Symposium national de l’ONG Join For Water dans le cadre du 26e édition de la Quinzaine de l’environnement  

Bamako, 10 juin (AMAP) L’ONG Join For Water « Protos » a organisé, mardi, à Bamako, un symposium national, en partenariat avec l’ambassade de Belgique, sur le thème : « La sécurité de l’eau et la résilience climatique : restaurer les écosystèmes, lutter contre la pollution pour un accès durable à l’eau », a constaté l’AMAP. Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif de « créer un cadre national déchange et de sensibilisation sur les enjeux de la sécurité de l’eau. » Dans son allocution, le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement, Moussa Diarra, a précisé que « ce symposium se veut être un espace de réflexion collective, de dialogue inclusif et de partage d’expériences entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la Société civile, les communautés locales et les chercheurs. » « Dans un contexte de changement climatique, l’eau devient plus rare, plus vulnérable inégalement répartie entre les territoires. À cela, s’ajoute une pollution alarmante, en particulier la pollution plastique, qui contamine les cours d’eau, dégrade les écosystèmes aquatiques et compromet les usages agricoles et domestiques de l’eau », a ajouté M. Diarra qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Le secrétaire général du département de l’Environnement, a, ensuite, souligné que face à « cette situation d’urgence, il est impératif d’agir pour restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la gouvernance de l’eau, protéger les bassins versants, lutter contre les pollutions émergentes et construire une résilience socio-économique durable. » Par ailleurs, Moussa Diarra a rappelé que, depuis 2022, le programme « Protéger et consommer l’eau pour une meilleure résilience autour de Bamako » a permis la restauration de plus de 85 hectares de forêts et de terres agricoles, la formation de près de 1 000 agriculteurs pour une pratique agricole durable et à la gestion des infrastructures hydrauliques, ainsi que la sensibilisation de plus de 6 000 élèves en éducation environnementale. Pour sa part, coordinatrice-pays de Join For Water, Mme Bintou Traoré, a indiqué que ce forum est un cadre initié par l’ONG « et ses partenaires pour mettre en relief les problématiques liées à la sécurité de l’eau. » Elle a indiqué que la journée sera marquée par des présentations d’experts sur les enjeux de la pollution, l’accès à l’eau et le changement climatique, des partages d’expériences locales et des témoignages. Mais également, un panel traitera de la problématique de l’accès liée à l’eau. Mme Traoré a aussi rappelé que « Join For Water est une ONG internationale belge, expérimentée dans la gestion de l’eau, dont la vision est de garantir le droit à l’eau pour aujourd’hui et pour les générations futures. » « Pour cela, nous développons des solutions innovantes et durables sur la protection et l’utilisation équitable des ressources en eau », a fait savoir Bintou Traoré. Enfin, elle a expliqué que le programme 2022-2026 de Join For Water est mis en oeuvre dans trois communes du Cercle de Kati, structuré autour de quatre résultats intersectoriels, qui contribuent à l’atteinte de huit objectifs de développement durable. De son côté, l’ambassadeur de Belgique au Mali, Patrick Deboeck, a souligné que son pays, ses partenaires de développement et l’humanité sont fiers de leur partenariat de longue date avec le Mali pour relever les défis liés à l’eau, à l’environnement et au climat. Il a ajouté : « le programme repose sur les besoins des communautés maliennes, afin de renforcer leurs capacités de résilience et d’adaptation aux effets du changement climatique. » MMD/MD (AMAP)

Curage des collecteurs et caniveaux à Bamako : La ministre chargée de l’Environnement inspecte les sites de Dianéguéla et Missabougou

