Bamako : Dangereuse prolifération de sachets plastiques d’eau

Par Kémoko DIABATÉ Bamako, 26 janvier (AMAP) Des étiquettes aussi séduisantes que trompeuses sur un marché très lucratif qui échappe à tout contrôle de l’Etat, de petites unités de production d’eau en sachet poussent comme des champignons, à Bamako, la capitale malienne. Cela au mépris des mesures réglementaires et des conditions d’hygiène appropriées. Ce qui représente une menace pour la santé publique, car pouvant provoquer des maladies comme le cancer digestif, l’hépatite A, la dysenterie et la diarrhée infectieuse. Cet après-midi, le temps est clément à Darsalam. Un soleil radieux sur le rond-point entre la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) et une pharmacie. des rires tonitruants d’un groupe de jeunes filles. Manifestement, des aides ménagères modestement, sur la tête, des récipients d’eau en sachet. Elles arrivent du Rail-da, le terminus des mini cars de transport en commun (Sotrama). « Je travaille pour une patronne dans (un) camp » militaire proche, nous souffle Aïssata Dembélé, aide-ménagère et vendeuse ambulante. Comme elle, de nombreuses jeunes filles et femmes arpentent les artères principales de la capitale proposant leurs sachets d’eau en plastique à des clients assoiffés. Ce business n’est pas le terrain favori que des aides ménagères. Dans les quartiers, on en trouve presque dans chaque rue et ruelle. La petite boutique de Affo Cissé est prise d’assaut par une panoplie de clients. Certains demandent du sucre, d’autres de la cigarette ou encore du jus pour les plus petits. Chacun voulant être servi le premier, le désordre est indescriptible.  « Le pic dans la vente de sachets d’eau est, le plus souvent, c’est pendant les cérémonies de mariages, baptêmes ainsi que les funérailles », assure M. Cissé. Tout en émettant des réserves sur la qualité du contenu des sachets. Il pointe d’un doigt accusateur la transition des forages aux robinets pour sûrement alléger les coûts de production. « Lorsque le stock prend du temps à s’écouler, on commence à voir de petites particules dans le contenu », affirme Affo. CONDITIONS D’HYGIÈNE SUSPECTES – De l’autre côté du district de Bamako, à Baco-Djicoroni Golf, se trouve une gigantesque usine de production d’eau, étonamment organisée. Dans cette cour assez vaste pour ce genre de travail, on dénombre plusieurs pièces dont la salle de production, celle de conservation d’eau emballée, de conservation de sachets plastiques ainsi que le bureau du Directeur général, Siaka Doumbia. La production se fait tantôt avec l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), tantôt avec celle des forages. « C’est le traitement d’eau qui pose davantage de problèmes. Pour la SOMAGEP, bien que traitée, nous la filtrons », nous confie M. Doumbia. Selon ses explications, l’eau filtrée passe ainsi par un deuxième filtre par « ultra-violet ». Ce traitement, indique-t-il, consiste à détruire les microbes. « Du robinet aux sachets, les mains ne touchent pas l’eau. C’est la machine qui fait le traitement et remplit les sachets avant de les laisser tomber sur les carreaux. Ainsi, nous les emballons », décrit le patron de la boîte. Et notre interlocuteur de souligner que, normalement, les producteurs travaillent avec des laboratoires d’analyse d’eau. Pour ce faire, les agents font des évaluations trimestrielles. « Ils prennent des échantillons, les analysent et nous rendent compte », poursuit-il. Avant d’ajouter que son entreprise est en train de faire de son « mieux pour le respect des règles sanitaires. » « Nous, nous suivons cette procédure, mais pas tous »,se désole-t-il. A Darsalam (Commune III), non loin des feux tricolores situés en face de l’Ecole supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Mohamed (prénom d’emprunt) est assis dans son kiosque, sur une rue animée. C’est dans cet espace d’environ deux mètres carrés qu’il a installé sa petite usine de circonstance. La machine souillée est silencieuse. Là encore, on utilise l’eau du robinet. « Dès que l’eau du robinet devient trouble, nous sursoyons à la production jusqu’à ce que tout redevienne normal », assure Mohamed. Dans le même quartier se trouve une tout autre entreprise spécialisée dans la location de chaises et autres. A côté de, elle assure la production d’eau en sachet plastique. Sous un soleil de plomb, des employés déchargent un mini-camion empli de chaises. Le responsable se trouve à son bureau. Notre visite inopinée tombe à l’eau. Car, le patron ne veut point nous accueillir prétextant des occupations. Le sujet des sachets d’eau produits par des unités informelles est  sensible. Sur la floraison de ces « usines » dans la Cité des trois caïmans, la mairie de la Commune III du District de Bamako n’a pas voulu donner suite à nos sollicitations, malgré notre insistance. ABSENCE DE CONTRÔLE – L’eau représente une place importante dans la vie de l’homme. Le scientifique français, Louis Pasteur affirmait en 1880 que : « Nous buvons 90% de nos maladies ». Les qualités physique, chimique, sans saveur, absence d’odeur et agréable de ce liquide, doivent être conformes aux normes d’une eau potable ou aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au Mali, le secteur de la production d’eau destinée à la consommation est encadré par le décret n°06-259 / P-RM du 23 juin 2006 où il a été institué une autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires (dont l’eau), des aliments pour animaux et des additifs alimentaires (AMM). Ainsi que l’Arrêté interministériel N°07-2650 / MS-MEP-MA-MIC-MF-SG du 26 septembre 2007 déterminant les modalités d’application du décret. C’est à ces réglementations en vigueur que doivent se soumettre les unités de production. Pour une bonne organisation et un suivi réguliers de ces sociétés et entreprises productrices des eaux en sachet et en bouteille, le Laboratoire national des eaux (LNE) tient des réunions avec les structures concernées dont la Direction nationale de l’hydraulique, la Direction nationale de l’industrie, les Associations de consommateurs et l’Association des producteurs d’eau en sachet, le Laboratoire national de la santé (LNS), la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments, (ANSSA), la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle

Crise des hydrocarbures : Le Cercle de Tominian en panne sèche

Tominian, 23 janv (AMAP) Le cercle de Tominian (Centre) connait une grave pénurie de carburant qui paralyse l’économie locale et suscite un profond sentiment d’abandon au sein de la population, a constaté l’AMAP sur place. Depuis le début de la crise des hydrocarbures au Mali, aucune livraison d’essence n’a été enregistrée à Tominian, en dehors de la dotation réservée à la centrale d’Energie du Mali (EDM). Au début du mois de décembre 2020, la ville a réceptionné, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale de l’EDM, officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, devait permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Au démarrage de la crise, les habitants avaient trouvé un répit de courte durée, grâce à l’unique station-service de la localité. Mais celle-ci a brusquement fermé ses portes, pour des raisons jamais élucidées. Depuis, aucune reprise d’activité n’a été constatée, plongeant la population dans une détresse totale. Face à ce vide, les revendeurs informels ont pris le contrôle du marché, imposant des prix excessifs à des ménages déjà éprouvés. « Aujourd’hui, l’essence est devenue un luxe que la majorité des habitants ne peut plus s’offrir », confie un habitant de Tominian. Cette situation a entraîné l’arrêt de nombreuses activités économiques, rendu les déplacements difficiles et perturbé plusieurs services essentiels. De nombreuses questions taraudent les esprits des populations qui vivent difficilement cette situation. « Tominian a besoin d’essence, Tominian a besoin d’être entendu », disent les habitants, rappelant que le développement local, la mobilité des citoyens et la survie économique du cercle en dépendent. Pour rappel, le gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a effectué une visite de courtoisie dans le Cercle de Tominian le 19 mai 2021. En cette occasion, les représentants de la société civile avaient déjà alerté sur la marginalisation du cercle et demandé aux autorités de prendre des mesures ST/OS/MD (AMAP)  

