Mali : Suspension des salaires d’enseignants et agents scolaires à Kidal (Nord) pour abandon de poste

Bamako, 7 janv (AMAP) – Le gouverneur de la région de Kidal, dans le Nord du Mali, a décidé de suspendre les salaires de plusieurs agents de l’État et des collectivités territoriales dans le secteur de l’éducation, à compter du 1er janvier 2026, pour abandon de poste. annonce une source officielle. Selon une décision signée par le gouverneur, cette mesure, prise le 31 décembre 2025, concerne des enseignants et le personnel administratif répertoriés dans une liste annexée à la décision officielle. Cette suspension vise à sanctionner l’absence prolongée de ces agents, malgré des rappels répétés. Les directeurs régionaux du Budget, du Contrôle financier et le Trésorier payeur régional sont chargés de l’exécution de cette mesure, qui sera enregistrée et communiquée aux services concernés. La décision intervient après une série d’avertissements émis par les autorités régionales de Kidal pour inciter les agents scolaires à regagner leurs postes. OS/MD (AMAP)

San: Fin de formation de 800 jeunes soldats

San, 05 janv (AMAP) La deuxième vague de la promotion 2023 du 23e régiment militaire composée de 800 jeunes soldats est sortie de formation, lundi, au Centre d’instruction de San, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place La promotion compte 335 éléments de l’Armée de terre, 422 de la Garde nationale, 12 du Génie, 25 de la Gendarmerie nationale du Mali et 6 de la Direction du sport militaire. Le jeune Mohamed Fomba est le premier de cette promotion avec 17,54/20 de moyenne, il est suivi de Baba Dembélé qui a obtenu 17,20/20 de moyenne. Selon le Directeur du Centre d’instruction, le commandant Mamadou Modibo Coulibaly de l’Armée de terre, depuis l’arrivée de ces jeunes soldats, « ils ont appris à obéir, à marcher d’un pas commun, à manier les armes avec rigueur et à faire de l’effort une habitude. Ils ont surmonté des épreuves exigeantes, tant physiques que mentales. » « Aujourd’hui, ils sont devenus soldats, maîtrisant les savoir-faire  technico-tactiques que requiert la vie militaire, à travers des disciplines telles que le combat, la topographie, le règlement du service dans l’armée, entre autres et sont désormais prêts à servir la nation malienne , a souligné le Directeur du Centre d’instruction. Les jeunes soldats ont prêté serment devant le drapeau national, avant d’effectuer des démonstrations de combat et un impressionnant défilé militaire. Après la remise des attestations, la cérémonie a pris fin par un cocktail privé offert aux invités par le responsable du Centre. Llévènement s’est déroulé en présence des autorités administratives et politiques, des autorités militaires et des légitimités traditionnelles de la région de San. NC/OS/MD (AMAP)

Trois nouveaux ambassadeurs présentent leurs Lettres de créance au Président de la Transition Assimi Goïta

Bamako 06 janv. (AMAP) Le chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a reçu, mardi, au Palais de Koulouba, les Lettres de créance de trois nouveaux ambassadeurs accrédités auprès de la République du Mali, annonce un communiqué de la présidence malienne. La cérémonie a débuté avec M. Mahmoud Khani Jooyabad, nouvel ambassadeur de la République islamique d’Iran. Diplomate chevronné ayant occupé des postes de haut niveau en Europe et en Asie, il est présenté comme incarnant l’engagement traditionnel de l’Iran en faveur du multilatéralisme et de la coopération Sud-Sud. À cette occasion, les deux parties ont salué l’excellence des relations bilatérales, fondées sur une coopération diversifiée dans les domaines de la santé, de l’agriculture, des infrastructures et de l’aide au développement. Les échanges ont permis de réaffirmer la « volonté commune de dynamiser des projets structurants et de renforcer le dialogue stratégique, particulièrement en matière de paix, de sécurité et de lutte contre le terrorisme. La cérémonie s’est ensuite poursuivie avec M. Erik de Feijter, ambassadeur désigné du Royaume des Pays-Bas. Cette accréditation traduit la volonté partagée de consolider les relations entre Bamako et La Haye, notamment dans les domaines du développement durable, de la gouvernance et de l’action humanitaire. Enfin, M. Li Xiang, ambassadeur désigné Chine, a présenté ses Lettres de créance au chef de l’État. Diplomate expérimenté, il prend fonction dans un contexte marqué par l’excellence des relations sino-maliennes, considérées comme l’une des coopérations les plus dynamiques du Mali. Ce partenariat stratégique exemplaire s’est concrétisé par de nombreuses réalisations dans les secteurs des infrastructures, de la santé, de l’éducation, de l’énergie et du numérique, ainsi que par des projets structurants ambitieux en cours et à venir. À travers cette cérémonie, le président de la Transition a réaffirmé l’attachement du Mali à une diplomatie ouverte, fondée sur le respect mutuel, la souveraineté des États et une coopération gagnant-gagnant au service de la paix et du développement, selon le communiqué. OS/MD (AMAP)

