Le 12e Concours international de photo-journalisme Andreï Stenine lancé à Moscou (Novosti)
Bamako, 26 déc (AMAP) Les candidatures pour la 12ème édition du Concours international de photojournalisme Stenine destiné aux jeunes photojournalistes sont ouvertes à Moscou, rapporte l’Agence RIA Novosti Ce concours, dédié à la mémoire du photojournaliste du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué à l’été 2014 près de Donetsk, est traditionnellement lancé le jour de son anniversaire, le 22 décembre. Selon Dmitri Kisseliov, Directeur général du groupe Rossiya Segodnya, cité par Novosti, « pour la 12e fois, le concours Stenine s’apprête à ouvrir la période de dépôt des candidatures. C’est toujours un moment joyeux et excitant. Cette année particulièrement, car nous avons préparé une surprise pour nos participants, qui va certainement les ravir. » « Nous sommes heureux d’annoncer la nouvelle catégorie de cette année : l’Énergie de la vie. Elle est ouverte aux photojournalistes âgés de 34 ans », a-t-il dit ajoutant que « la mission reste inchangée : « découvrir de nouveaux talents et lancer la carrière de jeunes photographes ». « Dans le même temps, il sera très intéressant de voir les travaux de professionnels confirmés, qui fixent les repères pour la jeune génération. Nous attendons les projets des maîtres et des auteurs débutants, car c’est de leur ensemble que se compose le tableau varié, brillant et contrasté du photojournalisme contemporain. C’est pour nous une grande fierté d’en faire partie », a encore dit M. Kisseliov CATEGORIES ET CONDITIONS DE PARTICIPATION : Le concours photo se déroule dans six catégories : Actualité principale, Sport, Ma planète, Portrait. Héros de notre époque, Vue d’en haut et la nouvelle catégorie L’Énergie de la vie. Pour l’Actualité principale, Sport, Ma planète et Portrait. Héros de notre époque, il y a deux prix : photo unique et série. Seules les photographies uniques pourront participer aux catégories Sport et Vue d’en haut. La nouvelle catégorie Énergie de la vie est ouverte aux photographes âgés de 34 ans et plus, tandis que les cinq autres catégories acceptent les travaux d’auteurs âgés de 18 à 33 ans. Les photographes professionnels peuvent soumettre leur candidature sur le site du concours en russe http://stenincontest.ru et en anglais https://stenincontest.com jusqu’au 28 février 2026 inclus. Le prix du concours de 2026 s’élèvera à 125 000 roubles pour la première place, 100 000 roubles pour la deuxième place et 75 000 roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le lauréat du Grand Prix du concours recevra 700 000 roubles. La cérémonie de remise des prix du 12e Concours international de photojournalisme Stenine se tiendra traditionnellement à Moscou entre septembre et novembre 2026. JURY ET LAUREATS DES ANNEES PRECEDENTES – Au fil des ans, le jury a compté parmi ses membres des photographes reconnus : Vladimir Viatkine (Russie), Gabriele Cecconi (Italie), Sefa Karacan (Turquie), Juan Canete (Argentine) et d’autres. Parmi les lauréats du concours figurent des photographes de notoriété mondiale : Elena Anossova (Russie) avec une série sur les femmes en prison, Danilo Garcia Di Meo (Italie) avec l’histoire d’une jeune fille paralysée « Leticia: histoire d’une vie invisible », Alejandro Martinez Velez (Espagne) avec un reportage sur les migrants à Belgrade. En 2025, le Grand Prix a été décerné à Ekaterina Iakel (Russie) pour sa série de photos « Le caractère russe : course d’obstacles » sur des vétérans de guerre, blessés et mutilés, qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie civile. Le concours de cette nouvelle année perpétue la tradition des tournées d’expositions des œuvres des lauréats dans des villes russes et étrangères. Les expositions des gagnants du concours, au cours de ses 12 années d’existence, ont été vues par des publics en Chine, en Afrique du Sud, au Mexique, en Argentine, en Uruguay, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Turquie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Pologne, en Égypte et dans d’autres pays. A PROPOS DU CONCOURS – Le Concours international de photojournalisme Andreï Stenine, organisé par le groupe médiatique Rossiya Segodnya sous les auspices de la Commission russe pour l’Unesco, a pour objectif de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les enjeux du photojournalisme contemporain. Les partenaires