Presse malienne : des organisations faîtières soutiennent les initiatives de la la maison de la presse

Bamako, 4 septembre (AMAP)– Plusieurs organisations professionnelles des médias ont exprimé vendredi leur soutien aux initiatives engagées par la Maison de la Presse du Mali pour renforcer et moderniser le secteur des médias, a appris l’AMAP des sources proches de la Maison de la Presse. Dans un communiqué, elles saluent notamment la création d’une Commission ad hoc chargée de la relecture de la Convention collective de la presse, ainsi que la mise en place d’une Cellule de préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias. Selon les organisations signataires, la relecture de la Convention collective doit permettre de l’adapter aux réalités actuelles de la profession, d’améliorer les conditions de travail, de renforcer la protection sociale des journalistes et de consolider le dialogue entre employeurs et employés. Elles considèrent par ailleurs la création de l’organe d’autorégulation comme une étape importante pour renforcer la responsabilité professionnelle, l’éthique et la déontologie journalistiques. Les organisations appellent les membres des deux structures à conduire leurs travaux dans un esprit d’écoute, d’inclusivité, de transparence et de recherche du consensus. Elles invitent également les professionnels et les acteurs concernés à contribuer de manière constructive à ces deux chantiers. KD/CMT (AMAP)

Gao : Le nouveau représentant résident de l’Unicef, Mohammad Fayyazi en visite de terrain

Gao, 5 septembre (AMAP) Le représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi était dans la cité des Askia du 2 au 4 septembre 2026 pour une visite de terrain. Dès son arrivée, il  a rendu visite à l’autorité régionale représentée par son conseiller aux affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella, a constaté l’AMAP. Le second jour, il a effectué une visite au centre de santé communautaire d’Aldianabandja. Ici, le nouveau patron de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi a été accueilli par la directrice technique du centre de santé, Nana Kadidia. Qui, a fait visiter à son hôte du jour le hangar de la vaccination, la chaine de froid, l’unité de prise en charge des malnutris, la maternité et le château d’eau. La DTC d’Aldianabandja, Nana Kadidia dira à son visiteur de marque que souvent dans le centre de santé communautaire, plus 70 enfants de 0 à 5ans sont vaccinés par jour. La visite du représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi s’est poursuivie à l’école fondamentale de « ConGo-Gaamo » (au milieu des palmiers doum) dans la commune rurale de Gounzourèye, une école entière réalisée  par  l’Unicef avec le financement « Education Cannot  wait . Ici, la visite de l’ensemble des infrastructures éducatives, le terrain de football, l’espace de récréation pour les enfants, le château d’eau, a été guidée par le directeur de l’école, Youssoufa A. Maiga en présence du maire de la commune rurale de Gounzourèye, Abdoulkader Younoussa Maiga. Le directeur de l’école fondamentale de Congo-Gaamo, a fait savoir au représentant résident de l’Unicef au Mali que l’école fondamentale de Congo Gaamo a un effectif de 678 élèves dont 371 filles et qu’ils sont tous des enfants déplacés à cause des conflits armés. Selon lui, l’école dispose de toutes les commodités et respecte aussi les normes éducatives en plus 100 pieds d’arbres sont plantés dans la cour pour rendre l’environnement de l’école  vert et plus convivial. Quant à l’autorité communale, Abdoulkader Younoussa Maiga a salué l’Unicef, pour tous les efforts consentis, qui, selon lui, rentre dans le cadre du bien-être  des enfants et de l’ensemble des communautés. Auparavant, il a rencontré les autorités régionales de Kidal à Gao pour s’enquérir de leurs situations suite aux événements survenus dans cette région du Mali. Ici , il a été accueilli par le directeur de cabinet du gouvernorat de Kidal, Boukari Diallo. C’est dans l’après midi que le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella a inauguré le tout nouveau bureau commun des nations unies à Gao en présence du tout nouveau représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi. Le bureau commun des Nations unies à Gao est bâti sur 24 a 32 centiares entièrement financé sur les ressources propres  de l’Unicef est composé  de 18 bureaux, 10 blocs de latrines et un forage de 1000 litres avec 4 bornes fontaines. Le nouveau bureau  commun des nations unies à Gao accueillera les équipes d’OCHA, de l’UNFPA, l’Organisation des nations unies pour les femmes et l’Unicef dans l’esprit « One UN ». Dans son intervention, le représentant résident de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi a salué les autorités régionales de Gao pour avoir fait le don du terrain. Pour lui, l’octroi de ce terrain par les autorités régionales de Gao, est un  geste qui témoigne de la confiance accordée aux nations unies, leur  volonté commune de  rapprocher et de renforcer leur  capacité d’action au service des femmes, des hommes, des filles et des garçons de régions de Gao, Ménaka et Kidal. Le nouveau patron de l’Unicef au Mali, Mohammad Fayyazi expliquera que ce bureau commun est une plateforme qui permet aux agences des nations unies de mutualiser leurs ressources, de travailler plus étroitement avec les autorités, les services techniques, les partenaires et les communautés. Et facilite  de partager les informations, de renforcer la coordination et d’assurer une réponse humanitaire plus cohérente et plus efficace. Selon lui, l’engagement des agences des Nations unies  est de faire vivre cet investissement au -delà de cette cérémonie, en transformant cette proximité en résultats concrets. A l’inauguration du bureau commun des nations unies, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Gao, Alhader Amadou Bella a adressé ses vifs remerciements à l’ensemble des agences, fonds et programmes des nations unies ainsi qu’à tous les partenaires techniques et financiers qui accompagnent les efforts du développement de résilience de notre pays. Et formule le vœu que ce bâtiment commun demeure longtemps un espace de dialogue, de coordination et d’actions concertées au service des populations et qu’il symbolise la solidité du partenariat entre le Mali et les nations unies. AT/KM (AMAP)

