Mali : Soutien du Royaume d’Espagne aux personnes vulnérables à travers le PAM
Bamako, 12 juin (AMAP) Le Royaume d’Espagne a remis au Programme alimentaire mondial (PAM), ce jeudi à Bamako, un chèque de 3 millions d’Euros, soit 1 967 871 000 de Fcfa, destinés à aider plus de 65 000 personnes, les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire a trvaers le Mali, , a constaté l’AMAP. Cette nouvelle contribution, selon les organisateurs de la cérémonie de remise, « permet d’apporter une aide alimentaire et nutritionnelle vitale à des milliers de personnes vulnérables à travers le Mali ». Dans cette dynamique, le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a souligné que le PAM, dans « le cadre de sa Réponse intégrée aux crises alimentaires et nutritionnelles, utilisera judicieusement ce financement pour mettre en oeuvre un paquet d’activités multisectorielles visant à répondre aux besoins immédiats, tout en renforçant la résilience des populations vulnérables au Mali. » Le ministre commissaire qui a présidé la cérémonie, a précisé que « le PAM, à travers son Programme d’aide alimentaire d’urgence, disposera des moyens adéquats pour soutenir, pendant une année entière, plus de 65 000 personnes, les plus touchées par l’insécurité alimentaire et les conflits dans certaines régions du Mali. » Il a, aussi, ajouté que « ce soutien s’articulera autour de cinq volets complémentaires qui sont l’assistance alimentaire d’urgence, l’assistance nutritionnelle d’urgence, les cantines scolaires, la nutrition communautaire, ainsi que le relèvement et le renforcement de la résilience et des moyens d’existence. » Pour sa part, la directrice adjointe du PAM, Jacqueline Flentge, a déclaré, s’adressant au donateur, que cette cérémonie, bien plus qu’un simple protocole, « est le reflet de la valeur inestimable de votre soutien et de votre engagement envers les familles maliennes affectées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. » « Aujourd’hui, nous sommes particulièrement émus de recevoir une nouvelle contribution significative du Royaume d’Espagne. Cette générosité renouvelée envers les programmes de réponse à l’insécurité alimentaire du PAM n’est pas qu’un appui financier. C’est un investissement essentiel pour l’avenir du Mali. Ce partenariat repose sur des valeurs fondamentales et communes de solidarité et d’humanité », a-t-elle indiqué. La directrice adjointe a ajouté que ce financement permet de répondre aux besoins immédiats et de renforcer la résilience des populations touchées, « à travers une intervention intégrée, couplant réponse d’urgence et renforcement de la résilience des communautés vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. » Enfin, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne, Antonio Guillen Hildago, a rappelé que la sécurité alimentaire est une question universelle qui appelle à la responsabilité. « C’est pourquoi, la coresponsabilité doit amener à être généreux envers ceux qui se trouvent dans le besoin », a-t-il dit Il a conclu, en affirmant que « c’est dans cet esprit et grâce à la cohérence de la coopération espagnole que ce don a été fait. » MMD/MD (AMAP)
Master sur la criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale : les groupes terroristes se sont sophistiqués, selon le directeur de l’Ecole de maintien de la paix-Alioune Blondin Beye
Bamako, 12 juin (AMAP) Le directeur général de l’Ecole de maintien de la paix-Alioune Blondin Beye (EMP-ABB), le colonel Souleymane Sangaré, a affirmé, jeudi, à Bamako, qu’« aujourd’hui, les groupes terroristes ne se contentent plus d’agir dans l’ombre, ils s’organisent, investissent, déplacent des ressources financières et influent des circuits économiques légaux à travers des stratégies sophistiquées de blanchiment. » Le colonel Sangaré, intervenait au séminaire récapitulatif de fin de semestre du programme de Master en criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale (Macotec), de l’EMP-ABB, en partenariat avec l’Université Kurukanfuga de Bamako (UKB). L’officier a ajouté que « c’est au regard de ce contexte, que l’EMP-ABB s’est fixée comme objectif de former des femmes et des hommes capables d’appréhender ce défi complexe, de penser la sécurité au-delà des frontières