Ségou : Coup d’envoi du tournoi inter-quartiers

Ségou, 15 mai (AMAP) Le conseiller aux Affaires et administratives juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly, a procédé samedi, au démarrage officiel du tournoi inter-quartiers de la ville, en présence de plusieurs responsables sportifs et de passionnés de football, a constaté l’AMAP. Ce tournoi inter quartiers organisé par la direction régionale de la Jeunesse et des sports de Ségou, en partenariat avec la Ligue de Football de Ségou s’inscrit pleinement dans la vision des autorités nationales. Il vise à renforcer l’unité nationale, la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le brassage entre les jeunes à travers le sport. Selon le Directeur régional des Sports, Sofiane Attaher, cette compétition s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des différents foras déjà tenus. « Pendant près d’un mois, les jeunes vont se consacreront à des activités saines et récréatives qui leur permettront de se connaitre, de tisser des liens et d’échanger au sein de leurs quartiers respectifs », a-t-il précisé. Il a, également, souligné que ce tournoi constituera une véritable pépinière de talents en vue de compétitions à l’échelle nationale. « Les meilleurs joueurs seront sélectionnés pour participer à un autre tournoi qui se tiendra à Bamako et regroupera les équipes des différentes régions », a-t-il ajouté. Au total, 23 équipes venues de la Commune urbaine de Ségou ainsi que des Communes rurales de Sébougou, Sakoïba et Pelengana prendront part à cette compétition. Le premier tour oppose notamment les équipes de Somonosso, Bougouni, Mission catholique, FES, Administratif, Bananisabakoro, Missira, Sido, Lafiabougou, Ballamoussala, Bougoufie, Darsalam, Sokalakono, Pelengana, Alamissani, Bagadadji, Sébougou, Angoulême, Sécoura, Hamdallaye, Médine et Cité COMATEX-SA. Le second tour est prévu du 26 juin au 1er juillet 2025. Les matchs de barrage auront lieu les 2 et 3 juillet, les demi-finales les 5 et 6 juillet, et le match de classement le mercredi 9 juillet. La grande finale est quant à elle programmée pour le 10 juillet 2025. Le match d’ouverture a opposé Somonosso à Bougouni et s’est soldé par une victoire de Somonosso sur le score de 1 but à 0. Une rencontre intense, marquée par deux cartons rouges et un carton jaune, donnant ainsi le ton à une compétition qui s’annonce palpitante. Le maire Nouhoun Diarra a exprimé sa satisfaction face à cette « belle initiative », la qualifiant de véritable vecteur de cohésion sociale, de développement du sport et de détection de jeunes talents. Il a souhaité que cette compétition ne s’arrête pas à cette première édition et a réaffirmé tout son soutien à l’organisation. Le Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur, par ailleurs président de la Commission d’organisation, a invité la population à sortir massivement pour encourager les différentes équipes en lice. Il a également exhorté les joueurs à faire preuve de fair-play tout au long du tournoi. ADS/MD (AMAP) AMAP-Ségou          

Quinzaine de l’environnement 26e édition : Visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de Koulikoro.

Koulikoro, 14 juin (AMAP) Les autorités de la Région de Koulikoro ont effectué, samedi, une visite guidée de la Station de traitement des boues de vidange STBV de la ville, dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a constaté l’AMAP Après une courte cérémonie dans la cour de la STBV, le conseiller technique du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Dr Amadou Tiéman Sangaré a conduit la visite de la STBV, en compagnie du conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Koulikoro, le commandant des eaux et forêts Sagaba Samaké. Ont également participé à cette visite, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM), Mme Touré Doussouba Doumbia, Mme le sous-préfet de Koula, représentant du préfet, le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, Aliou Moussa Tamboura, les représentants des services techniques, des partenaires, des légitimités traditionnelles, des étudiants de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou et une foule nombreuse. AD/MD (AMAP)

Distribution de dons aux victimes des inondations de 2024 : Etape de la Commune rurale de Kaniogo (Kangaba)

