Rencontre des acteurs de la communication : Les incompréhensions dans la corporation dissipées
Bamako, 16 mai (AMAP) L’atelier d’échanges et de partage des acteurs de la communication s’est terminé, jeudi, à Banankoro, sur le sentiment que des incompréhensions qui pourraient exister dans la corporation se sont dissipées et aussi de s’inscrire dans une dynamique de régulation rigoureuse du secteur, a constaté l’AMAP sur place Le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré, qui de présidence la clôture a estimé que « les fruits ont tenu la promesse des fleurs parce que les objectifs visés par le département en charge de la Communication en organisant cet atelier d’échanges et de partage entre les acteurs de la communication ont été largement atteints » Si l’on s’en tient, ne serait-ce qu’à l’opportunité qu’ont eu les animateurs du secteur de « crever l’abcès ». Un autre motif de satisfaction reste » la qualité des présentations et le niveau élevé des débats, parfois passionnés, mais sans laisser transparaitre un quelconque signe d’énervement », a dit M. Touré. Les travaux ont été sanctionnés par une trentaine de recommandations, notamment : réguler le secteur de la presse et celui des médias/réseaux sociaux, organiser une rencontre exclusivement sur la liberté de presse pour les acteurs de la communication et accélérer la dépénalisation du délit de presse (un participant qui a le sens de la dérision explique qu’il faut sanctionner le journaliste au niveau du portefeuille et non l’envoyer en prison). Eduquer et former aux médias et au numérique dès le secondaire, exiger un traitement impartial de l’information, mettre en place un mécanisme de financement public durable pour les médias et organiser les états généraux de la presse figurent aussi parmi les recommandations. La rencontre de trois jours a permis de faire un check-up des difficultés de collaboration entre acteurs des médias conventionnels et ceux des réseaux sociaux et de s’inscrire ensemble dans une dynamique de complémentarité, notamment en définissant les rôles et responsabilités de chacun. De nombreuses préoccupations ont été débattues au cours de l’atelier et souvent suivies de propositions réalistes. Au troisième et dernier jour de l’atelier, le conseiller technique au département en charge de la Communication, Gamer Dicko, a fait une intéressante communication sur « Le rôle de l’État dans la réglementation et la régulation des médias». Il a fait un survol de quelques concepts, notamment la liberté de presse et celle d’opinion, tout en expliquant qu’aucune liberté ne se donne, mais s’acquiert plutôt à la suite de combat. Le journaliste-communicant s’est étendu sur les textes qui régissent la presse. Il a fait un long développement des contenus de ces lois et décrets, portant sur le régime et délit de presse, la répression de la cybercriminalité ou relative aux services privés de communication. Dans sa communication, chaque participant a eu son content d’informations et de précisions. Le secrétaire général a salué la qualité des échanges et la forte mobilisation qui a été marquée par des contributions riches et variées. Pour Alkaïdi Touré, la participation massive des acteurs de la communication explique leur « attachement au service d’une communication efficace et efficiente. » Alkaïdi Touré a. aussi, souligné, succinctement, l’attachement du ministre de la Communication et du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à l’amélioration des conditions d’exercice des acteurs des médias. BD/MD (AMAP)
Mali: Le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal mis route
Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a lancé jeudi, le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal (AREN) lors d’un atelier organisé par la société Particip GmbH, en partenariat avec le ministère chargé de l’Education nationale. Le Programme AREN vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements formel et non formel dans au Mali. Il bénéficie du soutien financier et technique de la Coopération suisse. Sa mise en œuvre est assurée par Particip GmbH dans les Régions de Sikasso, Bougouni, Koutiala (Sud), Mopti, Bandiagara, Douentza (Centre), Tombouctou et Taoudénit (Nord). Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré que le Programme AREN « vise également à mettre en place un système fonctionnel de gestion des enseignants prenant en compte la situation de crise sécuritaire et sanitaire et garantissant une répartition équitable des enseignants selon les besoins des écoles. » Cette rencontre, en présence du directeur du Programme AREN, Johannes Edelmann, et du chef de la coopération suisse, Jean-Michel Limat, a permis de lancer le portail de l’enseignement normal qui correspond à une somme d’innovations techno-pédagogiques majeures. Les activités du Programme AREN porteront sur la formation initiale et continue des maîtres de l’enseignement fondamental et des animateurs de l’éducation non formelle, la gestion du personnel enseignant et la formation des formateurs. Amadou Sy Savané a assuré que ce programme est « en parfaite cohérence avec la vision des hautes autorités (de notre pays) et des engagements internationaux auxquels le Mali a souscrits.) MD/MD (AMAP)
Éduction des enfants : Le programme pluriannuel de résilience phase 2 lancé
Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministère l’Education nationale, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’Unicef) a officiellement lancé, jeudi, le Programme pluriannuel de résilience (PPR) phase2, en anglais Multi-Year Resilience Program (MYRP), en faveur de l’éducation en situation d’urgence au Mali. Ce programme vise à répondre, de manière intégrée, aux défis de l’éducation dans les zones touchées par les conflits, l’insécurité et les catastrophes naturelles. Il est financé pour environ 12 milliards de Fcfa par le Fonds des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence, dénommé Education cannot Wait (ECW). Le chargé de mission du département de l’Éducation, représentant le ministre, Banna Moussa Bakhaga, qui a présidé la cérémonie, a souligné que ce programme « intervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle affectant gravement l’accès à une éducation de qualité, sûre et inclusive pour des milliers d’enfants. » Banna Moussa Bakhaga a ajouté qu’« il repose sur trois piliers fondamentaux, notamment l’accès équitable et inclusif à une éducation de qualité pour tous les enfants et jeunes, surtout les déplacés et ceux vivant avec un handicap. » S’y ajoute l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage et le renforcement de la gouvernance et de la résilience du système éducatif. Selon lui, ce programme couvrira plus de 260 000 enfants et adolescents dans les régions les plus touchées, à savoir Mopti (Centre), Gao, Tombouctou, Ménaka et Kidal (Nord). Le représentant du ministre a fait noter que ce programme reflète un partenariat fort, basé sur la solidarité, la redevabilité mutuelle, et l’ambition commune de construire un avenir meilleur pour chaque enfant. Et d’ajouter : « il n’est pas seulement un appui à l’éducation en situation d’urgence, mais c’est un levier stratégique pour la paix, la stabilité et le développement durable. Il garantira à chaque enfant un environnement d’apprentissage sûr et protecteur. » Pour sa part, le représentant du Parlement des enfants a expliqué que l’inclusion scolaire est un mot qui peut sembler compliquer mais facile à comprendre. Pour Mama Sabé, chaque enfant, peu importe ses différences, doit avoir la chance d’apprendre et de jouer avec ses camarades et d’être pleinement accepté par eux. Il a déclaré que chaque enfant à quelque chose d’unique à offrir. « S’ils sont ensemble, ils peuvent apprendre des uns des autres et grandir ensemble. » Le représentant du parlement des enfants a affirmé que ce programme pluriannuel de résilience « est une belle opportunité pour aider à faire en sorte que toutes les écoles soient un endroit où chacun peut s’épanouir » « Grâce à ce programme nous pouvons mettre en place des activités adaptées, former les enseignants et sensibiliser tous les élèves à l’importance de l’inclusion », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que chaque enfant mérite de se sentir aimé, écouté, respecté « et l’inclusion scolaire est un pas important vers cela. » Le Représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a martelé que « cet engagement collectif marque la poursuite d’un programme et représente une promesse faite à chaque enfant de pouvoir apprendre, rêver et construire son avenir, même en temps de crise. » Pierre Ngom a ajouté que le MYRP phase 2 s’inscrit dans la vision du Programme décennal de développement et de l’éducation (Prodec 2), qui a pour objectif de garantir à 200 000 enfants, âgés de 3 à 18 ans, un accès équitable à une éducation de qualité d’ici 2027. Ngom a précisé que c’est dans ce cadre que l’Unicef se tiendra aux côtés de ses partenaires pour la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires. Il a, par ailleurs, insisté sur la formation des enseignants, la distribution de matériels éducatifs et de kits de dignité, la mobilisation communautaire pour la scolarisation des filles, le soutien financier aux ménages vulnérables, ainsi que le développement d’alternatives d’apprentissage, y compris la formation professionnelle pour les adolescents. « Et, aussi, prévenir l’abandon scolaire et assurer la continuité des apprentissages en contexte d’urgence », a-t-il dit. AS/MD (AMAP
Mali : Lancement des travaux d’urgence pour le pont de Woyowoyanko et de prévention des inondations à Bamako
Bamako, 15 mai 2025 (AMAP) Le général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a lancé des travaux d’urgence pour réhabiliter l’ouvrage de Woyowoyanko, sur la RN 5, en Commune IV de Bamako, et prévenir les inondations dans la capitale, après des dégâts causés par les pluies diluviennes de 2024. Ces initiatives s’inscrivent dans la Politique nationale des Transports, des Infrastructures de transports et du Désenclavement (PNTITD). Le pont de Woyowoyanko, artère vitale reliant Bamako à Sébénicoro, a subi de graves dommages lors des inondations de 2024, qui ont provoqué 79 cas de sinistres dans la capitale et affecté 88 000 ménages à l’échelle nationale. « L’année dernière, ce pont est devenu totalement inaccessible, empêchant même les secours d’intervenir », a rappelé le Premier ministre, Abdoulaye Maiga, lors d’une visite sur le site. Pour répondre à l’urgence, un pont métallique provisoire de 45 mètres, de type Mabey, sera construit, tandis qu’un nouvel ouvrage hydraulique et une voie bitumée de 6 km, conformes aux normes de l’UEMOA, sont prévus à terme. Le gouvernement a déclaré l’état de catastrophe nationale en août 2024 et activé la composante d’intervention d’urgence (CERC) du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale à hauteur de 43 milliards de Fcfa. Ce plan inclut la réhabilitation des infrastructures et le renforcement des capacités de la Protection civile. Par ailleurs, un budget de 2,66 milliards de Fcfa, cofinancé par l’État et la Banque mondiale, est dédié au curage de 131 073 mètres de collecteurs et 235 365 mètres de caniveaux en 2025, soit une hausse de 26,9 % et 3,91 % par rapport à 2024. À Sabalibougou Courani, des travaux de curage de siphons secondaires et la construction d’un collecteur en maçonnerie de moellons ont débuté le 29 avril 2025, pour un coût de 150 millions de Fcfa, financé par le budget national. « Ces travaux réduiront considérablement le temps d’évacuation des eaux vers le fleuve Niger », a assuré Madina Sissoko, ministre des transports et des infrastructures. La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, a souligné l’importance de l’engagement citoyen. « Les inondations sont aggravées par l’obstruction des caniveaux par les déchets solides. J’exhorte les citoyens à éviter de jeter des ordures dans les ouvrages d’évacuation »,-a-t-elle dit. Un concours inter-quartiers de salubrité, lancé le 5 avril 2025, vise à sensibiliser les populations de Bamako et Kati. Le Premier ministre a, également, annoncé des mesures structurelles, comme la construction d’une unité de transformation des déchets pour pallier l’encombrement de la décharge de Noumoubougou. « Derrière les inondations, il y a un problème de recyclage. Transformer les déchets en gaz ou en électricité offrira une solution durable », a-t-il affirmé. Les études techniques, élaborées par un comité d’experts, ont été transmises à la Banque mondiale le 6 mai 2025. Un Plan de gestion environnemental et social (PGES) est en cours d’élaboration, tandis que le recrutement de l’entreprise et du bureau de contrôle des travaux est imminent. Cependant, les emprises du projet sont obstruées par une ligne haute tension, des propriétés privées et des déchets, un recensement des propriétés par le ministère de l’Urbanisme, est en cours. « Sous le leadership du président Assimi Goïta, nous voulons faire de la saison des pluies 2025 un moment de vitalité, pas une menace », a conclu Abdoulaye Maiga, tout en recitant des prières pour les victimes des inondations de 2024. Les autorités appellent à une mobilisation collective pour garantir la résilience de Bamako face aux défis climatiques. OS/MD (AMAP)