et de bâtir des réponses concertées, fondées sur le droit, l’éthique et la déontologie communément admises en matière d’intervention dans le domaine terroriste et dans celui du crime organisé. » La rencontre dont le thème portait sur « Le blanchiment des organisations terroristes à l’épreuve de la géopolitique », a été présidée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué. C’était avec la participation du Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, ainsi que du directeur général de l’EMP-ABB, colonel Souleymane Sangaré. Ce séminaire a pour objectif de consolider les notions essentielles abordées au cours du Premier semestre du Macotec, de proposer un récapitulatif structuré des enseignements dispensés afin de renforcer les acquis des auditeurs. Une approche qui permettra, également, d’identifier d’éventuelles lacunes et d’apporter des clarifications sur les points les plus complexes du programme. Dans son allocution, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a signalé que le terrorisme est une question réelle. Il a cité les réponses apportées au phénomène « qui sont souvent militaires, économiques, institutionnelles, des questions de gouvernance ou de développement. » « Il est quand même important de signaler que malgré les réponses apportées, nous peinons à trouver une solution définitive à ce fléau du terrorisme, de la criminalité internationale organisée et transfrontalière », a reconnu le ministre en charge de la Réconciliation. Il a poursuivi, en disant que la Région du Sahel, notamment les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et d’autres pays, subissent de plein foyer ce fléau. « Il est aussi important de signaler que c’est un phénomène qui est importé, entretenu et orienté. Voilà pourquoi, il est important que l’ensemble des pays concernés se donnent la main pour essayer de trouver une solution adéquate, non seulement en tant qu’Etat concerné mais, aussi, en tant qu’Etat voisin », a plaidé le général de corps d’Armée Ismaël Wagué. C’est pourquoi le ministre de la Réconciliation s’est dit satisfait de la tenue de ce genre d’atelier, qui pour lui, « permettra à tous et à chacun de partager de façon efficace et objective leurs expériences. » Il a, aussi, espéré qu’à la fin de la journée, les bénéficiaires auront le sentiment que leur contribution servira à quelque chose. Pour le Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de Protection civile, Oumar Sogoba le programme Macotec permettra de doter le Mali d’experts capables, non seulement d’analyser les dynamiques criminelles mais, aussi, de concevoir des réponses ajustées et respectueuses des principes de l’État de droit. « Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile reste pleinement engagé dans cette dynamique. Nous croyons fermement que la sécurité ne se résume pas à une question de force. Elle repose d’abord sur la connaissance, la stratégie et l’éthique naturellement », a souligné M. Sogoba. Selon lui, les défis actuels ne connaissent pas de frontières. « C’est pourquoi, a-t-il dit, il est essentiel de former des cadres capables de dialoguer avec les partenaires régionaux et internationaux et de contribuer activement aux mécanismes de coordination sécuritaire sous régionaux. » JKD/MD (AMAP)
Les Forces de defense et de sécurité recoivent 150 véhicules
Bamako, 12 juin (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine a remis, ce jeudi matin, à l’École nationale de police, l150 véhicules, de type Pick-up mono cabine, aux Forces de sécurité du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise de clés des moyens roulants au chef d’état-major de la Garde nationale, au Directeur général de la Police nationale et à celui de la Gendarmerie nationale, rentre dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de sécurité du Mali. « Le contexte sécuritaire actuelle, marquée notamment par la perpétration d’actes désespérés par les groupes terroristes, leurs soutiens et alliés en pleine débandade, exige une plus grande vigilance et nous amène, de plus en plus, à renforcer à tout pris les capacités des Forces de défense et de sécurité », a expliqué le général de division Daoud Aly Mohammedine. Cela, « afin qu’elles puissent continuer d’obtenir les résultats