La mairie de la Commune urbaine de Ségou réalise plus de 800 000 000 Fcfa en 2024

Ségou, 31 mai (AMAP) La mairie de la Commune urbaine de Ségou a réalisé, 814 336 948 Fcfa, soit 86,71%, au titre de l’exercice 2024 en mais a enregistré une faible mobilisation de la Taxe de développement régional et local (TDRL), a appris, vendredi, l’AMAP sur place. Le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra qui a présenté le compte administratif de l’année écoulée, lors de la restitution publique de la gestion de sa collectivité, dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance, a fait noter que, sur la TDRL, la commune a, sur une prévision de 39 171 400 Fcfa, réalisé 2 984 033 Fcfa, soit 7,62%. Dans la cour de la mairie, sous la présidence du préfet de Cercle, Daouda Diarra et en présence des responsables des services techniques, des autorités traditionnelles et religieuses ainsi que des organisations de la société civile, le maire a, également, fait l’état d’exécution du Plan de développement économique, social et culturel (PDSEC) et du fonctionnement des organes et services propres de la commune. Comme réalisation de la mairie, on retient entre autres, l’appui aux quartiers pour le curage des caniveaux et le rétablissement de l’électricité dans le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Médine. Prenant la parole, le préfet du Cercle de Ségou a salué « la régularité du maire dans le respect de cette importante disposition du Code des collectivités territoriales qui favorise la participation des citoyens à la gestion de la commune. » Selon Daouda Diarra, « les citoyens ont besoin d’être informé par leurs élus. » « Ce besoin s’il n’est pas satisfait, engendre la méfiance, le désintérêt pour les acteurs locales et impacte négativement le paiement des taxes », a-t-il estimé. Par ailleurs, M. Diarra a indiqué que les communes du Cercle de Ségou sont confrontées à plusieurs défis dont les faibles taux de mobilisation des ressources propres, de participation des citoyens à la vie publique et de réalisation des PDSEC. Il a salué la tenue de cette journée de redevabilité qui permet de renforcer les capacités des organisations de la société civile, en matière de suivi budgétaire, « afin de mieux contribuer à la gestion transparente des ressources publiques. » À l’issue de la séance de questions-réponses, le maire de la Commune urbaine de Ségou a adressé ses remerciements à l’ensemble des acteurs qui ont concouru « à l’atteinte des résultats engrangés », avant de réitérer son « engagement à poursuivre, ensemble, les efforts afin de répondre aux besoins fondamentaux de la population. » MS/MD (AMAP)

Bamako : « Maa, i tè sabali ! », un spectacle engagé pour la planète au Complexe Blonba

Bamako, 31 mai (AMAP) La compagnie Naama a présenté, vendredi soir, au Complexe Blonba, à Bamako, le spectacle Maa, i tè sabali ! (« Humain, il faut avoir de la mesure ! »), une performance théâtrale et chorégraphique portée par une trentaine d’artistes, interpellant l’humanité sur sa responsabilité face à la nature et à la paix. Dirigée par Alioune Ifra Ndiaye, cette œuvre mêle masques géants, marionnettes et musique contemporaine. « J’ai voulu une pièce qui parle à la jeunesse urbaine, avec le numérique et la musique, tout en réfléchissant à la préservation de la planète », a déclaré Alioune Ifra Ndiaye, directeur artistique de la compagnie Naama. Inspiré du sogobo, théâtre ancestral des Bozo, Bamana et Malinké inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, ce conte moderne met en scène un tribunal symbolique où le lion et l’hyène jugent l’humain pour ses excès. Sur scène, 21 danseurs, des masques dogon conçus par Yacouba Magassouba et des marionnettes manipulées avec expertise captivent le public. La musique électronique de Zack Prod et les chants de Diamy Sacko, soutenus par la mise en scène de Salif Berthé et la chorégraphie de Bazoumana Kouyaté TOM, créent une fresque visuelle et sonore. Le body painting, dirigé par Bintou Alexandra Diarrah dans un style novateur appelé monopainting, fusionne tradition et modernité. « Les danseurs ont été maquillés pour incarner cette rencontre entre passé et présent », a précisé Ndiaye. Le spectacle dure 1h05 et délivre un message universel. « C’est une invitation à la prise de conscience face aux défis mondiaux, notamment la relation entre l’humain et la nature », a dit Moctar Ouane, ancien Premier ministre, présent dans la salle. La spectatrice Loubna Benhayoune a ajouté : « C’est magnifique, avec des marionnettes extraordinaires et un message fort sur notre responsabilité de destructeurs de la nature. » Pour Fanta Niamakolo Dembélé, danseuse, l’expérience est unique : « Cette pièce parle des changements climatiques. C’est un message que nous transmettons en tant qu’humains. » Fruit d’un an de travail et d’une équipe de près de cent personnes, « Maa, i tè sabali ! » a été créé au Festival des masques et marionnettes de Markala, puis présenté à Ségou  (Centre)et au Centre international de conférence de Bamako (CICB). « Entre l’écriture, les répétitions et la fabrication des masques, c’est un travail titanesque », a souligné Ndiaye. Ce spectacle incarne une vision dynamique de la culture. « La culture, ce n’est pas regarder en arrière, mais créer pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui », a insisté M. Ndiaye. Il a, toutefois, alerté sur les défis du secteur : « L’équipe technique de Blonba est au chômage depuis plus de deux ans. Nous luttons pour rouvrir ce lieu et programmer régulièrement. » Moctar Ouane a conclu en appelant à un soutien institutionnel : « Il faut encourager et valoriser de telles initiatives pour renforcer la culture malienne. » OS/MD (AMAP)  

