NU : Nomination du Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes, Pr Abdoulaye Djimdé

Bamako, 9 mars (AMAP) Le Directeur du Centre de Recherche et de Formation sur les Parasites et les Microbes (PMRTC) de Bamako, le Professeur Abdoulaye Djimdé vient d’être nommé au Comité scientifique consultatif du Secrétaire général des Nations Unies, a appris l’AMAP de source proche du département en charge de la recherche scientifique. Le Comité scientifique consultatif des Nations Unies est composé de quinze membres. Il a pour mission de conseiller le Secrétaire général sur les questions liées à la science, à son évolution et à ses implications pour les sociétés. Le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lui a réitéré ses vives félicitations pour cette distinction qui honore la communauté scientifique nationale et le Mali tout entier. Le professeur Djimdé est le directeur du Centre de recherche et de formation sur les parasites et les microbes à Bamako, où il dirige les efforts régionaux visant à faire progresser la génomique du paludisme, la surveillance de la résistance aux médicaments et la surveillance des agents pathogènes en Afrique de l’Ouest. Il est reconnu pour avoir identifié l’un des premiers marqueurs moléculaires du Plasmodium falciparum résistant à la chloroquine, contribuant ainsi de manière significative à la politique mondiale de traitement du paludisme et au renforcement des capacités de recherche génomique en Afrique. Il est président du réseau Pathogens Genomic Diversity Network Africa (PDNA) et président fondateur de l’Association africaine pour la recherche et le contrôle de la résistance aux antimicrobiens (AAAMR), qui soutient la collaboration scientifique et la formation sur l’ensemble du continent. En 2025, il a été récipiendaire du cinquième prix Hideyo Noguchi pour l’Afrique et  Howard Hughes Medical institute International Scholar 2025. KD/KM (AMAP)

Santé : Dr Djénéba Koumba Dabitao, première femme maître de conférences agrégé en Biologie moléculaire

