Axe Bougouni-Bamako : L’armée réagit à une attaque terroriste (état-major)

Bamako, 6 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), escortant un convoi de camions citernes sur l’axe Bougouni-Bamako, ont vigoureusement réagi à une attaque terroriste, ce samedi 6 décembre 2025, a annoncé le même jour, l’état-major général des Armées. Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’état-major général des Armées précise que « les unités engagées ont réagi avec vigueur et promptitude. La situation est désormais sous contrôle. Les citernes endommagées ont été prises en charge par les forces, tandis que le reste du convoi a été escorté jusqu’à destination sans autre incident.» L’état-major invite les citoyens « à signaler toute activité suspecte ou tout comportement inhabituel. » Il assure, également, que « ces escortes demeurent une priorité opérationnelle afin de garantir la libre circulation sur les axes logistiques. » MMD/MD (AMAP)

De nouveaux locaux pour le commissariat de police de Koulikoro-Gare

Bamako, le 5 déc (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a inauguré, ce vendredi 5 décembre, le Commissariat de police de Koulikoro-Gare, en présence des autorités administratives, sécuritaires et coutumières de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Ce nouveau local, dont la construction a été réalisée sur budget national, répond à toutes les commodités requises pour un Commissariat de sécurité publique car l’ancien qui a été démoli, était vétuste et inadapté aux besoins actuels. « Inaugurer une infrastructure, selon le général de division Daoud Aly Mohammedine, est toujours un temps d’accomplissement où transparaît la joie d’avoir, non seulement, répondu à un besoin réel des populations mais, aussi, d’avoir trouvé une solution adaptée à un problème qui constituait une source de forte préoccupation. » Selon lui, à l’heure où « notre pays est résolument engagé dans le combat pour la réaffirmation de sa souveraineté pleine et entière, il ne fait aucun doute que les questions de sécurité sont élevées au rang de priorité absolue. » « Chaque commissariat de police, chaque poste de police et, au-delà, toute infrastructure dédiée aux Forces de défense et de sécurité, quelle que soit son échelle, doit être un cadre idéal pour la réflexion, la préparation et l’exécution correcte des plans d’opérations, tout comme leur évaluation », a déclaré le ministre de la Sécurité. Le général de division Daoud Aly Mohammedine a, également, rappelé qu’ « il n’y a point de police que parce qu’il y a une population qu’elle écoute, protège et défend. » « Chaque policier doit savoir que la population constitue son binôme naturel. L’écoute réciproque et le professionnalisme doivent constituer la toile de fond de ses interactions quotidiennes avec cette population », s’est-il adressé aux policiers. Ajoutant que « la population est notre raison d’être ». Selon le Directeur général de la Police, le Contrôleur général de police Youssouf Koné, ce bâtiment constitue un maillon supplémentaire dans le maillage sécuritaire de la région de Koulikoro. OD/MD (AMAP)

2e Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption : Le Mali expose ses réalisations