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration : La 3e édition de la Semaine du Numérique se tiendra du 29 au 31 janvier 2026

Bamako, 06 janv. (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a annoncé, mardi après-midi, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de réunion du ministère des Sports, la tenue de la 3e édition de la Semaine du Numérique. L’événement se déroulera du 29 au 31 janvier 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), avec le Burkina Faso et le Niger comme pays invités d’honneur. Placée sous le thème « Le gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités et défis pour la culture », cette édition vise, selon le ministre, à examiner la vision stratégique de chaque pays membre de l’Alliance des États du Sahel (AES) en matière de transformation numérique, dans un contexte de crise multiforme et face à l’avancée rapide de l’intelligence artificielle. « L’événement s’ouvrira par un panel inaugural de haut niveau réunissant les ministres en charge du numérique du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ils aborderont le thème central de la Semaine et proposeront des solutions pour un développement coordonné du numérique dans l’espace AES », a précisé Alhamdou Ag Ilyène. Plusieurs panels thématiques sont également prévus, notamment sur « L’identité numérique, la certification et la signature électronique : quelles perspectives ? ». Ce sujet revêt une importance stratégique pour le Mali, dans le cadre de l’accélération des services d’e-gouvernement et du renforcement de la confiance numérique, a souligné le ministre. Par ailleurs, des compétitions seront organisées entre les start-ups et PME de l’espace AES, les jeunes cyberdéfenseurs (Cyber Défenseurs Juniors) ainsi que les services relevant de l’administration malienne. Les trente (30) candidats présélectionnés bénéficieront d’un coaching dispensé par l’AGETIC dans son Centre d’incubation. Les trois meilleurs de chaque catégorie seront primés, et un prix spécial sera décerné à la meilleure initiative féminine, a conclu Alhamdou Ag Ilyène. ST/MD (AMAP).