médiatiques généraux du concours sont: Compagnie de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) et la plateforme en ligne Smotrim, toutes deux de Russie. Les partenaires médiatiques internationaux du concours sont : le groupe médiatique Independent Media (Afrique du Sud), l’Agence de presse ANA (Afrique du Sud), Shanghai United Media Group (SUMG) (Chine), le site The Paper (Chine), le groupe médiatique Dar Al Sharq (Qatar), le site Brasil247 (Brésil), l’agence de presse Press Trust of India (Inde), l’agence de presse Iina (Irak), l’Agence de presse Mehr (Iran), l’Agence de presse NAN (Nigeria), l’Agence de presse Xinhua (Chine). A titre de partenaires sectoriels, le concours est soutenu par: l’Union des journalistes de Russie (Russie), le site d’information YOung JOurnalists (Russie) et le site Photo-study.ru (Russie). MD (AMAP)
CAN 2025 : Maroc-Mali, Tom Saintfiet et ses hommes en mode « commando »
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 25 déc (AMAP) Le sélectionneur national du Mali, Tom Saintfiet, s’est présenté face à la presse avec un discours mêlant pragmatisme et ambition guerrière, à la veille d’un duel qui s’annonce électrique contre le pays hôte, le Maroc. Entre l’obligation de résultat et le retour espéré du capitaine Yves Bissouma, le technicien belge prépare un coup tactique. Le stade Prince Moulay Abdellah de Rabat sera, ce vendredi, le théâtre d’une confrontation capitale pour l’avenir du Mali dans cette CAN 2025. Après un nul frustrant contre la Zambie (1-1), les Aigles n’ont plus droit à l’erreur. Tom Saintfiet, lucide sur la situation comptable, n’a pas usé de langue de bois : « Nous nous sommes créés un problème… Demain, nous ne devons pas perdre. » En qualifiant le résultat précédent de « problème », Tom Saintfiet place ses joueurs devant leurs responsabilités. Cette autocritique publique semble être une stratégie délibérée pour piquer l’orgueil des cadres. Face à un Maroc porté par son public, le sélectionneur sait que la survie des Aigles passera par une discipline de fer. Son message est double : assurer au minimum le point du nul pour rester en vie, tout en gardant l’ambition de faire chuter le Lion de l’Atlas sur ses terres. Après avoir manqué d’impact lors de la première journée, la titularisation probable du milieu de terrain de Tottenham, Yves Bissouma, change radicalement la donne. Son retour offre à au sélectionneur une meilleure transition entre la défense et l’attaque, ainsi qu’un leadership naturel pour calmer les ardeurs marocaines. Sa présence sera également une menace constante sur les coups de pied arrêtés, cruciaux dans ce genre de sommets fermés. L’autre motif de satisfaction réside dans la condition physique du groupe. « Il n’y a pas de blessé », a martelé le coach. Dans un tournoi où l’enchaînement des matches pèse lourdement sur les organismes, disposer de l’intégralité de son effectif pour affronter l’ogre marocain est un luxe non négligeable. Cela donne à Tom Saintfiet la profondeur de banc nécessaire pour ajuster ses plans face à l’armada de Walid Regragui. Face au Maroc, la clé résidera dans la capacité des Aigles à museler les ailes adverses. Tom Saintfiet a laissé entendre que son équipe mettrait « tout en œuvre » pour s’imposer. Tactiquement, cela pourrait se traduire par un bloc médian compact, visant à aspirer les Marocains pour mieux les punir en contre-attaque grâce à la pointe de vitesse des attaquants maliens. Le verdict du terrain est attendu ce vendredi à 20h GMT. Si le discours de Tom Saintfiet a séduit les observateurs, il doit maintenant se traduire par des actes. Le Mali joue son destin, et avec un groupe au complet et un capitaine affamé, l’exploit à Casablanca semble, plus que jamais, à portée de crampons. SS/MD (AMAP)
Dioila : La communauté chrétienne célèbre la fête de la Nativité