Bamako, 5 dec (AMAP) Le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar S Diarrah, a lu, mercredi, la Déclaration du Mali à la 2e Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption, du 2 au 4 décembre à New York, devant laquelle il a réitéré une forte et déterminée volonté politique de son pays à lutter contre la corruption. Cette conférence mondiale, qui visait à partager les expériences et surtout à mettre en exergue le rôle des données dans la lutte contre la corruption, a débattu de nombreux thèmes comme l’utilisation des Nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) dans la lutte contre la corruption, l’Intelligence artificielle (IA) les satellites, les données statistiques et, aussi, l’analyse des facteurs et indicateurs sociaux dans cette lutte. Boubacar S Diarra a soutenu que la thématique principale de la conférence qui s’intitule « l’exploitation des données pour améliorer la mesure de corruption », est d’une importance capitale pour le Mali qui a engagé une mobilisation générale contre la corruption, à travers des reformes structurantes et holistiques qui commencent à produire indubitablement des résultats forts encourageants. Il a rappelé que le Mali est Etat-partie à la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui vise à améliorer la mesure et la lutte contre la corruption. Ce, grâce à des politiques, des mesures directes et indirectes, et une coopération internationale renforcée. « Aussi, il existe une forte et déterminée volonté politique à lutter contre la corruption », a-t-il précisé. « Toute chose qui est en train d’aboutir au déclin de l’impunité et les recouvrements records jamais égalés ainsi que la création de structures particulièrement consacrées à la lutte contre la corruption en attestent aisément et d’une manière probante. » Le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a signalé, que pour donner corps à la Convention des Nations Unies contre la corruption, le pays a adopté de nombreux textes de lois contre la corruption et créé de nombreux services à la fois de contrôle, d’audit ponctuées par une organisation judiciaire au tour d’une juridiction spécialisée dédiée. À savoir : le Pôle national économique et financier officiant sur de nouvelles règles processuelles innovantes « comme l’imprescriptibilité des infractions et des peines de corruption et autres infractions économiques et financières, la suppression des immunités au profit des élus, l’institution d’une chambre criminelle en son sein et l’avènement de nouvelles infractions élargissant sa compétence matérielle telles que la corruption du produit de la corruption, le recel de blanchiment, l’acceptation de cadeaux indus, entre autres. » Selon M. Diarra, l’exploitation des données pour améliorer la mesure de corruption est un moyen d’utilisation des données et méthodes de mesure pour évaluer le taux de corruption. « Depuis quelques années, le Mali dresse des données statistiques sur les infractions et le traitement réservé aux dossiers de corruption », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Cellule de planification statistique (CPS), produit régulièrement un annuaire des statistiques sur la corruption et la délinquance économique et financière. «Cette situation permet de mesurer la corruption et d’être un outil d’aide à la décision », a-t-il relevé. PROBLEMATIQUE DE LA CORRUPTION – « En vue d’opérer un traitement holistique de la problématique de la corruption qui est sujet transversal, a-t-il souligné, le Mali a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) par Décret n°2023- 0546/PT-RM du 21 septembre 2023 et son Plan d’actions (2023-2027). » « Ce document constitue une référence pour toutes les mesures et les actions à entreprendre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans notre pays. Et, il prévoit des mesures pour évaluer des éléments susceptibles de favoriser ou de prévenir la corruption. », a dit le haut fonctionnaire du département de la Justice Il a énuméré « l’utilisation de données objectives et fondées sur des preuves plutôt que de se fier uniquement aux perceptions générales qui peuvent donner lieu à interprétation, l’approche méthodologique standardisée pour collecter des informations sur les coûts et les effets de la corruption. » Également, le développement de manuels et de guides pratiques pour aider les services de contrôle et d’investigations à mener des enquêtes et des évaluations précises de la corruption au niveau national. Tout comme l’identification des risques de corruption et les mesures préventives, en plus des mesures a posteriori. Le chef de la délégation malienne a salué que cette Conférence dont il a dit quel est pour sa délégation, « une opportunité d’échanges et de partages d’expériences avec les autres nations sur les bonnes pratiques et les solutions porteuses contre la corruption avec comme baromètre référentiel la Convention des Nations Unies contre la Corruption. » Elle permet, selon lui, d’appréhender les pratiques et les moyens usités ailleurs et de capitaliser les expertises avisées pour une mise en œuvre efficiente de la Convention des Nations Unies contre la Corruption. Pour ce faire, a-t-il proposé, le Mali « est disposé à partager son expérience sur à la fois le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, une première en Afrique de l’Ouest qui constitue un obstacle au cybercrime. Cela pour qui connait le lien étroit entre cyberespace et corruption, qui apparait comme un véhicule et un moyen pour la corruption. » Il a fait savoir que « nous disposons aussi, entre autres, d’une ligne verte gratuite «Binkani Kunafoni» destinée à recevoir les dénonciations, notamment de corruption; d’un  Pôle foncier, parce qu’aujourd’hui les questions foncières constituent un terreau favorable pour la corruption en tant que vecteurs et stratagèmes de corruption. » La délégation malienne était composée du Conseiller technique, Ibrahima Berté, de la Conseillère à la représentation permanente du Mali auprès des Nations unies, Mme N’diaye Djeneba Dabo, et de la Présidente du Pôle national en charge de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, Mme Waigalo Malado G. Bocoum. OD/MD (AMAP)

Le Fonds de solidarité nationale : huit microprojets pour la réduction de la pauvreté et l’autonomisation socio-économique de couches défavorisées