Kangaba, 14 juin (AMAP) L’opération de distribution des vivres et non vivres aux sinistrés des inondations de 2024 s’est poursuivi, vendredi, aux 228 ménages sinistrés de la Commune rurale de Kaniogo, après le lancement, la veille jeudi, dans la Commune rurale de Minidian,, a constaté l’AMAP. Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, accompagné par un agent du service local du Développement social et un autre du Plan, a procédé à la distribution des dons. Chaque ménage a reçu du riz, du mil, du sucre, du sel, de l’huile, des kits scolaires, des Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), des nattes et des couvertures. Les victimes sont venues très nombreuses pour recevoir leurs dons. Le 1er adjoint au préfet du Cercle, Drissa Konaré leur a adressé un message de de ne plus habiter dans les bas-fonds et sur le passage des eaux de ruissellement. M. Konaré a, également, exhorté les femmes et les hommes présents à la cérémonie d’aider les forces de l’ordre et de sécurité, en donnant des informations sur toute personne suspecte dans les villages et hameaux. Le porte-parole des bénéficiaires a remercié le président de la Transition et son gouvernement pour « ce don qui arrive à point nommé en ce début d’hivernage. » Il a « invité tout le monde à coopérer avec les maires et les hommes en uniforme en leur donnant des informations sur les personnes suspectes. Pour rappel, la Commune de Kaniogo a reçu, entre la fête de Tabaski et le 10 juin, plus de 180 déplacés internes venus de la Région de San (Centre). Le maire de la Commune et le chef de village de Sombo leur ont offert l’hospitalité. La mission de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro a remis deux tonnes de riz, jeudi, au chef de village de Sombo pour assister les nouvelles Personnes déplacées internes (PDI). Le premier adjoint au préfet a salué cette « hospitalité légendaire du Mandé dont les populations de la Commune de Kaniogo en général et celles de Sombo ont fait preuve. » SD/MD (AMAP)

Les Forces armées maliennes démentent une attaque et neutralisent des terroristes à Tiby (Communiqué)

Bamako, 13 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont démenti, ce vendredi, une « prétendue attaque contre un convoi logistique entre Anefif et Aguel Hocali » dans le Nord du Mali, tout en confirmant avoir neutralisé les auteurs d’une attaque terroriste survenue hier, jeudi 12 juin, contre le Centre d’instruction de Tiby, dans la Région de San (Centre), selon une source officielle. « Les allégations d’attaque contre notre convoi sont de pures fabrications destinées à semer la peur », a indiqué l’État-major général des Armées, dans un communiqué. L’État-Major a catégoriquement réfuté les informations relayées par des Groupes armés terroristes, « qui prétendent avoir attaqué un convoi logistique des FAMa. » « Ces images sont des montages grossiers, une tentative désespérée de désinformation », insiste le communiqué. Ces manœuvres visent, selon lui, à « perturber l’opinion publique et instiller la peur ». L’État-Major appelle les citoyens à la vigilance et à se fier uniquement aux sources officielles. Concernant l’attaque du Centre d’Instruction de Tiby, menée jeudi à l’aide de drones kamikazes, l’État-Major a declaré que la situation est sous contrôle. « Les assaillants ont été rapidement traqués et neutralisés grâce à la réactivité de nos forces », soutient le communiqué. Les FAMa déplorent quelques blessés, mais « aucune perte humaine ni dégât matériel n’a été enregistré », témoignant de leur « maîtrise opérationnelle. » L’État-Major a salué le « professionnalisme exemplaire » et la « bravoure » des soldats déployés à Tiby. « Nos hommes restent engagés à défendre le territoire contre toute menace terroriste », a souligné le porte-parole. Il a également adressé un message de sérénité à la population : « La vigilance est constante, et la sécurité reste notre priorité absolue. Unis, nous vaincrons. » Face à la recrudescence des campagnes de désinformation, l’État-Major exhorte les Maliens à ne pas céder à la panique ni aux rumeurs. « Les groupes terroristes et leurs sponsors cherchent à nous diviser par la manipulation médiatique », a averti le communiqué, réaffirmant la détermination des FAMa à contrer ces stratégies. L’État-major général des Armées réitère son « engagement indéfectible dans la lutte contre le terrorisme et appelle à l’unité nationale pour faire échec aux ennemis du Mali. » OS/MD (AMAP)

San : Le Premier ministre préside le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement

San, 13 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, jeudi, 12 juin 2025, le lancement des activités de la 26e édition de la Quinzaine de l’Environnement, au terrain d’athlétisme de San où il a souligné l’importance du leadership et de la vision du président de la Transition « qui ont permis d’élever les problèmes environnementaux au rang des priorités nationales », a constaté l’AMAP sur place. Dans son discours de lancement, le Chef du gouvernement a exhorté le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable « à prendre des mesures urgentes pour l’application des textes législatifs et règlementaires en vigueur afin de garantir une protection efficace de l’environnement.  » L’évènement vise à développer un partenariat environnemental avec toutes les catégories d’acteurs pour un changement de comportement positif en faveur de l’environnement. Il s’agit, aussi, au cours de cette quinzaine, de mettre en exergue les défis environnementaux et partager les préoccupations environnementales avec les populations à la base ; de susciter des débats sur la désertification, la protection des écosystèmes et de la biodiversité et des changements climatiques en lien avec les deux thèmes retenus. Mais, aussi, de bâtir un partenariat fécond pour la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie avec toutes les parties prenantes : pouvoirs publics, collectivités territoriales, société civile, secteur privé, organisations non-gouvernementales, partenaires techniques et financiers, scolaires, universitaires et chercheurs Et enfin, de contribuer à inverser les tendances de dégradation des ressources naturelles et du cadre de vie par l’adoption de comportement responsable dans une perspective de développement durable ; d’amener les parties prenantes à adhérer et à optimiser le changement de comportement (collectif et individuel) et de contribuer à assurer la sécurité climatique et la paix sur l’ensemble du territoire national. Pour cette 26e  édition, deux principaux thèmes ont été retenus : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale »  pour la Journée mondiale de l’Environnement le 05 juin,  « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse le 17 juin. Pour le général de Division Abdoulaye Maïga, ces thématiques sont fondamentales pour sensibiliser la population et promouvoir des actions concrètes en faveur des écosystèmes. Le chef du gouvernement a planté le premier arbre du bosquet de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a été suivi par le ministre nigérien de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye, de son homologue du Mali, Mme Doumbia Mariam Tangara, du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du tourisme, Mamou Daffé, à San pour les activités de la 626e édition du Sanké-mô, ainsi que des ambassadeurs des pays de l’AES. Prenant la parole, la ministre de l’Environnement, de l’Sssainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a dit que cette Quinzaine « revêt une portée régionale toute particulière, car elle est marquée par la présente fraternelle » de son homologue du Niger, le colonel Maizama Abdoulaye. Elle traduit « la montée en puissance de la solidarité environnementale » entre les Etats membres de l’AES « face à des défis communs de résilience, d’adaptation et de solidarité. » Elle a salué l’engagement du Burkina Faso dont le ministre de l’Environnement, bien qu’empêché, a tenu « à exprimer son soutien à cette dynamique commune. » « Ensemble, selon le chef du département chargé de l’Environnement, nos Etats portent une vision partagée d’un Sahel vert plus souverain et plus solidaire. » Selon Mme Doumbia Mariam Tangara, la pollution plastique est un fléau qui impacte gravement l’environnement et la santé : « elle provoque des inondations, porte atteinte à la santé publique et freine notre ambition de sécurité alimentaire et de croissance verte. » Face à cette menace, le gouvernement du Mali a pris ses responsabilités avec des mesures juridiques et règlementaires notamment, la loi no 2014- 024 du 03 juillet 2014 portant interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation de sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. « Toutefois, déclare le chef du département chargé de l’environnement, des défis ont rapidement surgi dans l’application de cette loi que le département de tutelle s’emploie à relever afin d’obtenir des résultats tangibles. » NC/MD (AMAP)    

