Kenya : William Ruto ordonne la fermeture des petits commerces exploités par des étrangers

Bamako, 4 septembre (AMAP) Le président kényan William Ruto a ordonné la fermeture, à partir de la semaine prochaine, des petits commerces exploités par des ressortissants étrangers, affirmant vouloir protéger les commerçants et vendeurs ambulants locaux, selon des propos rapportés par BBC Afrique. S’exprimant à la State House de Nairobi devant des représentants de petits commerçants, M. Ruto a également annoncé l’accélération de l’examen d’un projet de loi visant à réserver certains secteurs du commerce aux Kényans. Le président kényan a toutefois assuré que son pays restait ouvert aux investissements étrangers. Il a estimé que les investisseurs, notamment les commerçants chinois, devraient privilégier la création d’emplois et le développement de la production plutôt que de concurrencer les Kényans dans les petites activités commerciales. « Il est inconcevable qu’une personne vienne de Chine ou d’ailleurs pour devenir vendeur ambulant ou ouvrir une petite boutique », a-t-il déclaré. Le nombre de ressortissants étrangers concernés par cette mesure n’a pas été précisé. Le Kenya compte notamment une importante population de réfugiés et de demandeurs d’asile. Les données gouvernementales faisaient état d’environ 857.000 personnes enregistrées à la fin juin, dont près de 14 % vivaient en zone urbaine. La législation kényane reconnaît aux réfugiés le droit de travailler et d’exercer une activité commerciale, sous réserve de disposer des documents requis, notamment d’un permis spécial. La présence croissante de migrants dans le commerce informel a suscité des tensions avec certains travailleurs et commerçants locaux, qui les accusent de concurrencer les Kényans pour des emplois et des opportunités commerciales. Cette situation intervient dans un contexte régional marqué par des préoccupations liées à la xénophobie et aux tensions autour de la présence de migrants africains dans plusieurs pays. OS/KM(AMAP)
Bandiagara : la CNDH condamne les attaques contre Ningari et Sarédina

Bamako, 3 septembre (AMAP) La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a condamné jeudi les attaques perpétrées les 31 août et 1er septembre 2026 contre les villages de Ningari, dans le Cercle de Ningari, et de Sarédina, dans la commune de Diamnati, Région de Bandiagara, a appris l’AMAP à travers un communiqué de l’instance. Dans le document, la CNDH s’est dite préoccupée par les atteintes aux droits à la vie et à la propriété résultant de ces attaques, qu’elle qualifie de «barbares et ignobles» et constitutives de graves atteintes aux droits de l’Homme et au Droit international humanitaire (DIH). La Commission rappelle à l’État son obligation de veiller à la protection des droits fondamentaux des populations civiles «en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance». Elle invite également le Gouvernement à rechercher et à traduire en justice les auteurs, commanditaires et complices de ces attaques. La CNDH réitère, par ailleurs, son soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, dans le strict respect des droits de l’Homme et du DIH. Elle appelle les populations à davantage de vigilance et à collaborer avec les FAMa, estimant que la protection des droits de l’Homme constitue une responsabilité partagée. KD/CMT (AMAP)
Kidal : les FAMa frappent plusieurs positions de groupes armés terroristes

Bamako, 3 septembre (AMAP)– Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont ciblé jeudi plusieurs points de concentration de groupes armés terroristes dans la localité de Kidal, a annoncé l’état-major de l’Armée dans un communiqué. Selon la même source, ces positions, détectées grâce à l’exploitation de renseignements précis, abritaient également d’importants matériels de guerre. Après analyse et évaluation de la situation, les sites identifiés ont été frappés avec précision. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de neutraliser d’éventuelles menaces résiduelles. L’état-major général des Armées réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien aux forces engagées. KD/CMT (AMAP)
Hivernage : les risques d’inondations restent élevés par endroits en septembre