Bamako, 08 déc (AMAP) Le Fonds de solidarité nationale (FNS) a procédé, ce vendredi, au lancement de huit microprojets au profit de diverses associations du district de Bamako, par une opération de dons de matériels et d’équipements à son siège, en présence de nombreux invités. Le don est composé, entre autres, de motos tricycles, de machines à coudre, de kits de préparation culinaire, de moulins à moudre, d’équipements pour l’élevage de poulet de chair, de kits d’entretien d’équipements photovoltaïque et de kits de transformation agroalimentaire. Ces matériels, acquis grâce à un appui du ministère de la Santé et du Développement social, visent à contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’autonomisation socio-économique de différentes couches défavorisées, notamment les jeunes, les personnes handicapées et les femmes dans les 6 Communes du district de Bamako. Au cours de la même cérémonie, le FSN a procédé à la remise de médicaments à la Direction générale de la santé, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des populations du Nord du Mali (PARSEP-NM). Selon le Directeur général du FNS, ce don vient couronner un long processus participatif d’analyse et de sélection des activités initiées par les organisations de personnes vulnérables, en étroite collaboration avec les autorités communales et les bénéficiaires. En effet, ces  projets traduisent la volonté du département à travers le Fonds de Solidarité Nationale de favoriser l’autonomisation économique, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Pour sa part, le Directeur général adjoint de la Santé, Kalifa Kéita, a remercié les initiateurs. Ces médicaments constituent, a-t-il indiqué, « la première partie de la dotation initiale destinée aux centres de santé construits par le projet dans les Régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka. » Quant au conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, Sayon Doumbia, a dit que ces appuis ont coûté 50 000 000 de francs CFA pour les microprojets et 20 000 000 de francs CFA pour les médicaments. La cérémonie du jour s’inscrit dans une dynamique de complémentarité avec les différentes actions enclenchées par les autorités du pays « pour venir en aide aux couches vulnérables afin qu’elles soient les principales actrices de leur développement. » Enfin, Sayon Doumbia  a exhorté les différents bénéficiaires à prendre soin des matériels, équipements et médicaments reçus au bénéfice des communautés. La représentante des bénéficiaires, Kadiatou Dembélé, personne vivant avec un handicap, a reçu un tricycle et des kits de transformation. Au nom de son association, elle a remercié les donateurs. Ajoutant que « ce don va beaucoup (les) aider dans le cadre de la mise en œuvre  de (leur) activité de tous les jours et contribuer à (leur) épanouissement. » BT/MD (AMAP)          

Projet ASPIRE : Des réalisations jugées satisfaisants

Bamako, 5 déc (AMAP) Le comité de pilotage du Projet action pour le renforcement des partenariats pour l’inclusion, la résilience et l’éducation (ASPIRE) a organisé, vendredi, à Bamako, son atelier annuel pour présenter les actions réalisées, les difficultés rencontrées et se pencher sur les perspectives, a constaté AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller technique au ministère de l’Education nationale, Augustin Poudiougou, représentant le secrétaire général, président du Comité de pilotage du projet. Selon Dido Fabrice Kouassi, directeur pays au Mali du projet ASPIRE, la période d’exécution du projet est de 58 mois (mars 2024-décembre 2028) et ses zones d’interventions sont 39 écoles et communautés, dans les Régions de Tombouctou (Nord) et de Ségou (Centre). Expliquant les réalisations du projet, de juin 2024 à novembre 2025, M. Kouassi a cité, entre autres, la construction de 15 salles de classes, 171 enseignants formés, la distribution de 14 732 kits scolaires. Le représentant du président du Comité de pilotage a rappelé que « l’éducation demeure le socle du développement, un levier décisif et capital pour la cohésion sociale, la croissance économique, la stabilité sociale et la paix au Mali. » « Dans l’Education, nous faisons face à des défis importants : la qualité de l’apprentissage, l’équité d’accès à l’Instruction, la pertinence des programmes, la formation des enseignants, des infrastructures de qualité et en nombre suffisant mais, aussi, le financement solide pour faire face aux contraintes financières et la sécurisation du territoire national dans son intégralité. C’est pourquoi, notre engagement aujourd’hui reste ferme et collectif », a dit Augustin Poudiougo. Il a salué les efforts des Partenaires techniques et financiers, des Organisations de la société civile, ainsi que l’engagement des acteurs nationaux, en particulier le projet ASPIRE-Mali. « Sa collaboration, son expertise et son soutien constituent un pilier essentiel de cette dynamique du soutien au Système éducatif malien », a-t-il fait savoir. Selon lui, le Comité de pilotage que « joue un rôle stratégique pour orienter, coordonner et suivre l’ensemble des actions menées pour transformer durablement notre système éducatif. » « Pour Rappel, le projet ASPIRE a été conçu par ADRA-Mali, en partenariat avec ADRA Norvège. Il est financé par la Coopération Norvégienne pour le Développement (Norad), a-t-il dit. Avant de  remercier l’ONG ADRA-Mali et ses partenaires pour leur détermination et leur engagement auprès du ministère de l’éducation nationale. ST/MD (AMAP)      

