Inauguration de la centrale solaire du Centre hospitalier universitaire de Kati : Un soulagement pour les patients et le personnel soignant
Bamako, 16 juin (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kati a inauguré sa centrale solaire, lundi, lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Énergie et de l’Eau Boubacar Diané qui a souligné que l’accès à l’eau et à l’énergie est fondamental pour le développement durable, rapporte une source officielle. Selon un communiqué du Réseau de communication du ministère de la Santé et du Développement social, cette installation comprend 869 panneaux solaires d’une capacité de 575 kW, cinq batteries de 200 kW et des onduleurs de 100 kW, garantissant ainsi une alimentation électrique continue pour les services hospitaliers essentiels. Le conseiller spécial du président de la Transition, chargé des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, a affirmé l’engagement de l’État à assurer la formation, l’entretien et le suivi de ces installations pour en garantir la pérennité. Il a précisé que cette initiative vise à soulager les patients, reflétant la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta de renforcer le système de santé. La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a exprimé sa gratitude pour ce geste soulignant, que ces installations renforceront le plateau technique et faciliteront le travail du personnel soignant. À ce jour, douze Associations de santé sommunautaires (ASACO), l’hôpital du Mali et la banque de sang ont été équipés de kits solaires et des projets sont en cours pour d’autres établissements comme Gabriel Touré. Toute cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale visant à améliorer l’autonomie énergétique des structures sanitaires et à garantir des soins de qualité pour tous. OS/MD (AMAP)
Koulikoro : Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali visite le nouveau marché moderne
Koulikoro, 16 juin (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madjou Simpara, à la tête d’une forte délégation de membres du Bureau exécutif national et de directeurs techniques, a visité lundi le nouveau marché flambant neuf de Koulikoro. Avant la visite, ils ont été reçus par le président de la Délégation régionale de la CCIM de Koulikoro, Kassim Simpara, des membres du bureau et les présidents des chambres consulaires. Ces derniers ont manifesté au président Madjou Simpara et à son bureau leur gratitude pour avoir accepté leur requête de construction d’un marché moderne. Avant l’inauguration officielle de l’infrastructure, le président de la CCIM, a effectué une visite pour constater l’état d’achèvement des travaux. « Je suis venu, ce matin, à Koulikoro, pour visiter le nouveau marché flambant neuf que nous avons bien voulu financer, à la demande de la délégation régionale de la CCIM de Koulikoro. Nous pensons que ces infrastructures permettront d’aider les opérateurs économiques dans la relance de l’économie de la région », a déclaré le président Madjou Simpara. Il a « vivement » remercié « les autorités de Koulikoro et tous ceux qui ont participé, de loin ou de près, à la réalisation de cette belle infrastructure dont l’inauguration est pour bientôt. » Financé par la CCIM, à hauteur de 900 millions de Fcfa, le nouveau marché est une infrastructure marchande qui contribuera à améliorer les conditions de commercialisation des produits dans la Région de Koulikoro. Le projet, lancé à la fin de l’année 2022, vise à doter la ville de Koulikoro d’un marché moderne et fonctionnel avec près de 210 boutiques et 85 étals conformes aux normes internationales. Cette infrastructure a, aussi, pour but de créer les conditions favorables au développement et à l’épanouissement de la Région en général, et de la Commune urbaine de Koulikoro, en particulier. La CCIM, maître d’ouvrage du projet, offre aux commerçants et aux habitants de Koulikoro un cadre de transactions commerciales moderne et sécurisé. La délégation a, ensuite, visité le marché avant de rendre une visite de courtoisie aux autorités régionales. « Je ne pouvais venir à Koulikoro visiter le nouveau marché, sans