Bamako, 10 juin (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, s’est rendue, lundi, sur les sites de Dianéguéla et Missabougou, en cours de curage, pour s’assurer de l’évolution des travaux. « Nous sommes venus voir si les entreprises respectent leurs engagements. Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire », a déclaré la ministre chargée de l’Environnement. Mme Tangara Mariam Doumbia a indiqué que les entreprises ont promis de boucler les travaux avant le délai requis. Elle a mis en garde les populations contre les branchements anarchiques dans les collecteurs. Et a insisté que ces ouvrages ne sont pas faits pour recevoir des ordures, encore moins les branchements d’eaux usées. Elle a annoncé que des convocations sont en cours de distribution aux contrevenants, avec une phase de sensibilisation préalable à toute répression. La ministre était accompagnée par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), Niarga Oulé Dembélé, et des responsables des entreprises prestataires. La visite s’inscrit dans le cadre des activités de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement. Lancés le 15 mai dernier, les travaux de curage des collecteurs et caniveaux vont durer deux mois et demi. À ce jour, le chantier de Dianéguéla affiche un taux d’exécution de 22 %. Celui de Missabougou est plus avancé, atteignant 80 %. En 2024, la ville de Bamako a enregistré 79 cas d’inondations selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), soit un niveau inédit lié à des précipitations exceptionnelles et à l’obstruction des caniveaux par les déchets. Face à cette situation alarmante, le gouvernement a mobilisé plus de 2,6 milliards de Fcfa pour le programme de curage 2025 dans le District de Bamako. L’objectif est d’améliorer l’évacuation des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et protéger les populations. Le programme de curage 2025 bénéficie du soutien financier du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale et le Budget spécial d’investissement (BSI). Il prévoit, 131.073 ml de collecteurs à curer pour un coût de 1,24 milliard Fcfa contre 90.865 ml l’année dernière. S’y ajoute le curage de 235.365 ml de caniveaux contre 210.306 ml en 2024, pour un coût de 1,12 milliard Fcfa et celui de 29.317 ml de caniveaux supplémentaires sur financement BSI pour 300 millions Fcfa. Au total, cela représente une hausse de 26,9 % de la longueur des collecteurs curés et de 3,91 % pour les caniveaux, comparé à 2024. Les déchets extraits seront acheminés vers la décharge finale de Noumoubougou, sous la supervision des bureaux de contrôle. Au-delà du District de Bamako, les opérations de curage concerneront également d’autres localités comme Bla, elle aussi touchée par des inondations en 2024. MS/MD (AMAP)

Tominian : Des acteurs humanitaires renforcent leurs capacités techniques.

Tominian, 10 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Mandiakuy, Kalifala Coulibaly, qui assurait l’intérim du préfet du Cercle de Tominian, a présidé l’ouverture de la session de renforcement des capacités techniques des bénéficiaires du projet German Federal Foreign Office (GFFO) qui s’est tenue les 20, 21 et 22 mai 2025, dans la salle de réunion du Cercle de Tominian (Centre). En présence du maire de la Commune rurale de Tominian, Boba Abed Négo Dakouo, et du représentant de ADRA Mali, Abdoulaye Diakité, le préfet Kalifala Coulibaly à félicité ADRA Mali et ses partenaires pour l’organisation de cette activité. Il a invité les participants à plus de participation et à faire une restitution à la base, dès leur retour a leurs bases, et a aussi réitéré l’accompagnement de l’administration locale à l’ensemble des activités de ADRA Mali à Tominian. Le maire de la commune rurale de Tominian, dans son mot de bienvenue, a aussi félicité l’ONG ADRA Mali pour la tenue de cette activité à Tominian. Selon lui, la formation des membres des différents comités permettra l’atteinte des objectifs assignés. Il a encouragé les participants à plus d’efforts pour la réussite de la présente activité. Le représentant de ADRA Mali, dans son intervention, a indiqué que « l’objectif général est de renforcer les capacités techniques des premiers intervenants en matière de réponse humanitaire rapide, efficace, coordonnée et conforme aux normes humanitaires pour améliorer la qualité, la pertinence et la coordination des réponses humanitaires dans le Cercle de Tominian. » Selon le chef du projet GFFO Mamadou Diakité, à l’issue de la formation :  les participants maîtrisent les principes humanitaires fondamentaux (humanité, neutralité, impartialité, indépendance) et les normes Sphère applicables aux secteurs clés (eau, hygiène, assainissement, sécurité alimentaire, abris, santé, etc.) ; les premiers intervenants connaissent les mécanismes nationaux et locaux de réponse humanitaire et de gestion des clusters ; les échanges et partage d’expériences entre les communes pour une réponse collective et harmonisée sont faits. Le projet de « Renforcement des acteurs humanitaires locaux en tant que premiers répondants et répondants de première ligne » des Communes de Tominian, Lanfiala, Koula, Timissa, Fangasso et du Cercle de Tominian met l’accent sur les principes/normes humanitaires sphère, les réponses et leur coordination. Facilité par le responsable du Bureau d’assistance de conseils pour le développement à la base (BACD). Bourama Traoré, les participants ont planché sur les modules : les principes humanitaires, l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement, l’approche humanitaire, l’élaboration de plan d’action en cas de catastrophes, entre autres. Cela été l’occasion pour les participants de faire des témoignages et d’échanger sur les expériences locales en réponse humanitaire. Les ONGs ADRA-Mali Adventist Development Relief Agency et AFAD Association de Formation et d’Appui au Développement ont initié, en partenariat avec ADRA Allemagne, le projet intitulé GFFO « Renforcement des acteurs humanitaires locaux en tant que premiers répondants dans le cadre du projet Nexus Chapeau au Mali, au Burkina Faso et au Mozambique ». Il est financé par « German Federal Foreign Office GFFO ». Il a pour objectif de « renforcer le pouvoir d’action des femmes, des filles, des garçons et des personnes ayant des besoins spécifiques vivant dans les zones de crise du Burkina Faso, du Mali et du Mozambique. » Il s’agit de les doter de moyens pour « participer activement à la prise de décisions concernant des mesures d’alerte précoce inclusives et équitables, grâce à des interventions ciblées dans les domaines de la réduction des risques de catastrophe (RRC), de la sécurité alimentaire et du WASH ». Le projet GFFO vient en soutien au projet BMZ-NEXUS-BFA-MALI, financé par le BMZ, en cours de mise en œuvre au Mali et au Burkina Faso, depuis 2022, afin de couvrir des actions humanitaires. Sadraac TIENOU AMAP-Tominian

