Mali : Des frappes aériennes contre des positions terroristes à Kita (Ouest) et Tombouctou (Nord), annonce L’état-major général des Armées
Bamako, 28 déc (AMAP) L’état-major général des Armées maliennes a annoncé, dimanche, la conduite de plusieurs opérations aériennes au cours des dernières 24 heures, dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national. « L’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) a effectué des missions de frappes et de reconnaissance offensive contre des positions et des refuges de groupes armés terroristes », a indiqué l’état-major dans un communiqué parvenu à l’AMAP, le même jour. Selon la même source, le 27 décembre 2025, « très tôt le matin, des frappes aériennes ont été menées au profit des unités de l’opération FUGA KENE sur des positions terroristes situées au sud de la localité de Sorribougou, dans la Région de Kita. » Toujours le même jour, en fin de matinée, lors d’une mission de reconnaissance offensive dans le secteur de Tombouctou, les vecteurs aériens des FAMa « ont découvert puis détruit plusieurs bases de groupes armés terroristes à l’ouest et au sud de la localité de Léré, ainsi qu’au sud de Foïta. » Par ailleurs, un engin lourd de type Caterpillar a été pris pour cible dans le site d’orpaillage d’Intillit, situé au nord-ouest d’Intahaka. « En début de soirée, des frappes ont de nouveau visé un refuge de groupe armé terroriste au sud de Léré, dans la Région de Tombouctou, entraînant la neutralisation de plusieurs combattants ennemis et la destruction de matériels. » L’État-Major Général des Armées assure que les unités des FAMa « demeurent vigilantes sur les théâtres d’opérations et prêtes à faire face à toute velléité ennemie. » OS/MD (AMAP)
Clôture de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : La palme revient à la Région de Bougouni
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 28 Déc (AMAP) Le premier prix de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, qui s’est déroulée du 18 au 28 décembre, a été remporté par la Région de Bougouni, suivie de Dioïla et de la Région de Tombouctou lauréat du troisième prix, au terme de la compétition dont la clôture, samedi, a été présidée, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Le Jury présidé par le Dr Fodé Moussa Sidibé a attribué le prix spécial du Président de la Transition, d’une valeur d’un million de francs CFA, à l’Orchestre moderne de Kidal, tandis que l’édition de 2027 sera organisée à Bougouni. Les dix jours de compétitions entre les troupes régionales, « dans une saine émulation, ont permis au public, nombreux à tous les spectacles, d’apprécier la qualité des prestations et de découvrir les talents émergents des terroirs du Mali », a dit le chef du gouvernement. « Ainsi, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’État, la biennale contribue incontestablement à la promotion accrue des talents du Mali », a ajouté le général Maiga Il a adressé ses félicitations aux Gouverneurs de la Région de Tombouctou, tous les Gouverneurs de Région et du district de Bamako, Tout comme a tous les responsables locaux pour leur « implication personnelle », et les responsables techniques pour le challenge reussi et pour la bonne organisation de l’évènement. Il n’a pas omis les Légitimités traditionnelles de Tombouctou pour leur « Diatiguiya », les organisateurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’évènement. Avec une mention spéciale à nos forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur efficacité ainsi que les artistes et artisans. « Malgré les défis sécuritaires, économiques et sociaux, le Mali reste debout, fier de ses valeurs et confiant en son destin. Et Tombouctou 2025 restera gravée comme une étape majeure dans la renaissance culturelle de notre Nation », a dit Abdoulaye Maiga. Il a annonce les trois régions qui abriteront respectivement la Biennale : la Région de Bougouni en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. « L’édition de 2025 était un défi pour terminer en beauté, l’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition. Elle a été marquée par la confirmation de la volonté du Président de la Transition de réunir toutes les régions pour la première fois au Nord du Mali autour de nos valeurs, de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble », a dit, pour sa part, le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. « Cette Biennale a été celle de la résilience, de l’innovation et de l’unité nationale. Pendant dix jours, la Cité des 333 Saints a retrouvé son souffle. Elle est redevenue un carrefour vivant de cultures, de création et de rencontres », a ajouté M. Daffé. Des prix spéciaux ont été attribués à des artistes tout comme des attestations de participation. Une cérémonie accompagnée par la prestation du célèbre comédien Habib Dembélé dit Guimba national et la chanteuse Ami Wassidjé après l’exécution de l’hymne national. La cérémonie a été clôturée par la remise du drapeau de la Biennale au gouverneur de Bougouni où rendez-vous est pris pour la prochaine. Cette clôture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des gouverneurs des régions, des diplomates accrédités au Mali, de personnalités politiques, de légitimités traditionnelles ainsi que plusieurs communautés venues assister à la remise des prix de cette première dans le Nord du pays AS/OD/MD (AMAP)