venir témoigner de notre gratitude aux autorités régionales qui nous ont toujours accompagné dans nos initiatives et dans nos activités », s’est réjoui Madjou Simpara au terme de cette rencontre. Au nom du gouverneur de la Région, le directeur de cabinet Mohamar Haïdara a « chaleureusement » remercié la CCIM « pour les efforts qu’elle ne cesse de déployer pour développer l’économie du pays », en témoigne « la réalisation de ce marché flambant neuf mis à la disposition des opérateurs économiques pour booster l’économie de la Région. » Il a, également, adresse ses remerciements à la délégation de la CCIM pour leur accompagnement dans la prise en charge des victimes des inondations de 2024 dans la Région de Koulikoro. AD/MD (AMAP)
Recrudescence des attaques dans l’AES : « L’oeuvre des sponsors des terroristes » (DIRPA)
Bamako, le 17 juin (AMAP) La Direction de l’information et des relations publiques des Armées du Mali (DIRPA), au cours d’un point de presse, ce mardi, dans ses locaux, a dénoncé les anciens partenaires du Mali, avec lesquels la rupture a été consommée avec la Confédération AES, « de nous attaquer à travers les terroristes. » Selon le Directeur de la DIRPA, le colonel major Souleymane Dembélé, «la réaction de groupes armés terroristes à une explication ». Au regard de la situation géostratégique du moment, où les pays de l’AES traversent une situation sécuritaire tendue, a-t-il rappelé, il est a retenu quelques points dans l’escalade que nous vivons actuellement. Il s’agit, entre autres, « de la rupture avec des anciens partenaires stratégiques, comme cela a été le cas au Mali, au Burkina Faso et au Niger ; du choix stratégique opéré par nos différentes autorités ; sans compter la dynamique impulsée dans l’espace AES de nos jours sur le plan défense et sécurité ; l’élan de solidarité et de soutien manifesté partout en Afrique et de par le monde à l’endroit des pays de la Confédération…» Ces facteurs, selon lui, constituent l’une des raisons « pour jeter l’opprobre » sur tout ce que ces pays sont en train de réaliser comme avancées sur le plan national et international. « Au regard de tout ce qui précède, il faut, vaille que vaille, étouffer dans l’œuf cette volonté de nos autorités de restaurer la pleine et entière souveraineté des peuples de l’AES, d’imprimer sa propre voie et de ne recevoir d’instruction de personne…», a soutenu le colonel-major Dembélé. Et de dénoncer « des recrutements massifs, des soutiens de tous ordres pour semer la panique, la peur et le désordre dans notre espace…parce que leurs alliés, les terroristes perdaient du terrain. Donc, il fallait se donner un nouveau souffle pour continuer leur funeste mission de retour sous d’autres formes dans notre Sahel ». « Ce n’est pas donc une lutte contre le terrorisme à laquelle se livrent nos Armées, mais l’oeuvre des sponsors, de perdant s’accrochant à ses désirs revanchards », a-t-il déclaré. Il a précisé « qu’ils veulent déstabiliser la Confédération AES… « C’est tout une coalition d’acteurs de l’intérieur comme de l’extérieur qui sont au cœur de ce projet de déstabilisation », a avancé le directeur de la DIRPA. « Car, a-t-il justifié, l’organisation a des acquis probants. Le chef de la Communication de l’Armée a, également, parlé du bilan des récentes attaques, soulignant que les terroristes ont fait, parfois, usage de drones kamikazes. Il a révélé que les Forces de défense et de sécurité maliennes ont empêché des projets d’attaques terroristes á Bamako, la capitale, à la veille de la fête de Tabaski, en arrêtant « des ennemis de la paix et leurs complices. » Le colonel major Souleymane Dembélé a appelé la population « à la sérénité, au soutien aux Forces de défense et de sécurité et, surtout, à collaborer dans le cadre de cette lutte implacable. » OD/MD (AMAP)
Le Brevet de technicien, session de juin 2025, a démarré dans plusieurs localités du Mali
