Accès à l’eau potable  Kayes : Etat des lieux

Kayes, 21 juin (AMAP) L’approvisionnement des populations en eau potable à Kayes (Ouest) et dans les autres cercles de la Région, figure parmi les priorités des autorités nationales et régionales. L’Etat, à travers les Œuvres sociales de la présidence de la Transition et les programmes et projets du gouvernement, déploie des efforts pour atténuer les souffrances des populations de cette région, comme tant d’autres au Mali. On assiste fréquemment à la construction de châteaux d’eau dans les villes et campagnes. La diaspora, notamment les ressortissants de cette région qui vivent en France, s’investissent également dans la réalisation des forages dans leurs localités respectives. La Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) dispose de centres à Ségala, Koniakary et Batama, Selon le Directeur régional de la SOMAGEP, Moussa Sissoko, la ville de Kayes dispose d’une station de pompage et de deux petites stations souterraines de 7m3 (mètres cubes) pour alimenter la ville et les réseaux sociaux. M. Sissoko a révélé que les populations de Kidira (ville sénégalaise) franchissent la frontière pour s’approvisionner en eau potable à Diboli, à cause de la bonne qualité de la production malienne. Le Cercle de Bafoulabé dispose d’une station de pompage. La SOMAGEP travaille en étroite collaboration avec la Direction régionale de l’hydraulique (DRH), sans oublier les Partenaires techniques et financiers (PTF), pour atténuer les souffrances des populations de la région, notamment de Kayes et de sa banlieue. La situation connaît une amélioration à Yélimané. S’agissant de Kéniéba, ce Cercle est, selon lui pris en compte par Kita. Pour le Directeur régional de la SOMAGEP, avec la croissance démographique, la demande devient plus élevée que l’offre, « Or, il y a un déficit de production de 5 000 à 6 000 m3 (mètre cube) par jour. La demande est supérieure à l’offre. Le Programme d’appui aux communes urbaines du Mali (PACUM) a fait des extensions mais, les réseaux installés par la mairie ne sont pas conformes aux normes », souligne Moussa Sissoko. Cependant, selon lui, la direction régionale de la SOMAPEP, la DRH et les PTF appuient en infrastructures la Cité des rails et les autres localités. « Nous fournissons des efforts. La SOMAGEP et la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) travaillent en étroite collaboration pour renforcer les capacités de production de nos structures. La station fonctionne 24 heures sur 24 heures. Nous sommes passés de 19 000 m3 à 20 000 m3 par jour afin de desservir Kayes et Niaga-Niaga », a-t-il assuré. Pour répondre aux attentes des populations kayésienne, le Directeur régional de la SOMAGEP avance une estimation de 20 000 à 25 000 m3 d’eau par jour. Il ressort de notre entretien avec lui que la station de Nioro est alimentée par une nappe souterraine et un forage qui tarissent pendant la sécheresse. Il a évoqué le cas de Diéma qui a aussi besoin d’un renforcement. Hanounou Kamissoko, chef de Division chargé des inventaires et ressources à la DRH de Kayes, indique qu’au 2e trimestre de 2025, la direction a réalisé 28 nouveaux Equivalents points d’eau modernes (EPM) à Ségala, Kayes et Kéniéba, 5 Adductions d’eau sommaires (AES), 19 Bornes fontaines (BF), 3 Systèmes hydrauliques villageoises améliorées (SHVA), 1 Système hydraulique villageoise pastorale (SHPA) et 1 Pompe à motricité humaine (PMH). Selon lui, Kegnou ne peut que miser sur une éventuelle assistance de la SOMAGEP qui le connectera au réseau de la ville de Kayes. La DRH a exécuté des projets d’adduction d’eau dans ce village à trois reprises. Mais la qualité de l’eau étant très mauvaise et la pourriture très élevée, ces tentatives n’ont pas réussi. Par ailleurs, des problèmes liés à la décentralisation rendent difficile la réalisation de certains chantiers, car il est difficile de réunir des villages, surtout de communes différentes autour d’un projet. Pour améliorer la qualité de l’eau, l’Etat doit multiplier les centres de traitement. BMS/MD (AMAP)  