Fête traditionnelle des masques à Mouni, dans le Cercle de Mandiakuy (Centre).

Mandiakuy, 09 juin (AMAP) Lundi, 09 juin 2025, le village de Mouni a vibré au rythme des tams-tams et des masques, lors d’une cérémonie culturelle de grande envergure célébrée chaque année dans ce petit village Bwa avant l’installation de la saison des pluies, a constaté l’AMAP. Autrefois, elle ne passait jamais inaperçu. Grand festival national des masques pendant une décennie, l’insécurité grandissante dans la zone à réduit l’événement à sa forme traditionnelle. Après avoir passé dix jours dans la brousse, les masques sont revenus dans le village, lundi matin en trois groupes. Le premier groupe de masques, pour donner le ton de la fête aux environs de midi. Une dizaine de masques, tous noirs, ont fait le tour du village, en exécutant des danses expiatoires, signes de demande de pardon et prier les ancêtres de leur accorder une bonne saison de pluie. Ils sont suivis par de nombreuses femmes et des enfants. Le deuxième groupe fait son entrée et visite les sites de culture et de tradition. Ces Bwa sont des cultivateurs de produits vivriers, d’arachide et surtout en fibre de dah (hibiscus, oseille), essentielle dans la fabrication des masques. Enfin, le troisième et dernier groupe de masques retourne au village aux environs de 16 heures. Celui-là passe devant les concessions des notables, exécute des danses folkloriques aux rythmes des tams-tams et des flûtes traditionnels avant de rejoindre la place publique où la fête s’est déroulée toute la soirée. Le chef de village Kalifa Thienou que nous avons rencontré chez lui, a formulé des voeux de paix et de stabilité pour la nation Mali, « seule condition qui pourrait permettre le retour du festival des masques dans son village. » JD/MD (AMAP)

Mali : Une semaine pluvieuse avec des températures élevées du 9 au 15 juin

Bamako, 9 juin (AMAP) La semaine du 9 au 15 juin 2025 au Mali sera marquée par des conditions météorologiques pluvieuses dans la majeure partie du pays, accompagnées d’un ciel nuageux à localement couvert, annonce lundi la Cellule de communication du ministère des Transport et des Infrastructures/Agence Mali-Météo. « Les vents de mousson domineront sur l’ensemble du territoire, à l’exception de la région de Taoudéni », précise la même source. Les prévisions météorologiques hebdomadaires annoncent des pluies dans plusieurs régions, notamment à San, Gao, Dioïla, Sikasso, Tombouctou, Kayes, Kita et le district de Bamako dès le lundi 9 juin. Ces précipitations se prolongeront tout au long de la semaine, touchant également Bougouni, Douentza, Koutiala, Bandiagara, Nioro, Mopti, Ségou, Nara et Kidal à des jours variés, avec une couverture particulièrement large le samedi 14 et le dimanche 15 juin. Les températures resteront stables, avec des maximales oscillant entre 35°C et 46°C et des minimales entre 23°C et 33°C. Cependant, la visibilité sera réduite dans les régions du Nord et du Centre en raison de la poussière en suspension. L’Agence Mali-Météo recommande à la population de rester informée des mises à jour des prévisions météorologiques tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)

