Journée mondiale du donneur : Collecte de sang au profit des Forces armées maliennes et de la population de Ségou

Ségou, 15 juin (AMAP) L’association « Mogoya Dambé» a organisé, samedi, à la place de l’Indépendance de Ségou, une journée de collecte de sang au profit des Forces armées maliennes (FAMa) et de la population, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du donneur de sang, a constaté l’AMAP. Célébrée le 14 juin de chaque année, la journée mondiale du donneur de sang vise à sensibiliser le grand public sur l’importance du don de sang. Un geste simple qui permet de sauver des vies et de changer le destin d’une personne. Dans son allocution de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, s’est dit heureux et réconforté par cette opération de don de sang initiée par l’association « Mogoya Dambé » et qui en est à sa 7ème édition. Quant au président de l’association « Mogoya Dambé », Tiémoko Coulibaly, il a rappelé que l’opération vise « à aider nos forces de défense et de sécurité ainsi que la population ». « Cette initiative a pour but de rendre également hommage à l’ancien gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police, feu Alassane Traoré, pour l’ensemble de ses actions en faveur du développement de la Région », a déclaré M. Coulibaly. Pour le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou, Yamadou Keita, qui a présidé l’événement, « le don de sang est une œuvre humaine très salutaire à la fois bénéfique pour le donneur et le récepteur. » « Nos frères militaires, que je félicite, fièrement, au passage, se battent vaillamment au quotidien et parfois, au sacrifice de leur vie, pour la défense de l’intégrité de notre territoire. Ce sacrifice est hors de prix. Alors, leur donner du sang lorsqu’ils sont dans ce besoin, est le moins qu’on puisse leur faire. Qui donne du sang, sauve une vie. Et donner du sang aux militaires relève d’un sentiment de patriotisme hors pair », a indiqué M. Keïta. Il a adressé ses remerciements et à encourager l’association «Mogoya Dambé» et ses partenaires pour tout ce qu’ils font, avant d’inviter les autres entités à suivre leur exemple afin de sauver des vies humaines. MS/MD (AMAP)