De nos Correspondants locaux et régionaux Bamako, 16 juin (AMAP) L’examen du Brevet de technicien (BT), première et deuxième parties, a commencé, ce lundi 16 juin 2025, dans plusieurs Académies régionales du Mali ou des autorités administratives, éducatives, communales et sécuritaires se sont mobilisées pour marquer symboliquement ce moment décisif dans l’Année scolaire des candidats de l’enseignement technique et professionnel. À Kangaba (Ouest), 189 candidats étaient inscrits, dont 132 en BT1 et 57 en BT2. Répartis dans 12 salles, ils sont encadrés par 24 surveillants. Le préfet du cercle, M. Abou Dao, a procédé à l’ouverture officielle de la première enveloppe de l’épreuve de français, dans la salle de la spécialité Dessin Bâtiment. Il a rappelé aux candidats l’importance de la sérénité et du travail personnel, et aux surveillants, le respect strict des consignes de surveillance. À Ouélessébougou, pres de Bamako, ce sont 428 candidats (254 en BT1 et 174 en BT2) qui ont composé au centre de l’Institut professionnel Mandela de Djitoumou (IPMD), répartis dans 19 salles. Le préfet Moussa A. Sagara, en présence du maire et d’autres responsables, a ouvert la première enveloppe et a encouragé les candidats à se concentrer sur leurs acquis, tout en appelant les surveillants à une vigilance stricte contre toute tentative de fraude. Dans le cercle de Kadiolo (Sud), 345 candidats étaient attendus (159 garçons et 184 filles) dans les filières industrielles et tertiaires. Le lancement s’est tenu au lycée public, en présence des autorités locales et du responsable du centre, M. Yacouba Sanogo, de l’IPRES de Sikasso. Sur les 345 inscrits, 296 étaient présents lors de la première journée. À Kayes (Ouest), le gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Soumaré, a présidé la cérémonie de lancement au Lycée Dougoukolo Konaré (LDKK). Il a procédé à l’ouverture de la première enveloppe de l’épreuve de Techniques Comptables et s’est ensuite rendu à l’Institut de Formation Professionnelle Industrielle (IFP-I). Le gouverneur a salué la bonne organisation des épreuves et exhorté les 941 candidats inscrits (dont 701 réguliers) à rester concentrés et à faire preuve d’intégrité. Dans la Région de Dioïla, le lancement a eu lieu à l’école EF-SEYDJISYL, en présence du conseiller aux affaires administratives du gouverneur, Moussa Coulibaly, accompagné de plusieurs autorités locales. Ce dernier a salué le climat apaisé ayant permis une année scolaire normale et a transmis les encouragements des plus hautes autorités aux 2 124 candidats inscrits (dont 1 831 réguliers et 293 candidats libres), répartis entre sept centres d’examen. L’ouverture officielle s’est faite par la remise de la première copie de l’épreuve de français. Dans la Région de San, le lancement s’est tenu à l’Institut de Formation Professionnelle (IFP) de San, sous la présidence du gouverneur, le Colonel-Major Ousmane Sangaré, accompagné du directeur de l’Académie d’Enseignement de San et des forces de l’ordre. Le gouverneur a ouvert l’enveloppe de l’épreuve de Secrétariat de Direction première partie (SD1) et a exhorté les 1 575 candidats (683 filles et 892 garçons), répartis dans neuf centres (dont quatre à San, trois à Tominian, un à Kimparana et un à Yangasso), à faire preuve de sérieux. Partout, les autorités locales ont veillé au bon déroulement des épreuves, dans le respect des consignes ministérielles, avec la présence effective des forces de sécurité. Les spécialités concernées incluent notamment le secrétariat de direction, la comptabilité administrative, le bâtiment, le dessin bâtiment, l’électromécanique et la mécanique auto diesel. Quelque 357 candidats dont 97 filles repartis entre 16 salles ont pris part, à Kolondièba, aux épreuves écrites du Brevet de technicien (BT1) et (BT2) ont bien démarré dans le Cercle de ce lundi 16 juin 2025. C’est dans la salle numéro 1 de l’unique centre d’examen au lycée public de Kolondièba que le préfet Boubacar Oumar Traoré, accompagné des acteurs de l’école, a procédé à l’ouverture de la première enveloppe des épreuves. Plusieurs personnalités ont assisté à ce lancement dont le premier adjoint au Maire de Kolondièba, Moussa S Koné. A Bougouni, le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé a donné le coup d’envoi au centre du lycée Kalilou Fofana, dans la salle numéro 3 par l’épreuve écrite de français de la spécialité électromécanique pour une durée de trois heures. Ils sont 1897 candidats pour le BT 1 et le BT 2 pour huit centres d’examens dans la région de Bougouni, soit 1291 garçons et 606 filles dont 1537 réguliers et 360 candidats libres. C’était en présence du directeur d’Académie d’enseignement de Bougouni, Mamadou Sissoko, des membres du cabinet du gouverneur, du préfet de Bougouni, Hamadoun Tamboura, du maire de la Commune urbaine, Karim Sangaré, des forces de défense et de sécurité et des responsables régionaux et locaux de l’éducation. SD/AC/NIO/BMS/DF/NC/NK/BT/AC/MD (AMAP)
