Mali : La fête de l’Aïd El Kebir sera célébrée le 6 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes)

Bamako, 29 mai (AMAP) La célébration de la fête de Tabaski aura lieu le vendredi 06 juin 2025 et non le samedi 07 juin, « sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé, ce jeudi, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes dans  un communiiqué. Cette décision fait suite à la confirmation de l’observation du croissant lunaire dans le Cercle de Koro, Région de Bandiagara (Centre), le 27 mai 2025, bien que la Commission nationale d’Observation de la Lune n’ait relevé aucun sighting ailleurs. Le communiqué ajoute que « toutefois, il ressort des témoignages de certains fidèles musulmans du cercle de Koro, région de Bandiagara, que le croissant lunaire a été aperçue dans ladite localité » Au regard de la convergence de ces témoignages, le ministère chargé des Affaires religieuses, « après avis favorable de la Commission nationale d’observation de la lune, porte à la connaissance de la communauté musulmane du Mali que conformément à la Charia islamique, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba kalo a débuté au Mali, le mercredi 28 mai 2025. » « Par conséquent, la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ est fixée au vendredi 06 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national, au lieu du samedi 07 juin comme précédemment annoncé.» MMD/OS/MD (AMAP)

Projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale : La Commission de rédaction rencontre la presse

Bamako, 29 mai (AMAP) Le président de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, Ousmane Issoufi Maïga, a rencontré, ce jeudi 29 mai 2025 à la Maison de la presse, les médias, pour leur permettre de mieux informer les populations, a constaté l’AMAP. Ousmane Issoufi Maïga a, ainsi, fait le point d’étape des travaux de la commission « afin d’offrir une opportunité de dialogue, d’échange, de donner et de recevoir » Selon l’ancien Premier ministre, le projet sur lequel la commission travaille a pris de l’envergure. « Le texte a pris la forme que nous lui avons voulu. Nous prenons en compte tous les fruits des consultations effectuées », a-t-il fait remarquer. Il s’agit de faire comprendre que la finalité du travail est de proposer au Chef de l’État, et à travers lui le peuple malien, une nouvelle architecture de paix, de sécurité, de réconciliation, de cohésion sociale et de vivre ensemble. On rappelle que la mission de la commission de rédaction est d’élaborer le projet de texte de la Charte devant constituer un document de référence pour toutes initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble. D’ici le 30 juin prochain, selon son président, la Commission de rédaction bouclera une année de ce processus, certes complexe, mais exaltant quand il s’agit de concourir à mettre en place une nouvelle architecture de paix et de réconciliation nationale au Mali. La rencontre a enregistré la présence du président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, et plusieurs membres de la Commission de rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation. SS/MD (AMAP)

Rencontre des ministres de la Justice de l’AES à Bamako : Sur le chantier de l’harmonisation et de l’uniformisation des droits