Dioila, 25 déc (AMAP) Les différents lieux de culte chrétien de Dioila ont été pris d’assaut par les fidèles, ce jeudi, aux environs de 9 heures du matin pour célébrer Noêl, journée marquant l’anniversaire de la naissance de Jésus-Christ, a constaté l’AMAP sur place. Le 25 décembre de chaque année, la naissance de l’enfant conçu par le Saint Esprit de la vierge Marie, dans le petit village de Nazareth, est célébré par les chrétiens du monde entier, afin de saluer l’arrivée du sauveur, selon les saintes écritures bibliques. Les chrétiens du Banico, dans leurs différentes églises ont cantonné des louanges à la gloire du Christ. Les prêches ont essentiellement porté sur l’histoire de Jésus, l’annonce de son arrivée et les raisons de sa présence sur terre. Aux côtés des fidèles chrétiens de Dioila, l’imam central de Dioila, Elhadj Moustapha Sangaré, le président du Haut conseil islamique, Elhadj Malick Dembele, le directeur régional des Affaires religieuse set du culte, Adama Koné et une délégation de la jeunesse Amandine de Dioila. Tous étaient venus magnifier cette journée aux côtés de leurs frères chrétiens, dans un esprit et une ambiance de bonne cohabitation, de vivre-ensemble dans un Mali soudé et tolérant. Le directeur régional des affaires religieuses et du culte a, au nom du gouverneur et des autorités, salué « la résilience de la communautaire chrétienne face à la crise que traverse le Mali » et a invité à mettre la Patrie au coeur de leurs différentes prières. Une étape importante de la journée a été la prière collectivite en faveur de la stabilisation du Mali au cours de laquelle, femmes, hommes, jeunes, tous dans une incantation inédite ont sollicité le Seigneur Jésus-Christ afin qu’Il apporte la paix aux peuples de la Confédération des États du Sahel (AES). La dernière phase de prière a été consacrée à la consolidation de l’AES. La dégustation de repas et les visites dans les familles se sont déroulées dans la soirée du jeudi. DF/MD (AMAP)
Ségou : La rareté des clients met en péril le tissage traditionnel
Par Aminata PONA Ségou, 24 déc (AMAP) Les gestes techniques millimétrés, les outils finement utilisés, les artisans de Ség continuent de faire vivre l’art traditionnel malgré la chute drastique de leur vente. Ces passionnés de la fibre et du fil créent au quotidien des œuvres d’exception mêlant savoir-faire ancestral et créativité contemporaine. Cependant, les défis, il n’en manque pas qui ont pour noms : pertes de clients, cherté des matières premières et désintérêt pour les tissus traditionnels. Immersion dans un secteur jadis florissant. Acteur majeur de la préservation et de la valorisation des tissus traditionnels, le Centre Ndomo de Ségou est une entreprise évoluant dans l’entreprenariat social. On y retrouve des artisans indépendants. Ils assurent ensemble la production de tissus. Boubacar Doumbia, son fondateur souligne qu’avant la crise sécuritaire, son établissement accueillait des touristes étrangers. « Durant la saison touristique, d’octobre à février, le travail ne manquait pas et les commandes affluaient. Chaque artisan gagnait une part de marché. Aujourd’hui, les touristes ne viennent plus et les Bamakois sont aussi rares à cause de l’insécurité et de la pénurie du carburant », explique-t-il. Soulignant que désormais, les artisans envoient leurs produits en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Suède, en France, aux États-Unis, au Japon et en Espagne. Boubacar Doumbia trouve que cette période de vaches maigres est temporaire. Il appelle ses collègues à la patience, les exhorte au travail malgré les conditions difficiles. Almoustapha Soumaré, un artisan, du haut de ses plus de 30 ans d’expérience dans le textile, ne cache pas que le Centre N’Domo traverse actuellement de grandes difficultés dues à la crise que traverse le Mali. La rareté des touristes a considérablement réduit les ventes. « Nos commandes étaient si nombreuses que les artisans du centre avaient parfois du mal à les exécuter », se souvient-il. Il explique que le centre dispose de 25 travailleurs repartis en deux équipes de travail. L’une chargée de la décoration (tapis, tableaux, sous assiettes, couvre-lits et nappes) et l’autre dédiée au trempage. Cependant, l’engouement pour le bazin et d’autres tissus contemporains entraîne une marginalisation des tenues traditionnelles. Pour couronner le tout, le manque de ressources financières freine l’achat de matériels indispensables au fonctionnement du centre. Pour la décoration des tissus, les artisans du Centre N’Domo emploient certaines plantes notamment le N’galama ou Bégou N’gnomo et chaque dessin à une signification spécifique. « On compte 19 symboles, que nos grands-mères utilisaient pour donner des conseils aux mariées afin de maintenir la paix dans les familles. La mère donnait à sa fille un bogolan comme cadeau de mariage pour lui assurer un foyer heureux », révèle Almoustapha Soumaré Il dit que les artisans du centre participent, chaque