Niger : le gouvernement affirme avoir constitué une documentation sur la tentative de déstabilisation

Bamako, 5 septembre (AMAP) Le gouvernement nigérien affirme avoir constitué une « documentation conséquente » sur la tentative de déstabilisation survenue dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à la Base 101 de Niamey et indique se réserver le droit d’engager des actions devant la justice internationale, selon le communiqué du Conseil des ministres réuni vendredi sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Selon le communiqué, cette tentative aurait été orchestrée par des éléments du Bataillon spécial de renseignement du Commandement des opérations spéciales, notamment à la Base 101 de Niamey. « Le Niger ne porte la guerre à aucun pays et ne nourrit pas cette velléité », souligne le gouvernement, précisant qu’une documentation a été constituée sur ce qu’il qualifie d’« agression ». Le Conseil des ministres affirme que l’opération aurait eu des « ramifications internationales » et l’attribue à un réseau de connivences dont le gouvernement nigérien accuse le régime français de jouer un rôle central. Il estime que cette action s’inscrit dans la continuité d’initiatives visant, selon lui, à « ébranler la volonté » du peuple nigérien en faveur de la souveraineté et d’une plus grande maîtrise des ressources naturelles. Le gouvernement dénonce également le rôle que certains acteurs africains auraient joué comme « passerelles » à des actions déstabilisatrices. Il assure toutefois que ces manœuvres « échoueront toujours », mettant en avant la détermination des forces de défense et de sécurité ainsi que la mobilisation de la population. Le Conseil des ministres s’est félicité de la mobilisation des forces sociales et de l’élan patriotique manifesté en soutien aux forces de défense et de sécurité, avec la Garde présidentielle comme fer de lance. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances aux familles des victimes civiles et militaires et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a exprimé sa reconnaissance aux pays ayant manifesté leur solidarité au Niger, notamment les Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), l’Algérie et la Russie. Le communiqué invite enfin les Oulémas et la population à renforcer les prières, notamment « Al Qunut », ainsi que la vigilance et la veille citoyenne face aux menaces évoquées par le gouvernement. OS/KM(AMAP)

Bandiagara : Lancement du Projet de Sauvegarde du Patrimoine Bâti et Vernissage de l’Exposition Mémorielle