Kangaba: les victimes des inondations de 2024 reçoivent des dons

Kangaba, 13 juin (AMAP) Les victimes des inondations de 2024 du Cercle de Kangaba ont reçu, jeudi 12 juin, de la part du gouvernement du Mali, à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire ,des vivres et du matériel de couchage, a constaté l’AMAP Au total 28 882 kg de riz, autant de mil, 6 418 kg de sucre, 3 209 kg de sel, 1 228 litres d’huile,137 kits scolaires, 1 605 Moustiquaires imprimées d’insecticide (MII), autant de nattes et de couvertures ont été distribuées aux victimes des Communes de Minidjan, Kaniogo, Nouga et Benkadi. La cérémonie de remise s’est déroulée sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, en présence des directeurs régionaux du Développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro, Mohamed Koureichi, du Plan, de la Statistique de l’information de l’aménagement du territoire et de la population de Koulikoro, Adama Diawara. Les 230 ménages victimes de la Commune de Minidian ont été les premiers à recevoir ces vivres et matériels. Les étapes des Communes de Kaniogo, Nouga et Benkadi auront lieu les 13, 14 et 15 juin 2025 respectivement à Keniégoué, Banankoro et Kourémalé. Le Directeur régional du développement social de Koulikoro et le préfet du Cercle de Kangaba ont été clairs en invitant les bénéficiaires à faire beaucoup attention. Et d’éviter les de s’installer sur les lieux de passage ou de stagnation des eaux. « Un homme averti en vaut deux », leur ont-ils dit. Les bénéficiaires ont assuré avoir pris bonne note des conseils prodigués. Ils ont remercié le président de la Transition et son gouvernement qui n’ont pas ménagé économisé leurs efforts, depuis le sinistre jusqu’aujourd’hui, pour alléger leurs souffrances. Signalons que le Cercle de Kangaba compte au total 614 ménages touchés pour 3 209 sinistrés. SD/MD (AMAP)

Gourma Rharous : les impacts de la crise sécuritaire sur l’enfance

Par Mohamed Gakou AMAP Gourma Rharous  Gourma Rharous, 12 juin (AMAP) La crise sécuritaire que traverse le Mali, de 2012 à nos jours, à négativement impacté le bien-être des enfants, dans le Cercle de Gourma Rharous, dans le Nord du pays. Les conséquences de cette situation sont : le déplacement des familles victimes de violences, les crises alimentaires récurrentes dans les terroirs d’origine dues aux effets du changement climatique et au diktat des Groupes armés terroristes (GAT), l’analphabétisme, la déscolarisation, le travail des enfants, la délinquance juvénile, les instincts ou faits terroristes et la non possession de documents d’état civil. Ces fléaux sont les maux qui minent cette couche vulnérable, dans le cercle de Gourma Rharous et peuvent même hypothéquer son avenir.  Ibrahim, 10 ans environ, est l’un des nombreux enfants issus de familles de déplacés internes à Rharous, qui ne possèdent pas, encore, un acte de naissance. Il incarne parfaitement cette enfance meurtrie par la crise sécuritaire, dans le Cercle de Gourma Rharous. Son petit visage innocent est marqué par la fatigue. Il a l’air souffreteux. Habillé d’un vieux maillot déteint, aux couleurs d’un grand club de football européen, dans lequel il flotte et d’un large short sale, l’enfant est juché sur une charrette tirée par deux ânes qu’il mène à coups de lanières et de bruyants cris, dans les ruelles du quartier de Boya. Il transporte deux fûts qu’il doit remplir à l’aide d’un seau de 10 litres, au fleuve, distant d’au moins, cinq cents mètres du chantier auquel il doit livrer son chargement. Il vend le contenu du fût à 250 francs cfa. La demande étant faible, il rentre à la maison l’après-midi, exténué, avec 1 500 francs, les jours « fastes » et moins, les jours sans. La recette est remise à son père malade et alité, depuis quelques mois. Ce maigre revenu est pratiquement