Cour d’Assises spéciale : Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires renvoyée au 02 juin prochain
Bamako, 22 mai 2025 (AMAP) L’audience de l’affaire de « l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », qui devrait reprendre ce jeudi 22 mai, a été renvoyée au 02 juin 2025, en raison de l’état de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko, actuellement hospitalisée dans un centre de santé, a constaté AMAP. A l’ouverture de la Session spéciale de la Cour d’assises, la défense, constituée en collective des avocats défenseurs, avec comme chef de file Me Mamadou Bobo Diallo, a formulé deux demandes au jury, présidé par le magistrat de classe exceptionnelle, Bamma Sissoko. Il s’agit de la liberté provisoire pour l’ex-ministre, Mme Bouaré Fily Sissoko, en prison depuis 2021 et le colonel-major Nouhoum Dabitao, lui aussi, en prison depuis le 14 mars 2024, et le renvoi du procès. Le jury s’est retiré pour examiner ces deux demandes de la défense. Quelques minutes après, le jury est revenu pour délibérer. La demande de la liberté provisoire a été purement et simplement rejetée et celle de renvoi de la session a été acceptée, La prochaine session est prévue le 02 mai, Ce permettra à la défense « de se donner les moyens de s’assurer de la santé Mme Bouaré Fily Sissoko », a dit le magistrat Bamma Sissoko. ST/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : la Coalition islamique militaire lance une initiative régionale au Mali
Bamako, 22 mai (AMAP) La Coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme (CIMCT), dirigée par le général de division Muhammad bin Saeed Al-Mughidi, a lancé jeudi à Bamako, une initiative régionale visant à renforcer les capacités nationales dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, a constaté l’AMAP. Cette initiative, qui s’inscrit dans le programme stratégique pour les États du Sahel, comprend une conférence et des ateliers spécialisés destinés à doter les personnels de sécurité et d’audit d’outils avancés. « La lutte contre le terrorisme exige une collaboration des pays », a déclaré le général Al-Mughidi. Il a souligné que le Royaume d’Arabie saoudite, à l’initiative de la CIMCT depuis 2015, a développé 24 programmes en 20 ans, incluant un fonds spécial et des formations militaires sur cinq ans pour les 41 pays membres, dont 22 nations islamiques. « Le Royaume travaille à renforcer la coopération avec les pays membres pour coordonner nos efforts contre l’extrémisme violent », a-t-il ajouté. Le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général Sadio Camara, a salué cette initiative lors de l’ouverture de la conférence. « Au nom de Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, je souhaite la bienvenue à Bamako à toutes les délégations. Le Mali est honoré d’accueillir cette conférence sur les enquêtes financières, un enjeu crucial pour couper les sources de financement des groupes terroristes », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage à la CIMCT et à l’Arabie Saoudite pour leur engagement. Le général Camara a insisté sur l’importance d’une action concertée face aux « menaces insidieuses » que représentent le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, qui nuisent à la paix, à la stabilité des institutions et au développement socio-économique. « Ces fléaux alimentent les groupes armés et affaiblissent nos États. La lutte contre le terrorisme est un défi mondial nécessitant une coopération sincère », a-t-il martelé. Il a rappelé les efforts du Mali, notamment à travers la Loi n°2016-008 du 17 mars 2016 et le rôle clé de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Cependant, il a dénoncé « l’hypocrisie » de certaines puissances qui, selon lui, « utilisent le terrorisme comme une arme géostratégique tout en imposant des embargos aux États souverains ». « Le vrai enjeu est de défendre notre souveraineté et de mener des politiques indépendantes pour protéger nos populations », a-t-il ajouté. La CIMCT, qui regroupe des pays du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, se concentre sur quatre axes : idéologie, communication, lutte contre le financement du terrorisme et action militaire. OS/MD (AMAP)
Réhabilitation de patrimoines culturels de Tombouctou : Un bilan déjà satisfaisant
Bamako, 22 mai (AMAP) La troisième réunion du Comité de pilotage pour la coordination et le suivi des réparations collectives relatives à l’entretien et à la réhabilitation des bâtiments protégés de Tombouctou, tenue, jeudi, au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a conclu à un bilan satisfaisant de la réhabilitation du patrimoines culturel de de la ville du Nord du Mali, a constaté l’AMAP. Cette réunion, devait, avant tout, permettre de faire le point complet des activités réalisées », a déclaré le secrétaire général du département, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé la cérémonie. Et d’ajouter qu’ « il s’agira d’échanger sur les résultats obtenus, d’en tirer des enseignements et au cas échéant, de formuler des recommandations pertinentes. » Il a, également, souligné l’importance d’échanger sur les activités en cours et celles programmées. « Cette rencontre sera, aussi, l’occasion d’aborder les différents enjeux identifiés, notamment le développement de l’exposition permanente sur les mausolées, laquelle sera accueillie dans la salle additionnelle du musée communal de Tombouctou, construite dans le cadre du programme de réparation », a précisé le Secrétaire général du ministère. Il a aussi mentionné l’entretien du mémorial