Atelier RéZo : La coopération transfrontalière en ligne de mire

Kayes, 15 juin (AMAP) L’atelier régional de présentation et de planification du programme « Renforcement de la résilience des zones frontalières (RéZo) » au Mali et au Sénégal, et la Guinée, tenu à Kayes, du 12 au 14 juin 2025, a recommandé le renforcement de la coordination et de la synergie entre les composantes et les acteurs. Les participants ont aussi recommandé, entre autres, une agriculture durable, le développement des chaînes de valeur et la promotion de l’entrepreneuriat vert afin de privilégier des activités génératrices de revenus durables et adaptées au climat. L’accent est aussi mis sur la maximisation de l’impact de la coopération transfrontalière, notamment le soutien aux Groupements locaux de coopération transfrontalières (GLCT), l’identification et la promotion des projets transfrontaliers concrets et l’harmonisation des cadres règlementaires. Sur un autre plan, l’atelier mise, également, sur un suivi-évaluation rigoureux et adaptatif pour définir des indicateurs clairs et mesurables, mettre en place un système de collecte de données robuste, réaliser des évaluations intermédiaires et finales et favoriser l’apprentissage continu. La session était organisée par le Programme RéZo, en partenariat avec les structures nationales en charge de la gestion des frontières du Mali et du Sénégal, grâce au soutien de l’Union européenne (UE) et de la Coopération allemande à travers le GIZ. Cette session avait pour objectif de renforcer la résilience socio-économique des communautés transfrontalières du Mali, du Sénégal et de la Guinée et de soutenir le développement dans les zones concernées et de renforcer la coopération transfrontalière.      Pendant trois jours, les participants, venus de Bamako, des cercles d’Ambidédi et de Sadiola, ainsi que des délégations de la Région de Tambacounda (Sénégal), ont suivi des exposés sur le programme ; le renforcement de la disponibilité des services économiques de base et l’amélioration des opportunités de dialogue social et la disponibilité des services sociaux de base. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont eu lieu dans la salle de conférence du Gouvernorat, sous la présidence du général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, en présence de son homologue sénégalais Guédj Diouf, gouverneur de la Région de Tambacounda, frontalière de la 1ère région administrative du Mali. Cet atelier a permis, non seulement de faire l’état des lieux, mais aussi d’identifier les activités à mener pour l’atteinte des objectifs du programme, ainsi que les acteurs et les outils nécessaires pour les mettre en œuvre. Ce processus participatif est fondamental pour garantir une appropriation collective du projet et en assurer la durabilité. « Les défis sont certes nombreux, mais avec une coordination efficace, une synergie entre les acteurs, et surtout une implication continue des collectivités territoriales et des communautés de base, nous pouvons relever ces défis ensemble », a declaré le chef de l’exécutif régional de Kayes Selon lui, « Il est impératif de mutualiser nos efforts afin de développer des synergies entre les différents acteurs de part et d’autre des frontières pour renforcer la gouvernance, la cohésion sociale et le développement économique de nos territoires frontaliers », Il s’est réjoui du fait que les travaux de cet atelier aient débouché sur une stratégie cohérente pouvant amener nos trois pays à faire de nos zones frontalières un havre de paix, de coexistence pacifique, d’entraide et de développement durable. De son côté, son homologue sénégalais, Guédj Diouf, a mis en exergue les défis multidimensionnels (changement climatique, sécurité alimentaire) dont font face nos deux peuples. S’exprimant au nom des structures nationales chargées de la gestion des frontières entre nos deux pays, Mahamadou Koné de la Direction générale des frontières du Mali, s’est réjoui des résultats atteints et a insisté sur une mise en œuvre du plan d’opération. Quant à Katrin Gerhard, chef composante du projet RéZo, celle-ci a insisté sur la nécessité de traduire les objectifs et programmes en actions concrètes adaptées aux réalités de nos territoires. BMS/MD (AMAP)  

Ségou : Coup d’envoi du tournoi inter-quartiers

Ségou, 15 mai (AMAP) Le conseiller aux Affaires et administratives juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly, a procédé samedi, au démarrage officiel du tournoi inter-quartiers de la ville, en présence de plusieurs responsables sportifs et de passionnés de football, a constaté l’AMAP. Ce tournoi inter quartiers organisé par la direction régionale de la Jeunesse et des sports de Ségou, en partenariat avec la Ligue de Football de Ségou s’inscrit pleinement dans la vision des autorités nationales. Il vise à renforcer l’unité nationale, la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le brassage entre les jeunes à travers le sport. Selon le Directeur régional des Sports, Sofiane Attaher, cette compétition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des différents foras déjà tenus. « Pendant près d’un mois, les jeunes vont se consacreront à des activités saines et récréatives qui leur permettront de se connaitre, de tisser des liens et d’échanger au sein de leurs quartiers respectifs », a-t-il précisé. Il a, également, souligné que ce tournoi constituera une véritable pépinière de talents en vue de compétitions à l’échelle nationale. « Les meilleurs joueurs seront sélectionnés pour participer à un autre tournoi qui se tiendra à Bamako et regroupera les équipes des différentes régions », a-t-il ajouté. Au total, 23 équipes venues de la Commune urbaine de Ségou ainsi que des Communes rurales de Sébougou, Sakoïba et Pelengana prendront part à cette compétition. Le premier tour oppose notamment les équipes de Somonosso, Bougouni, Mission catholique, FES, Administratif, Bananisabakoro, Missira, Sido, Lafiabougou, Ballamoussala, Bougoufie, Darsalam, Sokalakono, Pelengana, Alamissani, Bagadadji, Sébougou, Angoulême, Sécoura, Hamdallaye, Médine et Cité COMATEX-SA. Le second tour est prévu du 26 juin au 1er juillet 2025. Les matchs de barrage auront lieu les 2 et 3 juillet, les demi-finales les 5 et 6 juillet, et le match de classement le mercredi 9 juillet. La grande finale est quant à elle programmée pour le 10 juillet 2025. Le match d’ouverture a opposé Somonosso à Bougouni et s’est soldé par une victoire de Somonosso sur le score de 1 but à 0. Une rencontre intense, marquée par deux cartons rouges et un carton jaune, donnant ainsi le ton à une compétition qui s’annonce palpitante. Le maire Nouhoun Diarra a exprimé sa satisfaction face à cette « belle initiative », la qualifiant de véritable vecteur de cohésion sociale, de développement du sport et de détection de jeunes talents. Il a souhaité que cette compétition ne s’arrête pas à cette première édition et a réaffirmé tout son soutien à l’organisation. Le Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur, par ailleurs président de la Commission d’organisation, a invité la population à sortir massivement pour encourager les différentes équipes en lice. Il a également exhorté les joueurs à faire preuve de fair-play tout au long du tournoi. ADS/MD (AMAP) AMAP-Ségou          