Projet culturel Mali Kó : Faire célébrer l’héritage par la jeunesse malienne en 2025

Bamako, 31 mai (AMAP) Africa scène et le Complexe culturel BlonBa, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée pour 2025 par le président Assimi Goïta, lancent Mali Kó (Le Mali dit), un projet ambitieux de 150 millions de Fcfa visant à revisiter 19 chansons emblématiques du Mali de 1960 à 2000 dans 11 régions. « Mali Kó est une célébration de notre histoire musicale et un moyen de transmettre des valeurs de paix et de cohésion à travers la nouvelle génération », a déclaré Abou Guitteye, directeur d’Africa Scène. « Ces chansons intemporelles, réinterprétées, vont raviver des moments clés de l’histoire malienne et inspirer les jeunes. » Porté par cinq jeunes artistes maliens, ce projet comprend un album, un spectacle de 2h30 et une tournée dans 11 villes, avec pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et la citoyenneté auprès de la jeunesse malienne. Le projet se déploie en trois phases. La première consiste en la production d’un album regroupant 19 chansons classiques, comme Mali Twist de Boubacar Traoré, Bi furu d’Oumou Sangaré ou Dimanche à Bamako d’Amadou et Mariam, réinterprétées par des artistes prometteurs : Malakey, Young BG, Dr Keb, Black AD, Fama Diabaté et Lah Diabaté. La deuxième phase verra la création d’un spectacle de 2h30, dirigé par un directeur artistique à Lyon, intégrant son, lumière et danse. Enfin, une tournée itinérante présentera ce spectacle dans 11 villes maliennes, de Tombouctou à Bamako, en passant par Sikasso, Kayes et Ségou, visant à toucher 150 000 spectateurs directs. « Ce projet est une passerelle entre notre passé et notre avenir. Nous voulons montrer que le Mali culturel tient toujours et que la jeunesse est capable de produire des œuvres d’exception », ajoute Abou Guitteye. « La mission de Mali Kó, c’est transformer chacune de ces 11 villes en capitale culturelle pendant une semaine, en portant des messages d’éducation civique et de vivre-ensemble », a expliqué Alioune Ifra N’Diaye, directeur du Complexe BlonBa. Une téléréalité accompagnera le projet, avec 40 émissions hebdomadaires de 26 minutes et 10 émissions mensuelles de 90 minutes, diffusées pour atteindre 3 millions de téléspectateurs et 1 million de vues en ligne. Black AD, de son vrai nom Awa Diallo, s’enthousiasme : « Ce projet montre que le Mali possède une valeur culturelle exceptionnelle. Je vais y apporter mon originalité pour faire vibrer le public et montrer que le Mali est fier ! » Mali Kó s’inscrit dans une démarche éducative et citoyenne, répondant aux défis de la jeunesse malienne, comme la consommation de drogue ou l’attrait pour le complotisme. En s’appuyant sur les pratiques culturelles urbaines et numériques des jeunes, le projet vise à renforcer l’identité nationale et à promouvoir une citoyenneté moderne. À travers la musique, il ambitionne de raviver la mémoire collective, valoriser les talents émergents et faire rayonner la culture malienne à l’échelle nationale et internationale. OS/MD (AMAP)