Louha ou encore l’occupation anarchique des environs des bâtiments protégés A ses côtés la responsable régionale des Programmes du Fonds au profit des victimes, Aude Le Goff, le premier secrétaire de l’Ambassade de la République fédérale de l’Allemagne à Bamako, Julius Kleindienst et la représentante du chargé de Bureau Unesco. Julius Kleindienst a indiqué que son pays est un partenaire de longue date de la Cour pénale internationale (CPI) et soutient, depuis près de vingt ans, le Fonds au profit des victimes. C’est dans cet esprit de solidarité et d’engagement pour les droits humains qu’ils ont décidé de verser une contribution volontaire au Fonds, destinée à soutenir les réparations dans l’affaire Al Mahdi. À cela, Aude Le Goff a ajouté qu’après, environ six ans de travail acharné, 100% des réparations individuelles et 100% des réparations symboliques ont été effectuées, tandis que 80% des réparations collectives ont été exécutées. Par ailleurs, Mme Dicko Oumou Dicko, de l’UNESCO expliquera que malgré les résultats à mi-parcours encourageants obtenus à 6 mois de la clôture des activités de ce programme, elle a tenu à rappeler que la mise en œuvre des activités du Dispositif de restauration du patrimoine culturel dont la mise en œuvre est assurée par l’UNESCO a été émaillée de certaines difficultés, notamment l’occupation des abords immédiats des clôtures des cimetières, la protection des résultats du projet et l’assainissement des abords immédiats des sites. AC/MD (AMAP)
Sikasso : C’est parti pour le tournoi inter-quartiers, sous le signe du rassemblement et du vivre-ensemble
Sikasso, 21 mai (AMAP) La gouverneure de la région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a donné, mardi dernier au stade municipal de Sikasso, le coup d’envoi officiel du tournoi inter-quartiers de Sikasso dont initié par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. « Ce tournoi est bien plus qu’un simple évènement sportif. C’est un cadre de rassemblement, de fraternité, de vivre ensemble et de promotion des valeurs citoyennes chez les jeunes », a déclaré Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La cheffe de l’exécutif régional a indiqué que ce tournoi constitue, également, « une belle opportunité pour les talents cachés de nos quartiers. » « C’est l’occasion idéale pour ces derniers de se révéler, de se dépasser et de montrer que la jeunesse de Sikasso est dynamique, responsable et porteuse d’espoir », a-t-elle ajouté. La gouverneure a salué l’initiative et encourager toutes les structures relevant de la jeunesse « à s’en inspirer pour faire du sport un outil d’éveil, d’éducation et d’intégration sociale. » Le tournoi inter-quartiers entend, entre autres, sensibiliser la jeunesse sur les effets néfastes de la consommation de la drogue, contribuer à la relance des compétitions sportives dans les quartiers, créer un véritable vivier pour les clubs et sélections jeunes de football et d’athlétisme et favoriser le brassage, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Également, il s’agit de mettre le sport au service de la communauté et du développement harmonieux de l’Homme, contribuer à la promotion du civisme et de la citoyenneté et attirer les partenaires locaux à investir dans le sport. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a invité les uns et les autres à faire de ce tournoi un exemple de fair-play, de discipline, de respect des règles et de fraternité avant de donner le coup d’envoi du premier match de la compétition. L’opposition entre l’équipe de Mancourani 2 et de Bougoula-ville a tourné à l’avantage de la première qui a remporté la victoire par 2 buts à 1. L’évènement a enregistré la présence du représentant du préfet Salif O. Maïga, le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et le directeur régional de la jeunesse et des sports Oumar S. Traoré. MFD/MD (AMAP)
Ouélessébougou se mobilise pour des examens de fin d’année sans fraude ni fuite de sujets
Ouélessébougou 21 mai (AMAP) Les autorités administratives et scolaires du Cercle de Ouélessébougou, ont, dans la dynamique enclenchée par le département de l’Education nationale, de lutte contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens de fin d’année, organisé une grande marche sportive, mercredi 21 mai 2025, allant du lycée public de la ville à la préfecture. La manifestation, qui vise à informer et sensibiliser la communauté éducative, non seulement sur les dangers liés à la fraude aux examens mais, aussi, à la consommation et le commerce illicite des drogues dans l’espace scolaire, a vu la participation des élèves, parents d’élèves, enseignants et des directeurs d’écoles. On notait, également, la présence des sous-préfets des arrondissements, du maire, du commissaire de la ville et tous les responsables des services techniques, sous l’égide du préfet, Moussa Sagara. Une marche sportive d’une distance de 2 kilomètres environ a couronné cette activité sur des slogans des marcheurs : « Non à la fraude, Non à la fuite des sujets », « Non à la drogue », « Non à la violence en milieu scolaire », « Vive des examens sans fraude », entre autres. « Cette marche est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Education, depuis quelques années, une manière de mobiliser tous les acteurs du secteur contre la fraude et la fuites de sujets qui sont des fléaux pour le niveau de l’enseignement dans notre pays », a expliqué, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou , Karim Coulibally, avant d’inviter les élèves, « à compter sur l’effort individuel lors des examens à venir. » Pour sa part, le préfet Sagara, s’est réjoui de l’effort des élèves, des responsables scolaires, et de tous les acteurs de l’Education, « pour la réussite de cette activité », au niveau local. « Les slogans et messages véhiculés lors de cette marche vous interpellent tous. Ils ne sont pas des simples mots, ils doivent vous conduire tout au long des examens. La consommation de la drogue constitue un danger pour votre santé », a-t-il lancé. Il a, également, sollicité « une conscience collective et un engagement général, pour des examens sains et transparents » dans le Cercle de Ouélessébougou. AC/MD (AMAP)