Quinzaine de l’environnement 26e édition : Visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de Koulikoro.

Koulikoro, 14 juin (AMAP) Les autorités de la Région de Koulikoro ont effectué, samedi, une visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de la ville, dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a constaté l’AMAP Après une courte cérémonie dans la cour de la STBV, le conseiller technique du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Amadou Tiéman Sangaré a conduit la visite de la STBV, en compagnie du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Koulikoro, le commandant des eaux et forêts Sagaba Samaké. Ont également participé à cette visite, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM), Mme Touré Doussouba Doumbia, Mme le sous-préfet de Koula, représentant du préfet, le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa Tamboura, les représentants des services techniques, des partenaires, des légitimités traditionnelles, des étudiants de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou et une foule nombreuse. AD/MD (AMAP)

Distribution de dons aux victimes des inondations de 2024 : Etape de la Commune rurale de Kaniogo (Kangaba)

Kangaba, 14 juin (AMAP) L’opération de distribution des vivres et non vivres aux sinistrés des inondations de 2024 s’est poursuivi, vendredi, aux 228 ménages sinistrés de la Commune rurale de Kaniogo, après le lancement, la veille jeudi, dans la Commune rurale de Minidian,, a constaté l’AMAP. Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, accompagné par un agent du service local du Développement social et un autre du Plan, a procédé à la distribution des dons. Chaque ménage a reçu du riz, du mil, du sucre, du sel, de l’huile, des kits scolaires, des Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), des nattes et des couvertures. Les victimes sont venues très nombreuses pour recevoir leurs dons. Le 1er adjoint au préfet du Cercle, Drissa Konaré leur a adressé un message de de ne plus habiter dans les bas-fonds et sur le passage des eaux de ruissellement. M. Konaré a, également, exhorté les femmes et les hommes présents à la cérémonie d’aider les forces de l’ordre et de sécurité, en donnant des informations sur toute personne suspecte dans les villages et hameaux. Le porte-parole des bénéficiaires a remercié le président de la Transition et son gouvernement pour « ce don qui arrive à point nommé en ce début d’hivernage. » Il a « invité tout le monde à coopérer avec les maires et les hommes en uniforme en leur donnant des informations sur les personnes suspectes. Pour rappel, la Commune de Kaniogo a reçu, entre la fête de Tabaski et le 10 juin, plus de 180 déplacés internes venus de la Région de San (Centre). Le maire de la Commune et le chef de village de Sombo leur ont offert l’hospitalité. La mission de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro a remis deux tonnes de riz, jeudi, au chef de village de Sombo pour assister les nouvelles Personnes déplacées internes (PDI). Le premier adjoint au préfet a salué cette « hospitalité légendaire du Mandé dont les populations de la Commune de Kaniogo en général et celles de Sombo ont fait preuve. » SD/MD (AMAP)

Les Forces armées maliennes démentent une attaque et neutralisent des terroristes à Tiby (Communiqué)