Marraine de mai de l’année de la Culture : Dr Aminata Dramane Traoré parle du Mali de demain

Bamako 31 mai (AMAP) La marraine du mois de mai du projet « Culture Mali 2025 », l’écrivaine Dr Aminata Dramane Traoré, a animé, ce samedi, au centre Amadou Hampaté Bâ, à Missira, une conférence sur le thème « Demain le Mali : culture, éthique, esthétique, paix et réconciliation à l’échelle locale », a constaté l’AMAP. « C’est difficile de parler de cette thématique, sans situer cette dynamique dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Il s’agit, pour nous, acteurs culturels et intellectuels, artistes, de contribuer à l’écriture de cette nouvelle page », a déclaré la marraine, qui avait à ses côtés le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, du gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly et le représentant de l’UNESCO au Mali, Ali Mohamed Sinane. Dr Aminata Dramane Traoré, a évoqué, devant l’audience, les valeurs fondamentales de la société malienne et partagé son parcours en tant qu’une défenseure de la culture du Mali. « Ce qui se passe dans le cadre de cette année de la Culture, participe justement des dynamiques qui vont au-delà de nos frontières. Cette initiative de nos autorités doit être soutenue par l’ensemble des citoyens », a-t-elle estime. « Le concept du parrain ou marraine du mois consiste à désigner chaque mois une personnalité du monde de la Culture et des arts du Mali comme parrain(e) des événements, apportant son prestige et son rayonnement pour célébrer l’année de la Culture et renforcer la visibilité et l’attractivité des événements parrainés », a rappelé le ministre Mamoun Daffé. Et d’ajouter : « La marraine d’aujourd’hui a toujours contribué au développement de la culture malienne, donc, elle mérite d’être honorée. » Cette initiative du ministère chargé de l’artisanat, en partenariat avec celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. MMD/MD (AMAP)

« Faso baro kene » à Sikasso : Echanges pour réveiller la fibre patriotique des citoyens  

