Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Echanges sur le dialogue et la paix
Envoyé spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou, 26 déc (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé et sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé, vendredi, à Tombouctou une conférence débat sur le thème : « Dialogue paix et prospérité partagée » au village de la Biennale artistique et culturelle, sur la place de l’Alliance des États du Sahel. En présence des gouverneurs de régions, des autorités politiques et plusieurs invités de marque, venus des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et plusieurs communautés locales, Mme Oumou Sall Seck a rappelé l’importance du dialogue dans la restauration de la paix. L’ancienne maire de Goundam a lancé un appel pour une paix durable. Selon elle, la biennale de Tombouctou est un voyage entre le passé et présent. « Tombouctou reste la voix du Mali pour parler de la paix et du dialogue », a-t-elle dit, demandant à ceux qui tiennent, encore, les armes de les déposer pour venir au dialogue. Elle a, aussi, lancé un appel aux déplacés de rejoindre les parents. « Aucun pays ne peut se construire sans ses enfants, C’est à nous de nous unir pour reconstruire notre pays », a soutenu Mme Oumou Sall Seck. Selon elle, « la paix est indispensable, le temps est venu de se pardonner et de se parler. » Abondant dans le même sens, le ministre Daffé a salué l’engagement et l’implication de Mme Oumou Sall Seck dans la restauration de la paix. Il aussi remercié le Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir décrété 2025, Année de la culture. La Biennale de Tombouctou est aussi un cadre de dialogue, de paix et de la diversité culturelle. A l’image du Forum international des civilisations qui a permis aux universitaires, experts ou administrateurs d’échanger sur le dialogue et la paix. Les deux ministres ont tous lancé un appel « à ceux qui ont les armes de revenir pour bâtir la paix autour d’un dialogue inter-culturel. » Au cours des échanges, il a été question de faire de Tombouctou une capitale culturelle du Mali et d’autres ont suggéré d’élargir cette rencontre au niveau des communautés concernées. AS/OD/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Le tour de piste des troupes de Tombouctou et Taoudenit
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou 27 déc (AMAP) La population de Tombouctou, dans un élan de fraternité, est sortie massivement pour soutenir les troupes de Tombouctou et Taoudenit lors de leurs prestations, vendredi dernier, sur le terrain municipal. Partout, on pouvait constater cet engouement des femmes et des jeunes, sous l’œil vigilant des forces de sécurité. Contrairement aux autres soirées, le stade était déjà assailli bien avant 19 heures, nécessitant de faire la queue pour y accéder. La troupe de Tombouctou a lancé la soirée avec un ensemble instrumental dédié à la sauvegarde du patrimoine immatériel de la région. Ce fut un vibrant plaidoyer pour la valorisation de l’identité culturelle locale. Ensuite, un solo de chant, intitulé « L’unité autour de l’AES », a appelé à l’unité et à la résilience pour le Mali. À travers cette composition musicale, la troupe a démontré que tous les Maliens sont unis par un même héritage et un même destin, rendant également hommage à l’Armée malienne. Le troisième passage fut couronné par une pièce de théâtre intitulée « Le tissage de la cohésion sociale du mariage », relatant la force du lien conjugal ainsi que ses obligations. « Les oiseaux sont partis » fut le thème de la danse traditionnelle qui a clôturé la prestation de la 6e région. La troupe de Taoudenit a pris le relais, débutant avec sa pièce de théâtre intitulée « La quête de l’or », suivie d’un ensemble instrumental sur la paix, « Alafia ». Puis vint leur solo de chant sur le titre « AES ». La chanson a rappelé la nécessité de la création confédération, sa vision et ses perspectives dans la reconstruction des pays du Sahel. La soirée s’est achevée par la danse traditionnelle « Watché ». Il s’agit d’une danse traditionnelle de la communauté maure, exécutée lors de circonstances heureuses comme les mariages, les baptêmes ou autres cérémonies sociales. AS/OD (AMAP)