à la dimension de nos attentes. » Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé aux bénéficiaires que « nous ne devons donc pas baisser la garde. » Et le Général de division Daoud Aly de se réjouir que, « ces derniers temps, sur les différents théâtres d’opération, nos Forces de défense et de sécurité ont démontré la preuve de leur professionnalisme, de leur réactivité et de leur efficacité opérationnelle, en infligeant de lourdes pertes aux Groupes armés terroristes (GAT) qui croyaient pouvoir s’adonner tranquillement à leur basse besogne, comme dans le passé. » Au nom des bénéficiaires, le chef d’état-major de la Garde nationale, le Général de brigade Foumouké Camara, tout en s’en félicitant, a indiqué que la remise de ces véhicules a été précédée par la répartition de plus 700 engins dont des véhicules et des motos aux trois corps de nos Forces de défense et de sécurité. OD/MD (AMAP)
Kati mobilisé pour les FAMa : Un meeting géant pour l’unité nationale et la vigilance citoyenne
Kati, 12 juin (AMAP) Un rassemblement de soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux autorités de la Transition, a rassemblé une grande foule, mercredi, à Kati, à la Maison des jeunes et de la culture, avec le mort d’ordre de renforcer le sentiment patriotique et appeler à la vigilance active des populations en cette période de conflit, a constaté l’AMAP sur place. L’événement, a servi de tribune pour lancer des appels clairs à la population et sensibiliser les populations à l’utilisation « des numéros d’urgence et à la bonne conduite en cas de menace terroriste a été au cœur des interventions. » Le président de l’Alliance Mali Tagné (AMATA) et porte-parole des Force vives, a insisté sur « l’importance pour chaque citoyen d’enregistrer les numéros d’urgence dans son téléphone. » « Cela permet d’alerter rapidement les autorités, en cas de problème », a-t-il souligné. Il a, surtout, mis l’accent sur la nécessité d’être extrêmement précis lors d’un signalement. « Quand vous voulez alerter les autorités, par rapport à une présence terroriste, vous devez être explicite. Donnez toutes les informations nécessaires : leur nombre, la nature des engins qu’ils utilisent et des armes qu’ils portent. » « Ces détails, a-t-il rappelé, sont indispensables pour une intervention adaptée et rapide des forces de sécurité. » UNION SACREE Boubacar Traoré, l’un des principaux organisateurs, a, quant à lui, repeté le thème de la cohésion nationale. Il a insisté sur « l’union sacrée des Maliens en cette période de sursaut national », appelant « chaque communauté, chaque individu, à dépasser les clivages et à se rassembler derrière les FAMAa et les institutions de la Transition pour faire face à l’adversité commune » Cette mobilisation citoyenne à Kati n’est qu’un premier acte. Les Forces vives ont annoncé qu’elle ouvrait la voie à deux temps forts spirituels pour la paix et la protection du pays : une lecture du Coran à la Grande mosquée de Kati, prévue le vendredi 13 juin 2025 et une grande prière à l’Église catholique de Kati, dimanche 15 juin 2025. Ces initiatives conjointes, à la fois civiques et spirituelles, sont destinées à montrer « la volonté de la ville de Kati de s’engager pleinement aux côtés des forces de défense et de sécurité et de participer activement à la sauvegarde de la Nation, en prônant l’unité, la vigilance et la foi. » ALK/MD (AMAP)
Kangaba: Réunion sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025
Kangaba, 11 juin (AMAP) Plusieurs personnes ont pris part, mercredi matin, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, à la rencontre d’information sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, initiée par le préfet Abou Dao, a constaté sur place l’AMAP. Cette rencontre intervient à la suite logique de la lettre du ministère chargé de la Culture en date du 29 avril 2025 sur la préparation de la prochaine Biennale artistique et culturelle, prévue à Tombouctou. Dans cette lettre, le ministère en charge de la Culture invite les préfets à préparer les troupes locales pour la phase régionale, en mettant en compétition celles des communes de leur ressort respectif, dans plusieurs disciplines artistiques et culturelles (pièce de théâtre, orchestre, ballet, ensemble