Bamako, 9 mars (AMAP) – Des talents féminins emblématiques se révèlent de plus en plus au Mali. Dans le domaine de la pharmacie, Dr Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta a inscrit son nom en lettre d’or dans la discipline «biologiemoléculaire» en tant que première femme maître de conférences agrégée du pays. Cette spécialité qui «a révolutionné la médecine moderne» est l’étude des molécules qui portent le message héréditaire tels que l’ADN. Celle-ci permet, par exemple, de faire le diagnostic de certains microbes dans le corps. Notre équipe de reportage a rencontré l’enseignante chercheure de la Faculté de pharmacie (Faph) le jeudi 5 mars au Centre universitaire de recherche clinique (en anglais UCRC). Là-bas, elle était chef de laboratoire avant d’être nommée, en janvier dernier, directrice du Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA). Sa passion pour l’enseignement date de l’adolescence. «C’estun rêve d’enfance de devenir enseignant comme ma défunte mère. J’ai également eu la chance de côtoyer, depuis le début de ma carrière professionnelle, des enseignants chercheurs de haut niveau dont le parcours m’a inspirée à embrasser ce domaine», révèle l’ancienne élève du groupe scolaire Bahaben Santara de Korofina nord en Commune I du District de Bamako. Cette passion la motive à aller à la conquête de l’agrégation organisée par le Centre africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). «Avant 2024, notre pays n’avait pas de maître de conférences agrégé en biologie moléculaire. Maintenant, le Mali est représenté dans cette discipline à travers le Dr Antoine Dara et ma personne», précise-t-elle avant de souligner que l’agrégation en biologie moléculaire est très stratégique. Sur le plan personnel, commente la chercheure senior, la préparation pour le concours d’agrégation leur a permis de revisiter les coins et les recoins de «notre discipline sous la supervision de nos maitres qui nous ont formés de façon rigoureuse sur la pédagogie universitaire». L’avantage, poursuit-elle, est que cette formation leur a permis de faciliter l’apprentissage des étudiants dans la pratique de la discipline. Sur le plan institutionnel, c’est très stratégique. Celle qui a fréquenté le Lycée Ba Aminata Diallo (Lbad) argumente que le Mali compte trois femmes agrégées au niveau de la Faph à commencer par son maître Pr Rokia Sanogo, professeur titulaire en pharmacognosie, Dr Dinkorma Ouologuem spécialiste en biologie cellulaire et elle-même. Cependant, le parcours de la quadragénaire a été parsemé de défis au Mali aussi bien  qu’aux États-Unis d’Amérique (USA). «En 2003, dans mon programme de recherche, j’étais la seule femme parmi les hommes. Il a fallu se battre tous les jours pour montrer qu’on est à sa place et briser les stéréotypes», relève-t-elle avant de citer également les difficultés linguistiques qui ont marqué son insertion académique aux USA. Selon la pharmacienne, la patience intrinsèque l’a aidée à faire face à ces obstacles. PRIX NOBEL DE CHIMIE- Pendant son parcours, un événement lui aura marqué. «Le jour de ma soutenance aux USA en 2015, j’ai reçu les félicitations du Prix Nobel de Chimie 2003, Dr Peter Agre, médecin et biologistemoléculaire. c’est un moment inoubliable de voir une perle aussi rare venir célébrer avec une étudiante le parachèvement de plusieurs années de travail». Très discrète, la nouvelle directrice du LBMA est détentrice de plusieurs distinctions honorifiques dont les Prix de mobilité en santé globale, Foundation Bill and Melinda Gates, Symposium Keystone, USA décroché en 2024, Abdool Karim, Académie mondiale des sciences (TWAS), Unesco en 2021. Elle a été nominée en 2018 sur la liste des 300 femmes francophones leaders en santé mondiale. Membre de plusieurs sociétés savantes au Mali et aux USA, la native de Bamako a fait des publications dans des revues asiatiques, maliennes et américaines. « Mon parcours est un témoignage sur l’importance de l’investissement sur l’humain. Après le Mali, l’Amérique est le pays qui m’a donné le plus en matière de développement de capacités», explique-t-elle. L’universitaire souhaite créer une structure pour les meilleurs étudiants, avec une parité de représentation entre homme et femme, afin qu’ils développent des thématiques intéressantes pour le pays. Le Pr Djibril Mamadou Coulibaly, pharmacien-Biologiste, a collaboré pendant plusieurs années avec Mme Keïta Djénéba Koumba Dabitao Epse Keïta. Il témoigne qu’elle fait partie des premières femmes scientifiques dont la réputation a transcendé les frontières du Mali depuis plusieurs années. «Elle est parmi l’équipe qui a inauguré le LBMA qui était la structure de rêve de tous les jeunes pharmaciens aspirant à la recherche. L’enseignant -chercheur de Biochimie à la Faph souligne que «la chercheure senior» a publié des articles dans des revues de haut impact et le passage au Centre de recherche et de formation sur le VIH/Sida et la tuberculose(Serefo), faisant actuellement parti de l’UCRC (Centre Universitaire de Recherche Clinique), un des prestigieux centres de recherche dans notre pays prouvent à suffisance sa valeur scientifique admirable. Sa camarade de promotion Dr Aïssata Aboubakar Cissé, pharmacienne microbiologiste, affirme n’avoir pas été surprise de la réussite du Dr Dabitao à l’agrégation Cames. Elle argumente que c’est la concrétisation de plusieurs années de travail. Elle a su suivre le «chemin d’étudiante modèle et studieuse qu’elle s’était tracée». Son parcours incarne la patience et constitue une source d’inspiration pour les filles afin qu’elle embrasse des disciplines essentielles pour le bonheur de notre pays. MD/KM (AMAP)

Bandiagara : le PM préside les festivités de la Journée internationale des droits des femmes

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé dimanche à Bandiagara la cérémonie officielle de la 32ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes, en présence de membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que d’une forte mobilisation des populations, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée au stade omnisports Niaga Tembelydevant une foule nombreuse. Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djeneba Sanogo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 est : « Droits des Femmes et des Filles : Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». Selon elle, ce thème invite l’ensemble des acteurs à unir leurs efforts afin de garantir aux femmes et aux filles un environnement sûr et équitable, propice à leur plein épanouissement. Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a procédé à la remise symbolique des clés de deux tracteurs et de deux motoculteurs offerts par le Président de la Transition à la mairie de Bandiagara afin de soutenir les activités agricoles et contribuer à l’autonomisation économique des populations. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques et des animations culturelles mettant en valeur le patrimoine du pays dogon. La visite du Premier ministre s’est achevée par la visite des stands d’exposition animés par des organisations féminines présentant les initiatives économiques des femmes de la région. Au cours de sa visite, Chef du Gouvernement dans la région de Bandiagara, a rencontré les forces vives de la région, avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée de la femme au stade omnisports Niaga Tembely. Lors de la rencontre avec les forces vives, le gouverneur Colonel-major Olivier Diassana a qualifié cette visite de moment historique pour les populations de la région. Selon lui, la présence du Chef du Gouvernement constitue « un rêve devenu réalité » pour les habitants de Bandiagara, tout en rappelant les défis liés notamment à la sécurité, au développement et à l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a déclaré être profondément touché par l’accueil réservé à sa délégation. Il a transmis aux populations de la région les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, tout en assurant avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les représentants des forces vives. La visite a également été marquée par la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles de Bandiagara, un projet destiné à valoriser et renforcer le rôle des autorités coutumières dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. OG/OS(AMAP)

Agence Mali-Météo : Annonce d’une hausse des températures sur l’ensemble du territoire national, à partir de ce lundi.