année, à des foires internationales au Sénégal et au Burkina Faso pour promouvoir et vendre leurs produits. Amadou Diarra, artisan au village artisanal confectionne divers tissus pour ses clients. En plus de sa propre production, il intervient, couramment, pour aider ses collègues confrontés à des fils emmêlés ou à des machines défectueuses. « Certains fils à tisser coûtent cher. Lorsqu’ils se mélangent, il faut tout reprendre », a-t-il déploré. Amadou Diarra vend le mètre de tissu entre 2 000 et 4 000 Fcfa, selon le motif et la longueur. Il souligne que les touristes ne viennent désormais plus à Ségou, à l’occasion du Festival sur le Niger, ils passent leurs commandes en ligne et les colis leur sont envoyés. Difficile, dans ce cas, de sortir la tête de l’eau par les temps qui courent. Pour Yacouba Diarra, tisserand au village artisanal de Ségou, le marché n’est plus comme avant et cette situation a un impact financier considérable sur les artisans. Quant à Awa Coulibaly, artisane, elle est persuadée qu’« une plus grande valorisation de leurs créations à travers la publicité et la vente en ligne permettrait aux acteurs du secteur de vivre de leur art. » Elle évolue dans le domaine depuis sa tendre enfance et est capable de réaliser 10 à 15 mètres de tissus par jour. Awa explique que le métier demande l’apport de chaque partie du corps : les bras et les pieds qui sont constamment en mouvement. Toutefois, elle se réjouit de l’arrivée de visiteurs sénégalais et burkinabè dans leurs ateliers. « Quand ils viennent, on gagne beaucoup. Mais une fois qu’ils sont partis, tout redevient comme avant », affirme-t-elle. Déplorant la cherté des fils à tisser dont le prix varie entre 3 500 Fcfa et 4 500 Fcfa le paquet. Cependant, elle assure pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. AP/ADS/MD (AMAP)
Cartographie des Organisations de la société civile contre la corruption : Atelier de validation du Rapport provisoire
Bamako, le 24 déc (AMAP) L’atelier de validation du Rapport provisoire de la mission de réalisation de la cartographie des Organisations de la société civile (OSC) engagées dans la lutte contre la corruption, s’est ouvert, ce mercredi 24 décembre, à Bamako, a constaté l’AMAP. Selon le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, qui a présidé l’ouverture des travaux, « conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), notre pays s’est engagé dans un vaste chantier d’amélioration de la gouvernance. » Notamment, à travers le renforcement de la transparence dans la gestion des Affaires publiques. C’est dans ce cadre que le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un Plan d’actions couvrant la période 2023-2027, en vue de doter le Mali de mécanismes efficaces de prévention et de répression du fléau. « L’un des instruments prévus par ce Plan d’actions, pour renforcer la participation citoyenne et la veille sociale, est la création d’un Observatoire de lutte contre la corruption, qui servira de plateforme de suivi indépendant des efforts de lutte contre la corruption », a expliqué le ministre Bakary Traoré. Il a ajouté que la mise en place de cet observatoire nécessite, en amont, une cartographie des Organisations de la société civile (OSC) active dans le domaine de lutte contre la corruption. Le ministre a indiqué que cette cartographie permettra « de jeter les bases d’une structuration plus efficace du tissu associatif et contribuera à renforcer le rôle de la société civile dans la mise en oeuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption. » C’est dans cette perspective que le ministère de la Refondation de l’Etat, avec l’appui du PNUD, à travers le Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-phase-2, a engagé un consultant national pour réaliser une cartographie de l’ensemble des OSC du domaine. Selon lui, l’atelier constitue une étape importante du processus de renforcement du dispositif institutionnel de lutte contre la corruption car, il s’agit d’approuver les principales conclusions de la mission et recueillir les contributions des participants. OD/MD (AMAP)
Bamako, cœur battant de l’AES : Dans les coulisses d’un sommet historique