Bamako, 29 mai (AMAP) La réunion des ministres en charge de la Justice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), a débuté, ce jeudi, à Bamako destinée à permettre aux trois ministres « d’engager la réflexion autour des solutions à l’échelle de la Confédération, en mettant l’accent sur un droit harmonisé », a constaté l’AMAP. « Cette réunion met l’accent sur un droit harmonisé voire unifié avec une institution judiciaire commune bénéficiant d’une coopération et d’une entraide judiciaire efficace », a déclaré le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, lors de la cérémonie d’ouverture. Et de poursuivre : « les réalités juridiques et judicaires de ceci, à l’échelle de notre espace commun, doivent être évaluées, analysées à la lumière de faits concrets pour les adapter au nouveau contexte et aux enjeux en faveur du développement social et économique auquel aspirent nos populations. » Le chef du gouvernement a précisé que « la réponse judiciaire pénale dans un cadre harmonisé ou unifié, tout en étant un prolongement de l’action militaire, contribuera à renforcer la visibilité des efforts déployés par nos États dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme. » « Notre Confédération est confrontée au terrorisme, au financement du terrorisme, au blanchiment de capitaux, à la prolifération des armes et d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Ces difficultés nous incitent à réfléchir sur la mise en commun de synergie d’actions et de moyens efficaces dans tous les secteurs qui concourent à la lutte contre ces fléaux », a estimé le Premier ministre. En décidant le 06 juillet 2024 de créer la Confédération des Etats du Sahel (AES),  après la signature le 16 septembre 2023  de la Charte créant l’Alliance des États du Sahel (AES), « nos trois chefs d’État, ont traduit en acte concret les aspirations profondes de nos peuples qui partagent les mêmes réalités historiques, socio-culturelles, géographiques et qui font face aujourd’hui aux mêmes défis qu’est la double lutte contre le terrorisme et l’impérialisme », a rappelé le ministre de la Justice du Burkina Faso, Edissa Rodrique Bayala. Pour accompagner cette dynamique salvatrice, il a estimé que « le rapprochement voire l’uniformisation de nos systèmes juridiques et judiciaires hérités du colon est indispensable. Pour harmoniser, il faut poser le diagnostic, réfléchir sur les issues possibles afin de soumettre aux plus hautes autorités de la Confédération des pistes de solution », Il a ajouté : « La présente rencontre constitue, donc, un cadre idéal de réflexion afin que le droit soit au service de la marche radieuse du peuple de l’AES, la souveraineté, la dignité et la prospérité. » « L’expertise avérée de ceux qui sont chargés de concevoir les piliers sur lesquels l’édifice de la justice de notre espace confédéral sera bâti, selon le ministre de la Justice du Niger, Alio Daouda, ainsi que la pertinence des thématiques choisies, laissent croire, à juste titre, que notre entreprise sera un franc succès. » Notamment sur des thématiques sur « l’uniformisation du droit de la confédération de l’AES, les modalités de création d’une Cour commune de justice spécialisée, renforcement de la coopération judiciaire, l’harmonisation des textes régissant les professions libérales du secteur de la justice, l’harmonisation des concepts de statistiques, d’indicateurs judiciaires et pénitentiaires, le renforcement des capacités en ressources humaines », a-t-il conclu. Cette cérémonie d’ouverture a enregistré, également, la présence des membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique. MMD/MD (AMAP)

Des opérateurs économiques se forment sur le Centre d’expertise technique des Douanes

Bamako, 29 mai 2025 (AMAP) Des opérateurs économiques maliens ont participé, jeudi, à une journée de renforcement de capacités sur le Centre d’expertise technique (CET), à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a constaté AMAP. La journée a été organisée à l’initiative du CCIM, dont le président, Madiou Simpara, a présidé l’ouverture, pour permettre aux partenaires privilégiés de la douane que sont les opérateurs économiques, les déclarants, les commissionnaires en douanes, d’être outillés sur la mission du CET. Le représentant du directeur général des douane, le colonel-major Oumar Cissé, a adressé ses remerciements aux responsables du CCIM pour « cette initiative salutaire, qui témoigne de (leur) volonté constante de contribuer au développement de notre économie à travers un partenariat constructif avec l’administration des douanes. » Le colonel-major Cissé a précisé que l’institution du CET « s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de sécurisation de notre système douanier, en particulier à travers deux leviers essentiels à savoir : la vérification documentaire préalable des marchandises à l’importation et le scanning systématique à leur arrivée sur le territoire national. » « Des reformes, récemment consacrées par un projet de décret adopté par le gouvernement, traduisent notre ambition commune de rendre plus fluide, plus transparente et plus efficace la chaine logistique nationale, tout en luttant fermement contre la fraude, la sous-évaluation et les pratiques illicites qui affectent nos recettes douanières », a dit le colonel Cissé. Avant de rappeler que le rôle des opérateurs économiques, dans ce processus, est fondamental. « Le CET est un nouveau service de la douane du Mali qui consiste à effectuer des opérations d’analyse de risques portant sur l’intention d’importation et sur tous les documents obligatoires annexes, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a expliqué le formateur Abdel Kader Bocar Maiga. «Le CET effectue, également, les opérations d’analyse de risque sur les documents commerciaux fiscaux, avant l’arrivée des marchandises et procède au scanning à l’arrivée sur le territoire, afin de permettre aux bureaux de dédouanement d’orienter leurs contrôles », a ajouté M. Maiga. ST/MD (AMAP)      