Vaccination du cheptel : 83 millions de têtes ciblées
Bamako, 27 déc (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé, vendredi, la Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 au marché à bétail de Kati Drall, dans la commune de Kambila, qui vise la vaccination de 83 millions de têtes, toutes espèces confondues, contre diverses maladies animales. Cette campagne s’inscrit dans les engagements du Mali au niveau sous-régional et international, notamment pour l’éradication de la peste des petits ruminants et le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine. La stratégie repose sur la vaccination combinée au marquage des animaux afin de réduire les coûts et améliorer l’efficacité des interventions. Le chef du gouvernement, qui a administré la première dose de vaccin, a annoncé l’élaboration d’une Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a rappelé l’importance stratégique de l’élevage, qui contribue à environ 12 % du Produit intérieur brut (PIB). Et a souligné la nécessité de renforcer la couverture vaccinale pour protéger la santé animale et humaine. Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que le cheptel représente le troisième produit d’exportation du Mali et constitue la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. En 2024, le cheptel national était estimé à environ 14 millions de bovins et 52 millions de petits ruminants. Youba Ba a insisté sur la nécessité de lever les contraintes sanitaires et alimentaires afin d’améliorer la compétitivité du secteur. Le président de l’Interprofession bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo a assuré de l’engagement des professionnels pour la réussite de la campagne et a plaidé pour la digitalisation de l’identification des animaux afin de lutter contre le vol de bétail. À ce sujet, le ministre a indiqué qu’un système national d’identification et de traçabilité du bétail, dénommé NINA-B, a été élaboré avec l’appui de la FAO. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande et des partenaires techniques (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Comité international de la croix rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé animale) dont le Premier ministre a salué l’appui, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les acteurs du secteur. La cérémonie a pris fin par la remise de matériels aux services vétérinaires, pour un coût global de plus de 180 millions de Fcfa, afin de renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain. MS/MD (AMAP)
Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)
Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)
Conseil d’administration de l’ANASER : Mettre en cohérence les orientations de 2026 avec les stratégies nationales de sécurité routière
Bamako, 26 déc (AMAP) La 30ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), destinée à assigner à l’Agence les orientations pour l’année 2026, en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité routière, s’est tenue, ce vendredi, sous présidence du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Cette session doit, aussi, délibérer sur les programmes d’équipement et d’investissement, suivre la mise en œuvre des recommandations du dernier Conseil d’administration, examiner les résultats techniques, financiers et administratifs de l’Agence, au titre de l’exercice arrêté au 30 novembre 2025. Il s’agit, finalement, de déterminer les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des activités programmées pour l’année qui s’annonce. A l’entame de ses propos, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a félicité les administrateurs, pour le « sens élevé de responsabilité qui sous-tend (leurs) participations aux travaux de l’organe délibérant de l’ANASER, investie d’une mission aussi noble que vitale. » Ajoutant que les atteintes à l’intégrité de la personne humaine, les dégradations du patrimoine routier et les dommages matériels causés par les accidents de la circulation « heurtent notre conscience collective. » « Pour nous, administrateurs de l’ANASER en particulier et donc acteurs de la sécurité routière, ces drames