Kayes : Marche contre la fraude et les fuites de sujets lors des examens
Kayes, 18 mai (AMAP). L’Académie d’enseignement (AE) de Kayes a organisé, samedi, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko une grande marche contre la fraude et la fuite des sujets lors des examens, répondant aux préoccupations des autorités administratives et scolaires de la Région de Kayes d’instaurer la culture de l’excellence à l’école. Cette activité a été initiée par le ministère de l’Education nationale pour sensibiliser les acteurs de l’école sur les méfaits de ces fléaux sur la qualité de l’Education. La marche a enregistré une forte participation des élèves et des enseignants, dont certains sont arrivés au stade à 6 heures du matin. On notait également la présence de membres des Comités de gestion scolairesn(CGS), de responsables de Centres d’animation pédagogique (CAP), de Directeurs d’écoles, parmi tant d’autres. L’activité a été marquée par des séances d’éducation physique ou gymnastiques afin de permettre aux participants de se détendre. « Nous avons marché contre la fraude et les fuites de sujets. Les élèves sont en première position. Tous les acteurs et partenaires de l’école sont là. Ils sont venus pour renouveler leur engagement. La fraude tue l’excellence dans les écoles, notamment dans les classes d’examen », a expliqué le directeur de l’AE de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta, à la fin de la marche. La veille, l’AE avait bouclé une série de rencontres avec ceux qui sont concernés par les examens. BMS/MD (AMAP)|
Diéma : L’ambulance médicalisée du Centre de santé enlevée puis retrouvée (Service de sécurité)
Diéma, 18 mai (AMAP) L’ambulance médicalisée du Centre de santé de référence de Diéma, (CSRéf) enlevée, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 mai 2025, aux environs de 23 heures, a été retrouvée, les roues crevées, dans la matinée, près du village de Binoufissiré, Cercle de Troungoumbé, dans la Région de Nioro (Ouest), ont indiqué les services de sécurité, Cette ambulance offerte par les œuvres sociales du président de Transition, le général d’Armée Assimi GOITA, avait été dérobée par un individu habitué des lieux, qui logeait non loin du CSRÉF. Comme rapporté, le véhicule rentrait d’une évacuation sanitaire, du Centre de santé communautaire (CSCom) de Diangounté Camara, sur la route de Kayes, à 35 km de Diéma. A son arrivée au CSRÉF, vers 23 heures, le chauffeur a garé la voiture devant la maternité, comme à l’accoutumée, le moteur en marche, pour transporter la parturiente, à l’aide d’un chariot, dans une salle. Le voleur en a profité pour prendre la place du chauffeur et foncer vers le village de Dampa, situé à 8 km de Diéma, avant de disparaître dans la nature. Le commandant de la Brigade territoriale de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, et ses éléments, ont entrepris des recherches et traquent le malfrat. Ce qui leur avait permis de localiser le véhicule ce matin, dans les envrons de Koréra, dans la région de Nioro. Quant au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye SIssako, il compte convoquer une réunion d’urgence sur de l’affaire. OB/MD (AMAP)
Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou : «Il faut favoriser l’accès aux intrants de qualité à un prix raisonnable»
Par Mamadou SY Ségou, 18 mai (AMAP) Le service de la pêche a pour rôle l’appui conseil, et le contrôle de la réglementation en vigueur. Selon Baréma Koïta, chef du secteur pêche de Ségou, la pisciculture en tant que technique d’élevage de poisson a vu le jour au Mali par l’initiation d’une petite station piscicole expérimentale dans la Région de San. La convention de financement l’instituant a été signée en novembre 1979 entre le gouvernement de notre pays et celui des États-Unis avec l’appui de l’USAID. C’est ainsi qu’une antenne de vulgarisation a été créée à Niono, dans la zone Office du Niger, en raison de la disponibilité en eau et des sous-produits agroalimentaires. Depuis, une multitude de techniques dont la rizipisciculture et la pisciculture en cage ont été testées et adaptées en milieu rural, a-t-il rappelé. Concernant les infrastructures piscicoles, le Cercle de Ségou compte actuellement 131 étangs et 115 bacs hors sol et 2 cages flottantes. La rizipisciculture combinant la culture du riz et l’élevage de poissons, couvre une superficie de 7.500 m2, tandis que les mares sont au nombre de 31 et s’étendent sur 51,68 hectares, a détaillé Baréma Koïta. Les