Diéma : le « Diakouma diourou », un ustensile ancestral en voie de disparition

Par Ouka Ba Diéma, 21 janv (AMAP) À Diéma, le « Diakouma diourou », un instrument traditionnel de conservation des aliments, tend à disparaître des ménages, malgré son efficacité et son faible coût. Aussi appelé « corde du chat », le Diakouma diourou est un support ancien, utilisé depuis des siècles. De forme triangulaire et généralement confectionné à partir de tissus ou de feuilles de rônier, il sert à conserver les condiments et aliments à l’abri des nuisibles, notamment les souris et les cafards. Le récipient contenant les denrées est placé à l’intérieur puis suspendu au plafond de la cuisine. Aujourd’hui, son usage se fait rare. « Les femmes qui utilisent encore le Diakouma diourou se comptent sur le bout des doigts », constate-t-on à Diéma. Pourtant, cet outil reste plus économique et parfois plus pratique que certains équipements modernes comme les buffets ou garde-manger, souvent coûteux. La mésaventure de Diaba Sylla illustre ce constat. Après qu’un chat a dévoré le poisson fumé qu’elle avait préparé pour le repas familial, la ménagère a décidé de revenir à cette méthode traditionnelle. Pour Mme Néné Dia, membre de l’Association Sabougnouman, le débat est clair : « Certaines femmes sont extravagantes. Il leur faut tout, garde-manger, buffet… pourtant le Diakouma diourou suffit pour conserver nos aliments », affirme-t-elle. Un avis que ne partage pas une autre habitante : « L’utilisation du Diakouma diourou est dépassée. En ville, on n’ose même pas y penser. Il faut évoluer », soutient-elle. Mais pour Mohamed Fofana, conducteur de gros porteurs, la modernité a ses limites : « Si l’évolution nous fait perdre nos identités culturelles, qu’allons-nous devenir ? », s’interroge-t-il. Symbole d’un savoir-faire domestique transmis de génération en génération, le Diakouma diourou semble aujourd’hui relégué aux oubliettes. Pour de nombreux observateurs, sa revalorisation apparaît nécessaire afin de préserver une partie du patrimoine culturel local. OB/OS (AMAP)

Photographie : L’Association Yamarou photo remet les prix Ibibi  à partir du 10 février  prochain

Bamako, 16 janv (AMAP) L’association Yamarou photo remettra les prix Ibibi du 10 février au 10 mars 2026 à Bamako, lors d’un évènement destiné à réaffirmer Bamako comme capitale africaine de la photographie, a appris l’AMAP, jeudi, de source officielle. Le directeur artistique, Seydou Camara, lors d’un déjeuner de presse au siège de l’Association à Sotuba, a indiqué que l’objectif général de ce projet est de contribuer à la mise en place d’un espace de créations artistiques et de promotion de jeunes photographes émergents du continent. Accompagné de la chargée de communication, Mme Bintou Alexandra Diarra dite Chacha, il a précisé que les prix les prix « Ibibi » seront décernés dans trois grandes catégories. Le premier prix sera attribué au meilleur projet photographique du continent africain sur le plan de la création artistique. Le deuxième, dédié à la présidente de la Fondation Oumou Dilly, feue Naomie Steuer, sera attribué à une photographe africaine émergente. Enfin, le troisième prix sera remis au meilleur livre photographique, édité en Afrique. Le directeur artistique a exprimé sa satisfaction de voir ce projet « enfin réalisé après cinq longues années » de maturation. « C’est le lieu de remercier les partenaires qui ont accepté de soutenir cette initiative en vue de combler le vide de la période inter-biennale des Rencontres de Bamako, et  d’offrir un cadre professionnel aux artistes africains pour la diffusion de leurs œuvres sur le plan international », a dit M. Camara. Il a expliqué le concept « Ibibi » qui signifie, en langue Sonraï, le noir, symbole de la photographique et du continent noir. Il a décliné le contenu de 30 jours d’activités photographiques et artistiques. Ainsi. la semaine professionnelle se déroulera du 10 au 15 février 2026. Elle sera animée par des professionnels maliens et d’ailleurs à travers le monde. Le programme prévoit des ateliers de formation, des expositions, des master-classes et des visites guidées. Tous les lauréats seront accompagnés pendant toute l’année, pour leur permettre de participer à des projets internationaux. Le prix Ibibi est un projet contemporain qui implique plusieurs catégories de professionnels venus de divers horizons. « C’est un projet futuriste », a dit Seydou Camara. Il a ajouté que c’est un projet « appelé à grandir et qui  permettra  de confirmer notre pays dans sa place de leader dans le domaine de la photographie contemporaine. » « Pour cette première édition, nous avons reçu plus de 100 candidatures à la suite d’un appel à projet sur nos plates-formes, à la suite d’un travail minutieux,  effectué par un jury professionnel composé de deux Maliens dont le philosophe écrivain Chab Touré, et  Harandane Dicko, expert en photographie. » Selon lui, cinq personnes seront retenues pour chaque discipline avant la remise des  prix finaux. Il a, enfin, expliqué que Ibibi est un projet innovant qui met aussi  en valeur d’autres  catégories de travailleurs  comme  les hommes de médias, les administrateurs, les plantons… Pour sa part, la chargée de communication a expliqué la stratégie mise en place pour annoncer l’événement et la méthodologie de Yamarou photo pour la réalisation de ce « projet innovant de l’invention de Nicéphore et de Niepce. » Elle a indiqué que le projet, initialement prévu en 2025, démarrera en 2026 pour des contraintes liées au contexte de notre pays. Elle a dit que l’initiative est ouverte « à tous et même aux générations anciennes de photographes qui disposent encore de capacités pour répondre au projet. » AS/MD (AMAP)  