la seule ressource qui fait vivoter cette famille de huit personnes. Quelques fois, cette misérable subsistance est relevée par quelques dons de vivres, des organisations humanitaires. La famille de Ibrahim s’est installée à Rharous, le chef-lieu de Cercle, depuis quelques années, fuyant les violences et exactions commises par les GAT, les groupes et bandits armés, à Adiora, leur terroir d’origine, dans la Commune de Ouinerdène, située dans le Gourma intérieur. Depuis qu’ils sont installés là, la précarité semble être leur destin. Ibrahim n’a jamais connu le chemin de l’école. À cinq ans déjà, il accompagnait son père, sur la charrette, pour chercher la pitance quotidienne. Aujourd’hui que son père est malade, il joue le rôle de soutien de famille. À la question de savoir, ce qu’il veut faire plus tard, ses yeux se plissent et dans un sourire innocent qui ressemble plutôt à un rictus, il répond : « charettier ». Que réserve l’avenir à Ibrahim et aux milliers d’autres filles et garçons qui vivent dans les mêmes conditions ? Au Centre de santé de référence (CSRéf) de Gourma Rharous, un bloc est réservé aux enfants qui souffrent de malnutrition sévère et autres pathologies liées à cette carence. Ils sont généralement accompagnés par leurs parents qui sont, majoritairement, des déplacés internes, victimes de violences. Le spectacle à l’intérieur du bloc est insoutenable. De petits corps aux ventres ballonnés sont couchés, partout, à même le sol, sur des nattes, poussant de faibles gémissements, sous le regard impuissant de leurs accompagnants. Selon, le Dr Amadou N’Famoussa Diakité, médecin-chef du district sanitaire de Gourma Rharous, d’autres facteurs aggravants liés à l’insécurité, impactent aussi la santé des enfants, notamment, « l’accès aux services de santé, à travers la limitation des références-évacuations, sachant que les enfants constituent la tranche d’âge qui fréquente le plus, les centres de santé ». A cela, il faut ajouter « la faible limitation du déplacement des agents de vaccination, pour atteindre les enfants, en stratégies mobile et avancée ». Pour terminer, il affirme : « sur l’aire du district sanitaire de Gourma Rharous, la majorité des enfants est exposée à une vulnérabilité sanitaire.  » Approché par l’AMAP, la cheffe du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, Halimatou A.K Maïga, reconnaît : « la crise sécuritaire est le fléau qui porte le plus de préjudices à l’éducation et à la santé des enfants, dans la circonscription de Gourma Rharous », Elle ajoute : « au nombre des difficultés de l’enfance dans notre localité, la plus inquiétante est l’enrôlement forcé des enfants, au sein des GAT ou leur radicalisation, pour finir par être des machines à tuer ou de la chair à canon ». Elle souligne, encore, « la séparation des familles est aussi une difficulté majeure pour les enfants, particulièrement sur le plan psychologique. Celle-ci a considérablement favorisé la déscolarisation et la délinquance des mineurs. La difficulté d’accès aux documents d’état civil est aussi un facteur bloquant, dans la scolarisation des enfants et la facilitation des recherches pour la réunification des familles  » Malgré l’inquiétude que suscite ce tableau, des efforts sont faits au quotidien par l’Etat à travers les services techniques locaux chargés d’apporter une réponse sur le terrain. Ils sont généralement accompagnés par les partenaires au développement qui opèrent dans le Cercle. Leurs actions portent sur la prise en charge sanitaire, psycho-sociale, la facilitation de l’accès aux centres d’écoute et le don gratuit de documents d’état civil. Ces activités usent de divers canaux de communication pour informer et sensibiliser les populations sur le fléau de la vulnérabilité des enfants, dans un contexte d’insécurité. MG/MD (AMAP)