Par Souleymane SIDIBÉ Bamako, 23 déc (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a vibré, ce mardi 23 décembre 2025, au rythme de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Plus qu’une simple rencontre diplomatique, l’événement s’est révélé être une démonstration de force, d’organisation et de ferveur patriotique. Dès les abords du CICB, le ton est donné. Un dispositif sécuritaire impressionnant, composé des Forces spéciales, de la Police et de la Protection civile, ceinture l’édifice. Rien n’est laissé au hasard : fouilles minutieuses, détecteurs de métaux et vigilance accrue. « Zéro incident enregistré », confie avec satisfaction un haut gradé de la police, soulignant que la sécurité est à la hauteur des enjeux de ce sommet historique. Des ambulances de l’hôpital Golden Life et de la Protection civile restent en alerte, prêtes à intervenir. Dans la cour du CICB, un spectacle haut en couleur. Les drapeaux du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Confédération AES flottent de concert, portés par un vent qui semble souffler un air de renouveau sur la capitale malienne. Les portraits géants des trois présidents, en harmonie parfaite, accueillent les délégations. Sous les arbres, l’effervescence est palpable : chauffeurs, militaires et accompagnateurs attendent dans une atmosphère calme et sereine. À mesure que l’heure approche, l’affluence grandit. Les bus déversent un flot continu de participants. Dans les couloirs, l’inquiétude de ne pas trouver de place grandit : la salle de conférence est déjà comble. Les escaliers sont pris d’assaut par une foule hétéroclite (civils, militaires, jeunes et femmes) tous venus pour être témoin de l’histoire. Parmi eux, Omar Belem et Tapsoba Adama, membres de l’Unité pour l’avenir (UPA) issus de la communauté burkinabè, ne cachent pas leur émotion : « On se sent libérés. Nous sommes fiers des décisions prises pour que l’Africain retrouve sa dignité et son autosuffisance alimentaire », confient-ils. Mascotte à l’effigie du Président Ibrahim Traoré en main, ils rappellent l’engagement de leur association pour le soutien aux veuves et orphelins des soldats tombés au front. L’ambiance monte d’un cran avec l’entrée de l’Ensemble instrumental national du Mali. Vêtus de somptueux bazins blancs, les musiciens font résonner des sonorités africaines ancestrales et des chants patriotiques, rappelant le chemin parcouru depuis les indépendances. À 11h45, l’apothéose : l’entrée des trois Chefs d’État déclenche une explosion de joie. « On est fiers de vous ! », lance un jeune dans la foule, tandis que le slogan « AES, puissance magnifique ! » électrise la salle. Avant les discours officiels, une projection de film a retracé les avancées majeures de la Confédération : la création de la Force unifiée (FU-AES), la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCI-AES), le lancement du passeport biométrique et de la carte d’identité communs, ainsi que les projets de médias AES (radio, télé, agence de presse). Ce sommet de Bamako n’a pas seulement été une réunion de travail sur les trois piliers (Défense, Développement, Diplomatie), il est la preuve par l’image que l’intégration sahélienne est désormais une réalité vécue et portée par les peuples. SS/MD (AMAP)
2ème Sommet de l’AES à Bamako : Les chefs d’Etat de la Confédération inaugurent la Télévision AES
Bamako, 23 dec (AMAP) Le président de la Transition au Mali, président de la Confédération des États du Sahel, le Général d’armée Assimi Goïta et ses homologues, le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina-Faso et le Général d’armée Abdourhamane Tiani du Niger, ont inauguré, ce mardi 23 décembre, la Télévision AES installée dans la zone aéroportuaire de Bamako. Juste après l’inauguration, les trois Chefs d’Etat de l´AES ont participé à la toute première émission de la télévision. L’hymne national de la Confédération a ouvert le programme. Deux éditoriaux ont été le menu de ce programme initial animée par le coordinateur général de la chaine, Salif Sanogo. L’un portant sur l’impact de la télévision AES sur la jeunesse et l’autre sur l’importance de l’information et de la communication dans la reconquête de la souveraineté des pays de la Confédération. Il convient de souligner que la télévision AES est composée notamment d’un studio JT, des salles de digitalisation, de montages, de maquillage, de débat, de rédaction et d’attente La ceremonie s’est déroulée en présence du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, du Président du Conseil national de Transition (CNT) et des ministres chargés de la Communication de l´AES, dont celui de la Communication, de l´Économie numérique et de la Modernisation de l´Administration du Mali, Alhamdou Ag Iliyène. A la suite de cette première inauguration, les chefs d’etat ont vont couper le ruban symbolique de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement des États du Sahel (BCID-AES), marquant ainsi une étape décisive dans le développement économique de la Confédération BD/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Réunion d’information et de sensibilisation sur la loi domaniale et foncière