Le Mali valide sa Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires en adoptant des recommandations fortes

Bamako, 5 déc (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, s’est réjoui des recommandations fortes formulées, vendredi, à l’issue de trois jours d’atelier sur la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires du Mali, a constaté l’AMAP. « Au cours de cet atelier, vous avez collectivement enrichi le document stratégique par des recommandations pertinentes », a précisé le ministre en charge de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de clôture de cette session organisée par l’Office des producteurs végétaux (OPV) dont le directeur général, Halidou Mohomodou, était présent. Ces recommandations touchent notamment « le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de laboratoire et de diagnostic, la formation continue des acteurs publics et privés, la gestion rationnelle et sécurisée d’alerte précoce et l’intégration des exigences phytosanitaires dans les initiatives nationales et régionales. » Selon le ministre, la stratégie validée « aujourd’hui nous dote d’une approche participative et intégrée pour une gestion durable des problèmes phytosanitaires au bénéfice de nos exploitants agricoles. » « La sécurité phytosanitaire est un pilier essentiel sur lequel nous devons nous appuyer pour l’atteinte de la sécurité alimentaire », a indiqué Kelema. Il a ajouté que « les différentes problématiques allant de l’organisation du système phytosanitaire national à son financement, en passant par la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire, ont fait l’objet d’échanges approfondis. » « Les solutions et orientations que vous avez dégagées augurent de la mise en œuvre réussie de la stratégie. », a-t-il dit. « Vos échanges riches et féconds, vos débats constructifs et vos propositions pertinentes ont permis de finaliser un document stratégique qui, j’en suis convaincu, répondra efficacement aux défis phytosanitaires auxquels notre agriculture est confrontée », a-t-il indiqué. Quant au chargé de programme de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Maurice Koné, il a dit que « la gestion phytosanitaire n’est pas seulement une question technique. » « Elle constitue un des piliers de la compétitivité agricole du Mali et de l’accès à des marchés nationaux, régionaux et internationaux fiables. » Pour lui, elle « contribue directement à la lutte contre les pertes post-récoltes, à l’augmentation de la productivité et à la résilience des systèmes de production face aux ravageurs et maladies émergentes, dont les impacts sont souvent dévastateurs. » La FAO réitère sa pleine disponibilité pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration du plan d’opérationnalisation, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation performants. MMD/MD (AMAP)

San : Démarrage du Projet autonomisation des femmes et des jeunes

San, 4 déc (AMAP) La cérémonie de lancement du Projet pour l’autonomisation des femmes et des jeunes dans les Régions de San (Centre) et de Koutiala (Sud) s’est déroulée, ce jeudi 04 décembre 2025, dans la salle de réunion de la Préfecture, sous la présidence du conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de San, Seydou Bagayoko. D’un coût global de plus de 2 milliards de francs CFA, le projet va couvrir 43 Communes dans 08 cercles (Koutiala, Konséguéla, Kouniana, M’Pessoba et Yorosso dans la Région de Koutiala Kimparana, San et Tominian dans la Région de San. Il vise à favoriser la croissance économique inclusive et durable, en cohérence avec les priorités nationales du Mali. Les activités du projet vont essentiellement porter sur l’agriculture, l’élevage, l’aviculture, la pisciculture, la transformation agroalimentaire et la formation. S’étendant sur 04 ans, le projet est mis en œuvre par l’Association malienne d’éveil au développement durable (AMEDD) et cofinancé par la Coopération suisse (DDC) et Rise Against Hunger (RAH). Le préfet du Cercle de San, Souleymane Tembély, du maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, et le coordinateur du programme de l’AMEDD, Amadou Kanté, etaient présents à la cérémonie. NC/MD (AMAP)

Diéma : Plus de 60 000 enfants âgés, de 1 à 59 mois concernés par la campagne de distribution de l’azithromyicine

