Traoré, a salué cette aide tout en exprimant les besoins persistants du terrain. « Nous avons un centre de formation. On a besoin d’équipements et de machines pour renforcer les compétences dans la transformation et la sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué. À Sobokou, où les femmes disposent d’un périmètre maraîcher de 4 hectares, un seul est actuellement aménagé. Le chef de village, Thierno Saounera, a plaidé pour l’appui de l’État afin de réaliser un projet de centrale solaire d’un coût estimé à 410 millions de FCFA. La délégation ministérielle s’est également rendue à Médine pour procéder à des remises symboliques et rencontrer les légitimités traditionnelles. « Il n’y a pas de sot métier et l’État doit aider les gens à voler de leurs propres ailes », a déclaré Mme Coulibaly Cissé Touré, l’une des bénéficiaires. En marge de la célébration, le maire de la Commune de Liberté Dembaya, Djibril N’Diaye, a attiré l’attention du ministère sur le rôle des partenaires privés, notamment la société Albatros et la Centrale éolienne, qui participent activement à la lutte contre le chômage dans la commune en employant de nombreux jeunes. BMS/OS/MD (AMAP)  

Kangaba : Bagama Mining lance la première édition de la Journée de reboisement 2025

Kangaba, 04 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, a lancé officiellement, ce lundi 4 août 2025, la première édition de la Journée de reboisement sur le site minier de la société Bagama Mining, situé dans la commune rurale de Nouga. « Cette initiative cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités du Mali pour la sauvegarde de l’environnement », a déclaré M. Konaré après avoir planté symboliquement le premier arbre. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, des services techniques (Assainissement, Eaux et Forêts), des forces de sécurité, des représentants de la société civile, de la jeunesse et des légitimités traditionnelles. Au nom de ses collaborateurs, le directeur de Bagama Mining, M. Jean Claude, a exprimé sa gratitude pour cette forte mobilisation autour de l’environnement. Il a rappelé que la protection de la nature est un devoir civique, inscrit dans la Constitution et les lois du pays, ainsi que dans les conventions internationales ratifiées par le Mali. M. N’Ti Koné, responsable Santé-Sécurité-Environnement de la société, a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, initiée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga. Il a affirmé que Bagama Mining ne pouvait rester en marge de cette dynamique nationale. Pour cette première édition, plus de 500 plants seront mis en terre sur une superficie de 2,343 hectares. Les espèces sélectionnées, sur instruction du capitaine Yaya Diabaté, chef du service local des Eaux et Forêts, sont essentiellement locales : Néré, Baobab, Tamarin, Karité, Kapokier, mais aussi l’Eucalyptus. Le capitaine Diabaté a salué la collaboration de Bagama Mining, qui a associé son service dès le début de la préparation de l’événement, et a baptisé la zone reboisée du nom d’Espace vert AES de Bagama Mining. La journée a aussi été marquée par la présence de représentants du ministère de l’Environnement et de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), venus pour une mission de suivi des travaux de construction d’un bassin à boue. Ils se sont déclarés satisfaits du déroulement de l’activité et ont encouragé la société à poursuivre ses efforts. SD/OS/MD (AMAP)