Kayes : Bientôt la fin du calvaire de l’accès à l’eau potable

Kayes, 22 juin (AMAP) Les populations de Kayes (Ouest) ont accueilli avec grand soulagement l’annonce du lancement officiel des travaux du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement de leur ville. Ce projet couvrira plus de 350 000 personnes, dont 12 quartiers des Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya. Le ministre de l’Energie et de l’Eau qui a informé le Conseil des ministres du mercredi 19 juin 2025, se rend, ce samedi, dans la Cité des rails pour présider la cérémonie de lancement à Soutoucoulé, un village de la Commune rurale de Khouloum, dans le Cercle de Kayes. Selon le communiqué du Conseil des ministres, la réalisation de ce vaste chantier permettra d’améliorer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et l’assainissement dans la ville de Kayes. Pour cela, il y aura la construction de trois châteaux d’eau, la réalisation de 10 000 branchements sociaux et la réhabilitation de la station de traitement d’eau potable existante. Le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement (PAG), tel que défini dans son axe 3 : « La satisfaction des besoins fondamentaux de la population ». Le projet AEPA-Kayes est très attendu par les habitants de la 1ère Région administrative du Mali, notamment ceux de la ville de Kayes et environnants. Les populations de la Commune urbaine de Kayes et celles des Communes voisines vivent la corvée l’eau potable, surtout pendant la saison chaude. Dans la Commune rurale de Khouloum, située à l’est de Kayes N’Di (Commune urbaine de Kayes), la question se pose avec acuité, en dépit des efforts fournis par l’Etat et ses partenaires. Depuis près de trois mois, l’eau du robinet est devenue une denrée rare dans certains secteurs de Soutoucoulé à cause de son débit très lent. Les ménages peuvent passer trois jours ou plus sans une trace d’eau. Dans certaines familles, les gens ne dorment que d’un seul œil car, l’eau du robinet ne coule qu’entre minuit et 5 heures du matin. Pour satisfaire leurs besoins, certaines familles se rabattent sur les voisines qui disposent d’un château d’eau ou d’un puits afin de remplir des seaux, des bidons de 20 litres. Mais pour avoir l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), les hommes et leurs enfants, voir même les femmes, en sont réduits à faire la queue aux points d’eau de Kayes N’Di pendant la journée afin de remplir leurs récipients. D’autres ménages et même les travailleurs de certains chantiers de construction ont recours aux charretiers, aux « katakatanis » ou tricycles pour se ravitailler. Pendant cette période, les propriétaires et les conducteurs des charrettes et de tricycles se frottent les mains. Ils vendent le contenu d’un bidon de 25 litres à 100 Fcfa. Ainsi, certains ménages peuvent remplir 10 à 20 bidons par jour. Quelques familles constituent des réserves, en remplissant leurs barriques et cuves. Alors qu’au niveau des points d’eau installés dans les rues et carrefours, l’eau coûte moins chère. A Sidiya (périphérie de Kayes N’Di), Abdoulaye Sidibé gère un point d’eau. Il cède la barrique à 100 Fcfa, 5 bidons à 50 Fcfa. Du côté de Kayesba (rive gauche du fleuve Sénégal), le problème est crucial dans les quartiers de Bencounda (site de l’ancien aéroport) et Niaga-Niaga, puis à Diyalla, Paparah (Commune de Liberté Dembaya). Le Cercle de Kayes fait également face aux problèmes d’assainissement. Dans certains quartiers de la ville de Kayes et dans certains villages, les habitants sont exposés à plusieurs maladies (diarrhées, hernie, problèmes de reins…) du fait de l’insalubrité et de l’absence d’eau potable. Ces villages ont recours à l’eau du forage qui contient généralement du calcaire. Les gens n’aiment pas consommer cette eau parce qu’elle peut provoquer des problèmes de santé. Les femmes choisissent de l’utiliser pour la vaisselle et le linge. Faute d’alternative, les ménages sont obligés de la consommer. En 2023, les autorités régionales choisi le village de Kegnou, dans la Commune de Hawa Dembaya, pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. Ce village, situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal et à 7 km de Kayes, n’a aucun point d’eau potable. Ses populations sont contraintes de s’approvisionner directement à partir de l’eau du fleuve, sans aucun traitement préalable. BMS/MD (AMAP)  