Ouélessébougou, 22 déc (AMAP) Une rencontre d’information, de sensibilisation et d’échange sur la loi domaniale et foncière, qui s’inscrit dans le cadre de la transition entre l’ancien texte et le nouveau, s’est tenue, lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. L’objectif est d’informer et de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes, en particulier les autorités locales en charge de l’application des textes et les citoyens, sur les dispositions, les changements et les implications pratiques de la nouvelle loi domaniale et foncière. L’événement a réuni les représentants de la Direction nationale de l’urbanisme et l’habitat, les autorités administratives, judiciaires et communales, ainsi que les acteurs locaux concernés par les questions foncières . Le préfet Moussa A. Sagara, après son mot de bienvenue, a dit que cette réunion est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, pour vulgariser le contenu des nouveaux textes qui régissent, désormais, le monde foncier sur toute l’étendue du territoire national. Il a invité l’assistance à plus d’assiduité, compte tenu du l’importance de l’ordre du jour. Pour Charles Diarra, Chargé du contentieux à la Direction nationale de l’Urbanisme et l’habitat, « la question foncière, de nos jours, est transversale et occupe un pourcentage important dans les affaires pendantes devant les tribunaux. » « Une situation qui demande l’implication commune de tous les acteurs locaux », a-t-il déclaré. Selon lui, il s’agit de garantir une compréhension commune et uniforme du nouveau cadre juridique pour en faciliter la mise en œuvre effective sur le terrain. Dans son exposé, il a noté quelques facteurs qui expliquent des litiges fonciers, notamment, la croissance démographique, le non-respect des textes en vigueur, les facteurs liés aux comportements des personnes. Il a expliqué les innovations, présenté les nouvelles règles, procédures et concepts introduits par la réforme en vigueur depuis l’année 2021, en clarifiant les ruptures et les continuités avec l’ancien système. S’agissant des documents de propriété foncière, M. Diarra a insisté sur le titre foncier comme étant le seul document autorisant, la propriété d’une terre ou habitation, reconnu par la nouvelle loi domaniale. En réactions aux dispositions de la nouvelle loi, plusieurs intervenants ont demandé les procédures du changement des anciens documents en conformité avec le nouveau texte. La présence des représentants de la Direction nationale de l’Urbanisme et l’Habitat, des autorités administratives, judiciaires et des autorités communales a donné à cette réunion un caractère opérationnel et d’aborder les questions techniques, légales et de gouvernance locale, assurant ainsi une approche coordonnée pour une transition réussie. AC/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Kayes et Bougouni à l’épreuve
Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 22 déc (AMAP) Après deux nuits de compétitions, les troupes de Kayes et Bougouni étaient devant le jury, dimanche, au terrain municipal de Tombouctou. C’est la troupe de Kayes qui a ouvert la soirée avec son Ensemble instrumental sur le thème de la paix. C’est un appel pour un Mali reconcilié et uni autour d’un intérêt commun. Elle est suivie de la pièce de théâtre, intitulée, « La recherche de la pitance. » A travers cette présentation, la Région de Kayes dénonce l’incivisme, l’arrêt du train et la malhonnêteté de certaines personnes. C’est le récit d’une société en perte de références au profit de la recherche du pain quotidien. La pièce alerte sur le non-paiement des taxes et les pratiques frauduleuses comme la vente des armes et des matériels volés. Son solo, chanté en langue Khassonké est un « Hommage aux pupilles de la Nation. » C’est l’histoire d’une jeune femme mariée, qui a perdu son mari, à peine quelques années de leur union au cours d’une violente