Bamako, 13 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont démenti, ce vendredi, une « prétendue attaque contre un convoi logistique entre Anefif et Aguel Hocali » dans le Nord du Mali, tout en confirmant avoir neutralisé les auteurs d’une attaque terroriste survenue hier, jeudi 12 juin, contre le Centre d’instruction de Tiby, dans la Région de San (Centre), selon une source officielle. « Les allégations d’attaque contre notre convoi sont de pures fabrications destinées à semer la peur », a indiqué l’État-major général des Armées, dans un communiqué. L’État-Major a catégoriquement réfuté les informations relayées par des Groupes armés terroristes, « qui prétendent avoir attaqué un convoi logistique des FAMa. » « Ces images sont des montages grossiers, une tentative désespérée de désinformation », insiste le communiqué. Ces manœuvres visent, selon lui, à « perturber l’opinion publique et instiller la peur ». L’État-Major appelle les citoyens à la vigilance et à se fier uniquement aux sources officielles. Concernant l’attaque du Centre d’Instruction de Tiby, menée jeudi à l’aide de drones kamikazes, l’État-Major a declaré que la situation est sous contrôle. « Les assaillants ont été rapidement traqués et neutralisés grâce à la réactivité de nos forces », soutient le communiqué. Les FAMa déplorent quelques blessés, mais « aucune perte humaine ni dégât matériel n’a été enregistré », témoignant de leur « maîtrise opérationnelle. » L’État-Major a salué le « professionnalisme exemplaire » et la « bravoure » des soldats déployés à Tiby. « Nos hommes restent engagés à défendre le territoire contre toute menace terroriste », a souligné le porte-parole. Il a également adressé un message de sérénité à la population : « La vigilance est constante, et la sécurité reste notre priorité absolue. Unis, nous vaincrons. » Face à la recrudescence des campagnes de désinformation, l’État-Major exhorte les Maliens à ne pas céder à la panique ni aux rumeurs. « Les groupes terroristes et leurs sponsors cherchent à nous diviser par la manipulation médiatique », a averti le communiqué, réaffirmant la détermination des FAMa à contrer ces stratégies. L’État-major général des Armées réitère son « engagement indéfectible dans la lutte contre le terrorisme et appelle à l’unité nationale pour faire échec aux ennemis du Mali. » OS/MD (AMAP)

San : Le Premier ministre préside le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement

San, 13 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi, 12 juin 2025, le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement, au terrain d’athlétisme de San où il a souligné l’importance du leadership et de la vision du président de la Transition « qui ont permis d’élever les problèmes environnementaux au rang des priorités nationales », a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de lancement, le Chef du gouvernement a exhorté le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable « à prendre des mesures urgentes pour l’application des textes législatifs et règlementaires en vigueur afin de garantir une protection efficace de l’environnement.  » L’évènement vise à développer un partenariat environnemental avec toutes les catégories d’acteurs pour un changement de comportement positif en faveur de l’environnement. Il s’agit, aussi, au cours de cette quinzaine, de mettre en exergue les défis environnementaux et partager les préoccupations environnementales avec les populations à la base ; de susciter des débats sur la désertification, la protection des écosystèmes et de la biodiversité et des changements climatiques en lien avec les deux thèmes retenus. Mais, aussi, de bâtir un partenariat fécond pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, organisations non-gouvernementales, partenaires techniques et financiers, scolaires, universitaires et chercheurs Et enfin, de contribuer à inverser les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportement responsable dans une perspective de développement durable ; d’amener les parties prenantes à adhérer et à optimiser le changement de comportement (collectif et individuel) et de contribuer à assurer la sécurité climatique et la paix sur l’ensemble du territoire national. Pour cette 26e  édition, deux principaux thèmes ont été retenus : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale »  pour la Journée mondiale de l’Environnement le 05 juin,  « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Pour le général de Division Abdoulaye Maïga, ces thématiques sont fondamentales pour sensibiliser la population et promouvoir des actions concrètes en faveur des écosystèmes. Le chef du gouvernement a planté le premier arbre du bosquet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a été suivi par le ministre nigérien de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, de son homologue du Mali, Mme Doumbia Mariam Tangara, du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, à San pour les activités de la 626e édition du Sanké-mô, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’AES. Prenant la parole, la ministre de l’Environnement, de l’Sssainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a dit que cette Quinzaine « revêt une portée régionale toute particulière, car elle est marquée par la présente fraternelle » de son homologue du Niger, le colonel Maizama Abdoulaye. Elle traduit « la montée en puissance de la solidarité environnementale » entre les Etats membres de l’AES « face à des défis communs de résilience, d’adaptation et de solidarité. » Elle a salué l’engagement du Burkina Faso dont le ministre de l’Environnement, bien qu’empêché, a tenu « à exprimer son soutien à cette dynamique commune. » « Ensemble, selon le chef du département chargé de l’Environnement, nos Etats portent une vision partagée d’un Sahel vert plus souverain et plus solidaire. » Selon Mme Doumbia Mariam Tangara, la pollution plastique est un fléau qui impacte gravement l’environnement et la santé : « elle provoque des inondations, porte atteinte à la santé publique et freine notre ambition de sécurité alimentaire et de croissance verte. » Face à cette menace, le gouvernement du Mali a pris ses responsabilités avec des mesures juridiques et règlementaires notamment, la loi no 2014- 024 du 03 juillet 2014 portant interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. « Toutefois, déclare le chef du département chargé de l’environnement, des défis ont rapidement surgi dans l’application de cette loi que le département de tutelle s’emploie à relever afin d’obtenir des résultats tangibles. » NC/MD (AMAP)    