« Dourouni » : Un moyen de transport en commun qui résiste au temps

Bamako, 4 août (AMAP) Ce traditionnel moyen de transport en commun, avec hangar de bâche aux dessus et trois bancs de 12 à 13 places pour les passagers, composé de véhicules de marque 404 Peugeot, de 504 Peugeot ou de Toyota ancien modèle, domine la ligne de Bolibana, Badiallan I, Badialan Il, Badialan III, Bamako-Coura en Commune III. Ayant pour terminus le quartier Niomirambougou, les « Dourouni » passe également par la Commune II du district de Bamako, notamment, Bagadadji, Rail-da, Quinzambougou, Niarela par devant le commissariat de police du 3ème arrondissement au quartier Missira, Medina-coura, grand marché, Bamako-Coura. L’autre tronçon est le marché de Médine en passant par Rail Rail Da, les anciens locaux du Trésor avant de se retrouver à l’Artisanat et continuer sur le marché de Médine Deux lignes qu’il pratique depuis les années 1984. Mercredi, 23 juillet 2025, aux environs de 9h 13mn, nous sommes au terminus ou point  de départ au quartier de Niomiranbougou vers le Groupement Mobile de Sécurité pour la ville, le véhicule Dourouni, conduit par le chauffeur, Boubacar Bagayoko, âgé de 50 ans. « J’ai commencé ce travail en 1994, lorsque le frais de transport est à 55f cfa, mais de nos jours c’est à 200f cfa », dit-il. Mais auparavant le prix était de 25 F d’où le nom de dourouni, qui a été chanté par le célèbre chanteur Malien Feu Kalory Sory. Dans son véhicule de transport, nous sommes au nombre de six (quatre hommes et deux femmes). En cours de chemin, des passagers embarquent et débarquent sur tout le parcours. C’est le cas de Bintou Keita, vendeuse de Bananes. Cette cliente évoque les raisons de faire ses courses avec ce moyen de transport. « Je préfère prendre ce moyen de déplacement, parce que, c’est moins cher et passe seulement à quelques mètres de mon lieu de travail », explique-t-elle. Comme les autres moyens de transport commun, dourouni-bâché a des arrêts fixes. Ainsi, à l’arrivée de là ou elle va descendre, la cliente Bintou signale l’apprenti. « Arrêt, je vais descendre », dit-elle. La passagère, en quittant le véhicule de transport en commun remet 200f cfa à l’apprenti. Pour l’arrêt l’apprenti avec ses lunettes noires donne fortement deux bons coups de main sur la vieille carcasse du véhicule et signale l’arrêt avec son bras servant de Clignotant, pour éviter un accrochage avec les conducteurs de motos, surtout les taxi-motos, de plus en plus nombreux. A l’intérieur une vielle baffle fait vibrer les passagers avec la musique du Super Biton de Ségou, singulièrement Nyéléni qui magnifie la bravoure de la femme avec la voix du Célèbre chanteur Feu Boubacar Dissa alias Cubain et Feu Ramata Diakité et les nostalgiques de cette époque font de petits gestes avec leur tête.  Pas de surcharge contrairement à certains véhicules de transport en commun connus pour le remplissage à outrance et des problèmes de considération à la limite.  Ce transport dispose bel et bien d’un syndicat qui cadre les choses. 40.000 à 50.000f CFA/jour- Ainsi, jusqu’au terminus du véhicule, les passagers demandent l’arrêt, lorsqu’ils arrivent à leur destination. Et, dans la journée « on peut faire 8 courses, qui nous font gagner 40. 000F à 50. 000f, voir  plus », précise l’apprenti, Fodé Sissoko. Il précise également, « presque, on ne trouve plus les pièces de rechange de ce type de véhicule, mais c’est les anciens qui ne sont plus en fonction qu’on se serve pour réparer ceux qui marchent. » Au total, quarante (40) Dourouni circulent sur cette ligne, mais présentement il y a 35 qui fonctionnent. Les autres sont en panne, dit-il. Sétiki Diarra, Chauffeur et syndicaliste de «Dourouni-Bâché» sur la ligne « Badiallan –Kati », pratique le tronçon depuis 2002. « J’ai préféré ce traditionnel moyen de transport, parce que il est différent aux autres moyens de transport », témoigne notre interlocuteur.  M. Diarra souligne qu’on leur rappelle constamment de circuler avec plus de vigilance, prudence et responsabilité. « C’est pour cela d’ailleurs qu’on parle rarement d’accident de ces véhicules de transport en commun», précise-t-il. Et d’ajouter : « Notre stratégie n’est pas autres choses, c’est parce que la ligne que nous pratiquons n’est pas une ligne directe, je qualifie la ligne la tour du monde…les Sotramas ne supportent l’effort qu’on s’y déploie », indique le syndicaliste Sétiki Diarra. Le véhicule « Bachéeni »,  » Dourouni » ou VPV (Véhicule à petite vitesse) résiste au temps malgré la haute technologie dans la fabrication des automobiles, parce que les passagers l’aiment et se sentent en sécurité dans ce véhicule. « Avec ces moyens de transport, ils estiment se sentir en sécurité, car, rarement, disent-ils, ces conducteurs font des accidents. Et, aussi, il est moins cher… », apprécient-ils. «Aussi, les Dourouni résistent grâce au courage et à la résilience des chauffeurs, s’y ajoute l’attirance des passagers», ajoute Issa Coulibaly, propriétaire et conducteur de « Bachéeni ». Le VPV continue ses beaux jours à Bamako et à Sikasso entre Mamassoni, Wayerma I, Wayerma II, le quartier commercial pour s’immobiliser au grand marché près du Mamelon, non loin de l’Ecole Tiéba, Roi de Sikasso. ST/KM (AMAP)