Diéma : Des dons pour les victimes des inondations de 2024

Diéma, 20 juin (AMAP) Les 3 064 victimes des inondations de 2024 des localités de Diéma, Nafadji et Guémou, dans la commune rurale de Diéma (Ouest), ont reçu, ce vendredi, des dons en nature de l’Etat malien, avec l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), a constaté sur place l’AMAP. Les dons sont composés de 20, 133 tonnes de riz, autant en mil, 4, 474 tonnes de sucre, 4 474 litres d’huile, 2, 237 tonnes de sel, 1 118 couvertures, autant de moustiquaires et de nattes plus des fournitures scolaires. Intervenant à la suite du représentant du chef de village de Diéma, Fousseny Sissoko, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a dit manquer de mots pour exprimer sa satisfaction au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour « ce geste de magnanimité à l’endroit des ménages victimes des inondations de 2024 ». L’élu a fait savoir que « cette donation est venue enlever une grosse épine des pieds des autorités communales qui devraient, n’eût été souvent le manque de moyens, apporter leurs soutiens constants aux victimes, en cas de catastrophe dans la commune. » Le Directeur régional du Développement social de Nioro, Abdoulaye Maïga, a apprécié cette « distribution gratuite de grande amplitude, visant à soulager les victimes des inondations de l’année dernière. » Il a salué cette action qu’il juge « hautement humanitaire des plus hautes autorités du pays « qui consentent d’énormes sacrifices pour le bien-être des populations », notamment les couches vulnérables. Il a adressé ses remerciements au gouverneur de Nioro pour son « attachement sans équivoque aux questions de développement de sa région. » II a invité les équipes chargées des opérations, à doubler d’ardeur, afin que chaque bénéficiaire reçoive à temps sa part du don. Le préfet Hamadou Yacouba Diallo a invité les bénéficiaires à utiliser à bon escient les dons. Il a rappelé que le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, dans l’accomplissement de ses œuvres sociales, apporte, sans cesse, son soutien aux populations dans divers secteurs, en vue de contribuer efficacement au développement communautaire. Après cette série d’interventions, le préfet a procédé à la remise symbolique des dons aux bénéficiaires, qui n’ont pas tari d’éloges à l’endroit des autorités de la Transition. Ils ont fait des bénédictions pour une paix et une quiétude, durablement, au Mali. OB/MD (AMAP)

Procès avion présidentiel : L’ancien Premier ministre, Oumar Tatam Ly se dédouane

Bamako, 20 juin (AMAP) l’ancien Chef du gouvernement malien, Oumar Tatam Ly, actuellement à l’étranger, a comparu, vendredi, comme témoin, par visioconférence, à la barre, du procès de la deuxième session de « l’affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » a décrit une situation où il n’est qu’un spectateur au lieu d’un chef d’équipe. Le procès s’est poursuivi avec le passage de ce nouveau témoin, après l’ancien Premier ministre Moussa Mara et l’ex-ministre délégué au Budget, Madani Touré.  Devant les juges, M. Ly s’est présenté pour donner sa version de l’affaire. Après avoir juré de ne dire « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité « , l’ex-chef du gouvernement a décliné toute responsabilité dans l’achat direct de l’aéronef. S’il a admis avoir été abordé sur le sujet par feu l’ancien Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, Oumar Tatam Ly a, toutefois, précisé n’avoir donné aucune instruction et que l’achat direct, au lieu du système location-vente, est le pur choix de l’ancien Président de la République. Concernant la seconde affaire relative à l’acquisition d’équipements militaires, le témoin du jour a été catégorique en affirmant n’y avoir pas été associé. « J’ai appris cette affaire à travers la presse », a-t-il fait savoir, ajoutant qu’il avait, une fois compris que quelque chose de cette nature se tramait lors des échanges anodins avec le ministre de la Défense et son collègue de l’Économie et des Finances qui auraient « vite mis fin aux discussions lorsqu’ils se sont rendus compte qu’il n’était pas au parfum de l’affaire. » Dans sa défense, l’ancienne patronne de l’hôtel des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko, a déclaré qu’il existe bien des courriers qui montrent qu’Oumar Tatam Ly était en contact, sur le sujet, avec le ministre délégué au budget de l’époque. « Ces documents, je les verse dans le dossier et la Cour appréciera », a conclu l’ex-ministre. Oumar Tatam Ly a décrit une équipe gouvernementale désunie composée de ministres défiant son autorité. Ce qui serait pour beaucoup dans sa démission de son poste de Premier ministre. AC/MD (AMAP)

Force unifiée de l’AES : Les documents de mise en œuvre du pilier sécuritaire en cours de validation

