Clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction

Bamako, 3 août (AMAP) Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a procédé, dimanche, à la clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Imrane Abdoulaye Touré avait à ses côtés ses homologues du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, et du Niger, le colonel Abdoul Kadri Amadou, dont les pays sont invités d’honneur. A l’issue de quatre de travaux, les participants ont fait une déclaration lue par l’architecte Badara Diarra et qui sera officiellement remis « à qui de droit dans les jours qui suivent. » Selon le ministre Imrane Abdoulaye Touré, « pendant quatre jours intenses et riches, ce Salon a démontré, avec éclat, que l’architecture est bien plus qu’une affaire de bâtisseur : elle est une œuvre d’identité, de dignité et de solidarité. » « Le SAMAC 2025 a accueilli une constellation de savoirs et de visions venues de divers horizons : il s’agit des présidents des Ordres d’architectes et d’architectes agréés venus du Sénégal, de Singapour, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et d’autres pays partenaires qui ont enrichi les échanges ». Le ministre malien en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat a ajouté que des exposants venus des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), représentants de services publics et du secteur privé, « ont animé des stands d’exposition attractifs et pédagogiques, tout au long de ces quatre jours. » Il a rappelé que le thème de cette édition « Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali » s’est transformé en une déclaration d’engagement collectif pour bâtir avec conscience et identité, construire en harmonie avec notre climat, innover « sans renier nos racines et pour faire de l’architecture une réponse aux vulnérabilités de notre temps. » Pour sa part, la présidente du SAMAC. Mariam Keita, a évoqué qu’à travers se salon « nous avons souhaité réaffirmer avec force le rôle stratégique de l’architecte dans la conduite de la croissance nationale ». A ce propos, elle a fait noter que cela suppose plusieurs chantiers : « renforcer le cadre réglementaire de la profession pour protéger le titre d’architecte, valoriser la commande publique de qualité et veiller à la conformité des pratiques » Il s’agit, aussi, d’« intégrer systématiquement les architectes dans les grands projets d’infrastructure et les politiques de planification urbaine, revaloriser la place des concours d’architecture, garants de transparence, d’innovation et de mérite » ,entre autres, a souligné Mme Keita. Elle a ajouté : « Le rendez-vous est pris pour la prochaine édition, encore plus forte, plus engagée en intégrant les recommandations issues de cette première édition. » Des remises de cadeaux aux délégations des pays participants ont été les temps forts de la cérémonie. ST/MD (AMAP)

SBC/PAFEEM : Un projet ambitieux pour promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE)