Décrue des cours d’eau : Un constat amer
Par N’Famoro KEITA Bamako, 15 mai (AMAP) L’an dernier, les eaux du fleuve Niger avaient débordé pour remplir les rues et les maisons de certains quartiers de Bamako et ses environs. Mais ces derniers mois, la réalité était tout autre. La tendance pourrait s’inverser avec l’hivernage qui arrive Actuellement, le niveau des cours d’eau connaît une baisse substantielle sur toute l’étendue du territoire. Face à cette situation hydrologique, le déstockage des retenues des barrages de Sélingué-amont et de Manantali-amont se poursuit. Ces informations sont données par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) à travers ses bulletins hebdomadaires. La même source informe que les hauteurs d’eau observées en mi-avril sont supérieures à celles de l’année dernière. En général, le tarissement vertigineux des cours d’eau durant ces dernières années est préoccupant et alertant. Famadi, habitant de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, affirme que l’assèchement du fleuve Niger dépasse son entendement. À l’en croire, cela fait deux décennies que les riverains n’ont pas constaté une telle baisse du niveau d’eau du fleuve qui traverse la capitale de long en large. Sitan, mère de 4 enfants, renchérit qu’elle est venue dans ce quartier en 2000 après son mariage, elle n’a jamais vu le fleuve Niger tarir de la sorte. Plusieurs personnes corroborent le constat de nos deux interlocuteurs. Naturellement, la décrue des cours d’eau n’est pas un constat étonnant pendant la saison sèche. Mais quand elle s’accélère, elle peut engendrer des défis environnementaux et alimentaires. Selon les spécialistes du climat, ce phénomène est induit par le changement climatique. Le météorologue Bakari Mangané, chargé des prévisions et alertes météorologiques à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), nous édifie sur le phénomène. Selon le spécialiste, il y a des périodes où l’écoulement est très rapide, surtout en temps de forte chaleur, où le coefficient d’infiltration est très élevé. Il ajoute que le coefficient de l’évapotranspiration provoqué par des grands vents se manifeste à la surface des cours d’eau. Le phénomène est aussi dû à l’augmentation globale mondiale de la température, ce qui favorise l’accélération de ces deux coefficients. Il y a également des pratiques néfastes qui affectent les cours d’eau, tel que le dragage. Cette activité aurifère est en train de mettre les points d’eau en péril et la faune aquatique en danger. Pour remédier à ce problème très sérieux, Bakari Mangané pense qu’il faut communiquer et sensibiliser les populations. « Les gens doivent prendre conscience de la protection de notre environnement, veiller à la bonne santé des cours d’eau, construire des mini-barrages pour capter l’eau», soutient-il. MISE EN VALEUR DES COURS D’EAU – Lors de la mission de supervision du plan de campagne agricole 2025 du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans la Région de Bougouni, les éleveurs et les pêcheurs ont beaucoup sollicité la mise en valeur des cours d’eau, en créant des points de stockages du liquide précieux à travers le pays. Selon leur explication, ceci permettra d’éviter la perte de ce potentiel généré par l’hivernage et qui s’étiole considérablement pendant la saison sèche. La stagnation des cours d’eau favorise l’agriculture, surtout les cultures maraîchères. Mais cette année, assure le directeur national adjoint de l’agriculture, les nappes souterraines ont été bien alimentées en eau suite à la bonne pluviométrie de l’hivernage passé. De ce fait, la décrue n’a pas eu d’effet négatif sur la culture de contre saison (céréales et légumes), explique Ousmane Camara. Et d’ajouter que l’abondance des eaux souterraines renforce les possibilités d’irrigation pour répondre aux besoins des cultures. Donc, la campagne de contre saison s’est déroulée dans des conditions favorables, avec une bonne disponibilité en eau qui a permis de mettre en place les cultures. Selon le bulletin de suivi des activités de contre saison à la date du 15 avril de la DNA, les céréales ont été cultivées sur 36.960 hectares, soit 64,92% des objectifs, les cultures maraîchères ont occupé 104.098 hectares, soit 107,31% des objectifs. Ce qui explique le fait que la décrue dans les zones de culture de contre saison n’a pas affecté la campagne. NK/MD (AMAP)