Secteur minier : L’ITIE face aux réformes du secteur minier

Bamako, 29 mai (AMAP) L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)a  tenu son 8ème comité de supervision sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga qui préside ce comité. Cette session avait pour objectif de passer en revue l’effectivité de la mise en œuvre des recommandations de 2024 et d’analyser, en vue d’orientations fortes, les perspectives qui s’offrent au Secrétariat permanent et au ministère des Mines, en 2025. Le président du comité, le chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, a déclaré que cette session du Comité de supervision, instance suprême de mise en œuvre du processus ITIE au Mali, se tient dans un contexte particulier. En effet, elle « intervient à un moment où plusieurs dynamiques majeures structurent le secteur extractif malien. » Il a d’abord souligné « la volonté du gouvernement d’assainir le secteur minier en luttant contre la corruption, notamment à travers la mise en place d’un cadastre minier performant et moderne. » Ensuite, Abdoulaye Maiga a évoqué les réformes institutionnelles en cours, qui visent à assurer une application adéquate du Code minier de 2023 ainsi que de la loi relative au Contenu local. Par ailleurs, il a rappelé que le Conseil d’administration de l’ITIE internationale a récemment confirmé la conformité du Mali à la norme ITIE, en lui attribuant un score de 67 points, à la suite d’une évaluation ciblée. C’est dans cette dynamique que le Conseil d’administration de l’ITIE a formulé des mesures correctives, dont la mise en œuvre permettra d’améliorer significativement ce score. Ces mesures portent, entre autres, sur l’amélioration de la divulgation des licences et contrats miniers, une gestion plus rigoureuse du cadastre minier l’intégration des données du secteur artisanal dans le périmètre ITIE. Mais également sur le renouvellement et l’inclusivité du collège de la société civile ainsi que l’élaboration d’un plan de travail pluriannuel fondé sur des priorités stratégiques. Toujours selon le Premier ministre, « c’est pour répondre à ces exigences que le gouvernement du Mali a déjà entrepris plusieurs actions concrètes. » Il s’agit, notamment, de la relecture des textes de création des organes de mise en œuvre de l’ITIE, de réformes structurelles du cadastre minier pour une gouvernance plus efficace et de l’engagement de la Société civile dans un processus de renouvellement de son collège au sein du Comité de pilotage. En plus, a dit le chef du gouvernement malien, « ces efforts se traduisent par des avancées notables, telles que la levée partielle de la suspension de la délivrance des titres miniers, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’action triennal du Comité de pilotage, ainsi que la production en cours du rapport ITIE 2024, incluant les données du secteur minier artisanal ». Ainsi, ces actions traduisent une forte volonté politique de répondre de manière concrète aux mesures correctives issues de la dernière validation. Enfin, pour Abdoulaye Maiga, au terme d’une année 2024 particulièrement dynamique, cette session du Comité de supervision constitue une occasion stratégique. Elle permettra, d’une part, de faire le point sur l’état d’exécution des recommandations issues de la septième session et, d’autre part, d’informer les membres des innovations proposées dans le cadre de la relecture des textes. Il sera également question de présenter les grandes lignes des rapports ITIE 2022-2023. « Cette session élève le débat à un niveau stratégique, en renforçant l’ancrage des principes de transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives du Mali » a-t-il conclu. AC/MD (AMAP)

Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles : Session sur les bilans 2024 et 2025