Mali : Lancement des états généraux et célébration de la Journée de l’Enfant africain sous le signe des valeurs culturelles
Bamako, 16 juin (AMAP) Le Mali a lancé, ce lundi, les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille, couplés avec la célébration de la 34e Journée de l’enfant africain, commémorée sous le thème continental : « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès depuis 2010 » et le thème national : « Nos valeurs et cultures, un bouclier pour nos enfants ». « Cette journée offre l’occasion de sensibiliser le public sur les droits et devoirs des enfants, tout en transformant une date sombre en source d’espoir », a déclaré la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, en référence au massacre des étudiants de Soweto en 1976, à l’origine de cette commémoration instituée en 1991 par l’Organisation de l’unité africaine (OUA). La Journée de l’enfant africain met l’accent, cette année, sur la nécessité d’intégrer les droits des enfants dans les processus de planification et de budgétisation. Au Mali, des progrès significatifs ont été réalisés depuis 2010, notamment l’adoption de la Politique nationale de promotion et de protection de l’enfant en 2014, la création d’institutions d’accueil pour enfants vulnérables et la promulgation de la Constitution de 2023 renforçant la protection des droits de l’enfant. « Ces avancées témoignent d’une volonté politique affirmée », a souligné Frank Kashando, chef de la protection de l’enfance à l’UNICEF Mali, tout en notant que des défis persistent, comme la mortalité infantile élevée (52 pour 1 000 naissances vivantes) et la malnutrition aiguë touchant 11,6 % des enfants de moins de 5 ans. Le thème national, « Nos valeurs et cultures, un bouclier pour nos enfants », met en avant l’importance des pratiques socioculturelles positives pour protéger et éduquer les enfants. « Nos valeurs de solidarité et de respect sont des barrières contre les violences », a affirmé Mme Dicko Diamoussa Kane, présidente du Parlement national des enfants, appelant à leur intégration dans l’éducation formelle et informelle. Elle a, également, plaidé pour des budgets accrus et une meilleure protection contre les violences, l’exploitation et le mariage précoce. Les activités prévues incluent des conférences sur le thème national, des émissions radiotélévisées, la projection du film « La bande à Awa », l’inauguration d’un système d’énergie solaire à la Pouponnière et le lancement, le 18 juin, du système de gestion de l’information sur la protection de l’enfant (PRIMERO/CPIMS+). Des dons seront également remis à des centres d’accueil à Bamako et dans les régions de Koulikoro, Sikasso (Sud), Ségou (Centre) et Kayes (Ouest). La ministre Sanogo a réaffirmé l’engagement du gouvernement, sous la direction du président de la Transition, le général Assimi Goïta, à promouvoir les droits de l’enfant à travers des réformes politiques et institutionnelles, tout en remerciant les partenaires pour leur soutien. « L’éducation aux valeurs est une responsabilité collective », a-t-elle conclu, lançant officiellement les activités commémoratives et les travaux des états généraux. OS/MD (AMAP)
Prestation de serment du nouveau gouverneur de la Région de Mopti, le général de Brigade Daouda Dembélé