Mopti : six directeurs régionaux honorés avant leur départ à la retraite

Mopti, 14 jan (AMAP) – Le gouverneur de la région de Mopti, le général de brigade Daouda Dembélé, a rendu hommage, lundi, à six directeurs régionaux admis à faire valoir leurs droits à la retraite, lors d’une cérémonie empreinte d’émotion dans la cour du gouvernorat. Organisée par les autorités régionales, la cérémonie a distingué M. Ousmane Diallo, conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, M. Jean-Pierre Togo, directeur régional de l’Agriculture, ainsi que MM. Moussa Coulibaly, Mahamoudou Djiteye, Hamadi Samaké et Souleymane Touré, respectivement directeurs régionaux de l’Urbanisme, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, du Génie rural et du Stade Barema Bocoum. Plusieurs des récipiendaires ont été décorés au cours de leur carrière. Ousmane Diallo, ancien décoré lors de la campagne militaire de l’Agachere, a été élevé au rang de chevalier de l’Ordre du mérite agricole, tandis que Jean-Pierre Togo est chevalier de l’Ordre national du Mali et chevalier de l’Ordre du mérite agricole. Prenant la parole au nom des retraités, Ousmane Diallo a exprimé sa reconnaissance aux autorités :« Cette marque de considération restera gravée dans nos mémoires. Nous partons avec le sentiment du devoir accompli », a-t-il déclaré. Au nom de l’administration et des populations de Mopti, le gouverneur a salué le parcours des récipiendaires : « Vous avez consacré votre vie au service public avec loyauté et abnégation. Le vide que vous laissez est grand, mais il constitue aussi une opportunité pour la relève », a souligné le général de brigade Daouda Dembélé. Le chef de l’exécutif régional a souhaité aux retraités une nouvelle étape de vie placée sous le signe de la santé, de la sérénité et de la joie, avant de remettre, au nom des plus hautes autorités du pays, des attestations de reconnaissance pour services rendus à la Nation malienne. DC/OS(AMAP)

Mali : Frappes aériennes de l’Armée sur plusieurs bases et groupes terroristes

Bamako, 13 jan (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, le 12 janvier 2026, plusieurs frappes aériennes ciblées contre des Groupes armés terroristes dans les régions de Ségou et de Mopti (Centre), a annoncé l’état-major général des Armées. Selon le communiqué officiel, ces frappes interviennent dans le cadre des opérations de surveillance et de sécurisation du territoire national. La première opération aérienne a visé une base terroriste située dans la forêt classée de Soussan, dans la Région de Ségou. Une deuxième, « menée avec succès au nord-est de Zantièbougou, dans la forêt de Kékoro, a permis de neutraliser un groupe armé et de détruire plusieurs motos utilisées par les terroristes », ajoute la même source. Une troisième frappe a ensuite « ciblé un autre groupe armé terroriste en déplacement dans une zone forestière située non loin de Diafarabé, dans la Région de Mopti. » « Ces actions s’inscrivent dans la dynamique permanente de surveillance et de neutralisation des groupes terroristes qui menacent la sécurité des populations et l’intégrité du territoire national », précise l’état-major général des Armées. Il assure que les opérations se poursuivent sans relâche sur l’ensemble du territoire. « Les opérations coordonnées de recherche et de neutralisation des terroristes continueront jusqu’au rétablissement total de la sécurité », déclare l’état-major. OS/MD (AMAP)

Opérations des Forces armées maliennes : plusieurs groupes terroristes neutralisés le 11 janvier (Communiqué)

Bamako, 12 janv (AMAP) L’état-major général des Armées a annoncé que les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, dimanche, plusieurs terroristes dont elles ont détruit les moyens logistiques et saisi des armes et des munitions « Dans le cadre de la surveillance du territoire, des vecteurs aériens des FAMa ont conduit trois frappes ciblées contre des regroupements de groupes armés terroristes », indique un communiqué de l’état-major rendu public, lundi, et faisant le bilan des opérations menées le 11 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire national, « Les frappes aériennes ont permis de neutraliser plusieurs éléments terroristes et de détruire d’importants moyens logistiques utilisés par ces groupes », ajoute la même source La première frappe a visé un groupe à l’ouest de Bebelin et au sud de la forêt de Kekoro, dans la Région de Dioïla, entraînant la neutralisation « d’une dizaine de terroristes et la destruction de plusieurs motos. » La deuxième frappe, menée au sud-est de Tinkeleni, toujours dans la Région de Dioïla, a permis la neutralisation de plusieurs terroristes et la destruction de dizaines de motos. La troisième frappe a concerné un véhicule transportant des explosifs appartenant à des groupes armés terroristes à l’est de Kidal, dans le Nord du pays. Par ailleurs, les FAMa ont déjoué une embuscade tendue par un groupe armé terroriste contre une mission à Léré, dans la région de Tombouctou (Nord), occasionnant la neutralisation de plusieurs assaillants et la saisie d’une importante quantité d’armes, de munitions et de moto, selon l’état-major général des Armées. OS/MD (AMAP)