Reprise des travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, près de Tenenkou (Centre)
Tenenkou, 14 mai (AMAP) Les travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, dans le cercle de Tenenkou (Centre), ont repris ce mercredi 14 mai 2025 sous la co-présidence des deuxièmes adjoint au maire des Communes de Sougoulbé et Tenenkou. Entamés en 2024, les travaux ont connu une pause liée à la crue. En prélude à l’hivernage qui s’annonce et à la crue, les autorités communales de Sougoulbé ont mis le paquet pour relancer les travaux afin de faire face aux futures inondations. Pour constater le redémarrage des travaux de construction de la digue, de nombreuses personnalités des deux communes ont effectué le déplacement sur site. Il s’agit notamment des chefs de villages de Kora, Sindé, Kona Fambé, Kona Mali, Tenenkou, des secrétaires généraux des deux communes et des représentants des organisations de la société civile. Les travaux seront supervisés par les chefs des services de la subdivision de l’Urbanisme et du Génie rural qui étaient, également, présents sur le site. Le deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sougoulbé, Amadou Boubou Sow, s’est réjoui de la reprise des travaux avant d’inviter « l’ensemble des personnalités présentes à s’investir pour que ce projet puisse être une réalité pour le bonheur des populations du Cercle de Tenenkou en général. » Il a salué singulièrement les autorités administratives, notamment le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao pour sa « disponibilité constante et ses différents appuis et conseils qui ont été d’un apport inestimable pour la réalisation de cet ambitieux projet. » Quant au deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, il s’est félicité de la reprise des travaux avant de rappeler que ce projet est tout aussi important pour la Commune urbaine de Tenenkou . Il a salué la bonne collaboration entre les deux communes avant de plaider « pour l’instauration d’un dialogue permanent afin d’échanger sur les questions majeures qui intéressent la vie de ces deux communes. » Tout en souhaitant plein succès aux travaux, les deux élus ont donné les premiers coups de pelle, lançant officiellement le redémarrage des travaux. Cette construction de la digue de ceinture de Sougoulbé , selon le secrétaire général de la Commune rurale, Guirama Tembely, a pour objectifs de sécuriser la ville de Tenenkou et les nouvelles parcelles agricoles et d’habitation en Titre foncier (TF) et de créer de nouvelles recettes pour la Commune. La nouvelle digue, une fois achevée, va permettre de disposer de plus d’une centaine d’hectares et réduire considérablement le besoin de parcelles à usage d’habitation pour les populations de la ville de Tenenkou. Avec le manque d’espace et de terres mais, aussi, en raison de la spéculation dans la Commune urbaine de Tenenkou, les prix des parcelles ont atteint des sommets, dépassant tout entendement. Aujourd’hui, avec 1 ou 2 millions de francs CFA, il est impossible d’avoir une parcelle à usage d’habitation dans la ville de Tenenkou. Il faut débourser entre 5,6 ou 7 millions dans certains cas pour en avoir. L’aménagement de cette digue de ceinture, même si elle appartient à la Commune de Sougoulbé, va surtout bénéficier à la population de Tenenkou, plus proche du nouveau site. Les travaux vont durer 1 mois et sont financés sur fonds propres du budget de la Commune rurale de Sougoulbé. AS/MD (AMAP)
Presse : L’état des lieux des textes régissant le secteur au Mali