Kangaba: les victimes des inondations de 2024 reçoivent des dons

Kangaba, 13 juin (AMAP) Les victimes des inondations de 2024 du Cercle de Kangaba ont reçu, jeudi 12 juin, de la part du gouvernement du Mali, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire ,des vivres et du matériel de couchage, a constaté l’AMAP Au total 28 882 kg de riz, autant de mil, 6 418 kg de sucre, 3 209 kg de sel, 1 228 litres d’huile,137 kits scolaires, 1 605 Moustiquaires imprimées d’insecticide (MII), autant de nattes et de couvertures ont été distribuées aux victimes des Communes de Minidjan, Kaniogo, Nouga et Benkadi. La cérémonie de remise s’est déroulée sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, en présence des directeurs régionaux du Développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro, Mohamed Koureichi, du Plan, de la Statistique de l’information de l’aménagement du territoire et de la population de Koulikoro, Adama Diawara. Les 230 ménages victimes de la Commune de Minidian ont été les premiers à recevoir ces vivres et matériels. Les étapes des Communes de Kaniogo, Nouga et Benkadi auront lieu les 13, 14 et 15 juin 2025 respectivement à Keniégoué, Banankoro et Kourémalé. Le Directeur régional du développement social de Koulikoro et le préfet du Cercle de Kangaba ont été clairs en invitant les bénéficiaires à faire beaucoup attention. Et d’éviter les de s’installer sur les lieux de passage ou de stagnation des eaux. « Un homme averti en vaut deux », leur ont-ils dit. Les bénéficiaires ont assuré avoir pris bonne note des conseils prodigués. Ils ont remercié le président de la Transition et son gouvernement qui n’ont pas ménagé économisé leurs efforts, depuis le sinistre jusqu’aujourd’hui, pour alléger leurs souffrances. Signalons que le Cercle de Kangaba compte au total 614 ménages touchés pour 3 209 sinistrés. SD/MD (AMAP)

