Bamako, 8 mai (AMAP) – Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a fixé jeudi les nouvelles modalités de contrôle technique et financier des associations et fondations intervenant dans les actions de développement économique, social, environnemental et culturel au Mali, a appris l’AMAP de sources proches du ministère.
À travers une décision signée le 7 mai 2026 par le ministre Issa Ousmane Coulibaly, les autorités renforcent le dispositif de suivi des organisations bénéficiant de financements ou de subventions destinés aux actions de développement dans les collectivités territoriales.
Le texte prévoit l’application d’une contribution financière de 10% sur les actions des associations et fondations concernées. Cette contribution s’applique, entre autres, aux associations signataires d’accord-cadre avec l’État, aux associations reconnues d’utilité publique, aux organisations étrangères ainsi qu’aux fondations nationales et internationales bénéficiant de financements publics ou privés.
La décision confie à la Direction générale de l’Administration du territoire, aux représentants de l’État et à l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) la mission de veiller à la régularité juridique des interventions, au respect des conditionnalités des financements et au suivi des contributions.
Les projets devront désormais être conformes aux politiques nationales de développement et intégrés dans les programmes de développement économique, social, environnemental et culturel des collectivités territoriales concernées.
Le texte précise, en outre, que certaines structures restent exemptées de cette contribution, notamment les associations agissant sur fonds propres sans subvention ainsi que les actions humanitaires destinées aux populations vulnérables en période de crise ou de catastrophe.
En cas de non-respect des nouvelles dispositions, plusieurs sanctions sont prévues, allant de la mise en demeure à la suspension des activités, voire au retrait du récépissé ou à l’interdiction d’exercer pour les organisations étrangères.
Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la gouvernance, le suivi et la transparence des interventions des associations et fondations sur l’ensemble du territoire national.
KD/CMT (AMAP)