performances enregistrées ces dernières années se situent au niveau des cages flottantes et bacs hors sols. Pour une cage flottante de 144 m3 la production obtenue a été de 2.624 kg pour 10.000 alevins. Quant au bac hors sol de 10 m3 avec 1.000 poissons, il a permis de récolter 369 kg, a souligné le chef du secteur pêche de Ségou. Les tilapias nilotica (Ntèbèfing) et les clarias gariepinus (Manogo) sont les deux espèces ayant fait l’objet d’études positives en ce qui concerne la pisciculture dans notre pays. Parmi les initiatives en cours pour soutenir la pisciculture à Ségou, figurent le Projet de restauration des terres dégradées (PRTD), celui de l’appui à l’amélioration des moyens d’existence durable d’atténuation et d’adaptation des communautés de pêche face aux changements climatiques et Jègè ni Jaba (JNJ), a fait savoir Baréma Koïta. S’exprimant sur les difficultés, le chef du secteur pêche de Ségou dira que l’acquisition des intrants par les producteurs demeure une préoccupation. En outre, sa structure ne compte pas suffisamment d’agents pour couvrir tout le cercle et l’accès à certaines localités est entravé par l’insécurité grandissante. Le service de la pêche de Ségou fait également face à une insuffisance de moyen financier. Baréma Koïta pense que pour tirer profit de la pisciculture, il faut « favoriser l’accès aux intrants de qualité à un prix raisonnable, disposer d’une source d’eau permanente, suivre régulièrement l’entretien des infrastructures et sécuriser le dispositif contre le vol ». Parlant des défis et perspectives, il a évoqué la réduction du coût des intrants, l’aménagement des infrastructures piscicoles et le renforcement des capacités des producteurs. MS/MD (AMAP)
Ségou : Important don à 50% des sinistrés des inondations de 2025 de cinq Cercles
Ségou, 18 mai (AMAP) Environ 50 % des familles sinistrées des inondations de 2024, soit 6 335 ménages pour un total de 38 009 personnes, de cinq Cercles de la Région de Ségou (Centre) ont reçu, vendredi, un important don lors d’une opération lancée par le gouverneur de Ségou, le commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré qui a présidé la cérémonie a constaté l’AMAP. Ces dons sont composés de 342 tonnes de riz, autant de mil, 760 tonnes de sucre, 38 tonnes de sel, 19.005 unités de couvertures, autant de moustiquaires, de nattes, des kits scolaires et 53 tentes dont la distribution s’est déroulée à l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) de Ségou. Ce geste s’inscrit dans le cadre du projet d’appui de la Banque mondiale et concerne les cinq cercles de Niono, Macina, Markala, Bla et Ségou En présence du maire de la Commune urbaine, Nouhoun Diarra, du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Yamadou Keïta et du directeur régional du Développement social et de l’Économie solidaire, Dramane Coulibaly, la représentante des bénéficiaires, Awa Diakité, très touchée par cette solidarité a exprimé sa « gratitude aux plus hautes autorités du pays et à la Banque mondiale, avant de faire des bénédictions. » Quant au maire Nouhoun Diarra, il a salué cette initiative qui « permettra de renforcer la résilience des populations en cette période de crise. » De son côté, le gouverneur a déclaré que « l’année 2024 a été particulièrement éprouvante pour de nombreuses familles auxquelles des pluies torrentielles et des crues ont causé des pertes importantes. » « Face à cette tragédie, la solidarité nationale et internationale s’est manifestée avec force », a souligné Soulaïmane Traoré. D’après lui, cette aide représente « une bouffée d’oxygène qui contribuera à alléger les souffrances de nombreuses familles. » La cérémonie a été marquée par la remise symbolique de kits à 10 bénéficiaires et la visite des dépôts où sont stockés les vivres et articles non alimentaires. MS/MD (AMAP)
Le Système de riziculture intense : Une réponse stratégique à l’augmentation de la production rizicole au Mali