Bamako, 20 juin (AMAP) La première rencontre des ministres en charge de la Défense de la Confédération des États du Sahel (AES), consacrée à la coordination et à la mise en œuvre du pilier défense et sécurité de la force unifiée de l’AES, s’est tenue, ce vendredi 20 juin, à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, à Bamako, a constaté l’AMAP. Pour le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée, Sadio Camara, « l’objectif général est de renforcer le cadre de concertation et de coordination des actions en matière de défense et de sécurité et de valider les documents essentiels à la mise en œuvre du pilier sécuritaire de la Confédération AES. » « Il s’agit, selon Sadio Camara, d’évaluer les opérations conjointes afin d’en tirer les enseignements nécessaires pour l’avenir, d’examiner et d’approuver les modalités pratiques de la mise en place opérationnelle de la force unifiée. » « Mais, aussi, d’adopter un avant-projet de protocole additionnel défense et sécurité, fondement juridique de notre coopération renforcée », a-t-il ajouté. Pour le ministre malien chargé de la Défense, les conclusions permettront « à nos Chefs d’Etat de prendre des décisions appropriées en tenant compte des principes et des valeurs qui fondent notre Confédération. » Cette rencontre ministérielle est destinée à garantir une meilleure coordination des efforts communs dans une logique d’harmonisation des doctrines et de rationalisation des moyens. Elle s’inscrit, ainsi, dans la dynamique de la réunion tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 15 avril 2025, des chefs d’état-major des trois pays de l’AES qui ont franchi une étape décisive en soumettant les modalités concrètes pour la mise en place de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel. La session de Bamako « est une opportunité pour poser les fondations solides, opérationnaliser nos ambitions et donner un signal fort à nos partenaires mais, surtout, à nos populations qui attendent des résultats concrets sur le terrain., a encore dit Sadio Camara. Ce qui exige une mobilisation continue, une coordination sans faille et une confiance mutuelle inébranlable, selon lui. Le ministre malien qui a présidé l’ouverture des travaux, avait à ses côtés ses homologues du Niger et du Burkina Faso, respectivement, le général de corps d’armée Salifou Mody et le général de brigade Célestin Simporé. SS/MD (AMAP)

Modernisation de l’Administration publique : les ministres inspectent le système intégré de gestion des ressources humaines

Bamako, 20 juin (AMAP) Plusieurs membres du gouvernement ont effectué. ce jour, des visites de terrain à la Société malienne de transmission de données (SMTD), ainsi qu’aux Directions des ressources humaines (DRH) du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du Conseil national de ;la Transition (CNT) et du secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur, a constaté l’AMAP. Selon le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré, l’objectif de cette mission est de constater le fonctionnement du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État (SGRH) dans les différentes DRH. « Ce système a été installé dans plusieurs structures et, à la veille de son lancement officiel, il est important de faire le point sur son fonctionnement », a-t-il précisé. Cette visite visait donc à vérifier si le système fonctionne correctement sur le terrain. « Nous pouvons être satisfaits. À la SMDT, le serveur est fonctionnel, sécurisé et hébergé au Mali. Nous disposons d’un système intranet dédié à l’administration publique, permettant le transfert des bases de données via la fibre optique, avec une interconnexion et des réseaux locaux déjà mis en place » a indiqué le ministre, Bakary Traoré. Toutefois, dans certaines DRH, le système n’est pas encore pleinement opérationnel. « Malgré cela, les objectifs de départ sont globalement atteints », a conclu le ministre. La visite s’est déroulée en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, et du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoum Coulibaly. AC/MD (AMAP)  

PMU-Mali offre une centaine de lampadaires solaires à l’Université de Ségou pour 15 millions de Fcfa