résonnent en une interpellation permanente et un appel pressant à l’action pour endiguer ce fléau », a expliqué Dembélé Madina Sissoko. Le ministre a indiqué, à titre illustratif, que l’année 2024 a enregistré sur les routes du Mali 7 673 accidents corporels, ayant occasionné 8 828 blessés et, malheureusement, 682 décès. « Les circonstances de ces accidents révèlent que l’excès de vitesse en demeure la principale cause. À l’excès de vitesse, s’ajoutent d’autres facteurs non moins préoccupants et notamment le non-respect de la priorité, la somnolence au volant, les mauvais dépassements et l’imprudence des piétons », a détaillé le ministre. Elle a ajouté que l’état d’exécution des activités au 30 novembre 2025 indique que sur 49 activités programmées, 32 ont été réalisées, soit un taux de 65,31%, tandis que 17 sont en cours d’exécution. Dix des activités réalisées ont dépassé leurs cibles initiales. Et le programme d’activités prévisionnel 2026 de l’ANASER s’articule autour de 50 activités dont la mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs assignés à l’Agence. BT/MD (AMAP)
Projet du réseau des enfants journalistes : 17 jeunes filles et garçons en formation à l’AMAP
Bamako, 26 déc (AMAP) Dix-sept journalistes en herbe participent à l’atelier de formation et de renforcement de capacités du Réseau des enfants journalistes, organisé par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et soutenu par l’UNICEF à travers la République d’Allemagne (BMZ) et le Canada, dans le cadre du « projet enfants et médias », qui s’est ouvert, ce vendredi 26 et se poursuivra jusqu’au 29 décembre, dans les locaux de l’AMAP. Le chef de Cabinet du ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de l’atelier a, au nom du ministre Alhamdou Ag Ilyène, expliqué que cette initiative porte sur les techniques journalistiques, le montage vidéo et les effets du changement climatique. « Ces trois thématiques permettront d’outiller les jeunes générations face aux défis de notre époque », a précisé le chef de Cabinet. Il a salué la qualité remarquable du partenariat entre l’UNICEF et l’AMAP, depuis plusieurs années. Il a également salué et remercié l’organisme onusien pour son accompagnement constant auprès de l’AMAP. « Votre appui a été décisif dans l’organisation et la réussite des Journées de relance de l’AMAP, tenues les 27, 28 et 29 octobre passé », a rappelé Mohamed Ag Albachar. « Aujourd’hui, nous outillons les principaux concernés, à savoir les enfants eux-mêmes. Structurer et former un réseau d’enfants journalistes, afin qu’ils disposent d’outils, de repères éthiques et d’accompagnements nécessaires pour raconter leur réalité, éclairer les décisions et inspirer leurs communautés », a fait savoir le représentant adjoint par intérim de l’UNICEF au Mali, Abdoulaye Guèye. « En formant et en accompagnant un réseau d’enfants journalistes, nous faisons le choix de l’avenir : un avenir où les enfants participent, s’expriment et sont entendus », a ajouté M. Gueye « Ce réseau d’enfants journalistes est le reflet de la diversité du Mali : diversité géographique, sociale et culturelle, égalité entre filles et garçons, et inclusion. Cette pluralité est une force. Elle garantit que la réalité des enfants, avec ses réussites comme ses défis, sera racontée dans toute sa complexité et sa richesse », a déclaré Abdoulaye Guèye. M. Guèye a dit aux enfants journalistes : « vous êtes, désormais, les porte-paroles de vos camarades. Votre voix compte. Votre curiosité, votre sens de l’observation, votre empathie et votre exigence de vérité sont des atouts précieux. Soyez fiers de votre rôle, mais restez humbles ». « Écoutez, vérifiez, respectez. Et souvenez-vous toujours que derrière chaque statistique, il y a une histoire, une vie, un enfant. », leur a-t-il conseillé, Aux encadreurs, il a souligné : « vous êtes les modèles et les garants de l’éthique. Ouvrez vos rédactions, partagez vos savoirs, accompagnez ces jeunes voix. Offrez-leur des espaces de pratique, des regards bienveillants, des exigences professionnelles et des conseils pour avancer. La qualité du réseau dépend de votre leadership et de votre disponibilité. » Abdoulaye Guèye a rappelé que