Bamako, le 29 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a présidé, ce jeudi 29 mai, à la coordination du projet, l’ouverture de la session sur le bilan des activités 2024 et celles à réaliser en 2025 du Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali, volets aviculture et aquaculture (PDRIAAM) phase 2, et dont le plan de travail et les budgets annuels 2025 sont estimés à 1,699 milliards de Fcfa, a constaté l’AMAP sur place. Youba Ba participait ainsi à la deuxième session du Comité d’orientation et de pilotage du PDRIAAM PHASE 2 dont l’objectif est « d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle grâce à l’amélioration de la production avicole et aquacole des petits exploitants. Et d’accroître l’autonomisation économique des petits producteurs du Sahel occidental du Mali, en ciblant essentiellement les femmes et les jeunes ». Cet objectif, selon le ministre Ba, « sera atteint grâce à l’augmentation de la productivité des systèmes avicoles et aquacoles, à l’amélioration de la résilience desdits systèmes ainsi qu’à un accès accru des populations bénéficiaires à une amélioration saine et nutritive. » « Ainsi, le PDRIAAM doit permettre de produire par an : 15 0005 tonnes de poissons ; 424 689 022 œufs et 15 490 tonnes de viande de poulets », a annoncé le chef du département de l’Élevage et de la Pêche.  Et ce, « au bénéfice de 2 000 000 de personnes vivant dans les exploitations agricoles familiales. » En outre, l’objectif du projet, qui cible directement 120 000 personnes dont 60% de femmes et 20% de jeunes, selon Youba Ba, « cadre bien avec la politique de développement agricole » du Mali. Laquelle vise « la promotion économique et sociale des femmes, des jeunes et des hommes en milieu rural et périurbain ; la souveraineté et la sécurité alimentaire du pays ; de la réduction de la pauvreté rurale ; la modernisation de l’agriculture familiale et le développement de l’agro-industrie. » S’y ajoutent, entre autres, « la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ; l’augmentation de la contribution du secteur rural à la croissance économique ». Les administrateurs, avec à la tête, le coordinateur du PDRIAAM PHASE 2, Sory Ibrahim Sidibé, auront à examiner, analyser et amender les documents qui leur sont soumis. Il s’agit, entre autres, de la mise en place et le développement de l’Unité de gestion du projet ; la préparation d’une situation de référence des deux filières dans la zone d’intervention du projet ; la préparation des travaux de réalisation des infrastructures et d’équipements ; le renforcement des capacités des parties prenantes. OD/MD (AMAP)