Coup d’envoi de la 2ᵉ édition du Festival Bamanaya Kunben à Kati
Kati, 28 déc (AMAP) La deuxième édition du Festival Bamanaya Kunben a démarré vendredi 27 décembre 2025 qui se déroulera au stade Vincent Traoré à Kati qui s’apprête à vivre six jours d’effervescence culturelle. « Ce festival, désormais dans sa deuxième édition, a pour objectif de faire renaître les valeurs du Bamanaya chez les jeunes. Le Bamanaya est bien plus qu’une tradition, c’est un ensemble de comportements qui façonnent l’homme modèle », a déclaré le président du festival, Boubacar Traoré, Il a rappelé l’esprit du Bamanaya, fondé sur des valeurs essentielles : la dignité, l’honnêteté, le respect, le travail et l’éducation. L’adjoint au préfet du Cercle de Kati, Issa PLéa, a officiellement lancé les activités de ce grand rassemblement et célébration inédite dédiés à la promotion des traditions bamanan. Dès les premiers instants, l’événement a pris une dimension particulière avec la présence de délégations venues de Ségou(Centre) et de Kolokani (Ouest), ainsi que du groupement des Donso, qui ont, tous, partagé des messages percutants et symboliques. Placé sous le haut patronage de M. Harouna Diarra, préfet du cercle de Kati, et de M. Dalla Macalou, membre du Conseil national de Transition (CNT), cet événement s’annonce comme un véritable pont entre patrimoine et modernité, offrant une plateforme d’échanges, de performances artistiques et de transmission. AK/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : les troupes de Koulikoro et Douentza bouclent la compétition
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop Tombouctou, 28 déc (AMAP) À quelques heures de la cérémonie de clôture, les troupes de Koulikoro et Douentza ont clôturé, samedi nuit, les compétitions de la Biennale en présentant, chacune, les quatre disciplines devant le jury au terrain municipal de la ville. La troupe de Koulikoro, en présence des ministres en charge de la Culture Mamou Daffé et de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. a présenté sa pièce de théâtre appelée « Soupir de Farabougou ». C’est un récit de plusieurs séquences pour la paix mais, aussi, visant à attirer l’attention des décideurs sur les pratiques néfastes de certains individus. Il sera suivi de l’ensemble instrumental dont le thème porte sur « L’attente ». Elle évoque le dialogue, la compréhension mutuelle et le partage au sein d’une société. Il est enchaîné par le solo de chant titré « Faso Mali ». C’est une invite à l’unité nationale, à la solidarité et à l’implication de toutes les composantes de la société. Elle rappelle également, que le Mali a choisi sa voie, celle de la souveraineté avec ses pays frères (Burkina Faso et Niger). « La cohésion sociale » est le thème de sa danse traditionnelle, une chanson qui illustre le retour des guerriers du champ de batailles suite à une victoire. Elle est organisée sur la place publique pour célébrer la victoire des guerriers et annoncer la paix, l’entente et le vivre ensemble. Après Koulikoro, la troupe de de Douentza monte sur scène pour clôturer les compétitions. Elle commence avec son ensemble instrumental qui parle de la résilience. La troupe invite les populations du Mali à préserver les acquis et de compter sur ses efforts dans la reconstruction du pays. Elle appelle à la résistance pour affronter les défis du moment. Le solo de chant intitulé « L’union de tous les Maliens », est un rappel sur la bravoure du peuple malien. « Notre pays a connu plusieurs difficultés mais, les Maliens sont restés unis. Les difficultés actuelles ne doivent pas nous diviser, unissons-nous autour de nos autorités pour le bien-être de tous les Maliens », tel est le message. La danse traditionnelle intitulée le « Nèbè ». C’est une danse rituelle qui se fait chaque année après la période de récolte pour préparer la nouvelle année et protéger le village contre le mauvais sort. Elle est exécutée après l’accord des anciens. Et enfin vient la pièce de théâtre pour clôturer la soirée. Son titre est « Le prix de l’éducation », il met l’accent sur le comportement des jeunes et interpelle les enseignants, les parents et les autorités du pays à se retrouver pour une meilleure l’éducation aux enfants. AS/OD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Echanges sur le dialogue et la paix