Bamako, 8 mars (AMAP) – L’Agence Mali-Météo a annoncé ce dimanche dans la hausse des températures sur toute l’étendue du territoire nationale à partir de ce lundi, a appris l’AMAP à travers un communiqué publié par la structure. Ainsi, il sera enregistré des températures entre 34°c à 45°c au cours de la période du lundi 9 au dimanche 15 mars 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Par conséquent, Mali-Météo conseil de bien s’hydrater aux heures autorisées, choisir les bons aliments, limiter l’exposition au soleil, rafraichir le corps au besoin et veiller sur les personnes vulnérables. OS/KM (AMAP)

Mali : Le Premier Ministre est arrivé ce dimanche à Bandiagara pour le lancement des activités du 8 Mars

Bandiagara, Mali, 8 mars (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, est arrivé ce dimanche à Bandiagara où il va lancer les activités commémoratives du 8 mars et procédera également à la pose de la première pierre du vestibule des Légitimités traditionnelles, a constaté l’AMAP. Arrivé dans la matinée dans la Cité de Nangabanou Timbely, le Chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives régionales ainsi que par les forces vives de la localité. Avant de rejoindre Bandiagara, le Général Maiga a effectué une halte à Mopti pour une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles de cette région. Au nom du Chef de l’État, le Premier ministre doit procéder à la pose de la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, un édifice dont la construction vise à renforcer la place des coutumes dans le paysage institutionnel local. Après cet acte, il échangera avec les forces vives de la région avant de présider officiellement la cérémonie de lancement des activités marquant la Journée du 8 mars. « Le Premier ministre, au nom du Chef de l’Etat, va poser la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, échanger avec les forces vives de la région avant de présider la cérémonie de lancement des activités commémoratives de la journée internationale des droits de la femme », indique le communiqué de la primature. Ce déplacement dans le centre du Mali s’inscrit dans la dynamique de la politique nationale de consolidation de la paix et de promotion du rôle des femmes, alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires dans cette région. OS/KM(AMAP)

Communication : Le premier Forum panafricain des médias est prévu du 3 au 10 mai 2026 à Bamako

Bamako, 8 mars (AMAP)  Le premier Forum panafricain des médias aura lieu à Bamako du 3 au 10 mai 2026, à l’occasion de la Semaine de la Liberté de la Presse, a appris l’AMAP des organisateurs. L’information a été donnée vendredi à la Maison de la Presse par le Comité d’organisation du Forum panafricain des médias. Placé sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta avec pour thème : «Unir les voix : les liens entre les médias d’Afrique», le Forum panafricain des Médias ambitionne de créer un cadre panafricain et institutionnel de dialogue réunissant les professionnels des médias du Mali, de l’AES et des autres régions d’Afrique afin de réfléchir aux défis du secteur. Selon le journaliste Salif Sanogo, président des sous-commissions, l’initiative répond à une volonté du Chef de l’État de favoriser un cadre de dialogue entre les professionnels des médias africains. «Au niveau continental, il faut que nous nous donnions la main afin de pouvoir répondre au besoin. L’Afrique dispose de nombreux médias, mais ils restent souvent dispersés», a expliqué M. Sanogo qui est également Coordinateur général de la télévision AES. Il a insisté sur le fait que le Forum ne vise pas à imposer une vision unique : «L’objectif est de rassembler les acteurs africains des médias afin de réfléchir ensemble aux défis communs.» Le forum prévoit ainsi la participation d’invités venus de toutes les régions du Mali, de l’espace de l’AES ainsi que d’une quarantaine d’invités qui viendront d’autres pays africains. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en pleine mutation […] Nous nous sommes dits qu’il est important de démocratiser ce débat, de réunir autour d’une même table, différentes conceptions et lectures de la question de la liberté de la presse et surtout du droit du citoyen à une information juste et indépendante», a déclaré Bandjougou Danté, coordinateur général du Forum et président de la Maison de la presse. Pour Hamey Cissé, président du Comité scientifique, le Mali possède une tradition d’accueil de grandes rencontres panafricaines comme le Festival Homme de Liberté qui a marqué l’histoire. «Ce forum est un label malien au service de l’AES et du continent appelé à se perpétuer», a-t-il souligné. Le Forum panafricain des médias vise à créer un espace durable de concertation entre les acteurs médiatiques du continent. Il permettra également de renforcer les compétences d’au moins 250 professionnels des médias à travers des panels, ateliers et sessions techniques portant sur la désinformation, l’innovation numérique, la souveraineté médiatique et la sécurité des journalistes. À l’issue des travaux, un rapport continental de recommandations sera produit, accompagné de la mise en place de partenariats inter-médias et d’une plateforme collaborative destinée à promouvoir un narratif africain. KD/CMT (AMAP)

