
Crédit photo : UNICEF/UN0293787/Keïta
Légende : Image illustrative d’une fille travaillant sur un site d’orpaillage dans la région de Kayes.
À Bamako, derrière les rues animées et les étals colorés, se cachent des destins brisés. Celui de Mariam*, 13 ans, en est un exemple poignant. Retirée de l’école pour vendre de l’eau et des fruits, elle incarne la réalité de milliers d’enfants privés de leurs droits fondamentaux.
Mariam* vit chez sa tante à Magnambougou à Bamako. Depuis l’âge de neuf ans, elle arpente les rues, chargée de bassines d’eau et de paniers de fruits. « Je peux passer deux jours sans manger un repas complet », confie-t-elle, la voix basse. Ses journées sont longues, pénibles, et souvent dangereuses.
Dans son témoignage, Mariam raconte les humiliations subies : vols et violences physiques. Elle est aussi exposée aux accidents de la circulation. « Je rentre tard la nuit et avant de dormir, je prépare les produits pour le lendemain », dit-elle. Une routine qui ne laisse aucune place à l’insouciance.
Un rêve simple : retourner à l’école
Malgré son quotidien éprouvant, Mariam garde une lueur d’espoir : reprendre ses études. « Je veux apprendre, avoir une vie meilleure », murmure-t-elle. Mais comme elle, des milliers d’enfants à Bamako sont contraints de travailler, sacrifiant leur droit à l’éducation, à la protection et à la santé.
📊 Chiffres clés
- 12,3 % d’enfants travaillent au Mali, selon le rapport de l’EMOP 2023.
Ce récit interpelle chacun de nous. Derrière chaque vendeuse ambulante, il y a une histoire, un rêve, une vie en suspens. Investir dans la protection des enfants, c’est investir dans l’avenir du Mali.
Maimouna, 12 ans et Ousmane, 13 ans, Enfants Journalistes du district de Bamako.
* Noms modifiés pour protéger l’identité des enfants.