Diéma, 4 nov (AMAP) A Diéma, 69 988 enfants, âgés de 1 à 59 mois, sont concernés par la campagne de masse d’administration de l’azithromyicine, à travers la stratégie, de porte à porte, qui se déroulera du 4 au 7 décembre 2025, et dont le lancement, s’est déroulé ce jeudi 4 décembre 2025, au jardin d’enfants, à côté de l’Ecole A. Après les mots de bienvenue du représentant du chef de village, Lassana Soukouna, le chef du Service du développement social et de l’économie solidaire, Kalifa Diarra, s’exprimant au nom des trois structures (santé, développement social et promotion de la femme, de l’enfant et de la famille) a expliqué, de façon pédagogique, les avantages de la distribution de l’Azithromycine, un médicament efficace qui traite plusieurs pathologies. Il a demandé aux mères d’amener leurs enfants « afin que nul n’échappe à cette campagne à laquelle l’Etat a consacré des fonds pour le bien-être des enfants. » A son tour, la représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Mme Kamissoko Kadiatou Sy, a laissé entendre que les femmes de la coordination feront de leur mieux pour mobiliser. « Cette campagne nous intéresse. Elle contribue à l’amélioration de la santé de nos enfants », a-t-elle dit, avant de lancer un appel aux populations en faveur de la participation à cette campagne. En écho, le représentant du Centre d’apprentissage pédagogique (CAP), le conseiller à l’orientation Massa Mady Kanté, a jugé « nécessaire de faire passer l’information partout, surtout au niveau des jardins d’enfants où il existe une plus forte concentration d’enfants de la tranche d’âge concernée ». Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a salué l’organisation de cette campagne qui permettra de traiter de nombreuses maladies chez les enfants. L’élu a invité tout le monde afin d’atteindre les objectifs. Il a demandé aux équipes, chargées de la distribution des médicaments, d’accomplir correctement leurs tâches pour ne pas saper les efforts. Le préfet Hamadou Yacouba Diallo, qui a présidé la cérémonie, a souligné l’importance de la campagne dont « la réussite (lui) tient à cœur. » Il a invité les acteurs à surmonter d’éventuelles difficultés pour obtenir les résultats escomptés. Le chef de l’exécutif local a fait savoir que malgré la période des récoltes, les mères doivent conduire leurs enfants afin qu’ils reçoivent leur dose d’azithromycine. En administrant, par voie orale, le produit à la petite Zeina Goundourou, âgée de 3 ans, le préfet a donné le ton de la campagne de distribution de l’azithromycine dans le District sanitaire de Diéma, qui compte désormais trois cercles, Diéma, Béma et Diangounté Camara. OB/MD (AMAP)

Conseil élargi de cabinet des ministères de l’Agriculture et de l’Elevage et de la Pêche : Bilan de la campagne agricole et des actions réalisées en 2025