Session spéciale de la Cour d’assises de Bamako : Le général Moustapha Tran Van Drabo et le colonel-major Nouhoum Dabitao s’expliquent à la barre

Bamako, 12 juin (AMAP) La septième journée d’audience de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, jeudi, a été consacrée au volet de « l’achat des équipement militaires » dans lequel le général Moustapha Tran Van Drabo, ancien directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transport des armées, au moment des faits, est accusé de complicité de « faux en écriture, usage de faux et atteintes aux biens publics » Lors de sa déposition, l’accusé a expliqué que le ministre de la Défense et des anciens Combattants d’alors, le défunt Soumeylou Boubèye Maiga l’a invité à son cabinet pour l’informer de l’achat des équipements militaires. Il lui a expliqué que l’Armée souhaite traiter le protocole d’accord avec une société française pour la fourniture. « Mon rôle a été d’abord de centraliser les besoins exprimés par les différentes unités de l’armée, ensuite le stockage et en fin la distribution », a-t-il précisé. Il a, également, précisé que l’arrivée du matériel s’est déroulée sur deux ans et qu’une commission a été mise en place pour la réception. « Je n’ai ni participé à l’élaboration du contrat de la société Guo Star, ni signé aucun procès-verbal de réception et je n’étais pas, non plus, membre de la commission de réception. J’ai, seulement, effectué un voyage en France en 2014 pour contrôler l’état d’avancement des travaux d’exécution du contrat où j’ai trouvé que 10 véhicules étaient déjà montés », a expliqué l’ex directeur du Matériel, des Hydrocarbures et des Transport des armées. Le général Moustapha Tran Van Drabo a fait noter que les véhicules (281) dont 14 blindés indiqué dans le protocole d’accord, ont été livrés. « Ces chiffres sont endossés par le procès-verbal de réception. La valeur totale de ces véhicules livrés est 35 116 529 510 Fcfa », a signalé le général Drabo, ajoutant que 11 procès-verbaux qu’il détient couvrent tous les véhicules livrés. Quant à l’ex-directeur du Commissariat des armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, il a souligné que son « rôle a consisté, dans le domaine de sa compétence, de transmettre les besoins exprimés et les stockages, ensuite les distribuer. » A la question du Parquet général, Koké Coulibaly : « Pourquoi l’article 8 du Code des marchés publics (CMP) a alors été utilisé or, nulle part, dans le document du mandat donné à Sidi Mohamed Kagnassi et le document de protocole d’accord, il n’a été mentionné l’utilisation de cet article 8 ? » La réponse de M. Dabitao a été : « le général Drabo et moi, notre rôle a été le stockage et la distribution. » « Nous n’étions ni dans la commission de réception, ni à l’élaboration du protocole d’accord », a précisé le colonel major Nouhoum Dabitao. La Cour a suspendu l’audience, à la demande de l’accusée, Mme Fily Bouaré Sissoko. Les débats reprendront lundi 16 juin 2025 ST/MD (AMAP)        

Mali : Soutien du Royaume d’Espagne aux personnes vulnérables à travers le PAM

Bamako, 12 juin (AMAP) Le Royaume d’Espagne a remis au Programme alimentaire mondial (PAM), ce jeudi à Bamako, un chèque de 3 millions d’Euros, soit 1 967 871 000 de Fcfa, destinés à aider plus de 65 000 personnes, les plus vulnérables à l’insécurité alimentaire a trvaers le Mali, , a constaté l’AMAP. Cette nouvelle contribution, selon les organisateurs de la cérémonie de remise, « permet d’apporter une aide alimentaire et nutritionnelle vitale à des milliers de personnes vulnérables à travers le Mali ». Dans cette dynamique, le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a souligné que le PAM, dans « le cadre de sa Réponse intégrée aux crises alimentaires et nutritionnelles, utilisera judicieusement ce financement pour mettre en oeuvre un paquet d’activités multisectorielles visant à répondre aux besoins immédiats, tout en renforçant la résilience des populations vulnérables au Mali. » Le ministre commissaire qui a présidé la cérémonie, a précisé que « le PAM, à travers son Programme d’aide alimentaire d’urgence, disposera des moyens adéquats pour soutenir, pendant une année entière, plus de 65 000 personnes, les plus touchées par l’insécurité alimentaire et les conflits dans certaines régions du Mali. » Il a, aussi, ajouté que « ce soutien s’articulera autour de cinq volets complémentaires qui sont l’assistance alimentaire d’urgence, l’assistance nutritionnelle d’urgence, les cantines scolaires, la nutrition communautaire, ainsi que le relèvement et le renforcement de la résilience et des moyens d’existence. » Pour sa part, la directrice adjointe du PAM, Jacqueline Flentge, a déclaré, s’adressant au donateur, que cette cérémonie, bien plus qu’un simple protocole, « est le reflet de la valeur inestimable de votre soutien et de votre engagement envers les familles maliennes affectées par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. » « Aujourd’hui, nous sommes particulièrement émus de recevoir une nouvelle contribution significative du Royaume d’Espagne. Cette générosité renouvelée envers les programmes de réponse à l’insécurité alimentaire du PAM n’est pas qu’un appui financier. C’est un investissement essentiel pour l’avenir du Mali. Ce partenariat repose sur des valeurs fondamentales et communes de solidarité et d’humanité », a-t-elle indiqué. La directrice adjointe a ajouté que ce financement permet de répondre aux besoins immédiats et de renforcer la résilience des populations touchées, « à travers une intervention intégrée, couplant réponse d’urgence et renforcement de la résilience des communautés vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. » Enfin, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne, Antonio Guillen Hildago, a rappelé que la sécurité alimentaire est une question universelle qui appelle à la responsabilité. « C’est pourquoi, la coresponsabilité doit amener à être généreux envers ceux qui se trouvent dans le besoin », a-t-il dit Il a conclu, en affirmant que « c’est dans cet esprit et grâce à la cohérence de la coopération espagnole que ce don a été fait. » MMD/MD (AMAP)