bataille contre les terroristes. Cette composition musicale évoque le devenir d’un petit garçon du jeune couple. Ainsi, la perte brutale de l’époux a déstabilisé la femme qui a reçu le choc, très dur à supporter. Elle sera conseillée par une autre femme, sage. Et, enfin, la chanson rend hommage aux autorités nationales pour leur soutien aux pupilles de la Nation et salue les efforts des mères des pupilles pour leur rôle après la disparation de leurs époux. Ainsi, plusieurs spectateurs estiment que le solo de chant Kayes peut bien influencer le jury et se classer parmi les meilleurs de la Biennale de Tombouctou. Il a été suivi de la danse traditionnelle, intitulée « le Worso », une danse traditionnelle du milieu soninké composée de trois rythmes à savoir le Worso, le Tinguinta et le « Lemunu Légué »] Le « Worso » est une danse traditionnelle populaire qui met en scène quelques hommes de castes. Le « Tinguinta » est populaire et exécuté par tout le monde y compris les nobles et les hommes de castes. Le « Lemunu Légué » est une danse des jeunes. Ce rythme est populaire et ouvert à tout le monde (jeunes, adultes, nobles, hommes de caste, captifs). La deuxième prestation de la soirée a été la troupe de Bougouni qui a débuté avec son solo de chant intitulé : « Le cri de l’oiseau orphelin. » Ce Solo de chant chanté en douceur rappelle la mort et pourquoi faut-il en avoir peur ? Il rend hommage aux présidents indépendantistes des pays de la Confédération des États du Sahel et les invite à s’unir davantage pour bâtir un Sahel fort et uni. La danse traditionnelle monte en deuxième position, titrée ;« Fiileni » ou la calebasse. C ’est une danse originaire du Wassoulou et execuée exclusivement par les jeunes filles, caractérisée par le maniement de la calebasse comme instrument de rythme et de grâce. C’est également une forme d’expression culturelle qui affirme l’identité culturelle de la jeune fille du Wassoulou. Elle symbolise la maturité et la solidarité féminine, et tient une place particulière dans le patrimoine culturel de Wassoulou. La pièce du théâtre intitulée « Socle de la vie de notre village », met en évidence les bases d’une société, notamment les éléments indispensables pour la survie d’un village. Elle a été suivie de l’ensemble instrumental qui porte sur la paix et la cohésion sociale. Avant cette soirée, les orchestres de Dioila et Mopti ont presté devant le jury dans la salle Ali Farka Touré. Le programme de lundi prévoit le passage des Régions de Nara et Sikasso. AS/YD/MD (AMAP)
Dialyse à Ségou : La gratuité des soins se heurte aux limites budgétaires
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 22 déc (AMAP) La santé, dit-on, est la couronne du bien-portant que seuls les malades peuvent voir. Les patients sous dialyse ont fait leur ce proverbe qui, dès lors, prend tout son sens à l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (Centre). Reliés aux machines dans la salle exigüe de l’unité dialyse, certains dorment à point, d’autres observent silencieusement leur environnement. Leur santé, désormais fragile, ils ressentent combien elle reste le bien le plus précieux. F.N, allongée sur son lit de dialyse observe avec patience la machine qui filtre son sang. Elle n’a plus le choix : sans la dialyse, ses reins ne fonctionnent plus. L’adolescente de 16 ans et sa sœur cadette, 14 ans, viennent de Macina pour suivre les soins. Elles sont contraintes de faire cet exercice vital deux fois par semaine. « C’est l’année dernière après la fête de Tabaski, que je suis tombée malade. Cela a trouvé que ma sœur cadette était déjà sous dialyse. Bien avant la maladie, j’avais abandonné l’école mais ma sœur, elle, a dû abandonner l’école à cause de la maladie », confie F.N, innocente. Non loin d’elle, A. Koné relié à la machine par des tubulures garde une main immobilisée entourée de fils qui assurent la circulation du sang vers l’appareil. « La dialyse est indispensable pour nous maintenant. Sans quoi, on ne peut survivre en aucun cas », confie-t-il. L’enseignant semble avoir le moral. L’épreuve de la maladie n’a, en rien, altéré la clarté de sa voix, son dynamisme ni son éloquence pédagogique. « Je fais la navette entre Koutiala et Ségou, deux fois dans la semaine, pour suivre mes séances de dialyse. C’est en avril 2023 que je les ai débutées à l’hôpital du point G, avant de faire le transfert vers Ségou », nous