Bamako, 19 mai (AMAP) Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est déclaré mardi « profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité » de l’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC), annonçant la convocation d’un comité d’urgence chargé de proposer des recommandations temporaires.
S’exprimant lors de la deuxième journée de l’assemblée annuelle des États membres de l’OMS, le responsable onusien a indiqué que cette instance examinera les mesures à prendre face à l’évolution de la situation sanitaire dans le pays.
Cette annonce intervient deux jours après que l’épidémie a été classée au niveau d’« urgence internationale », soit le deuxième niveau d’alerte le plus élevé après celui d’urgence pandémique.
Selon le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, le bilan de l’épidémie s’élève désormais à environ 131 décès. Il a également indiqué que quelque 513 cas suspects font actuellement l’objet d’un suivi sanitaire. Les précédentes données officielles faisaient état de 91 morts liés à la résurgence actuelle de la maladie.
Face à cette situation, les États-Unis ont annoncé lundi un renforcement des contrôles sanitaires à leurs frontières pour les voyageurs en provenance des zones touchées en Afrique.
Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont également fait savoir qu’une restriction temporaire serait appliquée à l’attribution de visas pour les personnes ayant récemment séjourné dans les régions concernées.
Par ailleurs, Tedros Adhanom Ghebreyesus a évoqué le foyer d’hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius. Il a précisé que les 27 personnes présentes à bord ne présentaient toujours aucun symptôme.
Le directeur général de l’OMS a toutefois indiqué que l’organisation continuait d’évaluer le risque mondial lié à l’hantavirus comme étant « faible ».
La République démocratique du Congo fait face à une résurgence de l’épidémie d’Ebola dont le bilan humain continue de s’alourdir. La situation a conduit l’OMS à relever son niveau d’alerte en classant l’épidémie au rang d’« urgence internationale ».
Dans ce contexte, plusieurs pays ont commencé à adopter des mesures de prévention visant à limiter les risques de propagation transfrontalière, notamment par le renforcement des contrôles sanitaires aux points d’entrée.
OS/KM(AMAP)