Bandiagara, 4 septembre (AMAP) La salle de conférences du gouvernorat de Bandiagara a abrité le mercredi 02 septembre 2026, la cérémonie de lancement du projet « Reconstruction et réhabilitation du patrimoine bâti du site des Falaises de Bandiagara », doublé d’un atelier de capitalisation des acquis et du vernissage de l’exposition mémorielle « Pays dogon : patrimoine entre défis et résilience », a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée Le Conseiller Technique du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme M. Mamadou Cissé. Le choix de Bandiagara pour accueillir cette cérémonie n’est pas fortuit. Ce site, inscrit en 1989 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, est un trésor culturel qui met en lumière la richesse historique du Mali et de l’Afrique de l’Ouest. Malheureusement, ce patrimoine est aujourd’hui menacé par les changements climatiques, les pressions socio-économiques et un contexte sécuritaire préoccupant. Pour faire face à ces défis, l’UNESCO, en partenariat avec le Gouvernement du Mali et soutenu par la Fondation Alliance internationale pour la protection du patrimoine ALIPH, a initié le projet de restauration. Grâce à cette initiative, 345 éléments architecturaux ont été revalorisés, permettant ainsi un renforcement des mécanismes de transmission du patrimoine aux générations futures. Dans son mot de bienvenue, le Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a affirmé : « Ce projet contribue non seulement à la sauvegarde de notre patrimoine, mais aussi à atténuer la souffrance de nos populations. Il est essentiel pour notre identité collective. » Le représentant des bénéficiaires, Allaye Guindo, a rappelé l’impact positif du projet sur la vie quotidienne des citoyens, affirmant que « grâce à cette initiative, notre culture et nos traditions sont préservées et valorisées ». Le représentant du bureau de l’UNESCO à Bamako, Modibo Bagayoko, a souligné l’importance de cet engagement collectif : « La volonté de préserver cet héritage culturel est une source d’inspiration. L’exposition à laquelle nous assistons ouvre ses portes comme un espace vivant de mémoire, d’apprentissage et de transmission. » Le Gouverneur de la région de Bandiagara, Le Colonel Major Olivier Diassané, a affirmé que le projet apporte des solutions concrètes pour restaurer les sites culturels menacés. Il a réaffirmé le soutien indéfectible de l’État, soulignant : « La culture et la protection du patrimoine sont au cœur des priorités de notre gouvernement. L’année 2026 a été déclarée « Année de l’Éducation et de la Culture » par le Président de la Transition, ce qui témoigne de notre engagement. » Le Conseiller Technique du Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme ; Mamadou Cissé, lors de l’ouverture de l’atelier et du vernissage de l’exposition, a remercié les partenaires techniques et financiers, notamment l’UNESCO et la Fondation ALIPH, pour leur appui indispensable. Il a ajouté que « les résultats remarquables obtenus dans la mise en œuvre de ce projet ont permis de recoudre le tissu social et de renforcer la culture de la paix. Le vernissage et l’exposition constituent des moments clés pour sensibiliser et engager les communautés envers leur patrimoine. » Le lancement de ce projet a également servi de cadre pour discuter de l’organisation du SIGUI 2027, où les participants, incluant des services techniques, des élus, des représentants des forces de défense et des acteurs culturels, ont abordé l’itinéraire et les villages concernés par cette cérémonie culturelle. Il a été jugé nécessaire de créer une commission régionale pour structurer de manière optimale cette initiative, tout en facilitant les échanges entre les acteurs. Les moments forts de cette journée ont inclus  une présentation théâtrale axée sur la protection du patrimoine culturel, ainsi qu’une prestation des masques dogon, invitant les participants à découvrir la richesse des traditions culturelles de la région. La visite guidée des expositions a offert aux visiteurs l’occasion d’explorer les multiples facettes du patrimoine dogon, révélant ainsi la profondeur et la diversité de cette richesse culturelle. OG/KM (AMAP)

Mali-USA : Abdoulaye Diop salue les efforts de Rachna Korhonen pour maintenir le dialogue