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 18 mai (AMAP) Aliment de base incontournable, notamment en milieu urbain, le riz occupe une place prépondérante dans le régime alimentaire des Maliens. Il contribue à hauteur de 31 pour cent à la production nationale de céréales et représente environ hauteur de 5 % au produit intérieur brut (PIB) du pays. Le Mali se positionne, d’ailleurs, parmi les principaux producteurs de riz en Afrique. Pour la campagne 2023-2024, la production nationale est estimée à 3 024 000 tonnes, en légère progression par rapport aux 2 900 000 tonnes de la campagne précédente. Toutefois, en dépit de ce potentiel important et des efforts déployés, soutenus par l’engagement manifeste des plus hautes autorités, le pays continue d’importer une part significative du riz destiné à la consommation intérieure. Cette situation accentue le déséquilibre chronique de la balance commerciale. Face à cette dépendance préoccupante, le Système de riziculture intensive (SRI) se présente comme une alternative prometteuse. Cette approche innovante permettrait non seulement d’accroître les rendements du riz localement produit, mais également de réduire la dépendance aux importations. Conçu à Madagascar dans les années 1980, le SRI vise à améliorer la productivité par des changements dans les pratiques culturales plutôt que par une augmentation des intrants. Il repose notamment sur le repiquage de jeunes plants âgés de 8 à 10 jours, plantés individuellement avec un espacement large, une gestion parcimonieuse de l’eau, une aération régulière du sol par le désherbage mécanique et l’utilisation d’engrais organiques. Introduit au Mali en 2007 dans la région de Tombouctou par l’ONG Africare, le SRI a, par la suite, été étendu aux régions de Gao, Mopti (en zone maîtrisée), Sikasso (en zone pluviale), Ségou et Kayes. Cependant, malgré ses multiples bénéfices économiques, sociaux environnementaux les superficies cultivées selon cette méthode représentent à peine 2% des superficies rizicoles emblavées à l’échelle nationale, dans le cadre du Programme national de mise à l’échelle du SRI (PN-SRI), selon les statistiques présentée par le Mali lors du Forum régional sur la transformation des systèmes agricoles vers des modèles durables. Dans la région de Ségou (Centre), l’Office du Niger (ON) présente un potentiel important pour le SRI. Depuis 2017, cette méthode agricole est testée dans les sept zones de production de l’ON. D’année en année, l’Office est en train de multiplier les initiatives en vue d’une adoption à grande échelle. Auguste Drago, directeur de l’appui au monde rural de l’ON, indique que pour la campagne 2024-2025, 163 parcelles de démonstration ou champs écoles ont été mises en place, couvrant une superficie totale de 163 hectares. Au sein de ces parcelles, 2 735 producteurs ont été formés aux techniques du SRI, dont 1 500 l’ont effectivement adopté, soit un taux d’adoption de 55 %. Un chiffre significatif, que le directeur attribue à l’enthousiasme croissant des producteurs, stimulé par des campagnes de sensibilisation, des formations ciblées, l’implication des radios de proximité, ainsi que l’efficacité des démonstrations sur le terrain. Pour la campagne 2025-2026, l’ON prévoit de poursuivre ses efforts avec 137 nouvelles parcelles de démonstration, sur une superficie prévue de 229,15 hectares. L’objectif est de former 3 170 producteurs supplémentaires au SRI. L’Office Riz Ségou (ORS), dont l’expertise en matière de riziculture n’est plus à démontrer, expérimente le Système de Riziculture Intensive (SRI) depuis 2014. Cette méthode a connu un essor notable à partir de 2018 grâce au Projet Centre d’Innovations Vertes (CIV-GIZ), soutenu par la Coopération allemande. De 2018 à 2025, le nombre total de producteurs ayant bénéficié de cette approche s’élève à 5 607, pour une superficie totale d’adoption atteignant 3 760,75 hectares. Par ailleurs, 176 Champs Écoles Paysans (CEP) ont été mis en place dans le cadre de cette initiative. Selon le directeur de l’ORS, Amedé Kamaté le taux actuel d’adoption du SRI avoisine les 10 %. Il affirme que l’Office du Riz de Ségou demeure résolument engagé à poursuivre les actions de sensibilisation auprès des acteurs du secteur, dans le but de favoriser une adoption à grande échelle au cours des dix prochaines années. Pour la campagne agricole 2025-2026, une superficie de 1 100 hectares est prévue pour la mise en œuvre du SRI, tandis que 1 200 hectares sont planifiés pour la campagne suivante, en 2026-2027. Pour sa part, la cheffe de division conseil et vulgarisation agricole auprès de la directeur régionale de l’agriculture de Ségou, Dao Rokia Coulibaly rappelle que le SRI constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de vulgarisation agricole actuelle. « La Direction nationale de l’agriculture souhaite faire un programme d’envergure, accessible à l’ensemble des producteurs. Une étude environnementale et sociale a d’ailleurs été réalisée à cet effet » a-t-elle précisé tout en soulignant que les efforts se poursuivent. DÉFIS – Toutefois, le taux d’adoption du SRI demeure relativement faible. Les acteurs attribuent cette situation à plusieurs difficultés notamment l’insuffisance de financement de l’Etat, les défis liés à la recherche, le manque d’équipements adaptés aux différentes étapes de la culture ; l’absence de formation continue, faible disponibilité tant en quantité et qu’en qualité de fumure organique ainsi que le déficit en personnel et en moyens opérationnels au sein des structures d’encadrements. A cela s’ajoutent un déficit de sensibilisation et de communication ainsi que la pénibilité du travail notamment les opérations de repiquage qui requièrent une grande minutie. Malgré ces nombreux défis certaines productrices et producteurs s’illustrent par leur engagement en faveur du Système de Riziculture Intensive (SRI). C’est le cas de Moussokoro Dembélé productrice de riz dans la zone de Molodo. Elle expérimente la méthode depuis 6 ans. « Depuis que j’ai adopté cette méthode de culture de riz, je ne suis plus revenue en arrière. Car elle est extrêmement rentable. J’ai commencé avec 0,20 hectare, aujourd’hui je suis à 1,20 hectare » confie-t-elle. Elle souligne le SRI présente de multiples tant en termes de rendement que d’économie d’eau et de semences. « les rendements sont très élevés. Depuis mes débuts, je n’ai jamais connu d’échec. La qualité du riz est telle que mes clients réservent leurs commandes avant même la récolte » affirme-t-elle avec fierté. Bakary
Kolondièba : Grande marche sportive contre la fraude et la drogue dans les écoles.
Kolondièba, 17 mai (AMAP) Une marche sportive organisée par le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kolondièba a regroupé plusieurs personnalités et une foule nombreuse ce samedi 17 mai 2025, au cours de laquelle des messages ont été véhiculés pour prévenir contre la consommation et le commerce illicite des drogues dans l’espace scolaires et sensibiliser pour la pratique du sport scolaire. Cette marche, initiée par le ministère de l’Education nationale s’est bien déroulée à Kolondieba. A 8 heures, une marée humaine, à sa tête le Premier adjoint au préfet de Kolondièba, Ibrahima Dougnon, le directeur du CAP, Abdoulaye Diarra, le proviseur du lycée public de Kolondièba, Malick Diakité, a quitté le centre-ville jusqu’à la sortie, bien encadrée par les forces de l’ordre. Des slogans comme « Non à la fraude. Non aux fuites de sujets. Non à la consommation de la drogue dans le milieu scolaire » étaient sur les banderoles portées par les marcheurs. Au retour au parc auto, le premier adjoint au préfet et le DCAP ont. en plus de la sensibilisation contre les fraudes aux examens, surtout mis en garde la jeunesse scolaire contre la vente et la consommation de la drogue en milieu scolaire. Ce coup d’essai a été un coup de maître pour le nouveau directeur du CAP de Kolondièba Abdoulaye Diarra pour ce qui a été sa première mobilisation. L’administrateur scolaire a remercié le préfet adjoint, les chefs de service, les partenaires, le monde scolaire,la Jeunesse pour leur « participation remarquable » à cette activité sportive contre les fléaux qui discréditent l’école malienne . NMK/MD (AMAP)
Nomination d’Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général du Mali
Bamako, 16 mai (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, a nommé, par décret Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général du Mali, conformément à la Constitution et à la Charte de la Transition. Le nouveau Vérificateur général aura pour « mission de veiller à la régularité et à la sincérité des comptes publics, dans un contexte marqué par des défis économiques et institutionnels » Selon le décret n°2025-0344/PT-RMDU du 16 mai 2025, Abdoul Aziz Aguissa, administrateur civil et membre du Corps préfectoral, matricule n°937.93-R, succède à l’ancien Vérificateur général dont la nomination, datant du 11 avril 2018, a été abrogée par le même décret. Ce dernier met également fin à l’intérim assuré depuis le 24 avril 2025. Cette nomination marque une nouvelle étape dans le renforcement des institutions de contrôle des finances publiques. OS/MD (AMAP)
Budget 2024 de la mairie de la Commune III : Un taux de réalisation de 85%