Le fleuve Sénégal de plus en plus trouble et ensablé

Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, le 5 janv (AMAP) Le fleuve Sénégal, l’un des principaux cours d’eau d’Afrique de l’Ouest, traverse plusieurs pays, dont le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée. Il reste une source vitale pour des millions de personnes, soutenant l’agriculture, la pêche, l’approvisionnement en eau potable et la production d’électricité hydroélectrique. En cette période de l’année, où les eaux sont normalement claires, le fleuve affiche un état inhabituel qui inquiète fortement les populations riveraines. Sidy Makan Konaté, jardinier au bord du fleuve depuis plus de vingt ans, déclare n’avoir jamais vu une telle coloration. Pour lui, ce phénomène traduit une dégradation progressive de l’environnement fluvial. Selon des sources non officielles, des activités de dragage intensives en amont, souvent liées à l’orpaillage, seraient responsables de cette situation. Ces opérations remuent de grandes quantités de sédiments et impliquent l’utilisation de produits chimiques toxiques, parfois cancérigènes, dont les rejets accentuent la turbidité et menacent la santé des riverains. À cela s’ajoute un ensablement croissant. De nombreuses petites îles sableuses émergent sur plusieurs tronçons, parfois par dizaines sur un même segment. La végétation finit par s’y installer, transformant progressivement le lit du fleuve en une succession d’îlots. Ce processus réduit la profondeur et la largeur du cours d’eau, fragilise la pêche et perturbe durablement les écosystèmes aquatiques. CONSEQUENCES SANITAIRES – Malgré ces signes alarmants, les riverains n’ont souvent pas d’autre choix que d’utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser cette eau colorée, malgré les risques », confie Mariam Bakayoko, ménagère à Diamou. Boisson, cuisine, lessive, baignade et abreuvement du bétail dépendent encore largement du fleuve dans de nombreuses localités. Cette dépendance expose la population à de sérieux risques sanitaires : diarrhées aiguës, dysenterie, choléra, fièvre typhoïde, bilharziose et diverses affections cutanées. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. Dramane Diakité, élu local, exhorte les autorités à agir sans délai. Il demande l’ouverture rapide d’une enquête pour identifier précisément les causes de cette dégradation et mettre en place des solutions durables. Il plaide également pour une implication accrue des communautés locales dans la gestion intégrée des ressources en eau. « Dans l’immédiat, il est essentiel de prendre des mesures concrètes pour protéger notre fleuve et préserver la santé de nos populations ainsi que celle de notre environnement », avertit-il. Sans réaction rapide, des milliers de riverains resteront exposés à des risques majeurs liés aux maladies hydriques. Les habitants interpellent par ailleurs l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et les États riverains pour un renforcement du contrôle des activités de dragage et la mise en œuvre de mesures efficaces contre l’ensablement. Pilier écologique, économique et social transfrontalier, le Fleuve Sénégal traverse aujourd’hui une phase critique. Sans actions concertées et rapides des parties prenantes, ce patrimoine commun risque des dommages irréversibles, compromettant le bien-être des générations actuelles et futures. ATB/OS/MD (AMAP)