Le Président Goïta assiste à la première exécution de la Confédérale (l’hymne de la Confédération AES)

Bamako, le 9 mai (AMAP) Le président en exercice de la Confédération Alliance des Etats du Sahel (AES), chef de l’État malien, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé, ce matin au palais de Koulouba, à la montée des couleurs de l’AES sur les mélodies de la Confédérale (hymne de la Confédération AES), exécuté, la première fois, par le Bataillon de musique des forces armées et de sécurité, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier du ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division, Abdoulaye Maïga, accompagné par des membres du gouvernement, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée Malick Diaw, ainsi que des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger dans notre pays.  Y compris d’autres diplomates accrédités au Mali. Le personnel de la Présidence de la République, civils et militaires, ont participé massivement. Selon le général de division Abdoulaye Maïga,  la Confédérale n’est pas qu’une simple composition de mélodies,  mais « elle comporte des messages et permet de transmettre des valeurs fortes autour desquelles nous nous retrouvons en tant que Peuple de l’AES». Et d’ajouter « qu’avec l’exécution, aujourd’hui, de cet hymne, nous avons l’obligation, citoyens de l’AES, de l’approprier. » La Confédération AES est une entité juridique de nature étatique dont le modèle repose sur des symboles. Au-delà du drapeau, l’AES dispose désormais d’une devise qui est : un Espace-un Peuple-un Destin. et auss la Confédérale. OD/MD (AMAP)

Attaques des groupes terroristes : L’Armée lance une vaste contre-offensive (Etat-Major général)

Bamako 09 juin (AMAP) « La vaste contre-offensive lancée à travers l’ensemble du territoire national se poursuit en vue de briser la dynamique récente des attaques obscurantistes », a appris l’AMAP dans un communiqué de l’Etat-major général des Armées publié le 07 juin 2025. « Dans ce cadre, la traque des groupes armés terroristes obtient des résultats significatifs, grâce aux efforts des services de renseignement et à la proactivité des FAMa », précise le communiqué. Et d’ajouter : « Ainsi, à l’approche de la fête de Tabaski, la vigilance des services et forces combinées a permis de déjouer plusieurs complots et projets d’attentats terroristes, dont le but était de semer la panique au sein des populations et de déstabiliser les institutions de la république, en coordination avec des relais financiers et médiatiques prêts à exploiter leur actions ». La source sécuritaire indique que « des cellules infiltrées dans certaines grandes villes ont été démantelées, de nombreux complices arrêtés et d’autres encore sous surveillance. » Par ailleurs, le chef d’Etat-major affirme que « dans la profondeur, de nombreuses bases logistiques servant à la préparation des attaques ont été repérées et détruites ». Plusieurs actions terrestres et aériennes ont été menées au cours des dernières 24 heures, selon le communiqué. Dans la journée du 06 juin, « un important plot logistique terroriste de carburant a été identifié et détruit dans les secteurs de Boulkessi et Douna, région de Bandiagara. Les FAMa ont également débusqué et détruit le plot logistique terroriste de Kardjila, à l’Est de Gourma- Rharous, Région de Tombouctou » Le texte précise que « cet important dépôt, comprenant plus de 1 000 barriques de carburants, qui servait de point de ravitaillement aux terroristes a été traité avec efficacité par les vecteurs aériens ». L’Etat-major général, poursuit : « dans la journée du 07 juin 2025, suite aux renseignements précis et après de longues heures de surveillance, « les FAMa ont détruit une importante base de terroriste à l’Est de Zahro, dans la localité de Gourma Rharous. » Le communiqué indique que « cette action a permis de détruire 01 poste de commandement contenant des équipements et moyens de transmissions, 03 véhicules embarquant des combattants terroristes et d’importants stocks logistiques et concomitamment avec l’action de Zarho, un raid aérien a détruit une base terroriste aux environs d’Essouk, à 45 km au Nord-Ouest de Kidal. » L’Etat-major, s’est félicité « du soutien constant des populations », avant d’ssurer que « tous les moyens sont mis en œuvre pour chercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et caches logistiques sur l’ensemble du territoire. » MMD/MD (AMAP)        