Envoyé spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou, 26 déc (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé et sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé, vendredi, à Tombouctou une conférence débat sur le thème : « Dialogue paix et prospérité partagée » au village de la Biennale artistique et culturelle, sur la place de l’Alliance des États du Sahel. En présence des gouverneurs de régions, des autorités politiques et plusieurs invités de marque, venus des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et plusieurs communautés locales, Mme Oumou Sall Seck a rappelé l’importance du dialogue dans la restauration de la paix. L’ancienne maire de Goundam a lancé un appel pour une paix durable. Selon elle, la biennale de Tombouctou est un voyage entre le passé et présent. « Tombouctou reste la voix du Mali pour parler de la paix et du dialogue », a-t-elle dit, demandant à ceux qui tiennent, encore, les armes de les déposer pour venir au dialogue. Elle a, aussi, lancé un appel aux déplacés de rejoindre les parents. « Aucun pays ne peut se construire sans ses enfants, C’est à nous de nous unir pour reconstruire notre pays », a soutenu Mme Oumou Sall Seck. Selon elle, « la paix est indispensable, le temps est venu de se pardonner et de se parler. » Abondant dans le même sens, le ministre Daffé a salué l’engagement et l’implication de Mme Oumou Sall Seck dans la restauration de la paix. Il aussi remercié le Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir décrété 2025, Année de la culture. La Biennale de Tombouctou est aussi un cadre de dialogue, de paix et de la diversité culturelle. A l’image du Forum international des civilisations qui a permis aux universitaires, experts ou administrateurs d’échanger sur le dialogue et la paix. Les deux ministres ont tous lancé un appel « à ceux qui ont les armes de revenir pour bâtir la paix autour d’un dialogue inter-culturel. » Au cours des échanges, il a été question de faire de Tombouctou une capitale culturelle du Mali et d’autres ont suggéré d’élargir cette rencontre au niveau des communautés concernées. AS/OD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Le tour de piste des troupes de Tombouctou et Taoudenit
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou 27 déc (AMAP) La population de Tombouctou, dans un élan de fraternité, est sortie massivement pour soutenir les troupes de Tombouctou et Taoudenit lors de leurs prestations, vendredi dernier, sur le terrain municipal. Partout, on pouvait constater cet engouement des femmes et des jeunes, sous l’œil vigilant des forces de sécurité. Contrairement aux autres soirées, le stade était déjà assailli bien avant 19 heures, nécessitant de faire la queue pour y accéder. La troupe de Tombouctou a lancé la soirée avec un ensemble instrumental dédié à la sauvegarde du patrimoine immatériel de la région. Ce fut un vibrant plaidoyer pour la valorisation de l’identité culturelle locale. Ensuite, un solo de chant, intitulé « L’unité autour de l’AES », a appelé à l’unité et à la résilience pour le Mali. À travers cette composition musicale, la troupe a démontré que tous les Maliens sont unis par un même héritage et un même destin, rendant également hommage à l’Armée malienne. Le troisième passage fut couronné par une pièce de théâtre intitulée « Le tissage de la cohésion sociale du mariage », relatant la force du lien conjugal ainsi que ses obligations. « Les oiseaux sont partis » fut le thème de la danse traditionnelle qui a clôturé la prestation de la 6e région. La troupe de Taoudenit a pris le relais, débutant avec sa pièce de théâtre intitulée « La quête de l’or », suivie d’un ensemble instrumental sur la paix, « Alafia ». Puis vint leur solo de chant sur le titre « AES ». La chanson a rappelé la nécessité de la création confédération, sa vision et ses perspectives dans la reconstruction des pays du Sahel. La soirée s’est achevée par la danse traditionnelle « Watché ». Il s’agit d’une danse traditionnelle de la communauté maure, exécutée lors de circonstances heureuses comme les mariages, les baptêmes ou autres cérémonies sociales. AS/OD (AMAP)
Vaccination du cheptel : 83 millions de têtes ciblées