depuis quelques années, « l’UNICEF œuvre, aux côtés du ministère de la Communication, pour renforcer les capacités des médias, afin de produire des contenus de qualité sur les droits de l’enfant, et favoriser la participation des enfants à la promotion de leurs droits. Il a félicité l’AMAP pour cette belle initiative et adresse ses remerciements au ministère de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Modernisation de l’Administration « pour son leadership et sa vision éclairée. » « L’UNICEF et l’AMAP ont un long partenariat dans lequel nous nous donnons la main pour une mission noble, celle de nous occuper des enfants. Surtout, de les initier à ce beau métier du journalisme que nous avons appris et choisi et dont nous avons fait une vocation,», a fait savoir le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. Pour lui, les deux partenaires sont main dans la main pour initier les enfants dans cette vie où l’information est importante, « parce qu’elle est utilisée comme une arme. Et, du moment qu’elle est utilisée comme une arme, il faut préparer les gens à bien l’utiliser et à la contrer quand on l’utilise pour détruire. « C’est en cela que nous sommes très heureux de ce partenariat avec l’UNICEF, notamment avec le projet du réseau enfant journaliste », a souligné le directeur général de l’AMAP. Awa dite Mah Camara, journaliste à l’Office de radio et télévision (ORTM), ancienne enfant journaliste, a témoigné que l’initiative lui a « permis d’aller à la rencontre de ses camarades enfants et de comprendre comment leur monde fonctionnait. » Elle a conseillé aux jeunes apprenants de suivre cette formation pour s’en servir dans l’avenir. ST/MD (AMAP)
Le 12e Concours international de photo-journalisme Andreï Stenine lancé à Moscou (Novosti)
Bamako, 26 déc (AMAP) Les candidatures pour la 12ème édition du Concours international de photojournalisme Stenine destiné aux jeunes photojournalistes sont ouvertes à Moscou, rapporte l’Agence RIA Novosti Ce concours, dédié à la mémoire du photojournaliste du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué à l’été 2014 près de Donetsk, est traditionnellement lancé le jour de son anniversaire, le 22 décembre. Selon Dmitri Kisseliov, Directeur général du groupe Rossiya Segodnya, cité par Novosti, « pour la 12e fois, le concours Stenine s’apprête à ouvrir la période de dépôt des candidatures. C’est toujours un moment joyeux et excitant. Cette année particulièrement, car nous avons préparé une surprise pour nos participants, qui va certainement les ravir. » « Nous sommes heureux d’annoncer la nouvelle catégorie de cette année : l’Énergie de la vie. Elle est ouverte aux photojournalistes âgés de 34 ans », a-t-il dit ajoutant que « la mission reste inchangée : « découvrir de nouveaux talents et lancer la carrière de jeunes photographes ». « Dans le même temps, il sera très intéressant de voir les travaux de professionnels confirmés, qui fixent les repères pour la jeune génération. Nous attendons les projets des maîtres et des auteurs débutants, car c’est de leur ensemble que se compose le tableau varié, brillant et contrasté du photojournalisme contemporain. C’est pour nous une grande fierté d’en faire partie », a encore dit M. Kisseliov CATEGORIES ET CONDITIONS DE PARTICIPATION : Le concours photo se déroule dans six catégories : Actualité principale, Sport, Ma planète, Portrait. Héros de notre époque, Vue d’en haut et la nouvelle catégorie L’Énergie de la vie. Pour l’Actualité principale, Sport, Ma planète et Portrait. Héros de notre époque, il y a deux prix : photo unique et série. Seules les photographies uniques pourront participer aux catégories Sport et Vue d’en haut. La nouvelle catégorie Énergie de la vie est ouverte aux photographes âgés de 34 ans et plus, tandis que les cinq autres catégories acceptent les travaux d’auteurs âgés de 18 à 33 ans. Les photographes professionnels peuvent soumettre leur candidature sur le site du concours en russe http://stenincontest.ru et en anglais https://stenincontest.com jusqu’au 28 février 2026 inclus. Le prix du concours de 2026 s’élèvera à 125 000 roubles pour la première place, 100 000 roubles pour la deuxième place et 75 