Traditions locales : Le péril de la modernité

Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, 28 déc (AMAP) Pendant des décennies, l’éducation et l’organisation sociale au sein des communautés Khassonké reposaient sur un socle communautaire solide. Ce modèle, fondé sur la transmission des valeurs, des savoirs et des responsabilités collectives, a longtemps garanti la cohésion sociale. Aujourd’hui, cet équilibre est profondément fragilisé par la modernité et la généralisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nianankoro Konaté, notable et figure respectée du milieu Khassonké, se souvient d’une époque où l’initiation des enfants relevait d’une responsabilité collective. Vers l’âge de 14 ans, tous les garçons étaient circoncis ensemble puis retirés du monde pendant plusieurs semaines. Placés sous l’encadrement de jeunes initiés, appelés « Sembé », ils recevaient une éducation fondée sur les valeurs essentielles de la société : loyauté, dignité, honneur, mais aussi solidarité, partage, tolérance, respect et vivre ensemble. Pendant cette période, on imprégnait également les initiés des interdits sociaux considérés comme déshonorants, tels que le vol, le mensonge, l’adultère, etc. L’initiation s’achevait par une cérémonie marquant le passage à une étape supérieure. L’épreuve du « Mamo », organisée de nuit en brousse, visait à forger le courage et à éprouver la détermination des jeunes initiés. Derrière ce mythe, dont seuls les initiés détenaient la signification réelle, se cachait un puissant outil pédagogique destiné à renforcer l’endurance morale et le sens des responsabilités. Le mariage constituait également un pilier central de la vie sociale. Autrefois, il relevait avant tout de la sphère familiale. Les parents se chargeaient de choisir, pour leur fils, une épouse issue d’une famille reconnue pour ses valeurs et sa bonne moralité. Les démarches se faisaient progressivement, à travers des étapes bien définies, (première, deuxième et troisième remise de cola), permettant à la belle famille de mener des enquêtes discrètes et d’observer les futurs époux. Une fois l’accord donné, l’union se célébrait dans la simplicité. Le mariage n’était pas une affaire de richesse, mais de respectabilité et de confiance entre les familles. MUTATIONS ET RUPTURE : – Avec l’avènement de la modernité, ces pratiques ont profondément évolué. Aujourd’hui, les jeunes se rencontrent, s’aiment et nouent des relations avant d’en informer leurs parents. Dans le même temps, de nouvelles exigences se sont greffées aux cérémonies matrimoniales : tenues uniformes, dîners, festivités multiples. Ces extravagances ont contribué à rendre les mariages de plus en plus coûteux, transformant progressivement l’union en une affaire d’argent. Selon Nianankoro Konaté, cette évolution explique « en partie la fragilité et la courte durée de nombreux mariages contemporains. » Outre les rites et les relations familiales, la modernité a également bouleversé les relations humaines et les mécanismes de transmission des valeurs sociétales. Pour Moussa Yalcouyé, enseignant à la retraite, cette mutation « touche en profondeur le système éducatif, y compris dans ses dimensions institutionnelles. » Il constate l’effacement progressif des liens de proximité qui structuraient autrefois la vie quotidienne. Dans les familles comme dans les « grins » (clubs d’amis), les moments d’échange et de discussion collective ont cédé la place à une communication de circonstance. Là où l’on causait et partageait librement, chacun est désormais absorbé par son téléphone, échangeant avec des personnes à des milliers de kilomètres par réseaux sociaux interposés, tout en ignorant parfois celles qui se trouvent, tout près, a portée de voix. Il rappelle qu’autrefois, les grands parents jouaient un rôle central dans l’éducation informelle. Ils regroupaient, la nuit au tour du feu, les enfants pour leur raconter des histoires soigneusement construites, porteuses de leçons de vie, de sagesse et de repères culturels. Ces récits contribuaient à façonner le caractère, à transmettre les valeurs et à renforcer le vivre ensemble. « Aujourd’hui, observe-t-il, ces pratiques se raréfient. Dans de nombreuses familles, lorsque les regards ne sont pas rivés sur les téléphones portables, ils se tournent vers les écrans de télévision, reléguant les échanges humains au second plan. » Pour Moussa Yalcouyé, cette évolution traduit une rupture silencieuse dans la transmission des savoirs et des valeurs. L’éducation, autrefois collective et encadrée par les aînés, est désormais largement influencée par les écrans et les réseaux sociaux, souvent sans filtre ni accompagnement. Il plaide ainsi pour une régulation plus stricte des réseaux sociaux et pour un rôle plus affirmé de l’État, notamment à travers l’encadrement des contenus et la promotion de productions locales en harmonie avec les valeurs ancestrales. Ces témoignages révèlent une société en pleine mutation, où la modernité fragilise progressivement les repères traditionnels. L’enjeu n’est pas de freiner le changement, mais de préserver les valeurs essentielles afin que l’évolution se fasse sans rompre le lien social et culturel. ATB/MD (AMAP)

Mali : Des frappes aériennes contre des positions terroristes à Kita (Ouest) et Tombouctou (Nord), annonce L’état-major général des Armées

Bamako, 28 déc (AMAP) L’état-major général des Armées maliennes a annoncé, dimanche,  la conduite de plusieurs opérations aériennes au cours des dernières 24 heures, dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national. « L’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) a effectué des missions de frappes et de reconnaissance offensive contre des positions et des refuges de groupes armés terroristes », a indiqué l’état-major dans un communiqué parvenu à l’AMAP, le même jour. Selon la même source, le 27 décembre 2025, « très tôt le matin, des frappes aériennes ont été menées au profit des unités de l’opération FUGA KENE sur des positions terroristes situées au sud de la localité de Sorribougou, dans la Région de Kita. » Toujours le même jour, en fin de matinée, lors d’une mission de reconnaissance offensive dans le secteur de Tombouctou, les vecteurs aériens des FAMa « ont découvert puis détruit plusieurs bases de groupes armés terroristes à l’ouest et au sud de la localité de Léré, ainsi qu’au sud de Foïta. » Par ailleurs, un engin lourd de type Caterpillar a été pris pour cible dans le site d’orpaillage d’Intillit, situé au nord-ouest d’Intahaka. « En début de soirée, des frappes ont de nouveau visé un refuge de groupe armé terroriste au sud de Léré, dans la Région de Tombouctou, entraînant la neutralisation de plusieurs combattants ennemis et la destruction de matériels. » L’État-Major Général des Armées assure que les unités des FAMa « demeurent vigilantes sur les théâtres d’opérations et prêtes à faire face à toute velléité ennemie. » OS/MD (AMAP)