Niono : la filière pomme de terre bat de l’aile 

Par Mahamadou SAMAKE  Niono 29 mai (AMAP) Les terres de l’Office du Niger (ON) sont favorables à la culture de nombreuses spéculations parmi lesquelles le coton, le riz, la canne à sucre, les produits maraîchers (l’oignon, la pomme de terre). Selon Frédéric Coulibaly et Aissata Coulibaly tous responsables Promotion des Organisations Paysannes (POP) dans la zone de production de Niono, les tests effectués par l’Institut polytechnique rurale de Katibougou, en son temps, ont été concluants pour la culture de la pomme de terre. « Ainsi, l’introduction de la culture de la pomme de terre à l’ON se fera à partir de 2012 dans le cadre de la diversification des cultures mais, également, pour l’autosuffisance alimentaire », ont-ils dit. Un Programme Etat-Office du Niger a été mis en place pour soutenir la culture de la pomme de terre. Il a formé des producteurs et procédé à la distribution d’intrants. Le programme a enregistré de bons rendements avec la mise en place de coopératives, d’unions, toutes affiliées à l’interprofession. Selon nos interlocuteurs, à la fin du programme, la culture de la pomme de terre en zone Office du Niger connaît une phase décroissante. Les coopératives, les unions sont peu fonctionnelles. Les producteurs y font face avec les moyens de bord. Pour la campagne agricole 2024-2025, la zone ON de Niono a fait une prévision de 165,5 hectares, le tout a été réalisée avec une production de 5 794,5 tonnes. Les membres de l’Union que nos interlocuteurs ont rencontrés, ont surtout évoqué des difficultés d’ordre organisationnel et économique. Ils soutiennent que l’Union n’est pas suffisamment outillée pour nouer des partenariats gagnant-gagnant avec d’autres acteurs, fournir des services aux membres pour mieux produire et organiser la conservation et la commercialisation. Sur le plan économique, l’Union manque de ressources financières pour approvisionner ses membres en intrants de qualité, en quantité et à temps. Autres difficultés : l’accès au crédit au près des institutions financières et le coût élevé des semences 37 500 Fcfa pour un sac de 25 kilogrammes. « La filière pomme de terre serait prometteuse en zone Office du Niger » disent les membres de l’Union « si l’Office s’impliquait dans la chaîne en appuyant les producteurs dans les maillons de production, de conservation et de commercialisation. » Selon eux, un partenariat avec l’opérateur Modibo Keita serait profitable aux producteurs pour l’accès aux semences. MS/MD (AMAP)  

Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier,  à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)

Mali : Mise en garde contre la diffusion d’images nuisibles aux Forces armées sur les réseaux sociaux (Procureur)

Bamako, 7 juin (AMAP) Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako, Doucara Julienne Ouattara, a dénoncé, le 5 juin 2025, la diffusion « sur les réseaux sociaux d’images tendancieuses visant les Forces armées maliennes », dans le but de propager la désinformation et de troubler l’ordre public. Le procureur a indiqué avoir constaté « sur les réseaux sociaux des images malsaines, sensibles, tendancieuses et sources d’amalgame des éléments des Forces armées maliennes dans le seul but de nourrir et d’entretenir la propagande des organisations terroristes », indique un communiqué officiel. Le procureur a souligné que ces actes, destinés à « désinformer, démoraliser, créer la psychose et la terreur au sein des Forces armées », sont strictement prohibés par les lois pénales maliennes. « La diffusion et le partage de telles images exposent leurs auteurs, coauteurs et complices à des poursuites pénales », prévient-elle, ajoutant que ces agissements constituent « des infractions graves passibles de sanctions. » Dans un appel à la responsabilité, le procureur exhorte la population à faire preuve d’un « esprit citoyen et patriotique » pour s’abstenir de relayer ce type de contenu. « Aucun agissement infractionnel ne sera toléré », prévient-elle, tout en exprimant sa confiance en la « bonne compréhension de tous ». Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face à la cybercriminalité et à la désinformation, alors que le Mali fait face à des défis sécuritaires majeurs. OS/MD (AMAP)