Bamako, 5 déc (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, s’est réjoui des recommandations fortes formulées, vendredi, à l’issue de trois jours d’atelier sur la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires du Mali, a constaté l’AMAP.
« Au cours de cet atelier, vous avez collectivement enrichi le document stratégique par des recommandations pertinentes », a précisé le ministre en charge de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de clôture de cette session organisée par l’Office des producteurs végétaux (OPV) dont le directeur général, Halidou Mohomodou, était présent.
Ces recommandations touchent notamment « le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de laboratoire et de diagnostic, la formation continue des acteurs publics et privés, la gestion rationnelle et sécurisée d’alerte précoce et l’intégration des exigences phytosanitaires dans les initiatives nationales et régionales. »
Selon le ministre, la stratégie validée « aujourd’hui nous dote d’une approche participative et intégrée pour une gestion durable des problèmes phytosanitaires au bénéfice de nos exploitants agricoles. » « La sécurité phytosanitaire est un pilier essentiel sur lequel nous devons nous appuyer pour l’atteinte de la sécurité alimentaire », a indiqué Kelema.
Il a ajouté que « les différentes problématiques allant de l’organisation du système phytosanitaire national à son financement, en passant par la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire, ont fait l’objet d’échanges approfondis. » « Les solutions et orientations que vous avez dégagées augurent de la mise en œuvre réussie de la stratégie. », a-t-il dit.
« Vos échanges riches et féconds, vos débats constructifs et vos propositions pertinentes ont permis de
finaliser un document stratégique qui, j’en suis convaincu, répondra efficacement aux défis phytosanitaires auxquels notre agriculture est confrontée », a-t-il indiqué.
Quant au chargé de programme de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Maurice Koné, il a dit que « la gestion phytosanitaire n’est pas seulement une question technique. » « Elle constitue un des piliers de la compétitivité agricole du Mali et de l’accès à des marchés nationaux, régionaux et internationaux fiables. »
Pour lui, elle « contribue directement à la lutte contre les pertes post-récoltes, à l’augmentation de la productivité et à la résilience des systèmes de production face aux ravageurs et maladies émergentes, dont les impacts sont souvent dévastateurs. »
La FAO réitère sa pleine disponibilité pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration du plan d’opérationnalisation, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation performants.
MMD/MD (AMAP)