explique-t-il. Koné, stoïque, assure que la séance de quatre heure, ne lui cause aucun désagrément. La joie, pour lui, est d’en bénéficier. Cependant, il déplore la disponibilité continu de kits. « Quand j’ai été transféré ici, l’ unité fonctionnait bien. Mais, au fil du temps, il y a eu des ruptures de kits. Nous avons dû payer certaines séances nous-mêmes », déplore-t-il. Il ajoute que tout récemment, les dialysés ont bénéficié de trois séances gratuites. Toutefois ces kits sont désormais épuisés. « On attend une autre occasion. Sans cela nous serons obligés de quémander auprès des parents ou de bonne volonté. On n’a pas d’autres solutions. La dialyse, ce sont des charges lourdes », indique-t-il, en lançant un cri de cœur aux hautes autorités nationales pour leur prise en charge. A côté de lui, M. Barry un résident de Fobogo ne va pas par le dos de la cuillère : « Sans la dialyse, c’est le calvaire. », dit-il. « C’est en décembre 2024 que j’ai été placé sous dialyse. Je ne pouvais marcher ni travailler. Sans les séances, je perds l’appétit, je suis incapable de boire, ou d’uriner. Je passe des nuits noires. Mes pieds et mes chevilles gonflent », a-t-il expliqué. Joignant sa voix à celle de Koné, il plaide pour une aide de l’Etat et des bonnes volontés. « La plupart d’entre nous ne travaille plus à cause de la maladie. C’est compliqué pour nous maintenant ». lance-t-il. Outre les problèmes d’approvisionnement en kits, les patients sous dialyse de la Région de Ségou font face à de nombreuses difficultés : absence d’accompagnants, problème de logement, déplacements compliqués, achat de nourriture de la rue, manque de donneur de sang pour certains. La majorité souffre d’anémie chronique et peine à réaliser les bilans de routine, faute de moyen. Les patients nécessitant une fistule artério-veineuse (FAV) doivent être référés à Bamako pour bénéficier de cet acte médical, faute de chirurgien vasculaire sur place. La dialyse est un traitement artificiel qui remplace la fonction des reins lorsqu’ils ne filtrent plus correctement le sang. Elle élimine les déchets et l’excès de liquide du corps. Conscient de son importance vitale, l’Etat, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, consent, depuis quelques années, d’énormes efforts pour assurer la prise en charge. Dans cette dynamique l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou a été inaugurée en décembre 2019, avec 5 générateurs, afin de rapprocher ces soins des patients de la région. Les séances de dialyse ont débuté à Ségou avec 9 patients transférés de Bamako suivis de 3 nouveaux dialysés de Ségou soit un total de 12 patients dialysés en 2019. Du 1er janvier au 17 décembre 2025, 132 nouveaux dialysés ont été enregistrés dans la région. Leur prise en charge est assurée par deux médecins néphrologues, un infirmier spécialisé en néphrologie et un nombre insuffisant d’infirmiers. Présentement, sur les dix générateurs de dialyse fournis par le ministère de la Santé et du Développement social, avec l’appui de la Société du Pari mutuel urbain (PMU), huit sont fonctionnels. Cependant, nous confie un agent, « cette unité n’a pas été construite à cet effet ». Exiguë, elle occupe l’ancien bloc opératoire contigu aux urgences et ne dispose pas de service d’hospitalisation pour les malades. Ce qui limite le confort des patients et du personnel. Les problèmes d’approvisionnement en kits de dialyse, le nombre limité de personnel de bureaux, l’insuffisance de la subvention de l’État, le manque de formation continue du personnel restent les principaux défis. Malgré ces difficultés, le chef de Service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou, Jacques Coulibaly, confie que l’unité poursuit son activité et offre un accès vital à la dialyse pour les patients de la région. Cependant, il sollicite la construction d’un centre de néphrologie et de dialyse avec hospitalisation « pour une meilleure prise en charge des patients ». « Le nombre de malade augmente de facon graduelle. Nous avons, en moyenne, 65 patients qui viennent de façon régulière. L’unité actuelle n’est pas adaptée pour les accueillir. La salle est restreinte », explique-t-il. Pour prévenir l’insuffisance rénale, le néphrologue insiste sur l’importance de la sensibilisation et du dépistage précoce des maladies comme l’hypertension artérielle et le diabète, principales causes de cette pathologie. Pour le travail de terrain,