Bamako, 3 septembre (AMAP)– Les risques d’inondations restent élevés par endroits au Mali durant le mois de septembre, en raison de la poursuite des activités pluvio-orageuses, selon le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. D’après les prévisions communiquées jeudi, les pluies et orages devraient être d’intensité faible à modérée sur l’ensemble du pays. Ces phénomènes pourraient être accompagnés de vents violents, d’éclairs de forte intensité, de tonnerre et de foudroiements. Dans le District de Bamako, les marigots naturels pourraient notamment provoquer des crues éclairs en cas de fortes précipitations. Le Comité précise toutefois qu’il n’existe actuellement pas de risque lié aux inondations fluviales sur le territoire national. Les autorités recommandent notamment d’éviter les déplacements pendant les orages, de ne pas s’engager dans les voies inondées et de s’abriter dans des bâtiments solides plutôt que sous les arbres. Plusieurs numéros d’urgence sont disponibles, dont le 122 pour la Protection civile, le 100 pour la Police nationale, le 110/111 pour la Gendarmerie, le 145 pour la Garde nationale et le 144 pour le CECOGEC. KD/CMT (AMAP)
Mali : 13 morts et 2.790 personnes affectées depuis le début de l’hivernage

Bamako, 3 septembre (AMAP) Treize personnes ont perdu la vie et 17 autres ont été blessées depuis le début de la saison des pluies au Mali, en raison de différents aléas liés à l’hivernage, a appris l’AMAP à travers un communiqué du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Le bilan communiqué jeudi fait état de 6 cas d’inondation, 10 cas de foudre et 4 cas de vents violents, ayant également provoqué 153 effondrements. Au total, 355 ménages, soit 2 790 personnes, ont été affectés par ces événements. Le gouvernement assure que des dispositions sont prises pour apporter une assistance aux sinistrés. Des piquets d’intervention rapide ont notamment été mis en place au niveau des unités de la Protection civile, tandis que les opérations de curage des caniveaux et collecteurs se poursuivent. Les autorités appellent les populations à la vigilance, notamment face aux risques d’orages, de foudroiement et d’inondations localisées. KD (AMAP)
Procès Alpha Yaya Sangaré : 20 ans de prison ferme et confiscation de ses livres

Bamako, 3 septembre 2026 (AMAP)– La chambre criminelle du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a condamné, jeudi, l’ex-gendarme Alpha Yaya Sangaré à 20 ans de réclusion criminelle et au paiement d’un franc symbolique à l’État du Mali. Ouvert une semaine plus tôt, le procès portait sur la publication d’un ouvrage consacré au terrorisme et à sa gestion. Alpha Yaya Sangaré était initialement poursuivi pour trahison, atteinte au crédit de l’État et diffusion de fausses nouvelles attribuées à des tiers, de nature à ébranler la discipline des Forces armées et de sécurité. À l’issue des débats, la juridiction a requalifié les faits en «atteinte à la sûreté extérieure de l’État du Mali» et prononcé la condamnation de l’accusé. Elle a également ordonné la confiscation de tous les exemplaires des livres considérés comme «objets du crime». Au cours de l’audience, le ministère public avait requis la peine de mort contre Alpha Yaya Sangaré. L’accusé avait rejeté les faits qui lui étaient reprochés, tandis que sa défense avait plaidé pour son acquittement. AC/CMT (AMAP)
Santé: le CHU mère-enfants le “Luxembourg” se dote d’un système solaire photovoltaïque