Mopti, 14 juin (AMAP) Le général de Brigade Daouda Dembele, nommé gouverneur de la Région de Mopti (Centre) le 21 mai 2025, a solennellement prêté serment jeudi, dans la salle d’audience du Tribunal de grande instance de Mopti, lors d’une audience sous la présidence du magistrat Oumoudou Maiga assurant l’ intérim du 1er président et le banc du ministère public occupé par le 1er substitut du procureur près le tribunal de grande instance, Lassine Coulibaly. Agé de 53 ans, marié et père de 05 enfants, l’officier supérieur des Forces armées maliennes (FAMa), précisement de l’Armée de l’air, le général de brigade Daouda Dembélé a, selon le 1er substitut du procureur, « un parcours académique et professionnel exceptionnel. » Diplômé de l’Ecole militaire interarmes de Kati (EMIA), de l’Ecole supérieure de l’Air (pilote) en Algérie, de l’Ecole d’état-major du Mali et de l’Ecole de guerre du Cameroun, il a effectué plusieurs formations et stages professionnels au Mali et à l’étranger dans divers domaines et de haut niveau, tels que : l’analyse et l’exploitation de renseignements, la stratégie, la défense, la sécurité, la gestion des conflits et catastrophes, le fret et la sûreté aérienne des aéroports, les opérations de paix et l’appui au processus électoral, la lutte contre le financement du Terrorisme, la sécurité des ressources naturelles, le changement climatique, la citoyenneté, entre autres. Avant sa nomination comme gouverneur de la Région de Mopti, le Général de Brigade Dembélé, était le secrétaire permanent adjoint du Conseil de sécurité nationale, une structure rattachée à la présidence de la République. Il n’est pas en terrain inconnu pour avoir servi dans la Région de Mopti, à la Base aérienne 102 de Sévaré comme chef des moyens généraux et de protection et chef du centre de direction des opérations entre 2005 et 2008. Il fut également commandant en second de la Base aérienne 102 de Sévaré de 2008 à 2009 avant d’être nommé commandant en chef et commandant du Centre de coordination des opérations aériennes de théâtre de l’opération « Badenko » à Sévaré entre 2012 et 2013 . Il a aussi occupé plusieurs hautes fonctions militaires et civils, entre autres, Président directeur général (PDG) des Aéroports du Mali et Chef d’état-major de l’Armée de l’Air du Mali, commandant adjoint de l’Escadrille de chasse de la base aérienne 101 de Sénou, commandant du Groupe de défense anti- aérienne Base aérienne 101 de Sénou, chef secrétariat général de l’état-major de l’Armée de l’air Bamako, Mission d’observation de l’Union africaine (UA) au Darfour, au Soudan, commandant en second et commandant par intérim du Prytanée militaire de Kati, commandant par intérim, centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, chef d’état-major adjoint de l’Armée de l’air, superviseur de la session 2022 du Conseil supérieur de la fonction militaire, président du Conseil de surveillance (PCS) des Ateliers militaires centraux (AMC) de Markala, superviseur de la session 2023 du Conseil supérieur de la fonction militaire. Comme distinctions honorifiques, civiles et militaires, le Général Daouda Dembélé est chevalier de l’Ordre national du Mali, Médaille commémorative de campagne, Médaille de la Mission de l’Union africaine au Darfour et Médaille européenne de défense et de sécurité commune (EUTM ) au Mali. Suite au réquisitoire du procureur général, avant de l’envoyer à ses fonctions le président par intérim du Tribunal de grande instance de Mopti, Oumoudou Maiga, a rappelé les conditions de la séparation de pouvoirs et le respect du serment qui doivent désormais guider les pas du nouveau gouverneur. DC/MD (AMAP)
Assurances : Deux séminaires au profit des cadres des sociétés d’assurance de la zone CIMA
Bamako, le 16 juin (AMAP) La Compagnie commune de réassurance des États membres (CICA-RE) de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA)) organise, à Bamako, au Mali, ce lundi 16 juin 2025, deux séminaires destinés aux cadres des sociétés d’assurance de la zone CIMA et des administrations de contrôle des assurances dans les États membres, a constaté l’AMAP sur place. Ces rencontres (le séminaire non vie et le séminaire vie), interviennent en prélude à la 43e Assemblée générale, dans la capitale malienne, le 20 juin 2025. Le premier, qui porte sur la « Couverture des violences politiques et terrorisme, et gestion des cessions légales est suffisamment évocateur. Le