Mali : B2Gold met en avant le succès de la mine de Fekola au PDAC 2026 à Toronto

Bamako, 5 mars (AMAP) – Birama Cissé, Directeur Pays de B2Gold Mali, a participé  au Forum PDAC 2026 (Prospectors and Developers Association of Canada), tenu du 1er au 4 mars à Toronto, pour valoriser les performances de la mine de Fekola, renforcer l’attractivité du Mali comme destination minière et explorer de nouveaux partenariats en Afrique de l’Ouest, rapporte Mali-EcoFinews. Le PDAC, principal rendez-vous mondial de l’exploration minière, a réuni plus de 30 000 participants de plus de 135 pays, près de 1 100 exposants et 700 conférenciers, autour de panels, sessions techniques, formations et rencontres B2B. M. Cissé est intervenu lors de la Table ronde sur les Opportunités d’Affaires en Afrique de l’Ouest, organisée par le Service des Délégués Commerciaux des Ambassades du Canada en Afrique francophone, ainsi que dans un panel de Mine Africa en collaboration avec la Chambre de commerce Canada–Afrique. Ces échanges, en présence de Mme Lee-Anne Hermannet, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada, et de M. Ernest Akpoue, délégué commercial, ont réuni représentants gouvernementaux, délégués commerciaux et entreprises minières actives en Afrique. La mine de Fekola, projet phare de B2Gold au Mali, a été présentée comme une « success story » de l’investissement canadien. Après dix ans d’exploitation, elle affiche une production annuelle moyenne de 400 000 à 500 000 onces d’or, avec une production cumulée dépassant 4 millions d’onces fin 2025. Fekola représente plus de 50 % des activités globales du groupe B2Gold, confirmant son statut d’actif stratégique. M. Cissé a mis en avant les retombées socio-économiques : plus de 3 000 emplois (98 % occupés par des Maliens), un transfert continu de compétences et plus de 6 milliards de FCFA investis dans des projets communautaires. Dans un contexte de couverture internationale parfois défavorable, il a défendu une image factuelle du Mali : « Notre responsabilité, c’est de parler du Mali tel qu’il est sur le terrain : un pays de ressources, de compétences et d’opportunités, où des projets structurants peuvent réussir lorsqu’ils sont conduits avec rigueur, conformité et dialogue », a-t-il déclaré en marge des échanges. Il a également évoqué le nouveau Code minier de 2023 et le renforcement des dispositions sur le contenu local, qui priorisent les nationaux, communautés locales, entreprises maliennes et intrants produits sur place. B2Gold, engagé dans cette voie avant même la loi, a salué la collaboration avec les autorités et réaffirmé son soutien aux orientations nationales : élargissement des opportunités de sous-traitance aux champions nationaux, développement des compétences et partenariats structurants. Les présentations ont donné lieu à des discussions interactives sur les besoins en sous-traitance, équipements, services, financement et collaborations. Le PDAC est la plateforme mondiale de référence pour mobiliser des investissements miniers. La participation de B2Gold Mali intervient après l’adoption du Code minier 2023 au Mali, qui renforce le contenu local et l’implication de l’État, dans un secteur stratégique pour l’économie malienne. OS(AMAP)