000 roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le lauréat du Grand Prix du concours recevra 700 000 roubles. La cérémonie de remise des prix du 12e Concours international de photojournalisme Stenine se tiendra traditionnellement à Moscou entre septembre et novembre 2026. JURY ET LAUREATS DES ANNEES PRECEDENTES – Au fil des ans, le jury a compté parmi ses membres des photographes reconnus : Vladimir Viatkine (Russie), Gabriele Cecconi (Italie), Sefa Karacan (Turquie), Juan Canete (Argentine) et d’autres. Parmi les lauréats du concours figurent des photographes de notoriété mondiale : Elena Anossova (Russie) avec une série sur les femmes en prison, Danilo Garcia Di Meo (Italie) avec l’histoire d’une jeune fille paralysée « Leticia: histoire d’une vie invisible », Alejandro Martinez Velez (Espagne) avec un reportage sur les migrants à Belgrade. En 2025, le Grand Prix a été décerné à Ekaterina Iakel (Russie) pour sa série de photos « Le caractère russe : course d’obstacles » sur des vétérans de guerre, blessés et mutilés, qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie civile. Le concours de cette nouvelle année perpétue la tradition des tournées d’expositions des œuvres des lauréats dans des villes russes et étrangères. Les expositions des gagnants du concours, au cours de ses 12 années d’existence, ont été vues par des publics en Chine, en Afrique du Sud, au Mexique, en Argentine, en Uruguay, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Turquie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Pologne, en Égypte et dans d’autres pays. A PROPOS DU CONCOURS – Le Concours international de photojournalisme Andreï Stenine, organisé par le groupe médiatique Rossiya Segodnya sous les auspices de la Commission russe pour l’Unesco, a pour objectif de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les enjeux du photojournalisme contemporain. Les partenaires médiatiques généraux du concours sont: Compagnie de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) et la plateforme en ligne Smotrim, toutes deux de Russie. Les partenaires médiatiques internationaux du concours sont : le groupe médiatique Independent Media (Afrique du Sud), l’Agence de presse ANA (Afrique du Sud), Shanghai United Media Group (SUMG) (Chine), le site The Paper (Chine), le groupe médiatique Dar Al Sharq (Qatar), le site Brasil247 (Brésil), l’agence de presse Press Trust of India (Inde), l’agence de presse Iina (Irak), l’Agence de presse Mehr (Iran), l’Agence de presse NAN (Nigeria), l’Agence de presse Xinhua (Chine). A titre de partenaires sectoriels, le concours est soutenu par: l’Union des journalistes de Russie (Russie), le site d’information YOung JOurnalists (Russie) et le site Photo-study.ru (Russie). MD (AMAP)
CAN 2025 : Maroc-Mali, Tom Saintfiet et ses hommes en mode « commando »
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 25 déc (AMAP) Le sélectionneur national du Mali, Tom Saintfiet, s’est présenté face à la presse avec un discours mêlant pragmatisme et ambition guerrière, à la veille d’un duel qui s’annonce électrique contre le pays hôte, le Maroc. Entre l’obligation de résultat et le retour espéré du capitaine Yves Bissouma, le technicien belge prépare un coup tactique. Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera, ce vendredi, le théâtre d’une confrontation capitale pour l’avenir du Mali dans cette CAN 2025. Après un nul frustrant contre la Zambie (1-1), les Aigles n’ont plus droit à l’erreur. Tom Saintfiet, lucide sur la situation comptable, n’a pas usé de langue de bois : « Nous nous sommes créés un problème… Demain, nous ne devons pas perdre. » En qualifiant le résultat précédent de « problème », Tom Saintfiet place ses joueurs devant leurs responsabilités. Cette autocritique publique semble être une stratégie délibérée pour piquer l’orgueil des cadres. Face à un Maroc porté par son public, le sélectionneur sait que la survie des Aigles passera par une discipline de fer. Son message est double : assurer au minimum le point du nul pour rester en vie, tout en gardant l’ambition de faire chuter le Lion de l’Atlas sur ses terres. Après avoir manqué d’impact lors de la première journée, la