Directeur des assurances du Mali, Allaye Karembé, a rappelé que notre pays, à l’instar d’autres en Afrique, « est victime d’une guerre imposée qui se traduit, le plus souvent, par des morts d’hommes et la destruction de biens matériels individuels et collectifs ». D’où, selon lui, la nécessité de promouvoir des initiatives comme ce séminaire qui comprend non seulement les risques liés aux violences engendrées par le terrorisme. Mais, aussi, de maîtriser les conditions d’assurance de ces risques, en vue de proposer des couvertures d’assurance adaptées aux besoins des assurés. Le thème séminaire vie, intitulé : « Pratique de la réassurance vie », se révèle également d’une importance capitale aux yeux des organisateurs. « Il ressort que les concepts de base en réassurance vie, les fondements des Traités de réassurance vie, la mise en cause des cessions légales et la gestion des Affaires facultatives ne sont pas suffisamment maîtrisés par tous les acteurs de nos marchés », a fait noter Allaye Karembé. Il a ajouté que la formation permanente des cadres des entreprises permet d’accroître en continu leur performance et de les adapter à un environnement évolutif et exigeant. Selon le Directeur général de la CICA-RE, Karim Diarassouba, la structure interafricaine vise le renforcement des capacités techniques des compagnies d’assurances sur un marché en pleine mutation. « En mettant l’accent sur le volet pratique de la formation, il permettra aux participants d’acquérir des outils concrets pour mieux structurer la gestion de leur programme de réassurance et de gérer plus efficacement les risques associés », a indiqué le M. Diarassouba. OD/MD (AMAP)
La 625é édition du Sanké Mô : « Pas de développement durable sans la prise en compte des valeurs culturelles fondatrices de notre société », a déclaré le Premier ministre malien
Envoyés spéciaux Makan SISSOKO Amadou KONATÉ San, 15 juin (AMAP) « Il ne peut y avoir de développement harmonieux et durable sans la prise en compte des valeurs culturelles fondatrices de notre société », a déclaré le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a procédé, jeudi, en fin d’après-midi, à San (Centre), à l’ouverture de la 625è édition du « Sanké Mô », rite de pêche collective dans la mare Sanké, dont l’édition de cette année a mobilisé les populations de Santoro et Karantela, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, présent à San, pour le lancement de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement, a indiqué que la célébration de ce rite traditionnelle illustre parfaitement la vision du président de la Transition. C’est dans cette dynamique qu’Abdoulaye Maïga a annoncé que le Président de la Transition a décrété 2025, année de la Culture au Mali, afin de faire de ce secteur un pilier central de la refondation nationale. « Le Mali renaîtra de ses cendres lorsque les Maliens retourneront aux sources, c’est-à-dire aux valeurs ancestrales », a-t-il lancé. Inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’Unesco, le « Sanké Mô » est un espace d’expression de la diversité culturelle locale. Il se manifeste à travers des performances artistiques, des rituels et des pratiques de pêche traditionnelle. Ce rendez-vous culturel est aussi un puissant vecteur de transmission des savoirs et savoir-faire traditionnels, d’une génération à l’autre. Il renforce les valeurs de tolérance, de solidarité, de paix et de cohésion sociale entre les différentes communautés qui, depuis des siècles, se reconnaissent dans cette tradition. Selon le chef du gouvernement, le « Sanké Mô » contribue fortement à la revitalisation culturelle des terroirs, en droite ligne avec la vision du chef de l’État. « À travers ces manifestations, nous comprenons pourquoi les communautés de San ont préservé cette pratique ancestrale dont nous célébrons aujourd’hui la 625è édition. Depuis 625 ans, les populations perpétuent la mémoire des Anciens : cela est rare et mérite d’être salué », a-t-il souligné. Le rite de pêche collective constitue également une occasion privilégiée pour mieux comprendre l’histoire, la portée symbolique et l’importance des traditions