Bamako, 3 septembre (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Mère-Enfants, le Luxembourg a inauguré, jeudi, une installation solaire photovoltaïque destinée à garantir une alimentation électrique fiable et continue de plusieurs services médicaux essentiels, grâce à un investissement de 120 millions de FCFA de la Fondation Orange Mali, a constaté l’AMAP. L’infrastructure permettra notamment de sécuriser l’alimentation électrique du centre FESTOC, de l’unité de cathétérisme cardiaque, du service d’hémodialyse ainsi que du laboratoire. Selon Mme Djenebou Diallo, administratrice générale de la Fondation Orange Mali, ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat de longue date entre la Fondation et le CHU Mère-Enfants Le Luxembourg. Elle a souligné que le choix de cette infrastructure de référence répond à un impératif majeur consistant à sécuriser l’alimentation électrique des services hautement critiques afin de garantir la continuité des soins, notamment lors des interventions médicales complexes, et d’améliorer durablement la prise en charge des enfants et des patients les plus vulnérables. À travers cet investissement de 120 millions de FCFA, la Fondation Orange Mali entend ainsi contribuer à répondre à l’un des défis importants auxquels est confronté le CHU Mère-Enfants “Le Luxembourg”, à savoir la disponibilité et la continuité de l’énergie électrique, indispensable au bon fonctionnement des différentes unités médicales. Le CHU Mère-Enfants “Le Luxembourg” dispose d’une capacité de 131 lits et enregistre une fréquentation importante, avec plus de 500 patients par jour au niveau des unités concernées par le projet, selon les responsables de l’établissement. L’installation solaire inaugurée est constituée de 264 panneaux solaires pour une puissance photovoltaïque de 184,8 kilowatts-crête (kWc), de 80 batteries au lithium offrant une capacité de stockage de 400 kWh utiles, ainsi que de quatre onduleurs hybrides triphasés et des équipements de commande, supports et services associés. Cette infrastructure de grande capacité devrait contribuer à assurer une meilleure autonomie énergétique, 24 heures sur 24, au profit des unités médicales concernées, a précisé l’administratrice générale de la Fondation Orange Mali. Pour le Directeur général du CHU Mère-Enfants Le Luxembourg, Dr Alpha Oumar Gaye, cet accompagnement constitue une réponse concrète aux préoccupations quotidiennes des patients et de leurs familles. « Quand on travaille dans un hôpital, tous les jours, on voit des familles arriver avec leurs inquiétudes, leurs difficultés, mais aussi avec beaucoup d’espoir. Une maman qui arrive avec son enfant malade ne veut pas savoir si l’hôpital fonctionne bien ou s’il rencontre des difficultés. Elle veut simplement une chose : que son enfant soit soigné », a-t-il déclaré. Selon le directeur général, la mission des responsables et du personnel de l’hôpital est de tout mettre en œuvre pour apporter cette réponse aux patients. C’est dans ce contexte, a-t-il poursuivi, que l’accompagnement d’un partenaire comme la Fondation Orange Mali prend tout son sens, à travers l’amélioration des conditions de prise en charge et de la qualité des soins. Reconnaissant qu’il reste encore beaucoup de travail à accomplir au sein de l’établissement, Dr Alpha Oumar Gaye a assuré que le CHU entend poursuivre ses efforts, particulièrement dans le domaine de la prise en charge des maladies cardiaques au Mali. Il a également salué la confiance placée par la Fondation Orange Mali dans l’établissement hospitalier. « Ces 120 millions de FCFA ne représentent pas simplement un chèque. C’est surtout une confiance que vous placez en nous », a-t-il affirmé, estimant que cet investissement permettra à des enfants et à de nombreuses familles de bénéficier de meilleures conditions de soins. La cérémonie d’inauguration a enregistré la présence des autorités administratives et locales de la Commune IV du District de Bamako, des responsables de la Fondation Orange Mali ainsi que du personnel du CHU Mère-Enfants Le Luxembourg. MMD/KM (AMAP)
Espagne : plus de 80 migrants portés disparus après 26 jours en mer

Bamako, 3 septembre (AMAP) Plus de 80 migrants sont portés disparus et pourraient être morts après qu’une embarcation transportant 128 personnes a été retrouvée à la dérive au large des îles Canaries, après 26 jours en mer, a rapporté jeudi l’agence espagnole EFE. L’embarcation, partie de la Gambie le 7 août, a été localisée à environ 120 kilomètres au sud de l’île de Grande Canarie, selon EFE, citant les services espagnols de sauvetage maritime. Quarante-cinq survivants ont été secourus et cinq corps ont été retrouvés à bord de l’embarcation, précise le rapport. Le sort des autres passagers, soit 78 personnes, reste inconnu. Les autorités espagnoles poursuivent les opérations de prise en charge des survivants et d’identification des victimes. OS/KM (AMAP)
Niger : d’importantes quantités d’armes et de matériels récupérées après une mutinerie à Niamey

Bamako, 3 septembre (AMAP) Les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Niger ont récupéré une importante quantité d’armes, de véhicules et de matériels militaires après avoir maîtrisé une mutinerie survenue à la Base aérienne 101 de Niamey, ont rapporté mercredi des médias locaux. Selon la télévision nationale nigérienne, les forces ont notamment récupéré 34 pick-up Toyota équipés d’armes montées, deux véhicules légèrement blindés, dont un détruit, ainsi que plusieurs dizaines de motos, des armes et divers accessoires. Cette récupération intervient quelques jours après l’annonce par le ministère nigérien de la Défense de la mise en échec d’une tentative de mutinerie impliquant un groupe de militaires sur la Base aérienne 101. Dans un communiqué publié samedi, le ministère avait indiqué que des militaires « qui avaient rompu avec la discipline et les règlements militaires » avaient tenté de retenir certains de leurs camarades sur la base avant d’ouvrir le feu sur plusieurs sites sensibles de la capitale. La réaction rapide des Forces de défense et de sécurité avait permis de maîtriser la situation et de reprendre le contrôle des sites concernés, selon le ministère. Par ailleurs, les Forces vives de la Nation, regroupant plusieurs secteurs de la société nigérienne, ont organisé mercredi un rassemblement à la Place de la Concertation à Niamey. La manifestation a réuni des membres du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), des responsables gouvernementaux et plusieurs milliers de personnes. Les organisateurs ont indiqué que ce rassemblement visait à exprimer leur soutien aux autorités nationales et à réaffirmer leur engagement en faveur de la souveraineté et de la refondation du Niger. OS/KM(AMAP)
Handicap : les acteurs plaident pour l’institutionnalisation du handicap dans les politiques publiques