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a salué vendredi les efforts de l’ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen, pour maintenir le dialogue entre les deux pays durant près de quatre années marquées par des difficultés diplomatiques, lors d’un déjeuner d’adieu organisé à Bamako à l’occasion de sa fin de mission. Le ministre a reconnu que les relations bilatérales avaient traversé des périodes « très tendues » et « très difficiles », tout en soulignant la volonté des deux parties de maintenir les échanges. Il a notamment salué la « persistance » de l’ambassadrice et sa volonté de poursuivre le dialogue malgré les divergences. Abdoulaye Diop a également relevé l’implication de Mme Korhonen dans le renforcement des relations économiques et commerciales entre les deux pays, notamment dans les secteurs des mines, de l’agro-industrie et des technologies. Il a estimé que les relations bilatérales devaient être envisagées dans une perspective de long terme. « Le Mali voudrait continuer à rester ami des États-Unis, à rester ami de tous les pays qui souhaitent être amis du Mali, dans le respect mutuel », a déclaré le ministre, réaffirmant l’ouverture du pays aux partenaires qui respectent ses choix et ses priorités. Pour sa part, l’ambassadrice Rachna Korhonen a remercié les autorités maliennes pour leur collaboration et salué particulièrement le rôle du ministre Diop dans le maintien du dialogue. Elle a évoqué une relation marquée par des discussions parfois difficiles, mais qui ont permis de préserver les échanges. La diplomate américaine a également insisté sur les perspectives de coopération économique, commerciale et scientifique. Elle a notamment cité la recherche sur le paludisme et appelé à renforcer les liens entre les milieux d’affaires maliens et américains. L’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, qui s’exprimait au nom du corps diplomatique, a salué le « charisme », le « professionnalisme » et « l’incroyable engagement » de Mme Korhonen, ainsi que son implication dans la vie de la communauté diplomatique au Mali. L’ambassadrice des États-Unis au Mali, Rachna Sachdeva Korhonen, a officiellement achevé sa mission à Bamako le 1er septembre 2026, au terme d’un séjour d’un peu moins de quatre ans entamé après la présentation de ses lettres de créance au président de la transition Assimi Goïta le 16 mars 2023. La diplomate avait été confirmée par le Sénat américain en décembre 2022 avant de prendre officiellement ses fonctions à Bamako le 16 mars 2023. OS/KM(AMAP)

Mali : le gouvernement mise sur un «Mois du Tourisme» pour promouvoir les destinations locales

Bamako, 3 sept. (AMAP) Le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, a lancé, jeudi après-midi au Musée national de Bamako, la première édition du «Mois du Tourisme», une initiative destinée à stimuler le tourisme intérieur et à encourager les Maliens à découvrir les richesses culturelles, historiques et naturelles du pays, a constaté l’AMAP. Prévu du 1er au 30 septembre, ce mois de promotion vise à donner une nouvelle impulsion à un secteur fragilisé par plusieurs années de difficultés. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne «Visitez le Mali», qui entend valoriser le patrimoine national et soutenir l’économie locale. «L’initiative vise à impulser une nouvelle dynamique au tourisme interne. Elle invite nos étudiants, nos écoles, nos universités, mais aussi nos fonctionnaires et visiteurs à voyager à travers le Mali profond, des falaises de Bandiagara à Koumoukoro, de Bougouni à Ségou», a déclaré Mamou Daffé. Selon le ministre, la promotion du tourisme intérieur doit également contribuer au renforcement du patriotisme, à l’appropriation du patrimoine national et à la revitalisation des territoires. «Visiter le Mali, c’est consommer malien. C’est aussi créer des opportunités pour la promotion et la vitalité de notre économie locale», a-t-il souligné. Plusieurs activités sont prévues durant le mois dans différentes localités, notamment des excursions, des rencontres thématiques et des actions de sensibilisation sur le patrimoine national. Des manifestations culturelles sont également annoncées au Palais de la Culture et à la Plaine du Souvenir. Le programme prévoit, par ailleurs, de mettre en lumière les acteurs du secteur, notamment les guides, les agences de voyages et les promoteurs touristiques. ST/CMT