Bamako, 4 août (AMAP) Depuis novembre 2024, le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD Canada), en partenariat avec l’UNICEF, multiplie les activités de promotion des Pratiques familiales essentielles (PFE).. C’est dans le cadre de la composante 3 du Projet de promotion des pratiques familiales essentielles (PAFEEM) et de la culture de la tolérance, de la Paix et de la cohésion sociale dans les régions au Centre et au Nord du Mali ». Financé par la Banque mondiale et le gouvernement du Mali et mis en œuvre par l’UNICEF, le Projet SBC découle de la Composante 3 du Projet de promotion de l’accès au financement à travers l’entrepreneuriat et l’emploi au Mali (PAFEEM). Il est focalisé sur la promotion des pratiques familiales essentielles (PFE) » en vue d’un changement social et comportemental des populations. Il couvre les régions du centre et du nord du Mali, notamment Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudéni, Gao et Kidal. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre du plan de communication sociale (PCS) développé en 2023 dans le but de promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE) et mise en œuvre du projet PAFEEM à travers la diffusion des messages sur les médias locaux ainsi que par la communication interpersonnelle à travers les femmes, les jeunes filles et garçons ; de définir un label « communautés favorables aux PFE » basé sur des critères consensuels définis avec la communauté et faire le suivi pour amener les communautés vers ce statut. Ainsi, depuis le lancement, les activités de promotion des PFE se multiplient dans les 21 communes couvertes par le projet SBC dans les régions du nord et du centre, sous la houlette des autorités régionales, locales et communales. L’atelier d’informations et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune pour la promotion des Pratiques familiales essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale dans les régions au centre et au nord du Mali, qui s’est tenu, dans les chefs-lieux de région, a servi de cadre pour le lancement du Projet SBC dans les différentes régions. Aussi, des missions de prise de contact avec les Mamans Yelen, en charge d’informer les communautés sur les PFE, ont permis de mettre en place des Groupes WhatsApp des jeunes et des comités de suivi des activités des Mamans Yelen. Les jeunes sont chargés de relayer les informations véhiculées par les Mamans Yelen sur leur propre plateforme, mais aussi sur d’autres plateformes afin de sensibiliser les jeunes en particulier et la communauté de façon générale à adopter les pratiques familiales essentielles. Toujours dans la promotion des PFE, CIAUD Canada a tenu plusieurs tables avec des radios partenaires sur des thèmes spécifiques comme l’allaitement maternel exclusif, le lavage des mains au savon, la lutte contre le paludisme, la vaccination des enfants, l’enregistrement des naissances, les espacements des naissances… Dans cette campagne de sensibilisation et au-delà des Mamans Yelen, d’autres acteurs ont été mis à contribution, notamment les légitimités traditionnelles, les leaders religieux et coutumiers, le Recotrade, les conseils communaux des jeunes, les collectivités territoriales, la CAFO et les services techniques. Les localités concernées ont vibré au rythme des caravanes de sensibilisation et des émissions publiques en partenariat avec l’ORTM. Aussi, en plus des spots de sensibilisation diffusés sur les radios de proximité et l’ORTM, en différentes langues nationales, une campagne d’affichage de promotion des Pratiques familiales essentielles (PFE), en partenariat avec l’AMAP, est en cours dans les régions du nord (Tombouctou, Gao, Kidal) et du centre (Mopti, Bandiagara et Douentza). Cette campagne médiatique de promotion des PFE et la sensibilisation des Mamans Yelen devraient aboutir à l’autre objectif du projet, notamment la définition du label « Communautés favorables aux PFE ». KM (AMAP)  

Kayes : Lancement de formations et remise de kits pour l’entrepreneuriat des jeunes et femmes

Kayes, 4 août (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a lancé, du 30 juillet au 3 août 2025, plusieurs initiatives de formation et de remise d’équipements à Kayes (Ouest) pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. « Ces actions traduisent l’engagement de l’État à offrir des opportunités concrètes d’emploi et d’autonomie économique », a déclaré la ministre lors de son séjour. Dès le 30 juillet, Mme Sall Seck a débuté son séjour par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses, suivies d’échanges avec les responsables des services relevant de son département. Le 31 juillet, à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), elle a présidé le lancement d’une formation en entrepreneuriat pour 500 jeunes, visant à développer une culture de l’initiative privée. À l’Atelier école de Diyala, dans la Commune rurale de Liberté Dembaya, la ministre a remis des attestations et des kits d’insertion à 293 jeunes formés en énergies renouvelables, agroforesterie et fabrication de foyers améliorés, dans le cadre du projet Taama, financé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au total, 360 jeunes de Kayes, parmi les 610 formés à l’échelle nationale, bénéficieront de kits d’une valeur de plus de 102 millions de Fcfa. Mme Sall Seck a, également, posé la première pierre du dortoir de l’Atelier école. Dans le cadre du Plan d’actions du gouvernement (PAG) 2025-2026, le ministère prévoit de placer 1 700 jeunes déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage et de former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs. Un symposium national sur l’emploi et un système intégré de gestion de la formation professionnelle sont également en préparation. « Ces initiatives visent à lutter contre la migration irrégulière, protéger l’environnement et développer des compétences adaptées aux réalités locales », a ajouté la ministre. Mme Sall Seck a salué l’engagement de l’OIM et appelé à une coopération renforcée pour des projets durables. Daniele Vivian, représentant de l’OIM au Mali, a souligné que ces formations, également déployées à Sikasso, favoriseront la création d’entreprises et d’emplois locaux. En 2025, 12 520 jeunes seront soutenus à travers 39 activités, pour un budget de 5,8 milliards de FCFA. BMS/OS/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Bafoulabé célèbre la culture