socioculturelles liées à la mare Sanké. À cet effet, le Premier ministre a lancé un appel aux autorités administratives, aux légitimités traditionnelles et à l’ensemble des parties prenantes pour une synergie d’actions en faveur de la sauvegarde et de la promotion du « Sanké Mô ». Selon le Général de division Abdoulaye Maïga, cela permettra de réduire les menaces qui pèsent sur cette tradition, d’en faciliter la transmission aux générations futures et d’en préserver la valeur universelle exceptionnelle. « Cette vision engage tous les acteurs politiques, administratifs, chercheurs, universitaires, associations et gardiens de la tradition. Tout le monde doit se mobiliser pour garantir la tenue annuelle de l’événement », a-t-il exhorté. Le Premier ministre a également remercié les autorités et légitimités traditionnelles de la région, en particulier celles de la ville de San, pour leur contribution au développement du Mali et à la préservation du « Sanké Mô ». Il les a encouragées à poursuivre leurs efforts, affirmant que le « Sanké Mô » symbolise la richesse du patrimoine culturel national. Le chef du gouvernement a, en outre, instruit les ministères concernés de prendre les dispositions nécessaires pour assurer, chaque année, l’accompagnement de l’État à cet événement. Il a exprimé le vœu que les offrandes et sacrifices effectués à cette occasion annoncent une bonne saison des pluies et de meilleures récoltes sur l’ensemble du territoire, tout en renforçant les efforts en faveur de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. L’événement, placé sous le parrainage du président de la Transition, a enregistré la présence du ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des autorités administratives, des légitimités traditionnelles de San et des villages voisins. MS/MD (AMAP)
Journée mondiale du donneur : Collecte de sang au profit des Forces armées maliennes et de la population de Ségou
Ségou, 15 juin (AMAP) L’association « Mogoya Dambé» a organisé, samedi, à la place de l’Indépendance de Ségou, une journée de collecte de sang au profit des Forces armées maliennes (FAMa) et de la population, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du donneur de sang, a constaté l’AMAP. Célébrée le 14 juin de chaque année, la journée mondiale du donneur de sang vise à sensibiliser le grand public sur l’importance du don de sang. Un geste simple qui permet de sauver des vies et de changer le destin d’une personne. Dans son allocution de bienvenue, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, s’est dit heureux et réconforté par cette opération de don de sang initiée par l’association « Mogoya Dambé » et qui en est à sa 7ème édition. Quant au président de l’association « Mogoya Dambé », Tiémoko Coulibaly, il a rappelé que l’opération vise « à aider nos forces de défense et de sécurité ainsi que la population ». « Cette initiative a pour but de rendre également hommage à l’ancien gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police, feu Alassane Traoré, pour l’ensemble de ses actions en faveur du développement de la Région », a déclaré M. Coulibaly. Pour le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la région de Ségou, Yamadou Keita, qui a présidé l’événement, « le don de sang est une œuvre humaine très salutaire à la fois bénéfique pour le donneur et le récepteur. » « Nos frères militaires, que je félicite, fièrement, au passage, se battent vaillamment au quotidien et parfois, au sacrifice de leur vie, pour la défense de l’intégrité de notre territoire. Ce sacrifice est hors de prix. Alors, leur donner du sang lorsqu’ils sont dans ce besoin, est le moins qu’on puisse leur faire. Qui donne du sang, sauve une vie. Et donner du sang aux militaires relève d’un sentiment de patriotisme hors pair », a indiqué M. Keïta. Il a adressé ses remerciements et à encourager l’association «Mogoya Dambé» et ses partenaires pour tout ce qu’ils font, avant d’inviter les autres entités à suivre leur exemple afin de sauver des vies humaines. MS/MD (AMAP)
Atelier RéZo : La coopération transfrontalière en ligne de mire