Mondial féminin de basket : le Mali battu par le Japon

Berlin, 4 septembre 2026 (AMAP/Envoyé spécial)– Les Aigles dames du Mali se sont inclinées face au Japon (97-102), vendredi à la Berlin Arena, lors de la première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde féminine de basket Allemagne 2026. Le Mali, bien entré dans la rencontre, a dominé les trois premiers quart-temps (25-21, 52-48 et 73-71), avant de céder dans les dernières minutes. Les Japonaises ont inscrit 31 points dans le quatrième quart-temps contre 24 pour les Maliennes, renversant ainsi une rencontre jusque-là maîtrisée par les Aigles. Le Japon a notamment pu compter sur Hayashi Saki, meilleure marqueuse de la rencontre avec 27 points. Côté malien, Sika Koné a inscrit 21 points, tandis que Djénèba N’Diaye et Aminata Sangaré ont chacune marqué 22 points. «On ne peut pas vous adresser des félicitations puisque nous avons perdu, mais nous pouvons vous féliciter parce que vous avez bien joué. Vous avez perdu une bataille et non la guerre. Il nous reste encore deux matchs, rien n’est perdu. Nous ne pouvons vous faire aucun reproche, vous avez respecté les consignes, c’est très important. Au vu de la manière dont vous avez joué aujourd’hui, si vous reproduisez la même prestation demain face à l’Espagne, je sais que nous allons gagner. Oubliez vite cette défaite et concentrez-vous sur les deux autres rencontres», a déclaré le sélectionneur des Aigles, Oumarou Sidiya. Pour Sika Koné, la défaite s’explique principalement par un manque de concentration dans le dernier quart-temps. «L’équipe a bien abordé la rencontre. On a dominé les trois premiers quarts-temps, mais on a manqué de concentration au niveau du dernier quart-temps. Le basketball se joue pendant quatre quarts-temps, ça ne se limite pas aux trois quarts-temps», a-t-elle analysé. Les Aigles dames affronteront l’Espagne samedi 5 septembre à 11h30 à la Berlin Arena, pour leur deuxième sortie dans cette compétition. BT/CMT (AMAP)

RDC : l’épidémie d’Ebola reste active malgré une stabilisation des cas

Bamako, 4 septembre (AMAP) Il est encore trop tôt pour considérer l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) comme maîtrisée, malgré une stabilisation du nombre de cas ces dernières semaines, a indiqué jeudi le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). « Nous sommes encore trop tôt pour dire que nous contrôlons l’ensemble de l’épidémie », a déclaré Wessam Mankoula, responsable à l’Africa CDC, lors d’une conférence de presse en ligne, soulignant que la situation « évolue encore ». Selon le dernier bilan des autorités congolaises, 6.250 cas confirmés et 3.039 décès avaient été enregistrés au 1er septembre, soit un taux de létalité de 48,6 %. Quelque 1.439 patients ont par ailleurs été déclarés guéris. L’épidémie touche 60 zones de santé dans six provinces. La transmission a été interrompue dans quatre zones n’ayant enregistré aucun nouveau cas depuis plus de 42 jours, tandis que cinq autres sont en « phase de contrôle ». Elle reste toutefois active dans 51 zones de santé. M. Mankoula a indiqué qu’une baisse du nombre de cas était observée depuis deux semaines, avec une situation proche d’un plateau. Il a cependant appelé à la prudence, rappelant qu’un phénomène similaire avait été observé en juin avant une nouvelle hausse des contaminations. L’épidémie, déclarée en mai, est devenue la plus importante et la plus meurtrière enregistrée en RDC et la deuxième plus importante au niveau mondial après celle d’Afrique de l’Ouest de 2014-2016. L’Africa CDC souligne également le risque de propagation transfrontalière, notamment dans les provinces orientales de la RDC frontalières de l’Ouganda, où la transmission reste active malgré la fin récente de l’épidémie dans ce pays. Sur le plan de la riposte, la vaccination des personnels de santé et des populations à risque a débuté le 27 août dans le cadre d’un usage compassionnel. Au 1er septembre, 1.124 travailleurs de santé et personnels de première ligne avaient été vaccinés. Le vaccin Ervebo, homologué contre le virus Ebola Zaïre, fait actuellement l’objet d’une étude visant à évaluer son éventuelle protection contre le virus Ebola Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle. Son efficacité contre cette souche n’a toutefois pas encore été démontrée. Le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya, a jugé mercredi la situation « extrêmement grave », estimant que les efforts engagés n’avaient pas encore permis d’atteindre le niveau nécessaire pour maîtriser la propagation. OS/KM(AMAP)