Bamako, 27 déc (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé, vendredi, la Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 au marché à bétail de Kati Drall, dans la commune de Kambila, qui vise la vaccination de 83 millions de têtes, toutes espèces confondues, contre diverses maladies animales. Cette campagne s’inscrit dans les engagements du Mali au niveau sous-régional et international, notamment pour l’éradication de la peste des petits ruminants et le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine. La stratégie repose sur la vaccination combinée au marquage des animaux afin de réduire les coûts et améliorer l’efficacité des interventions. Le chef du gouvernement, qui a administré la première dose de vaccin, a annoncé l’élaboration d’une Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a rappelé l’importance stratégique de l’élevage, qui contribue à environ 12 % du Produit intérieur brut (PIB). Et a souligné la nécessité de renforcer la couverture vaccinale pour protéger la santé animale et humaine. Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que le cheptel représente le troisième produit d’exportation du Mali et constitue la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. En 2024, le cheptel national était estimé à environ 14 millions de bovins et 52 millions de petits ruminants. Youba Ba a insisté sur la nécessité de lever les contraintes sanitaires et alimentaires afin d’améliorer la compétitivité du secteur. Le président de l’Interprofession bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo a assuré de l’engagement des professionnels pour la réussite de la campagne et a plaidé pour la digitalisation de l’identification des animaux afin de lutter contre le vol de bétail. À ce sujet, le ministre a indiqué qu’un système national d’identification et de traçabilité du bétail, dénommé NINA-B, a été élaboré avec l’appui de la FAO. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande et des partenaires techniques (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Comité international de la croix rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé animale) dont le Premier ministre a salué l’appui, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les acteurs du secteur. La cérémonie a pris fin par la remise de matériels aux services vétérinaires, pour un coût global de plus de 180 millions de Fcfa, afin de renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain. MS/MD (AMAP)
Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)
Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)
Conseil d’administration de l’ANASER : Mettre en cohérence les orientations de 2026 avec les stratégies nationales de sécurité routière
Bamako, 26 déc (AMAP) La 30ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), destinée à assigner à l’Agence les orientations pour l’année 2026, en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité routière, s’est tenue, ce vendredi, sous présidence du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Cette session doit, aussi, délibérer sur les programmes d’équipement et d’investissement, suivre la mise en œuvre des recommandations du dernier Conseil d’administration, examiner les résultats techniques, financiers et administratifs de l’Agence, au titre de l’exercice arrêté au 30 novembre 2025. Il s’agit, finalement, de déterminer les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des activités programmées pour l’année qui s’annonce. A l’entame de ses propos, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a félicité les administrateurs, pour le « sens élevé de responsabilité qui sous-tend (leurs) participations aux travaux de l’organe délibérant de l’ANASER, investie d’une mission aussi noble que vitale. » Ajoutant que les atteintes à l’intégrité de la personne humaine, les dégradations du patrimoine routier et les dommages matériels causés par les accidents de la circulation « heurtent notre conscience collective. » « Pour nous, administrateurs de l’ANASER en particulier et donc acteurs de la sécurité routière, ces drames résonnent en une interpellation permanente et un appel pressant à l’action pour endiguer ce fléau », a expliqué Dembélé Madina Sissoko. Le ministre a indiqué, à titre illustratif, que l’année 2024 a enregistré sur les routes du Mali 7 673 accidents corporels, ayant occasionné 8 828 blessés et, malheureusement, 682 décès. « Les circonstances de ces accidents révèlent que l’excès de vitesse en demeure la principale cause. À l’excès de vitesse, s’ajoutent d’autres facteurs non moins préoccupants et notamment le non-respect de la priorité, la somnolence au volant, les mauvais dépassements et l’imprudence des piétons », a détaillé le ministre. Elle a ajouté que l’état d’exécution des activités au 30 novembre 2025 indique que sur 49 activités programmées, 32 ont été réalisées, soit un taux de 65,31%, tandis que 17 sont en cours d’exécution. Dix des activités réalisées ont dépassé leurs cibles initiales. Et le programme d’activités prévisionnel 2026 de l’ANASER s’articule autour de 50 activités dont la mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs assignés à l’Agence. BT/MD (AMAP)