instrumental traditionnel, exposition, danse traditionnelle, chœur, solo de chant et exposition des objets d’art). La réunion a planché sur comment organiser cette phase communale a Kangaba. Le préfet a précisé que les phases communales doivent se dérouler durant le mois de juillet 2025. Il a, également, cité les objectifs de la Biennale qui visent, entre autres, à sauvegarder l’identité culturelle nationale, faire connaître la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali, contribuer à la renaissance et au rayonnement de la culture malienne, détecter et promouvoir les talents artistiques et culturels, notamment jeunes. Il s’agit, aussi, de contribuer au renforcement du patrimoine, du civisme, de l’unité nationale, de la paix, du vivre ensemble et de la cohésion sociale, de contribuer au développement socio-économique et favoriser le développement des infrastructures culturelles au niveau régional et local. Les maires et les sous-préfets se concerteront, dans les communes, pour proposer des voies et moyens pour la bonne préparation de l’évènement, dans les délais. D’ores et déjà, les participants ont recommandé de tenir les prochaines Biennales pendant la saison sèche. Une autre rencontre sera bientôt organisée au cours de laquelle un calendrier sera fixé pour la phase locale. SD/MD (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : L’ex directeur de cabinet de la Présidence, Mahamadou Camara, poursuit sa déposition devant la Cour
Bamako, 11 juin (AMAP) L’ex directeur de cabinet de la Présidence de la République, sous feu Ibrahim Boubacar Keita (IB), avec rang de ministre, Mahamadou Camara, a expliqué, ce mercredi matin, à la barre de la session spéciale de la Cour d’assises, le rôle de M. Sidi Mohamed Kagnassi dans le cadre du contrat de fourniture d’équipements militaires entre l’Etat du Mali et la société Guo Star Sarl. Dans cette « affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », M. Camara est accusé de faux et usage de faux en écriture, en délivrant un mandat exclusif à l’homme d’affaires, Sidi Mohamed Kagnassi, A la sixième journée du procès, l’accusé a fait savoir, devant la Cour dont les audiences se tiennent à la Cour d’appel de Bamako, que le mandat qu’il a donné à M. Kagnassi, sur « instruction verbale » du président de la République d’alors, feu Ibrahim Boubacar Keita, « est régulier. » Selon M. Camara, Sidi Mohamed Kagnassi a été mandaté pour identifier des partenaires qui pourront fournir des équipements militaires dont les besoins ont été exprimés par les autorités d’alors. Il a ajouté que M. Kagnassi avait un rôle de facilitateur. Auparavant, au début de l’audience du jour, les avocats des deux témoins absents au procès, ont informé la Cour les raisons de l’absence de leur client. Il s’agit respectivement de l’ex Premier ministre, Oumar Tatam Ly, actuellement au Canada et l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré, lui aussi, actuellement en Île Maurice. L’audience du 5 mai avait commencé par la demande de la défense de faire comparaitre M. Ly et son ex-ministre délégué chargé du Budget, au moment des faits, Madani Touré. D’après l’avocat de la défense, le premier a été destinataire initial de la lettre d’intention du contrat d’achat de l’avion présidentiel alors que le second a été associé par ampliation. L’accusée a, aussi, soutenu que la comparution de ces deux personnalités est cruciale, car elle pourrait même « inverser les responsabilités ». « Je sortirai frustrée de ce procès si je n’ai pas eu la chance de me confronter à ces deux personnalités », a déclaré me Bouaré Fily Sissoko. Dans son réquisitoire, le procureur général, Kokè Coulibaly, a expliqué avoir fait toutes les diligences pour faire comparaitre ces deux personnalités, « sans succès. » Il a qualifié cette demande de la défense de manœuvre « dilatoire », ajoutant que ces deux personnalités ont déjà été entendues dans le dossier. Après s’être retirés pour statuer sur la question, les membres de la Cour ont ordonné la poursuite du procès tout en assurant que les dispositions seront prises pour faire comparaitre ces personnalités citées dans le dossier. ST/MD
L’Hôpital du Mali rend hommage à la 29e mission médicale chinoise et accueille la 30e