Gourma Rharous : les impacts de la crise sécuritaire sur l’enfance

Par Mohamed Gakou AMAP Gourma Rharous  Gourma Rharous, 12 juin (AMAP) La crise sécuritaire que traverse le Mali, de 2012 à nos jours, à négativement impacté le bien-être des enfants, dans le Cercle de Gourma Rharous, dans le Nord du pays. Les conséquences de cette situation sont : le déplacement des familles victimes de violences, les crises alimentaires récurrentes dans les terroirs d’origine dues aux effets du changement climatique et au diktat des Groupes armés terroristes (GAT), l’analphabétisme, la déscolarisation, le travail des enfants, la délinquance juvénile, les instincts ou faits terroristes et la non possession de documents d’état civil. Ces fléaux sont les maux qui minent cette couche vulnérable, dans le cercle de Gourma Rharous et peuvent même hypothéquer son avenir.  Ibrahim, 10 ans environ, est l’un des nombreux enfants issus de familles de déplacés internes à Rharous, qui ne possèdent pas, encore, un acte de naissance. Il incarne parfaitement cette enfance meurtrie par la crise sécuritaire, dans le Cercle de Gourma Rharous. Son petit visage innocent est marqué par la fatigue. Il a l’air souffreteux. Habillé d’un vieux maillot déteint, aux couleurs d’un grand club de football européen, dans lequel il flotte et d’un large short sale, l’enfant est juché sur une charrette tirée par deux ânes qu’il mène à coups de lanières et de bruyants cris, dans les ruelles du quartier de Boya. Il transporte deux fûts qu’il doit remplir à l’aide d’un seau de 10 litres, au fleuve, distant d’au moins, cinq cents mètres du chantier auquel il doit livrer son chargement. Il vend le contenu du fût à 250 francs cfa. La demande étant faible, il rentre à la maison l’après-midi, exténué, avec 1 500 francs, les jours « fastes » et moins, les jours sans. La recette est remise à son père malade et alité, depuis quelques mois. Ce maigre revenu est pratiquement la seule ressource qui fait vivoter cette famille de huit personnes. Quelques fois, cette misérable subsistance est relevée par quelques dons de vivres, des organisations humanitaires. La famille de Ibrahim s’est installée à Rharous, le chef-lieu de Cercle, depuis quelques années, fuyant les violences et exactions commises par les GAT, les groupes et bandits armés, à Adiora, leur terroir d’origine, dans la Commune de Ouinerdène, située dans le Gourma intérieur. Depuis qu’ils sont installés là, la précarité semble être leur destin. Ibrahim n’a jamais connu le chemin de l’école. À cinq ans déjà, il accompagnait son père, sur la charrette, pour chercher la pitance quotidienne. Aujourd’hui que son père est malade, il joue le rôle de soutien de famille. À la question de savoir, ce qu’il veut faire plus tard, ses yeux se plissent et dans un sourire innocent qui ressemble plutôt à un rictus, il répond : « charettier ». Que réserve l’avenir à Ibrahim et aux milliers d’autres filles et garçons qui vivent dans les mêmes conditions ? Au Centre de santé de référence (CSRéf) de Gourma Rharous, un bloc est réservé aux enfants qui souffrent de malnutrition sévère et autres pathologies liées à cette carence. Ils sont généralement accompagnés par leurs parents qui sont, majoritairement, des déplacés internes, victimes de violences. Le spectacle à l’intérieur du bloc est insoutenable. De petits corps aux ventres ballonnés sont couchés, partout, à même le sol, sur des nattes, poussant de faibles gémissements, sous le regard impuissant de leurs accompagnants. Selon, le Dr Amadou N’Famoussa Diakité, médecin-chef du district sanitaire de Gourma Rharous, d’autres facteurs aggravants liés à l’insécurité, impactent aussi la santé des enfants, notamment, « l’accès aux services de santé, à travers la limitation des références-évacuations, sachant que les enfants constituent la tranche d’âge qui fréquente le plus, les centres de santé ». A cela, il faut ajouter « la faible limitation du déplacement des agents de vaccination, pour atteindre les enfants, en stratégies mobile et avancée ». Pour terminer, il affirme : « sur l’aire du district sanitaire de Gourma Rharous, la majorité des enfants est exposée à une vulnérabilité sanitaire.  » Approché par l’AMAP, la cheffe du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Halimatou A.K Maïga, reconnaît : « la crise sécuritaire est le fléau qui porte le plus de préjudices à l’éducation et à la santé des enfants, dans la circonscription de Gourma Rharous », Elle ajoute : « au nombre des difficultés de l’enfance dans notre localité, la plus inquiétante est l’enrôlement forcé des enfants, au sein des GAT ou leur radicalisation, pour finir par être des machines à tuer ou de la chair à canon ». Elle souligne, encore, « la séparation des familles est aussi une difficulté majeure pour les enfants, particulièrement sur le plan psychologique. Celle-ci a considérablement favorisé la déscolarisation et la délinquance des mineurs. La difficulté d’accès aux documents d’état civil est aussi un facteur bloquant, dans la scolarisation des enfants et la facilitation des recherches pour la réunification des familles  » Malgré l’inquiétude que suscite ce tableau, des efforts sont faits au quotidien par l’Etat à travers les services techniques locaux chargés d’apporter une réponse sur le terrain. Ils sont généralement accompagnés par les partenaires au développement qui opèrent dans le Cercle. Leurs actions portent sur la prise en charge sanitaire, psycho-sociale, la facilitation de l’accès aux centres d’écoute et le don gratuit de documents d’état civil. Ces activités usent de divers canaux de communication pour informer et sensibiliser les populations sur le fléau de la vulnérabilité des enfants, dans un contexte d’insécurité. MG/MD (AMAP)