Kita : Inauguration du camp militaire du 35è Régiment d’Infanterie motorisée

La cérémonie officielle d’inauguration du 35ème Régiment d’Infanterie motorisée de l’Armée de Terre s’est déroulée jeudi à Kita, sous la présidence du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattant, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara. C’était en présence d’une importante délégation de son département, de l’Etat-major Général des Armées, de l’administration locale, des notabilités et de plusieurs autres invités. Cette inauguration s’inscrit dans la continuité du renforcement du dispositif militaire national, après celles des camps de Bougouni, Koutiala et San réalisées en 2025. L’événement, a été marqué également par une forte mobilisation des populations qui ont exprimé leur satisfaction à travers chants, danse et youyous, face à l’installation de ce camp militaire dans leur région. Prenant la parole, le Gouverneur de Région, Daouda Maïga, a affirmé : « j’exprime ici la gratitude et la fierté de la population aux plus hautes autorités pour avoir pensé à instaurer un camp ici afin de répondre aux défis sécuritaires et permettre aux populations de vaquer librement à leurs occupations. » Le Chef d’Etat-major de l’armée de Terre, le Général de Brigade Toumani a, pour ce qui le concerne, indiqué que ce nouveau camp qui abrite désormais le 35ème Régiment d’Infanterie motorisée de l’Armée de Terre a vu le jour pour assurer un maillage territorial cohérent. Selon lui, l’installation de cette infrastructure militaire constitue un signal stratégique clair de l’Etat-major général face aux défis sécuritaires actuels. Il a souligné que les réponses doivent être anticipées et territorialement cohérentes afin de mieux protéger les populations et le territoire. Dans son allocution, le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Général d’Armée Sadio Camara, a d’abord salué les autorités régionales et rendu hommage à la résilience des populations de Kita. Il a rappelé l’importance stratégique de la ville dans la nouvelle architecture de défense du pays. « lors de la pose de la première pierre de cet édifice, il y a deux ans, nous avions souligné l’importance stratégique de Kita pour l’édification d’une architecture géographique cohérente et efficace, afin de rapprocher les forces de défense et de sécurité des populations. » Le ministre a également évoqué l’évolution du contexte géopolitique au cours des dernières années, rappelant les défis auxquels le Mali a dû faire face. « En deux ans, la situation géopolitique nationale, régionale et internationale a beaucoup évolué. Notre pays a affronté et vaincu l’adversité la plus vicieuse. Sous le leadership du Général Assimi GOITA et grâce au soutien du peuple malien, nous avons la capacité du Mali à s’affirmer sur l’échiquier mondial », a-t-il déclaré, avant d’ insister sur l’importance d’un Etat fort soutenu par une armée forte appuyée par son peuple. Le ministre d’Etat a, par ailleurs, affirmé que ce camp militaire appartient avant tout aux populations de Kita et constitue une réponse aux préoccupations sécuritaires exprimées mainte fois par les autorités administratives, religieuses et coutumières de la région. Selon lui, la position stratégique de la région de Kita en fait une cible pour les ennemis de la  Nation malienne et l’installation de ce camp contribuera ainsi à renforcer la sécurité et à mettre en échec les tentatives de déstabilisation dans cette partie du pays. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban marquant l’inauguration officielle du camp et une visite des infrastructures. Les populations exprimé leur reconnaissance à travers le porte-parole des chefs des villages de la commune de Benkady Founia, qui a salué cette initiative perçue comme un gage de sécurité et de stabilité pour toute la région. CCOM/MDAC

Tenenkou : attaque d’un convoi de pinasses aux environs de Diafarabé

Tenenkou, 6 mars (AMAP) Un convoi de plusieurs pinasses chargées de denrées alimentaires aux populations de Diafarabé et Nouh- Bozo,, sous embargo depuis plus de 10 mois, a été la cible jeudi, d’hommes armés non identifiés, aux environs de Kouli à une dizaine de kilomètres au nord de Diafarabé, a appris l’AMAP de source locale. La réaction de l’armée ne s’est pas attendre par l’utilisation d’un drone qui a permis de repousser les assaillants. Selon des informations recueillies, deux (2) civils ont perdu la vie au cours de cette attaque terroriste. Selon les mêmes informations, le convoi a pu regagner Diafarabé. Depuis l’embargo imposé aux localités de Diafarabé et Nouh- Bozo, de convois de ravitaillement sont organisés régulièrement à Macina pour approvisionner les populations en denrées alimentaires lourdement impactées par cette situation sécuritaire. (AMAP –Tenenkou)

Renaissance culturelle et citoyenne : Le leadership féminin au cœur de la Refondation