Clôture de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : La palme revient à la Région de Bougouni

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 28 Déc (AMAP) Le premier prix de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, qui s’est déroulée du 18 au 28 décembre, a été remporté par la Région de Bougouni, suivie de Dioïla et de la Région de Tombouctou lauréat du troisième prix, au terme de la compétition dont la clôture, samedi, a été présidée, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Le Jury présidé par le Dr Fodé Moussa Sidibé a attribué le prix spécial du Président de la Transition, d’une valeur d’un million de francs CFA, à l’Orchestre moderne de Kidal, tandis que l’édition de 2027 sera organisée à Bougouni. Les dix jours de compétitions entre les troupes régionales, « dans une saine émulation, ont permis au public, nombreux à tous les spectacles, d’apprécier la qualité des prestations et de découvrir les talents émergents des terroirs du Mali », a dit le chef du gouvernement. « Ainsi, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’État, la biennale contribue incontestablement à la promotion accrue des talents du Mali », a ajouté le général Maiga Il a adressé ses félicitations aux Gouverneurs de la Région de Tombouctou, tous les Gouverneurs de Région et du district de Bamako, Tout comme a tous les responsables locaux pour leur « implication personnelle », et les responsables techniques pour le challenge reussi et pour la bonne organisation de l’évènement. Il n’a pas omis les Légitimités traditionnelles de Tombouctou pour leur « Diatiguiya », les organisateurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’évènement. Avec une mention spéciale à nos forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur efficacité ainsi que les artistes et artisans. « Malgré les défis sécuritaires, économiques et sociaux, le Mali reste debout, fier de ses valeurs et confiant en son destin. Et Tombouctou 2025 restera gravée comme une étape majeure dans la renaissance culturelle de notre Nation », a dit Abdoulaye Maiga. Il a annonce les trois régions qui abriteront respectivement la Biennale : la Région de Bougouni en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. « L’édition de 2025 était un défi pour terminer en beauté, l’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition. Elle a été marquée par la confirmation de la volonté du Président de la Transition de réunir toutes les régions pour la première fois au Nord du Mali autour de nos valeurs, de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble », a dit, pour sa part, le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. « Cette Biennale a été celle de la résilience, de l’innovation et de l’unité nationale. Pendant dix jours, la Cité des 333 Saints a retrouvé son souffle. Elle est redevenue un carrefour vivant de cultures, de création et de rencontres », a ajouté M. Daffé. Des prix spéciaux ont été attribués à des artistes tout comme des attestations de participation. Une cérémonie accompagnée par la prestation du célèbre comédien Habib Dembélé dit Guimba national et la chanteuse Ami Wassidjé après l’exécution de l’hymne national. La cérémonie a été clôturée par la remise du drapeau de la Biennale au gouverneur de Bougouni où rendez-vous est pris pour la prochaine. Cette clôture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des gouverneurs des régions, des diplomates accrédités au Mali, de personnalités politiques, de légitimités traditionnelles ainsi que plusieurs communautés venues assister à la remise des prix de cette première dans le Nord du pays AS/OD/MD (AMAP)    