Mali : vers une meilleure intégration du handicap dans les politiques publiques à l’horizon 2030

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le Mali entend renforcer l’intégration du handicap dans les politiques publiques, la gouvernance urbaine et les investissements territoriaux à l’horizon 2030, ont indiqué vendredi le ministère de la Santé et du Développement social et l’UNICEF, lors d’un séminaire national sur le développement urbain inclusif et résilient à Bamako. Organisé par la Direction nationale du développement social (DNDS), les organisations de personnes handicapées à savoir la Fédération malienne des associations des personnes handicapées (Femaph) et la Fédération libre des organisations des personnes en situation de handicap (Feloph), avec l’appui de l’UNICEF, le séminaire vise notamment à promouvoir des villes plus accessibles et une meilleure participation des personnes handicapées aux décisions qui les concernent. Le Secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr Abdoulaye Guindo, a appelé à passer d’une logique d’assistance à une approche fondée sur les droits, la citoyenneté et le développement. « Le handicap doit devenir un réflexe systématique dans l’élaboration de chaque loi, de chaque budget, de chaque politique sectorielle », a-t-il déclaré. Il a identifié trois axes prioritaires : l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques, la mise en place d’une gouvernance urbaine inclusive et l’orientation des investissements territoriaux vers des infrastructures adaptées aux personnes handicapées et aux différents risques. Pour le chef de la section Politique sociale de l’UNICEF au Mali, Waleed Rashwan, « l’inclusion du handicap n’est pas un sujet sectoriel », mais une condition essentielle à un développement urbain « juste, résilient et durable ». Il a appelé à réduire les barrières physiques, sociales, institutionnelles et comportementales qui limitent la participation des personnes handicapées. Le président de la Fédération malienne des personnes handicapées (FEMAPH), Hadji Barry, a pour sa part estimé que « l’inclusion n’est plus une option, mais une obligation », appelant à intégrer le handicap dans toutes les politiques de développement. Les travaux mettent également en avant les enseignements de la première phase du projet pilote « Mopti, Ville Inclusive », soutenu par le Global Disability Fund et le gouvernement allemand, dans le cadre du Partenariat pour la résilience au Sahel avec la GIZ. OS/KM(AMAP)

Mali : le ministre de la Communication échange avec les responsables de la presse

Bamako, 4 septembre (AMAP)  Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a échangé jeudi avec le président de la Maison de la Presse, El Hadj Bandiougou Danté, et plusieurs responsables des organisations faîtières de la presse, selon une communication du ministère. La rencontre a notamment porté sur la remise au ministre des actes du Forum panafricain des médias (FOPAME) et sur la création prochaine d’un organe d’autorégulation porté par les professionnels des médias. Cette initiative vise à renforcer la responsabilisation du secteur à travers l’examen des manquements par les pairs, sur la base de règles librement consenties. Elle doit contribuer à renforcer « l’éthique, la déontologie et la crédibilité de la presse », tout en préservant sa liberté et son indépendance. Les échanges ont également porté sur la relance du Fonds de solidarité de la presse (FONSOPRESS). Un téléthon sera organisé pour mobiliser les ressources nécessaires à son fonctionnement et permettre au Fonds d’apporter une assistance aux journalistes et autres acteurs de la presse confrontés à des difficultés. Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a salué ces initiatives, estimant qu’elles contribuent à une presse « plus responsable, plus solidaire et pleinement engagée au service de la société ». OS/KM(AMAP)