Bamako, 11 juin (AMAP) La 29e équipe de la Mission médicale chinoise a été décorée, lundi à l’Hôpital du Mali, au cours d’une cérémonie de départ et l’accueil officiel de la 30e équipe, indique un communiqué publié, mercredi, par le ministère de la Santé et du Développement social. « L’amélioration de la santé des communautés est une préoccupation majeure pour l’État malien », a déclaré la médecin-colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social. La ministre a salué « la fidélité et le professionnalisme des employés maliens et chinois de l’hôpital », tout en soulignant les résultats impressionnants de l’équipe sortante : 27 426 consultations externes, 6 070 séances d’acupuncture et 580 explorations fibroscopiques réalisées entre avril 2022 et aujourd’hui. Elle a, également, mis en avant leur contribution au redémarrage de la radiothérapie, grâce à l’envoi d’un physicien senior et à la formation de plusieurs professionnels maliens en Chine. « Au nom du résident de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », elle a exprimé la gratitude du Mali envers le président chinois Xi Jinping et le peuple chinois pour leur soutien inconditionnel depuis le début de la coopération sanitaire en 1968. » Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, de soutien technique et de partage d’expériences entre les deux pays. Répartis selon leurs spécialités dans les services de l’Hôpital du Mali, les membres de la mission ont travaillé main dans la main avec les spécialistes locaux. La cérémonie a été ponctuée par la remise de diplômes honorifiques et de présents à la 29e équipe dirigée par le docteur Xu Xiaoping, en guise de reconnaissance nationale pour leur engagement. La 30e équipe médicale, dirigée par le docteur Sang Xudong, compte 23 membres – un de plus que la précédente – avec l’arrivée notable d’un physicien médical pour renforcer l’unité de radiothérapie. OS/MD (AMAP)
Forum International de la Diaspora : l’Union européenne soutient l’initiative malienne
Bamako, 11 juin (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a reçu, mardi, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Thomas Eckert, dans le cadre des préparatifs du Forum International de la Diaspora (FID), a appris l’AMAP sur la page Facebook du ministère. « Le Forum est une excellente initiative qui peut renforcer les liens entre la diaspora et les acteurs du développement au Mali », a déclaré Thomas Eckert, à l’issue de l’audience. Cette rencontre de haut niveau a permis d’aborder les défis migratoires mais, surtout, de mettre en lumière les ambitions du FID. Prévu dans les prochaines semaines, ce forum se veut un espace de dialogue, de réflexion et de partenariats pour mieux orienter les investissements de la diaspora malienne, estimés à près de 700 millions de francs CFA chaque année. Actuellement concentrés dans le secteur informel, ces fonds pourraient, selon le ministère de tutelle, être canalisés vers des projets structurés, porteurs et durables. Le FID réunira ainsi des représentants de la diaspora, des opérateurs économiques, des institutions financières, des ambassades, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le ministre Mossa Ag Attaher s’est félicité de l’engagement de l’UE et du soutien affirmé de ses partenaires pour une diaspora pleinement impliquée dans la dynamique de développement national. OS/MD (AMAP)
26ème édition de la Quinzaine de l’environnement : Les femmes ministres et parlementaires au Mali mettent en débat la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes
Bamako 11 juin (AMAP) « La gestion des terres dégradées et la lutte pour l’autonomisation des femmes dans un contexte de terre dégradée, permet une meilleure gestion et restauration des sols, renforce la sécurité alimentaire et contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales », a déclaré, mercredi, à Bamako, la conseillère technique du ministère de l’environnement, Mme Aïssata Cissé. Mme Cissé, qui intervenait lors d’une conférence–débat sur le thème : « La gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes », organisé par le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires au Mali (REFAMP), a ajouté que « les femmes sont souvent les premières à identifier les problèmes en leur donnant