Réforme du système financier mondial : Guterres appelle à une plus grande équité pour l’Afrique

Bamako, 14 mai (AMAP) Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a estimé que le potentiel économique de l’Afrique reste limité par « un système international injuste », appelant à une réforme en profondeur de l’architecture financière internationale afin de permettre aux pays africains de se développer dans des conditions plus équitables, a appris l’AMAP le 13 mai, de source proche de l’ONU.

Dans une déclaration rendue publique, António Guterres a affirmé que les pays africains sont trop souvent contraints de se conformer à des décisions prises dans des institutions internationales où ils ne disposent pas d’une représentation équivalente à celle d’autres États.

« Trop souvent, on attend des pays africains qu’ils se plient à des décisions prises au sein d’institutions où ils ne disposent pas d’une voix égale à celle des autres. Cela doit changer », a déclaré le chef de l’ONU.

Le Secrétaire général a plaidé pour des investissements plus importants en faveur du continent africain, à des conditions permettant aux États de « se construire, de croître et de se transformer ». Il a également appelé à des institutions mondiales « qui reflètent le monde tel qu’il est aujourd’hui – et non tel qu’il était il y a quatre-vingts ans ».

Ces déclarations interviennent dans un contexte de débats récurrents sur la représentation des pays africains au sein des grandes institutions financières et politiques internationales, ainsi que sur l’accès des économies africaines à des financements adaptés à leurs besoins de développement.

Depuis plusieurs années, des responsables africains et des organisations internationales réclament une réforme des institutions financières mondiales afin d’accroître la participation des pays du Sud dans les processus de décision. Les critiques portent notamment sur les mécanismes de gouvernance et les conditions de financement jugées défavorables aux économies africaines.

OS/KM(AMAP)