Région de Sikasso : Le couvre-feu prorogé jusqu’au 03 septembre 2025 (Officiel)

Bamako, 04 août (AMAP) Le gouverneur de Sikasso (Sud) a prorogé le couvre-feu dans la Région, pour une période de trente jours, à partir de ce mardi 05 août, selon une source officielle Dans un communiqué, rendu public, lundi 04 août, le chef de l’Exécutif régionale annonce que  « le couvre-feu a été prorogé pour une période de trente (30) jours pour compter du 05 août au 03 septembre 2025, sur toute l’étendue de la Région de Sikasso, de 00 heure à 05 heures du matin. » Le texte précise que la décision intervient « en raison du contexte sécuritaire et dans le souci de préserver l’ordre public, la quiétude des citoyens ainsi que la sécurité des personnes et des biens.} « Durant cette période, tout déplacement non autorisé est formellement interdit entre 00 heure et 05 heures du matin », poursuit-il. « Des mesures de contrôle seront mises en place par les forces de défense et de sécurité pour veiller au strict respect de cette disposition. Des autorisations spéciales pourront être délivrées, au cas par cas, pour les services essentiels et les situations d’urgence dûment justifiées», a indiqué le gouverneur dans son communiqué. Le gouverneur « appelle au civisme, à la compréhension et à la collaboration de toutes et de tous pour le respect strict de cette mesure, dans l’intérêt de la sécurité collective». MMD/MD (AMAP)

Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)

Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)

3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga est attendu mardi à Awaza 

Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 4 août (AMAP) La 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral s’ouvre, demain mardi, en présence des dirigeants des 32 pays membres de la Conférence et des partenaires dont le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga qui y prend part livrera le message du Mali et celui de la Confédération de l’Alliance pour les États du Sahel (AES). Abdoulaye Maïga, qui vient de l’Expo universelle Osaka 2025, au Japon, a arrivera, tôt mardi matin, à Awaza, la capitale de Turkménistan, pour prendre part à cette rencontre importante pour les Pays en développement sans littoral (PDSL), qui se déroulera du 05 au 08 août 2025. Le thème de ce rendez-vous est intitulé : « Favoriser le progrès par le biais de partenariats. » Au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, le Chef du gouvernement défendra la position malienne sur les défis et enjeux pour les pays en développement sans littoral et ceux de la Confédération AES. Organisée, en collaboration avec les Nations unies, cette conférence de quatre jours vise à élaborer un nouveau programme pour faciliter l’intégration économique des pays en développement sans accès à la mer, en se concentrant sur les enjeux de transport, de connectivité régionale et de transition numérique. La participation du Mali à cette conférence sera l’occasion de présenter aux partenaires au développement et au secteur privé, les opportunités d’investissement dans les domaines des transports, des infrastructures, du commerce et de l’énergie, afin de susciter leur accompagnement dans le cadre du nouveau Programme d’actions en faveur des pays en développement sans littoral. Particulièrement, le Mali qui traverse une crise sécuritaire depuis plusieurs années. Il s’agit, pour notre pays, de confirmer sa vision d’un nouveau modèle de partenariat qui repose sur le respect de sa souveraineté dans un partenariat gagnant-gagnant. Et la particularité du Mali est sa présence régulière depuis la 1ère Conférence tenue en 2003, à Almaty. La grande décision de cette conférence sera l’adoption d’un nouvel Agenda de développement qui remplacera le Programme d’action de Vienne, mis en œuvre de 2014 à 2024. La conférence sur les PDSL est une rencontre périodique qui se tient généralement tous les dix ans et réunira des représentants des PDSL, des pays de transit, des partenaires au développement, des Organisations internationales et d’autres parties prenantes AGENDA TRÈS CHARGÉ – Après une rencontre de cadrage avec la délégation malienne dès son arrivée à l’hôtel Berkarar où il prendra ses quartiers, le Premier ministre prendra la parole ce lundi matin pour délivrer son message, après la cérémonie d’ouverture, qui sera présidée par le président du Turkménistan, Serdar Berdimuhamedow. Ce sera en présence du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres. Le chef de la délégation malienne sera, également reçu par le président du pays hôte mais, aussi, par le Premier président du Turkménistan, père de l’actuel Président de Turkménistan. Dans l’agenda du Général de division, Abdoulaye Maïga, il est prévu aussi plusieurs autres rencontres bilatérales avec les autorités Turkmènes. Les discussions seront menées dans le cadre d’un programme de travail en vue de propulser les bases d’une coopération prometteuse entre nos deux pays dans divers domaines. Au cours de son séjour, le Premier ministre Maïga visitera la Rue Bamako à Achgabat (Turkménistan) pour redynamiser le jumelage entre les deux villes qui remonte à 1974. En marge de la conférence, il y aura plusieurs autres rencontres bilatérales entres les gouvernements et les partenaires potentiels. Pour la circonstance, le Premier ministre est accompagné d’une forte délégation comprenant la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, son collègue de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la conseillère diplomatique du président de la Transition, Mme Binta Diop, l’ambassadeur du Mali à Moscou, le général Seydou Kamissoko, un membre du Conseil national de Transition (CNT) et plusieurs hauts cadres. AS/MD (AMAP)

Clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction

Bamako, 3 août (AMAP) Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a procédé, dimanche, à la clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Imrane Abdoulaye Touré avait à ses côtés ses homologues du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, et du Niger, le colonel Abdoul Kadri Amadou, dont les pays sont invités d’honneur. A l’issue de quatre de travaux, les participants ont fait une déclaration lue par l’architecte Badara Diarra et qui sera officiellement remis « à qui de droit dans les jours qui suivent. » Selon le ministre Imrane Abdoulaye Touré, « pendant quatre jours intenses et riches, ce Salon a démontré, avec éclat, que l’architecture est bien plus qu’une affaire de bâtisseur : elle est une œuvre d’identité, de dignité et de solidarité. » « Le SAMAC 2025 a accueilli une constellation de savoirs et de visions venues de divers horizons : il s’agit des présidents des Ordres d’architectes et d’architectes agréés venus du Sénégal, de Singapour, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et d’autres pays partenaires qui ont enrichi les échanges ». Le ministre malien en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat a ajouté que des exposants venus des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), représentants de services publics et du secteur privé, « ont animé des stands d’exposition attractifs et pédagogiques, tout au long de ces quatre jours. » Il a rappelé que le thème de cette édition « Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali » s’est transformé en une déclaration d’engagement collectif pour bâtir avec conscience et identité, construire en harmonie avec notre climat, innover « sans renier nos racines et pour faire de l’architecture une réponse aux vulnérabilités de notre temps. » Pour sa part, la présidente du SAMAC. Mariam Keita, a évoqué qu’à travers se salon « nous avons souhaité réaffirmer avec force le rôle stratégique de l’architecte dans la conduite de la croissance nationale ». A ce propos, elle a fait noter que cela suppose plusieurs chantiers : « renforcer le cadre réglementaire de la profession pour protéger le titre d’architecte, valoriser la commande publique de qualité et veiller à la conformité des pratiques » Il s’agit, aussi, d’« intégrer systématiquement les architectes dans les grands projets d’infrastructure et les politiques de planification urbaine, revaloriser la place des concours d’architecture, garants de transparence, d’innovation et de mérite » ,entre autres, a souligné Mme Keita. Elle a ajouté : « Le rendez-vous est pris pour la prochaine édition, encore plus forte, plus engagée en intégrant les recommandations issues de cette première édition. » Des remises de cadeaux aux délégations des pays participants ont été les temps forts de la cérémonie. ST/MD (AMAP)

SBC/PAFEEM : Un projet ambitieux pour promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE)