Mariage collectif annuel chez les Dafing de Marani, près de Tominian (Centre)
Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 20 mai (AMAP) Un mariage collectif et traditionnel a été célébré, à Marani, gros village Dafing situé dans la Commune rurale de Tominian (Centre), les 17 et 18 mai 2025, unissant pour le meilleur et le pire, trente et deux jeunes couples de garçons et de filles, toutes ayant l’âge minimum, a constaté l’AMAP. Les Dafing exercent, majoritairement, dans le commerce formel, l’agriculture de subsistance et vont beaucoup à l’exode rurale. Pour participer à cette activité culturelle annuelle, qui marque le début de l’hivernage, tous, où qu’ils soient, se convergent vers le village. Cette année, le 18 mai a été retenue rendant cette date inoubliable pour les habitants et ressortissants. La nuit du samedi, nuit de noce, les nouvelles mariées ont reçu des conseils et bénédictions de leurs parents, avant de rejoindre leur mari dans la belle-famille. Le matin du 18 mai, tout le village a partagé un petit déjeuner commun, puis après les jeunes mariés ont fait le tour de la localité pour les salutations d’usage. Dans l’après-midi, juste après la prière de 14 heures, le podium s’est installé sur la place publique afin de recevoir les couples. La cérémonie a été dirigée par l’imam Beh Karamoko Dembélé, entouré de nombreux notables dont le chef de village Komane Dembélé et plusieurs invités. Le guide religieux a formulé des bénédictions pour les nouveaux foyers, leur bonheur, leur santé, la longévité de leur couple et beaucoup d’enfants. Ensuite, les forgerons du village ont agrémenté la soirée par l’exposition de masques appelées ‘Tioko’ en langue Dafing. Ils ont parfaitement exécuté une danse folklorique au rythme des tams-tams des griots. La cérémonie purement traditionnelle et religieuse a pris fin avec la montée des nouvelles mariées au-dessus du puits sacré du village. Où chacune des trente-deux désormais épouses/femmes devrait puiser, au moins, un seau d’eau, signe de stabilité de son foyer et de fertilité. Les réjouissances ont continué toute la nuit. Une longue nuit…Et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. JD/MD (AMAP)
Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)
Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement
Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)
Les procédures de passation des marchés publics : Des acteurs en atelier de renforcement des capacités
Bamako, 19 mai (AMAP) L’Autorité de régulation des marchés publics et délégations de service public (ARMDS) , a entamé, ce lundi, à la nouvelle Ecole nationale d’administration (ENA), quatre sessions de formation d’initiation des demandeurs individuels du secteur privé, a constaté l’AMAP. Cet atelier réunit des cadres et agents des ministres, de la Poste, de l’Institut de formation de la santé sociale (INFSS) et des requérants auprès du comité de règlement des différends de l’ARMDS sur les procédures nationales de passation, d’exécution, de contrôle et de règlement des marchés publics et des délégations de service public, dont l’objectif « de renforcer les capacités des acteurs de la commande publique » L’ARMDS a pour mission « de réguler le système de passation des marchés publics et des délégations de service public dans le but d’en accroitre la transparence et l’efficacité. Aux termes de l’article 2 de la loi susvisée, elle est chargée de contribuer à l’information et à la formation de l’ensemble des acteurs de la commande publique, au développement du cadre professionnel et à l’évaluation de la performance des acteurs du système de passation », a fait savoir Mme Awa Samaké, représentante du président de l’ARMDS, lors de la cérémonie d’ouverture, accompagné du PDG de la poste, Ibrahima Haidara. La maîtrise des procédures de passation, de contrôle et de règlement des marchés publics est, aujourd’hui, « une nécessité stratégique que toutes les entreprises publiques ou privées en ont besoin. Notre institution est engagée dans une dynamique de transformation ambitieuse parmi les projets phares, figurent l’opérationnalisation de la caisse d’épargne de la poste, qui constitue un lever majeur de notre repositionnement en tant qu’acteurs de l’inclusion financière au service de la population », a déclaré, M. Haidara. Et d’ajouter que « cette formation vise à outiller pour mieux comprendre, appliquer et sécuriser nos procédures d’achats publics et de contractualisation. Cela passe par la rigueur, la transparence et la maitrise des règles applicables à notre statut d’entreprise publique », précise-t-il. Pour conclure, Mme Awa Samaké a réaffirmé « l’accompagnement constant de l’ARMDS publique, dans le domaine du renforcement de vos capacités en matière de commande publique, laquelle commande publique constitue aujourd’hui, partout dans le monde, le vecteur et le moteur de nos économies modernes », assure-t-elle. MMD /MD (AMAP)