Ségou: Ruée sur le « Gueni » à l’approche de l’hivernage

Par Aminata PONA  Ségou, 29 mai (AMAP) La séduction, art subtil et raffiné, s’accompagne souvent de gestes symboliques et d’éléments sensoriels. Parmi ceux-ci, l’encens occupe une place privilégiée. Il constitue un véritable allié dans le jeu de la féminité et du charme. Les femmes de la région de Ségou en sont bien conscientes, et nombreuses sont celles qui recourent à divers types d’encens, en particulier le « Gueni », le souchet rond, de son nom scientifique « Cyperus rotondus Linn », pour exhaler leur présence et envoûter les sens. Traditionnellement appelé Guéni, cet encens naturel se décline en plusieurs formes que l’on retrouve sur les marchés locaux : les petits grains de couleur rougeâtre ou noir nommés Guénimisèni, les gros grains de couleur noire connus sous le nom de Guéni Koumaba, ainsi que les mystérieux Mougoumougouni. Ces perles aromatiques dégagent des senteurs suaves et envoûtantes qui imprègnent les lieux de leur parfum singulier. Utilisé principalement par les femmes, le Guéni sert à embaumer les pièces de vie, salons, chambres, salles d’eau, espaces de réunion ou de travail mais aussi à parfumer les vêtements. Au-delà de son usage esthétique, il s’inscrit dans une tradition culturelle profondément ancrée. À l’approche de l’hivernage, la demande pour ces encens ne cesse de croître. Nombreuses sont les femmes qui, en se rendant au marché, ne peuvent résister à l’envie d’en acquérir, tant son usage est devenu incontournable dans la vie quotidienne. C’est notamment le cas de Fatoumata Tangara, rencontrée au marché hebdomadaire communément appelé « N’Denè sugu » qui signifie « le marché du lundi » en bamanankan. Le sachet bien garni qu’elle tient à la main dit tout son attachement au produit : « Je viens d’acheter 4 kilos de « Gueni gros grain et 3 kilos de petit grain. J’aime particulièrement son parfum pendant les périodes de fraicheur. Je l’utilise pour embaumer mes chambres, mes toilettes, mes habits, mes dessous et même mes draps. J’ajoute à mon eau de boisson ou je le garde en bouche pour éviter les mauvaises odeurs » confie-t-elle. Non loin d’elle, une autre cliente Adam s’affaire à tester les odeurs des différents « gueni » proposés par une vendeuse. Après comparaison, elle opte pour le gros grain. La quarantain révolue, cette  dame estime que toutes les femmes devraient intégrer ce produit dans leur quotidien. « C’est un encens brut accessible à toutes les femmes selon leurs moyens. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’ajouter un autre parfum » affirme-t-elle. La mère de quatre enfants en souligne particulièrement l’utilité durant la saison pluvieuse : « C’est en cette période que j’en achète le plus. Comme vous le savez, en période de fraicheur, certains enfants urinent au lit. Cet encens est efficace pour éliminer les mauvaises odeurs au réveil. Il purifie littéralement l’air ambiant » explique-t-elle. Produit culturellement valorisé et largement utilisé le Gueni soutient une économie informelle dynamique principalement animée par les femmes.Sur les différents marchés de la ville de Ségou, les vendeuses d’encens sont facilement repérables. Elles attirent les passantes par l’agréable parfum qui émane de leurs étals. L’une d’elles, Fatoumata Diallo interpelle les clientes autour de ses bassines remplies du produit. Elle propose le gros grain entre 1 500 et1 750 Fcfa le kilo. Si le produit est cassé, le prix varie de 1 750 ou 2 000 Fcfa . Le petit grain rouge ou noir, quant à lui, est vendu entre 1 250 ou 1 500 Fcfa le kilo. Lorsqu’il est pilé, elle le cède entre 1 000 et 1 250 Fcfa le kilo. L’encens localement appelé « mougoumougouni » se vend à 500 Fcfa le kilo ou à 400 Fcfa, le contenu d’un récipient appelé ‘panis’. Fatoumata précise que les prix fluctuent selon les saisons. Ces recettes journalières varient entre 15 000 et 50 000Fcfa. Pour sa consœur Bintou Djibo, la période de l’hivernage est particulièrement propice à la vente du Gueni. « Les grains noirs sont les plus prisés par les femmes. Cependant, le produit devient plus coûteux, car certains cultivateurs abandonnent sa culture au profit d’autres activités », explique-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, la rentabilité de cette activité, grâce à laquelle elle subvient aux besoins de sa famille. « Nous recevons le produit des zones de production, le vendons en détail. Ensuite, nous remettons leur part aux fournisseurs à la fin de la journée. Le bénéfice nous revient. Parfois, je réalise un chiffre d’affaires de 50 000 Fcfa par jour, voire 100 000 Fcfa ou plus, selon l’affluence du marché », explique-t-elle. Bintou Djibo affiche les mêmes prix que Fatoumata. Toutes les deux vendent également en détail à partir de 50Fcfa. Le Gueni provient essentiellement des localités de Macina, Kala, Konodimini et Sitanbougou. Une femme âgée, rencontrée sur place, rappelle l’importance de cet encens dans les foyers : « C’est une forme de chauffage moderne. Il peut même apaiser les tensions dans un couple : il suffit que la femme nettoie la maison, allume un peu d’encens, et la magie opère » précise-t-elle. Outre son pouvoir aromatique et symbolique, elle souligne que le Gueni joue également un rôle hygiénique et médicinal. Il est aussi utilisé pour repousser les moustiques et autres insectes nuisibles. Selon certaines croyances populaires, il contribuerait aussi à prévenir certaines affections féminines, telles que les infections, les douleurs menstruelles, la sécheresse vaginale, les crampes abdominales et les démangeaisons intimes. AP/ADS/MD (AMAP)              

Succès médical au CHU Gabriel Touré : Une opération neurochirurgicale sauve une jeune femme enceinte