Projet du réseau des enfants journalistes : 17 jeunes filles et garçons en formation à l’AMAP
Bamako, 26 déc (AMAP) Dix-sept journalistes en herbe participent à l’atelier de formation et de renforcement de capacités du Réseau des enfants journalistes, organisé par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et soutenu par l’UNICEF à travers la République d’Allemagne (BMZ) et le Canada, dans le cadre du « projet enfants et médias », qui s’est ouvert, ce vendredi 26 et se poursuivra jusqu’au 29 décembre, dans les locaux de l’AMAP. Le chef de Cabinet du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de l’atelier a, au nom du ministre Alhamdou Ag Ilyène, expliqué que cette initiative porte sur les techniques journalistiques, le montage vidéo et les effets du changement climatique. « Ces trois thématiques permettront d’outiller les jeunes générations face aux défis de notre époque », a précisé le chef de Cabinet. Il a salué la qualité remarquable du partenariat entre l’UNICEF et l’AMAP, depuis plusieurs années. Il a également salué et remercié l’organisme onusien pour son accompagnement constant auprès de l’AMAP. « Votre appui a été décisif dans l’organisation et la réussite des Journées de relance de l’AMAP, tenues les 27, 28 et 29 octobre passé », a rappelé Mohamed Ag Albachar. « Aujourd’hui, nous outillons les principaux concernés, à savoir les enfants eux-mêmes. Structurer et former un réseau d’enfants journalistes, afin qu’ils disposent d’outils, de repères éthiques et d’accompagnements nécessaires pour raconter leur réalité, éclairer les décisions et inspirer leurs communautés », a fait savoir le représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Abdoulaye Guèye. « En formant et en accompagnant un réseau d’enfants journalistes, nous faisons le choix de l’avenir : un avenir où les enfants participent, s’expriment et sont entendus », a ajouté M. Gueye « Ce réseau d’enfants journalistes est le reflet de la diversité du Mali : diversité géographique, sociale et culturelle, égalité entre filles et garçons, et inclusion. Cette pluralité est une force. Elle garantit que la réalité des enfants, avec ses réussites comme ses défis, sera racontée dans toute sa complexité et sa richesse », a déclaré Abdoulaye Guèye. M. Guèye a dit aux enfants journalistes : « vous êtes, désormais, les porte-paroles de vos camarades. Votre voix compte. Votre curiosité, votre sens de l’observation, votre empathie et votre exigence de vérité sont des atouts précieux. Soyez fiers de votre rôle, mais restez humbles ». « Écoutez, vérifiez, respectez. Et souvenez-vous toujours que derrière chaque statistique, il y a une histoire, une vie, un enfant. », leur a-t-il conseillé, Aux encadreurs, il a souligné : « vous êtes les modèles et les garants de l’éthique. Ouvrez vos rédactions, partagez vos savoirs, accompagnez ces jeunes voix. Offrez-leur des espaces de pratique, des regards bienveillants, des exigences professionnelles et des conseils pour avancer. La qualité du réseau dépend de votre leadership et de votre disponibilité. » Abdoulaye Guèye a rappelé que depuis quelques années, « l’UNICEF œuvre, aux côtés du ministère de la Communication, pour renforcer les capacités des médias, afin de produire des contenus de qualité sur les droits de l’enfant, et favoriser la participation des enfants à la promotion de leurs droits. Il a félicité l’AMAP pour cette belle initiative et adresse ses remerciements au ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration « pour son leadership et sa vision éclairée. » « L’UNICEF et l’AMAP ont un long partenariat dans lequel nous nous donnons la main pour une mission noble, celle de nous occuper des enfants. Surtout, de les initier à ce beau métier du journalisme que nous avons appris et choisi et dont nous avons fait une vocation,», a fait savoir le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. Pour lui, les deux partenaires sont main dans la main pour initier les enfants dans cette vie où l’information est importante, « parce qu’elle est utilisée comme une arme. Et, du moment qu’elle est utilisée comme une arme, il faut préparer les gens à bien l’utiliser et à la contrer quand on l’utilise pour détruire. « C’est en cela que nous sommes très heureux de ce partenariat avec l’UNICEF, notamment avec le projet du réseau enfant journaliste », a souligné le directeur général de l’AMAP. Awa dite Mah Camara, journaliste à l’Office de radio et télévision (ORTM), ancienne enfant journaliste, a témoigné que l’initiative lui a « permis d’aller à la rencontre de ses camarades enfants et de comprendre comment leur monde fonctionnait. » Elle a conseillé aux jeunes apprenants de suivre cette formation pour s’en servir dans l’avenir. ST/MD (AMAP)