Session spéciale de la Cour d’assises de Bamako : Le général Moustapha Tran Van Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao s’expliquent à la barre

Bamako, 12 juin (AMAP) La septième journée d’audience de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, jeudi, a été consacrée au volet de « l’achat des équipement militaires » dans lequel le général Moustapha Tran Van Drabo, ancien directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transport des armées, au moment des faits, est accusé de complicité de « faux en écriture, usage de faux et atteintes aux biens publics » Lors de sa déposition, l’accusé a expliqué que le ministre de la Défense et des anciens Combattants d’alors, le défunt Soumeylou Boubèye Maiga l’a invité à son cabinet pour l’informer de l’achat des équipements militaires. Il lui a expliqué que l’Armée souhaite traiter le protocole d’accord avec une société française pour la fourniture. « Mon rôle a été d’abord de centraliser les besoins exprimés par les différentes unités de l’armée, ensuite le stockage et en fin la distribution », a-t-il précisé. Il a, également, précisé que l’arrivée du matériel s’est déroulée sur deux ans et qu’une commission a été mise en place pour la réception. « Je n’ai ni participé à l’élaboration du contrat de la société Guo Star, ni signé aucun procès-verbal de réception et je n’étais pas, non plus, membre de la commission de réception. J’ai, seulement, effectué un voyage en France en 2014 pour contrôler l’état d’avancement des travaux d’exécution du contrat où j’ai trouvé que 10 véhicules étaient déjà montés », a expliqué l’ex directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transport des armées. Le général Moustapha Tran Van Drabo a fait noter que les véhicules (281) dont 14 blindés indiqué dans le protocole d’accord, ont été livrés. « Ces chiffres sont endossés par le procès-verbal de réception. La valeur totale de ces véhicules livrés est 35 116 529 510 Fcfa », a signalé le général Drabo, ajoutant que 11 procès-verbaux qu’il détient couvrent tous les véhicules livrés. Quant à l’ex-directeur du Commissariat des armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, il a souligné que son « rôle a consisté, dans le domaine de sa compétence, de transmettre les besoins exprimés et les stockages, ensuite les distribuer. » A la question du Parquet général, Koké Coulibaly : « Pourquoi l’article 8 du Code des marchés publics (CMP) a alors été utilisé or, nulle part, dans le document du mandat donné à Sidi Mohamed Kagnassi et le document de protocole d’accord, il n’a été mentionné l’utilisation de cet article 8 ? » La réponse de M. Dabitao a été : « le général Drabo et moi, notre rôle a été le stockage et la distribution. » « Nous n’étions ni dans la commission de réception, ni à l’élaboration du protocole d’accord », a précisé le colonel major Nouhoum Dabitao. La Cour a suspendu l’audience, à la demande de l’accusée, Mme Fily Bouaré Sissoko. Les débats reprendront lundi 16 juin 2025 ST/MD (AMAP)