Sikasso, 31 mai (AMAP) La 3ème édition du débat citoyen « Faso baro kene » s’est deroulée, jeudi, dernier, dans la salle du Cicaara de Sikasso, apres celles de Koulikoro et Mopti, présidée par la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. « Faso Baro Kene, ce n’est pas seulement un cadre de débat, c’est avant tout un creuset d’échanges, de transmission des savoirs et de reconnexion avec nos valeurs fondamentales », a déclaré la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a salué l’initiative avant de souligner que « Faso Baro Kene » entend nous replonger dans les profondeurs du Maaya, « cette sagesse millénaire qui structure notre rapport à la communauté et à notre environnement. » Selon elle, à travers ce dialogue intergénérationnel et interculturel, « nous pouvons mieux comprendre notre passé, nous interroger sur notre présent et construire ensemble un avenir commun. » Par ailleurs, elle a ajouté qu’ « à l’heure où nous parlons de refondation, de souveraineté et de reconstruction nationale, il est essentiel que chaque malienne et malien retrouve en lui-même cette fibre patriotique, cette dignité, ce sens du devoir et de la solidarité qui font la grandeur de notre peuple. » Mme Kanté Marie Claire Dembélé a, d’une part, formulé le vœu que « Faso baro kene » devienne un pilier durable de la cohésion sociale dans notre région et dans tout le pays, et d’autre part, encouragé toutes les collectivités, les leaders communautaires, les jeunes et les femmes à s’approprier pleinement cet espace. Quant à Daha Niasse, représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, il a salué la bonne organisation de l’évènement avant de rappeler qu’il s’inscrit dans le cadre de l’année de la Culture (une initiative du président de la Transition). « L’initiative permettra de matérialiser la volonté du Président de la Transition. Quant à l’espace, celui-ci, permettra d’interpeller les jeunes sur la détérioration de nos valeurs et mœurs », a dit le représentant du ministre en charge de l’Artisanat. Il souhaité que a jeunesse s’approprie « nos valeurs ancestrales car c’est eux qui doivent véhiculer la vraie réforme du Mali et prendre la relève. »  « On ne peut pas être souverain dans la culture d’autrui… », a-t-il conclu. La conférence-débat basée sur « maaya et danbé pour une culture du Mali kura » était animée par le spécialiste du N’go, le Dr Mari Keita, le traditionnaliste Bakoroba Diabaté, le Pr Ibrahim N’Diaye. « Faso baro kene », s’emploie à transmettre nos valeurs sociétales, nos savoirs et savoir-faire endogènes à la jeune génération afin de former la colonne vertébrale d’un nouveau type de citoyen malien (maliden kura) pétri de qualités exceptionnelles de bâtisseurs. Il se propose de promouvoir un échange permanent entre les composantes de la société, en vue de valoriser notre culture et nos traditions, de mettre l’Homme au cœur du développement socio-économique et culturel par le biais de l’éducation et de la citoyenneté. Il vise notamment à contribuer à l’éveil de conscience et à l’engagement citoyen, à développer la fibre patriotique chez les jeunes et les adultes, à favoriser la transformation sociale ainsi que le changement de comportement durable à travers la formation du « maliden kura » profondément ancré dans nos traditions et ouvert au monde. Les conférenciers ont apporté des éclaircissements aux différentes préoccupations soulevées par l’assistance. L’hymne national, la prestation des koredugaw et la pièce théâtrale de la troupe yeelen ont marqué l’évènement. L’année 2025 a été décrétée année de la culture par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié l’espace « faso baro kene » (débat citoyen). L’initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre du projet culture Mali 2025. La rencontre est organisée à la fin de chaque mois avec des thématiques bien choisies. L’espace utilise le cadre d’échanges « maaya ni danbe kene » créé au niveau des gouvernorats dans toutes les régions du Mali par le ministère de l’administration territoriale en collaboration avec ceux de la jeunesse et des sports, de la réconciliation et de la culture. La session de Sikasso a eu lieu en présence du directeur national du tourisme et de l’hôtellerie Mamary Diarra, du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé ainsi que du 2ème vice-président du Conseil régional, Samba Diallo. Etaient aussi présents, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Adama Ballo et plusieurs invités. MFD/MD (AMAP)  

Fonds de solidarité de la presse : La 1ere Assemblée générale discute du plan d’actions

Bamako, le 31 mai (AMAP)- Le Fonds de solidarité de la presse (FONSOPRESS) a tenu, samedi, sa 1ère Assemblée géné Assemblee générale rale, à la Maison de la presse, seulement 15 jours après son lancement, afin de présenter, discuter et adopter le Plan d’actions du Comité de gestion, constaté l’AMAP sur place. En saluant la présence des doyens de la presse malienne, le président de la Maison de la presse, Bandiougou Dantè, a mis en cause « la mauvaise organisation des Hommes de médias maliens », pour ensuite souhaiter un avenir radieux de fonds. « C’est le plus important projet de la presse malienne…d’une presse qui souffre de ses problèmes », a soutenu le M. Danté. Écartant toute idée « d’un projet faisant la promotion d’un individu », il a enfin appelé les participants à travailler pour valider « des textes démocratiques ». Le représentant du président du Conseil d’administration, Mamadou Dabo, a indiqué que. le plan d’actions, fruit d’une réflexion collective, orientée vers les objectifs stratégiques du FONSOPRESS, «constitue la feuille de route pour les mois à venir .» « Il est important qu’il soit le reflet de nos aspirations communes pour un fonds plus dynamique, solidaire et tournée vers l’avenir », a déclaré M. Dabo. O.D

Diéma : Des moutons hors de prix !

