Kayes : Manque de liquidité au niveau des points d’Orange-money

Kayes, 4 juin (AMAP) Nos concitoyens de la ville de Kayes, depuis la veille de la fête, connaissent un véritable problème de liquidité au niveau des points de transfert mobile argent Orange-money, a constaté l’AMAP.

De Kayes Ba à Kayes N’Di, en passant par Soutoukoulé, Commune rurale de Kouloum, de nombreux points de transfert mobile d’argent Orange-money  et/ou des boutiquiers sont en panne sèche. Les clients sont contraints de faire de longs trajets,  pour pouvoir effectuer une opération Orange-money. «Nous avons, ici à Kayes, de la peine à faire le retrait dans le compte Orange-money», au bout du fil, Mamahadou Touré, dépanneur de son état, communique avec un client habitant dans un village environnant de la ville de Kayes. Visiblement, triste, au milieu des matériels de dépannage dans son atelier à Kayes N’Di, il raconte avoir fait plus de dix points d’Orange-money, sans succès, pour le retrait de 25.000 Fcfa de frais de réparation qu’on lui a envoyé de Kaourou, un village situé non loin de la ville.

« Ils disent tous qu’ils n’ont pas d’argent pour le retrait…Ce n’est plus intéressant de faire les envois par Orange-money»,  précise celui qui voulait utiliser cette somme pour compléter le prix de son mouton pour la fête de Tabaski. Tout comme lui, beaucoup de personnes se plaignent de ce problème. Les gens se renseignent sur les rares points de disponibilité.

Habitante de Lafiabougou Sud, Bintou Koïta informe qu’elle ne trouve même plus des points d’Orange-money dans son secteur. De son côté,  Ousmane Diakité révèle avoir fait, la nuit du lundi au mardi dernier, le long du goudron, de Soutoukoulé au premier pont de la ville, pour faire un dépôt Orange-money sans succès.

Selon Adama Sissoko, boutiquier à Soutoukoulé, les propriétaires de points d’opération Orange-money sont méfiants dans leur secteur. « Ils ne prennent plus le risque d’accepter de faire des opérations pour des inconnus. Certains boutiquiers ont été victimes de braquage des bandits armés. Un d’entre ces commerçants a d’ailleurs été mortellement agressé et dépouillé de ses sous en cours de route pour son domicile»,  raconte-t-il. Comme pour dire combien le risque est énorme au niveau du secteur Attbougou.

Cette service  selon  de nombreux boutiquiers, est due à la l’indisponibilité d’argent. Certains expliquent qu’ils sont obligés souvent de dire aux clients qu’ils n’ont pas d’argent pour les retraits. «Le problème est que parfois on donne  tout notre argent aux clients qui viennent pour le retrait. Au même moment,  nous pouvons rester avec plus de trois millions de Fcfa d’UV», explique Amadou Diallo, qui déclare qu’il faut des opérations de dépôt pour pouvoir écouler les UV, chose qui est rare.

 

Pour sa part, Niamè Konaré, gros distributeur, service partenaire d’Orange-money, avoue qu’ils sont contraints, parfois, à racheter les UV des boutiquiers.  Selon lui, c’est un problème de liquidité. «Auparavent, à notre niveau, on pouvait retirer à la banque plus de 30.000.000 Fcfa de Fcfa. Mais, actuellement,  la banque n’est pas à mesure de nous permettre de faire le décaissement de telle somme…», souligne Niamè Konaré. Et d’informer qu’il leur arrive de créer des comptes pour les gros clients au niveau des banques pour pouvoir faciliter leurs opérations de retrait d’argent. «C’est ainsi qu’on effectue leurs opérations de retrait Orange-money, déposées directement dans leur compte bancaire…», précise-t-il.

OD/KM (AMAP)