Kayes, 15 juin (AMAP) L’atelier régional de présentation et de planification du programme « Renforcement de la résilience des zones frontalières (RéZo) » au Mali et au Sénégal, et la Guinée, tenu à Kayes, du 12 au 14 juin 2025, a recommandé le renforcement de la coordination et de la synergie entre les composantes et les acteurs. Les participants ont aussi recommandé, entre autres, une agriculture durable, le développement des chaînes de valeur et la promotion de l’entrepreneuriat vert afin de privilégier des activités génératrices de revenus durables et adaptées au climat. L’accent est aussi mis sur la maximisation de l’impact de la coopération transfrontalière, notamment le soutien aux Groupements locaux de coopération transfrontalières (GLCT), l’identification et la promotion des projets transfrontaliers concrets et l’harmonisation des cadres règlementaires. Sur un autre plan, l’atelier mise, également, sur un suivi-évaluation rigoureux et adaptatif pour définir des indicateurs clairs et mesurables, mettre en place un système de collecte de données robuste, réaliser des évaluations intermédiaires et finales et favoriser l’apprentissage continu. La session était organisée par le Programme RéZo, en partenariat avec les structures nationales en charge de la gestion des frontières du Mali et du Sénégal, grâce au soutien de l’Union européenne (UE) et de la Coopération allemande à travers le GIZ. Cette session avait pour objectif de renforcer la résilience socio-économique des communautés transfrontalières du Mali, du Sénégal et de la Guinée et de soutenir le développement dans les zones concernées et de renforcer la coopération transfrontalière. Pendant trois jours, les participants, venus de Bamako, des cercles d’Ambidédi et de Sadiola, ainsi que des délégations de la Région de Tambacounda (Sénégal), ont suivi des exposés sur le programme ; le renforcement de la disponibilité des services économiques de base et l’amélioration des opportunités de dialogue social et la disponibilité des services sociaux de base. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont eu lieu dans la salle de conférence du Gouvernorat, sous la présidence du général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, en présence de son homologue sénégalais Guédj Diouf, gouverneur de la Région de Tambacounda, frontalière de la 1ère région administrative du Mali. Cet atelier a permis, non seulement de faire l’état des lieux, mais aussi d’identifier les activités à mener pour l’atteinte des objectifs du programme, ainsi que les acteurs et les outils nécessaires pour les mettre en œuvre. Ce processus participatif est fondamental pour garantir une appropriation collective du projet et en assurer la durabilité. « Les défis sont certes nombreux, mais avec une coordination efficace, une synergie entre les acteurs, et surtout une implication continue des collectivités territoriales et des communautés de base, nous pouvons relever ces défis ensemble », a declaré le chef de l’exécutif régional de Kayes Selon lui, « Il est impératif de mutualiser nos efforts afin de développer des synergies entre les différents acteurs de part et d’autre des frontières pour renforcer la gouvernance, la cohésion sociale et le développement économique de nos territoires frontaliers », Il s’est réjoui du fait que les travaux de cet atelier aient débouché sur une stratégie cohérente pouvant amener nos trois pays à faire de nos zones frontalières un havre de paix, de coexistence pacifique, d’entraide et de développement durable. De son côté, son homologue sénégalais, Guédj Diouf, a mis en exergue les défis multidimensionnels (changement climatique, sécurité alimentaire) dont font face nos deux peuples. S’exprimant au nom des structures nationales chargées de la gestion des frontières entre nos deux pays, Mahamadou Koné de la Direction générale des frontières du Mali, s’est réjoui des résultats atteints et a insisté sur une mise en œuvre du plan d’opération. Quant à Katrin Gerhard, chef composante du projet RéZo, celle-ci a insisté sur la nécessité de traduire les objectifs et programmes en actions concrètes adaptées aux réalités de nos territoires. BMS/MD (AMAP)