Bamako, 4 déc (AMAP) Les ministres de l’Agriculture, Daniel Sémion Kelema, et de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, ont coprésidé, jeudi, à Bamako, la 3e session du Conseil élargi de cabinet destiné à faire le bilan provisoire de la campagne agricole 2025 ainsi que l’état d’exécution des recommandations issues de la 15ème session du Conseil Supérieur de l’Agriculture (CSA). A l’ouverture de la séance, dans la salle de réunion de la Direction de finance et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture, le ministre Daniel Sémion Kelema a précisé que cette rencontre, « est sans nul doute un cadre privilégié pour mettre en exergue les progrès réalisés depuis l’adoption du document du plan de campagne le 06 mai 2025 lors du Conseil supérieur de l’Agriculture (CSA », présidé par le chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, Président du CSA. « Ainsi, a-t-il dit, notre session de ce matin a pour objet de faire le bilan provisoire de la campagne agricole 2025 ainsi que l’état d’exécution des recommandations issues de la 15e session du CSA. » Daniel Sémion Kelema a expliqué que « la campagne agricole 2025 a démarré dans un contexte sécuritaire précaire avec la multiplication des incidents engendrant, parfois, des déplacements inhabituels de populations, la destruction et la détérioration de leurs moyens d’existence durables avec comme conséquence, des pertes d’emplois locaux et la perturbation des circuits d’approvisionnement en denrées de première nécessité. » Selon lui, « sur le plan météorologique, la saison des pluies 2025 s’est particularisée par un démarrage précoce par endroit, normal dans le reste du pays et une fin normale à tardive en fonction des zones agroécologiques. » Le Chef du département de l’Agriculture a, cependant, reconnu que « des déficits pluviométriques ont été observés par endroits, mais sans entrave majeure à la satisfaction des besoins en eau des principales cultures. » En ce qui concerne la situation hydrologique, « elle a été marquée par une montée significative du niveau de tous les cours d’eau à partir de la deuxième décade du mois de mai qui s’est maintenue jusqu’en fin août 2025 en réponse aux précipitations abondantes enregistrées », a fait savoir M. Kelema. « Quant à la situation phytosanitaire, elle s’est déroulée dans un contexte marqué par des conditions agro climatiques globalement favorables au développement des cultures, mais également propices à la prolifération de plusieurs ravageurs d’importance économique. Cependant, la situation phytosanitaire est restée calme dans les principaux bassins de production agricole. », a-t-il indiqué. « S’agissant de la situation des cultures, l’installation des semis a été précipitée par des pluies précoces, ce qui a occasionné des cas de ré-semis par endroit et exacerbé la pression subie dans le cadre de la mise en place des intrants agricoles », a également évoqué le ministre de l’Agriculture. « Dans l’optique de mieux soutenir les exploitants et exploitantes agricoles, des interventions ont été multiples dans tous les domaines. Il s’agit : des intrants, des équipements agricoles, des aménagements hydroagricoles, la recherche agricole, la santé animale, la protection des végétaux mais, aussi, des renforcements de capacités à travers les formations des acteurs de la profession agricole », s’est-il réjoui. Dans la dynamique de mise en cohérence des actions de développement, les départements de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche se sont attelés à mettre en ouvre le Plan d’actions du gouvernement sous l’égide du Premier ministre, conformément au contenu de la Lettre de cadrage du président de la Transition. « A cet effet, les résultats enregistrés refléteront les actions inscrites dont, entre autres, la mise à disposition d’intrants de qualité en engrais et semences, les équipements agricoles, d’élevage et de pêche, la surveillance et la protection des animaux et des végétaux », a dit le ministre de l’Agriculture. M. Kelema a fait savoir que « ces résultats obtenus sont le fruit des efforts conjugués du Gouvernement, de ses Partenaires techniques et financiers (PTF) ainsi que de l’ensemble des acteurs de la profession agricole. » Il a adressé des remerciements au président de la Transition, « pour ses engagements personnels à accompagner le secteur agricole, qui a plus spécifiquement permis la mise à la disposition d’intrants de qualité dans tous les grands bassins de production. » Il a exprimé, au nom du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement, sa reconnaissance aux PTF pour leur accompagnement auprès du populations rurales maliennes, dans le cadre du renforcement de leurs capacités de résilience et remercié les acteurs impliqués dans la mise en ouvre du plan de campagne agricole et des recommandations issues de la 15ème session du CSA. ST/MD (AMAP)                          

Le Conseil national de Transition adopte à l’unanimité la première partie du projet de loi de finances 2026

Bamako, 4 déc (AMAP) « Pour l’exercice 2026, nous avons une prévision de recettes budgétaire de l’Etat de 3 057 milliards 792 millions 44 milles francs Cfa contre des dépenses budgétaires évaluées à 3 578 milliards 216 millions 683 milles francs Cfa », a annoncé, jeudi, le président de la Commission des Finances du CNT, Mamadou Touré, M. Touré, qui intervenait après que le Conseil national de Transition (CNT), a adopté, à l’unanimité, la première partie du projet de loi de finances pour l’exercice 2026, a expliqué que « la loi de finances est déclinée en deux parties dont la première qui traite de l’équilibre générale du budget et la deuxième qui consacre la mise en oeuvre des politiques publiques à travers les programmes budgétaires. » Ainsi, selon lui, « c’est le rapprochement de ces deux agrégats qui fait ressortir un solde budgétaire négatif de 520 milliards 424 millions 639 milles francs CFA. » «En effet, cette adoption confère à l’autorité financière toute la latitude de chercher et de trouver les voies et moyens pour combler le déficit qui vient d’être dégagé», a-t-il dit. Avant d’assurer qu’il n’y aura pas « de mal à boucler ce budget. » Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, c’est « un budget qui permet d’améliorer la performance budgétaire de l’État au regard de l’évolution de croissance et du processus budgétaire. » Il est également question « de maintenir la souveraineté de l’État, en mettant l’accent sur la sécurité, la défense, surtout les réformes qui sont en train d’être mises en œuvre », entre autres. OD/MD (AMAP)