Bamako, 4 août (AMAP) Depuis novembre 2024, le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD Canada), en partenariat avec l’UNICEF, multiplie les activités de promotion des Pratiques familiales essentielles (PFE).. C’est dans le cadre de la composante 3 du Projet de promotion des pratiques familiales essentielles (PAFEEM) et de la culture de la tolérance, de la Paix et de la cohésion sociale dans les régions au Centre et au Nord du Mali ». Financé par la Banque mondiale et le gouvernement du Mali et mis en œuvre par l’UNICEF, le Projet SBC découle de la Composante 3 du Projet de promotion de l’accès au financement à travers l’entrepreneuriat et l’emploi au Mali (PAFEEM). Il est focalisé sur la promotion des pratiques familiales essentielles (PFE) » en vue d’un changement social et comportemental des populations. Il couvre les régions du centre et du nord du Mali, notamment Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudéni, Gao et Kidal. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre du plan de communication sociale (PCS) développé en 2023 dans le but de promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE) et mise en œuvre du projet PAFEEM à travers la diffusion des messages sur les médias locaux ainsi que par la communication interpersonnelle à travers les femmes, les jeunes filles et garçons ; de définir un label « communautés favorables aux PFE » basé sur des critères consensuels définis avec la communauté et faire le suivi pour amener les communautés vers ce statut. Ainsi, depuis le lancement, les activités de promotion des PFE se multiplient dans les 21 communes couvertes par le projet SBC dans les régions du nord et du centre, sous la houlette des autorités régionales, locales et communales. L’atelier d’informations et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune pour la promotion des Pratiques familiales essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale dans les régions au centre et au nord du Mali, qui s’est tenu, dans les chefs-lieux de région, a servi de cadre pour le lancement du Projet SBC dans les différentes régions. Aussi, des missions de prise de contact avec les Mamans Yelen, en charge d’informer les communautés sur les PFE, ont permis de mettre en place des Groupes WhatsApp des jeunes et des comités de suivi des activités des Mamans Yelen. Les jeunes sont chargés de relayer les informations véhiculées par les Mamans Yelen sur leur propre plateforme, mais aussi sur d’autres plateformes afin de sensibiliser les jeunes en particulier et la communauté de façon générale à adopter les pratiques familiales essentielles. Toujours dans la promotion des PFE, CIAUD Canada a tenu plusieurs tables avec des radios partenaires sur des thèmes spécifiques comme l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains au savon, la lutte contre le paludisme, la vaccination des enfants, l’enregistrement des naissances, les espacements des naissances… Dans cette campagne de sensibilisation et au-delà des Mamans Yelen, d’autres acteurs ont été mis à contribution, notamment les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et coutumiers, le Recotrade, les conseils communaux des jeunes, les collectivités territoriales, la CAFO et les services techniques. Les localités concernées ont vibré au rythme des caravanes de sensibilisation et des émissions publiques en partenariat avec l’ORTM. Aussi, en plus des spots de sensibilisation diffusés sur les radios de proximité et l’ORTM, en différentes langues nationales, une campagne d’affichage de promotion des Pratiques familiales essentielles (PFE), en partenariat avec l’AMAP, est en cours dans les régions du nord (Tombouctou, Gao, Kidal) et du centre (Mopti, Bandiagara et Douentza). Cette campagne médiatique de promotion des PFE et la sensibilisation des Mamans Yelen devraient aboutir à l’autre objectif du projet, notamment la définition du label « Communautés favorables aux PFE ». KM (AMAP)  

Kayes : Lancement de formations et remise de kits pour l’entrepreneuriat des jeunes et femmes

Kayes, 4 août (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a lancé, du 30 juillet au 3 août 2025, plusieurs initiatives de formation et de remise d’équipements à Kayes (Ouest) pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. « Ces actions traduisent l’engagement de l’État à offrir des opportunités concrètes d’emploi et d’autonomie économique », a déclaré la ministre lors de son séjour. Dès le 30 juillet, Mme Sall Seck a débuté son séjour par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses, suivies d’échanges avec les responsables des services relevant de son département. Le 31 juillet, à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), elle a présidé le lancement d’une formation en entrepreneuriat pour 500 jeunes, visant à développer une culture de l’initiative privée. À l’Atelier école de Diyala, dans la Commune rurale de Liberté Dembaya, la ministre a remis des attestations et des kits d’insertion à 293 jeunes formés en énergies renouvelables, agroforesterie et fabrication de foyers améliorés, dans le cadre du projet Taama, financé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au total, 360 jeunes de Kayes, parmi les 610 formés à l’échelle nationale, bénéficieront de kits d’une valeur de plus de 102 millions de Fcfa. Mme Sall Seck a, également, posé la première pierre du dortoir de l’Atelier école. Dans le cadre du Plan d’actions du gouvernement (PAG) 2025-2026, le ministère prévoit de placer 1 700 jeunes déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage et de former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs. Un symposium national sur l’emploi et un système intégré de gestion de la formation professionnelle sont également en préparation. « Ces initiatives visent à lutter contre la migration irrégulière, protéger l’environnement et développer des compétences adaptées aux réalités locales », a ajouté la ministre. Mme Sall Seck a salué l’engagement de l’OIM et appelé à une coopération renforcée pour des projets durables. Daniele Vivian, représentant de l’OIM au Mali, a souligné que ces formations, également déployées à Sikasso, favoriseront la création d’entreprises et d’emplois locaux. En 2025, 12 520 jeunes seront soutenus à travers 39 activités, pour un budget de 5,8 milliards de FCFA. BMS/OS/MD (AMAP)