Bafoulabé, 3 août (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 s’est achevée dans la ferveur, ce dimanche, au Centre culturel des jeunes de Bafoulabé, après trois jours d’intenses festivités artistiques. Présidée par le préfet Siaka Souleymane Sanogo, la cérémonie a mis à l’honneur les talents artistiques et la richesse culturelle des arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. Organisée du 1er au 3 août, cette édition locale a vu s’affronter les arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. À l’issue des compétitions, l’arrondissement de Mahina a été sacré vainqueur, suivi de Bafoulabé et de Bamafélé. Chaque groupe a reçu une attestation, de même que certains citoyens engagés dans le développement local. Placée sous le thème national « La culture, socle pour l’ancrage de la 4ᵉ République », cette biennale avait pour objectifs de préserver l’identité culturelle nationale, de valoriser la richesse du patrimoine artistique et de contribuer au rayonnement de la culture malienne. Dans son intervention, le président du jury, Mamadou Abdoulaye Ben Traoré, a salué la qualité des prestations et félicité les troupes pour leur engagement. Il a encouragé les encadreurs à corriger les insuffisances observées en vue de la participation à la phase régionale prévue à Kayes. Au-delà de la compétition, cette phase locale, a été une occasion unique de mettre en valeur la richesse et la diversité du patrimoine, tout en consolidant l’unité de la nation malienne. Par sa dimension participative et son ancrage local, cet événement a contribué à la valorisation de l’identité culturelle de Bafoulabé et au renforcement du vivre ensemble. BM/AC/MD (AMAP)    

Agence de Liptako-Gourma : Le président Goïta reçoit le tout nouvel Administrateur général

Bamako, 04 août (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta,  a reçu en audience, ce lundi 4 août, au palais de Koulouba, le tout nouvel Administrateur général de l’Agence de Liptako-Gourma, Elly Prosper Arama, au cours de laquelle il lui a donné des instructions et conseils pour la réussite de sa mission, a constaté l’AMAP. L’Autorité de Liptako-Gourma, désormais transformée en une Agence d’exécution des Etats de la Confédération de l’AES sera dirigée par notre compatriote, Elly Prosper Arama, précédemment directeur général de la Dette publique. Le chef de l’État lui a donné des instructions et des conseils afin d’assurer la transformation de Liptako-Gourma en une Agence d’exécution la Confédération de l’AES. « C’est une mission fondamentale de transformation qu’il va falloir réussir pour le bonheur des populations de cette zone durement éprouvée par l’insécurité et les questions de développement et il faut revoir la manière de gérer et d’exécuter des projets au niveau de ces trois frontières », a declaré l’Administrateur général de l’Agence. Elly Prosper Arama travaillera avec les experts commis par les trois Etats de l’AES (Burkina Faso, Mali et Niger), sur ce vaste chantier. « Les travaux seront coordonnés par mes soins de manière à réussir convenablement cette mission de transformation », a-t-il annoncé. OD/MD (AMAP)