un accès sécurisé à la propriété foncière et de ressources. » « Elles peuvent contribuer à la mise en œuvre des pratiques agricoles durables, l’autonomisation des femmes permet une diversification des sources de revenues notamment par la promotion de l’entrepreneuriat féminin », selon la conseillère technique au département chargé de l’Environnement. A sa suite la présidente du REFAMP, Mme Maïga Sina Damba, avec à ses côtés la représentante du Conseil national de Transition (CNT), Mme Kadiatou Barry, a indiqué que « l’autonomisation des femmes peut permettre une adaptation plus efficace aux effets du changement climatique. » « Notre combat consiste à encourager l’adoption de pratique agricoles plus respectueuses de l’environnement et plus productives », a-t-elle ajouté. La gestion durable des terres est une approche, selon Mme Maiga, « vise à utiliser les ressources terrestres de manière à répondre aux besoins actuels tout en préservant leur potentiel pour les générations futures ». Le REFAMP est, également, engagé dans « l’équité et la justice sociale, l’autonomisation des femmes contribue à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes. Ces inégalités sont souvent au cœur des problèmes liés à la dégradation des terres et à la pauvreté. » « Nous pouvons affirmer que l’autonomisation des femmes est essentielle pour lutter contre la dégradation des terres, car elle favorisera la résilience des communautés rurales et contribuera au développement durable », a fait savoir, Mme Maïga. La présidente du REFAMP a souligné qu’il « est temps de prendre conscience de l’inefficacité des pratiques agricoles non durables, de l’exploitation excessive des terres, sources d’épuisement des sols. » Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la 26ème édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif d’ouvrir le débat autour de la thématique de la « la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes ». Il s’agit afin de renforcer l’information, la sensibilisation et l’éducation autour des deux thématiques retenues pour les deux journées de l’Environnement : la Journée mondiale de l’Environnement (le 5 juin) et la Journée internationale de la lutte contre la désertification (le 17 juin). MMD/MD (AMAP)
Mali : Lancement d’une formation de formateurs pour renforcer l’employabilité des jeunes
Bamako, 11 juin 2025 (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présidé, le 10 juin 2025, au Centre de formation professionnelle de Sénou, l’ouverture d’une session de formation de 40 formateurs dans le cadre du Programme régional de formation professionnelle (PROFOR), annonce un communiqué du département en charge de l’Emploi. « Cette formation s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer les conditions de vie des Maliens à travers une meilleure employabilité », a déclaré la ministre citée par la même source. Organisée du 10 au 12 juin 2025 sous le thème « Renforcement des capacités didactiques et pédagogiques », cette session vise à doter 40 formateurs, issus de centres publics, privés et d’établissements techniques, de compétences en conception de séquences pédagogiques. Ce programme s’appuie sur un partenariat avec la Haute école fédérale de la formation professionnelle (HEFP) de Lausanne, en Suisse, représentée par Sophie Murat. Cette dernière a salué la formation préalable de sept formateurs maliens à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, qui encadrent désormais cette session. La ministre a rappelé les objectifs du Plan d’action du gouvernement 2025-2026, visant à former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs et à placer 1 700 autres déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage. « Ces initiatives ambitionnent de renforcer la compétitivité des entreprises et de réduire le chômage », a dit Mme la ministre. Elle a exhorté les formateurs « à faire preuve de rigueur et les participants à s’impliquer activement. » Le président du Conseil d’administration du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) et le représentant de la mairie de la Commune VI, Modibo Coulibaly, étaient présents à la cérémonie qui s’est conclue par la remise de certificats aux sept formateurs maliens formés à Grand-Bassam. OS/MD (AMAP)