Bamako, 3 septembre (AMAP) Les autorités maliennes et les organisations de personnes handicapées ont appelé, au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation tenue à Bamako, à l’institutionnalisation de la question du handicap dans l’ensemble des politiques publiques, sectorielles et locales a constaté l’AMAP. Le Mali dispose, depuis les années 1990, d’un dispositif institutionnel dédié à la promotion des personnes handicapées, structuré autour de la Direction nationale du développement social (DNDS), créée en février 2000, et de son unité spécifiquement chargée du handicap. Le pays a par ailleurs adopté en 2018 une loi retenant l’appellation « personnes vivant avec un handicap », en cohérence avec la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées de 2006, dont il s’est doté. Le Directeur national du développement social, Ibrahima Abba, a rappelé que plusieurs personnes handicapées ont occupé des fonctions ministérielles, de direction générale ou de haute responsabilité administrative au Mali, et que le pays est reconnu au niveau international pour ses avancées en la matière. Il a cité l’exemple de la création, en 1962, d’un centre d’éducation pour personnes handicapées physiques par le président Modibo Keïta, financé grâce à son prix Nobel de la paix, dans le contexte de la lutte contre la poliomyélite. Selon les intervenants, environ 15 % de la population malienne vit en situation de handicap. Ibrahima Abba a souligné que la prévention, notamment à travers la vaccination des enfants et le suivi des femmes enceintes, demeure un pilier essentiel pour réduire l’incidence des handicaps physiques liés à la poliomyélite. « C’est notre comportement qui crée le handicap. Le handicap n’est pas une fatalité », a déclaré le Directeur national du développement social, appelant à un changement de regard au sein des familles, des écoles et des communautés. Le représentant du ministère de l’Éducation nationale, Dr Barthélemy Sangala, a insisté sur trois principes devant guider les politiques publiques : la non-discrimination, l’accessibilité et la conception universelle, cette dernière consistant à concevoir infrastructures, services et outils utilisables par tous, indépendamment du type de handicap. Il a également plaidé pour la reconnaissance officielle de la langue des signes aux côtés des treize langues nationales du Mali. Mamadou Thiam, du Réseau des jeunes handicapés, a pour sa part pointé les inégalités persistantes entre la capitale et les régions dans l’accès à l’éducation. « Est-ce qu’un enfant aveugle de Diré, de Koro ou de Bougouni a la même chance qu’un enfant à Bamako ? Non », a-t-il déclaré, plaidant pour que l’accès à l’école soit systématisé sur l’ensemble du territoire. Il a également relevé le manque d’orientation professionnelle pour les jeunes sourds après le Diplôme d’études fondamentales (DEF), ainsi que le besoin de renforcer, dès la formation initiale, la préparation des enseignants à l’accueil des enfants en situation de handicap. Le vice-président de la Fédération malienne des personnes handicapées, Modibo Diarra, a de son côté salué l’accompagnement de l’État depuis les indépendances, tout en insistant sur le rôle des familles dans la lutte contre l’exclusion, qu’il a situé comme point de départ du phénomène. Les participants ont salué l’accompagnement technique et financier apporté par les partenaires techniques, notamment à travers un projet pilote lancé dans la région de Kayes, et ont annoncé la mise en place prochaine d’un comité national de suivi de la mise en œuvre de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Dans la continuité de cette dynamique, la Direction nationale du développement social, les organisations de personnes handicapées FEMAPH et FILOPH ainsi que l’UNICEF organisent un séminaire consacré au Développement urbain inclusif et résilient le vendredi 4 septembre à l’hôtel Millenium. OS/KM(AMAP)