                                                                              Maye Niaré, artiste plasticienne  Bamako, 6 mars (AMAP) Dans la mise en œuvre de la vision refondatrice du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, les femmes se présentent comme des modèles incontournables. Elles incarnent la mémoire vivante du pays et la résilience du foyer face aux changements socio-politiques. Elles  constituent le socle de l’éveil de  la conscience nationale. Cette renaissance de la Nation malienne est-elle possible sans les femmes? Au Mali comme dans le reste du monde, les femmes représentent un élément nécessaire pour le changement de comportement. Au-delà de ses tâches quotidiennes, elles participent à toutes les grandes mutations socio-politiques depuis 1960, notamment l’accession de notre pays à l’indépendance politique, la restauration de la démocratie au Mali, ainsi que les mouvements récents que notre pays a connus pour retrouver sa souveraineté. Ainsi, les femmes font la fierté d’un Mali débout, prospère et souverain. Leur engagement et leur volonté de bâtir une nation équitable marquent une rupture historique avec les pratiques du passé et engage notre pays dans le futur, conformément aux aspirations légitimes des gouvernants et des gouvernés. Plusieurs d’entre elles se font remarquer à travers leurs domaines d’intervention dans la lutte contre l’injustice sociale. Parmi les noms connus, on peut mentionner l’écrivaine Fatoumata Keïta, la journaliste Aiché Baba Keïta, la communicante Maye Niaré, la plasticienne Massira Touré, la photographe Rokia Cissé, l’ancienne ministre et écrivaine Aminata Dramane Traoré. Ces femmes et plusieurs autres font entendre des voix puissantes dans le processus de valorisation de nos cultures. Il convient de rappeler que des femmes comme feues Aoua Keïta et Sira Diop étaient toujours au premier rang pour défendre les valeurs du pays et celles des femmes. Pour la présidente de la Force de soutien aux actions de la transition (FORSAT civile), Mme Aiché Baba Keïta, la refondation ne peut pas être uniquement institutionnelle ou sécuritaire. Elle doit être culturelle, morale et citoyenne. Elle souligne que les années 2025 et 2026, déclarées Années de la culture et de l’éducation, renforcent le rôle stratégique du leadership féminin. «Les femmes sont les premières gardiennes de la culture. Elles transmettent les langues nationales, les valeurs traditionnelles, les codes sociaux et les pratiques communautaires», a laissé entendre la journaliste de la télévision nationale. Selon elle, l’éducation familiale aux cérémonies traditionnelles, les femmes œuvrent pour la promotion des langues nationales, la valorisation de l’artisanat, de la musique et la lutte contre l’acculturation des jeunes. «Ainsi, notre renaissance culturelle passera nécessairement par les femmes », déclare Mme Aïché Baba. Aussi, poursuit-elle, «le civisme commence à la maison avec la mère qui inculque le respect de l’autorité, l’amour de la patrie, la discipline, l’honnêteté et le respect du bien commun». La présidente de la FORSAT civile reconnaît les efforts des autorités, mais elle évoque des défis persistants qui ne favorisent pas les femmes, notamment les pesanteurs socioculturels, l’accès limité à l’éducation, les inégalités économiques, la sous-représentation dans les sphères décisionnelles et les préjugés liés au leadership féminin. Elle plaide pour la promotion de l’éducation des filles, l’autonomisation économique, l’accès aux postes de responsabilité dans les institutions culturelles et un changement progressif des mentalités. Quant à la communicante Maye Niaré, artiste plasticienne, la refondation concerne tous les domaines de la vie, à savoir l’éducation, la culture, la gouvernance, le sport, la diplomatie… C’est un processus continu, transversal et progressif nécessitant engagement et une  participation collective. L’artiste plasticienne soutien que les femmes constituent le pilier de la famille et occupent le premier plan dans l’encadrement des enfants. « C’est au sein de la famille que s’inculquent les bases de la citoyenneté. Le civisme est le sentiment qui amène à reconnaître que la Cité est régie par des règles visant à préserver l’intérêt général et le bien commun. Il inculque le sens de la responsabilité et la discipline», dira-t-elle. L’écrivaine Fatoumata Keïta qui a consacré une grande partie de ses œuvres à la défense des droits des femmes, aborde dans la même direction. Depuis 2020, les autorités ont affiché une volonté de renforcer la souveraineté nationale, de réformer les institutions, de lutter contre la corruption et de consolider l’autorité de l’État à travers l’adoption d’une nouvelle Constitution. «La refondation ne peut être durable sans la participation effective des femmes», affirme Fatoumata Keïta,. Et de faire remarquer que ce sont les femmes qui assurent la transmission des langues maternelles, les récits traditionnels, les contes, les valeurs morales et sociales, ainsi que nos  pratiques culinaires et vestimentaires. MLHD (AMAP)