Niafunké : Remise d’équipements médicaux au Centre de santé de référence

Niafunké, 04 août (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSRéf) de Niafunké (Nord) a reçu, dimanche matin, un lot d’équipements médicaux offerts par la Génération 1970, des camarades, d’école réunis au sein de l’Amicale G70 Soko et Dougou, a constaté l’AMAP sur place. Le don comprend un appareil échographique multifonctionnel, des blouses, des tensiomètres, des draps et autres équipements Selon le représentant de l’Amicale à la cérémonie de remise, Dr Hamadoun Cissé dit Péle, ce don est destiné à servir toutes les populations. » « Mes aînés m’ont chargé d’exprimer nos encouragements aux autorités locales qui, depuis un certain temps, œuvrent pour un changement positif de comportement dans la gestion de la chose publique. » « Nous suivons de près les actions menées par le nouveau préfet Togo qui, depuis un an, ne cesse de multiplier des actions allant dans le sens d’une bonne gestion du Cercle », a-t-il dit, citant en exemple, notamment la libération des espaces publics occupés de façon anarchique, le nettoyage obligatoire des caniveaux pour éviter les nombreuses inondations que la ville connait depuis plus d’une décennie, la réorganisation de la gestion de la mare rizicole de Goubo, « aujourd’hui suivie de près par les autorités locales. » Le collectif G70 a remercié l’Ong Action pour l’Afrique qui a fait don de tous ces équipements à l’Amicale. Le Dr Cissé a fait la remise symbolique des équipements au préfet du cercle, qui, à son tour, a remis au président de la Fédération des associations de santé communautaires (FELASCO). Ce dernier a fait le même geste à l’endroit du médecin chef du CSRéf, Dr Konaté. Le médecin chef du centre, a dans ses propos, fait savoir que le centre ne dispose pas de tels équipements. « Ces appareils permettront de faire des examens sanguins, du cœur et aussi plusieurs types d’échographies pour les femmes enceintes. », a-t-il indiqué. Tous les intervenants ont salué le geste et rassuré les donateurs de faire bon usage des équipements. Le président de l’Amicale G70 Soko et Dougou est Djougal Cissé un magistrat.Les membres sont  enseignants, magistrats, médecins…Leur objectif est de fédérer les efforts pour contribuer á l’émergence du cercle de Niafunké dans tous les secteurs de développement (santé éducation, agriculture etc…) L’Amicale n’en est pas à sa première action du genre. Elle soutient, depuis plusieurs années, des écoles, en leur offrant des fournitures scolaires, des équipements sportifs à l’équipe de football etc… La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques, traditionnelles, coutumières, religieuses, les chefs d’unités des forces de défenses et de sécurités présentes à Niafunké. Elle a mobilisé aussi la Société civile du cercle, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO, la Jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD) à l’instigation du préfet Modibo Kane Togo. Elle s’est achevée par des prières du pasteur et de l’Imam de Niafunké qui ont béni les donateurs, les autorités du pays et prier pour un Mali en paix et une bonne santé pour tous les Maliens. SAM/MD (AMAP)        

Le ministre Abdoulaye Diop a rencontré les étudiants maliens au Venezuela (Officiel)

Bamako, 4 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a rencontré, dimanche 03 août 2025, la communauté des étudiants maliens au Venezuela, en marge de sa visite de travail et d’amitié au Venezuela, dans le cadre du mécanisme de consultations politiques,  ont annoncé les services du ministère  en charge des Affaires étrangères. M. Diop, en compagnie de l’ambassadeur du Mali au Brésil, Ibrahim Diallo, et du Secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Moussa Tangara, a eu des « moments d’échanges sur les conditions de vie et d’étude de nos étudiants et l’actualité politique, sécuritaire, économique et sociale au Mali », précisent les mêmes sources. « Les étudiants ont exprimé leur gratitude au ministre Diop ainsi qu’aux autorités maliennes pour la marque d’intérêt et de considération à leur égard » à travers cette rencontre. Ils ont fait part de certaines leurs préoccupations, notamment le retard de paiement des bourses. Le ministre leur a adressé, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et duministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ses « encouragements à exceller dans les études », avant de les exhorter « à retourner au pays pour apporter leur contribution à l’édification de la nation. » Le ministre les a également exhortés au respect des lois et règlements du pays d’accueil.   Avant de les informer sur l’actualité du pays marquée par la lutte contre le terrorisme et les efforts consentis en matière de développement, le ministre Abdoulaye Diop a rassuré les étudiants maliens au Venezuela qu’il transmettra leurs « doléances aux ministres en charge de l’enseignement supérieur ainsi que celui des finances. » Quant au secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il a dit avoir pris « bonne note des doléances des étudiants qui seront examinées et traitées avec diligence. » MD (AMAP)