Bamako, 28 mai (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré a réalisé, le mardi 27 mai 2025, une opération neurochirurgicale d’envergure, saluée comme une avancée majeure pour la médecine malienne, annonce une source officielle.. « L’intervention, menée avec succès, a permis de traiter une tumeur cérébrale chez une jeune femme de 21 ans, enceinte de cinq mois et demi, tout en préservant la vie de la mère et de son bébé », indique un communiqué publié par le ministère de la Santé et du Développement social. « Grâce à une collaboration exemplaire entre neurochirurgiens, anesthésistes-réanimateurs et autres experts, nous avons pu agir rapidement et efficacement », ajoute le service de communication du CHU Gabriel Touré. L’opération, d’une grande complexité, a mobilisé une équipe pluridisciplinaire qui a réussi à sauvegarder la santé de la patiente et de son enfant, tous deux placés sous surveillance médicale et actuellement en bonne santé. « Cette intervention prouve les progrès significatifs du CHU Gabriel Touré dans la prise en charge de cas complexes », poursuit le communiqué, soulignant le dévouement et le professionnalisme des équipes médicales et paramédicales. L’hôpital a félicité tous les acteurs de cette prouesse, qui renforce la réputation de la neurochirurgie malienne. OS/MD (AMAP)

Koulikoro : Interdiction des points de vente improvisés de bétail de Tabaski

Bamako, 29 mai (AMAP) Les gouverneurs du District de Bamako et de la Région de Koulikoro ont annoncé, le 28 mai 2025, l’interdiction des points de vente improvisés de bétail, communément appelés « garbals », ainsi que des vendeurs ambulants de bétail dans leurs juridictions respectives, visant à réglementer le commerce du bétail et à assurer l’ordre public, ont annoncé des communiqués disctints. « Les points de vente improvisés pour le bétail et les vendeurs ambulants sont désormais interdits dans le District. Les forces de l’ordre veilleront à l’application stricte de cette mesure, et tout contrevenant sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur. », a déclaré le gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, cité par un communqiue de ses services. Il a ajouté : « Je compte sur la bonne compréhension de toutes et de tous pour le respect de cette décision. » Dans la Région de Koulikoro, particulièrement dans les villes de Koulikoro et de Kati, une mesure similaire a été prise. Mohamar Assagaïdou Haidara, directeur de cabinet du gouverneur, a précisé, dans un texte : « L’interdiction concerne, à la fois, les garbals improvisés et les vendeurs ambulants de bétail ». « Toute infraction exposera les contrevenants à des sanctions prévues par la loi », a-t-il insisté. Le responsable administratif ajoute compter « sur la collaboration des populations pour une application effective de cette mesure. » Ce communiqué, diffusé en français, bambara, peulh, sarakolé et sonrai, vise à garantir une large diffusion auprès des communautés concernées. OS/MD (AMAP)

Le directeur regional du HCR annonce 57,9 milliards de Fcfa de financement de la Banque mondiale pour soutenir réfugiés et communautés hôtes

Bamako, 28 mai (AMAP) Le directeur du Bureau régional du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Abdouraouf Gnon-Kondé, a annoncé, mercredi, à Bamako, un financement de 100 millions de dollars (57,9 milliards de Fcfa) de la Banque mondiale, auquel le Mali est éligible, pour soutenir les réfugiés et les populations d’accueil à travers la Commission nationale chargée des réfugiés, a appris l’AMAP de source officielle,. « Ce financement offrira des opportunités concrètes pour améliorer les conditions de vie des communautés », a-t-il précisé dans un communique des services de communication de la Primature. Abdouraouf Gnon-Kondé, reçu en audience le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a eu un entretien avec son hôte sur le soutien aux 220 000 réfugiés accueillis au Mali et aux communautés hôtes, « Le Mali accueille plus de 220 000 réfugiés, principalement de la sous-région, non pas dans des camps, mais au sein des communautés locales », a déclaré le fonctionnaire ounisien qui séjourne à Bamako depuis le 26 mai. Il a salué amélioration de la situation sécuritaire au Mali, notant que le pays est « en avance par rapport à d’autres nations de la sous-région » dans la gestion des réfugiés. Il a également félicité le gouvernement pour sa vision stratégique, notamment le document « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). « Ces documents constituent une réponse holistique aux préoccupations des partenaires », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à défendre les priorités du Mali auprès des instances internationales. En réponse, le Premier ministre a exprimé sa » satisfaction » de cette collaboration. « La démarche du HCR conforte nos politiques de développement et soutient les autorités de la Transition dans la prise en charge des réfugiés », a déclaré le général Maïga. Le chef du gouvernement malien a appelé à un renforcement des solutions durables pour une gestion efficace et inclusive des réfugiés au Mali. OS/MD (AMAP)