Par Ouka BA AMAP Diéma, 30 mai (AMAP) La fête de Tabaski se tiendra, cette année, dans un contexte économique et sécuritaire difficile. A Diema, les prix des moutons dépassent largement les bourses. Les moutons coûtent excessivement cher dans cette partie de la Bande sahélienne où l’élevage est en pleine expansion, malgré les cycles de sécheresse répétés, liés généralement à l’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, à Diéma, pour se procurer un bélier moyen, il faut débourser jusqu’à 110 000 Fcfa voire plus ! La question qui taraude tous les esprits est de savoir ce qui a occasionné la flambée des prix des moutons dans le Kaarta cette année. A propos, plusieurs raisons sont avancées. Certains pensent que les commerçants sénégalais n’étant pas venus cette année pour se ravitailler, on ne peut parler de rareté des moutons sur les marchés. De l’avis général, les causes sont liées à la cherté de la vie et, surtout, à l’insécurité qui sévit dans la zone. Ce qui empêche beaucoup d’éleveurs ont peur de conduire leur troupeau sur des marchés sous la menace terroriste. DE LA CUPIDITE – Sur la place occupée par les marchands de moutons, au Razel, juxtaposée à l’emplacement de compagnies de transport, se déroulent, du lever au coucher du soleil, des transactions. Vendeurs, acheteurs, revendeurs et coxeurs, chacun y trouve son compte. On y assiste, quotidiennement, à un véritable tohu-bohu. En provenance de Tinkaré, Dioby Macoulmack, est à la recherche d’un client pour son bélier qu’il désire vendre à 160 000 Fcfa, un prix non négociable, d’après lui. Avec ses cinq béliers corpulents, aux cornes pointues, Lassana Konaté, espère tirer de son mouton la faramineuse somme de 750 000 Fcfa. Il s’arme de patience pour attendre les clients les plus audacieux. Le revendeur Adama Boly, n’est pas avide d’argent. S’il parvient à gagner sur chaque mouton un bénéfice de 1 000 Fcfa, cela est suffisant. A en croire, Bassékou Gambi, venu de Koromba Kouroumba, il existe toutes sortes de prix. Il suffit d’avoir un peu d’argent pour obtenir un mouton qui répond aux critères de l’animal de sacrifice. Mamadou Diallo, éleveur, a fait un tour au Sénégal pour écouler ses moutons. En ce moment, il est venu aider son ami dans la vente. Gaoussou Diarra, domicilié à Fangouné Massassi, s’est déplacé personnellement, malgré son âge avancé, pour venir acheter des béliers pour sa famille. Il trouve que les enfants sont souvent inexpérimentés dans le marchandage. De l’imprudence chez Samba Traoré, qui dit attendre le jour même de la fête, juste avant la prière collective, pour chercher un mouton. « Car, explique-t-il, le visage décrispé, cela trouvera que tout le monde a eu son mouton. » « Alors certains marchands bazardent leurs troupeaux », espère-t-il. DE LA MODESTIE – N’ayant pas assez d’argent pour se procurer un bélier, un homme qui préfère garder l’anonymat, vient d’acheter une chèvre de 6 mois à 25 000 Fcfa, qu’il compte immoler le jour de la fête. Que dire de cet autre, qui laisse sa brebis pour chercher un bélier, afin de répondre à une exigence des membres de sa famille. Mahamadou Sissoko, releveur de compteurs Energie du Mali (EDM), est obligé d’acheter, cette année, son mouton de Tabaski. Durant les années antérieures, il pratiquait l’élevage. Son activité avait beaucoup prospéré. Mais, par la suite, une maladie a décimé son troupeau. Interrogé sur le sujet, le chef du service local des productions et des industries animales, Oumar Maïga, a indiqué que c’est de la pure surenchère. Il rapporte que le fait que beaucoup de gens soient impliqués dans le circuit (vendeurs, acheteurs, revendeurs, coxeurs), forcément les prix des moutons prennent l’ascenseur, « car chacun veut en tirer profit. » « Dans cette affaire, poursuit-il, ce sont généralement les propriétaires d’animaux qui sont les grands perdants. » Il a aussi évoqué le problème d’insécurité, qui rend souvent difficile l’approvisionnement des différents marchés. Le service local des productions et des industries animales assure correctement les rôles, qui lui incombent, afin de parvenir à une bien meilleure promotion de ce secteur dans le Cercle de Diéma. OB/MD (AMAP)  

Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord

Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)

Les ministres en charge de la justice de l’AES recommandent que la justice et le droit relèvent des compétences déléguées à la Confédération