Coup d’envoi de la 2ᵉ édition du Festival Bamanaya Kunben à Kati

Kati, 28 déc (AMAP) La deuxième édition du Festival Bamanaya Kunben a démarré vendredi 27 décembre 2025 qui se déroulera au stade Vincent Traoré à Kati qui s’apprête à vivre six jours d’effervescence culturelle. « Ce festival, désormais dans sa deuxième édition, a pour objectif de faire renaître les valeurs du Bamanaya chez les jeunes. Le Bamanaya est bien plus qu’une tradition, c’est un ensemble de comportements qui façonnent l’homme modèle », a déclaré le président du festival, Boubacar Traoré, Il a rappelé l’esprit du Bamanaya, fondé sur des valeurs essentielles : la dignité, l’honnêteté, le respect, le travail et l’éducation. L’adjoint au préfet du Cercle de Kati, Issa PLéa, a officiellement lancé les activités de ce grand rassemblement et célébration inédite dédiés à la promotion des traditions bamanan. Dès les premiers instants, l’événement a pris une dimension particulière avec la présence de délégations venues de Ségou(Centre) et de Kolokani (Ouest), ainsi que du groupement des Donso, qui ont, tous, partagé des messages percutants et symboliques. Placé sous le haut patronage de M. Harouna Diarra, préfet du cercle de Kati, et de M. Dalla Macalou, membre du Conseil national de Transition (CNT), cet événement s’annonce comme un véritable pont entre patrimoine et modernité, offrant une plateforme d’échanges, de performances artistiques et de transmission. AK/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : les troupes de Koulikoro et Douentza bouclent la compétition

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop Tombouctou, 28 déc (AMAP) À quelques heures de la cérémonie de clôture, les troupes de Koulikoro et Douentza ont clôturé, samedi nuit, les compétitions de la Biennale en présentant, chacune, les quatre disciplines devant le jury au terrain municipal de la ville. La troupe de Koulikoro, en présence des ministres en charge de la Culture Mamou Daffé et de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. a présenté sa pièce de théâtre appelée « Soupir de Farabougou ». C’est un récit de plusieurs séquences pour la paix mais, aussi, visant à attirer l’attention des décideurs sur les pratiques néfastes de certains individus. Il sera suivi de l’ensemble instrumental dont le thème porte sur « L’attente ». Elle évoque le dialogue, la compréhension mutuelle et le partage au sein d’une société. Il est enchaîné par le solo de chant titré « Faso Mali ». C’est une invite à l’unité nationale, à la solidarité et à l’implication de toutes les composantes de la société. Elle rappelle également, que le Mali a choisi sa voie, celle de la souveraineté avec ses pays frères (Burkina Faso et Niger). « La cohésion sociale » est le thème de sa danse traditionnelle, une chanson qui illustre le retour des guerriers du champ de batailles suite à une victoire. Elle est organisée sur la place publique pour célébrer la victoire des guerriers et annoncer la paix, l’entente et le vivre ensemble. Après Koulikoro, la troupe de de Douentza monte sur scène pour clôturer les compétitions. Elle commence avec son ensemble instrumental qui parle de la résilience. La troupe invite les populations du Mali à préserver les acquis et de compter sur ses efforts dans la reconstruction du pays. Elle appelle à la résistance pour affronter les défis du moment. Le solo de chant intitulé « L’union de tous les Maliens », est un rappel sur la bravoure du peuple malien. « Notre pays a connu plusieurs difficultés mais, les Maliens sont restés unis. Les difficultés actuelles ne doivent pas nous diviser, unissons-nous autour de nos autorités pour le bien-être de tous les Maliens », tel est le message. La danse traditionnelle intitulée le « Nèbè ». C’est une danse rituelle qui se fait chaque année après la période de récolte pour préparer la nouvelle année et protéger le village contre le mauvais sort. Elle est exécutée après l’accord des anciens. Et enfin vient la pièce de théâtre pour clôturer la soirée. Son titre est « Le prix de l’éducation », il met l’accent sur le comportement des jeunes et interpelle les enseignants, les parents et les autorités du pays à se retrouver pour une meilleure l’éducation aux enfants. AS/OD/MD (AMAP)