Ségou, 19 juin (AMAP) La société du Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali) a offert, lors d’une cérémonie, jeudi, une centaine de lampadaires solaires à l’Université de Ségou, d’un coût de 15 millions de Fcfa, ces lampadaires solaires destinés à offrir un meilleur cadre d’apprentissage aux étudiants, a constaté l’AMAP. Prenant la parole, le représentant du maire de la Commune rurale de Sébougou, Sékou Coulibaly a salué ce geste symbolique du PMU-Mali envers l’Université de Ségou. M. Coulibaly a exhorté la communauté universitaire à faire un bon usage des équipements reçus. De son côté, le recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mory Sidibé, a déclaré que « ces lampadaires solaires permettront, sans nul doute, de lutter contre l’insécurité à travers l’éclairage de la cour et des voies d’accès de l’Université de Ségou malgré les coupures d’électricité. » « Au-delà de l’aspect sécuritaire, les calendriers académiques pourraient se dérouler normalement, car on pourrait envisager les doubles et triples vacations et cela permettra de réduire les baux. L’Université de Ségou vous dit merci pour ce geste inoubliable », a indiqué Dr Sidibé. Il a souligné que l’enseignement supérieur est un espace de lutte contre l’obscurité sous toutes ses formes. « PMU-Mali dans ses actions sociales, vient encore de prioriser l’éducation et la recherche qui sont incontournables pour le développement de toute nation », a dit le recteur par intérim de l’Université de Ségou, avant d’ajouter que ce geste permettra aux 17 000 étudiants de l’Université et au personnel enseignant de poursuivre leurs activités en toute tranquillité. D’après le directeur général du PMU-Mali, Fassery Doumbia, l’entreprise, à travers cette donation, entend améliorer les conditions de travail et renforcer la quiétude au sein de l’Université de Ségou. « Ensemble sur tous les fronts, nous devons conjuguer nos efforts pour bâtir notre pays et atteindre la souveraineté », a-t-il affirmé Fassery. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé la cérémonie de réception, a adressé ses remerciements à l’entreprise PMU-Mali pour son rôle déterminant dans l’amélioration des conditions d’études à l’Université de Ségou. « Désormais, la cour et les alentours de l’établissement seront illuminés », s’est-il réjoui. La cérémonie a été marquée par le lancement de l’installation des lampadaires solaires. MS/MD (AMAP)    

Affaire « avion présidentiel et équipements militaires » : L’ancien ministre délégué Madani Touré témoigne par visioconférence

Bamako, 19 juin (AMAP) L’ancien ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Madani Touré, cité à comparaître comme témoin, a livré, jeudi, par visioconférence, sa version des faits sur les contours et les conditions d’exécution des deux contrats dans l’Affaire de l’achat du Boeing présidentiel et l’acquisition des équipements militaires. Répondant aux questions du parquet général sur le rôle exact qu’il a joué dans le processus, M. Touré a reconnu avoir reçu la lettre d’intention par mail du conseiller Marc Gaffajoli qu’il a ensuite transférée à l’ancien ministre Moustapha Ben Barka pour traitement avant de la soumettre à la ministre Bouaré Fily Sissoko pour décision. « Au-delà de cette tâche, je n’ai pas été impliqué dans le reste de la procédure. C’est la ministre de l’Economie et des Finances qui a assuré et ordonné les décaissements pour toutes les factures », a déclaré Madani Touré. Sur le contrat d’achat des équipements militaires, l’ancien ministre chargé du Budget dit n’avoir été nullement associé à ce processus. Tout comme pour la conception et le traitement du dossier de prêt au niveau de la Banque de développement du Mali (BDM) pour l’achat de l’avion, a précisé le témoin. Le parquet général a denoncé un manque de transparence qui a émaillé le processus d’exécution des deux contrats y compris les deux conventions de financement supplétives. Le ministère public a singulièrement décrié « des décaissements sans ordonnancement effectués sur ordre de Mme Bouaré Fily Sissoko. » Cela, dans la mesure où l’intégralité des factures concernant l’achat de l’avion présidentiel a été acquittée par la ministre de l’Economie et des Finances avant la réception formelle des contrats. Dans son intervention, le représentant du parquet Kokè Coulibaly a déploré que les dispositions idoines n’aient pas été prises par la ministre Bouaré Fily Sissoko pour protéger les finances publiques et assurer la transparence nécessaire dans le processus d’acquisition de l’avion présidentiel et des équipements militaires. Il s’est longuement interrogé sur les motivations réelles qui ont prévalu à l’initiative de l’achat de cet avion au moment où les caisses de l’État étaient vides. En définitive, le parquet estime que l’avion présidentiel « n’a pas été payé dans les bonnes conditions qui respectent les règles de la comptabilité publique. » Pour sa défense, Mme Bouaré Fily Sissoko a indiqué que le coût d’achat de l’aéronef présidentiel n’était pas inscrit dans le budget. Donc, il fallait impérativement trouver un financement pour l’acquisition de l’avion et dans l’urgence. Selon l’ancien ministre délégué chargé du Budget Madani Touré, c’est Moustapha Ben Barka sur instruction de Mme Bouaré Fily Sissoko qui a mené les négociations avec le vendeur. à travers le conseiller du gouvernement, en la personne de Marc Gaffajoli, qui disposait d’un mandat exclusif de recherche de l’avion attribué par le ministre de la Défense et des anciens Combattants de l’époque. L’ancienne ministre de l’Economie et des Finances s’est défendue en précisant que Madani Touré a reçu directement la lettre d’intention d’achat déjà signée engageant ainsi les deux parties, envoyée par Marc Gaffajoli. « C’est Madani Touré, à son tour, qui a confié le suivi du dossier au ministre délégué Moustapha Ben Barka », a déclaré Mme Bouaré. Avant d’ajouter que c’est, également, « le même Madani Touré qui a ordonné les deux premiers décaissements au directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique pour suite à donner. » À noter que Marc Gaffajoli est le directeur d’Afrijet, une société de location d’avions au Gabon. Les témoignages vont se poursuivent ce vendredi avec l’ancien Premier ministre Oumar Tatam Ly et Madani Touré également par visioconférence. AT/MD (AMAP)