Bamako, 16 mai (AMAP) Les réalisations du budget de la Maire de la Commune III du district de Bamako, au 31 décembre 2024, se sont chiffrées à 5 516 426 321 Fcfa soit un taux de 85%, a annoncé, vendredi, la maire Mme Djiré Mariam Diallo, lors de la restitution publique du compte administratif de la Commune pour l’exercice 2024, dans les locaux de la mairie. « Le budget 2024 de la Commune III du district de Bamako a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 6 941 264 397 Fcfa. Sur une prévision annuelle de recettes de fonctionnement de 6 487 831 170 Fcfa, les réalisations, au 31 décembre 2024, se sont chiffrées à 5 516 426 321 Fcfa soit un taux de 85% avec un reste à réaliser de 971 401 849 Fcfa », a déclaré l’édile. Cet exercice dont l’objectif est « d’instaurer la transparence dans la gestion des affaires publiques », était présidé par le représentant du gouverneur du District de Bamako, Mangoro Konaté , en présence d’autres invités de marque. « Les objectifs de la restitution publique sont, entre autres, de mobiliser les citoyens autour des affaires publiques locales, instaurer la transparence dans la gestion des affaires publiques, susciter l’émulation et l’esprit de l’exercice de la citoyenneté pour faciliter le paiement des impôts et taxes, renforcer la confiance mutuelle, renforcer la confiance et la gouvernance à travers la redevabilité », a précisé le Maire de la Commune III, Mme Djiré Mariam Diallo. Quant au représentant du gouverneur du district de Bamako, Mangoro Konaté, il a indiqué que cet exercice est un devoir exigé pour toutes les mairies, qui démontre l’efficacité dans la transparence d’une gestion financière. « C’est un exercice qui oblige le responsable de la commune à rendre compte à ses populations de ce qu’il a fait. La restitution publique du compte d’administratif est un processus qui est crucial pour la transparence financière et la bonne gouvernance des activités. Elle consiste à rendre publique les recettes et les dépenses réalisées par la collectivité, au cours de l’année écoulée. Et c’est dans le but de rendre compte aux citoyens de la gestion », a dit M. Konaté. La première responsable de la mairie a assuré savoir que les attentes sont grandes. « Vos espoirs à la commune sont immenses. Sachez que nous avons la même mission, celle de développer la commune. Et cela ne peut se réaliser, sans compromission, que dans une fermeté courtoise qui met en avant nos valeurs socio-culturelles. Pour atteindre les objectifs, il y a déjà les taxes mais, nous comptons essentiellement sur le payement des taxes, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), gage de citoyenneté et de gouvernance », a-t-elle conclu. MMD/MD (AMAP)
Conférence inaugurale de Faso Sifinso : Un espace d’échange pour bâtir le Mali kura
Bamako, 16 mai (AMAP) Des chercheurs, historiens, enseignants, hommes de culture et étudiants ont participé, jeudi, à la conférence inaugurale de « Faso Sifinso», sur le thème : «Yérédon», c’est-à-dire les repères fondamentaux pour la jeunesse malienne, développé par le Professeur de Nko, Mamadi Keïta, et Seydou Idrissa Traoré de l’Association djoko ni maaya. Dans un amphithéâtre Kary Dembélé de l’École normale supérieure (ENSUP) de Bamako archicomble, les deux conférenciers ont mis l’accent sur « l’importance de la connaissance de soi et de ses racines pour bâtir une jeunesse consciente, patriote et porteuse du Mali nouveau. » Selon eux, « il s’agit de bâtir un modèle de Malien qui inspire l’amour de la patrie, la reconnaissance et le respect de nos valeurs ancestrales. » Placée sous le haut patronage du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la cérémonie était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. C’était en présence de ses collègues de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, et de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané. Le ministre chargé de la Culture a expliqué le concept « Faso Sifinso », qui est un programme socioéducatif destiné à être déployé dans l’ensemble des établissements scolaires du pays, notamment du primaire à l’université. C’est un espace dédié aux débats, à la transmission des valeurs et à l’éducation à la citoyenneté. « Nous allons utiliser l’art pour éduquer nos enfants comme dans nos traditions. Ce programme vise aussi à recréer un lien entre les jeunes et les valeurs fondatrices du Mali », a dit le ministre Mamou Daffé. Selon lui, il s’agit d’un projet structurant, centré sur la production et la diffusion d’outils d’art social, à travers des activités culturelles régulières comme le théâtre, les contes, les conférences, les animations en club, etc. La finalité de ‘Faso Sifinso’ « est de former une jeunesse malienne patriote, enracinée dans ses traditions, consciente de son