titularisation probable du milieu de terrain de Tottenham, Yves Bissouma, change radicalement la donne. Son retour offre à au sélectionneur une meilleure transition entre la défense et l’attaque, ainsi qu’un leadership naturel pour calmer les ardeurs marocaines. Sa présence sera également une menace constante sur les coups de pied arrêtés, cruciaux dans ce genre de sommets fermés. L’autre motif de satisfaction réside dans la condition physique du groupe. « Il n’y a pas de blessé », a martelé le coach. Dans un tournoi où l’enchaînement des matches pèse lourdement sur les organismes, disposer de l’intégralité de son effectif pour affronter l’ogre marocain est un luxe non négligeable. Cela donne à Tom Saintfiet la profondeur de banc nécessaire pour ajuster ses plans face à l’armada de Walid Regragui. Face au Maroc, la clé résidera dans la capacité des Aigles à museler les ailes adverses. Tom Saintfiet a laissé entendre que son équipe mettrait « tout en œuvre » pour s’imposer. Tactiquement, cela pourrait se traduire par un bloc médian compact, visant à aspirer les Marocains pour mieux les punir en contre-attaque grâce à la pointe de vitesse des attaquants maliens. Le verdict du terrain est attendu ce vendredi à 20h GMT. Si le discours de Tom Saintfiet a séduit les observateurs, il doit maintenant se traduire par des actes. Le Mali joue son destin, et avec un groupe au complet et un capitaine affamé, l’exploit à Casablanca semble, plus que jamais, à portée de crampons. SS/MD (AMAP)
Dioila : La communauté chrétienne célèbre la fête de la Nativité
Dioila, 25 déc (AMAP) Les différents lieux de culte chrétien de Dioila ont été pris d’assaut par les fidèles, ce jeudi, aux environs de 9 heures du matin pour célébrer Noêl, journée marquant l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, a constaté l’AMAP sur place. Le 25 décembre de chaque année, la naissance de l’enfant conçu par le Saint Esprit de la vierge Marie, dans le petit village de Nazareth, est célébré par les chrétiens du monde entier, afin de saluer l’arrivée du sauveur, selon les saintes écritures bibliques. Les chrétiens du Banico, dans leurs différentes églises ont cantonné des louanges à la gloire du Christ. Les prêches ont essentiellement porté sur l’histoire de Jésus, l’annonce de son arrivée et les raisons de sa présence sur terre. Aux côtés des fidèles chrétiens de Dioila, l’imam central de Dioila, Elhadj Moustapha Sangaré, le président du Haut conseil islamique, Elhadj Malick Dembele, le directeur régional des Affaires religieuse set du culte, Adama Koné et une délégation de la jeunesse Amandine de Dioila. Tous étaient venus magnifier cette journée aux côtés de leurs frères chrétiens, dans un esprit et une ambiance de bonne cohabitation, de vivre-ensemble dans un Mali soudé et tolérant. Le directeur régional des affaires religieuses et du culte a, au nom du gouverneur et des autorités, salué « la résilience de la communautaire chrétienne face à la crise que traverse le Mali » et a invité à mettre la Patrie au coeur de leurs différentes prières. Une étape importante de la journée a été la prière collectivite en faveur de la stabilisation du Mali au cours de laquelle, femmes, hommes, jeunes, tous dans une incantation inédite ont sollicité le Seigneur Jésus-Christ afin qu’Il apporte la paix aux peuples de la Confédération des États du Sahel (AES). La dernière phase de prière a été consacrée à la consolidation de l’AES. La dégustation de repas et les visites dans les familles se sont déroulées dans la soirée du jeudi. DF/MD (AMAP)
Ségou : La rareté des clients met en péril le tissage traditionnel