Bafoulabé : Attaque d’hommes armés ce matin contre plusieurs unités industrielles

Bafoulabé, 11 janv (AMAP) – Ce dimanche 11 janvier 2026, vers 2 heures du matin, environ 160 terroristes lourdement armés, circulant sur une centaine de motos, ont attaqué simultanément plusieurs unités industrielles du cercle de Bafoulabé situées le long de la RN 22. Les assaillants, aperçus vers 7 heures à Selinkegny (une trentaine de kilomètres de Bafoulabé), se sont divisés en deux groupes : l’un s’est dirigé vers l’usine Stones (à une vingtaine de kilomètres de Bafoulabé), l’autre vers la zone de Kayes ciblant la CCIM (Carrière et Chaux du Mali) à Karaga et Diamond Cement à Gangonteri. Des dégâts matériels importants ont été constatés : des chargeurs et un car ont été incendiés. De Selinkegny (à 2 km de la CCIM, une dizaine de km de Stones et une vingtaine de km de Diamond Cement), d’importants panaches de fumée s’élevaient des usines. Trois personnes ont été enlevées à l’usine Diamond Cement. Aucun blessé ni mort n’est signalé pour le moment. Joint par téléphone, Ibrahima Diawara, PDG de l’entreprise concernée, a confirmé l’attaque sur son site. « Nous avons subit une attaque par des hommes armés. Je n’ai pas d’autres informations pour le moment », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « En plus de mon usine, Diamond Cement, une autre société de ciment et une usine indienne sont également attaquées.» Cette nouvelle incursion intervient après celle du 1er juillet 2025 qui avait déjà visé les mêmes unités industrielles et entraîné l’enlèvement de personnalités. Des alertes avaient été lancées dès le 6 et le 10 janvier par les populations Diallanais et de Saourané. Le PDG de Stones avait ordonné l’évacuation urgente de ses travailleurs, tandis que la direction de Diamond Cement avait quitté les lieux dès le 9 janvier pour se réfugier à Kayes. Pour l’heure, les militaires ont suspendu la traversée du fleuve pour des raisons sécuritaires. BM/OS (AMAP)

CAN 2026 : la police malienne appelle au calme avant la rencontre Mali-Sénégal en quarts de finale

Bamako, 9 janv (AMAP) Le Directeur général de la police nationale a invité, vendredi, la population malienne « au calme, au civisme et au respect des biens publics et privés, quelle que soit l’issue » des quarts de finale Mali-Sénégal en Coupe d’Afrique des Nations (CAN), selon une source officielle Les autorités maliennes ont également annoncé « un important dispositif sécuritaire », indique un communiqué publié le même jour. « Un dispositif policier sera déployé pour le maintien de l’ordre et la fluidité de la circulation autour du match prévu le vendredi 09 janvier 2026 », précise le communiqué. Les autorités demandent que « la victoire comme la défaite soient vécues avec retenue et sérénité. » Le texte exprime la confiance des forces de l’ordre dans le sens des responsabilités des supporters et conclut par un message de soutien aux Aigles du Mali. OS/MD (AMAP)

Le bureau de l’AMAP honoré par la région pour ses services

Dioila, 9 janv (AMAP) – Le Bureau local de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP) à Dioila a été honoré, ce vendredi, d’une attestation de reconnaissance pour services rendus. Cette distinction a été remise à l’occasion de la présentation du trophée de la deuxième place régionale, attribuée à la localité. La Gouverneure de la région, Mme Mariam COULIBALY, a déclaré que cette attestation décernée au correspondant de l’AMAP récompense les « immenses efforts » fournis depuis l’érection de Dioila en région. Elle a précisé que cette distinction est également dédiée à l’ensemble des organes de presse de la région. L’exécutif régional a invité tous les médias à un strict respect de l’éthique et de la déontologie professionnelles. DF/OS (AMAP)