Bamako, 15 mai (AMAP) La Tour de l’Afrique se dresse comme un véritable symbole de l’unité, de l’intégration et du panafricanisme. Créée et construit en 2000 par l’architecte Amadou Timbely, à l’initiative de l’ancien président de la République du Mali, Alpha Oumar Konaré.
Bâti sur 2. 800 mètres carrés et haut de 50 mètres, cette infrastructure culturelle, éducative et panafricaniste représente à la fois un monument historique et une structure engagée dans la promotion des idéaux d’unité et d’intégration africaines.
Selon Mme Maïga Mariam Maiga, directrice générale de la Tour de l’Afrique, « ce monument est né dans l’esprit de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), fondée en 1963, aujourd’hui devenue l’Union Africaine (UA) ».
Pour elle, « la Tour a été pensée pour porter les valeurs de solidarité, d’entraide et de concertation entre les peuples africains ». « Elle a été construite sous la forme d’un baobab, arbre emblématique présent dans de nombreux villages africains », précise Mme Maiga. « Dans les traditions africaines, le baobab est considéré comme un arbre à palabres, un lieu où les communautés se réunissent pour prendre des décisions importantes. Ce choix architectural symbolise donc le dialogue et l’unité des peuples africains », précise également la directrice générale de la Tour de l’Afrique, un véritable symbole de l’unité, de l’intégration et du panafricanisme.
« Au centre du monument figurent plusieurs idéogrammes représentant les valeurs ancestrales africaines, notamment l’entente, l’entraide et la cohésion sociale », explique-t-elle.
Maiga Mariam Maiga explique également que « deux bandes jaunes visibles sur ce majestueux monument évoquent la richesse du sous-sol africain, afin de rappeler que l’Afrique dispose d’importantes ressources naturelles. » Selon elle, « la structure montre aussi plusieurs bras de différentes couleurs soutenant une jarre percée. Ces bras symbolisent une Afrique multiculturelle et jeune, capable de porter son patrimoine commun » dit-elle.
« La jarre s’inspire d’une parole du roi Guézo Dahomé qui affirmait que si chaque enfant de la cité bouchait un trou de la jarre avec son doigt, l’eau ne se renverserait jamais. Un message fort appelant les Africains à l’unité pour préserver leur patrimoine et construire l’avenir du continent», rappelle Mme Maiga Mariam Maiga.
« Au sommet de la Tour apparaît la carte de l’Afrique en pleine émergence, illustrant l’idée qu’une Afrique unie peut se développer et rayonner dans le monde », évoque la directrice de la Tour de l’Afrique. Pour lui, « l’avenir de l’Afrique repose largement sur sa jeunesse. Mme Maiga Mariam Maiga « affirme être convaincue que de nombreux jeunes Africains sont engagés, conscients des défis du continent et porteurs de solutions pour l’avenir. »
Le guide de la Tour d’Afrique, Yacouba Sanogo, explique qu’à « l’intérieur du monument ce sont des décors comme : l’image du bateau qui a amené nos grands-parents en l’Europe pour la conquête coloniale auprès de l’occident, notamment, aux cotés de la France pour la guerre contre le nazisme et celle, appelé black star, qui a servit à leur rapatriement, l’image de la tour de l’Afrique accompagne de la carte de l’Afrique plus les 54 Etats de l’Afrique, l’image du flambeau avec le drapeau pour l’Afrique, conçu avec la couleur verte et la carte de l’Afrique au centre. »
Ces images expliquent l’unité, l’intégration, le panafricanisme et qui magnifient la paix et la richesse de l’Afrique », explique celui qui est chargé de guider les visiteurs au monument de la Tour de l’Afrique, Yacouba Sanogo.
ST/KM (AMAP)