identité et de son rôle dans la construction du Mali kura. » Le programme entend répondre à l’appel du président de la Transition pour la refondation des mentalités, dans un contexte marqué par une profonde crise de repère chez les jeunes. Mamou Daffé a, aussi, attiré l’attention du public « sur la déperdition de la jeunesse malienne qui est aussi plus grave que le terroriste. » « De nos jours, il est urgent de reconstruire sur nos fondements, nos valeurs régaliennes et notre Dambé », a insisté le ministre avant d’annoncer qu’il est prévu d’organiser, chaque jeudi, des activités artistiques et culturelles dans les espaces scolaires et universitaires afin de revenir à nos valeurs. Il a soutenu que « plusieurs conférences thématiques permettront d’enrichir la réflexion sur les piliers de notre identité », avant de saluer l’engagement collectif des membres du gouvernement pour la refondation de Mali Kura. Ses collègues du gouvernement ont exprimé leur adhésion au projet et réitéré leur volonté d’accompagner l’initiative pour sa réussite. Ils ont, aussi, confirmé l’importance de ‘Faso Sifinso’ dans la refondation du Mali. Pour sa part, le directeur général de l’ENSUP, Moussa Keïffing Kanté, a souligné que les structures d’encadrement de la jeunesse, de la famille, des groupes d’âge, du village ont historiquement joué un rôle fondamental dans la transmission des valeurs africaines. Pour Seydou Idrissa Traoré, « cet espace socio-éducatif nous enseigne le Yèrèdon, connaissance de soi, pour savoir d’où nous venons et où nous allons ». À noter que l’événement est organisé par le Ministère en charge de la Culture dans le cadre de 20025, Année de la culture. GT/MD (AMAP)
48ème anniversaire de la disparition de Modibo Kéita: Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga dépose une gerbe de fleurs sur sa tombe
Bamako, le 16 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a respecté la tradition, ce vendredi matin, en déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du premier président de la République du Mali, Modibo Kéita, au cimetière d’Hamdallaye, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le chef du gouvernement, en présence de membres de son équipe, d’autorités administratives et politiques du District de Bamako et de représentants de la famille de l’illustre disparu, a indiqué qu’il s’agit de commémorer le 48ème anniversaire du décès du Père de l’indépendance, du Mali, « ancien instituteur très intègre, panafricaniste».. Feu, le président Modibo Kèita, est décédé en 1977. Après avoir souligné que c’est une cérémonie concernant la mort « d’un digne fils de notre Nation, » le Général de division Abdoulaye Maïga a présenté, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et de tout peuple malien, « les condoléances plus émues » à la famille du défunt. « C’est également une cérémonie d’espoir du Mali à l’heure de la refondation », a-t-il estimé. « Car, a soutenu le Premier ministre, le Mali est obligé de faire un examen retrospectif, en regardant très loin, le combat du Président et de ses compagnons, le combat du panafricanisme pour la dignité du Malien et de l’Homme africain ». Il a, ainsi, salué les grandes réalisations et actes concrets de feu Modibo Kéita et ses compagnons. « Et si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à leur engagement, leur abnégation», a-t-il reconnu, pour illustrer le dur et constant combat pour la souveraineté. Le Premier ministre a noté que le chef de l’Etat l’a bien compris et s’est régulièrement inspiré de l’œuvre de son prédécesseur, le président Modio Kéita. « Pour nous, également, c’est un exemple d’endurance et de résilience», a dit le chef du gouvernement avant de salué « la résilience du peuple malien qui a toujours soutenu les autorités de la Transition depuis le début. » Il a rappelé que « cette Transition n’a d’autres buts, d’objets que la satisfaction des intérêts vitaux du peuple malien». « Et, a-t-il ajouté, c’est un combat âpre, si nous regardons l’engagement du président Modibo Kéita pour le panafricanisme, son engagement pour la guerre de libération d’Algérie, on comprend aisément que les résultats escomptés à l’échelle du continent ne sont pas encore là. » « C’est ce qui nous oblige, quelque part, à redoubler d’ardeur, d’effort afin que l’Afrique soit totalement indépendante, que notre souveraineté soit à la fois effective pour notre intérêt et celui des générations futures », a insisté le général de division Abdoulaye Maïga. OD/MD (AMAP)