Bamako, le 14 mai (AMAP) Une trentaine de journalistes, des représentants de la société civile, entre autres, ont participé, ce mercredi 14 mai 2025, à la Maison de la presse, à un atelier sur l’état des lieux des textes régissant le secteur de la presse, a constaté l’AMAP sur place Les participants ont, aussi discuté de l’identification des lacunes dans les textes, les incohérences mais aussi les opportunités d’amélioration « afin d’aboutir à un répertoire de référence et une feuille de route pour un plaidoyer structuré, efficace et porteur de changement ». Le représentant du gouverneur de Bamako, Mangoro Konaté, qui a présidé cette session organisée par l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), en collaboration avec Search for common Ground, s’est réjoui « de l’approche inclusive adoptée ». Une méthode qui réunit autour de la table les professionnels des médias, les juristes, les représentants de la société civile, les pouvoirs publics, les parlementaires et les partenaires techniques et financiers. « C’est en conjuguant nos expertises et nos efforts que nous pourrons faire progresser durablement les libertés fondamentales dans notre pays », a soutenu M. Konaté, ajoutant que « cette synergie est la clé de toute réforme durable et légitime. » Il a assuré que l’État malien reste et restera un acteur engagé pour le respect des droits humains dont la liberté de la presse est une composante essentielle. Le représentant de l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Mali, JaKob Claes, a indiqué que son pays « attache une importance particulière au rôle de la société civile, acteur essentiel du développement démocratique et social. » « La Belgique s’engage à accompagner celles et ceux qui œuvrent pour un avenir fondé sur le respect des droits humains, la justice sociale et la paix durable », a promis Jakob Claes. OD/MD (AMAP)
Prévention routière : Les pays de l’AES échangent à Bamako sur une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité
Bamako, 14 mai (AMAP) Des experts de la Confédération de l’Alliance des Etats (AES) de ont commencé, mercredi, à Bamako, une rencontre sur la prévention routière dans « la dynamique de proposer une stratégie globale pour l’amélioration de la sécurité sur nos routes », a constaté l’AMAP. Au cours de cette rencontre participants « de chacun des pays va « présenter une communication sur le cadre institutionnel et législatif de la sécurité routière en s’appuyant sur les textes de création et d’organisation, sur la politique ou la stratégie de sécurité routière et sur les données d’accidents de la circulation routière », a déclaré Mama Djenepo, secrétaire général du ministère malien des Infrastructures et des Transports, qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du directeur général de l’ANASER, Ousmane Maiga. Il est également attendu de chaque pays, « une revue des textes qui encadrent les facteurs de risques à savoir les limites et contrôles de vitesse, la conduite en état d’ivresse, le port de casque de protection, le port de la ceinture de sécurité et l’utilisation du téléphone au volant » Il a précisé que les participants engageront, en outre, « la réflexion sur le financement de la sécurité routière qui reste un défi majeur pour une lutte efficace contre le fléau. » Il s’agit, tout aussi, « d’aboutir à une gestion efficiente de la sécurité routière dans l’espace AES par une bonne collaboration des agences de prévention, l’amélioration de l’investissement en matière de sécurité routière, la poursuite des réformes institutionnelles en sécurité routière, l’intégration par le biais du transport routier sécurisé », a ajouté M. Djenepo. « La sécurité routière est affaire de tous, selon Regma Zongo, directeur général de l’Office nationale de la sécurité routière du Burkina Faso. « Donc, il était important de se réunir pour examiner les textes qui encadrent la sécurité routière dans nos pays respectifs. De travailler à harmoniser les textes qui vont concerner l’ensemble des pays de l’AES pour ordonner et renforcer nos actions et trouver des solutions qui puissent assurer de façon optimale la sécurité sur nos routes. » « Cette rencontre sur la sécurité routière s’inscrit dans le sens de la concrétisation des engagements de la confédération AES. Nos chefs de l’État sont à pied d’œuvre pour réduire les accidents routiers », a ajouté Hamissou Ousoumane, directeur général de l’Institut national de la sécurité routière du Niger. MMD/MD (AMAP)
Mali : Rencontre d’échanges et de partage entre acteurs de la Communication