Bamako, 30 mai (AMAP) Les ministres en charge de la Justice, des Droits de l’Homme et garde des Sceaux de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont approuvé, vendredi, à Bamako, la proposition de modification de l’article 4 du traité instituant la Confédération « pour y intégrer le domaine de la justice et du droit parmi les compétences déléguées » Au terme de leur rencontre qui devrait leur permettre « d’examiner et valider les recommandations issues de la réunion des experts », ils ont, aussi, recommandé « la création d’un cadre de concertation permanent entre les ministres de la justice de la Confédération en vue d’échanger sur les sujets d’intérêt commun. « « Cette rencontre ambitionne d’harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires de notre Confédération de l’AES » a affirmé, le ministre malien de la Justice, des Droits de l’Homme et garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, qui a présidé la clôture des travaux, accompagné de ses homologues du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala et du Niger, Alio Daouda. Mamoudou Kassogué a précisé que les ministres « ont salué la qualité des travaux préparatoires menées par les experts, qui ont permis d’identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES. » Il a ajouté que « ses homologues ont approuvé la construction d’une prison de haute sécurité (PHS), liée à la future Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme (CPS-DH), ainsi que l’harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales ». Selon le ministre malien en charge de la Justice, « constatant l’emprise négative de puissances impérialistes sur l’organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles régionales et internationales, les ministres ont jugé nécessaire de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérale ». Celles-ci seront chargées « de connaître des infractions de crimes contre l’humanité, de crime de guerres, de génocide, d’agression, de terrorisme et son financement, de blanchiment de capitaux, de violations graves des droits de l’Homme et toutes autres infractions graves et assimilées » Les ministres en charge de la justice de l’AES après avoir validé le rapport final des experts « se sont engagés à assurer la mise en œuvre rapide et coordonnée des recommandations formulées ». Pour conclure, le garde des Sceaux malien, a ajouté que « les ministres ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d’intensifier la collaboration entre eux pour faire de la Confédération des États du Sahel un espace juridique et de justice intégrée, garant de la paix, de la sécurité et du développement durable. MMD/MD (AMAP)

Mali Digital Awards 2025 : C’est parti pour la fête du numérique au cœur du développement

Bamako, 29 mai (AMAP) La 5ᵉ édition des Mali Digital Awards (MDA) a commencé, jeudi, sous le thème : « Transformation digitale et industrialisation inclusive : Le Pari de l’Afrique », après l’ouverture officielle par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a annoncé la Cellule de communication de la Primature. « Les Mali Digital Awards constituent un levier de développement économique, d’autonomisation des jeunes et d’insertion professionnelle dans un monde en perpétuel changement », a déclaré Ada Ouologueme, coordinatrice de l’événement. Elle a souligné que les MDA récompensent les Maliens dont l’engagement contribue à l’essor du numérique dans le pays. Pendant trois jours, des conférences, ateliers et débats exploreront des thématiques clés telles que le financement des entreprises numériques, l’intégration des jeunes femmes dans le secteur, l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la cybersécurité et le développement web. Dans son allocution, le Premier ministre a affirmé : « Le numérique est un levier de transformation, d’inclusion et de souveraineté pour notre pays. » Il a rappelé l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui, le 22 juin 2024, à Sikasso, a déclaré : « La digitalisation de l’Administration publique est un vecteur essentiel de développement et de modernisation des services publics. » Cette vision s’est concrétisée avec le lancement, le 19 juillet 2024, de la digitalisation des moyens de paiement de l’État. « Cette initiative envoie un signal fort à la jeunesse malienne, à notre diaspora et au monde : le Mali est debout, tourné vers l’avenir et prêt à jouer sa partition dans l’Afrique digitale », a ajouté le chef du gouvernement. Il a encouragé les initiateurs à transformer leurs idées en solutions concrètes. « Nous continuerons à investir dans l’infrastructure numérique, à soutenir les écosystèmes d’innovation, à renforcer les compétences digitales des jeunes et à simplifier l’environnement des affaires pour les start-up et entrepreneurs technologiques », a promis Abdoulaye Maiga. Le Premier ministre et le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration ont été distingués pour leur engagement en faveur du numérique au Mali. OS/MD (AMAP)