Master sur la criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale : les groupes terroristes se sont sophistiqués, selon le directeur de l’Ecole de maintien de la paix-Alioune Blondin Beye

Bamako, 12 juin (AMAP) Le directeur général de l’Ecole de maintien de la paix-Alioune Blondin Beye (EMP-ABB), le colonel Souleymane Sangaré, a affirmé, jeudi, à Bamako, qu’« aujourd’hui, les groupes terroristes ne se contentent plus d’agir dans l’ombre, ils s’organisent, investissent, déplacent des ressources financières et influent des circuits économiques légaux à travers des stratégies sophistiquées de blanchiment. » Le colonel Sangaré, intervenait au séminaire récapitulatif de fin de semestre du programme de Master en criminalité organisée, terrorisme et coopération internationale pénale (Macotec), de l’EMP-ABB, en partenariat avec l’Université Kurukanfuga de Bamako (UKB). L’officier a ajouté que « c’est au regard de ce contexte, que l’EMP-ABB s’est fixée comme objectif de former des femmes et des hommes capables d’appréhender ce défi complexe, de penser la sécurité au-delà des frontières et de bâtir des réponses concertées, fondées sur le droit, l’éthique et la déontologie communément admises en matière d’intervention dans le domaine terroriste et dans celui du crime organisé. » La rencontre dont le thème portait sur « Le blanchiment des organisations terroristes à l’épreuve de la géopolitique », a été présidée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué. C’était avec la participation du Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, ainsi que du directeur général de l’EMP-ABB, colonel Souleymane Sangaré. Ce séminaire a pour objectif de consolider les notions essentielles abordées au cours du Premier semestre du Macotec, de proposer un récapitulatif structuré des enseignements dispensés afin de renforcer les acquis des auditeurs. Une approche qui permettra, également, d’identifier d’éventuelles lacunes et d’apporter des clarifications sur les points les plus complexes du programme. Dans son allocution, le général de corps d’armée, Ismaël Wagué, a signalé que le terrorisme est une question réelle. Il a cité les réponses apportées au phénomène « qui sont souvent militaires, économiques, institutionnelles, des questions de gouvernance ou de développement. » « Il est quand même important de signaler que malgré les réponses apportées, nous peinons à trouver une solution définitive à ce fléau du terrorisme, de la criminalité internationale organisée et transfrontalière », a reconnu le ministre en charge de la Réconciliation. Il a poursuivi, en disant que la Région du Sahel, notamment les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) et d’autres pays, subissent de plein foyer ce fléau. « Il est aussi important de signaler que c’est un phénomène qui est importé, entretenu et orienté. Voilà pourquoi, il est important que l’ensemble des pays concernés se donnent la main pour essayer de trouver une solution adéquate, non seulement en tant qu’Etat concerné mais, aussi, en tant qu’Etat voisin », a plaidé le général de corps d’Armée Ismaël Wagué. C’est pourquoi le ministre de la Réconciliation s’est dit satisfait de la tenue de ce genre d’atelier, qui pour lui, « permettra à tous et à chacun de partager de façon efficace et objective leurs expériences. » Il a, aussi, espéré qu’à la fin de la journée, les bénéficiaires auront le sentiment que leur contribution servira à quelque chose. Pour le Secrétaire général du ministère de la Sécurité et de Protection civile, Oumar Sogoba le programme Macotec permettra de doter le Mali d’experts capables, non seulement d’analyser les dynamiques criminelles mais, aussi, de concevoir des réponses ajustées et respectueuses des principes de l’État de droit. « Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile reste pleinement engagé dans cette dynamique. Nous croyons fermement que la sécurité ne se résume pas à une question de force. Elle repose d’abord sur la connaissance, la stratégie et l’éthique naturellement », a souligné M. Sogoba. Selon lui, les défis actuels ne connaissent pas de frontières. « C’est pourquoi, a-t-il dit, il est essentiel de former des cadres capables de dialoguer avec les partenaires régionaux et internationaux et de contribuer activement aux mécanismes de coordination sécuritaire sous régionaux. » JKD/MD (AMAP)