Par Aminata PONA Ségou, 24 déc (AMAP) Les gestes techniques millimétrés, les outils finement utilisés, les artisans de Ség continuent de faire vivre l’art traditionnel malgré la chute drastique de leur vente. Ces passionnés de la fibre et du fil créent au quotidien des œuvres d’exception mêlant savoir-faire ancestral et créativité contemporaine. Cependant, les défis, il n’en manque pas qui ont pour noms : pertes de clients, cherté des matières premières et désintérêt pour les tissus traditionnels. Immersion dans un secteur jadis florissant. Acteur majeur de la préservation et de la valorisation des tissus traditionnels, le Centre Ndomo de Ségou est une entreprise évoluant dans l’entreprenariat social. On y retrouve des artisans indépendants. Ils assurent ensemble la production de tissus. Boubacar Doumbia, son fondateur souligne qu’avant la crise sécuritaire, son établissement accueillait des touristes étrangers. « Durant la saison touristique, d’octobre à février, le travail ne manquait pas et les commandes affluaient. Chaque artisan gagnait une part de marché. Aujourd’hui, les touristes ne viennent plus et les Bamakois sont aussi rares à cause de l’insécurité et de la pénurie du carburant », explique-t-il. Soulignant que désormais, les artisans envoient leurs produits en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Suède, en France, aux États-Unis, au Japon et en Espagne. Boubacar Doumbia trouve que cette période de vaches maigres est temporaire. Il appelle ses collègues à la patience, les exhorte au travail malgré les conditions difficiles. Almoustapha Soumaré, un artisan, du haut de ses plus de 30 ans d’expérience dans le textile, ne cache pas que le Centre N’Domo traverse actuellement de grandes difficultés dues à la crise que traverse le Mali. La rareté des touristes a considérablement réduit les ventes. « Nos commandes étaient si nombreuses que les artisans du centre avaient parfois du mal à les exécuter », se souvient-il. Il explique que le centre dispose de 25 travailleurs repartis en deux équipes de travail. L’une chargée de la décoration (tapis, tableaux, sous assiettes, couvre-lits et nappes) et l’autre dédiée au trempage. Cependant, l’engouement pour le bazin et d’autres tissus contemporains entraîne une marginalisation des tenues traditionnelles. Pour couronner le tout, le manque de ressources financières freine l’achat de matériels indispensables au fonctionnement du centre. Pour la décoration des tissus, les artisans du Centre N’Domo emploient certaines plantes notamment le N’galama ou Bégou N’gnomo et chaque dessin à une signification spécifique. « On compte 19 symboles, que nos grands-mères utilisaient pour donner des conseils aux mariées afin de maintenir la paix dans les familles. La mère donnait à sa fille un bogolan comme cadeau de mariage pour lui assurer un foyer heureux », révèle Almoustapha Soumaré Il dit que les artisans du centre participent, chaque année, à des foires internationales au Sénégal et au Burkina Faso pour promouvoir et vendre leurs produits. Amadou Diarra, artisan au village artisanal confectionne divers tissus pour ses clients. En plus de sa propre production, il intervient, couramment, pour aider ses collègues confrontés à des fils emmêlés ou à des machines défectueuses. « Certains fils à tisser coûtent cher. Lorsqu’ils se mélangent, il faut tout reprendre », a-t-il déploré. Amadou Diarra vend le mètre de tissu entre 2 000 et 4 000 Fcfa, selon le motif et la longueur. Il souligne que les touristes ne viennent désormais plus à Ségou, à l’occasion du Festival sur le Niger, ils passent leurs commandes en ligne et les colis leur sont envoyés. Difficile, dans ce cas, de sortir la tête de l’eau par les temps qui courent. Pour Yacouba Diarra, tisserand au village artisanal de Ségou, le marché n’est plus comme avant et cette situation a un impact financier considérable sur les artisans. Quant à Awa Coulibaly, artisane, elle est persuadée qu’« une plus grande valorisation de leurs créations à travers la publicité et la vente en ligne permettrait aux acteurs du secteur de vivre de leur art. » Elle évolue dans le domaine depuis sa tendre enfance et est capable de réaliser 10 à 15 mètres de tissus par jour. Awa explique que le métier demande l’apport de chaque partie du corps : les bras et les pieds qui sont constamment en mouvement. Toutefois, elle se réjouit de l’arrivée de visiteurs sénégalais et burkinabè dans leurs ateliers. « Quand ils viennent, on gagne beaucoup. Mais une fois qu’ils sont partis, tout redevient comme avant », affirme-t-elle. Déplorant la cherté des fils à tisser dont le prix varie entre 3 500 Fcfa et 4 500 Fcfa le paquet. Cependant, elle assure pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. AP/ADS/MD (AMAP)