Faire le marché : La croix et la bannière pour ménagères

Par Fadi CISSE     Bamako, 04 sept (AMAP) Jeudi, il est presque 6 heures du matin. Une fine pluie arrose le quartier Samanko II, dans la Commune du Mandé. Je suis la première personne à me réveiller dans la famille Touré. Je fais ma toilette, ma prière de l’aube, direction la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Je pose une marmite sur une bouteille de gaz. À peine mis en marche, le feu baisse progressivement jusqu’à disparaître. Heureusement, on avait du bois de chauffe en réserve dans la cuisine. En principe, trois à quatre tas suffisent pour faire la bouillie, le petit-déjeuner de ce matin. Mais, attention ! Il ne faut pas vite se réjouir. En cette saison des pluies, les fagots de bois sont humides. Hélas ! Je dois surmonter cette difficulté. Le feu mettra une vingtaine de minutes avant de prendre. Au prix de gros efforts physiques, j’y arrive, avec ou sans éventail. La fumée qui s’en est suivie, a provoqué chez la cuisinière un écoulement nasal et des larmoiements. Une heure après, la bouillie est prête et servie aux membres de la famille. Quelques temps plus tard, je prends ma douche pour ne plus sentir la fumée avant de me rendre au marché du quartier qui semble être le moins cher. J’enfile une belle robe africaine, chausse des ballerines, après m’être parfumée, je prends le chemin avec ma petite sœur Aïda, âgée de 14 ans. On sort la moto sans oublier notre ami, en cette période, notre imperméable. En ce moment, il était déjà 8 h et un quart. Ce marché situé à une dizaine de minutes de notre domicile s’appelle « Sougoudjan », en français (le marché éloigné ou au lointain). Il accueille hommes et femmes. Sur place, il est déjà plein de monde, comme « les dents d’une bouche. » Au rythme de de tam-tam, des vendeurs de friperies chantent et dansent pour accrocher les clients, comme au grand marché de Bamako (Suguba). Les cris des vendeurs ambulants submergent les lieux, en cette période de vacances. Plusieurs enfants aident leurs parents commerçants en tenant des plateaux  en équilibre sur leur tête, parcourant les coins et recoins du marché afin d’écouler leur marchandise. En ce matin, panier en mains, j’avais, en tout et pour tout, 4 000 Fcfa comme prix de condiment, pour une famille de douze personnes, sans compter les imprévus, solidarité et hospitalité obligent. Cette nourriture servira, aussi, pour le dîner. Mais (re) attention !!! Comme complément, j’ai caché 1 000 Fcfa derrière la pochette de mon téléphone, en cas de besoin, vue la cherté du marché. Cap pour l’achat des condiments pour la sauce d’oignons à la viande, communément appelé en Bambara (Nandji Sogoman). D’abord, on arrive chez le vendeur de viande Yakou où le prix du kilogramme de viande, avec os, est notoirement connu de tout le monde : 3 500 Fcfa. Il me sert un demi kilo et pour 500 Fcfa à part, en tout 2 250 Fcfa. Un peu plus loin, nous nous dirigeons chez la vendeuse d’oignons. « Combien fait le kilo ? Elle répond, 550 Fcfa pour les plus petits et 600 Fcfa pour les gros. Je négocie.  Chère belle maman, réduisez un peu le prix, s’il vous plaît. J’ai besoin d’un kilo de gros oignons. », dis-je. Après d’âpres et longs échanges, la vendeuse Aïssatou accepte de me céder l’oignon à 550 Fcfa, « compatissante et solidaire », de la cause des femmes sur le fait que l’argent que donnent les chefs de famille n’est jamais suffisant. Satisfaites de notre achat, Aïda et moi, nous nous dirigeons vers les vendeuses de légumes frais. A la maison, il faut absolument quelques légumes dans la sauce car les convives en raffolent, exceptée l’aubergine africaine. Une longue file s‘est formée devant l‘étable de la vendeuse Maïmouna aidée par ses filles. Elle est la meilleure du marché et connue pour la qualité de ses légumes et, aussi, leur prix abordable. Après quelques bousculades, on a pu se frayer une place. La table est remplie de toutes sortes et de toutes les couleurs de légumes. La vendeuse nous remet une assiette où mettre les condiments. Du chou, de la tomate, du piment, de la courge, de l’aubergine, du gombo frais, des céleris et persils, du poivron etc. Le tout nous a couté 1 000 Fcfa. Ce n’est pas encore fini. Il nous reste les condiments secs. Là, également, on se fait une place chez Adja qui semble être la moins chère du marché. Ici, on achète de la tomate concentrée à raison de 350 Fcfa, du soumbala, de la poudre de poivre, du poisson sec, des épices d’assaisonnement, de la poudre de gombo, de l’ail, du laurier de l’huile, de l’oignon sec etc. Cela m’a couté 1 200 Fcfa. Et de 4 000 Fcfa, je suis à 5 000 Fcfa, Sans surprise ! Et sans l’argent du charbon de bois pour cuire la sauce ainsi que le bois de chauffe pour préparer le riz. Ceux qui sont à la maison sont tous humides. De retour à la maison, il est déjà 10 heures passées de quelques minutes. Je me change, cherchant quelques pièces dans la chambre pour aller acheter du charbon et du bois pour aussitôt commencer à cuisiner. Malheureusement, la chance n’est pas de mon côté ce jour. Que faire ! Le chef de famille a déjà donné son prix de condiment qui est déjà fixé. Après expliqué la situation à la maman, elle me donne 500 Fcfa pour acheter 300 Fcfa de charbon et 200 Fcfa de bois. « Il faut vous débrouiller avec cela, coûte que coûte. Pendant des années, je me suis toujours débrouillée ainsi pour vous faire à manger. Ton père pense que ce qu’il donne est toujours suffisant. Il ignore la cherté du marché et ce qu’on ajoute à l’argent de popote pour manger une bonne sauce », éructe-t-elle. Chaque femme au foyer investit au-delà du prix de popote, dans l’ignorance des hommes. Et celles qui n’ont pas de quoi ajouter, sont dénigrées dans la famille, selon elle.  Souvent,