Bamako, 13 mai (AMAP) Un atelier d’échanges et de partage, organisé par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, réuni, du mardi au jeudi, à Banakoroni divers acteurs de la Communication afin de réfléchir sur les interactions entre les acteurs des médias, faire l’état des lieux des réseaux sociaux au Mali, leurs défis et perspectives, faire l’état des lieux de la règlementation et de la régulation des médias au Mali. L’atelier de trois jours, qui servira de cadre d’échanges, a ouvert sa première journée sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Il s’agit, globalement de renforcer les rapports entre les acteurs des médias pour une meilleure compréhension réciproque et une plus grande réactivité de ces acteurs face aux enjeux nationaux. Et spécifiquement, de renforcer la cohésion entre les acteurs des médias publics et les acteurs des médias privés, les animateurs des réseaux sociaux, les vidéastes et les communicateurs traditionnels. Tout comme de renforcer la collaboration entre les acteurs des médias et le département de tutelle, créer un cadre permanent d’échange entre les acteurs des médias et dissiper les incompréhensions entre acteurs des médias. Le panéliste du jour, Modibo Fofana, président de l’Association des professionnels de la presse en ligne (APPEL-Mali) a fait une présentation, largement appréciée par les participants, su r « L’état des lieux des réseaux sociaux au Mali : Défis et perspectives ». Le présentateur a rappelé le contexte mondial de l’utilisation des réseaux sociaux avec des statistiques à l’appui, à l’échelle globale et nationale. Les acteurs de la communication dans leur diversité, officient dans les médias traditionnels (presse écrite du service public et privée, radios, télévisions du service public et privées, agences de communication publiques et privées). A ceux-ci se sont ajoutés, depuis quelques années, de nouveaux acteurs comme les animateurs de réseaux sociaux, les vidéastes communément appelés « vidéo-mans », les youtubeurs, les créateurs de contenu,les communicateurs traditionnels. Les productions de ces différents acteurs se nourrissent les unes des autres, Cependant des obstacles existent devant la collaboration entre, d’une part les acteurs des médias eux-mêmes, et d’autre part, entre ceux-ci et les animateurs et responsables des institutions du pays. Cet atelier est initié par le ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, pour minimiser l’impact de ces obstacles et favoriser un dialogue franc, une collaboration sincère entre tous les acteurs de la communication et les institutions productrices d’objets de communication. MD (AMAP)
Recouvrement et gestion des avoirs saisis ou confisqués : Des acteurs de la justice réunis pour la validation des outils
Bamako, 13 mai (AMAP) L’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisies ou confisqués (ARGASC), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a entamé, ce mardi, un atelier de validation des outils de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués et de réflexion sur la mise en œuvre de la confiscation sans condamnation pénale, a constaté l’AMAP. Les objectifs de cet atelier sont de demander aux acteurs de la chaîne pénale « d’examiner, d’amender et de valider les outils de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, soumis à leur appréciation, de capitaliser les expériences, en partageant des bonnes pratiques, les difficultés rencontrés et les leçons apprises en matière de mise en œuvre de ces outils », a fait savoir le représentant du ministre de la justice, Daouda Sissoko, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, en présence du représentant résident adjoint du PNUD, Yahya Amadou Ba. Il est, également, question, selon M. Sissoko « de définir les cas appropriés pour l’application de la confiscation sans condamnation pénale, conformément aux dispositions du nouveau code pénal, d’identifier et de recenser les dossiers potentiellement concernés par la confiscation sans condamnation pénale. » Il s’agit, tout aussi, « de transmettre à l’ARGASC les avoir identifiés dans ce cadre, afin de lui permettre d’exercer pleinement ses compétences légales en matière de gestion et de recouvrement, d’instaurer et de renforcer un cadre pérenne de concertation et de collaboration entre l’ARGASC et les acteurs de la chaîne pénale, pour une énergie accrue en matière de recouvrement et de gestion des avoirs issus de la délinquance économique et financière », a-t-il ajouté. Quant au représentant du PNUD, Yahya Amadou Ba, il a réaffirmé la disponibilité de l’agence onusienne « à poursuivre son accompagnement aux côtés des autorités nationales pour la mise en œuvre de réformes visant à renforcer la transparente, la redevabilité et la lutte contre la corruption au Mali » MMD/MD (AMAP)