Primature : 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques

Bamako, le 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a invité, jeudi, la 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) à formuler des recommandations pertinentes qui permettront de mieux orienter l’organe dans sa mission, a constaté l’AMAP sur place. « u regard du contexte marqué par la progression du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la criminalité transnationale organisée,  il faut réfléchir aux moyens adéquats permettant au Centre de suivre l’évolution de ces problématiques et de proposer des réponses adaptées », a déclaré le chef du gouvernement qui présidait la session dans les locaux de la primature. Les participants dont des membres du gouvernement et ceux du CNAP ont donc adopté des résolutions pertinentes en vue de renforcer la capacité d’anticipation et de mise en cohérence des réponses pour contrer les menaces à la bonne gouvernance, à la sécurité et à la paix au Mali et au Sahel. « Nous examinerons l’état d’exécution des recommandations de la précédente session. Nous formulerons, par la même occasion, des recommandations en vue d’aider le CNAP à relever les défis majeurs auxquels il est confronté », a indiqué le Premier ministre. On rappelle que le CNAP a pour rôle principal d’alerter les autorités nationales sur les risques émergents et de coordonner les réponses appropriées. En dépit d’un environnement marqué, selon le général Maiga , par des menaces à la paix et à la sécurité, « le Centre a pleinement contribué à l’orientation des politiques publiques, à travers des diagnostics et des pronostics sur des questions de sécurité humaine ainsi que des propositions de mesures d’atténuation. » OD/MD (AMAP)

Youwarou : La nouvelle crue s’annonce trop tôt, la population s’inquiète

Par Sadou CISSE Youwarou, 19 juin (AMAP) La nouvelle crue de 2025, depuis le mois de mai, s’est annoncée à Youwarou (Centre), suscitant l’angoisse de la laborieuse population de la contrée qui s’inquiète des conséquences qu’elle peut engendrer si elle devenait plus importante. Avec la crue de 2024, des cas d’inondations ont été constatés dans les sept Communes rurales du cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou.) Des concessions entières ont été réduites à néant, de grandes superficies de pâturage, de culture ont été submergées. Les récoltes n’ont pas été fameuses occasionnant le déplacement interne d’une frange importante de la population (hameaux de culture, campements de pêche, villages riverains du fleuve et du lac Débo). La population a fait face à des dépenses considérables, entre autres, pour la confection de diguettes avec des sacs remplis de terre en banco et à de pertes de vivres, de matériels de maison, On a aussi comptabilisé des victimes de maladies liées à l’eau. Les ressortissants du Cercle résidant à Bamako, à Mopti, (Centre) capitale régionale et des personnes de bonne volonté ne sont pas restés indifférents à cette situation. Ils ont fourni, comme aide à la population, 5 000 sacs vides de 100 kg, une somme de près d’un million de francs Cfa. La crue, généralement, commence au début du mois de juillet. Elle arrive cette année plus tôt ! D’où les inquiétudes de la population du Cercle de Youwarou situé en plein Delta du Niger devant de multiples risques d’inondations, de faibles récoltes, de maladies. SC/MD (AMAP)