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, est arrivé, samedi, à Caracas, au Venezuela

Bamako, 03 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, est arrivé, samedi 2 août 2025, à Caracas, capitale du Venezuela, dans le cadre du mécanisme de consultations politiques entre le Mali et ce pays, ont annoncé, dimanche, des sources officielles. Selon les services du ministère en charge des Affaires, le ministre Diop a été accueilli à l’aéroport par le vice-ministre vénézuélien des Relations extérieures pour l’Afrique, Yuri Pimentel. « Il a signé le livre d’or dans lequel il remercie les autorités vénézuéliennes pour cette invitation qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de fraternité, de solidarité et de coopération entre le Mali et le Venezuela », indiquent les mêmes sources. MD (AMAP)

Le Premier ministre a rencontré les Maliens du Japon à Tokyo

Tokyo, 03 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga a bouclé ce dimanche 3 août 2025, sa visite au Japon par la traditionnelle rencontre avec les Maliens vivant à Tokyo, annoncent les services de la Primature. Au cours de cette rencontre avec ses compatriotes du Japon, le chef du gouvernement a apporté « les nouvelles fraîches du pays. » Il les a félicités pour leur « soutien à la Transition ». Le Premier ministre a remercié le gouvernement japonais pour son hospitalité et a invité les Maliens « à respecter les lois du pays d’accueil. » Les Maliens vivant au Japon ont apprécié les actions en cours au Mali. Ils ont souhaité la reconnaissance des compétences, l’accompagnement des projets d’investissement, le soutien à l’entrepreneuriat, l’amélioration des services consulaires. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, de la Conseillère diplomatique du président de la Transition, Traoré Binta Diop et du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara. Le Premier ministre boucle ainsi sa mission au Japon et entame, ce lundi, celle au Turkménistan où il doit prendre part, au nom du Chef de l’Etat, à la 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral. Le chef du gouvernement a pris le TGV pour se rendre à Tokyo, « comme un passager ordinaire », indiquent les mêmes sources. Le général de Division Abdoulaye Maiga et sa délégation ont pris place dans le wagon numéro 10 pour parcourir environ 600 km. Auparavant, il avait lancé la Journée nationale du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025. MD (AMAP)